Amour d'une nuit ou d'une vie ?
C'était un beau gosse. Un bon coup. Un mec à filles. Tout le monde le disait. Elle le savait. Elle avait beau être nouvelle à la FAC, elle l'avait vite appris. Tout le monde parlait de lui. On le repérait rapidement : il était toujours entouré de nombreuses filles, toujours différentes suivant les jours. Elles n'étaient pas jalouses les unes des autres, elles étaient même amies. Les seules fois où elles se disputaient, c'était pour savoir laquelle passerait la nuit avec lui.
Il avait deux ans de plus qu'elle. Mais il ne faisait pas de différence suivant les âges. Pour lui, une fille était une fille. Qu'elle ait dix-huit, vingt ou vingt-cinq ans, qu'importe. Elle était jolie et beaucoup -amis ou simples connaissances- lui avaient conseillé de tenter sa chance avec lui. Mais elle ne voulait pas. Elle n'aimait pas vraiment ses façons de passer, d'une copine à l'autre. Elle ne voulait pas d'une relation rapide de seulement vingt-quatre heures. Elle voulait un amour, un vrai, pas un de ceux qui ne durent qu'un soir, qu'une nuit. En vérité, elle n'avait pas eu beaucoup d'hommes dans sa vie, et quand elle en avait un, ils ne restaient ensemble que quelque mois tout au plus. Peut-être s'ennuyaient-ils avec elle ?
Elle avait très vite appris son nom : Akira. Les filles n'avaient que ce mot-là à la bouche. Akira par-ci, Akira par-là. Il était partout, dans toutes les conversations. Et il aimait ça. Ses amis étaient un peu jaloux de son succès et il n'était pas rare que leur copine les trompe pour une seule nuit, afin de la passer avec lui, Akira. Et cela ne le dérangeait pas du tout.
Elle devait avouer qu'il était plutôt beau. Non, en vérité, il était très beau. Irrésistible, des fois. Il semblait gentil et agréable. Pas vraiment le genre de mec qui se la joue trop, bien qu'il puisse lui arriver de vanter un peu son succès. Certainement aurait-il fait un excellent ami. Sauf qu'elle était une fille, et que des amies avec un "e", il ne devait pas en avoir beaucoup. Car elles étaient pour lui des copines d'une nuit, des filles avec qui il avait couché. Mais pas des amies à proprement parler.
A entendre les témoignages de ses copines, il était vraiment un bon coup. Toutes disaient qu'il était doué au lit et qu'avec lui, elles grimpaient sans difficulté au septième ciel. La seule chose -qui était, pour certaines, un problème- c'était qu'il ne recommençait jamais deux fois avec la même fille. Certaines se lamentaient, disant qu'elles ne trouveraient plus jamais un mec comme lui. Que plus jamais elles n'éprouveraient ce plaisir intense qu'elles avaient ressenti en partageant son lit. Mais bon, on ne change pas les habitudes.
Parfois, elle lui jetait un coup d'oeil discret, pour le voir de près. Toujours entouré de filles. Il était à chaque fois souriant. Elle aurait pu s'approcher de lui, vouloir faire connaissance, cela n'aurai gêné ni choqué personne. Mais elle ne voulait pas. Elle ne voulait pas d'un mec comme lui.
Ce jour-là -un après-midi frais de février- elle était avec trois amies. Okuni, la grande brune à la forte poitrine, un peu femme fatale sur les bords. Mahiro, plus discrète mais tout aussi jolie. Et Yuya, la jeune blonde toujours souriante, à présent petite amie de Kyo, le grand copain d'Akira. Elles discutaient devant le portail. Elles venaient de terminer les cours et débattaient sur ce qu'elles allaient pouvoir faire en attendant les bus. Les trois amies habitaient assez éloignées de la FAC tandis que elle, elle pouvait rentrer à pied. Plus d'une fois, en cas de mauvais temps, elles avaient trouvé refuge chez elle.
-On peut aller regarder les boutiques, proposa Okuni, qui, depuis le début, ne se détachait pas de l'idée d'aller faire les magasins.
-Oui mais tu as de l'argent ? demanda-t-elle, montrant son non-accord pour passer le reste de l'après-midi à regarder des vêtements.
-On peut aller au square, dit alors Mahiro. Pour discuter. Et puis, il paraît qu'ils l'ont refait. Il est peut-être encore plus beau.
-Tu veux faire quoi ? voulut alors savoir Okuni. Regarder les pâquerettes pousser ?
La jeune étudiante s'empourpra et bredouilla quelque chose incompréhensible.
-Tiens ! s'exclama alors Yuya, en regardant vers la FAC.
Toutes tournèrent la tête, d'un même mouvement. Un groupe de garçons arrivait.
-C'est Kyo ! Il a peut-être une idée de ce qu'on pourrait faire.
Okuni dodelina la tête sans rien dire. Mais elle ne semblait pas vraiment d'accord pour laisser Kyo prendre des décisions.
Quelques instants plus tard, six jeunes hommes et une fille arrivèrent, parlant et rigolant. Elle reconnut Kyo, le copain de Yuya. Et puis le grand costaud, c'était Bontenmaru. Il était sympa et il semblait l'apprécier. Ensuite venait Hidetada, que tout le monde surnommait Tigre Rouge. Son fidèle bandana toujours noué sur sa tête. Des rumeurs couraient comme quoi c'était parce qu'il avait une grosse calvitie en haut du crâne. A cette pensée, elle pouffa de rire.
-Quoi ? demanda Mahiro.
-Rien, rien.
Puis Akari, la fille qui était toujours collée dans leurs pattes. Mais ils l'aimaient bien, c'était pourquoi ils ne la chassaient pas. Yukimura, le deuxième beau gosse de la FAC -faisant concurrence à Akira, et perdant, mais de peu. Un jeune blond un peu tête en l'air... comment s'appelait-il déjà ? Ah oui, Keikoku, surnommé Luciole par ses copains. Toujours dans les nuages et jamais au même rythme que les autres. Mais il était drôle et gentil. Et enfin, c'était lui. Akira. Elle ne lui avait jamais parlé et n'avait jamais voulu venir lorsque ses trois amies lui proposaient de les rejoindre, quand elles prenaient la décision d' aller faire un peu la conversation avec lui. D'ailleurs, elle se demandait parfois combien sur les trois avaient déjà couché avec lui. Peut-être toutes.
Yuya fit un grand signe de la main et le groupe se dirigea vers ls quatre copines.
-Salut ! dit Kyo, un grand sourire aux lèvres. Vous avez fini, vous aussi ?
-Oui, et on voulait savoir si vous aviez quelque chose à faire.
-On va faire un karaoké, vous êtes partantes ? demanda Yukimura, avec un clin d'oeil.
Les filles se regardèrent et acquièssèrent.
-Alors on y va ! s'exclama Akari en prenant le tête de la troupe.
Bontenmaru dû tirer Luciole par la manche, lequel fit un petit :
-On va où ? Ah au karaoké ? Bon j'arrive.
La bande était joyeuse et les différentes conversations étaient très animées.
-Ah ben tiens, c'est pas souvent qu'on te voit avec nous.
Brusquement, elle releva la tête. Il marchait à côté d'elle et sourait. Elle aimait bien ses yeux. Ils étaient d'un joli vert émeraude. Elle trouvait que ça lui allait bien.
-Et alors ? répliqua-t-elle d'un ton un peu plus froid que ce qu'elle n'aurait voulu. J'ai pas le droit ?
-Si, si. Je m'étonnais juste.
Il lui fit un nouveau sourire mais elle ne le regarda pas.
-Dis-moi, comment tu t'appelles ?
Il y eut un petit silence.
-Je ne vais pas te manger, tu sais. Mais si tu ne veux pas répondre, je peux tout aussi bien me renseigner auprès d'Okuni.
-Non, c'est bon, répondit-elle d'un ton agacé. Je m'appelle Tokito, ça te va ?
-Ca me va très bien. Moi c'est Akira.
-Je sais. Tout le monde te connait mais je doute que tu connaisses tout le monde. La preuve : tu ne savais même pas mon nom alors que je savais le tiens.
-C'est la réputation, ce n'est pas de ma faute, répondit-il, d'un ton légèrement trop vantard.
Elle leva les yeux vers lui et esquissa un sourire :
-Ne serais-tu pas en train de frimer, par hasard ?
A son tour il la regarda et dit, d'un ton enjoué et ironique :
-Mais non, mais non, pas du tout !
Elle ne répondit rien mais son sourire s'agrandit encore plus.
-Tu vois que tu sais sourire ! s'exclama alors Akira. Et crois-moi, t'es bien mieux comme ça.
Lorsqu'ils entrèrent dans la salle de karaoké, ils étaient toujours en train de discuter. Okuni se planta devant eux, l'air joyeux :
-Je vois que vous avez fini par faire connaissance ! C'était triste de se dire que Tokito était la seule à ne pas t'avoir connu. Mais maintenant, le problème est réglé !
Elle rit et la concernée rougit un peu. Le reste de l'après-midi se déroula dans la joie et la bonne humeur. Tous s'amusèrent comme des fous.
Après cet évènement, Tokito accepta de venir avec ses amies, pour aller voir Kyo et compagnie. Comme toujours, Akira était entouré de filles en tout genre et de tout âge. Mais il n'hésitait pas à parler avec elle et plus le temps passait, plus elle se disait qu'il était vraiment très gentil. Il savait faire des approches douces, sans brusquer. Il était loin des mecs qui demandent à la fille qu'ils viennent de rencontrer de coucher avec eux. Tokito avait remarqué que pas une seule fois il avait fait allusion à une éventuelle relation d'une nuit. De temps en temps, il parlait de ses propres expériences, de telle ou telle fille. Mais jamais il ne lui posait de question sur elle dans ce domaine. Certainement qu'il préférait qu'elle en parle elle-même, si elle en avait envie. Sauf que justement, elle ne le voulait pas.
-Finalement, tu t'entends bien avec Akira, déclara Mahiro, un jour.
-Tu l'aimes bien, hein ? demanda Yuya, avec un souire malicieux.
-Il... est sympa, répondit Tokito, les joues roses.
-Sympa et beau gosse, ajouta Okuni, sur le même ton que Yuya.
Tokito dévisagea ses trois amies, qui la regardaient comme si elles attendaient quelque chose d'elle.
-Eh, oh ! Attendez une minute ! J'espère que vous n'essayez pas de me traîner jusque dans son lit ! J'ai juste dit qu'il était sympa.
-Oui mais depuis ce fameux après-midi, tu n'arrêtes pas de parler avec lui, répliqua Mahiro.
-C'est juste qu'il a de bons sujets de conversation. C'est vrai, que j'aime bien parler avec lui. Mais parler n'est pas synonyme de coucher, que je sache.
Personne ne répondit mais Tokito lut clairement dans le regard de ses amies qu'elles n'étaient pas convaincues.
Un soir, après les cours, tandis que la jeune étudiante prenait le chemin pour rentrer chez elle, Akira la rattrapa. Elle fut surprise de le voir mais aussi plutôt contente. Ca aller casser un peu l'ambiance monotone qu'il y avait, à chaque fois qu'elle rentrait seule, à pied, sans personne à qui parler. De fil en aiguille, ils apprirent qu'ils n'habitaient pas très loin l'un de l'autre -Akira n'était qu'à quatre rues plus loin. Alors le jeune homme lui proposa de venir boire un vers chez lui. C'était vendredi soir, son travail pour les cours pouvaient bien attendre le lendemain.
Tokito hésita. Elle s'était juré de ne jamais mettre les pieds chez lui. Pourtant...
Finalement, elle accepta.
L'appartement d'Akira n'était pas très grand. Il habitait seul. Ses parents l'avaient acheté, plusieurs années plus tôt, en vu d'en faire une location. Cela avait marché un temps puis plus rien. Alors ils l'avaient passé à leur fils, qui devait étudier dans la ville.
Le salon était sobre, mais cela plaisait à Tokito. Un canapé, quelques poufs, une table basse, deux plantes vertes dans un coin, quelques objets de décoration sur une étagère en bois, une petite télé, quelques livres posés à même le sol, des cd à côté d'une chaîne hi-fi. Sur une chaise en bois, une petite pile de linge était soigneusement repassée et pliée.
-Désolé, c'est un peu en désordre, s'excusa Akira.
-Ce n'est pas grave. J'aime bien.
Le jeune homme l'invita à s'asseoir et à sa demande il lui servit un verre de rhum. Il s'en versa un à lui aussi avant de la rejoindre.
-Il est sympa, ton appart.
-Tu trouves ?
-Oui. Il est petit mais il a l'air confortable. J'ai tort ?
-Non, c'est vrai que je m'y sens bien.
Ils parlèrent de longues heures. Akira n'était jamais à cours d'idée. Il avait toujours un sujet à aborder. Tokito parlait peu de sa vie privée. Elle avait juste évoqué ses parents, habitant à une centaine de kilomètres de là. Son appartement, qui était à son oncle et sa tante -riche couple habitant à présent Paris. Mais pas plus. En revanche, elle ne se privait jamais de donner son opinion sur chaque sujet et de le défendre avec de bons arguments.
Elle quitta Akira vers vingt-deux heures trente. Il voulut la raccompagner mais elle refusa. Elle ne voulait pas qu'il se donne ce mal. Alors qu'elle marchait, elle se rendit compte que pas une seule fois, il ne lui avait proposé de coucher avec lui. Pas même en sous-entendu. Ce n'était pas qu'elle était déçue. Mais elle trouvait cela étrange, venant d'un homme qui avait la réputation d'être un mec à filles. Avant de tourner dans un virage, elle regarda une dernière fois derrière elle. Elle voyait encore l'immeuble d'Akira. Elle voulait savoir si quelqu'un venait chez lui. Un fille de la FAC. Mais personne.
Quelques autres soirs, elle fut invitée à boire un verre. Et comme la première fois, ils discutèrent, assis côte à côte sur le canapé. Akira semblait prendre plaisir à parler avec elle. D'ailleurs, un soir, il lui avait avoué qu'elle faisait partie des rares filles avec qui il pouvait avoir de si longues conversations, que cela lui plaisait beaucoup. Elle aimait bien, elle aussi, discuter longuement avec un verre de rhum, le vendredi soir. En fait, bien qu'elle ne voulait pas se l'avouer, Akira lui plaisait. Il avait tout : beau, sympa, agréable, cultivé, compréhensif et à l'écoute.
-Tu sais, lui dit une jour une fille que Tokito connaissait à peine, généralement, ça commence avec un verre sur le canapé et puis ça finit dans le lit.
La jeune fille ne répondit rien à ça mais elle n'oublia pas cette phrase.
Ses amies la charriaient toujours autant, lui répétant sans cesse qu'elle était une fille normale et que donc il était tout à fait normal qu'elle rêve d'une relation d'une nuit avec le tombeur de la FAC. Chose que Tokito avait toujours contesté, sans convaincre personne.
Et puis un soir, tout bascula. C'était un vendredi, et comme souvent, Akira l'invita chez lui. Après avoir servi deux verres, il s'assit à côté d'elle et leurs interminables discussions commencèrent. Ils traitaient de tous les sujets. Du plus sérieux au plus délirant. Au bout d'un moment, Akira laissa échapper un :
-Tu sais, je t'aime bien, moi.
Tokito rougit et marmonna :
-Comme toutes ces filles qui sont passées ici.
-Oui, c'est peut-être vrai. Mais ce n'est pas grave. On a bien le droit de partager ses sentiments en plusieurs morceaux, non ?
Tokito ne répondit pas. Elle ne savait pas quoi dire. Jamais elle n'avait eu la réputation d'être une fille à mec ou une fille facile. Elle n'était pas comme Akira. Lorsqu'elle avait une relation, elle essayait de l'entretenir, de sorte qu'elle puisse durer longtemps -enfin, plusieurs mois. Même si elle avait rarement dépassé la barre des trois mois. Alors, avoir une relation d'une seule nuit... elle avait toujours été très loin de cette idée. Jusqu'à ce qu'il débarque dans sa vie. Elle l'adorait, elle l'aimait, même. Sauf qu'ils n'avaient pas la même conception de l'amour. Et certainement qu'il s'en était rendu compte.
Soudain, elle sentit un souffle dans son cou et Akira y déposa un baiser. Elle tressaillit et se tourna vers lui. Elle allait répliquer mais il plaqua ses lèvres sur les siennes et l'embrassa. Un simple petit baiser, mais déjà brûlant. Puis il la regarda, sans parler. Dans ses yeux, elle lisait une question. Il lui demandait si elle était d'accord. Et il rajoutait que si elle ne voulait pas, elle pouvait dire non. Qu'elle pouvait partir, qu'il ne lui en voudrait pas. Qu'il ne voulait pas la forcer.
Dans sa tête, une voix lui criait qu'elle ne voulait pas. Qu'elle s'était toujours refusé de vivre une relation si éphémère. Mais en même temps, elle avait terriblement envie de sentir à nouveau ses douces lèvres sur les siennes, de sentir ses mains dans ses cheveux et dans son cou. Même si cela ne devait durer qu'une seule nuit.
Finalement, elle se pencha vers lui et l'embrassa à son tour. Elle ne savait plus ce qu'elle faisait et elle avait la désagréable sensation de faire quelque chose qu'elle regretterait plus tard. Mais pour l'instant, peu importe. Le désir l'avait emporté sur la raison. Que diraient ses amies ? Certainement qu'elles ne manqueraient pas de la charrier encore plus, surtout après avoir entendu maintes et maintes fois ses différents arguments pour lesquels jamais elle ne terminerait dans les bras d'Akira. Cependant, à l'instant présent, Tokito ne pensait pas à ses amies ni à ce qu'il lui arriverait après, le lundi, lorsqu'elle passerait à nouveau le portail de la FAC.
Elle sentit Akira caresser doucement sa joue. Elle eut un petit sourire. Elle aimait bien le contact de sa peau sur la sienne. Il la regardait. Lorsqu'elle s'en aperçut, elle leva les yeux vers lui.
-Tu as vraiment un joli visage, tu sais, lui murmura-t-il.
Elle rougit du compliment et ne sut quoi répondre.
La main d'Akira passa sa main dans ses cheveux, blonds comme les blés. Puis elle descendit sur son cou, son épaule gauche, le long de son bras, avant de retomber sur son genou. Il lui sourit avant de l'étreindre doucement. Tokito se laissa faire et après hésitations, elle passa ses bras dans son dos afin de le coller un peu plus à elle. Elle pouvait sentir son souffle dans son cou ainsi que les petits baisers qu'il y déposait.
Finalement, elle n'était pas si différente des autres filles. Elle aussi, avait fini par succomber au charme d'Akira. Elle ne savait pas qu'elle place elle occupait sur sa liste. Sûr, pas le première. Et certainement pas la dernière non plus. Elle n'était qu'un nom, qu'un visage, qu'une sensation, qu'une odeur, qu'un désir brûlant parmi tant d'autres. Qu'une fille parmi toutes celles qu'il avait déjà câlinées sur ce canapé.
Les mains d'Akira se firent d'un seul coup plus entreprenantes et lorsque Tokito les sentit caresser doucement sa peau sous son t-shirt, elle se raidit. Soudainement, sa lucidité lui revint. Elle ne savait pas vraiment ce qu'elle voulait. Elle ne savait pas non plus ce qu'elle attendait de lui. Après tout, ça n'allait être que l'histoire d'une nuit.
Elle tenta de le repousser avec une légère pression sur ses bras. Pas assez pour le faire lâcher prise mais il comprit. Il retira ses mains et la regarda, avec des yeux interrogateurs. Il ne parla pas. Il attendait juste qu'elle dise quelque chose. Qu'elle s'explique. Il ne semblait pas lui en vouloir. Au contraire : son regard était doux et calme.
-Je... commença Tokito avant de s'interrompre, le rouge aux joues.
Elle baissa les yeux, bredouilla quelque chose d'incompréhensible. Doucement, Akira posa une main sur sa joue, comme pour la rassurer. Ce contact fit effet et elle releva la tête pour le regarder à nouveau. Il lui souriait tendrement. Elle ne l'avait encore jamais vu ainsi.
-Je... je suis encore vierge, hésita-t-elle.
Il ne sembla ni surpris ni moqueur.
-Ce n'est pas grave, lui dit-il d'une voix rassurante, j'irai doucement. Mais si tu n'as pas envie, dis-le. Je ne t'en voudrai pas. Je te comprendrai que tu n'aies pas envie d'avoir ta première fois comme ça. Je ne continuerai qu'avec ton accord. Si tu veux, je peux te raccompagner chez toi.
Tokito resta muette. Akira lui souriait toujours avec bienveillance. Elle savait qu'il était sincère. Sa main, toujours posée sur sa joue, lui procurait une chaleur agréable.
Elle ne savait pas. Son coeur hésitait, balançait. Que faire ? Il était si gentil, si doux. Mais en même temps, ce n'était l'histoire que d'une seule nuit.
Finalement, peut-être prise par une folie sans nom, elle décida de s'abandonner à ses bras. Elle avait confiance en lui. En comprenant sa réponse, Akira la serra doucement dans ses bras tout en caressant ses cheveux blonds. Elle était bien, serrée contre lui. Elle se sentait protégée et aimée comme elle ne l'avait jamais été.
Il la mena jusque dans sa chambre et prit à nouveau les choses en main. Tokito se laissa faire. Elle savait qu'il ne lui ferait pas de mal. Elle avait confiance. C'était un homme bien. Il la déshabilla lentement avant de l'étreindre à nouveau.
Cette nuit-là, Tokito découvrit des sensations et des plaisirs qui lui étaient totalement inconnus. Pour la première fois, elle ressentit un désir brûlant et elle eut l'impression que son amour pour Akira était encore plus grand et plus puissant que tous ses autres amours réunis. Même s'il n'était voué qu'à durer une seule nuit.
Akira tint sa promesse. Il ne la brusqua pas et fut d'une extrême tendresse. Jamais Tokito ne l'avait imaginé comme ça. Elle se plaisait dans ses bras, sous ses caresses et ses baisers. Il resta à l'écoute de ses désirs et de ses ressentis. Il arrêtait lorsqu'il sentait que c'était désagréable pour elle et au contraire il approfondissait ce qui lui procurait du plaisir. Elle avait l'impression de voler. Jamais elle n'avait été aussi amoureuse.
Cette nuit-là fut magique et Tokito offrit à son amant d'un soir la plus belle chose qu'elle pouvait lui offrir. Celui-ci accueillit son cadeau dans un sourire tendre et l'aida pour qu'elle puisse le donner sans douleur. Finalement, elle se dit qu'elle avait choisi le bon partenaire pour sa première fois.
Tokito s'endormit, bercée par Akira, le corps vibrant encore de toutes ces nouvelles sensations qu'il lui avait faites découvrir. Son coeur battait la chamade. Elle ne voulait plus le quitter. Blottie contre lui, elle sentait ses mains sur sa peau, qui la caressaient doucement. Avant de sombrer dans les bras de Morphée, elle eut le temps de sentir un doux et tendre baiser dans son cou. Elle sourit.
Le lendemain, Akira, s'éveilla le premier. Tokito était toujours blottie contre lui. Il esquissa un sourire et la regarda dormir. Elle était paisible, serreine. Il n'osa pas bouger de peur de la déranger. Alors il attendit.
Lorsqu'il la sentit remuer, une demi-heure plus tard, il caressa doucement son dos. Elle leva la tête vers lui, encore à moitié endormie.
-Salut, dit-elle d'une voix ensommeillée.
-Salut. Tu as bien dormi ?
-Très bien.
Elle bâilla et Akira la serra un peu plus contre lui.
-Tu es vraiment belle quand tu dors.
Tokito rougit fortement. C'était la première fois qu'on lui faisait un tel compliment. En même temps, c'était la première nuit qu'elle passait avec une homme.
Ils se turent et la jeune fille prit le temps de bien se réveiller. Lorsque se fut fait, elle commença à se lever. Elle attrapa ses vêtements, qu'Akira avait laissés au bout du lit et s'habilla.
-Tu t'en vas ? demanda le jeune homme.
Elle hocha la tête. Elle avait eu sa nuit avec lui. Maintenant, il était temps qu'elle parte, pour laisser la place à d'autres.
-Tu ne veux pas rester pour manger ? continua Akira, en s'habillant à son tour.
-Non, merci, c'est gentil.
-Je te raccompagne alors.
-Ca va aller. Ne te donne pas cette peine.
Alors le jeune homme la suivit jusqu'à la porte de l'appartement. Il l'ouvrit pour la laisser passer. Elle s'arrêta sur le palier, le regarda et sourit :
-Tu es drôle, avec les cheveux ébouriffés.
Il passa un main dans ses mèches avant de sourire à son tour. Puis il se pencha vers elle, déposa un baiser sur son front.
-Passe un bon week-end, alors, lui dit-il.
-Oui, toi aussi.
Au moment où elle allait prendre l'escalier, Akira reprit :
-Tu sais, tu n'es vraiment pas une fille comme les autres.
Tokito se retourna :
-C'est quelque chose que tu sors à toutes celles qui passent par ton lit ou bien tu le penses vraiment.
-Non, je suis sincère. Tu es la première à qui je le dis.
-Et pourquoi, je ne suis pas comme les autres ?
-Je ne sais pas. C'est une constation qui m'est venue ce matin, lorsque je te regardais dormir.
Il lui adressa un nouveau sourire auquel elle répondit avant qu'elle ne disparaisse à l'étage inférieur.
Tokito ne parla pas de sa nuit passée chez Akira à ses amies. Cependant, elles le devinèrent toutes seules. Yuya disait l'avoir appelée plusieurs fois en soirée, pour voir si elle voulait venir avec elle et les deux autres pour aller danser. Comme elle ne répondait pas et qu'il était déjà plutôt tard, elle en était venue à la conclusion qu'elle avait passé sa nuit autre part que son appartement. Comme l'avait imaginé Tokito, ses trois amies sautèrent sur l'occasion pour la charrier et se moquer gentiment d'elle.
-Tu vois que finalement, tu l'aime bien, hein ? rit Okuni.
-T'es pas si différente de nous, ajouta Mahiro.
-Ca devrait te rassurer, enchaîna Yuya, Mahiro est en train de dire que tu n'es pas une E-T comme on le pensait !
Les trois filles éclatèrent de rire et Tokito rougit sans pouvoir rien répondre.
Akira, de son côté, n'avait pas changé. Il lui parlait toujours de la même façon, il était toujours aussi agréable, gentil et taquin qu'avant. C'était comme s'il ne s'était jamais rien passé entre eux. Mais cela n'étonnait pas Tokito. Quand on a toujours une nouvelle fille dans son lit, on ne peut pas se montrer amoureux de tout le monde. Ce serait trop.
Trois semaines passèrent. Rien ne changeait. Du moins en apparence. Car au fond d'elle, Tokito se souvenait encore de cette nuit magique passée dans les bras d'Akira. Des fois, elle en rêvait et elle retrouvait avec plaisir toutes ces agréables sensations. Parfois, elle se surprenait à avoir envie de recommencer. Sauf que, elle le savait bien, Akira ne couchait jamais deux fois avec la même fille.
Un soir, alors qu'elle rentrait tranquillement, le jeune homme la rattrapa. Comme souvent, ils firent le chemin ensemble. Ils échangèrent quelques mots au début puis se turent, chacun plongé dans ses propres pensées. C'est alors que Tokito dit quelque chose, à laquelle Akira ne s'attendait absolument pas.
-Alors, combien ?
-Quoi ?
-Combien de filles, depuis que je suis partie ?
Il n'y avait aucune jalousie ou animosité dans sa question. Juste de la curiosité. Akira fit mine de réfléchir puis :
-Aucune.
-Au... aucune ? répéta la jeune fille, abasourdie.
Il hocha la tête, pour le lui confirmer.
-Dis-moi, tu n'es pas malade au moins ?
-Pourquoi ?
-Toi, passer trois semaines sans aucune fille... c'est pas normal. A moins que tu te sois déjà tapé toutes les filles de la FAC et que le temps que tu en trouves d'autres...
-Non, ne t'inquiète pas. Je n'ai pas eu toutes les filles de la FAC dans mon lit. Ca ferait beaucoup.
Il rit et Tokito fronça les sourcils.
-Alors moi je dis que tu es malade.
-Ben... non.
-Si ! Fais confiance au diagnostic de docteur Tokito : tu es bel et bien malade.
Ils arrivèrent devant l'immeuble de la jeune fille.
-Tu veux monter ? lui demanda-t-elle. Je t'invite -pour une fois que c'est moi. Et comme ça, tu pourras tout dire à docteur Tokito qui fera une ordonnance.
Akira eut un sourire :
-D'accord, docteur.
Ils montèrent ensemble jusqu'au troisième.
L'appartement était assez grand et lumineux. Pas très décoré mais en même temps, Tokito n'y était installée que depuis quelques mois. Elle le conduisit dans un salon d'où on pouvait atteindre le balcon.
-Il est bien, ton appart.
-Oui, mais un peu grand pour moi. Enfin... de toutes les façons, je ne compte pas n'éterniser ici. Je fais mes études et puis après... je pars !
-Où ça ?
-Je ne sais. Peut-être que j'essairai de prendre quelques mois pour moi. Voyager un peu.
Elle lui servit à boire et s'assit à côté de lui. Pour sa part, il semblait captivé par la plante verte au fond de la pièce.
-C'est à ma tante. Elle me l'a laissée, expliqua Tokito. Je l'aime bien. C'est comme si j'avais un peu de compagnie.
-Moi aussi je la trouve sympa, cette plante.
-Alors, qu'est-ce qui ne va pas ? demanda soudainement la jeune fille.
-Rien, tout va bien.
-C'est ça, c'est ça. Tu pourrais me faire gober n'importe quoi mais pas ça. Alors prenons la question sous une autre forme : pourquoi tu ne reçois plus de filles chez toi ?
Akira ne dit rien. Elle n'insista pas et attendit patiemment. Soudain, elle se redressa :
-J'espère que tu ne vas pas me sortir que c'est à cause de moi. Parce que je tiens tout de même à te rappeler que c'est toi qui a voulu coucher avec moi. Alors ne dit pas que c'est de ma faute.
-Tiens, c'est bizarre, c'est justement ce que j'allais dire, répondit Akira, en souriant.
Il rit devant l'air courroucé de la jeune fille.
-Je plaisante ! Quoique... c'est peut-être un peu vrai. Tu te rappelles, quand tu es partie...
-Et alors ? Qu'est-ce que j'ai fait ?
-Rien. Je t'ai juste dit que tu n'étais pas une fille comme les autres.
-Ah oui, je m'en souviens...
-A force d'y réfléchir, j'ai trouvé pourquoi tu n'étais pas une fille comme les autres.
Tokito fronça les sourcils mais ne dit rien. Akira se rapprocha d'elle en souriant :
-Tu es différente des autres, parce qu'avec toi, j'aimerais continuer.
-Hein ?
-J'aimerais avoir une relation qui puisse durer. C'est la première fois que ça m'arrive. Tu es la première fille à me plaire autant. Et tu es la première fille à qui je puisse dire un "je t'aime" vraiment unique.
Tokito ne dit rien, resta immobile, encore trop choquée par la révélation qu'elle venait d'avoir. Elle sentit son coeur s'accélérer. Elle aussi, avait voulu l'avoir à elle, pour longtemps. Inconsciemment, elle en avait rêvé. En se réveillant, elle se disait que c'était impossible. C'était juste un fantasme, un rêve irréalisable. Et pourtant, là, en cet instant...
Lentement, Akira se rapprocha d'elle et déposa un léger baiser sur son front. Ses lèvres effleurèrent à peine sa peau, mais elle sentit comme un choc électrique. Alors, sans plus rien contrôler, elle se jeta à son cou. Akira sourit et la serra, très fort, contre lui. Il restèrent un long moment enlacés, profitant de chaque seconde. Il la berçait doucement tandis qu'elle fermait les yeux pour encore mieux savourer ce moment si... extraordinaire. Décidément, elle n'avait jamais été autant amoureuse d'un homme.
Puis elle se sépara de lui et le regarda dans les yeux. En souriant de bonheur, elle posa une main sur sa joue, la fit glisser le long de son cou, la passa contre sa nuque et l'attira vers elle. Lorsqu'il fut assez près, elle l'embrassa doucement, en posant ses lèvres sur les siennes. Akira passa ses bras autour de ses hanches et la colla un peu plus contre lui. Leur baiser dura longtemps. Un vériable baiser amoureux. Elle sentit la langue de son amant venir caresser doucement ses lèvres. Elle aimait cette sensation.
Lorsqu'ils se séparèrent, il lui murmura à l'oreille un "je t'aime" plein d'amour et de tendresse, avant de la prendre à nouveau dans ses bras. Elle se blottit contre lui, comme si elle était dans un petit nid douillet et sécurisé.
-Moi aussi, je t'aime, lui répondit-elle, les yeux fermés.
Il passa une main dans ses beaux cheveux blonds avant d'y déposer un baiser. Ils restèrent ainsi, enlacés sur un canapé, à goûter à leur bonheur récemment acquis. Tokito n'arrivait pas à croire que tout ça était vrai. Que ses rêves, ses fantasmes, ses espérances, soient réalisés. Qu'il la tenait, pour la seconde fois, dans ses bras. Qu'il lui avait dit "je t'aime" et qu'il l'avait encore embrassée. Pour elle, c'était le plus beau cadeau qu'elle n'ait jamais reçu.
Cette nuit-là, ils firent l'amour pour la seconde fois. Ce fut tout aussi magique que lors de leur première relation. Comme cette-fois là, Tokito cru voler en s'abandonner dans les bras tendres de son amant. Akira fut tout aussi doux et à l'écoute. La seule chose qui changeait, c'était que cette nuit, ils faisaient vraiment l'amour par amour. En plus de toute la douceur qu'il se dégageait, il y avait aussi les sentiments. Les vrais. Toute la nuit, de fiévreux "je t'aime" ne cessèrent d'être murmurés dans le noir et tout l'amour qui s'émanait de ces deux êtres semblait être si grand, qu'il n'arrivait même plus à tenir dans la chambre.
Pour la première fois, Akira fit l'amour deux fois avec la même fille. Et ça n'allait pas être leur dernière nuit esemble. Car tous leurs baisers, leurs caresses, leurs mots et leurs gestes étaient la promesse de passer bien d'autres nuits dans les bras l'un de l'autre, à s'aimer tout simplement.
Interview, making off de l'histoire !
Bonjour chers lecteurs ! Comme dans un one-shot précédent ("Dans un bus") vous allez avoir le plaisir de découvir la réaction des personnages ! Eh oui ! L'auteur a risqué sa vie pour aller interroger les quelques protagonistes de cette histoire (après, bien évidemment la leur avoir fait lire). Je dis "risqué sa vie" car, rappelons-le, déjà avec "Dans un bus", les réactions n'avaient pas été très bonnes et courir avec une Tokito folle-furieuse ou un Akira sur les nerfs derrière soi, c'est vraiment une situation très dangereuse. D'ailleurs nous sommes surpris que l'auteur n'ait pas fini embrochée par des sabres jumeaux ou découpée en rondelle de saucisson par des cartes de tarot. Mais la façon avec laquelle elle a réussi à échapper à une mort horrible nous est encore inconnue. Peut-être devrions-nous un jour faire un bonus pour vous expliquer un self-défense, pour le cas où vous vous retrouvriez face à une Tokito en colère ou un Akira dans le même état. Je suis sûr que ce serait très utile que notre auteur vienne nous expliquer sa technique pour éviter l'embrochage, le découpage en rondellage ou encore le gelage (car, rappelons-le, Akira est le pro de la glace ce qui, bien évidemment, peut servir en cas de panne ne frigo mais...
Auteur : bon, c'est fini ? On va pouvoir commencer ?
Ah oui, désolé, je me suis laissé emporter. Mais retenez bien cette idée, peut-être qu'un jour nous ferons un bonus, qui sait ! Bref, parole à l'auteur et aux personnages !
Akira : heum...
Tokito : ...
Akari : mais dis-moi, mon petit Akira ! Je ne te savais pas comme ça ! Tu m'as caché de nombreuses choses !
Akira : arrête, je suis pas comme ça ! C'est cet auteur à la con qui a dressé ce portrait de moi ! J'ai rien demandé !
Auteur : eh oh, pas de vulgarité s'il vous plaît.
Akira : ...
Tokito : ...
Auteur : mais... si nous pouvions avoir votre avis sur ce one-shot ce serait sympa, merci. Parce que l'émission est là-dessus, je vous rappelle. On n'a pas forcément envie de vous voir faire "point, point, point".
Akira : oui mais... qu'est-ce que tu veux qu'on dise là-dessus sans perdre notre calme, hein ?
Auteur : quoi ? t'aime pas ? Mais t'as pas l'âme romantique dis-moi.
Akira : parce que quelqu'un a dit que je l'avais ? Et puis, pourquoi c'est encore moi, dans cette histoire ? Et pourquoi encore Tokito ? Parce que déjà dans l'autre one-shot tu t'es débrouillée pour qu'on se marie mais là, c'est dix fois pire !
Auteur : arrête de te lamenter tu vois, cette fois, j'ai fais un effort. Et rien que pour toi !
Akira : je vois pas où est l'effort.
Auteur : mais si, mais si ! J'ai mis Kyo cette fois-là !
Akari : et moi aussi ! Hein mon p'tit Akira ! J'suis sûre que t'es content que je sois là moi aussi.
Akira : bah non, justement. T'aurais pu mettre Kyo mais enlever cette folle d'Akari, ce demeuré de Luciole et cet imbécile de Tigre Rouge.
Auteur : mais... je pensais que Tigre était ton meilleur ami.
Akira : oui mais c'est pas une raison.
Auteur : pff... rien ne lui va à celui-là.
Akira : non mais en fait... t'aurais même pas dû me mettre, moi ! T'aurais pu trouver un remplacent, non ? Parce que j'en ai marre de figurer dans chacune de tes fics et one-shot !
Auteur : t'aurai vraiment aimé que je te remplace ? Mais par qui ?
Akira : je sais pas ! Kyo ! Ou Yukimura ! Ils ont bien plus le profil de gars qui plaît à toutes les filles.
Auteur : oui mais dans ce cas, ça veut dire que tu préfèrerais que Tokito soit dans les bras de Kyo ou Yukimura ?
Akira (rouge) : euuuuh...
Auteur : tu vois ! On fini toujours par trouver une raison à sa présence !
Auteur (à part) : pfiouuu... cette fois, il a été pacifique ! Il ne m'a pas couru après pour m'embrocher.
Auteur : et toi, Tokito ? T'en penses quoi ? Tu aurais vraiment préféré finir avec Kyo ou Yukimura ?
Tokito : ...
Auteur : eh oh ! Tu sais dire autre chose que "point, point, point" ?
Tokito : beeen...
Auteur : intéressant, vous pouvez développer à présent.
Tokito : moi je la trouve pas mal. J'aime bien, cette fic.
Akira (à moitié en train de s'étouffer) : quoi ? Tu peux répéter ?
Tokito : j'ai dit : j'aime bien cette fic.
Akira : haha ! Genre !
Tokito : bah oui, pourquoi, j'ai pas le droit ? (regard noir)
Auteur : ah, tout de même, tu fini par aimer mes one-shot.
Tokito : non, juste ce one-shot !
Auteur : c'est drôle, la dernière fois tu te plaignais sur une simple histoire de mariage, et maintenant, tu aimes bien alors que c'est bien plus romantique que mon one-shot précédent. En prenant en compte que, quelque soit l'histoire, c'est toujours avec Akira que tu finis. J'y comprends rien, moi. A moins que la dernière fois, ta plainte pour cette idée de mariage n'était qu'un prétexte et qu'en réalité tu te plaignais que ce one-shot ne soit pas assez romantique... ou pas assez hot, je ne sais pas.
Tokito (rouge) : ...
Akira : hahaha !
Tokito : la ferme crétin !
Akira (se prenant une carte de tarrot tranchante en plein crâne) : aiiiiiiiiiiiie !
Auteur (à part) : cette fois, c'est pas moi qu'elle a visé.
Auteur : en tout cas, ça veut dire que si un jour je me mets à écrire du lemon, tu vas me sortir que tu adores, c'est ça ? Je ne te croyais pas comme ça, Tokito !
Akari : qui la croyait comme ça, hein ?
Akira : t'arrête tes interventions solitaires ? T'es pas encore interrogée, que je sache.
Akari : parce qu'il y a un ordre dans les interview ?
Auteur : tout à fait ! J'ai décidé de commencer par les deux personnages importants. Tu viens après, avec ta bande de copains : Kyo, Bonten, Tigre et tout le tralalala. Sans oublier les trois autres filles : Yuya, Okuni et Mahiro. Mais pour l'instant, j'en suis à Tokito.
Akari : pffff... (s'en va attendre son tour).
Auteur : donc c'est tout ce que tu as à dire ? Que tu aimes bien mais que tu aurais préféré que je transforme ce one-shot en lemon ?
Tokito : eh j'ai jamais dit ça ! J'ai juste dit que j'aimais bien !
Akira : tu l'as pensé trop fort ! (deuxième carte dans le crâne) : aiiiiiiie !
Auteur : bon, d'accord, tu l'as pas dit. Donc j'oublie.
Akira : en fait, tu m'aimes bien, hein ?
Tokito : la ferme ! J'ai pas dit ça non plus !
Auteur : mais toi aussi tu l'aimes bien, mon cher Akira, puisque quand je t'ai demandé si tu préférais le voir dans les bras de Kyo ou Yukimura tu ne semblais pas vraiment d'accord !
Akira (rouge) : euuuuuh...
Auteur : bon ! les suivants sur la liste sont : Akari, Bontenmaru, Tigre, Kyo, Luciole et Yukimura ! Nous vous écoutons !
(Tous en même temps) :
-eh bien je
-en fait moi
-mais pourquoi est-ce que
-et puis mon p'tit Akira il
-non moi je suis pas
-hein ? quoi ? on me parle ?
-haha ! Je pense que
-...préféré que...
-... alors que moi...
-...si on fait...
-... et après, avec...
-je trouve que ça...
-... mais tu vois...
-et comme racine carrée de deux plus...
Auteur : merci beaucoup ! Votre avis nous a été très utile et très éclairant !
Akari (après que l'auteur soit partie) : vous croyez qu'elle a compris ?
Bonten : je ne sais pas...
Tigre : qui c'est qui a parlé de racine carré de deux ?
Tous : euuuh...
Auteur : à vous, Mahiro, Yuya et Okuni !
Okuni : pour une fois que j'apparais dans un de tes one-shot, je suis contente !
Mahiro : moi je la trouve très jolie, cette fic.
Okuni : très romantique, c'est sympa.
Yuya : oui, je l'aime bien moi aussi. Pas trop crûe, c'est bien.
Auteur : haha ! T'es pas comme Tokito, alors !
Okuni : et puis, Mahiro, c'est la première fois aussi qu'elle apparaît. Tu dois être contente.
Mahiro : oui, mais ça ne me gêne pas non plus de ne pas apparaître.
Auteur : ah ! une fille bien gentille qui ne se plaint pas !
Mahiro : mais je voulais savoir... est-ce que nous aussi, dans ton histoire, on a couché avec Akira ?
Yuya : excellente question.
Auteur : l'histoire ne le dit pas. Puisque Akira dit ne pas avoir couché avec toutes les filles de la FAC, il y a peut-être des chances que non. Mais étant donné que vous êtes également proches du groupe, il y a des chances que oui. Donc, à vous de voir et d'inventer !
Okuni : moi, ça me gênerait pas...
Auteur : j'en étais sûre.
Yuya : moi si, ça me gênerait ! Parce que c'est Kyo que j'aime, pas Akira. Même s'il est très gentil. Je préfère le voir avec Tokito.
Mahiro : bah moi je ne le connais presque pas alors... j'en sais rien !
Auteur : et voilà, nous en avons fini avec nos interview pour aujourd'hui. C'était un peu plus long car il y a plus de personnages mais...
Fubuki : eeeeeh ! attendez avant de fermer le studio ! Yà moiii aussiiii ! Désolé d'être en retard ! (essoufflé).
Auteur : mais... Fubuki... qu'est-ce que tu fais là ? Tu n'es même pas dans l'histoire.
Fubuki : justement, je voulais t'en parler ! Comment ça se fait, que je n'y sois pas alors que Tokito y est, hein ? N'oublie pas que je suis son père, tout de même.
Auteur : bah justement. C'est une histoire entre jeunes. Et puis Tokito est majeure, elle habite seule son appart et va à la FAC. Elle n'a pas besoin d'avoir son père. Et puis, pourquoi tu aurais aimé y être ? Qu'est-ce que tu aurais fait ?
Fubuki : pour la protéger.
Auteur : la... la protéger ? Mais de quoi ? Elle ne s'est ni faite rackettée ni violée que je sache.
Fubuki : oui mais qu'est-ce qui lui dit que ce Akira est un bon choix pour elle ? Si j'avais été là, j'aurais pu l'observer et ensuite lui dire si elle pouvait continuer ou au contraire s'en méfier.
Auteur : euuuuh... Je pense que Tokito aurait pu s'en sortir toute seule. Et puis, comme c'est écrit, Tokito lui fait confiance et au final, elle s'aperçoit qu'elle a eu raison de lui faire confiance. Qu'elle a choisi le bon partenaire.
Fubuki : oui mais...
Auteur : oui mais rien... De toutes les façons, c'est comme ça. Et puis tu devrais partir avant que Tokito n'aprenne que tu es passé ici, et surtout soit au courant de la requête que tu es venu demander.
Tokito : non mais c'est bon, j'ai tout entendu. D'ailleurs, je crois qu'il n'est pas venu seul.
Muramasa : coucou !
Auteur : mais... toi non plus tu ne fais pas partie de l'histoire !
Muramasa : justement, je voulais savoir : est-ce que l'oncle mentionné, celui à qui appartient l'appart, c'est moi ?
Auteur : euuuuh... peut-être...
Muramasa : dans ce cas, je tiens à rappeler que je ne suis pas marié et que je ne l'ai jamais été. Tout comme je n'ai pas d'enfant même si on a longtemps crû que Tokito était ma fille.
Fubuki : eh oh ! C'est pas vrai ! C'est ma fille !
Muramasa : justement ! Comme ce n'est pas ma fille, eh bien je n'ai pas d'enfant. Donc la tante qui a une plante verte, je ne sais pas d'où elle sort !
Auteur : euh... oui, oui... (gouttes de sueur)
Auteur : bon, ben c'est officiellement terminé ! A la prochaine ! (le prochain one-shot sera peut-être un lemon, pour le simple plaisir d'entendre Tokito dire : j'adore cette fic !)
Fubuki : c'est quoi cette histoire, Tokito ?
Tokito : papa, je suis grande, tu peux me lâcher maintenant !
