Note de l'auteur : Hello à tous ! Je suis contente de mes corrections qui avance à un rythme régulier me permettant de faire des publications régulières. Ah bonheur, quand le traitement texte fonctionne ! Et je vous réserve une bonne surprise, enfin je suppose que vous l'avez vu venir ou l'avez attendu avec impatience ce moment donc je vous laisse à votre chapitre.
Bonne lecture !
Encore un grand merci pour vos avis et messages Dana, Loo-Chan, zazaz, miss t et Iokay dont je suis officiellement fan ! Quand je les lis, ça me fait plaisir de savoir ce qu'il vous a le plus marqué dans le chapitre et ce qui vous a plut.
Et un grand merci à tous ceux qui lisent cette histoire.
Rappel : Je ne possède pas TMNT
la vérité écrasa et brisa l'Erreur
Splinter était inquiet de ne pas voir ses fils revenir.
Il avait bien vu depuis quelques temps que Donatello était déprimé parce qu'il ne pouvait pas sortir avec ses frères. Il l'avait encore surprit en train de rêvasser, les yeux dans le vague dans la cuisine pendant un bon quart d'heure. L'envie et le besoin de sortir hors du repaire s'était fait de plus en plus présent dans son esprit. Mais le risque qu'il pouvait lui arriver quelque chose de grave, garder une alarme allumé dans leur esprit. Les forçant à s'assurer que Donatello reste bien en sécurité dans le repaire.
Le vieux rat mutant venait encore en pleine nuit s'assurer que son fils était bien dans son lit, le réveillant en sursaut dans le processus. Les sens ninjas de Donatello pour détecter toute présence dans son sommeil c'était grandement amélioré, malheureusement pour une question de survie.
Splinter vit enfin les portes du repaire s'ouvrir avec soulagement avant de se figer en voyant que ses fils ramener Donatello inconscient.
Léonardo, le visage emplit de tristesse et de regret, leva vers son père et Sensei des yeux troublés.
« Je… J'ai voulu le ramener de force et il a paniqué… On lui a fait tellement peur qu'il s'est évanouit… À cause de nous… »
Raphaël et Michelangelo déposèrent en douceur leur frère sur le canapé. Splinter vit avec tristesse le visage marqué par la peur de Donatello, le ramenant au temps où son enfant avait subi les pires sévices entre les mains de ses frères devenu fous. Il lui caressa doucement le front lui murmurant des paroles rassurantes qui firent effet tout de suite, le visage de Donatello se détendit semblant à nouveau serein.
Léonardo regarda son frère et son père en se demanda pourquoi il n'avait pas essayé de lui parler plutôt que de l'agresser physiquement. Il soupira en se rendant compte qu'il avait tout fait pour le terroriser par son comportement irrationnel et lui rappeler sans doute le jour où ils étaient devenus fous. Et dans son état pas étonnant qu'il se soit évanouit. « Qu'est-ce qui m'a pris de lui faire peur comme ça ! »
Splinter le rassura. « Tu ne pensais pas à mal, tout ce que tu voulais c'était qu'il soit en sécurité au repaire. Nous ne lui avons pas permis de sortir une seule fois hors du repaire depuis que vous êtes revenu de ce lieu maudit. Je pense que c'était une erreur. Donatello aime sa liberté de mouvement comme vous, j'aurai dû être plus attentif à cela… »
Michelangelo demanda incertain. « Alors, comment fait-on maintenant ? On le laisse sortir avec le risque qu'il peut tomber dans une embuscade ou pire ! »
Splinter secoua la tête. « Je pensais à autre chose qui devrait faire l'affaire… »
Donatello se réveilla en clignant des yeux cherchant où il était, il se souvient de la dispute et grimaça. Il s'était évanouit dans les égouts. Après ça, on ne le laissera plus jamais sortir, prisonnier à vie dans sa propre maison pour sa sécurité. Il pressa ses mains sur les yeux en se maudissant. « Je suis un mauvais ninja, le pire de tout l'univers… »
« Je ne suis pas d'accord ! »
L'adolescent-tortue se releva en sursaut, il était allongé sur le canapé et celui qui avait parlé été au-dessus de sa tête. Il se tourna pour voir Michelangelo qui l'observer depuis le fauteuil. « Tu es un bon ninja Donny, tu n'as pas le droit de mettre en doute tes capacités ! »
Le jeune mutant s'emporta immédiatement, trop de chose pesait sur son cœur. « Comment ça pas le droit ! Vous ne me laissez même pas sortir prendre l'air. Même pas pour aller dans les égouts ! Je suis tellement faible que je m'essouffle pour un rien ! Et… Et je me suis évanouit alors que j'aurais dû gérer…. J'essaie… mais je vois bien que je ne pourrais jamais rattraper mon niveau d'avant…. J'ai perdu tellement de muscles… »
« Avoir du muscle n'est pas ce qui fait de toi un ninja, Donatello. » L'adolescent leva les yeux vers Splinter qui venait vers lui. « Ce sont les techniques et les disciplines que je t'ai enseigné et que tu maitrises qui font de toi un ninja. »
Donatello hocha lentement de la tête mais son regard montrait qu'il n'était pas convaincu par les paroles de son père qui continua. « Donatello… Même si tu avais eu tous tes moyens, tu n'aurais rien pu faire… Tes frères n'ont rien pu faire… »
Son fils baissa la tête et parla d'une voix douce. « Avec des suppositions et des si pour ce genre de chose que rien ne peut arranger même si on remontait le temps. Il faut mieux arrêter de se lamenter inutilement et affronter la situation. J'ai coulé dans la dépression et frôler encore une fois les ténèbres de la mort. Je me suis habitué à la noirceur et à vivre avec elle. »
Splinter ferma les yeux un instant pour méditer les paroles de son fils, apparemment il avait réfléchit depuis longtemps à tout cela et résigné à son sort. Il soupira et leva ses yeux noirs sur son fils dont le regard était terne, perdu dans le vide.
« Donatello. »
La tortue vert olive tourna la tête vers lui s'attendant à un nouvel argument de son père.
« Nous allons partir quelque temps d'ici, prépare tes affaires en conséquence pour quelques semaines. » Il vit avec plaisir une étincelle éclairée les pupilles chocolat de Donatello qui demanda. « Nous allons où ? »
Michelangelo qui s'était tenu tranquille jusqu'à présent se leva en gesticulant, heureux de la curiosité de son frère. « On va à la ferme de Casey ! »
Donatello sourit complètement, il se leva et courut presque vers sa chambre en criant. « C'est la meilleur nouvelle depuis longtemps ça ! »
Casey se proposa comme chauffeur pour conduire le van d'April, plus confortable et plus grand pour les quatre tortues, leur maître et leurs affaires. Le voyage fut calme avec Mikey qui avait monopolisé la radio et les pauses pipi pour Donatello.
Une fois arrivée à la ferme, les tortues prirent possession de leur chambre.
La tortue vert olive profita que le soleil soit encore haut pour faire une longue promenade dans les alentours avec Mikey qui jacassa sur leur dernier combat pour qu'il soit au courant de tout leur exploit. Donatello aimait beaucoup l'entendre car ça lui permettait de penser à autre chose, il lui demandait parfois des détails ou rigolait des commentaires de son frère sur leur adversaire.
Michelangelo aimait voir son frère si heureux et détendu. Il se rendit compte à quels points Donatello avait été stressé et triste par son isolement imposé en l'entendant rire. Il se promit de tout faire pour que son frère soit heureux.
Ils revinrent à la ferme quand le soleil commença à se coucher et furent accueillis par une bonne odeur de cuisine, Michelangelo s'écria en voyant que c'étaient Casey et Splinter qui avaient préparés le repas. « Hé ! Je pensais que c'était moi le cuisinier ! »
Raphaël le nargua. « Tu n'avais qu'à rentrer plus tôt ! Au lieu de te plaindre ! »
Ils dinèrent de bon cœur et savourèrent ensuite le bon air doux de la campagne sur la terrasse. Donatello se reposait sur le transat, allongé sur sa carapace, savourant la douce fraîcheur du mois d'été alors que l'automne s'annoncer. Il sentit des petits coups donnés dans son ventre, les bébés semblaient appréciés eux aussi la détente totale de leur parent.
Michelangelo poussa un cri d'extase en disant. « Oooh ! Je vois un petit pied qui dépasse ! »
Donatello leva la tête en se demanda de quoi il parlait, et vit effectivement que sur son côté droit, un minuscule pied était imprimé sur sa peau tendu.
« Eh ben ! J'en connais qui se dégourdissent les jambes ! » S'écria Mikey.
Le génie hésita sur ce qu'il devait faire, puis il posa doucement sa main dessus pour toucher l'enfant et il sentit le petit retirer son pied. Il sourit en se demandant quels seraient leur caractère et à quoi ils ressembleraient, tiendraient-ils de leurs géniteurs ? Il se sentit soudainement fatigué et alla se coucher après avoir souhaité la bonne nuit à tout le monde.
Ces 2 semaines passées à la campagne furent la meilleure chose qui leur fut arrivée depuis longtemps.
Donatello fut très triste quand les jours qu'ils s'étaient impartis furent terminés. Ils fermèrent la maison et Casey les ramena chez eux, Don déprima dans son coin en songeant qu'il allait à nouveau être enfermé. Leather Head avait été averti de leur retour et avait demandé à faire une échographie le plus tôt possible. Les choses allaient redevenir comme il y a quelques jours avant leur séjour à la ferme.
Raphaël remarqua l'humeur maussade de son petit frère. « Don, ça va ? »
Donatello tourna les yeux vers lui, avant de les détournés à nouveau sur la route. « On en reparlera dans quelques jours, quand je serai devenu claustrophobe… »
Tous comprirent alors les réticences de l'adolescent à rentrer, il sentait qu'on allait à nouveau le piéger dans le repaire. Léonardo s'éclaircie la gorge avant de parler. « Tu sais Don, on peut t'arranger des sorties à la casse et à d'autre endroit si tu veux… »
Donatello le fixa un moment pour évaluer la sincérité de ces paroles, quand il fut convaincu, il hocha de la tête. « Je vais faire une liste de tout ce qu'il me faudra à la casse et je vais m'assurer que ce soit toi qui porte le plus lourd. »
Raphaël et Michelangelo ricanèrent en observant Léo qui grommela. « À tes ordres, frérot. »
Le soir même, ils sortirent à la casse ce qui fut très agréable pour Donatello, il put récupérer beaucoup des composants qui lui avaient fait si cruellement défaut depuis des mois. Léonardo porta comme promis la charge la plus lourde à son plus grand désarroi. Ils revinrent sans aucun souci au repaire où leur père les attendait et fut rassuré en les voyants revenir sains et saufs.
Le lendemain, Donatello s'occupa d'un assemblage qu'il pouvait enfin conclure grâce aux pièces ramassées, il sentit alors une douleur atroce. Il se retrouva au sol les bras autour du ventre, haletant et gémissant dans la misère. Au bout d'un moment, il réussit à se traîner à quatre pattes et se dirigea lentement vers la porte blindée qu'il ouvrit pour sortir. Une fois franchit le seuil, il glissa en boule au sol à nouveau terrassé par la douleur.
Ses frères et son père furent rapidement autour de lui et paniquèrent en le voyant aussi mal. Léonardo eu heureusement la présence d'esprit d'appeler Leather Head pour lui dire ce qu'il se passait. Selon les ordres du grand mutant, ils amenèrent leur frère dans la salle de bain et firent couler de l'eau chaude sur le ventre de l'adolescent qui commença à pouvoir respirer normalement et à se détendre. Ils appliquèrent en plus des serviettes chaudes sur sa carapace qui firent leur office.
Donatello, soulagé de la douleur, craint que ce soit le début du travail. Il demanda à parler à Leather Head, Léonardo lui passa le téléphone. « Dite-moi que ce n'est pas ce que je crois ! » Supplia-t-il au grand crocodile mutant.
La voix grave du grand reptile lui répondit. « Je suis désolé, mon ami. Mais on dirait bien que ce sont des contractions que vous avez eu, l'eau chaude et les compresses les ont soulagées pour le moment. Mais elles peuvent revenir n'importe quand. »
Donatello s'apitoya. « Mais c'est trop tôt ! »
« Nous n'avons pas eu le temps de voir où ils en étaient dans leur développement. Ils sont peut-être prêts. » Don dû gémir de malheur car Leather Head s'empressa de le rassurer. « Je viens le plus rapidement possible, continué de rester dans l'eau chaude. »
La communication coupa et le génie redonna son téléphone à Léo. « Leather Head va venir bientôt… »
Raph demanda. « C'est… Le moment ? »
Donatello haussa les épaules d'ignorance en soupirant. « Je ne sais pas…. On va voir ça dès qu'il sera arrivé. » Il trembla d'appréhension. « Pourvu que ça ne soit pas ça. C'est trop tôt. »
Une main se glissa dans la sienne. Don leva les yeux vers Mikey qui lui sourit doucement. « Ne t'inquiète pas, Leather Head va bientôt arriver. Pour l'instant profite juste de l'eau. »
Splinter demanda. « Pensez-vous qu'April devrait être avertie ? »
Léonardo préféra téléphoner pour l'avertir, elle se mit aussitôt en route.
Leather Head arriva le premier et Donatello le rejoint dans son labo avec une serviette autour du ventre pour le garder au chaud. Les contractions s'étaient arrêtées mais elles pouvaient revenir. Une fois l'adolescent installé, le crocodile mutant put observer avec l'échographe un des fœtus en cherchant le sac vitellin. « Regarder Donatello, vous voyez ici. Le sac vitellin est entièrement absorbé… Vous savez ce que ça signifie. »
« Je vais bientôt accoucher… » La voix de Don était tellement faible que Leather Head se tourna pour le regarder, il vit que la couleur avait fui son visage.
« Donatello… Ça va bien se passer. Je vous le promets. Les bébés ne mesurent qu'une vingtaine de cm et vous avez trouvé un analgésique qui est compatible avec votre système immunitaire. Normalement cela aura l'effet d'une péridurale. »
« C'est ça le problème… Normalement. Je n'ai pas eu le temps de faire des tests plus approfondit. Si ça se trouve je vais tout sentir… » Il se déplaça mal à l'aise, il n'était du genre douillet, mais après tout ce qu'il avait vécu. Il voulait qu'on le laisse se reposer de la douleur en cet endroit.
April arriva quelques minutes plus tard en souriant mais on voyait bien qu'elle était soucieuse. « Alors, l'échographie ? »
Don soupira. « Ils vont arriver aujourd'hui il semblerait… »
April se figea puis fit demi-tour. « Je vais avertir les autres. »
Toute la maison fut en effervescence, Léo et Mikey vinrent auprès de Donatello qui n'avait pas bougé de la table d'examen, encore sous le choc. « Hé, Donny… »
Leur frère tourna la tête vers eux, les yeux embués par la peur. Michelangelo lui prit la main et la pressa doucement. Donatello sembla sortir de sa torpeur et descendit de la table.Léonardo ne chercha pas à l'arrêter, il ne voulait pas être envahissant dans un moment pareil. Ils allèrent au salon où Don s'assit dans le canapé en s'emmitouflant dans une couverture pour rester au chaud.
Raphaël vint à côté de lui inquiet de la pâleur sur son visage. « Don… Est-ce que tu as mal ? »
Donatello secoua la tête mais ne dit rien, le regard perdu dans le vague. Splinter vient devant son fils qui le regarda sans le voir, l'esprit tourmenté par le futur accouchement.
« Donatello… Mon enfant. »
L'adolescent réagit à l'appel de son père en frissonnant d'un seul coup avant de tendre la main vers lui de façon suppliante.
Splinter la lui prit tendrement et entendit la voix de son enfant rendu fluette par la peur. « C'est trop tôt, je ne suis pas prêt… »
Le rat mutant senti sa main tremblée dans la sienne, il essaya de le rassurer et lui fit faire un peu de méditation pour le calmer.
Léonardo, Raphaël et Michelangelo observaient la scène depuis la cuisine avec Casey qui était venu avec April quand on lui avait annoncé la nouvelle. Le jeune homme battait un rythme imaginaire d'une jambe, observant inquiet Donatello qui semblait retrouver son calme grâce à la méditation. « Comment va-t-on savoir que c'est le moment ? Si ça se trouve il a encore le temps, on n'en sait rien. »
Leather Head qui était entré silencieusement dans la cuisine le contre dit. « Malheureusement ce n'est pas le cas. Les petits sont prêts pour leur naissance, s'ils devaient rester plus longtemps ça serait Donatello qui pourrait être en danger. »
Raphaël secoua la tête. « Alors, quand vont-ils arrivés ? »
Leather Head réfléchit à haute voix. « Les contractions ont déjà commencés, elles vont augmenter de plus en plus jusqu'à ce que son corps soit prêt pour la naissance. Cela peut prendre plusieurs heures, mais ils naitront aujourd'hui. »
Donatello se crispa soudainement en sifflant de douleur, Splinter essaya de l'aider en lui disant de prendre de petites bouffées d'air de bloquer et de tout lâcher en recommençant plusieurs fois.
Leather Head compta qu'entre les deux contractions s'étaient écoulés moins d'une heure, il estima le temps de durée de ces contractions d'au moins 10 minutes. Si ça continue comme ça dans moins de deux heures, il se retrouvera avec des contractions régulières et très courtes.
à suivre...
