Auteur : Zelfie.

Titre : L'Expérience.

Genre : Suspense/Supernatural/Romance.

Raiting : T. (Mais ça risque de changer plus tard)

Disclaimer : Les personnages appartiennent presque tous à Masashi Kishimoto. Toute l'histoire vient de mon humble et fatigué cerveau alors je vous prierais de ne pas lui en vouloir si jamais il vous venait l'envie de lancer des tomates sur votre écran… (Sait-on jamais) Si jamais cette histoire ressemble à un quelconque film/livre/fanfic… ou autres je vous prierais de me le signaler poliment. Je vous en serais reconnaissante et je pourrais m'excuser et le placer dans cette rubrique. Merci à tous !


Note de l'auteur : Salut les amis ! Comment allez-vous en cette merveilleuse période de fête ? C'est tellement magnifique, même les profs n'osent pas mettre beaucoup de taff ! Du coup je poste ce chapitre un peu en avance (Entre autre parce que j'aurais pas le temps dans les prochains jours ! Entre deux tartines de foie gras… Vous me comprenez…)
Alors je voulais dire autre chose d'important (merci aux gens qui lisent cette partie qui sert à déversée tout ma frustration et ma vie inutile et qui ne passent pas directement à l'histoire mais par mesure de précaution…) :

/!\AVIS A LA POPULATION/!\
Alors voilà, j'ai écrit le chapitre deux mais je bloque pour le trois à causes d'idées qui ne viennent pas (syndrome de la page blanche qu'on dit ?) Dans tous les cas, j'ai besoin d'aide. Alors si une gentille âme qui a de l'imagination et qui a bien aimé cette fic pour l'instant se manifeste ! Que cette personne m'aide ! En tant que bêta ou autre ça m'en fiche. Voilà vous savez tout, je suis pathétique :')

Bonne lecture !


Chapitre I

6 ans plus tard, dans un train, Japon. 9h23:

-« Sasuke. »

Le train était relativement vide en première classe. Mais cela ne l'empêchait pas d'être bruyant, ce n'est pas le « rang » d'une personne qui fait sa politesse.

A sa droite, dans l'autre rangée, était assis un homme -sûrement riche au vu de ses parures- lisant un journal sur la bourse de New-York. Après avoir jeté un coup d'œil sur les flèches et les graphiques qui figuraient sur la couverture, le jeune Uchiwa constata qu'elle était en baisse. L'homme était donc concentré sur ses chiffres tout en faisant semblant d'écouter sa compagne assise à côté de lui. Elle râlait et se plaignait des « services de pacotilles », selon ses mots, de ce compartiment qui n'acceptait pas que son « pauvre sucre d'orge », qui était un chihuahua obèse étouffé dans une doudoune canine rose, ne puisse pas profiter de massage spéciaux à l'huile de ricin réalisé sur table haute et par 6 petites chinoises comme il en avait l'habitude à l'hôtel. Elle avait vraiment l'air horrifiée.

Ridicule.

-« Sasuke, tu vas m'écouter oui ? »

A sa gauche, la vitre et le reflet qu'elle lui renvoyait de lui-même. S'il regardait plus loin, le paysage défilait inlassablement. Faisant se succéder ses arbres, ses plaines, ses champs, ses villages, ses prairies et encore ses arbres. Il fixait un point vague quelque part dans le ciel, sans se soucier du tableau qui se répétait derrière la vitre, infatigable. Il allait pleuvoir.

En fond, un air de jazz se déversait directement dans ses oreilles via des écouteurs, le calmant. Il entendait à peine son père qui l'appelait, finalement à bout de patience.

Son géniteur frappa violemment la petite tablette qui les séparait du plat des deux mains, la faisant trembler.

La vieille au chien sursauta et les regarda avec un air mauvais, vexée d'avoir été coupée dans son plaidoyer passionné. Elle reprit de plus belle après quelques secondes.
Sasuke s'arracha à sa contemplation et fixa son regard sur son père en retirant ses oreillettes.

Il ne dit rien, attendant que son père continue de lui-même. Ce qui ne tarda :

-« As-tu consulté les profils que je t'ai fait transmettre il y a deux semaines ? »

Sasuke ne sembla pas se remémorer le dossier en question. De quoi parlait-il ? Des profils ?
Une lumière s'alluma dans son esprit.
Ah, ce dossier-là. Celui qu'il avait lancé sur son bureau et laissé à son sort au milieu du capharnaüm qui le composait. Il n'avait même pas songé à l'ouvrir ou même le chercher pour le lire. Il savait déjà ce qu'il y avait dedans et n'avait aucune envie d'en parler.

Il roula des yeux déjà fatigué de la conversation qui allait suivre.

-« Oui, je l'ai fait. » Mentit-il.

Un blanc.

« Eh bien ? » le pressa Uchiwa père.

Sasuke fronça les sourcils.

« Eh bien rien. » Il n'avait vraiment aucune envies d'en parler. « Combien de fois vais-je devoir vous répétez que je ne suis pas intéressé ? »

Toute cette histoire commençait à l'agacer.

-« Tu ne fais aucuns efforts. Avec t'as mère, on a passé 6 ans à t'élever pour que tu sois digne de reprendre le flambeau à ma mort, et toi, comment tu nous remercie ? Tu ne t'intéresses même pas au futur. Tu ne daigne même pas montrer de l'intérêt à la prospérité de nos affaires. »

"Six ans. Oui c'était vrai. Cela ne faisais que six ans que ses parents avaient pris véritablement conscience de son existence." Pensa Sasuke.

Son père ouvrit une de ses nombreuses sacoches de laquelle il sortit une liasse de papiers qu'il feuilleta nerveusement. Il s'arrêta, tapa la feuille qui avait retenue son attention à plusieurs reprises du dos de la main et repris :

-« Regarde donc celle-là » Fugaku essayais de plaider sa cause avec un enthousiasme feint mais c'était cause perdue s'il voulait intéresser son fils. Sasuke avait déjà repris sa contemplation de la fenêtre en soupirant, il fixait les gouttes d'eau qui glissaient sur celle-ci. « Hagawa Naoki, » lut-il avec application « fille du PDG Hagawa Hattori » il jeta un coup d'œil à Sasuke « Comme quoi le destin existent vraiment n'est-ce pas ? Ou est-ce une simple coïncidence ? Dans tous les cas, cette jeune fille est promise à un brillant avenir ! Elle est riche, elle est plutôt belle pour une fille de son âge et à du pouvoir. Que demander de plus ?

- De l'amour peut-être ? Ou est-ce trop demander ? »

Fugaku haussa un sourcil dédaigneux.

-« De l'amour ? » Répéta-t-il « Cette chose vient avec le temps. Ça ne te tombe pas dessus comme ça, et si ça ne vient pas, tu n'en mourras pas. Quel âge tu as Sasuke ? Les contes de fées sont appelés comme ça justement parce que ce sont des histoires imaginaires. Arrêtes de rêver un peu et revient sur terre. Tu as des responsabilités à assumer et tu évoques ce thème « L'amour » comme si c'était le premier critère de choix. C'est risible. Un Uchiwa est assez réaliste pour se passer ce genre de futilités. »

Sasuke roula une énième fois des yeux et remit ses écouteurs alors que son père recommençais à déblatérer dieu seul sait quel discours sur la grande famille Uchiwa et son prestige à préserver. Il aurait aimé lui, ne pas être un « Uchiwa réaliste » comme disait son père. L'amour n'était pas un conte de fées. Il aimait à y croire car il était persuadé qu'il n'y avait que ça qui pouvait le sortir de sa situation d'ennui perpétuel. Mais il allait finir par ne plus y croire, vu comme sa vie s'était déroulée jusqu'à maintenant, il allait finir par ne plus croire en rien.

Au même moment, le chihuahua bidonné se faisait éjecter des genoux de sa maîtresse alors qu'elle se levait brusquement pour aller enguirlander un pauvre contrôleur innocent qui passait par-là.

Il tourna la tête. Le voyage allait être long.

A quelques kilomètres de-là, même heure:

Un jeune homme blond se baladait dans une rue marchande, tout guilleret comme les gens avait l'habitude de le voir. A tel point qu'ils se demandaient comment il faisait pour être tout le temps si heureux.

-« C'est une fille je te dis. » jactaient les commères d'un air de conspiratrices au stand de fruits et légumes certifiés bios.

Mais notre jeune blond avait un doute quant à ce certificat. Un légume, qu'il soit jaune, rouge, vert, à l'air libre, emballé ou en conserve il est toujours bio non ? En fait, il ne savait pas ce que c'était que le bio, comme beaucoup d'autres choses.

Mais que les légumes soient bio ou pas, là n'était pas le problème. Le fait est que les gens parlaient. Et il n'y avait pas qu'elles. Le boucher, le poissonnier en passant par la fleuriste jusqu'au petit vieux assis toujours sur le même banc à la même heure. Tous cherchaient le secret de bonheur de Naruto, mais ils se donnaient beaucoup de mal pour rien. Naruto n'était pas spécialement heureux, il avait juste toujours la même expression collée au visage, tel un masque qu'il n'enlevait jamais.

Le jeune blond traversait donc les rues en semant des rumeurs dans son passage.

Il croisa un enfant perdu qu'il aida à retrouver son chemin. Il longea ensuite une rivière bordée d'allées en pierres, bifurqua à droite au bout d'un moment, il salua la vieille dame à chats monta trois marches et se baissa pour caresser un chien errant bien connu du quartier quand quelqu'un l'interpella.

-« Franchement Naruto, je veux bien que ça existe les gens comme ça mais il y a des limites au bon St-Maritain ! C'est quoi ton prochain plan ? Sauver la veuve et l'orphelin ? »

Naruto releva la tête un grand sourire aux lèvres. Il avait reconnu la voix de son meilleur ami. Il se remit sur ses pieds et s'exclama en s'élançant vers lui :

-« Kiba ! Je m'attendais pas à te voir ici !

-Bah quoi ? Ce quartier est interdit pour moi ? »

Naruto fit une révérence exagérée

-« Juste que monsieur le jeune maître ne devrait pas trainer dans ce genre d'endroit insalubre, cela ternirait la réputation des grands Inuzuka. »

Kiba rigola et lui tapa l'épaule.

-« Crétin. »

Naruto lui sourit et ils commencèrent à marcher dans les ruelles du quartier.

Au bout d'un moment de silence, Naruto pris la parole :

-« Bon sérieusement, qu'est-ce qui t'amènes ici ?

-Tout à l'heure, j'étais dans les alentours de l'hôtel Bilton pour récupérer quelques infos sur les clients etc... Et l'hôtel était particulièrement agité. Les employés étaient complètement paniqués ! Ils couraient dans tous les sens, ils étaient vraiment trop drôles, rien qu'en y repensant, j'en rigole encore !

-Oui bon accouches ! » Le pressa son ami.

-« Oui, oui ! Mais c'était vraiment drôle ! » Naruto lui jeta un regard en coin « Oui d'accord. Bon écoutes, je suis allé voir mon informateur de l'hôtel. Apparemment, un important homme d'affaire très riche vient pour un échange avec Hagawa. » Kiba montra toute ses dents à Naruto en un grand sourire.

L'info fit tilt dans la caboche blonde.

-« Son nom ?

-Uchiwa Fugaku. »

Naruto répondit au sourire de Kiba en lui montrant ses canines d'un air de psychopathe.

-« La chasse est ouverte ! »

Plus tard, en regardant attentivement aux alentours de l'unique illustre hôtel de la ville, on pouvait voir deux silhouettes dissimulées dans l'ombre. Tels deux félin guettent l'arrivée d'une proie.


Ça allait bientôt commencer.

Ils allaient être réunis. 6 ans qu'ils attendaient ça. Ils ne savaient pas encore comment ça allait se terminer, mais ils savaient comment le faire démarrer.

Un des hommes présents se trémoussait sur sa chaise.

Ils étaient tous impatient.

Un autre se rongeait les ongles nerveusement. Son voisin regardait dans le vide, se balançant d'avant en arrière sur sa chaise. En face de lui, une femme bougeait sa jambe frénétiquement, récitant une litanie silencieuse. En bout de table, un homme plus sûr de lui, plus calme, plus posé. Il consultait tranquillement ses dossiers.

Quiconque les regarderait pourrait croire avoir en face de soi un groupe de dérangés mentaux s'apprêtant à commettre un attentat terroriste. Eh bien quiconque aurait telles pensées n'aurait pas tout à fait tort.

Ces gens n'étaient peut-être pas des terroristes, certes. Mais ils étaient dangereux.

Ces gens étaient des scientifiques.

Des scientifiques prêts à tout pour atteindre un but.


A quelques rues de l'hôtel, dans une voiture de luxe. 11h47:

-« Tu as bien retenu ce que tu avais à faire ? »

Sasuke se retint de soupirer encore une fois. Son père le faisait répéter cette réplique comme on ferait faire ses devoirs à un enfant.

-« Oui père, quand l'échange est terminé je me place directement à l'écart, près de la porte et j'attends.

-Oui c'est ça, tu attends. » Il lui glissa un regard en coin. « Ne fais rien d'irréfléchis et restes près de la porte. »

Depuis ce soir 6 ans auparavant, Uchiwa père se méfiait des agissements de son fils. Il le surveillait sans cesse, vérifiait tous ses faits et gestes et le trainait partout où il allait. Il ne voulait pas qu'il échappe à son contrôle. Pour lui, Sasuke était comme une bombe à retardement qui exploserait au moindre faux pas. Alors, à chaque fois qu'il devait faire ça, il évitait que le jeune ne le voit directement, il le tenait légèrement à l'écart, mais pas trop loin non plus. Toujours à porter de mains.

-« Monsieur Uchiwa. »

La voix le fit sortir de ses songes.

-« Qu'est-ce qu'il y a ? » répondit-il énervé par le dérangement de son chauffeur.

-« Nous sommes arrivés à l'hôtel. Confie-je votre voiture au voiturier monsieur ?

-Non. Gardez-là. Garez-vous près de l'entée et préparez-vous à partir. Nous ne serons pas longs. » Répondit-il en regardant son fils.

-« Bien monsieur. »

Sasuke s'ennuyait déjà.

Les deux Uchiwa sortirent de la voiture après qu'on leur en ait ouvert les portières et se dirigèrent, du pas fier et méprisant qui caractérisait leur famille, vers les portes dorés du prestigieux bâtiment.

A peine à l'intérieur, ils se firent assaillir par le personnel à qui on avait donné comme consigne de répondre à leurs moindres désirs. Et ils s'y attelaient avec soin. Peut-être même trop.

-« Messieurs Uchiwa, le voyage à dû être long, permettez-moi de vous débarrasser. » L'auteur de cette phrase était une blonde qui tendait les bras vers l'avant. Elle s'attendait sûrement à ce qu'ils y déposent leurs manteaux. Il n'en fut rien.

-« Messieurs Uchiwa, que diriez-vous d'un petit rafraichissement ? »

L'employé s'était adressé à Sasuke. Un jeune homme de 16 ans, pas plus. Il tenait à bout de bras un plateau luxueusement décoré par de petits détails dorés sur les bordures. En son centre, trônait deux verres à pieds en cristal, remplie d'une substance gazeuse à reflet d'or. Du champagne.

Le petit stagiaire avait cru bon de donné à ces messieurs raffinés une boisson tout autant appréciée.

« Mais franchement, » pensa Sasuke « qui donnerait du champagne bas de gamme à deux hommes qui pouvaient concrétiser leurs moindre désirs en un claquement de doigts ? C'était d'un mauvais goût. Ridicule. »

Sasuke lui lança son regard le plus méprisant et passa son chemin. Laissant derrière lui un adolescent qui aurait besoin de plusieurs années de suivies psychologique pour s'en remettre.

Le plateau tomba, les verres se brisèrent, le liquide se répandit sur le sol. Le jeune homme resta en état de choc.

Imperturbable, Fugaku était déjà à l'accueil après avoir chassé de la main l'essaim d'employés de la façon dont on chasserait une mouche.

Sasuke le rejoignit sans se presser.

-« Uchiwa Fugaku. » Dit-il à l'hôtesse d'accueil. « Dites à Monsieur Hagawa que je monte immédiatement à sa suite. »

Et il partit, sans écouter une quelconque réponse de la part de l'hôtesse, suivit par son fils.

Ils retraversèrent le hall en vitesse, évitant le deuxième assaut d'employés et atteignirent l'ascenseur rapidement. Enfin à l'intérieure, Fugaku débriefa Sasuke une énième fois sur le déroulement de l'entretient.

Une fois sortit, ils traversèrent plusieurs couloirs à l'aspect identiques. Tournèrent à gauche, puis à droite, encore à gauche, passèrent une porte puis plusieurs autres couloirs.

Sasuke n'en voyait pas le bout.

C'est au bout d'un quart d'heure de marche et bien content d'avoir atteint la bonne destination que le brun constata que son père s'était arrêté devant un porte et avait déjà frapper à trois reprises.

La porte s'ouvrit au bout de quelques longues minutes et ils furent accueillis par un homme tout sourire, naïvement très heureux de les voir ici, sur le pas de sa porte. Comme si la rencontre n'était pas prévue.

-« Fugaku, Sasuke ! » S'exclama-t-il familièrement en leurs serrant la main énergiquement l'un après l'autre. « Qu'est-ce que je suis content de vous voir enfin là Messieurs ! Oh et regardez-ça ! » Ils leurs planta sous le nez son poignet orné d'une montre à plusieurs millions de Yen. « Pile à l'heure, comme toujours hahaha ! »

Sasuke trouvait que cet homme riait trop.

-« Oh mais entrez, entrez, ne restez donc pas sur le pas de la porte ! Voyons, où sont passées mes manières ? Hahaha ! » Il s'écarta et laissa passer les deux hommes.

Le jeune Uchiwa se pinça l'arrête de nez et avança dans la suite encore sombre malgré l'heure avancée.

-« Pardonnez l'état des lieux, je viens de me lever hahaha ! »

Les deux Uchiwa s'assirent dans un des nombreux sofas placés dans la pièce et attendirent que l'autre homme fasse de même.

-« Alors mes amis, que diriez-vous d'un petit rafraîchissement avant de débuté ? »

Sasuke pensa immédiatement au garçon-champagne.

Son père pris la parole :

-C'est bien aimable à vous mon cher ami, mais nous nous en passerons. »

Remarque inutile car Hagawa avait déjà fini de remplir trois verre de whisky et se dirigeait vers eux avant de les déposés sur la table, face à ses invités.

Il finit enfin par s'asseoir face à eux, dans une position détendu, la cheville droite posée sur le genou gauche.

Dans cette position, le somptueux kimono qu'il portait laissait voir des parties de son corps dont les Uchiwa se seraient bien passés.

Toujours imperturbable, Fugaku commença l'entretient :

« J'ai avec moi quelque chose qui vous intéresse depuis plusieurs années, Hagawa. Libre à moi d'accepter cet échange ou non. Si vous voulez qu'il y ait suite à vos désirs, je vous conseille de bien choisir vos futurs mots et de faire des efforts quant à la somme. J'espère que vous me comprenez bien. » Il posa ses coudes sur ses genoux et croisa les mains devant sa bouche. « Si vous avez compris, j'ai hâte de voir ce que vous avez à me proposer. »

Bien que toujours souriant, Hagawa était plus silencieux.

Sasuke s'en réjouissait.

Hôtel Bilton, chambre 1006, 12h02:

-« Putain Naruto je te le dis une fois et pas deux, on est dans la merde jusqu'au cou là ! Il fait flipper Uchiwa papa ! »

On pouvait le dire : Kiba faisait dans son pantalon.

-« Ta gueule Kiba ! La faute à qui si on en est là ? Quand on sera sorti d'ici, t'auras intérêt à courir vite ! Heureusement que l'autre excité à fait la grasse mat' ! Il fait assez sombre pour se planquer sans attirer l'attention, d'ailleurs ça m'étonne vraiment qu'ils nous aient pas déjà remarqués. »

Les deux voleurs en herbe avaient bel et bien accomplis la prouesse d'infiltrer la pièce de l'entretient sans encombres, ou presque. Quand Hagawa avait laissé les portes automatiques de la suite se fermer toutes seules, les deux amis avaient réussis à s'y glisser avant qu'elles ne se ferment. Une fois à l'intérieur, ils avaient alors longés des murs, rampé, évité des objets non-identifiés qui jonchaient le sol et étaient parvenus à s'introduire sous le lit XXL de la chambre, juste à côté des sofas. Dans cette position, ils pouvaient entrapercevoir les trois hommes en se contorsionnant le cou.

C'est donc après toutes ces péripéties qu'ils se sont retrouvés à s'engueuler en chuchotement sous un lit.

Naruto repris la parole, sa voix était à peine audible :

-« Bon Kiba, je t'aime beaucoup et tout ça mais c'est pas en se laissant vieillir sous un pieu qu'on va réussir à choper la mallette. Faut bouger. »

Les deux derniers mots sonnaient comme l'annonce de leur mise à mort.

Kiba hocha la tête.

Il commença, millimètres par millimètres à ramper vers la sortie gauche du dessous de lit.

Mais rappelons la largeur du lit. Dans les alentours de cinq mètres.

Naruto avait beau comprendre que le moindre faux pas entrainerait le pire des scénarios pour eux deux, mais il était de nature légèrement hyperactive. Ça n'allait pas assez vite pour lui.

-« Tu vas bouger ton cul oui ! »

Kiba plaqua ses deux mains moites sur la bouche de son ami plus que jamais blond.

-« Vous avez dit quelque chose ? » Entendirent-ils.

Ils baissèrent la tête et virent Uchiwa papa regarder de tous les côtés.

-« Non rien du tout…

-Ça doit être mon imagination… »

Ils reprirent leur souffle mais ne se détendirent pas pour autant. Le jeune homme qui accompagnait l'Uchiwa papa regardait dans leur direction. Il savait qu'il y avait quelqu'un à l'endroit où les deux voleurs se trouvaient. La panique s'insinua dans les cerveaux blond et brun, c'était leur fin, le noiraud allait les dénoncer et ils seraient livrés à la police.

Contre toute attente, le jeune homme détourna la tête avec ce qui avait semblé à Naruto un air de mépris ou d'amusement… il ne savait pas très bien, sans dire un mot sur leurs présence.

Bizarre.

Les deux amis ne s'attardèrent pas sur ce fait. Ils avaient d'autres problèmes en tête et n'avaient pas particulièrement le temps ni l'envie de se pencher sur ce qui se passait dans celle d'un autre. Il ne les dénonçait pas ? Tant mieux. Ils n'allaient pas en faire toute une histoire.

Au bout de plusieurs minutes de remises en question et de contorsions, Kiba puis ensuite Naruto étaient enfin parvenus à s'extirper du dessous du lit King size.

-« Maintenant, » dit Naruto déjà découragé, « faut récupérer la mallette et se barrer fissa d'ici !

- Plus facile à dire qu'à faire ! » Râla le brun qui avait commencé à ramper vers les fauteuils.

La sacoche se trouvait à gauche des pieds de Fugaku, déposée sur le sol. Kiba dû donc contourner le canapé par l'arrière de celui-ci. La mallette était vraiment trop proche des occupants de la pièce, Kiba n'était pas sûr de pouvoir la récupérer sans se faire repérer. Il avait surtout envie de faire demi-tour et de tenter une cible plus facile !

Il regarda Naruto quelques mètres derrière lui qui lui faisait signe de continuer et de se dépêcher. Kiba râla encore une fois silencieusement mais se remit tout même à la tâche.

Quant au blond, allongé sur le ventre, il fixait Sasuke pour être sûr que celui-ci ne les dénonce pas d'un moment à autre.

Kiba avait atteint son but. Plus qu'un mètre ne séparait son visage de la mallette. Il ne pouvait pas avancer plus, les autres le remarqueraient.

Il tendit un bras à son extrême vers l'avant et commença, du bout des doigts, à la faire glisser petit à petit vers lui.

-« Je suis ravi d'avoir pu conclure cette affaire avec vous ! » Déclara Hagawa en se levant.

« Merde, merde, merde ! » pensa Kiba « Aller, plus vite, plus vite ! »

Son bras commençais à lui faire mal à force de le tendre comme ça, mais il ne s'en souciait pas, l'adrénaline prenait le dessus.

Il réussit enfin à attraper la sacoche et commença à rebrousser chemin le plus vite qu'il le pu en rampant.

Arrivé à hauteur de Naruto, Uchiwa père se levait.

-« Moi aussi mon vieil ami. »

Sasuke se leva aussi et les deux hommes serrèrent la main de l'autre chacun leurs tours.

Naruto et Kiba observaient la scène avec attention.

Hagawa mit des billets dans une autre mallette similaire à celle des Uchiwa.

-« Attends, attends ! » S'exclama Naruto en chuchotant. « Pourquoi c'est Hagawa qui donne de l'argent ? Ils vont pas s'échanger de l'argent contre de l'argent merde ! Kiba, ouvres la mallette !

-T'en a pas marre de me donner des ordres toi ? » Mais il obtempéra et ouvrit la sacoche.

Ce qu'ils découvrirent à l'intérieur n'était pas de l'argent. C'était un livre. Naruto lu à voix haute :

-« "Dix solutions contre l'adultère édition spécial"… C'est quoi c'bordel ? On s'est fait rouler !

-Espèce d'enflure ! »

Les deux voleurs sursautèrent et tournèrent vivement la tête pour observer ce qu'il se passait. Sasuke leur jeta un coup d'œil et se dirigea vers la porte.

-« Tu me l'as volée ! Je savais bien qu'on ne pouvait pas faire confiance à quelqu'un comme toi… » Le visage du père Uchiwa exprimait la haine pure.

Hagawa ne comprenait pas et répondit, perdu :

-« Mais de quoi tu parles voyons ? Voler quoi ?

- Elle était là ! » Dit-il et montrant du doigt le sol à ses pieds. « Tu vas me le payer… »

L'homme sortit un glock silencieux qu'il avait caché sur lui.

-« je vais t'apprendre qu'on ne se paye pas impunément la tête d'un Uchiwa. »

Il braqua le glock sur l'homme face à lui et désactiva la sécurité.

-« Attends, Fugaku ! C'est un malentendu ! Je n'ai rien vo… »

N'écoutant pas, Uchiwa père lui tira dessus. A sept reprises.

Hagawa s'effondra la mallette remplie d'argent toujours dans les mains. Dans sa chute, la mallette s'ouvrit et le recouvrit de son contenu. Au sol, Hagawa encore pris de spasmes, se répandit de son sang, tachant les billets vert et le tapis dix-septième siècle sous lui.

Un silence de plomb s'abattit sur la pièce, juste entrecoupé par la respiration forte d'Uchiwa père.

Puis tout d'un coup, tout devint noir.

Tous les occupants de la pièce encore en vie avaient perdus connaissance.


Dans une pièce d'un blanc immaculé, six personnes revenaient peu à peu à la réalité. Le sol, les murs, le plafond. Tout était tellement blanc que les limites entre chaque partie se confondaient avec le reste. Comme une grosse boule blanche. De quoi perdre ses moyens.

Les six personnes étaient désorientées et complètement perdues.

Un « pop » retentit de nulle part, le groupe se retourna dans un ensemble et une image apparue comme par magie sur l'un des murs.

L'image d'une femme, toute souriante, l'air débraillée et un peu inquiétante bien que visiblement complètement idiote avec ses lunettes rondes et ses cheveux châtains emmêlés sur sa tête.

-« Bonjour, bonjour les jeunes ! Oh vous n'avez pas bonne mine hein… Vous allez bien ? Ah, mais je suis bête » Elle éclata de rire. « Bien sûr que vous allez pas bien ! Enfin bref, donc je vous souhaite la bienvenue mes chéris » Elle leur fit un grand sourire « Bienvenue dans l'Expérience du siècle ! »


Chapitre I, officiellement posté ! Alors qu'est ce que vous en avez pensez ? C'est plus accrocheur que les deux passés ? L'histoire en elle-même commence bien ? Ou alors tout le contraire ?

Je serais ravie si vous me postiez une review ! Ça prends 5 minutes et ça fais tellement plaisir !

Je tiens d'ailleurs à remercier les personnes qui m'ont fais cet honneur jusque là et en particulier YamInari à qui je tiens aussi à m'excuser parce que je n'ai le temps de répondre à aucune aujourd' je dis quand même que j'étais hyper contente quand j'ai vu ton pavé, ça prouve que tu as aimé, merci beaucoup ! :D

Reviews ? :D

Kiss, Zelfie !