Blizzard de janvier
Le lendemain, je m'éveillai en proie à une panique incontrôlable. J'étais rentrée peu après quatre heures du matin, conduite par l'une des voitures qui nous avaient amenées sur le lieu de la fête. J'étais si heureuse de retrouver ma maison, si familière et sécurisante, que je m'étais immédiatement endormie. Désormais, je le regrettais, car l'heure fatidique était arrivée trop vite... Mon réveil affichait une heure et demi de l'après-midi. Je me levai avec aussi peu de volonté qu'un homme que l'on conduirait à l'échafaud et enfilai un jean et un t-shirt. Je ne me maquillai pas – inutile de rendre les choses encore plus difficiles – et descendis à la cuisine. Ma mère dormait encore, étant rentrée plus tard que moi. Au moins, elle ne me poserait pas de questions.
Incapable d'avaler quoi que ce soit, je me contentai d'une rasade de jus de fruit puis remontai me laver les dents. Je pris quand même la peine de brosser mes cheveux et de les nouer en une queue de cheval. Avant de sortir, j'enfilai des baskets et attrapai mon blouson et une écharpe. Je jetai un coup d'œil à mon portable : il était deux heures moins le quart. J'avais tout juste le temps de me rendre à l'entrepôt.
J'avançai lentement, me préparant à l'idée que j'allais probablement me faire violer. Mon instinct de conservation me poussait à fuir, à mettre le plus de distance possible entre ces hommes et moi. Je m'arrêtai de nombreuses fois, tétanisée. Puis je songeai à ma mère, à Naruto, à Hinata. Je refusais qu'ils payent pour mes actes stupides et téméraires. Quel que soit le destin qui m'attendait là-bas, je ne laisserais pas mes proches hériter du fruit de mes erreurs. La peur qui m'accablait était pire que tout ce que j'avais pu ressentir jusqu'à ce jour mais ma volonté était plus forte encore. Bâillonnant la voix qui me sommait de renoncer, je mis tout mon courage dans mes jambes et me forçai à avancer. Un ricanement hystérique s'échappa de mes lèvres lorsque je vis à quel point l'effort m'écrasait. Je refusais cependant de laisser couler la moindre larme. Si je devais leur faire don de mon corps, ils ne me raviraient pas ma fierté.
Bien trop rapidement selon moi, mes pas me menèrent dans la zone industrielle. Paniquée, j'envisageai un instant de me rendre chez Suigetsu pour lui demander son aide. Cependant, je refusais de le mêler à mes histoires. Même si je le voulais, il n'aurait aucune chance de l'emporter face à cinq hommes bien bâtis. Cette simple pensée bloqua ma respiration et je dus faire un effort de concentration pour ne pas suffoquer. Mon cœur tambourinait dans ma poitrine, si fort qu'une douleur aigüe commençait à s'y installer. Ma volonté s'amenuisait à mesure que les miettes de mon courage s'éparpillaient comme des flocons dans le vent hivernal.
Comme je m'en étais doutée, l'entrepôt était celui dans lequel Sasuke s'était rendu quelques mois plus tôt, lorsque je l'avais suivi. Je contemplai la porte de fer en tremblant, incapable d'esquisser le moindre geste. Je fermai les yeux et tournai une fois de plus mes pensées vers ma mère, mes amis. Sasuke. J'inspirai profondément, levai la main pour frapper mais... C'était impossible. Tout mon corps protestait contre la folie que je m'apprêtais à faire. Pourtant je n'avais pas le choix. Il le fallait. Si je ne désirais pas voir périr tout ce que j'avais de cher en ce monde, je n'avais pas d'autre alternative. Une fois de plus, je levai le poing, lentement, très lentement, jusqu'à le poser sur la porte. Le contact du fer froid me fit l'effet d'une décharge électrique et je sentis mes jambes fléchir sous le poids de mon sentiment de terreur. Sans prendre davantage le temps de réfléchir, je jurai entre mes dents serrées et frappai le battant de trois coups déterminés. Le son se répercuta dehors aussi bien qu'à l'intérieur et je me sentis blêmir. Malgré tout, je demeurai solidement campée sur mes deux appuis, décidée à tout faire pour ne pas sombrer dans l'inconscience à l'instant où la porte s'ouvrirait. J'entendis les gonds grincer et frémis une dernière fois avant de lever un regard farouche sur... une belle jeune fille d'apparence fragile, bien habillée. Je n'eus pas le temps de me remettre de ma surprise car elle s'écarta aussitôt pour me laisser passer. L'entrepôt avait été réaménagé en une sorte de loft brillamment éclairé par les fenêtres découpées dans le toit. Les membres de la bande étaient avachis dans des canapés au milieu de la pièce, fumant et buvant allègrement. Leur vue suffit à raviver mes craintes. Je dus retenir un cri qui fleurissait sur mes lèvres et bloquer un flot de sanglots qui menaçait de m'assaillir, avant de me redresser avec tout l'aplomb dont j'étais capable. Je m'approchai d'un pas faussement déterminé, essayant de dissimuler la peur qui me tordait les entrailles. Un rapide examen suffit à m'informer de l'absence de Sasuke. Le lâche avait préféré ne pas assister au spectacle. J'étais en partie soulagée qu'il ne soit pas là. Je ne tenais pas particulièrement à ce qu'il assiste à... Je préférais ne pas y penser. Pourtant, un brusque sentiment de solitude m'envahit. Ma peur atteignit son paroxysme, si bien que je dus de nouveau me concentrer pour retrouver un rythme de respiration normal. Sasuke absent, je n'avais plus aucun espoir de m'en sortir indemne.
- Ah !, s'exclama Deidara d'une voix rauque. Voilà celle que l'on attendait !
- Ton apparence laisse un peu à désirer !, grommela Kisame, l'homme requin. Kisa, arrange ça, s'il te plait !
La jeune femme qui m'avait ouvert la porte s'approcha de moi et m'attira derrière elle jusqu'à une pièce située au fond de l'entrepôt. Nous débouchâmes dans une grande salle de bain aménagée. Un large miroir s'étendait sur tout un pan de mur, opposé à la profonde baignoire. Des meubles sombres étaient alignés contre le mur qui portait le miroir et trois sièges étaient placés de façon à faciliter la toilette. Kisa m'installa sur l'un de ces sièges, qu'elle fit pivoter pour me placer face à elle, et entreprit de me maquiller et de me coiffer avec précaution.
- Comment t'appelles-tu ?, demanda-t-elle d'une voix aiguë.
- Sakura, répondis-je sans bouger d'un cil. Tu travailles pour eux ?
- Oui, acquiesça-t-elle. Comme toi, j'étais serveuse au jour de l'an, l'année dernière.
Elle afficha un sourire triste, comme si ce jour avait marqué le commencement d'une série de malheurs. Je sautai sur l'occasion.
- Qu'est ce qu'il t'ont fait ?, demandai-je d'une voix paniquée. Je veux dire, jusqu'où as-tu dû aller pour eux ?
Nos regards se croisèrent et, immédiatement, je compris. J'allais donc y passer moi aussi. C'était dans la suite logique, s'ils ramenaient des filles qu'ils avaient dragué toute la soirée ce n'était certainement pas pour améliorer la décoration de leur loft... Kisa baissa rapidement les yeux, honteuse, mais je ne pouvais lui reprocher de ne pas s'être rebellée contre ses tyrans. Tandis qu'elle appliquait une épaisse couche de rouge sur mes lèvres, je songeai que j'allais peut être pouvoir l'aider, elle aussi. Mais avant cela, j'allais devoir subir les mêmes épreuves.
Kisa me mena dans un dressing dans lequel quantité de belles robes pendaient à des cintres. Elle en choisit une blanche sans me demander mon avis, ne sachant que trop bien combien l'envie de me montrer coquette en cette heure me manquait. Elle posa ensuite une paire de talons hauts à mes pieds. Tandis que je m'habillais, elle garda les yeux baissés, comme si elle cherchait à s'excuser modestement de son manque de courage. Je ne lui en voulais pas d'obéir aveuglément à cette bande d'animaux. Je ne lui tenais pas non plus rigueur de me livrer ainsi apprêtée entre leurs mains avides. Je ne doutais pas qu'ils aient su trouver les mots pour la maintenir sous leur joug. Ils avaient dû la menacer de représailles, tout comme ils l'avaient fait avec moi.
Lorsque je fus prête, elle me ramena dans la pièce où les membres de l'organisation continuait de s'abreuver en riant bruyamment. Tremblante, les yeux rivés au sol, je ne pu voir le visage de celui qui émit un sifflement aigu en me voyant. Un frisson de dégoût me parcourut le corps et une larme s'échappa de mon œil droit. Je la cueillis discrètement avant que l'Akatsuki ne s'en aperçoive et ravalai ses sœurs avant qu'il ne leur prenne l'envie de suivre le même chemin. Kisa s'éloigna rapidement et j'entendis une porte claquer derrière elle, symbolisant le coup au cœur que son départ me portait. J'étais seule.
- Approche, n'ai pas peur, dit Deidara en tapotant le canapé à son côté.
Cette simple phrase aurait suffit à me faire fuir si je n'avais rassemblé tout ce qu'il me restait de volonté pour demeurer de marbre. J'inspirai profondément en espérant atténuer les tremblements de mon corps, en vain. Au prix d'un immense effort, je parvins à faire un pas, puis un autre. La vie semblait soudain se dérouler au ralenti. Je pris place à la droite de Deidara, les mâchoires serrées, sans lui accorder le moindre regard.
- N'est-elle pas superbe ?, demanda Deidara en s'emparant de ma main. Cela aurait été vraiment dommage que nous passions à côté d'une si belle chose !
Je retirai ma main comme si son contact m'avait brûlée. Il ne sembla pas s'en offusquer et se contenta de me lancer un regard moqueur. Je devinai qu'il se délectait de me voir si effrayée. Un cri cherchait désespérément à passer mes lèvres mais je fis mon possible pour le contenir. Hors de question de rentrer dans son jeu. Kisame se leva et s'assit à ma gauche, aussi près que possible de moi. J'avais déjà pu remarquer que Deidara et lui étaient particulièrement portés sur la gente féminine. Mais les regards des autres, bien qu'ils demeurent tranquillement assis à leurs places, supposaient qu'ils n'étaient pas complètement indifférents à ma présence.
Kisame souleva légèrement le volant de ma jupe et remonta sa main le long de ma cuisse. Sa paume était rêche, exempt de douceur. Son contact me révulsa et je ne pu retenir un hoquet de terreur. Ce signe de faiblesse n'eut d'autre effet que d'étirer son sourire carnassier. Il baissa la tête et embrassa mon genou, puis parcourut la moitié de ma cuisse de ses lèvres sèches. De son côté, Deidara avait approché sa tête de mon cou et parcourait celui-ci en humant ma peau. Ma bouche s'ouvrit pour protester mais aucun son n'en sortit. Tout mon être désirait s'échapper de leurs étreintes, des insultes à leur attention fleurissaient dans mon esprits, mais je constatai très vite que la peur m'avait complètement paralysée. Je ne pouvais pas bouger, ni même parler. La terreur avait pris possession de tout mon corps. Tandis que des larmes de frustration perlaient aux coins de mes yeux, tous deux se redressèrent.
- Ne précipitons pas les choses, c'est notre devise, m'expliqua Deidara d'une voix suave. Seras-tu assez aimable pour remplir nos verres ?
Je niai d'un signe de la tête. Deidara se renfrogna et Kisame adopta un masque de colère.
- Je t'ai demandé de nous servir, répéta le jeune homme blond.
- Je ne peux pas, insistai-je en dissimulant mes poings dans les plis de ma robes.
Je ne pouvais prendre le risque de me ridiculiser. Mes mains étaient agitées de tremblements incontrôlables, que je tentai vainement de dissimuler. Deidara aperçu mon mouvement et ses lèvres s'étendirent en un nouveau sourire empli d'ironie. Il avait compris. Kisame fit mine de s'énerver mais son ami l'arrêta d'un signe de la main. Il le gratifia d'un clin d'oeil avant de se tourner de nouveau vers moi.
- Et pourquoi ne pourrais-tu pas, belle fleur ?, fit-il d'un ton railleur.
- Je..., hésitai-je.
Plutôt mourir que de l'avouer. Mais je savais parfaitement qu'il me forcerait à l'admettre, qu'il ferait tout pour m'humilier davantage, encore et encore. Plus vif que l'éclair, il tira sur mon bras et s'empara de ma main droite.
- Ma pauvre petite, tu trembles encore plus que ma regrettée grand-mère, déplora-t-il d'un ton faussement compatissant.
Sa réplique provoqua l'hilarité générale. Je sentis la honte embraser mes joues. J'aurais tant voulu leur faire croire qu'ils n'avaient pas de pouvoir sur moi, que leur comportement ne m'effrayait pas. Si je ne montrais pas de peur, peut-être se désintéresseraient-ils de moi, avais-je songé. Mais j'étais si agitée de tremblements qu'il aurait été ridicule de nier la vérité : ils m'inspiraient la plus grande terreur. J'étais aussi fragile qu'un agneau face à une meute de loups. Et ils adoraient ça. Un sourire flottant sur ses lèvres, l'homme aux cheveux rouges me tendit la bouteille de saké.
- Bois. Ça te détendra.
- A vrai dire, je ne préfère pas, dis-je d'une voix faible.
Kisame m'enserra brutalement la gorge et susurra à mon oreille :
- Quand on te dit de boire, tu bois.
Je hochai la tête tout en agrippant sa main de mes dix doigts dans l'espoir de lui faire lâcher prise. Il ricana et me regarda me débattre quelques secondes avant de me libérer. Une inspiration douloureuse plus tard, j'attrapai la bouteille. Les yeux rivés sur l'étiquette, je tirai sur le bouchon et portai le goulot à mes lèvres. Deidara stoppa mon geste, sourit et déclara :
- Tu trembles trop, décidément ! Ne t'inquiète pas, nous allons t'aider !
Il attrapa la bouteille et me poussa sur les jambes de Kisame. Il ne me laissa pas la moindre chance de réagir et empoigna mon menton pour me verser le liquide brûlant dans la gorge. Paniquée, je tentai de me redresser entre deux gorgées mais les bras de l'homme requin me plaquèrent contre lui. L'alcool coulait aussi bien dans ma bouche qu'en dehors, où il s'écoulait sur mes épaules, ma gorge, ma poitrine. Les yeux de Deidara s'illuminèrent d'une lueur de désir et il s'approcha pour lécher le liquide sur ma peau, descendant sa langue jusqu'au creux de mes clavicules. Mes instincts prirent alors le contrôle total de mon corps. Je me débattis comme une diablesse, mordant, griffant tout ce qui passait à proximité. Loin d'inquiéter Deidara, ma réaction l'amusa et ses mains fourragèrent sous ma jupe en caressant ma peau. Il rit en me sentant résister sous lui et se fit plus insistant. Pendant ce temps Kisame, qui s'était emparé de la bouteille, versait son contenu entre mes lèvres en s'esclaffant. Entre deux gorgées, je parvins à pousser un cri de terreur mais cela ne fit qu'accentuer les rires de mes agresseurs.
Alors que je me croyais perdue, la porte de l'entrepôt s'ouvrit et une voix familière, bien trop familière, lança :
- Qu'est ce qui se passe ici ?
- Oh, tiens, Sasuke, dit l'homme aux cheveux rouges. Viens donc te mêler aux festivités. Ne t'inquiète pas, il y en aura pour tout le monde !
Je profitai de cette diversion pour balancer mon coude dans le menton de Kisame, qui me lâcha en poussant un cri de douleur, et envoyer mon pied dans le torse de Deidara, qui s'écroula en arrière. Je me précipitai contre le mur en les maudissant du regard et levai les yeux vers le nouveau venu. C'était bien Sasuke, qui me considérait avec une drôle d'expression, les dents serrées, le regard flamboyant. Je relevai une mèche trempée qui collait à mon front et le toisai d'un air de défi en haletant. Fini, la Sakura tremblante de peur. J'étais bien décidée à vendre chèrement ma peau.
Kisame, rendu furieux par le coup qu'il avait reçu, se précipita vers moi et me plaqua contre le mur auquel je m'étais appuyée. Malgré mes résolutions, je ne pu retenir un cri de douleur. Sa force était largement supérieure à la mienne et le choc avait suffit à me bloquer la respiration. Ses yeux de prédateurs s'ancrèrent dans les miens et il gronda :
- De quel droit tu nous cognes dessus ?
- Co...connard..., hoquetai-je.
- Pardon ?, demanda-t-il en s'approchant si près que son haleine alcoolisée s'insinua dans mes narines.
Il resserra sa prise et je me débattis de toutes mes forces, en vain. Si cela continuait ainsi, il allait m'étouffer !
- Kisame !, cria une voix derrière lui.
C'était Sasuke. Kisame me lâcha et je m'écroulai au sol en respirant bruyamment. L'air qui pénétrait dans ma gorge avait tout l'air d'être chauffé à blanc.
- Qu'est ce que tu veux, gamin ?, demanda Kisame.
- Cette fille, répondit le jeune homme, je la veux pour moi.
- Oh, oh ?, ricana l'homme requin. Et pourquoi est-ce qu'on te la donnerait ?
- Vous m'avez dit qu'à l'issue du jour de l'an, je pourrais choisir une fille parmi celles qui travaillent ici. Je veux celle-là.
Ses paroles furent suivies par un silence uniquement entrecoupé par mes respirations laborieuses. Les membres de la bande échangèrent des regards furtifs. Finalement, l'homme aux cheveux rouges dit :
- C'est vrai, les gars, je m'en souviens.
- Mais pourquoi elle en particulier ?, voulut savoir Deidara.
- Je l'avais repérée à la soirée, expliqua Sasuke. Et vous m'avez toujours dit qu'aucun de nous ne devait jamais manqué à sa parole envers les autres, pas vrai ?
- Là aussi, il a raison, confirma l'homme aux cheveux rouges d'une voix lasse.
- Oh, ça va, Sasori !, s'énerva Kisame. Arrête un peu ! Très bien, gamin, tu l'auras, mais tu peux bien nous la prêter un moment, non ?
Sasuke s'obstinait à ne pas croiser mon regard mais je fis mon possible pour que ma prière silencieuse l'atteigne. Il était mon unique espoir, le mince fil auquel pouvait encore se rattacher mon honneur et ma dignité.
- Non, dit-il sèchement en se rapprochant de l'endroit où j'étais prostrée. Est ce que je suis allé fricoter avec l'une des vôtres, moi ?
- Il..., commença Sasori.
- Ta gueule, putain !, hurla Kisame. C'est bon, j'ai compris !
Sasuke me saisit violemment par le bras et me releva sans ménagement. Je mis un moment avant de m'équilibrer. Étourdie par un mélange de peur et de soulagement, j'étais accablée de vertiges qui me donnaient la nausée. Sasuke n'y prêta pas attention et m'entraîna à sa suite vers une porte située à gauche de l'entrée. Alors qu'il passait près de ses acolytes, Deidara le héla.
- Tiens, dit-il en lui lançant un sachet de poudre blanche. Ça la détendra et ça ne te ferait pas de mal d'en prendre un peu aussi, tu es un tantinet sur les nerfs, Sasuke...
Sasuke saisit le sachet au vol et le fourra dans sa poche sans un seul remerciement. Alors que la porte se refermait sur nous, Deidara ajouta d'une voix douce :
- Et si tu tiens à cette fille, prends garde à ne pas la laisser seule !
La menace n'aurait pas pu être plus claire...
