La deuxième partie des interviews ! Navrée du retard, j'avais légèrement oubliée de poster ^.^"
Episode 7 / Interview de ST.A.R.S.
Partie 2 : Joseph Frost.
-… L'entente au sein des S.T.A.R.S. ? Répéta Joseph avant de finalement sourire. Une bonne entente. Même très bonne je dirais.
Hochant la tête tout en prenant des notes, Bertolucci releva la tête pour observer le jeune homme face à lui. Convenablement installé, le blond semblait serein contrairement à son prédécesseur dans cette pièce – Christopher Redfield – et cela l'incita à poursuivre, choisissant de reposer la question qui avait perturbée le tireur d'élite un peu plus tôt.
-D'accord. Et que pensez-vous de votre capitaine ? Rassurez-vous, ces informations resteront confidentielles, s'empressa-t-il d'ajouter. C'est juste pour une vue d'ensemble.
-Bah, ça va, j'suis cool, répondit le S.T.A.R.S., un sourcil en accent circonflexe. Je ne vois pas pourquoi je m'inquiéterais.
Bon… Apparemment les avis semblent bien partagé à propos de M. Wesker, remarqua-t-il devant l'air totalement neutre de l'interviewé.
-Oh, disons juste que j'ai été assez surprit par la réponse de votre prédécesseur…
-Chris ? Ah ouais, entre le capitaine et lui, c'est assez… bizarre. Mais sinon, tout va très bien, le capitaine fait vraiment bien son travail, c'est quelqu'un de très sérieux dans le cadre professionnel, on voit qu'on peut lui faire confiance.
Intéressant, nota le journaliste, intrigué.
-… Mais, qu'entendez-vous exactement par « bizarre » ?
-Bah…
/Flashback\
-… Une soirée?
Barry hocha la tête pour confirmer et Wesker haussa un sourcil devant la proposition. Il était conscient que ses hommes avaient l'habitude de sortir boire un coup dans un bar quelconque en fin de semaine. Jusqu'à présent, il avait toujours refusé poliment leur invitation, après tout, il avait beaucoup de travail – de la paperasse principalement – et, généralement, William l'invitait diner chez lui pour parler affaire juste après.
Mais, cette fois, les S.T.A.R.S. semblaient désirer sa présence, ce qui l'étonnait un tantinet. Joseph expliqua finalement :
-Bah comme ces derniers temps vous êtes assez bombardé en paperasse, on s'est dit que ce serait un bon moyen pour vous de décompresser un peu…
-Et puis certains ont l'air de penser que vous êtes incapable à prendre du plaisir, continua Jill avec un sourire.
Suivant son regard, Wesker tomba sur Chris qui, lui, regardait ailleurs, faisant comme s'il n'avait rien entendu, cherchant des papillons fluorescents du regard, et le blond comprit que la jeune femme devait parler de lui.
Certes, il était surement plus ou moins strict sur le travail mais, après tout, c'était son rôle de capitaine de gérer ses troupes et de veiller à ce que celles-ci fassent correctement tout leur travail. Mais il n'était pas non plus un rabat-joie, foi d'Albert Wesker ! Et ses années au centre de formation pouvaient le prouver ! William aussi d'ailleurs !
-Bien sûr, on vous laisse le choix du bar si vous voulez, dit Forest.
-Et rien ne vous oblige à rester jusqu'à pas d'heure, renchérit Enrico.
Ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Wesker leva calmement une main autoritaire vers eux afin d'obtenir le silence. Remettant ensuite en ordre le paquet de rapports sur son bureau, il regarda tour à tour chacun de ses soldats, remarquant que tous étaient bien là, devant son bureau – même la jeune Rebecca. Ils étaient pour la plupart de bonne humeur, et le blond devinait que c'était parce qu'il s'agissait de la fin de semaine. Cependant, un point l'agaçait : ses hommes avaient tendance à le croire un peu trop vieux jeu.
-J'ai la curieuse impression que vous me prenez pour un véritable rabat-joie, je me trompe ? Interrogea-t-il, son regard déviant finalement sur Chris Redfield.
Le brun sifflota avant de se décaler presque discrètement pour disparaitre derrière la carrure de Barry, cherchant de nouveau es papillons invisibles alors que les autres s'échangeaient des coups d'œil silencieux, attendant une preuve du contraire.
Joseph ne savait pas trop quoi penser de leur supérieur. Il avait l'air cool avec ses lunettes de soleil et était aussi très intelligent et il savait aussi que tout le monde était capable de s'amuser, Wesker ne faisait surement pas entorse à la règle. Cela dit, il s'avouait assez curieux sur le sujet et c'est les doigts croisés qu'il attendait une réponse de la part du blond.
-Je crois que… vous négligez une règle fondamentale des S.T.A.R.S., commença doucement Wesker, ôtant lentement ses éternelles lunettes de soleil devant les regards surpris. Ne pas se fier aux apparences…
Puis le blond arbora un sourire en coin charmeur digne des plus grands playboys de l'histoire, faisant s'évanouir la pauvre Rebecca qui tomba pile dans les bras de Richard et Brad qui se fracassa à terre, apeuré, tandis que Jill, elle, sembla lutter, réprimant un important épistaxis – plus connu sous le nom de saignement de nez. Les hommes, eux – les vrais - frissonnèrent de terreur devant une telle aura charismatique et Wesker se leva, leur faisant signe de le suivre, un halo de lumière semblant entourer sa personne.
Ils l'auraient leur soirée, et ils s'en mordraient les doigts ! Parole de Wesker ! Pour la première fois depuis qu'il avait quitté le centre de formation, il se sentait revivre. Il se sentait à nouveau…. Oui, non, en fait il avait toujours été machiavélique et ce à n'importe quel moment de sa vie. Il évitait juste de trop le montrer lorsqu'il travaillait parce qu'il craignait d'effrayer ses subordonnés… Mais là, ce soir, ils y auraient le droit ! Wesker ôterait son costume de capitaine pour endosser celui qu'il avait toujours porté, pour endosser le rôle du véritable lui-même – si, si, c'est possible !
C'était tout de même une chance, ce soir-là, il n'avait rien de prévu car William avait invité Annette à un diner en tête-à-tête, laissant Sherry à son DVD de tortus ninjas probablement mit sur la commande « répétition ». La pauvre jeune fille s'endormirait à coup sûr sous la douce berceuse de Kawabounga. Il pouvait donc bel et bien se permettre de sortir avec ses S.T.A.R.S… Certes, cette compagnie le changerait, il était surtout habitué à se trouver aux côtés de son éternel padawan mais…
Un sourire un brin sadique étira finalement ses lèvres.
La trahison…
Non, il ne s'agissait pas là d'une quelconque envie de meurtre soudaine ni quoi que ce soit du genre, c'était tout simplement le nom du bar-restaurant où ils avaient l'habitude d'aller pour décompresser – bien qu'Albert reconnaissait être celui ayant proposé ce nom à la tenancière qu'il connaissait assez bien – et il était certain que c'était là que se trouvait son cher ami…
Le blond se permit alors de choisir ce bar et, lorsqu'il pénétra dans celui-ci accompagné de la totalité de son escouade, il s'exclama faussement en voyant la silhouette près du comptoir :
-Oh, William, quelle surprise !
Sursautant, le scientifique se tourna vers son interlocuteur avec les yeux d'un illuminé.
-…Al' ?!
-Oh non, souffla la blonde qui l'accompagnait, vidant alors d'une traite sa boisson certainement alcoolisée pour ensuite en recommander un verre plein.
La troupe de l'interpellé fit à son tour son apparition, jugeant d'abord les lieux du regard, avant de s'intéresser au couple accoudé au bar vers lequel s'avança le blond.
-Oh, Albert, s'étonna la barmaid en le regardant approcher. C'est rare de te voir par ici en fin de semaine.
Derrière lui, les S.T.A.R.S. s'étonnèrent d'une telle familiarité et se contentèrent de suivre l'échange avec des yeux de merlan fris.
Wesker s'autorisa un sourire discret et s'accouda avec classe au bar, adressant un sourire colgate – et oui, encore –à la patronne.
-Bonsoir Kanon. On peut t'emprunter une douzaine de places, interrogea-t-il d'une voix si sensuelle que Rebecca trouva une nouvelle fois le moyen de s'évanouir en arrière-plan sans être pour autant rattrapée – Richard n'était pas non plus son garde du corps, il ne fallait pas pousser ! Jill, quant à elle, avait fait l'effort de glisser des bouts de tissus blancs dans chacune de ses narines afin d'éviter d'éclabousser de sang le parquet luisant.
-Joseph, tu baves, l'informa Forest en ricanant.
-Ah oui, merde.
Rattrapant de sa langue la salive s'écoulant de ses lèvres, il reporta son attention sur le groupement de table vers lequel ils furent menés. C'est qu'elle portait bien son nom la patronne !
-Eh bah franchement, capitaine, chapeau ! Je ne pensais pas que vous connaissiez un tel endroit !
-Tu me sous-estime, Joseph, nota-t-il, choisissant le tutoiement – après tout, hors de leurs heures de service, ils n'étaient tous que de simples mortel… Ou presque : de simples mortels ainsi qu'un apprenti-Dieu mais bon, il savait se montrer clément envers les êtres inférieurs, acceptant s'abaisser à leur niveau - aussi bas soit-il - pour cette fois.
-Bah… A vrai dire, c'est surtout pour que Forest arrête de se foutre de ma gueule que j'ai dit ça…
Puis la barmaid vint prendre leur commande.
-C'est ma tournée, annonça le capitaine.
Cette phrase lui valut les regards amouracher de la gent masculine assise à sa table et il regretta un tantinet lorsqu'il pensa voir Chris l'observer avec des yeux en forme de cœur – pas le cœur en tant qu'organe vitale, mais le cœur en tant qu'affreuse chose rosâtre représentante attitré de cette chose nommée Vautour... ou Amour peut-être, il ne savait plus trop. Fort heureusement pour lui, il devait certainement avoir rêvé car le brun retourna une troisième fois poursuivre des papillons invisibles du regard.
Certes, son porte-monnaie allait lui en vouloir, mais ça valait le coup, il en était certain.
-Vous venez ici depuis longtemps, capitaine ? Interrogea Richard, observant les alentours avec attention.
-Tutoyons-nous hors service, annonça-t-il simplement.
-Euh, très bien…
-Hey, on peut proposer à votr-euh ton camarade de nous rejoindre ? Intervint Joseph.
Après tout, le blond semblait bien s'entendre avec le couple au bar et puis le jeune S.T.A.R.S. était curieux d'en apprendre plus sur son supérieur. Cela ne coutait pas grand-chose de les faire venir.
Et plus on est de fous, plus on rit !
Wesker sourit. C'était effectivement ce qu'il avait prévu et il jeta un coup d'œil par-dessus son épaule.
-Will', Annette, aimeriez-vous vous joindre à nous ?
Ce n'était pas vraiment une question, mais les S.T.A.R.S. n'y prêtèrent pas attention. La blonde fit alors de grands signes de bras négatifs en se plaçant devant son mari, mais celui-ci se laissa finalement tenter par son maitre Sith favori lorsque ce dernier lui lança un regard suppliant – factice bien évidemment.
C'est donc en trainant derrière lui une Annette très réticente – visible à la façon dont elle s'accrochait fermement au bar en hurlant tout sorte d'insultes à propos d'un blond vaniteux et manipulateur tandis que son mari tentait de la faire lâcher prise en la tirant par les chevilles – que William vint s'ajouter à la tablée.
-Merci de votre bienveillante coopération, sourit-il sadiquement, plus à l'intention d'Annette qui tentait de le fusiller de ses yeux revolver.
-C*nnard, siffla-t-elle.
-Quel regard qui tue, souffla Edward à Brad qui se trouvait à sa droite, se rongeant les ongles de frayeur.
-Qu'elle femme, ajouta Kevin, conquit.
Le bras se posant sur les épaules de la blonde leur indiqua une zone de chasse interdite qui fit bien rire le capitaine : William était toujours aussi possessif, c'était amusant… Tellement amusant qu'Annette le foudroyait toujours du regard mais bon… il s'y était habitué, après tout, ruiner les rendez-vous amoureux d'Annette était son second passe-temps favori après ennuyer Marcus avec William et enterré également le vieil homme – certes fait qu'une seule fois, mais ça avait été tellement jouissif...
Bref, Wesker ne se formalisa pas des coups d'œil haineux de la blonde et leurs boissons leur furent apportées, tous goutant pour la plupart la bière locale : La Tyran. Il l'aimait bien, mais il admettait qu'elle était l'une des plus fortes et sauvage qu'il ait gouté jusqu'à présent… D'ailleurs, Rebecca et son lait-grenadine ainsi que les habitués furent les seuls à échapper aux gorges changées en lance-flamme.
Cette fois, ça avait été William qui avait proposé le nom... enfin, indirectement : à l'époque, tous les deux avaient été en train de déblatérer à propos des tas de devoirs que leur donnait le vieux Marcus et William avait maugréé un « Tyran » pile avant de porter ses lèvres à sa boisson – qu'il avait recraché par la suite par les narines. « Ca déboucherait un chiotte » avait-il affirmé afin de faire cesser le rire de son meilleur ami – d'essayer plutôt.
Des cruches d'eau leur furent ensuite apporter tandis que les deux scientifiques moralement masqué ricanaient devant la vision des superbes S.T.A.R.S. désarçonnés par une simple boisson.
-C'est sûr, commenta William. C'est plutôt une boisson d'homme…
La soirée continua néanmoins dans la bonne humeur, les boissons s'enchainant à la vitesse de la propagation du virus chez les insectoïdes – rapidement -, chacun évoquant des souvenirs attrayants – Wesker évitant tout de même de mentionner ses études chez Umbrella.
Ce n'était pas parce qu'ils étaient tous plus ou moins saouls, que Brad dansait la Chicken-Dance sur le bar avec des plumes décoratives dans les cheveux en étant accompagné au chant par un Kevin Dooley usant du cactus en guise de micro, que Jill se frottait un peu trop sensuellement à un Forest figé et rougissant tandis qu'un Barry pompette agitait des crucifix dans sa direction tout en faisant claquer son collier de gousses d'ail autour de son cou et qu'un Richard étourdit commençait à tenter de faire un striptease tout en aidant une Rebecca choquée à en faire de même alors qu'un Enrico et un Kenneth protecteurs l'en empêchaient qu'il prendrait ce risque.
… Et qu'Edward s'est mit en tête d'attraper des papillons fluorescents invisibles à la place de Chris…, songea-t-il alors que le S.T.A.R.S. en question courait en sautillant partout à la différence du brun.
D'ailleurs, le capitaine s'étonnait de le voir encore ici celui-là. Assi à sa place, le regard froncé et porté sur son verre vide, ce dernier semblait en pleine réflexion intérieure. Il restait également Joseph, mais ce dernier somnolait après ses quatre verres de Tyran – tout de même un bon record pour un débutant.
William et Annette étaient rapidement repartis. Même si le spectacle des S.T.A.R.S. ivre était à ne pas manquer, ils avaient tout de même une petite fille ! Enfin… il fallait qu'ils aillent couper le lecteur DVD, la gamine devait sans doute dormir à cette heure-ci et ils voulaient faire le plus d'économie de courant possible.
Non, malgré cela il ne regrettait pas cette soirée. Certes, il devait être l'un des seuls à avoir vu tout cela, mais ces évènements resteraient à jamais gravé dans sa mémoire – ainsi que sur les photos que William avait prises dans un accord mutuel et sadique entre eux deux.
Surtout le décolleté de Jill…
Secouant la tête pour échapper à cette vision, le blond observa le brun, toujours curieusement concentré.
-Chris, tu vas finir par faire une surchauffe, dit-il d'un ton léger afin d'attirer son attention.
-Al', comment t'oses me faire ça ? Fit simplement ce dernier en hoquetant douloureusement.
-Hum ? Répondit-il, surpris par son air soudain abattu.
-Tu crois que je t'ai pas vu mater Jill ? Et moi dans tout ça ? Et moi, hein ?
Jamais Wesker n'avait affiché un air aussi médusé, observant le jeune homme avec des yeux de merlan frit – si, si, c'est possible, même pour lui. Ce dernier commença à sangloter en enroulant ses bras autour de ses épaules dans une étreinte affreusement maladroite et douloureuse – ciel, il avait de la force à revendre ce petit !
Il passa malheureusement le reste de la soirée à hurler dans le vent pour qu'on vienne l'arracher à ce dépressif possessif et parano qu'était Chris qui ne le lâchait plus, énumérant ses malheurs en sanglotant sur son épaule, se mouchant parfois dans sa veste qui ressemblait désormais à un plat d'huitres – pas fraiches.
Tien, d'ailleurs jamais il n'aurait soupçonné Jill être capable de l'enfermer dans son casier pour faire des choses bizarres avec Forest dans les vestiaires du commissariat… Il en apprenait de belles. Mais… Euh… Pourquoi Chris refusait-il de le lâcher ? Heureusement, plus personne n'était en mesure de comprendre quoique ce soit…
Joseph, quant à lui, s'endormit paisiblement avec l'étrange image d'un Chris pleurant sur les genoux de son capitaine. Oh oui, il ne regrettait pas cette soirée.
/Fin du Flashback\
-… Effectivement, souffla Bertolucci en prenant en note. Au moins on voit que vous êtes une équipe soudée.
-Soudée, à ça oui ! Enfin, ça l'était un peu moins quand Brad a tenté de tous nous assassiner parce ce qu'il en avait marre qu'on l'appelle poule mouillée mais on n'a eu de la chance. Avec son degré d'alcool, il a confondu un ananas avec une grenade, commenta le S.T.A.R.S.
-Hein ?
-Mais ça va, on s'en est sorti, seule cette pauvre Rebecca n'a pas eu de chance et c'est évanoui une quatrième fois en le recevant en plein visage – oui, la troisième était quand Richard s'est retrouvé à courir nu, pourchassé par Enrico et Ken'. Mais au moins, elle aura des souvenirs mémorables de cette première soirée avec nous. Bon, c'était bien sympa tout ça, si vous avez besoin à l'occasion, n'hésitez pas ! Bonne continuation !
Le journaliste regarda le jeune homme partir, visiblement de bonne humeur, tandis que lui-même se frottait le crâne, tout de même choqué de ces révélations.
-Euh… Suivant !
Pour me pardonner, le suivant arrivera trèèèès rapidement... vous comprendrez vite pourquoi XD
