Juste un truc que je trouve super nul dans ce que j'écris, ce sont toujours les titres... De chapitres, de nouvelles... Donc euh... Vraiment désolée -'

Chapitre 2 : ''Découvertes''

-Lorsque je suis entrée à Poudlard, tout ce que je connaissais du monde des sorciers semblait se résumer à ce que j'avais appris dans mes livres de cours au cours de l'été qui avait précédé cet évènement.

J'étais une née-moldue, et dès mon arrivée, je sus que cette condition pouvait m'attirer certaines inimitiés. J'avais entreprit de devancer en quelque sorte ces sentiments hostiles par un travail irréprochable et un niveau que je voulais toujours plus haut. Et ce fut ma première erreur. En plus de m'attirer les foudres de sang-purs comme Draco Malefoy, j'eus du mal à susciter autre chose que de l'agacement chez Ron et Harry durant notre première année à Poudlard.

Cette année fut aussi celle du retour de Voldemort, ou, plutôt, de sa première réapparition… Je crois que ce qui nous a rapprochés, c'est cette lutte pour empêcher ses sbires de s'emparer de la pierre philosophale –je suppose que ça, vous en avez entendu parlé.

Le jeune homme acquiesça.

- Au cours de la deuxième année, la chambre des secrets a été ré-ouverte à Poudlard, reprit la vieille sorcière. Je crois que c'est cette année-là que notre histoire a commencée. Pas celle d'Harry, Ron et moi, bien sûr, mais celle que je connue avec mon ami ignoré de tous, fit-elle en souriant.

Elle marqua une pause, but une gorgée de Bièrraubeurre. Elle se redressa sur sa chaise, car elle s'était peu à peu penchée vers son auditeur, comme si elle se prêtait déjà à quelque confidence.

-Je vais vous demander, à ce moment de mon récit, d'oublier tout ce que l'on a pu vous raconter sur ces années, avant que la bataille finale n'ait lieu à Poudlard. Je voudrais que vous ne me jugiez pas, je voudrais que vous tentiez de comprendre que, si j'ai agit comme j'ai pu le faire, différemment de mes amis et de la plupart des gens alors, c'est parce que, contrairement à eux, j'avais eu accès à une toute autre vision de l'histoire.

Le jeune homme sembla réfléchir, comme s'il s'évertuait à deviner ce dont son interlocutrice lui parlait. Cependant, c'est serein qu'il lui assura :

-Soyez sans crainte, je ne vous jugerai pas, quoi qu'il arrive, ou qu'il ait pu arriver.

Hermione scruta son visage. Il semblait sincère, et assez intelligent pour comprendre ce qu'elle s'apprêtait à lui raconter. Un instant, elle sourit d'elle-même : elle allait raconter à un parfait inconnu ce qu'elle n'avait jamais pu avouer de toute sa vie à ses deux meilleurs amis, ni à aucune des personnes qui avait contribué à construire sa vie. Le sourire qui parait ses lèvres s'élargit plus encore :

-Quel est votre nom, mon jeune ami ?

-Je m'appelle Louis, madame.

-Je vous en prie, appelez-moi Hermione. Eh bien, voyez-vous, Louis, Draco Malefoy avait déjà, en première année, manifesté son empathie envers les nés-moldus. Mais, cette année-là, l'année de la réouverture de la chambre des secrets, cette position était de plus en plus affirmée, lorsque nous le croisions, bien sûr jamais devant les professeurs.

Un jour, lors d'une altercation entre L'équipe de Quidditch de Serpentard et mes amis, Draco me traita de Sang-de-bourbe. C'était la première fois que quelqu'un me lançait cette insulte, et je le pris très mal. Malheureusement pour lui, Ron, qui était alors mon ami, essaya de lui lancer un sort, qui lui revint en pleine figure. Et je crois bien que, malgré tout, Malefoy ne s'était pas attendu à ce que cette insulte était censée entrainer…

Hermione marqua à nouveau une pause.

-Si je dis « censée » c'est parce que tout ce qu'elle aurait dû entrainer ne s'est pas vu réalisé. Au début, bien sûr, je trouvais Malefoy odieux, tout comme Harry, Ron et tous mes amis. Nous n'éprouvions que de la répulsion pour lui et ce que l'on aurait alors qualifié de « son espèce ».

Lorsque la chambre des secret a été ré-ouverte, sa fanfaronnerie et son comportement triomphant nous fit penser, Harry, Ron et moi, qu'il pouvait être l'héritier de Serpentard. Nous avons donc entreprit de fabriquer du polynectar, cette potion qui vous fait prendre l'apparence de la personne dont vous possédez un cheveu ou un quelconque fragment. Nous l'avons utilisé pour prendre l'apparence d'amis de Draco et l'interroger sur son lien avec Serpentard et la chambre des secrets, puisque nous pensions qu'il était l'héritier, et souhaitions connaître ses dessins vis-à-vis des nés-moldus de l'école.

Par un malencontreux hasard, je me retrouvais métamorphosée en un mélange de chat et d'être humain, plutôt qu'en amie de Malefoy, quoi qu'il en soit, Harry et Ron allèrent donc seuls recueillir les informations que nous recherchions, et il s'avéra que Malefoy n'était finalement lié d'aucune manière directe à ce qui se passait à ce moment-là au château.

Elle s'arrêta à nouveau dans son récit pour reprendre une gorgée de Bièrraubeurre et changer de position. Ces chaises avaient beau ne pas sembler en moins bon état que lorsqu'elle était élève à Poudlard, elle, n'était plus aussi jeune.

-En réalité, nous ne le sûmes que bien plus tard, il était effectivement lié à cette histoire, par le biais de son père, car c'était bien Lucius Malefoy qui avait conservé toutes ces années, ce qui serait la clé de la réouverture de la chambre des secrets, et qui s'était arrangé pour qu'elle se retrouve à l'école.

Toujours est-il qu'à ce moment-là, lorsque les garçons l'avaient interrogé, Draco Malefoy n'avait aucune idée de qui pouvait être l'héritier de Serpentard et que, n'ayant pas été là pour en juger par moi-même, j'en doutais personnellement.

Pour revenir au malencontreux hasard qui m'avait fait me transformer en chat plutôt qu'en fillette capricieuse, ce même hasard fit que, lorsque l'on tente de se transformer en animal avec du polynectar, les effets ne se dissipent pas de la même manière. Je dus rester presque trois semaines à l'infirmerie de l'école pour recouvrer totalement l'apparence d'un être humain.

Le dernier soir que j'y dormais, alors que je m'étais couchée, et sur le point de m'endormir, Draco et deux de ses acolytes entrèrent à l'infirmerie. Draco avait une énorme bosse sur le front et semblait s'être prit quelque chose. D'ailleurs, l'un de ses amis –si l'on pouvait les qualifier d'amis– déclara à madame Pomfresh qu'il s'était à moitié assommé avec un chaudron sur lequel il avait tenté un wingardium leviosa. Alors qu'ils m'avaient bel et bien réveillée, je feignais de dormir encore. Je pensais que je pourrais sûrement me servir de cette affaire d'une manière ou d'une autre si tant est qu'il m'attaquait encore.

Madame Pomfresh renvoya immédiatement les deux élèves accompagnant Malefoy dans leur dortoir et elle s'occupa ensuite de ce dernier. Elle lui ordonna de rester un petit moment allongé sur le lit sur lequel il avait été placé, le temps que la potion fasse effet et qu'il reprenne ses esprits. Elle lui avait précisé qu'elle viendrait vérifier s'il pouvait repartir lui aussi dans son dortoir.

A ce moment-là de l'histoire, je pensais qu'il y avait de grandes chances pour que Draco soit l'héritier de Serpentard, et me retrouver en sa seule compagnie ne m'enchantait absolument pas. Ma baguette était posée sur ma table de nuit, mais je doutais qu'elle ne me soit d'aucune utilité s'il possédait un pouvoir capable de paralyser ou tuer des sorciers. Je me souviens avoir quand même profité de ce qu'il regardait autour de lui, à moitié sonné, pour saisir ma baguette et changer légèrement de position, de sorte à bien voir ce qu'il ferait lorsqu'il reviendrait à lui.

Cependant, ce soir-là, non seulement il ne tenta rien à mon encontre, mais aussi, lorsqu'il eût reprit ses esprits et constaté que je me trouvais dans le lit adjacent, il m'avait regardée comme jamais on ne m'avait regardée alors.

Elle releva la tête, semblant chercher ses mots.

-Ce soir-là, une première pour lui, il m'avait regardée avec curiosité. Et je suis sure que c'était parce que, jusqu'à cet instant, il ne m'avait jamais réellement regardée. J'aurais voulu en faire autant, mais regarder entre ses cils était déjà difficile, alors, autant dire que regarder quelque chose en détail, et de surcroît, si éloigné, relevait de l'impossible. Au bout d'un moment, j'ai quand même remarqué un changement dans son attitude. Il se détendit, comme s'il avait fini ce qu'il avait entreprit de faire : m'étudier.

La première chose qui m'a alors surprise, c'était qu'il aurait dû se détourner, chercher un autre objet de distraction. D'autant plus que la position qu'il avait adopté pour me contempler ne semblait pas des plus confortables. Mais il resta là, à me détailler toujours un peu plus.

La deuxième chose qui me surprit le plus, c'était le léger sourire qui était venu orner ses lèvres.