Premièrement, je suis absolument navrée d'avoir mis autant de temps à publier ce quatrième chapitre, pour ceux qui suivent cette fanfic, mais... Disons que ma vie est un vrai bordel en ce moment, et que c'est juste... Super difficile d'écrire quelque chose que je n'ai pas envie d'effacer subitement -' Je sais exactement ce que je veux écrire et ce que je veux faire ressortir, alors, sûrement que je suis un peu trop exigeante avec moi-même, mais c'est pour que cette histoire soit encore mieux ;)
Ah ! Oui, aussi, certains chapitres sont partagés en deux... En fait, souvent, ce sont simplement deux chapitres trop courts que j'ai mis à la suite ;) Tout bénef' pour vous :p
Bonne lecture, et merci aux personnes qui me suivent, même si je n'a pas encore eu de reviews, c'est toujours appréciable de voir que quelqu'un s'intéresse à son travail. Si vous avez de quelconques remarques, critiques ou demandes à faire, n'hésitez pas ;) Même si ça ne concerne pas directement l'histoire :)
Sur ce, bonne lecture, enjoy ! :)
Chapitre 4 partie 1 : Je te l'avais bien dit
J'ai été pétrifiée par la créature quelques temps après cet épisode, mais j'étais néanmoins tout à fait consciente, et les regards qu'avait coulé Malefoy dans ma direction et la prévenance qu'il avait montré à l'encontre de ma personne ne cessaient de me hanter. Il semblait être terriblement loin de l'exécrable petit sang-pur qu'il s'évertuait à devenir…
Lorsque j'ai été amenée à l'infirmerie, il est venu me voir après que tous mes autres visiteurs soient partis… Il s'est approché de moi, le visage contrarié, l'air en colère. Je me souviens avoir pensé que je m'étais trompé, que c'était bien lui qui contrôlait la créature que j'avais découvert être un basilique, et qu'il allait me tuer, là, dans cette infirmerie, pour que je ne puisse jamais révéler ce que je savais… Mais il s'est contenté de se pencher vers moi, et de me murmurer, tout près de mon oreille :
-Tu vois, Granger, tu aurais dû faire plus attention… Il soupira. Heureusement, tu n'es que pétrifiée, je me demande comment ça se fait que personne ne soit encore mort… Peut-être que la créature est trop vieille pour continuer à tuer les gens, ses pouvoirs se sont peut-être estompés…
-Et je jure sur tout ce que j'ai ( bien qu'en ce moment, ça ne vaille peut-être plus grand-chose ) continua Hermione Weasley, levant les yeux vers ceux de Louis, je jure sur tout ce qui m'est cher que ce que j'ai vu dans le regard de Malefoy à ce moment-là, c'était un formidable élan d'espoir.
Hermione se tut. Louis semblait perdu… Elle lui sourit malicieusement.
-He oui, qui aurait cru que l'ancien manger-mort dont la culpabilité a été la plus discutée dans le monde des sorciers du fait du rôle qu'il avait apparemment joué contre son gré, dans la mort de Dumbledore… Ses yeux se voilèrent, et elle ralentit ses mots. Qui aurait cru que Draco Malefoy ait pu un jour espérer que rien de grave n'arrive aux sang-de-bourbes et traîtres à leur sang que tout bon aristocrate de sa caste se devait répudier ? Mais, je n'ai pas fini.
Elle prit une grande inspiration, se reculant sur son siège pour continuer son récit.
-Il s'était remis à m'observer comme il l'avait précédemment fait, la dernière fois que nous nous étions retrouvés seuls dans cette infirmerie. Je me souviens de cette étrange sensation, alors que j'étais pétrifiée, j'aurai voulu rougir, mais mon corps en était incapable. Et je pense d'ailleurs que si c'était effectivement arrivé, la suite n'aurait pas eu lieu. Mais mes joues restèrent aussi blanches qu'elles l'étaient avant son entrée dans l'infirmerie, et il saisit ma main.
Il y trouva le papier que j'avais glissé à l'intention de ceux qui me découvriraient si la créature parvenait à me pétrifier le temps que je rejoigne mes amis… Mais personne dans les adultes qui s'étaient relayés autour de moi depuis la découverte de mon corps n'avait fait grand cas de ce que j'avais pu être en train d'essayer de faire au moment où je m'étais faite attaquée. Personne ne l'avait encore découvert, donc, jusqu'à Draco…
Il sentit sûrement le papier puisqu'il le retira d'entre mes doigts, et le déplia… Il était légèrement froissé car, au moment d'être pétrifiée, tout mon corps s'était crispé, la main qui le tenait y compris. Draco lu le papier, et compris que j'avais découvert la nature de la créature. Il sembla horrifié, mais il comprit aussi que le miroir que l'on avait retrouvé dans ma main m'avait servi à ne pas regarder la créature en face, puisqu'un regard direct m'aurait tuée. Je vis son visage se crisper sous la compréhension des conséquences que cette découverte entrainait qui se frayait lentement un chemin dans ses pensées.
On entendit soudain du bruit dans le couloir, des gens approchaient. Sûrement que Malefoy comprit que ce papier ne lui était pas destiné au départ, et qu'il était d'un besoin vital que les destinataires originels en prennent possession. Aussi remit-il précipitamment le papier dans ma main, le froissant un peu plus entre mes doigts.
Puis allant se positionner derrière les portes battantes de l'infirmerie, il profita de l'entrée de nouveaux arrivants dans la pièce pour sortir avant que les portes battantes ne se referment derrière eux. Harry et Ron trouvèrent le papier, et allèrent combattre la créature. Nous finîmes, toutes les personnes pétrifiées par le regard de la créature de Serpentard, donc moi incluse, par être ''réveillées''. La fin de l'année fut calme. Je croisais par instant Malefoy, et nous nous lancions des sourires lorsque personne ne nous regardait, mais jamais cette année-là, nous ne nous sommes reparlés.
Cependant… hésita Hermione. À la gare de King's cross, alors que je disais au revoir à Ron et Harry, nous vîmes Lucius et Narcissa Malefoy accompagnés de leur fils. Le père nous lançait un regard des plus accusateurs. Il nous détestait pour avoir contrariés ses plans, sans aucun doute. Mais, surtout, il me regardait moi, avec un dégoût profond. Je me souviens avoir rougit, juste avant de voir le regard d'excuses que Draco me lançait, accompagné du sourire le plus malicieux qui ait existé sur son visage. Son père avait suivi mon regard et réprimandé son garnement pour sourire à une jeune fille ''qui ne faisait même pas partie du monde des sorciers'' avait-il dit. Ils avaient ensuite fait volte-face et s'étaient éloignés. Mais le sourire de Draco n'avait pas quitté ses lèvres.
Chapitre 4 partie 2 : Retrouvailles
Lors de notre rentrée en troisième année, le monde sorcier était en ébullition. Tout un chacun était sur ses gardes, celui qu'on pensait alors comme le bras droit du seigneur des ténèbres, Sirius Black, était parvenu à s'échapper d'Azkaban, et on le pensait à la recherche d'Harry dans le but de le tuer. Bien sûr, par la suite, nous avons découvert que la vérité était loin d'être celle que tout le monde avait relayée depuis la mort des parents d'Harry. Mais à ce moment-là, nous étions persuadés que c'était le cas, et d'importantes mesures avaient été prises, incluant des détraqueurs… auxquels Harry était grandement sensible. Il s'évanouit d'ailleurs durant une fouille du train par lesdits détraqueurs.
Ce n'était pas très grave, mais tout le monde le sut en quelques minutes à peine, je suppose. Y compris Malefoy. En voyant son air à la sortie du train, j'avais immédiatement compris que son père avait dû lui tirer un peu les bretelles pendant l'été et le préparer mentalement à cette rentrée. Il se montrait d'une suffisance insupportable.
Cette année-là était particulière pour moi. J'avais choisi de prendre bien plus d'options qu'il n'était possible de faire entrer dans un emploi du temps, aussi, le ministère avait consenti à me prêter un retourneur de temps afin que je puisse suivre tous mes cours. Mes retours dans le passé ne devaient pas excéder trois heures consécutives, pour ne pas prendre trop de risques lors des retournements de temps. Tout mon emploi du temps avait été pensé dans cette optique. Mais revenons-en aux détraqueurs et autres réjouissances :
Malefoy pris, dès la sortie du train, un malin plaisir à caricaturer Harry s'évanouissant à la vue de détraqueurs. Ron avait voulu le frapper, mais je l'avais retenu, de peur qu'il ne fasse trop de dégâts… Mais, je crois ne pas me tromper si je dis que la retenue de Ron venait du fait qu'il pensait que je l'avais empêché parce qu'Harry n'avait pas encore remarqué ces moqueries à son encontre. Et aussi peut-être le fait que la dernière fois qu'il avait voulu attaquer Malefoy, cela s'était retourné contre lui.
Après le repas de début d'année, j'étais ressortie de mon dortoir, afin d'aller prendre l'air en cette dernière soirée de répit, avant que cette année qui s'annonçait fatigante ne commence. Et sans trop savoir pourquoi, je m'étais retrouvée devant l'infirmerie… Le jeune homme que j'avais vu ce jour-là, je ne voulais pas le voir. Je voulais retrouver celui qui m'avait souri si innocemment et malicieusement… Je soupirais. Je n'allais, bien évidemment pas le retrouver ici… Mais c'était le seul endroit où nous avions échangé quelques mots.
Je tournais finalement des talons quand je vis Malefoy passer au bout du couloir. Lui aussi me remarqua. Il se dissimula à moitié derrière une statue et me fit signe de le rejoindre. Je me souviens de l'allégresse qui m'avait pris à ce moment-là. Il m'invitait à venir lui parler, passer du temps avec lui. Je l'avais rejoint silencieusement, et, tout aussi silencieusement, il avait saisi ma main et m'avait entraînée vers les toilettes du deuxième étage pour pouvoir parler sans risquer que quelqu'un ne nous surprenne au détour d'un couloir.
