Avant tout, je tiens à m'excuser, vraiment, pour le temps infini que cette suite a mis pour arriver... Pour ma défense, j'ai eu mes partiels et euh... En dépit du temps de révision, ça ne s'est pas aussi bien passé que ce à quoi je m'étais attendu x)
Je jure que ça ne se reproduira plus, et que je vais essayer de publier régulièrement de nouveaux chapitres, une à deux fois par semaine, au moins. Et pour me faire pardonner, je publie très vite ( genre très tard cette nuit ou très tôt demain matin :p ) le prochain chapitre !
Sur ce, enjoy ! ;)
( PS : je sais, le titre du chapitre ne s'affiche pas en entier, ça me perturbe x) Navrée ^^ )
Chapitre 7 : l'hypocrisie de l'hippogriffe
-S'il y avait une chose dont Draco ne pouvait s'empêcher de faire, c'était de se moquer d'Harry. Le premier jour de cours de cette troisième année que nous passions à Poudlard, nous avions cours de Soin aux créatures magiques, avec les Serpentards. Et la première chose que Draco fit fut d'imiter à nouveau grossièrement un Harry qui s'évanouirait à la vue des détraqueurs, ce qui faillit déclencher une fois de plus une bagarre. J'avais pris Harry par l'épaule et l'avait ramené plus loin du groupe de Serpentards qui s'amusaient toujours à singer une hypothétique perte de conscience de la part d'Harry. Je jetais un de mes regards les plus glacials à Draco et toute sa clique, et il eût assez d'esprit pour me lancer un petit regard d'excuse… Juste avant de se tourner dédaigneusement vers Harry. Je soupirai discrètement. Draco ne changerait pas…
Hagrid a toujours nourrit un amour inconditionnel de toutes les créatures sortant de l'ordinaire, et cette année-là, il avait réussi à obtenir la garde d'un hippogriffe nommé Buck. Ce qu'il faut savoir, à propos des hippogriffes, c'est que ce sont des créatures très intelligentes, très fières, et très dangereuses. Un seul coup de leurs griffes peut vous découper un homme en deux. Désolée, ce n'est pas très ragoûtant, fit Hermione devant la grimace qu'afficha Louis à cette évocation. Mais, c'est ce qu'i savoir sur les hippogriffes. Hagrid nous avait tout de suite mis en garde, nous ayant également fait ouvrir nos livres de cours sur un ensemble d'avertissements relatifs à ces créatures. Comme il nous l'expliqua par la suite, il ne fallait jamais avancer trop vite vers une de ces bêtes, ni leur tourner le dos, ou encore les insulter ou les regarder directement dans les yeux.
-Si vous vous en tenez à ces consignes, tout se passera bien, conclut-il.
Puis il demanda à ce qu'un élève volontaire pour s'approcher de Buck, s'avance, tout en se retournant pour nourrir la majestueuse créature qui se tenait attachée à quelques mètres de là. Comme un seul homme, toute la classe recula d'effroi. Toute la classe, sauf mon pauvre ami Harry. Je me souviens d'avoir ressenti un petit pincement de culpabilité pour n'avoir rien fait pour l'avertir de sa solitude créée par le retrait de tous les autres élèves. Mais j'effaçais vite mes remords en me disant que, si lui n'avait pas reculé, c'est qu'il devait être le seul à posséder ces qualités pour approcher un tel être, sans trop risquer de finir en charpie.
J'ai appris bien plus tard que s'il ne s'était pas retiré, c'était parce qu'il avait été trop concentré sur la créature à ce moment-là pour remarquer ne serait-ce que la requête d'un élève volontaire émise par Hagrid. Quoi qu'il en soit, nous le regardâmes tous, retenant notre souffle, avancer vers la créature, s'incliner. Nous prîmes tous peur lorsque Buck parut ne pas l'accepter, mais Harry se figea alors si bien qu'il s'inclina à son tour. Hagrid les félicita, l'un à l'aide d'un furet, l'autre par une bourrade affectueuse qui manqua démembrer Harry.
Puis tout se passa très vite. Hagrid invita Harry à venir caresser l' hippogriffe, puis en quelques instants, le posa sur son dos, et lui donna de rapides instructions pour effectuer un vol sur la créature. Puis il décolla. Par la suite, il nous rapporta, à Ronald et moi, que la sensation était plus grisant encore que sur un balais. Qu'il pouvait ressentir chaque petite impulsion de l'animal, chaque muscle qui se tendait ou se détendait, chaque souffle. Ses yeux en pétillaient encore lorsque le vol se termina et qu'il remit pied à terre. Nous étions tous émerveillés de cette aventure qui promettait d'être offerte à chaque personne assez courageuse et humble qui voudrait se risquer à la tenter également.
Cependant, avant même que qui que ce soit ait eu le temps de réitérer l'expérience, alors qu'Hagrid et la plupart des élèves félicitaient encore Harry, et moi dont, Malefoy, ivre de rage que l'attention de tous, et peut-être surtout la mienne, soit dirigée vers Harry et Buck, s'avança sans précaution aucune. Je n'eus que le temps de remarquer le regard plein de mépris qu'il lançait à l' hippogriffe, avant qu'il n'atteigne ce dernier et qu'il se mette à copieusement l'insulter, et Harry par la même occasion. Tout se passa à nouveau très vite. Un éclair de peur traversa mon visage au moment où les serres de Buck s'abattirent sur le bras de Malefoy, et je vis cette peur se refléter dans ses yeux lorsqu'il tourna son regard vers moi. Puis, ayant été écarté de Buck par Hagrid qui l'avait soulevé pour entreprendre de l'emmener à l'infirmerie, il se mit à geindre et à pleurer.
Mon cœur se serrait un instant, et j'avançais avec l'idée de les suivre, mais le regard de triomphe qu'il lança alors à Harry me fit comprendre qu'il ne souffrait pas tant que ça, et qu'il profitait de la situation pour attirer l'attention sur lui, et provoquer le plus d'ennuis possibles par la suite. Ses gémissements se firent cependant moins forts et moins douloureux lorsqu'il nota mon arrêt et le regard de reproche que je lui lançais.
Ce soir-là, en dépit de ma colère, je prétextais avoir besoin d'un livre à la bibliothèque pour me faufiler dans l'infirmerie, une vingtaine de minutes avant le couvre-feu. J'attendais que tout le monde soit sorti de l'infirmerie, et que Mme Pomfresh ait quitté le chevet de Draco pour entrer. Il ne dormait pas.
-Je t'attendais, a-t-il dit.
Malgré moi, j'eu un sourire en lui répondant.
-Tu ne doutes de rien !
-Je savais que tu viendrais au moins pour me reprocher mes… emphases.
Mon visage se tordit en une grimace, horrible, je pense. J'essayai tant bien que mal de me retenir de sourire au fait qu'il paraissait déjà me connaître si bien, aussi intimement. Qu'il sache que c'était la première raison qui m'avait menée ici.
-Et je suis content de voir que tu es venue, parce que, même si c'est pour me reprocher quelque chose. Ça prouve que tu tiens au moins un peu à moi pour te donner la peine d'essayer de faire en sorte que je ne recommence pas. Mais, avant que tu ne dises quoi que ce soit, je te jure que je n'exagèrerai plus jamais les faits comme ça. Enfin… Quand il s'agira de personnes auxquelles tu es attachée. Promis.
Je me figeais. J'avais souris face au culot qu'il avait eu en me balançant que je tenais à lui, assez pour m'assurer qu'il ne ferait plus de telles bêtises. Mais je me rendais compte que la gravité de ce qu'il avait fait lui échappait. Il pensait que je lui en voulais uniquement pour ses enfantillages après qu'il se soit mis en danger par orgueil. Mais, je lui en voulais justement parce qu'il avait agis en parfait crétin en se mettant autant en danger juste pour rabaisser Harry. D'autant que je soupçonnais fortement que c'était uniquement par jalousie.
-Malefoy ? dis-je d'une voix froide.
L'assurance dans ses yeux vacilla, remplacée par une lueur de crainte.
-Hermione ? demanda-t-il inquiet.
-Est-ce que tu crois sincèrement que je suis venue te reprocher d'avoir feint une douleur atroce ?
Il parut déconcerté. Il l'était.
-Je… Non… Je… Quoi ?! Mais, qu'est-ce que tu es venue faire là alors ?
Dans un sifflement de colère extrême, j'explosai, me contenant difficilement, de peur d'alerter Mme Pomfresh.
-Espèce de… Ahhhhhhhhh ! Parfait crétin ! Espèce d'imbécile ! Qu'est-ce qui t'as pris de provoquer Buck comme ça !? Est-ce que tu ne peux pas t'empêcher juste un moment, est-ce que, vraiment, c'est si difficile pour toi de ne pas essayer à tout prix de rabaisser Harry ?!
Il eut un sifflement dédaigneux.
-Tsss… Ton Harry n'est pas aussi extraordinaire que ce qu'il prétend être. Et il fallait que quelqu'un le démontre !
-La belle affaire ! Et maintenant ? Tu te rends compte que tu avais tord ? Harry est au moins assez humble pour pouvoir approcher un hippogriffe sans qu'il l'agresse ! Mais, tu vois, ça n'est pas le problème, il ne s'agit pas d'Harry ! Il s'agit de toi, incapable de retenir ta saleté d'orgueil ! La vérité, c'est que c'est à moi que tu voulais prouver qu'Harry n'est pas extraordinaire !
-Tu ne doutes de rien non plus, me lança-t-il. Je persiste, c'est sa faute à lui. Il n'a qu'à pas toujours se mettre autant en avant ! Je ne serai pas aussi tenté !
-Tu sais quoi ? Si quelqu'un d'autre avait été aussi peu couard que lui, il ne se serait pas retrouvé désigné d'office !
-Oui, parce que Saint Potter a été trop idiot pour penser à reculer, comme tout un chacun l'a fait, tous les autres sont des lâches !
-DRACO ! Le problème n'est pas là ! Ton inconscience et ton orgueil ont failli te tuer aujourd'hui !
Les larmes se mirent à couler malgré moi, celles que j'aurai dû verser plus tôt, quand j'avais eu encore si peur que Buck ne l'écharpe. Je lui lançais un dernier regard, il semblait comme assommé. Il observait les larmes dévaler mes joues avec un regard de profonde incrédulité. Son air complètement imbécile fit se retrousser les coins de ma bouche, imperceptiblement surement, pour lui, mais je le sentis.
Je m'étais énormément rapprochée de lui dans la dernière explosion qu'il y avait eu en moi, et il n'eut qu'à lever légèrement la main pour chasser l'eau qui continuait de cascader sur mon visage. Dans un mouvement d'une extrême douceur, accompagné d'un regard révérencieux, il leva son autre main, et caressa mon autre joue. Je savais ce qu'il voulait faire, alors. Mais je refusais de le lui donner, alors même que j'étais aussi en colère contre lui. Je me reculais, il semblait blessé, et sur un dernier regard de regrets, je quittais l'infirmerie, lui tournant ostensiblement le dos.
