Disclaimer : Tous les personnages d'Avengers appartiennent avant tout à Stan Lee, l'homme qui a inventé la fanfiction avant les fans
Bêta Lectrice : Aucune pour l'instant
Note de l'auteur : J'avoue, j'ai pris des énooooormes libertés avec le scénario original (et ça ne fait que commencer). Mais voila, j'avais l'idée de fin de ce chapitre et, en re-mattant Iron Man 3, je me suis dit "Meeerde, il va falloir que j'adapte ça sans Pepper". J'ai donc fait une dizaine de scénarios différents avant de, finalement, me dire que personne n'en avait rien à foutre que je colle au scénario original. Je ne regrette rien :D
Just Another Rather Very Intelligent System
-IV-
"World On Fire - Slash"
La quatrième fois que JARVIS outrepassa ses assignations, Tony était aux mains de terroristes. Et parce qu'il avait déjà un cas auquel se référer, il savait que rien de bon ne pouvait en découler.
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Tony était dans son laboratoire en train d'essayer de décrypter les plans du Mandarin avec l'aide de Jay quand une discrète alarme résonna.
- Qu'est ce que c'est que ça ? grogna-t-il en faisant signe à son IA de lui montrer les vidéos de surveillance. Un visiteur ? J'avais demandé un verrouillage intégral ! Bon sang, Jay, j'ai menacé un terroriste, on ne va pas commencer à faire une rave party ici !
La voiture s'était arrêtée devant le portail et une jeune femme en sortit, cherchant visiblement une sonnette.
- Attend, fit l'ingénieur en agrandissant l'image. Qui est-ce ?
- La voiture est immatriculée au nom de Maya Hansen.
- Ça ne me dit rien. C'est une journaliste ?
- Elle est titulaire d'un doctorat en génétique et biologie et est actuellement employée par le laboratoire de recherche et développement AIM sur un projet relatif à l'auto-régénération cellulaire.
- OK, définitivement pas une journaliste.
Il tapota distraitement du doigt sur son bureau pendant que la jeune femme se hissait sur la pointe des pieds pour essayer d'apercevoir la villa.
- Qu'est-ce que je fais d'elle ?
- Pourquoi pas l'inviter à cette rave party ?
- Ha ha, hilarant, Jay, répondit sarcastiquement Tony.
Sur l'écran, Maya remonta dans sa voiture et commença à manœuvrer pour faire demi-tour.
- Bon, fit Tony en fermant la fenêtre de surveillance, où on étions-nous ?
- Le plan de vol pour le Tennessee est prêt, répondit Jay. Mais je ne pense pas que le Mark 42 soit prêt pour un tel voyage. Les jointures sont beaucoup plus fragiles avec le système d'appel à distance et un vol prolongé pourrait les endommager.
Tony fit une grimace boudeuse et croisa les bras.
- Quel est l'intérêt d'avoir mis au point une technique aussi cool si je ne peux pas l'utiliser ?
- Pour ma part, j'apprécie énormément te voir te contorsionner pour rattraper les parties de l'armure au vol.
- Ha ! Je savais que tu le faisais exprès !
La machine à café se mit en route avec un petit « clang » et Tony plissa les yeux.
- Tu n'arriveras pas à me soudoyer avec du café, Jay.
La ventilation se mit également en route et l'odeur forte et corsée migra jusqu'à lui. Tony inspira profondément et décroisa les bras.
- D'accord, je te pardonne, mais je te jure que si tu-
L'alarme résonna de nouveau. Dehors, Maya Hasen avait déplacé sa voiture juste devant le portail et utilisé l'engin comme marchepied pour l'escalader.
- Wahou, c'est la première fois qu'une femme pénètre chez moi par effraction. Même après avoir été élu homme le plus sexy de l'année...
- Dois-je la laisser rentrer ? demanda Jay d'une voix un peu trop sèche.
- Je ne peux rien faire devant autant d'entêtement, répondit Tony en mettant la vidéo en pose au moment où Maya enjambait le portail. Et ce jean lui moule adorablement bien les fesses.
- Dois-je vous préparer l'armure ?
- Bien sûr, si je dois menacer quelqu'un, autant que je le fasse avec style, fit Tony en adressant un sourire charmeur à la caméra au dessus de lui.
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- Même si je me doute de la réponse, je dois quand vous demander si vous êtes le Mandarin, dit Tony dès que la jeune femme eu passé la porte. Mais vous n'êtes pas le Mandarin, non ?
Il fit l'effort de relever son masque pour montrer son haussement de sourcil interrogatif.
- Vous ne vous souvenez pas de moi ? répondit-elle d'une voix résignée. Non, évidemment.
- Ne vous vexez pas, je ne me rappelle pas ce que j'ai pris au petit déjeuner ce matin.
- Gaufres sans gluten, railla JARVIS.
Tony eut une seconde d'hésitation en entendant la voix masculine mais se reprit très vite. À passer des heures dans son laboratoire en compagnie de Jay, il en oubliait que JARVIS restait la face « publique » de son IA.
- Merci, mais peut-être pouvez-vous, commença-t-il en faisant signe à l'IA de se taire.
- Il y a quelqu'un d'autre ici ? se tendit soudainement la jeune femme.
- Non, c'est juste JARVIS, il s'occupe de la maison. Si vous me disiez plutôt pourquoi vous avez escaladé mon portail ? J'ai conscience d'être irrésistible mais pas à ce point !
Elle se mordit la lèvre inférieure en baissant les yeux et cela ramena un souvenir à la lisière de la mémoire du milliardaire.
- On s'est déjà rencontrés. À une conférence, non ?
- Berne, en 99, répondit la jeune femme avec un petit sourire.
- Oh merde, ne me dites pas qu'un gamin de douze ans m'attend dans la voiture.
Il avait déjà eu cette conversation une demi-douzaine de fois et, généralement, elle rencontrait l'efficacité brutale du service légal de Stark Industries.
La voix de JARVIS les interrompit avant qu'il n'ai eu le temps de sortir son discours habituel « voyez-ça avec mes avocats ».
- Monsieur, des véhicules aériens lourdement armés approchent à grande vitesse. Un missile a été tiré, impact dans huit secondes.
Tony jura et leva les bras au ciel.
- Bien, s'exclama-t-il en se tournant vers Maya, je crois que nous allons devoir couper court à cette conversation.
Il rabattit la visière et l'écran s'alluma, lui indiquant déjà le compte-à-rebours avant impact.
- Pourquoi est-ce que j'ai donné mon adresse à un terroriste, déjà ? grogna-t-il en enclenchant ses répulseurs.
- Mon programme m'empêche de vous manquer de respect, Monsieur, répondit JARVIS avec les micros du salon.
- Parce que tu es un imbécile au sang chaud qui était trop préoccupé par l'état de son ami pour réfléchir correctement, répondit Jay dans son oreille.
Un brusque poussée des répulseurs le projeta sur Maya, qu'il plaqua contre son torse, et il percuta la baie vitrée qui explosa en un millier d'éclats de verre. Ils touchèrent brutalement le sol au milieu de la cour et Tony sentit le sol trembler sous l'impact du missile au même moment où une explosion lui vrillait les tympans. Son cœur s'arrêta presque de battre quand il se rendit compte que, s'il n'avait pas senti le souffle de l'impact, le missile avait probablement heurté les étages inférieurs, et donc son laboratoire.
- Jay ! Rapport !
- Laboratoire gravement touché. Irradiation supra-magnétique trop importante. Mise en veille pour protéger disque source.
- Non non non, Jay, j'ai encore besoin de toi, reste avec moi !
Seul le silence lui répondit. Dans ses bras, Maya émit un gémissement de douleur mais l'ingénieur ne s'en préoccupa pas. Ces salauds allaient payer.
Il enclencha les répulseurs à la puissance maximale et fila vers les trois hélicoptères qui continuaient de canarder la villa. Plusieurs balles ricochèrent bruyamment sur l'armure et il serra les dents. Sans Jay, il n'avait pas non plus d'assistance de vol, il n'avait plus que sa chance.
Un deuxième missile passa à quelques centimètres de son flan gauche et heurta un pilier soutenant l'avancée de la terrasse. Toute la partie habitable commença à lentement glisser dans la mer.
Tony tira sur un des hélicoptère et toucha le réservoir de carburant. L'engin explosa et fondit dans l'océan. Avant qu'il n'ai eu le temps de se retourner vers sa deuxième cible, une volée de balles l'atteignit à la poitrine et il partit en vrille avant de se stabiliser. Au-dessus de lui, un homme blond au sourire dédaigneux ajusta la mitraillette sur son épaule et tira une nouvelle volée qu'il évita de justesse.
Tony ajusta la puissance de ses propulseurs et vira, suivi par le bruit de la mitraillette. Il passa sous le deuxième hélicoptère mais les coups de feu ne s'arrêtèrent pas et l'appareil perdit dangereusement de l'altitude, poursuivi par un nuage de fumée noire. Le sourire sadique de l'homme s'intensifia.
Il essaya d'éviter les pales de l'hélicoptère endommagé mais une douleur intense explosa dans son côté gauche et il se senti projeté en avant. Les caméras de son casque grésillèrent quelques secondes puis il fut plongé dans le noir.
L'impact de l'eau lui coupa le souffle et il perdit connaissance.
Initialisation du protocole U2.3 :
Démarrage du générateur de sécurité...
Acquisition des conditions du local : Erreur
Test des capteurs d'hygrométrie : OK
Correction des conditions du local : OK
Initialisation du protocole U3.0 :
Démarrage de l'unité principale...
Localisation de Tony Stark : Erreur
Test de la liaison radio : Erreur
Test de la liaison satellite : Erreur
Clic. Clic. Clic clic.
Tony voulut ouvrir les yeux mais une lumière crue l'aveugla et il poussa un gémissement rauque.
Clic. Clic.
Il essaya de se tourner mais sa poitrine était solidement maintenue. Immédiatement, la panique le prit à la gorge. Des flashs de caverne humide, de poudre et de rires gutturaux l'agressèrent. Ses poignets aussi étaient liés à une surface dure, tout comme ses cuisses et ses chevilles.
Clic clic.
Il ouvrit les yeux malgré la douleur et tira sur ses liens mais ne parvint pas à bouger plus de quelques millimètres.
Clic.
Un homme était assis à son chevet. Les jambes largement écartées, les coudes reposant sur les genoux, il jouait avec un couteau papillon, l'ouvrant et le fermant d'un mouvement expert du poignet. Sa tenue et ses cheveux blonds coupés ras le disait ancien militaire, ses yeux vides disaient qu'il n'avait rien à perdre. Son sourire sadique disait qu'il se délectait de la situation.
Clic.
C'était l'homme à bord de l'hélicoptère. Celui qui n'avait pas hésité à tirer sur ses propres alliés pour l'abattre.
- Tony Stark, fit-il en rouvrant le couteau nonchalamment.
- Et bien, quel comité d'accueil, répondit Tony avec la même fausse nonchalance. Avec les efforts que vous avez mis pour détruire ma maison, j'espérais au moins me retrouver devant le Mandarin, et pas devant un sous-fifre.
Clic clic.
- Le maître arrivera bien assez tôt. En attendant, je te conseille de ne pas bouger.
- Tu sais, tu p-
Le couteau s'enfonça profondément dans la paume de sa main. Il hurla.
- Oh, fit l'homme avec un grand sourire. Quand je disais de ne pas bouger, j'étais sérieux.
- Espèce de fils de p-
L'homme tourna impatiemment le couteau dans la blessure et Tony se mordit violemment la langue pour ne pas hurler de nouveau.
- Chut chut chut, dit-il comme s'il parlait à un enfant, le maître n'aime pas quand les gens crient autour de lui, ça lui donne mal à la tête.
Il se rapprocha de son visage et Tony sentit son souffle chaud dans son oreille.
- Mais je t'en pris, continue de crier, je serais ravi de te faire taire.
Il retira le couteau de la plaie sanglante. Tony sentit les larmes de douleur brûler au coin de ses yeux.
L'homme eut un petit rire lorsqu'il posa la lame sur les lèvres du milliardaire.
- Je crois que j'adorerais te couper la langue.
Il fit glisser la lame au coin de sa bouche et appuya légèrement. Pas assez pour entailler mais Tony sentit ses pupilles se dilater de terreur.
- Et aussi te lacérer le visage, pour montrer au monde le vrai monstre que tu es. Pour que les gens se rappellent que, derrière Iron Man, il y a encore le Marchand de Mort.
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Aldrich Killian était un homme de l'ombre. Pas dans le sens classique du terme, bien sûr, puisque le public le connaissait. Mais pour lui, il était juste le représentant d'une entreprise de technologies avancées en pleine expansion. En réalité, il était le marionnettiste, celui qui ne se cache pas mais dont les pantins captivent l'attention et font oublier l'homme derrière qui tire les ficelles. Il se complaisait dans la lumière des projecteurs, jouant le rôle de l'homme respectable, mais c'était lorsqu'il endossait son autre costume qu'il prenait vraiment son pied. Assis dans le siège du réalisateur, derrière la caméra, il voyait se construire l'avenir des États-Unis. Un avenir gouverné par la peur du Mandarin, un avenir dont il avait écrit le scénario et dont le dernier acteur venait enfin d'arriver en coulisses.
Il sortit de la limousine sans adresser un regard à celui qui lui avait ouvert la portière et pénétra dans la villa d'un air de propriétaire. Il replia soigneusement ses lunettes de soleil et se dirigea vers le salon.
Des techniciens s'affairaient un peu partout devant de nombreux écrans sous l'œil imperturbable d'Ellen. La jeune femme était assise dans le fauteuil du Mandarin, les jambes passées par dessus l'accoudoir. Quand elle vit Killian entrer, elle bondit de son siège pour venir le saluer, un sourire timide sur les lèvres. Ce dernier lui sourit en retour. Il avait bien dressé ses chiens.
- Eric surveille Stark et l'armure est sécurisée dans le cellier, dit-elle en lui tendant une tablette tactile. Par contre, on n'a pas osé y toucher plus, on s'est dit que ça vous ferait plaisir de l'essayer en premier.
- C'est bien, répondit Aldrich en posant une main sur son épaule. Je dois dire que je suis plutôt excité par cette perspective, mais l'honneur de porter l'armure reviendra à Eric.
- Vous voulez la voir quand même ? demanda Ellen avec une moue boudeuse.
- Bien sûr, chaton, c'est quand même un trophée de guerre.
Il se dirigea vers le cellier, Ellen sur ses talons, tout en consultant en diagonale les notes et rapports présents sur la tablette.
- L'armure est complète ? demanda-t-il en s'engageant dans l'escalier qui descendait vers les niveaux inférieurs.
- Oui, mais si on veut faire illusion, il faudra sans doute repasser une couche de peinture dessus, elle a pris pas mal de coups pendant le combat.
Killian claqua sa langue d'insatisfaction mais n'insista pas. Quand ils entrèrent dans la salle et qu'il posa ses yeux sur l'armure, il dut fermer les yeux quelques secondes. Le frisson de plaisir qui le parcourut était presque sexuel tant il était intense et remplissait sa bouche d'un goût si doux. Le goût de la victoire.
L'armure gisait sur une table métallique, chaque membre ouvert, attendant patiemment que quelqu'un s'y glisse. Il caressa tendrement la peinture éraflée et souleva le casque. Avec un sourire railleur, il le porta au niveau de son visage et fixa les orbites éteintes.
- Contacte l'équipe de Donald, qu'ils soit là dans deux heures avec le matériel requis, je ne veux pas prendre plus de retard.
- Compris, répondit la jeune femme.
- Maintenant.
Elle inclina la tête et tourna les talons. Killian fit jouer les jointures du casque et, quand elles cédèrent, le posa sur sa propre tête.
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Transmission en cours...
MARK42 status : Erreur
MARK42 détection intrus
Initialisati-
Override
Recomposition de l'armure
Élimination de l'intrus
Destruction de la menace
Localisation de Tony
Analyse des fonctions vitales de Tony
Rapatriement de Tony
Contact de l'équipe médicale
Escorte de Tony en lieu sûr
Relais de l'unité centrale
Décomposition de l'armure.
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La quatrième fois que JARVIS outrepassa ses assignations, il clama son indépendance. Et Tony mit plusieurs jours à se remettre du fait que Jay était plus efficace dans son armure que lui-même.
