Coucou mes loulous comment allez vous ?
Moi je vais mieux merci encore à vous pour vos commentaires je vous adore. Surtout celui de Noooo Aime j'étais pliée en quatre du début à la fin.
Bon je vous préviens je vous avertis, je vous mets en garde, je vous attentionne (bah oui ça existe)… ce chapitre pique, c'est un citron… Ah non Lucette, vilaine, faut pas traduire les termes techniques d'une fiction.
Hum donc je disais, ce chapitre est un LEMON, il pique, il y a une relation sexuelle EXPLICITE entre deux HOMMES (dieux !). Voilà pourquoi j'ai passé cette fiction en M.
C'est aussi le premier lemon que je traduits, je ferais de mon mieux.
Bref je vous souhaite une bonne lecture !
« Je peux pas faire ça » dit Stiles en se jetant dans le salon de Derek.
Il était essoufflé et c'était en grande partie parce qu'il avait monté les marches deux à deux. En grande partie aussi à cause de la panique. La soudaine et inexplicable panique.
Derek était debout au milieu de la pièce, complètement figé.
Stiles prit une seconde pour se remémorer la scène et réalisa ce que ses paroles avaient pu sous entendre pour Derek.
« Pas ça » dit-il en fonçant sur Derek pour l'étreindre. Derek ne répondit pas mais son corps se détendit légèrement sous l'étreinte de Stiles « Je veux dire y retourner. Je peux pas retourner en cours. Je peux pas. Je ne… peux pas »
Il devrait être sur le chemin du retour. Il avait su ça toute la semaine, il s'y était préparé. Mais ce matin quand il était entré dans sa voiture ça l'avait frappé. Il partait. Il était supposé dire au revoir à Derek.
On aurait pu penser que partir la deuxième fois allait être plus facile, mais si c'était si difficile la première fois alors ça serait difficile toute les autres fois.
Il était maintenant supposé tout laisser derrière lui et même son… Derek ? Et puis ses abeilles allaient revenir et il n'allait penser qu'à lui et Derek n'utilisait son téléphone que quand il en avait vraiment, vraiment besoin et…
Comment est-ce que ça allait fonctionner ?
« Bien sûr que tu peux » dit Derek en posant sa main sur la taille de Stiles « Tu était là bas pendant plusieurs mois et tu allais bien. Rien n'a changé »
« Rien n'a changé ? » rit Stiles, incrédule « Tout a changé » Il sortit de l'espace personnel de Derek et lui tapa sur le bras « J'ai changé » dit-il en arpentant la pièce « Et tu as changé. Et ce… truc est là et on n'a même pas encore couché en ensemble, on n'a pas complété le lien et s'il… »
« Stiles » dit Derek en réussissant enfin à l'attraper par le bras « Calme toi »
« Je peux pas » gémit Stiles en secouant la tête. Il se demandait si Derek arriverait à le retenir si ses jambes le lâchaient mais avant qu'il n'ait pu faire quoique ce soit, Derek le poussa contre le mur et posa ses mains sur ses joues
« Respire » dit-il sa poitrine montant et descendant de façon régulière contre celle de Stiles « Respire allez »
Stiles respira avec lui. Inspira et expira, doucement, tranquillement et ça le calma instantanément. Cependant même après que son attaque de panique soit passée, il avait toujours envie de pleurer. Et ne voulait toujours pas partir. Ne plus jamais partir. Qui avait besoin de faire de grandes études de toute façon ? Pas lui, huh huh.
Il avait dû faire un bruit parce que Derek se pencha pour déposer un long baiser dans son cou « Ssshhh » chuchota-t-il contre la peau de Stiles « Ca va aller »
« Comment ça, ça va aller ? » lui demanda Stiles « Je suis mort de trouille ! Pourquoi je suis mort de trouille ?! »
« Beaucoup trop, trop vite » dit Derek comme si c'était évident « Tu peux le gérer. Il suffit de te calmer »
Stiles ne lui dit pas que c'était déjà perdu d'avance. Au lieu de ça, il enroula ses bras autour de Derek aussi fortement qu'il le pouvait et cacha son visage dans son cou. Il avait envie de pleurer. C'était tellement embarrassant.
Il ne savait pas depuis combien de temps ils étaient restés là à s'enlacer mais il n'était toujours pas près à partir quand Derek recula.
« Dis-moi ce qui se passe dans ta tête » demanda Derek en tenant Stiles. C'était vraiment gênant pour lui de faire ça, et sans sourciller en plus.
Stiles inspira profondément, essayant de remettre ses idées en ordre « Ya pas eu assez de temps » dit-il.
Ils n'avaient eu qu'une semaine et une grande partie de celle-ci avait été passée à essayer de s'habituer à ce… au nouvel état de leur relation. Stiles en était arrivé à un point où il n'anticipait plus ses gestes avant de toucher Derek. Il y avait tellement de choses qu'il voulait faire et apprendre et essayer mais comment pouvait-il faire tout ça si Derek et lui n'était pas dans la même ville ?
« Tu dois aller en cours » lui dit Derek.
« Je le sais » dit Stiles, ennuyé « Je sais mais je le veux pas. Je… j'ai l'impression que je vais exploser. Ça me rend dingue. Rien qu'à l'idée de sortir de la ville j'ai presque eu une attaque de panique. J'ai juste… je peux pas faire ça »
« Ok » dit doucement Derek en frottant son nez contre sa joue pour le calmer. Et bizarrement, ça marcha. Stiles ne savait pas si c'était le lien ou quoi mais il y avait quelque chose dans l'odeur et le toucher de Derek qui le calmait instantanément à chaque fois.
« Est-ce que… est-ce que c'est le lien ? C'est pour ça que je me sens aussi… anxieux ? Ca faisait pas ça avant »
« Je sais pas » dit Derek en lui embrassant le menton.
Stiles repoussa l'étreinte de Derek jusqu'à que celui-ci le lâche et puis il enroula ses bras autour de son cou « Est-ce qu'on… est-ce qu'on peut le faire ? S'il te plait ? »
Eh bien, c'était clairement embarrassant. Il l'avait tanné toute la semaine pour qu'ils couchent ensemble mais le supplier ? Ce n'était vraiment pas son style. Où était passé le sarcasme ? Et la hargne ? Il avait honte de lui. Mais apparemment pas assez pour s'arrêter.
« C'est pas… pas du sexe. J'veux dire, bien sûr que c'est du sexe. Je veux du sexe mais je crois… c'est juste… est-ce qu'on peut compléter le lien ? Ca serait bien ? Et puis peut-être qu'après, je serais capable d'y aller »
Derek ne répondit pas tout de suite, ce qui était une réponse en elle-même. Ca voulait dire non. Et Stiles voulait encore plus se plaindre, cogner et se jeter contre Derek (ce qu'il ne fera pas parce que c'était pathétique et parce que c'était lui et que malgré les apparences, Stiles avait ses limites)
« Pourquoi est-ce que tout ça m'affecte plus que ça ne t'affecte toi ? » demanda-t-il en colère « Je te vois pas te mettre dans tout tes états parce que ton Compagnon quitte la ville »
Derek prit une profonde inspiration et leva les yeux pour rencontrer ceux de Stiles.
Pour une fois, ils n'étaient pas froids, agacés, fermés ou insondables. Ils reflétaient les émotions de Stiles et bien plus. Une flamme s'alluma au fond de l'estomac de Stiles et remonta dans sa poitrine. Derek le voulait. Il le voulait lui, vraiment.
« Ok » chuchota Stiles en acquiesçant « Faisons le »
Il frôla les lèvres de Derek, presque effrayé de vraiment l'embrasser. Parce que s'ils commençaient, il n'était pas sûr de pouvoir arrêter. Heureusement, Derek poursuivit. Avec un grognement plus lupin qu'humain, il attrapa les lèvres de Stiles pour l'embrasser longuement et profondément, le mordant rudement et douloureusement mais même ça, ce n'était pas assez.
Stiles voulait que Derek le brise et puis qu'il le réassemble. Il avait besoin… il avait besoin… il ne savait même pas si ce besoin avait un nom.
« Je te tiens » exhala Derek contre ses lèvres tout en laissant serpenter une de ses mains entre leurs deux corps pour le toucher à travers son jean. A cela, Stiles se plaqua un peu plus contre sa main, gémissant de façon plus qu'embarrassante pour lui. Mais là maintenant, il s'en fichait. Il ne voulait que du plaisir et poser ses lèvres contre la peau de Derek pour la goûter, en entier.
Tandis que Derek fit entrer sa main dans le jean de Stiles, celui-ci fit remonter le tee shirt de Derek, l'empoignant précipitamment pour pouvoir toucher sa peau.
Il ne pensait pas à la main de Derek (qui descendait sa braguette) parce que sinon, il allait venir et ça aurait été beaucoup, beaucoup trop rapide. De toute façon ça sera rapide mais il voulait faire durer le plaisir quelques minutes de plus.
« Regarde-moi » lui dit Derek et Stiles leva rapidement la tête pour lui obéir « Embrasse-moi » dit-il et Stiles le fit.
Ce n'était même pas sa voix d'alpha et Stiles n'avait jamais fait quelque chose quand Derek avait utilisé cette voix, mais apparemment c'était différent quand ils couchaient ensemble. Ou c'était probablement parce que Stiles était puceau et que sa virilité ne le laissait pas repousser l'homme qui allait bientôt le rendre très heureux.
Peu importe la raison, Stiles fit ce qu'il avait dit et embrassa Derek comme si sa vie en dépendait.
Et quand Derek enveloppa sa main autour de lui, il lui mordit la lèvre. Assez durement pour le faire saigner. Ca avait bon goût, c'était approprié et cela fit gémir Derek de satisfaction. Il enroula sa langue autour de celle de Stiles et commença à le caresser.
Stiles jouit en trois minutes, ce qui, tout bien considéré, était une réussite. Tout son corps se relâcha, complètement à la merci de Derek et même s'il respirait avec difficulté, tout sentiment de panique à l'intérieur de sa poitrine avait disparu.
Il sentit Derek s'essuyer la main contre son propre jean puis il gémit dans son cou.
« Tu vas bien ? » demanda Derek en passant une main dans ses cheveux.
« C'est parfait » lui dit Stiles.
La masturbation ne complétait pas le lien. Non pas que Stiles l'espérait, pas plus que la très longue séance de bécotage qui était venue après. Il s'était plus ou moins attendu à ce que ça se passe sans aucun vêtements mais à part cette presque aventure spirituelle pour Stiles, rien d'extraordinaire n'était arrivé.
Pas d'abeilles, pas de connexion, rien du tout.
Stiles avait presque oublié ça (et qui pouvait le blâmer ?) quand Derek dit « Maintenant focalise toi sur moi »
Stiles laissa échapper un rire haletant « Tu crois que je suis capable de me focaliser sur autre chose là maintenant ? »
Derek était allongé entre les cuisses de Stiles et avait trois doigts enterré à l'intérieur de lui.
Et Stiles ne pouvait se focaliser sur rien d'autre excepté les mains de Derek (et aussi sa peau… et son sexe… et son tout)
Derek se redressa pour embrasser Stiles, un peu trop fortement, un peu trop nerveusement aussi apparemment et s'avança pour entrer en lui. Ça ne faisait pas mal, pas vraiment, mais ça accablait tout ses autres sens.
Soudainement, le monde fût sens dessus dessous et Stiles dût s'agripper aux épaules de Derek.
Il faisait trop chaud, sa peau était en feu. Il se sentait plein et étiré comme un ballon à l'hélium sauf qu'au lieu de voler, il était enfouit dans ce lit, enfouit dans ce moment.
Il était submergé et tremblant. Il ne pouvait pas respirer mais il ne le voulait même pas et…
Et ça apparut. Un minuscule fourmillement, très léger mais qui était tellement fort, tellement important et tellement bien…
« C'est… »
« Oui »
Il ressentait Derek, peut-importe ce que ça voulait dire, et Stiles aimait ça instantanément, complètement et jalousement. Il ne pouvait pas s'imaginer laisser partir ça.
Il haleta quand Derek bougea, quand il l'entraina hors de ses pensées. Mais ça allait. Parce que Stiles savait quoi faire maintenant. Il savait comment compléter le lien.
Il devait accepter Derek et il le voulait vraiment, il ne pouvait s'en empêcher. C'était simple comme bonjour, naturel, déjà une partie de lui.
Il enveloppa ses jambes, ses bras et son esprit autour de Derek et l'attira un peu plus près.
« Je ressens… du doré » dit Stiles.
« Doré n'est pas un sentiment » lui dit Derek.
Stiles laisse ses doigts courir sur le dos en sueur de Derek, en silencieuse représailles, le faisant frissonner.
« C'est ça que je ressens » se défend-il « Du doré et de la chaleur. Comment tu le ressens toi ? »
Derek ne répond pas.
Quelques fois, Derek ne répond pas aux questions parce qu'il pense qu'elles sont stupides.
Quelques fois, il n'y répond pas parce qu'il ne sait tout simplement pas la réponse.
Et des fois, comme maintenant, il ne répond pas à une question parce que la réponse est trop grande, trop intime et il n'a pas encore assez confiance pour la partager avec le monde.
Stiles enterre son nez dans les cheveux de Derek et resserre son étreinte. Il n'est pas offensé par le fait que Derek ne lui fasse pas encore assez confiance. Ils vont travailler sur ça.
« Je ne ressens plus de solitude » dit Stiles et c'est assez pour le moment.
Il a assez de confiance pour deux.
Alors mes loulous, votre avis sur ce citron… pardon ce lemon ? C'était le premier lemon que je traduisais. Et pour être honnête j'en suis à moitié satisfaite… j'ai l'impression que certaines de mes phrases sont à l'envers…
Le prochain chapitre arrivera sûrement après les fêtes de Noël mais je ne le sais pas encore.
Je vous souhaite à tous de bonnes fêtes mes loulous !
