Disclaimer : Je ne fais qu'emprunter les personnages de J.K. Rowling en prenant certaines libertés, d'abord parceque je ne suis pas une spécialiste de l'univers d'HP et ensuite parce que ça m'arrange pour le scénario

Pairing :Harry/Drago et peut être d'autres (selon mes envies et vos commentaires)

Rating : M. pour quelques scènes violentes et certainement scènes très citronnées entre deux hommes. Vous connaissez le refrain, si vous n'appréciez pas, cliquez sur la petite croix

Note : un grand merci pour vos reviews, je fais partie de ses horribles personnes qui les apprécient énormément et les attends avec impatience pour se motiver à écrire.

Comme vous l'avez demandé gentiment, je mets le chapitre un peu en avance.

Bonne lecture


Hermione et Harry se retrouvèrent rapidement dans la chambre du jeune homme sur laquelle ils jetèrent un sonorus. Ils avaient assez souvent espionné leurs ainés avec les inventions des jumeaux pour savoir qu'ici les murs avaient des oreilles.

Le jeune homme n'avait pas spécialement envie d'écouter les arguments de son amie, il était dans son bon droit en voulant se venger de Draco, il les avait trahi et il l'avait trahi lui encore davantage, mais il savait qu'elle était tétue. Il décida de prendre son mal en patience et d'essayer d'écouter ce qu'elle avait à dire.

- Ecoute Harry, je sais que tu as quelques ressentiments contre Draco mais il a peut-être eu une bonne raison pour agir ainsi. Regarde Severus, on l'a détesté pendant des années alors qu'il t'a toujours protégé.

A contrecoeur, Harry devait admettre que l'assistance de son ancien professeur de potion avait été essentielle dans leur lutte contre le mage noir. Il leur fournissait des informations capitales pour sauver certains sorciers, voire même moldus. Il ne pouvait pas dire qu'il lui avait complétement pardonné pour la mort d'Albus mais il avait dû admettre son innocence quand Fumseck lui avait transmis les derniers souvenirs de l'ancien directeur de Poudlard. Ces souvenirs invoquaient clairement leur dernière discussion dans laquelle il admettait sa mort prochaine et demandait à demi-mot à l'ancien mangemort d'abréger ses souffrances tout en faisant avancer la cause. Grâce à cette action, Séverus Rogue était maintenant le fidèle brase droit du seigneur noir, ce qui le plaçait presque au-dessus de tout soupçon et lui laissait une certaine marge de manœuvre bien utile pour l'ordre.

Le survivant ne pouvait pas dire qu'il l'appréciait mais ils avaient dû se côtoyer et apprendre à se respecter et ne plus s'insulter à longueur de journée. Ça avait été la même chose pour tous les serpentards qui s'étaient joints à la cause et ils avaient été assez nombreux à suivre leur prince, Blaise, Pansy, Théodore Nott. En fait, dans la garde rapprochée de Malfoy, il n'y avait eu que Crabbe et Goyle à réclamer la marque.

Car oui, il fut un temps où Draco Malfoy avait demandé à rejoindre le côté de la lumière, ou plutôt dans un premier temps il avait demandé la protection de l'ordre du Phoenix quand il avait pris la décision de ne pas devenir un mangemort, de ne pas devenir un assassin.

Il avait fallu un certain pour s'habituer à la présence de la fouine parmi eux mais Harry avait vu sa détresse ce soir-là sur le toit de l'école lorsqu'il avait finalement refusé de tuer le directeur. Il avait senti qu'il était prêt à accepter son offre, qu'il avait envie de changer.

C'est pour cette raison qu'il avait pris sur lui de faire le premier pas, lorsqu'il était arrivé square grimmaud pour la première fois et lui avait tendu cette main qu'il lui avait refusé en première année à Poudlard.

Le blond l'avait regardé, surpris et lui avait rendu sa poignée de main, signant silencieusement une trêve entre eux.

Il se souvenait aussi que tout ne s'était pas passé facilement avec les autres membres de l'ordre.


Dix mois plus tôt

- Enfin Harry, c'est Malfoy ! tu ne peux pas croire qu'il veut réellement être de notre coté!

- Ron arrêtes d'être si fermé, tu sais bien qu'il était obligé d'obéir a tu-sais-qui pour protéger sa mère, tu ne ferais pas la même chose si ta mère était en danger ?

- Ma mère ne fricote pas avec des mangemorts donc la question ne risque pas de se poser répondit le rouquin buté.

- Dumbeldore lui a promis la protection de l'ordre, je tiendrai parole. On n'est pas obligé de l'apprécier, ni de passer nos journées avec lui mais juste d'être poli avec lui, lui expliqua le survivant.

- Très bien Harry, après tout, tu es chez toi, tu accueilles qui tu veux même une fouine, si tu n'as pas peur de te faire insulter à tout bout de champ.

Tout le monde avait accueilli l'ex-apprenti mangemort avec une certaine réserve. Il était tout juste toléré et personne ne lui adressait la parole plus que nécessaire. Il n'était pas rare de voir Ron ou sa sœur, le provoquer ou le bousculer pour le faire sortir de sa réserve. Il les regardait de haut, levant un sourcil sans daigner leur réponde, ce qui les énervait d'autant plus mais au moins il avait l'intelligence de ne pas répliquer.

Comme il n'avait pas la confiance de tout le monde, même quasiment de personne, il avait été convenu qu'il ne pourrait pas, dans un premier temps sortir de square grimmaud, il y vécut donc les en étant presque invisible pour tout le monde sans aucun contact avec l'extérieur.

C'est presque par hasard que Harry se rendit compte qu'il n'était même plus présent aux repas, il interrogea Molly pour savoir si le blond dinait plus tôt.

- Non mon chéri, je ne l'ai pas vu approcher de la cuisine depuis plusieurs jours.

- Nos repas ne sont peut-être pas assez bien pour son délicat palais cracha Ginny.

- Quelqu'un lui a parlé ses derniers temps ? demanda le brun sans tenir compte de la remarque de celle qui était encore sa petite amie.

Aucune réponse. A ce moment, il commença à s'interroger sur la situation de son ancien ennemi d'école. Comment se sentirait-il si après avoir tout perdu, il se retrouvait dans un environnement aussi hostile sans aucun soutien moral ?… bon d'accord c'était un sale petit con arrogant mais il avait fait des efforts, il n'avait provoqué personne depuis qu'il était arrivé ici et c'était déjà un miracle venant de sa part.

- A priori, Monsieur, ne veut pas se mêler à n'importe qui. Tu ne vas pas t'inquiéter pour lui quand même s'insurgea Ron.

Harry n'eut pas le temps de répondre que l'alarme les avertissant de l'utilisation de la cheminette se fit entendre. Ils virent Arthur Weasley arriver, soutenu par deux autres sorciers.

Il fut aussitôt entouré d'une nuée de petites têtes rousses et d'une Molly affolée.

- Qu'est ce qui s'est passé Alastor ?

- On a fait une mauvaise rencontre en revenant du ministère, on a du se frotter à quelques sorciers lui répondit l'ancien auror en déposant son fardeau sur un canapé . Arthur s'est bien défendu mais a finalement reçu un méchant coup d'épée. On l'a aussitôt mis à l'abri mais on n'arrive pas à le réveiller.

- Chéri, mon amour réveilles toi supplia Molly entourée de ses enfant.

- Papa, réveille-toi soupira Ginny

- Les lames sont enduites de poison intervint une voix

Tout le monde se tourna vers lui

- c'est une tactique habituelle, d'induire toutes les lames de poison. Je connais le contre poison. Si vous me laissez utiliser le laboratoire de Severus et me fournissez les ingrédients nécessaires je peux le sauver, ajouta Draco toujours d'une voix égale.

- Tu connais le chemin demanda Harry sans hésiter, plus pour manifester son consentement qu'autre chose.

Le blond hocha la tête sans répondre et se dirigea vers le laboratoire de son ancien maitre de potions qui avait été installé au quartier général de l'ordre spécialement pour lui. Les besoins en potion étaient de plus en plus importants avec les conflits qui s'intensifiaient. Harry et Ron le rejoignirent rapidement pour proposer leur aide, et peut être le surveiller aussi un peu. Mais les capacités des deux gryffondors en matière de potion étant ce qu'elles étaient, le serpentard les renvoya rapidement pour éviter qu'ils ne fassent plus de dégâts. Ron n'insista pas pour rester, heureux de pouvoir se rendre à nouveau au chevet de son père. Le brun préféra rester, il voulait au moins avoir l'impression de faire quelque chose au lieu de juste tourner en rond.

Il admira un moment les fines mains blanches de son ancien ennemi s'agiter dans tous les sens de façon parfaitement maitrisée, coupant, aplatissant, tournant. Cela ressemblait presque à un ballet envoutant, le blond avait l'air tellement concentré, tellement impliqué dans ce qu'il faisait qu'il ne remarqua pas que le brun l'observait fixement. Le serpentard avait presque l'air d'un ange avec cette expression calme et douce sur le visage qui le rendait tellement plus beau.

C'est un petit cri du blond qui venait de se couper qui ramena Harry à la réalité, il rougit en se rendant compte qu'il était en train de reluquer le serpentard..

Le brun n'eut même pas le temps de proposer son aide que le blond avait fait cicatriser la plaie pour éviter toute contamination de la potion.

Harry décida alors qu'il valait mieux le laisser travailler et aller se changer les idées pour empêcher que d'autres images bizarres lui viennent en tête, certainement à cause des effluves de plantes et de potions qui étaient suspendu dans l'air.

Au bout de quelques heures qui semblèrent des jours à tous tellement ils étaient inquiets pour l'homme toujours inconscient, Draco ressortit et tendit une fiole et un pot à Harry.

- Il faut lui faire boire l'antidote complétement dit-il en indiquant la fiole rouge et nettoyer la plaie avec cette pommade pour éviter l'infection due au venin. L'effet est assez rapide, il devrait se réveiller dans l'heure… s'il n'est pas déjà trop tard.

Puis il tourna les talons et sortit de la pièce.

- Est-ce que vous croyez qu'on peut lui faire confiance et faire boire ça à papa s'inquiéta Ron ?

- Que veux-tu faire ? s'énerva Hermione, tu as une autre solution peut-être ? l'état de ton père se détériore d'heures en heures et pompom n'a rien pu faire pour le guérir. On ne peut pas rappeler le professeur Rogue sans compromettre sa couverture. Je ne vois pas ce que gagnerait Draco si ton père venait à décéder.

- Tient c'est Draco maintenant siffla le rouquin.

La jeune fille soupira et lui jeta un regard noir, comme si c'était le moment de faire des gamineries.

C'est finalement Molly qui fit avaler le liquide à son mari en priant pour ne pas avoir pris la mauvaise décision.

Tous les membres de la famille étaient réunis dans la chambre. Molly assise au bord du lit, tenait la main de son époux, Ginny et Ron avaient chacun pris place sur une chaise et les jumeaux usaient le plancher à force de tourner en rond. Chacun guettait le moindre mouvement annonciateur d'un réveil. Les minutes s'égrenaient lentement, le tic-tac de la vieille pendule semblait assourdissant tellement le silence était pesant.

Soudain, un battement de paupière, un souffle plus puissant et les yeux d'Arthur weasley s'ouvrirent sur le visage plein de larmes mais rayonnant de sa femme qui se jeta dans ses bras. L'homme eut un léger mouvement de recul quand elle appuya sur la plaie qui était encore loin d'être refermée.

Elle s'excusa et s'écarta de lui avant qu'une nuée de rouquin s'abatte sur lui.

Harry et Hermione s'éclipsèrent discrètement pour leur laisser un peu d'intimité, enfin soulagés et heureux pour leurs amis.

Le jeune homme traversa le couloir et gravit les escaliers qui menaient au dernier étage vers la chambre aménagée dans ce qui était autrefois le grenier. Draco Malfoy avait la chance d'avoir sa propre chambre individuelle, personne ne s'était empressé de vouloir partager la sienne avec lui, ce qui était plutôt un avantage. La maison n'abritait pas encore, à cette époque autant de réfugiés et disposait encore de quelques pièces libres. Harry frappa doucement à la porte mais n'obtint pas de réponse, il savait que le blond était là, il y passait tout son temps enfermé de toute façon. Il actionna la poignée et passa sa tête par la porte entrebâillée.

- Malfoy je peux entrer ?

- Bien sûr Potter, fais comme chez toi railla son vis-à-vis

- Comme tu ne répondais pas, je pensais que tu étais occupé

- Occupé à quoi ? à compter les fleurs sur cette magnifique tapisserie de grand-mére ? non ça je l'ai déjà fait… une centaine de fois… et ça ne m'amuse plus.

- C'est bon, si tu t'ennuies tant que ça tu n'as qu'à te rendre utile plutôt que de bouder comme un gamin capricieux ! s'énerva le brun.

- Ah oui en faisant quoi ? je n'ai pas le droit de sortir et vu que je ne sais pas ce que vous faites, je ne peux même pas faire de recherches pour vous aider ! même quand je m'approche de la cuisine, tes chers amis semblent penser que c'est pour les empoisonner ! au moins avant j'étais respecté et j'avais l'impression d'être utile...

- Avant quand tu étais apprenti mangement, c'est ça ? Si tu regrettes tant que ça, tu peux toujours retourner chez tes amis Mangemorts, on ne te retient pas !

Les yeux du blond devinrent comme deux billes d'acier tellement ils étincelaient de colère. La décision de trahir le seigneur des ténèbres n'avait pas été facile à prendre, il avait quitté tout ce qu'il connaissait, ses amis, sa famille pour ça. Il se retrouvait maintenant dans un environnement hostile mais il n'avait jamais remis en cause son choix. Il ne voulait pas devenir un assassin. Mais malgré ses efforts, Harry venait de lui confirmer que personne ne voulait de lui ici non plus. Il n'allait pas non plus supplier pour qu'on le garde, il avait encore un minimum de fierté.

- Très bien, je ne voudrais pas déranger plus longtemps. Je ne te remercie pas pour l'hospitalité potter, la décoration et le service d'étage sont vraiment trop mauvais.

Sur ce, le blond se leva et se dirigea vers la porte qu'il entrebâilla avant qu'une main ne la referme brutalement puis qu'une autre le retourne pour le coller contre la dite porte. Le regard gris en rencontra un vert émeraude et sans savoir pourquoi il resta comme hypnotisé.

- attends malfoy…

Comment les choses avaient-elles dégénérées à ce point. Harry avait juste voulu venir remercier le blond pour avoir sauvé la vie d'Arthur et voilà qu'ils se retrouvaient à se batte une fois de plus. L'ancien serpentard avait le don de le pousser à bout. Mais il ne voulait pas qu'il parte. Dumbeldore avait voulu le mettre à l'abri et il tiendrait cet engagement en sa mémoire et parce qu'il pensait aussi sincèrement que le blond méritait une seconde chance. Et puis il s'était habitué à l'avoir dans les parages même s'ils n'échangeaient pas beaucoup de mots. S'il n'était pas de si mauvais foi, il devrait bien admettre qu'il avait vu tous les efforts que le blond avait faits pour s'intégrer, laissant un peu de son amour propre de côté.

- Je voulais te remercier pour ton aide. Arhtur Weasley vient de se réveiller et sans toi il serait peut-être mort.

- Curieuse façon de remercier….

Harry soupira de découragement.

- D'accord on va reprendre les choses à zéro. Je reconnais qu'on ne t'a pas facilité la vie mais tu n'es pas non plus tout blanc. Si tu arrêtais tes petites remarques acerbes ça faciliterait les choses aussi !

- Tu ne veux pas que je fasse la bise à weasmoche en plus ?

- Tu vois ce genre de remarque ! s'exaspéra le brun.

- D'accord je vais faire un effort souffla le blond.

Au point où il en était, il pouvait bien essayer encore un peu. De toute façon c'était de la frime. S'il partait, il n'avait aucun endroit ou se réfugier, personne ne prendrait le risque de l'accueillir.

- Merci Draco lui répondit le brun avec un sourire qui réchauffa un peu le cœur de l'ex serpentard.

-

- Si tu commençais par venir diner avec tout le monde, tu n'as que la peau sur les os.

- Tu critiques mon physique de rêve, Potter, sache que je suis parfait se vanta le blond qui fut étonné de voir le brun rougir

- Mon prénom c'est Harry. Tu viens ?

Il hocha la tête et se tourna pour ouvrir la porte quand il se rendit compte que le brun n'avait toujours pas lâché son bras depuis qu'il l'avait empêché de quitter la chambre. Harry suivit son regard et rougi (encore) en le lâchant rapidement.

- Je te suis Harry

Ils firent chemin commun jusqu'à la cuisine devisant presque gaiment d'un sujet universel : les résultats du tournoi national de quidditch. Lorsqu'ils pénétrèrent dans la pièce, toutes les conversations cessèrent.

Bon ce n'est pas encore pour tout de suite qu'il serait intégré aux conversations souffla mentalement le blond avant de se sentir serré dans des bras. Il se raidit, surpris, et n'ayant pas l'habitude de ce genre d'effusion. On ne se donnait pas en spectacle chez les Malfoy.

Il se laissa cependant aller contre cette poitrine maternelle, un peu de douceur et de réconfort, même éphémère, ça faisait du bien.

- Je ne sais pas quoi te dire. Merci n'est vraiment pas suffisant pour t'exprimer ma gratitude murmura la mère de Ron. Je regrette vraiment la façon dont nous nous sommes conduits avec toi. Mais tu vas voir tout va changer maintenant lui promit-elle les larmes au bord des yeux.

Draco hésita un instant sur la conduite à tenir, Harry lui avait dit d'éviter les blagues douteuses et sarcasmes qu'il utilisait en général, autant par habitude que pour se protéger. Donc il devait éviter la réplique qu'il avait au bout des lèvres « vous êtes tellement nombreux, qu'un weasley de plus pour me pourrir la vie, ça ne change pas grand-chose ». Et puis cette femme lui paraissait si droite et douce, il n'eut pas à se forcer pour lui répondre sincèrement

- Pas de problème Mme Weasley, ce n'était pas très compliqué à faire comme potion. Et puis vous aviez quelques raisons d'être distants avec moi. Nos deux familles n'ont pas forcément eu des relations très cordiales ces dernières décennies.

- Ce n'est pas une raison. En tout cas je te remercie sincèrement au nom de la famille

- Ouais, merci la fouine grommela Ron

- Allez fini les effusions clamèrent les jumeaux en tirant Draco vers eux.

Fred passa un de ses bras sur son épaule gauche, pendant que George l'encerclait de l'autre côté.

- Sache que tu as le droit à toutes les farces et attrapes à vie dans notre boutique promit George

- Et ce sont les meilleurs produits de tout le pays compléta Fred

- Euh merci… et se penchant vers eux il baissa la voix pour demander, vous auriez du champoing change-couleur ? je verrai bien un certain membre de votre famille changer de couleur pour du … rose par exemple ?

Les jumeaux tournèrent un regard diabolique vers leur petit frère.. . après tout il avait été particulièrement hargneux avec le blond, il méritait bien une petite leçon.

- Tes désirs sont des ordres sourit Fred, ta livraison arrivera sous 24h.

Et ils finirent par l'entrainer vers la table où pour la première fois depuis des semaines il eut l'impression de faire partie du groupe.

Le temps passa rapidement et chacun poursuivit ses efforts.

Hermione fut la plus rapide à se rapprocher de l'ancien serpentard, heureuse d'avoir quelqu'un avec qui discuter qui, selon son expression, « avait le Qi plus élevé que celui d'un troll, contrairement à d'autres »… cela n'aida pas Ron à accepter son ancien ennemi. Il fit contre mauvaise fortune, bon cœur et réussi néanmoins à se montrer poli. Il soupçonna tout de même une vengeance du blond lorsqu'il se retrouva avec des cheveux roses pendant une semaine mais ses frères ne voulurent jamais le dénoncer.

Les jumeaux avaient intégrés rapidement Draco à leurs jeux, ils avaient enfin quelqu'un d'encore plus sournois et tricheur qu'eux, enfin un adversaire à leur hauteur. Il était, par ailleurs d'excellent conseil pour trouver de nouvelles idées de farces et attrapes encore plus vicieuses les unes que les autres. Ils frissonnèrent en se disant, que vu son imagination, ils préféraient finalement l'avoir comme ami que contre ennemi.

Il fut aussi intégré petit à petit à la lutte contre le seigneur des ténèbres. Oh bien sûr on ne lui divulgua pas d'information trop confidentielles, comme la recherche des horcruxes mais on lui demandait des faire des recherches sur tel ou tel point ou les aider à réfléchir aux stratégies ou plan d'attaque quand ils devaient prévoir une opération.

Une certaine routine s'installa et il finit par prendre ses marques dans cette maison et dans ce groupe. Il aimait particulièrement rester le soir dans la bibliothèque, une fois que tout le monde était couché, tout le monde ou presque. Il était fréquent que le brun le rejoigne et qu'ils discutent de choses et d'autres jusqu'à ce qu'il tombe de sommeil.

Un soir, il remarqua que le brun était particulièrement pale. Ils étaient tous les deux confortablement installés dans de vieux fauteuils en velours, usés jusqu'à la corde devant la cheminée, qui était allumée autant pour le plaisir de voir danser les flammes que de se réchauffer.

Le survivant semblait avoir du mal à suivre la conversation et quelques gouttes de sueur apparaissaient sur son front.

- Harry ça va ?

- Bien sûr, pourquoi ?

- Je ne sais pas, tu as l'air épuisé, tu devrais peut être aller te coucher avec tout ce qu'i faire demain. Il vaudrait mieux éviter que tu t'endormes sur ta baguette.

- Mouais je ne vais pas tarder… dis le si je te dérange plaisanta le jeune homme.

- Non pas du tout ! il avait répondu trop vite. Pourquoi rougissait-il comme une midinette ? ce n'était pas une honte qu'il apprécie de discuter avec l'ancien gryffondor. Enfin je veux dire… Harry qu'est ce qui se passe ?

Le brun se tenait la tête dans les mains et sa respiration était saccadée.

- Ce n'est rien, ça va passer, ne t'inquiète pas mais son regard enfiévré déclarait le contraire

Au bout de quelques minutes, sa respiration se calma et il se redressa légèrement dans le fauteuil avant de lancer un pauvre sourire au blond.

- C'était quoi ça ? une attaque de tu-sais-qui ? le brun hocha la tête. Et ça t'arrive souvent ?

- Non c'est exceptionnel

Draco fit mine de se lever

- Où tu vas s'étonna le gryffondor ?

- Puisqu'à priori tu n'as pas envie de me parler et que tu ne me fais pas confiance, je ne vois pas pourquoi je resterai

- Ok abdiqua le brun… toutes les nuits, plusieurs fois par nuit souffla-t-il à voix basse. Mais il ne parvient pas à pénétrer mon esprit, les cours d'occlumencie de ton parrain, à défaut d'avoir été agréables, ont été plus qu'efficaces ajouta-t-il avec un petit rire forcé. Le problème ce sont les migraines qui s'en suivent, j'ai l'impression d'avoir des milliers d'aiguilles qui me transpercent le cerveau.

- C'est pour ça que tu dors si peu ? tu veux une potion de sommeil sans rêve ?

- J'en prends déjà tous les soirs. Severus en a fait un bon stock avant de partir pour être sûr que je n'en manque pas

- Tu ne peux pas augmenter les doses ?

- Tu oublies que c'est un grand maître des potions qui les a préparées, il a fait ce qu'il pouvait pour faire la potion la plus forte possible, je ne peux pas en prendre plus mais ce n'est pas si terrible tu sais, c'est tout à fait supportable la plupart du temps.

Le serpentard se leva à nouveau, Harry ferma les yeux un instant pour souffler se croyant enfin seul et pouvant ainsi se laisser aller lorsqu'il sentit des mains se poser sur ses tempes. Il se contracta aussitôt

- Détends toi sinon ça ne marchera pas souffla une voix.

Son propriétaire était très proche de lui puisqu'il avait presque pu souffler cet ordre dans son oreille, lui procurant un doux frisson. Il tenta d'obéir. Très rapidement il n'eut plus à se forcer, il commençait réellement à se détendre, en sentant une douce chaleur émaner des doigts qui le massait, presque comme si un flux d'énergie se diffusait lentement. Ces mains étaient réellement magiques, cela faisait des semaines qu'il ne s'était pas senti aussi léger, cette migraine qui lui vrillait la tête le lâchait enfin.

- Comment….. ?

- Chut détends-toi. Un nouveau frisson le traversa, faisant monter sa température corporelle de quelques degrés.

C'est seulement le fait que la douleur disparaisse qui amenait cet état de plénitude… et pas les mains qui le caressait presque… enfin ce foutu pivert avait accepté d'arrêter de frapper dans sa tête. Il n'avait pas eu conscience de souffrir autant jusqu'à ce que cette douleur disparaisse enfin… le doux traitement s'arrêta alors qu'Harry laissait sortir un gémissement de soulagement.

- Comment as-tu fais ça ? haleta-t-il comme sortant d'une épreuve physique. Personne n'a réussi à me soulager jusqu'ici.

- Je ne vais pas te révéler tous mes trucs sourit l'autre !

- Non bien sûr mais merci !

- Tu sais bien que j'ai toujours voulu être médicomage, c'est mon devoir de soulager la veuve et l'orphelin. J'ai certaines aptitudes qui me viennent de ma mère et que permette de soulager les douleurs. Ça ne fait pas des miracles, je ne peux pas refermer des blessures, ni guérir une maladie mais ça fait quand même son petit effet dit le blond en rigolant.

- Pour moi, c'est déjà un petit miracle, je t'assure… bon bah bonne nuit alors.. je vais profiter de cette accalmie pour enfin faire une nuit complète.


Cela lui paraissait s'être déroulé il y avait une éternité. A ce moment-là, il avait cru que Draco Malfoy pouvait être quelqu'un de bien mais quoiqu'en dise Hermione, il ne pouvait y avoir aucune raison valable à se trahison et il était hors de question de lui faire confiance, à nouveau. La trahison avait été beaucoup trop douloureuse.

Toute cette histoire d'âme et d'influence c'était juste une tentative pour se sortir de sa situation sans trop souffrir. Mais ce n'est pas à cause de Voldemort qu'il avait pris tant de plaisir à le faire souffrir, c'était un juste retour des choses pour le punir. Et maintenant qu'il l'avait sous la main il allait lui faire payer lentement, il en rêvait depuis des mois.

Il allait comprendre ce que cela faisait d'être détruit et humilié. Il lui avait donné sa chance et plus que ça et il l'avait laissé échapper.


En principe, le prochain chapitre ce week end.