Disclaimer : Je ne fais qu'emprunter les personnages de J.K. Rowling en prenant certaines libertés, d'abord parceque je ne suis pas une spécialiste de l'univers d'HP et ensuite parceque ça m'arrange de prendre quelques libertés pour le scénario
Pairing :Harry/Drago et peut être d'autres (selon mes envies et vos commentaires)
Rating : M. pour quelques scènes violentes et certainement scènes très citronnées entre deux hommes. Vous connaissez le refrain, si vous n'appréciez pas, cliquez sur la petite croix
Un grand merci à celles qui suivent et laissent des petits mots d'encouragements et plus particulièrement à serdra, petitcoeurfragile, Darkmoonlady, Junjae87 et Bellandy55555 qui sont là depuis le début. D'une manière générale vous trouvez que ce pauvre Draco est trop malmené. Ça tombe bien, voici un chapitre un peu plus doux mais ne vous y habituez surtout pas !
Bonne lecture
Harry rentra sans un mot, suivi de Draco. Il ne savait pas pourquoi il avait agi de la sorte mais ça l'avait rendu fou de savoir que quelqu'un d'autre avait posé les mains sur lui. Il lui appartenait il était le seul à pouvoir disposer de lui comme il l'entendait. La proposition d'Hermione de le soigner avait fini de l'agacer, même si c'était son amie, elle ne le toucherait pas non plus. Oui mais voilà, maintenant il était coincé, il allait bien être obligé d'être « gentil » avec lui comme il l'avait annoncé à Hermione.
- Retire ta chemise et assieds-toi ordonna Harry avec brusquerie.
Draco obéi sans un mot, respectant les consignes d'Hermione. Il ne sentait pas le survivant particulièrement agressif, s'il ne l'énervait pas, il pourrait sans doute s'en sortir sans marque supplémentaire.
Harry se retourna vers le jeune homme et se surprit une fois de plus à le trouver bien trop maigre. Les marques sur son visage et son torse dues au récent passage à tabac n'arrangeaient pas son aspect général.
- Assied toi lui demanda à nouveau le brun d'un ton toujours aussi froid en lui indiquant le bord de son propre lit.
Il entreprit de nettoyer et soigner méticuleusement chacune des plaies. Il commença par passer presque délicatement un gant humide sur le visage du blond, puis descendit sur son épaule et son torse. L'opération se déroula dans un silence pesant, seulement interrompu par les respirations lourdes des deux jeunes hommes.
Involontairement et malgré la situation qui n'avait rien d'agréable, le blond ne put s'empêcher un petit frisson de plaisir en sentant les mains d'Harry descendre lentement sur son corps… un peu de douceur qui lui rappelait douloureusement les moments agréables qu'ils avaient passé ensemble Le brun appliqua ensuite les pommades et lotions fournies sur les différentes griffures, bleus et plaies.
Il fit pivoter le blond pour poursuivre ses soins et fronça les sourcils en apercevant son dos absolument indemne. Il se souvenait parfaitement d'y avoir lui-même laissé quelques marques il y a moins de deux jours. Saisi d'un doute il passa sa main sur le dos arrachant un léger cri au blond.
- A quoi tu joues potter ? râla le blond en se reculant vivement
- Je te retourne la question Malfoy ? qu'est ce que tu as à cacher ? enlève ce stupide sort de dissimulation que je te soigne, sinon Hermione va me passer un savon.
- Je ne peux pas.
- Qu'est ce que tu racontes ?
- ….
- Pfff. Finite incantatem récita le brun
Harry eu un petit mouvement de stupeur en constatant l'ampleur des dégâts
- Tu es encore plus stupide que je le croyais Malfoy ! pourquoi tu n'as rien dit ? je ne crois pas que cette couleur verdâtre soit très bonne pour ta santé !
- Je te rappelle qu'il y a moins de deux jours tu étais prêt à me tuer sans remord et maintenant tu t'inquiètes pour quelques marques ?
- Oui je m'inquiète, je veux être sûr que, si tu dois souffrir ou mourir cela sera parceque MOI je l'aurais décidé ! d'où viennent ces marques d'abord ?
- Tu crois que le seigneur des ténèbres m'a félicité d'avoir raté la dernière mission, POTTER ?
Ce n'était pas entièrement vrai mais au moins ça tenait la route et lui éviterait des questions embarrassantes auxquelles il n'avait vraiment pas envie de répondre.
Le brun se fit pensif. Le serpentard avait vraiment l'air de déguster avec Voldemort. Il devait bien admettre que toutes les explications données par le blond se tenaient jusqu'à présent, est ce que le lord le tenait vraiment par le chantage ? est ce que toute cette haine qu'il avait ressenti n'avait aucune raison d'exister ou qu'elle n'était pas dirigée vers la bonne personne?
- Allonge toi sur le ventre
Le blond garda son attitude docile et obtempéra, étonné du ton nettement plus doux du gryffondor.
Quelques secondes plus tard, il sentit un poids s'installer à ses côtés sur le lit et une main hésitante se poser sur son épaule, puis qui s'enhardir rapidement.
Il sentit à nouveau ces mains s'occuper avec une extrême douceur de son dos malmené. Il se contracta quand il sentit une pommade froide étalée sur les plaies à vifs. Quelques minutes plus tard le traitement commençait déjà à le soulager de façon miraculeuse pour lui. Il ne put retenir un soupir de soulagement et de satisfaction. L'ambiance de la chambre était nettement moins tendue même s'ils n'avaient à nouveau plus échangé aucun mot.
Avoir à nouveau cette peau si douce sous ses doigts, ce corps qui l'avait tant fait fantasmer et lui avait procuré tant de petits plaisirs, fit à nouveau réagir Harry. Il sentait son corps s'animer malgré lui et une envie irrépressible de prendre possession de lui. Mais l'image de Draco rejoignant Voldemort suffit à faire légèrement retomber ses ardeurs.
- Tu tiens vraiment à lui ?
Draco n'eut pas à réfléchir avant de comprendre la question et surtout de deviner à qui le « lui » faisait référence.
- Plus qu'à quoique ce soit d'autre.
Le brun se contracta et se recula rapidement. Le moment de grâce était déjà passé, Draco aurait tellement voulu pouvoir lui expliquer, lui dire qu'il n'avait voulu jamais lui mentir, que tout cela remontait à longtemps avant leur histoire mais qu'il ne pouvait pas l'abandonner à son sort. C'était uniquement à cause de lui qu'Orion était en danger, il devait faire ce qu'il fallait pour le mettre à l'abri, après il pourrait essayer de recoller les morceaux de sa vie.
Harry se leva rapidement, s'essuya les mains avant de fouiller dans son armoire pour jeter une chemise propre au blond.
- Habille-toi et suis-moi
- C'est demandé si gentiment ne put s'empêcher de commenter Draco
Harry lui jeta un regard, presque amusé. Le blond sentit son cœur s'emballer, il avait presque l'impression d'être revenu un an en arrière, quand ils avaient commencé à s'apprivoiser.
Ils sortirent de la chambre et Draco suivit le brun, l'esprit et le cœur plus apaisé qu'ils ne l'avaient été depuis des mois. Il ne fit même pas attention au chemin emprunté et fut presque surpris de se retrouver dans le grand salon beaucoup trop fréquenté à son gout, d'autant plus que la majorité des regards, qui s'étaient automatiquement tournés vers lui n'étaient pas franchement amicaux.
Il se rapprocha instinctivement d'Harry et chercha dans la salle un soutien qu'il trouva comme d'habitude auprès d'Hermione granger. Il n'aurait jamais assez de toute une vie pour regretter les horreurs qu'il avait pu dire sur elle… bon, il lui avait sauvé la vie, ça compensait un peu quand même.
- Puisque j'ai votre attention commença Harry…
Le bruit des dernières conversations s'arrêta aussitôt. Draco fut à nouveau étonné de la nouvelle assurance du survivant, lui qui détestait tellement parler en public auparavant.
- … comme je vous l'ai annoncé hier, Draco Malfoy nous rejoint. J'ai entendu vos questions légitimes et j'y ai répondu. Maintenant, je vous rappelle que je suis chez moi et que j'invite donc qui je veux. Si ça ne plait pas à l'un d'entre vous, la porte est grande ouverte. Une dernière précision, s'il l'un d'entre vous ose encore le toucher c'est moi-même qui l'inviterai à passer la porte et pas forcément sur ses deux jambes.
- …..
- Hermione je peux te parler s'il te plait ?
Le brouhaha reprit aussitôt, les conversations maintenant davantage tournées vers la présence du blond.
La jeune femme rejoignit Harry qui avait tiré Draco à l'écart.
- Je dois m'absenter, est-ce que tu peux t'occuper de Draco ce soir?
La jeune femme était étonnée du revirement de situation et avait bien noté l'emploi du prénom du blond.
- Pas de problème Harry, je suppose que tu rentreras tard ?
- Oui. Je veux que Draco dorme dans ma chambre, je viens d'y aménager un second lit et elle ne laissera entrer que vous deux, il y sera en sécurité.
- Arrêtez de parler comme si je n'étais pas là s'énerva le blond. Je ne suis pas un enfant, je peux m'occuper de moi tout seul
- Tu es sur, sourit méchamment le brun en apposant une main sur son dos, ce qui eut le mérite de faire tressaillir et taire le blond.
- A toute à l'heure
- Mais où….
Le brun avait déjà transplané.
- Où est-il parti ? demanda-t-il en se tournant vers Hermione
- Je ne crois vraiment pas que tu aies envie de le savoir rougit la jeune femme.
Le blond haussa un sourcil, nettement interrogateur. La jeune femme soupira mais lui répondit, visiblement à contrecœur.
- Harry a pris l'habitude, depuis ton départ de sortir fréquemment se chercher un peu de compagnie. Au début j'ai voulu le raisonner en voyant qu'il changeait à chaque fois de.. partenaire mais au final j'ai constaté que ça l'apaisait pour quelques temps donc plus personne ne lui fait de remarques.
Le blond eut un petit pincement au cœur en repensant à tout ce qu'il avait perdu. A quoi c'était-il attendu ? qu'Harry attende épleuré qu'il vienne le déflorer ? En même temps, il se sentait tellement sale qu'il n'aurait jamais voulu toucher le brun, il aurait eu l'impression de salir le vertueux petit gryffondor.
En discutant, la jeune femme l'avait dirigé vers la cuisine où tout le monde commençait à prendre place pour le diner. Severus était déjà installé et Hermione le rejoignit. Plusieurs regards hostiles s'étaient tournés vers Draco mais il n'en avait rien à faire, ce n'était pas comme si il en avait quelque chose à faire d'être aimé par ceux qui étaient avant ses amis.
Il nota une certaine redisposition des protagonistes. Ginny s'était jointe aux serpentards ce qui ne cessait de l'étonner, tout comme Seamus finnigan et Dean Thomas. Puis venaient les jumeaux weasley en grand conversation avec Luna lovegood et Neville qui se retrouvait entre elle et son cher parrain. Ils étaient assis depuis cinq bonnes minutes et le maître des potions n'avait encore laissé échapper aucune parole désagréable vis-à-vis de son voisin de table qui avait pourtant réussi dans ce laps de temps à renverser au moins un récipient.
Draco se pencha vers sa voisine.
- On dirait qu'il y a eu quelques changements depuis mon départ?
Hermione suivit son regard et sourit.
- Effectivement, tu veux un petit résumé rapide ?
- S'il te plait, oui. Ça m'évitera peut être de commettre quelques impairs.
- Pour commencer, les références et oppositions qui pouvaient exister entre les anciennes maisons ont quasiment disparues, notamment celles entre serpentards et gryffondors. Ici nous sommes tous des membres de l'ordre du Phoenix et c'est tout. Une fois cette idée acceptée, tout le monde a essayé de mettre de côté ses préjugés et de nouvelles amitiés ont vu le jour.
- J'aurai aimé que tout le monde ai cette prise de conscience quand j'ai intégré votre groupe souligna Draco en regardant Ginny weasley
- Ginny ne fait jamais les choses à moitié. Elle a sauté la case « amitiés » pour passer directement à « je suis folle amoureuse d'un serpentard ». Elle et Blaise sont ensemble depuis quelques semaines.
- Blaise a toujours eu des gouts bizarres…
La brunette soupira mais continua ses explications sans lui répondre.
- Si on reste dans le domaine amoureux, Ron et moi sortons maintenant ensemble lui indiqua-t-elle sans rougir, ce qui étonna et fit sourire Draco. Elle aussi avait beaucoup grandi en quelques temps
- Et laisse-moi deviner, c'est toi qui a fait le premier temps lui demanda-t-il pour la taquiner.
- On ne peut rien te cacher… je crois que si je l'avais attendu on en serait encore à se chamailler pour dissimuler nos sentiments.
- Je suis contente pour toi, Hermione… enfin je crois. Te retrouver promise à un rouquin sans cerveau et sans un sou ce n'est peut-être pas le genre de vie à laquelle tu rêvais.
- Je suis très heureuse Draco, merci.
- Un petit peu de jus de citrouille professeur ?
- Mais avec plaisir Monsieur Londubat,
- Et pour ces deux-là ? j'ai l'impression d'être dans une autre dimension. Comment ont-ils réussi à s'entendre ?
- Il faudra que tu demandes plus de détail à ton parrain mais en résumé, Harry en a eu vraiment marre de voir Neville tellement apeuré qu'il cassait tout ce qui l'entourait dès qu'il voyait son professeur préféré et d'entendre Severus l'insulter à longueur de journée, qu'il a décidé de les enfermer tous les deux jusqu'à ce qu'ils trouvent un terrain d'entente.
- C'était risqué comme pari. Connaissant Séverus, j'aurai parié qu'un seul des deux ressortirait vivant d'un tel tête à tête.
- On ne sait pas exactement ce qui s'est passé entre eux mais le sort qui bloquait la porte s'est levé au bout de plus de 4 heures et nous les avons vu ressortir indemnes. Ils ont à priori trouvé un point commun qui leur permet de communiquer et de s'entendre. Tu vois que le résultat est vraiment inespéré, ils se parlent poliment et du coup Neville est beaucoup plus efficace.
Les deux jeunes gens continuèrent de deviser tranquillement jusqu'à ce qu'ils ne restent plus qu'eux dans la cuisine. Hermione proposa alors de conduire Draco à la chambre d'Harry et hésita à le laisser seul.
- Ne t'inquiètes pas et dors tranquillement, je crois qu'il a pris conscience de son problème et qu'il fait tout pour se raisonner. Ha… POTTER est quelqu'un de fondamentalement gentil, il s'est laissé entrainer petit à petit vers son côté sombre sans s'en rendre compte mais maintenant qu'il le sait et qu'il fait attention à ses actes, je suis convaincu que je ne risque plus rien.
- Tu tiens toujours beaucoup à lui, n'est-ce pas ?
Le blond se raidit et hésita un instant. Il savait bien qu'Hermione avait toujours eu des doutes sur leur relation mais de là à le confirmer
- Je le respecte beaucoup maintenant que je le connais vraiment et ses dernières actions ne changent pas ça. Il est resté fidèle à ses convictions quelques soient les embuches et les pertes qu'il ait pu subir. C'est normal qu'il se soit un peu endurci, il faut juste veiller à ce qu'il ne se perdre jamais en chemin et je te promets de faire ce qu'il faut pour l'aider, si c'est en mon pouvoir et s'il ne me tue pas avant dit-il en souriant.
- Ce n'était pas exactement ma question mais je me contenterai de cette réponse pour l'instant. Bonne nuit Draco.
Le serpentard la salua d'un mouvement de tête avant de refermer la porte derrière elle avant qu'elle ne décide de poursuivre son interrogatoire.
Il souffla et s'adossa à la porte, heureux d'être à nouveau un peu seul et anxieux de se retrouver bientôt en tête avec Harry. Il n'était pas vraiment pressé de le voir revenir, étant donné son état d'esprit ces derniers temps, soit il serait de mauvaise humeur et l'agresserait si ce n'est physiquement au moins verbalement, soit il l'ignorerait, ce qui était certainement la meilleure option. Quoiqu'il en soit, l'ambiance ne risquait pas d'être chaleureuse, ni détendue.
Il avança un peu dans la chambre, elle avait peu changé depuis son départ, si ce n'est qu'il ne la partageait plus avec Ron et que le petit lit avait été remplacé par un grand lit à baldaquin. Si ce n'est la couleur des couvertures d'un rouge vif, le reste était en tout point semblable à celui de Voldemort, ce qui tira immanquablement un frisson à Draco. Heureusement que les similitudes s'arrêtaient là pour cette pièce sinon il aurait demandé à rejoindre son cachot puisqu'il était convaincu qu'il ne courrait plus aucun danger.
Mais puisque que Monsieur Potter avait donné des ordres il devait bien se résoudre à y obéir, il y avait quand même pire traitement puisqu'il avait pris la peine de lui faire apparaitre un lit qui semblait finalement assez confortable.
Il en était là de ses réflexions lorsqu'il entendit un bruit de pas dans le couloir. Il prit aussitôt la décision la plus courageuse qui soit et se précipita dans son lit pour simuler un profond sommeil, ça ferait toujours un affrontement de moins. Il avait à peine eu le temps d'éteindre les lumières et de jeter la couverture sur lui qu'il entendit la porte s'ouvrir.
Il entendit qu'on pénétrait dans la chambre mais ne réussit pas à identifier les bruits suivants, enfin pas dans un premier temps
- Hummm, J'ai cru que tu ne déciderais jamais à revenir me voir. Tu m'as tellement manqué mon beau dit un homme qui semblait peiner à reprendre son souffle.
Je n'ai plus qu'un chapitre d'avance et pas mal de travail la semaine prochaine donc je ne suis pas sure à 100% de réussir à publier un nouveau chapitre le week end prochain. J'essayerai de ne pas prendre trop de retard.
C'est sur qu'un peu de motivation supplémentaire pourrait aider :-)
