Hello, merci à celles qui ont laissé u petit mot.

Notez que le timing est respecté.

Atttention un petit lemon dans le chapitre, donc public non averti, merci d'utiliser la croix

Bonne lecture.


- Le bébé ? c'est Orion ?

- Où sont les femmes qui s'en occupaient ? demanda fiévreusement le blond sans répondre à Harry.

Rémus lui indiqua deux femmes assises par terre dans un coin de la pièce et Drago se jeta littéralement sur elles, suivi d'après d'un Harry Potter qui avait l'esprit en ébullition. Par merlin, il avait été jaloux d'un bébé ? Il avait fait de la vie de Drago un enfer parce qu'il était jaloux d'un bébé ? Mais d'abord à qui était ce bébé ?! Et puis…. Harry n'eut pas le temps de se poser plus de questions qu'il dû se précipiter sur le serpentard qui secouait violemment une des femmes désignées par Rémus.

- Drago arrête! Calme-toi.

Drago obéit et se recula, le visage blême… il avait tellement espéré être enfin libre et qu'Orion soit enfin en sécurité, qu'il ait enfin la vie qu'il méritait... encore un espoir brisé et le blond n'était pas sûr de pouvoir en supporter plus.

- Où est l'enfant ? demanda Harry d'une voix autoritaire.

- Nous l'avons laissé à la jeune femme rousse qui nous a proposé de s'en occuper le temps qu'on se repose un peu. Nous pensions qu'il était en sécurité ici répondit une des deux femmes visiblement aussi inquiète qu'eux de la disparition de l'enfant.

Tout le monde regarda aux alentours à la recherche de Ginny, puisqu'elle était la seule à correspondre à cette description… en vain. Le petit groupe composé de Harry, Drago et Hermione commença à déambuler dans toute la demeure black sans aucun succès.

- Vous avez vraiment assuré ! clama une voix guillerette ! j'aurais vraiment aimé être prés de vous mais j'ai fait ce que vous m'aviez demandé et j'ai assuré aussi, hein ? interrogea Ron en déposant un léger baiser sur les lèvres d'Hermione.

- Oui Ron, tu as été merveilleux sourit automatiquement la jeune sorcière, l'esprit toujours tourné vers l'enfant introuvable et vers la conclusion que Ginny était finalement le traitre. Elle savait qu'elle en avait toujours voulu à Harry de l'avoir laissé tomber mais de là à changer de camp, Hermione n'arrivait pas à l'admettre.

- Vous avez vu tout était prêt et organisé pour vous accueillir sourit le rouquin toujours très fier de lui.

Ils avaient trouvé cette solution pour exclure Ron de la mission sans le vexer. Il l'en avait averti au dernier moment en lui disant qu'ils avaient besoin de quelqu'un de confiance pour s'occuper de la logistique et Ron avait finalement été presque touché qu'il lui fasse confiance pour organiser tout cela ce soir. Bien entendu Molly Weasley et l'infirmière Pomfresh avaient été discrètement chargé de le superviser.

- Est-ce que tu as vu Ginny quelque part demanda Harry un peu sèchement. Maintenant qu'il savait qu'Orion n'était pas une menace, il voulait tout faire pour rendre à Drago l'objet de tous se sacrifices… et puis ce serait une faon de se faire un peu pardonner.

- Je l'ai vue il y a quelques minute dans le salon et…

Le rouquin n'eut même pas le temps de finir sa phrase que tout le monde se précipitait dans la direction désignée. Ginny était à l'endroit indiqué par Ron. Elle leur tournait le dos et semblait prête à traverser la cheminée qui avait été réactivée. Harry et Hermione sortirent simultanément leur baguette, prêt à stupéfixier la jeune sorcière.

- Stop Ginny !

- Ne bouge pas !

La jeune femme se retourna vers eux, visiblement étonnée et surtout les bras vides.

- Où est l'enfant ?

- Je suis vraiment désolée, je ne voulais pas commença à pleurer la rouquine.

Harry sentit des frissons courir sur son dos. Est-ce qu'il s'était vraiment planté sur son amie à ce point-là ? Est ce qu'elle avait réellement pu le trahir.

- Ginny que s'est-il passé? demanda Hermione de sa voix la plus douce.

- J'ai juste voulu le lui laisser 5 minutes, il semblait tellement aimer les enfants. Et puis il a traversé la cheminée avec lui sans que je m'y attende termina la sorcière en s'effondrant dans les bras d'Hermione.

- De qui parles –tu? demanda Harry

- De Blaise bien sûr ! je n'ai pas compris ce qu'il se passait. C'est juste quand il a dit que le maître serait très satisfait de ce petit cadeau que j'ai su qu'il ne jouait pas. J'ai essayé de reprendre l'enfant mais il a disparu.

Drago sentit un nouveau coup au coeur. Blaise… c'est celui qui avait été le plus proche d'un ami. Il avait pensé que peut être dans un futur idéal, une fois qu'il aurait pu expliquer le pourquoi de sa trahison et de son comportement, ils auraient pu reprendre et développer une amitié, cette fois plus profonde. Quoiqu'il en soit, le problème était d'identifier rapidement ses options et comment il devait agir pensa le blond en avançant dans la cheminée. Son père lui avait appris à suivre les déplacements en cheminées, il se doutait bien que Blaise brouillerait les pistes mais de toute façon il connaissait sa destination finale… il avait juste encore le faible espoir de l'intercepter avant qu'il n'arrive au manoir du seigneur des ténèbres car, alors, il n'aurait plus aucune chance de délivrer Orion.

Le blond, perdu dans ses pensées, s'aperçut à peine du bras qui enroula fermement son avant-bras et le tira en arrière.

- Où crois-tu aller Drago? demanda la voix, pour une fois calme d'Harry.

Le serpentard le regarda de façon étrange. Est-ce qu'il était vraiment débile ou est ce qu'il se moquait de lui?

- Tu ne vas quand même pas m'empêcher d'aller chercher mon fils ? le grand Harry Potter ne va pas laisser un enfant mourir parce qu'il est jaloux de lui ? d'un enfant !

- Bien sûr que non Drago, mais tu sais très bien que c'est ce qu'attends Voldemort. Tu ne vas pas te jeter la tête la première dans un piège repris d'une voix douce le gryffondor. On va te le ramener je te le promets. Tonk, Kinglesy, suivez sa trace et essayez de l'intercepter si c'est possible. Sinon revenez ici et nous verrons comment le délivrer, ne prenez pas de risque inconsidéré ordonna le gryffondor.

Les deux membres de l'ordre obéirent aussitôt et les autres quittèrent la pièce, reprenant leurs activités. Hermione enlaça Ginny toujours choquée de la trahison de son petit ami et se sentant terriblement coupable de l'avoir laissé enlever le petit garçon. De son côté, Hermione était heureuse de ne pas avoir perdu sa petite sœur de cœur.

Drago sentit à peine, Harry l'enlacer et le tirer doucement vers la chambre qu'ils partageaient ici.

- Drago, je suis désolé mais fais-moi confiance, on va le ramener, tu vas bientôt pouvoir être avec lui tenta de l'apaiser le brun.

- Oui, nous allons bientôt être ensemble, répondit le blond étonnement calme.

- Orion s'est… ? ne put s'empêcher de demander le brun, la curiosité le taraudant depuis qu'il avait découvert que son rival n'était qu'un jeune enfant.

- Oui c'est mon fils. Mais je ne t'ai pas trompé si c'est ce que tu penses commença le blond en s'installant dans un fauteuil et il continua sans regarder Harry, comme perdu dans des souvenirs qui semblaient être ceux d'une autre vie.

- C'est arrivé avant que je rejoigne l'ordre et qu'on se connaisse vraiment… qu'on sorte ensemble. C'était une conquête quelqueconque, un coup d'un soir. On s'est bien amusés mais quand elle m'a recontacté quelques semaines plus tard, c'était pour m'annoncer qu'elle était enceinte de moi. Elle était juste intéressée par l'argent et quand je lui ai dit que je ne l'épouserai pas pour une simple erreur d'une nuit, je n'ai plus eu de ses nouvelles. J'ai pensé qu'elle s'était débarrassé.

Drago leva son regard vers celui d'Harry attendant d'y lire la déception. Il savait ce que représentait un enfant et la famille pour le brun, un idéal, mais lui, il n'avait jamais eu les mêmes attentes…enfin il les avait eu un très court moment… un instant, il vraiment avait cru qu'il pourrait avoir une famille normale et aimante mais cela avait vite était réduit à néant.

- Tu sais très bien que je n'ai jamais été un modèle de courage et de droiture, Potter alors ne prends pas cet air dégouté.

- Je ne te juge pas répondit le gryffondor qui n'arrivait cependant à faire partir ce poids sur sa poitrine.

Il savait que Drago avait une mauvais image de la famille et il comprenait pourquoi mais de là à abandonner son propre enfant, cela le peinait… même si d'un autre côté, il était heureux qu'il n'ait pas accepté le chantage de cette sorcière. Et s'il s'était marié avec elle, jamais ils ne se seraient découverts. Finalement il ne pouvait pas juger Drago pour un choix qui était tout à son avantage à lui. Et puis au final, il avait quand même protégé et à priori aimé cet enfant dont il n'avait jamais voulu

- Mais elle l'a gardé, cet enfant ? repris Harry pour inciter le blond à poursuivre.

- Oui mais je n'en savais rien. Elle a eu le malheur d'informer mon père de la naissance d'Orion en se disant qu'il ne laisserait un petit Malfoy dans la nature. Résultat il l'a tuée et à vendu son propre petit fils au seigneur des ténèbres.

- La lettre que tu as reçue ce jour-là… ?

- Oui c'est là qu'il m'a donné le choix entre le rejoindre ou être responsable de la mort d'Orion, il a même pris le soin de m'envoyer une photo de lui… je n'ai jamais voulu de cet enfant, Harry, mais c'est le mien. Et dès que j'ai vu sa petite frimousse, j'ai su que je ferais tout ce qui était en mon pouvoir pour le sauver. Il est innocent et n'avait pas à pâtir des erreurs de ses parents… de mes erreurs.

- Je suis désolé de ne pas t'avoir fait confiance, Drago. Mais tu aurais pu m'en parler, on aurait trouvé une solution, ensemble.

- Et qu'aurais-tu fais Harry ? je ne savais même pas où il était. Si quelqu'un que tu aimes était en danger, toi aussi tu aurais fait n'importe quoi pour lui. Si je t'avais parlé de cet ultimatum, tu m'aurais empêché de partir et Orion serait mort. Je me serai détesté et je t'aurais détesté.

Harry savait que Drago avait raison mais il aurait tellement aimé que les choses se soient passé différemment, que le blond n'ait pas tant souffert, que lui-même ne soit pas devenu ce sorcier amer et froid. Quoique, sa froideur avait tendance à disparaitre depuis le retour du serpentard et encore plus depuis qu'il savait qu'il ne l'avait pas trahi comment il avait pu se l'imaginer pendant des mois.

Le brun s'approcha de Drago et s'agenouilla devant lui, prenant sa main qu'il commença à caresser doucement. Il se rapprocha de lui et déposa un délicat baiser sur ses lèvres.

- Je suis tellement désolé pour tout cela Drago. Pour tout ce que tu as subi, pout tout ce que je t'ai fait subir. Je n'aurais jamais dû me comporter comme cela avec toi, te frapper, te…

Le blond baissa son regard vers lui et caressa doucement sa joue.

- Je ne dis pas que ton accueil ne m'a pas fait de mal, que ce soit physiquement ou mentalement mais je peux comprendre et j'ai connu bien pire au cours de ces derniers mois. Harry, tu as été ma force pendant tous ces mois. Je pensais à ce que nous avions vécu et à la vie que nous pourrions peut être avoir si j'arrivais à m'échapper…

- C'est encore possible repris le brun, plein d'espoir en se rapprochant encore de Drago.

- Bien sûr, Harry confirma le blond mais, sans savoir pourquoi Harry eut l'impression qu'il ne pensait pas réellement ce qu'il disait. Il n'eut pas le temps d'approfondir la question qu'il fut obligé de se reculer pour laisser Drago se lever.

Le regard émeraude se leva interrogateur vers le serpentard qui lui offrit sa main en guise d'explication. Harry la saisit et s'en aida pour se relever. Il se retrouva à hauteur du serpentard, se perdant dans ses yeux gris dans lesquels il n'arrivait toujours rien à lire. Drago se rapprocha et lui rendit son baiser en appuyant un peu plus fort. Des petits papillons se manifestèrent aussitôt dans le cœur et le ventre du petit brun qui s'enhardit alors en reprenant plus fortement possession de la bouche de Drago. Le baiser était intense, langoureux mais sans aucune violence. Harry avait l'impression qu'ils ne s'étaient jamais quittés, qu'il était enfin entier.

De langoureux, le baiser devint passionné et le brun se sentait de plus en plus excité et crevait d'envie de prendre le serpentard qui gémissait dans ses bras. Drago le repoussa doucement.

- Il y a une baignoire dans ta salle de bain ?

- Pas pour le moment mais ça peut s'arranger sourit Harry.

- Je ne veux pas te vexer mais tu pues Potter.

- Tu n'as qu'à essayer de te battre contre des dizaines de mangemorts, et on verra si tu es toujours aussi frais et pimpant plaisanta Harry, le cœur un peu plus léger en se dirigeant vers la salle de bain.

Le survivant pensa aussitôt à une énorme baignoire déjà rempli et pleine d'une mousse délicatement parfumée.

- Sympa ce petit truc, il faudra que tu m'expliques un jour demanda Drago.

- Je ne sais pas exactement comment je fais. La demeure est juste connectée à moi et réponds à tous mes besoins ou presque sourit Harry en prenant un sourire séducteur avant de s'approcher de Drago et de l'embrasser à nouveau.

Ses mains entreprirent de refaire connaissance avec le corps de l'homme qui lui avait tellement manqué. Il en profitait pour le dévêtir et, bien que de plus en plus excité, il ne put s'empêcher de s'émouvoir devant le corps frêle à l'extrême et tellement marqué. Harry caressait certaines cicatrices comme s'il voulait les effacer ;

Les deux jeunes gens réussirent à se séparer quelques minutes, le temps de se déshabiller rapidement et de plonger dans l'eau tiède. L'eau était tellement merveilleuse et cela faisait si longtemps que Drago n'avait pu profiter de ce genre de confort. Il ferma les yeux quelques secondes… si seulement, il n'avait pas ce poids sur le cœur… si seulement il était sûr qu'Orion allait bien. Il en était quasiment certain, il savait que le seigneur des ténèbres le garderait en vie comme moyen de pression mais il avait hâte de le vérifier de ses propres yeux. Il essaya de chasser ces tristes pensées pour se concentrer sur sa tâche et se rapprocha d'Harry, l'aguichant comme il savait désormais le faire.

Quelques caresses poussées plus loin et les deux jeunes gens gémissaient de plus en forts jusqu'à ce que quelques frictions plus fortes les amènent à la délivrance. Tout redevint calme, leur excitation momentanément soulagée. Lorsqu'ils sortirent complétement nus de la salle de bain pour se diriger vers le lit, Harry sentit la légère réticence du blond. C'est vrai, qu'après ce qu'il avait vécu, il n'avait peut-être pas envie d'aller plus loin. C'était déjà inespéré qu'il se soit autant laissé approché.

- Dray, si tu ne veux pas aller plus loin, dis le moi. Je comprends, tu sais enfin…

- Non Harry, ce n'est pas ça, sauf si toi tu es trop dégouté par ce que j'ai fait avec...

- Bien sûr que non, j'ai vraiment envie de toi ! répondit aussitôt le brun paniqué à l'idée de vexer le serpentard.

- Juste… je préférerai être totalement libre avant que fassions l'amour pour la première fois expliqua doucement le blond

- Tu es libre. Que veux-tu dire ?

- Tu sais bien… le serment d'allégeance.

- Drago ! tu sais bien que jamais je ne te contraindrais à quoi que ce soit…surtout maintenant.

- Oui, mais tant, que je serais soumis, j'aurais l'impression de ne pas être tout à fait libre de mes choix.

- Non je t'assure et puis, tu as raison, je n'ai plus besoin de ce serment, maintenant que je sais que tu ne m'as jamais trahi. Donne-moi tes mains, ordonna la brun en s'asseyant en tailleur sur le lit devant le blond. Finite libero clama-t –il en pointant sa baguette sur leurs doigts enlacés.

Une douce lumière les illumina et Drago ressentit un petit picotement tandis que le tatouage semblait s'extraire de sa peau ; il ne se sentit pas différent mais il savait que le sort était annulé puisque la marque avait disparu. Il se pencha vers Harry et l'embrassa pour lui montrer sa reconnaissance. Il comptait bien profiter au maximum de cette soirée et prendre un peu de bonheur une dernière fois pensa-t-il avant de se laisser allonger sur le dos par un Harry déjà plus qu'excité mais prévenant. Le brun devait le croire en sucre mais Drago ne fit rien pour le contredire. Après tout, après avoir été si souvent traité comme un jouet sexuel, c'était plus qu'agréable d'être caressé comme si on était précieux ou important. Après les baisers, les caresses, c'est avec d'infinies précautions qu'Harry introduisit un doigt lubrifié dans l'intimité du blond.

- Si tu veux que j'arrête, dis le moi demanda doucement le brun

- Tais-toi Potter et active un peu le mouvement grogna le blond, finalement excité à son tour. Cela faisait tellement longtemps qu'il n'avait eu aucune envie, aucun désir… et il n'en aurait certainement plus pendant trop longtemps alors il voulait pouvoir graver ces moments dans sa mémoire.

Harry sourit devant tant de provocation et se déplaça, pour se positionner entre les jambes du blond et commença le pénétrer en restant attentif à chacune de ses réactions pour ne pas le blesser. Il avait rêvé tellement de fois de ce moment. En fait, à chaque nouvel amant, il avait imaginé que c'était avec Drago qu'il faisait l'amour. Lorsqu'il fut sur que le blond c'était habitué à sa présence, il commença les va et vient. C'était tellement différent de ce qu'il avait connu. C'était magique et tellement naturel, comme s'il n'y avait que lui qui lui correspondait. Le plaisir le submergea, augmenté par les gémissements et les petits cris de Drago. Harry sentait qu'il n'allait pas tenir longtemps, et activa les caresses sur le sexe du blond. Trop vite, au gout des deux jeunes hommes qui auraient aimé que cela ne s'arrête jamais, la délivrance arriva.

Harry, essoufflé, pris le temps de se retirer de son partenaire pour s'écrouler à ses côtés. Il observa le visage fin de son amant et se rapprocha de lui pour l'enlacer ;

- Drago je t'….

Une main se plaqua sur sa bouche

- Pas maintenant, Harry. Quand tout sera terminé s'il te plait.

- Mais…

Devant le regard tendu du blond, Harry obtempéra.

- Comme tu veux mais tu ne m'empêcheras pas de dire que tu méritais vraiment ton surnom de dieu du sexe de Poudlard répondit le brun pour donner le change.

- Drago sourit même s'il ne pouvait s'empêcher de penser qu'il avait plutôt l'impression d'être une pute qu'autre chose. Mais, même s'il n'avait pas été totalement honnête avec Harry, il avait vraiment mis tout son cœur dans cette relation et il chérirait ce souvenir comme nul autre. cependant il n'avait pas pu laisser Harry s'exprimer. S'il lui avait fait cette déclaration d'amour, il n'était pas sûr qu'il aurait été capable de mettre son plan à exécution. Et puis, tout serait plus simple pour le brun, ainsi. Il pourrait surement se convaincre qu'il n'était qu'un coup parmi les autres et juste le détester encore plus pour l'oublier plus vite.

- Tu ne te débrouilles pas mal non plus soupira Drago en se lovant un peu plus contre le brun.

Les deux jeunes hommes s'endormirent rapidement et le réveil par une Hermione survoltée ne fut que modérément apprécié.

Les rideaux s'ouvrirent brusquement sur un soleil qui n'aurait pas dû être si haut. Depuis des mois, Harry était le premier à se réveillera chaque matin et le dernier à se coucher. Il était donc étonnant pour lui d'être ainsi réveillé.

- Harry debout. Qu'est ce que tu fiches ? dépêches toi un peu.

- Oh, Mione, laisse nous dormir..

- Nous qui ?

Harry se releva brusquement, avisant soudain le vide dans ses bras

- Drago ? où est-il ?

- Je n'en sais rien, je ne l'ai pas vu depuis hier soir.

Cette fois-ci, le brun, complétement réveillé sauta sur ses deux pieds sous le regard courroucé de sa meilleur amie.

- Par Merlin, Harry, habille-toi ! grogna-t-elle en lui tendant un tee shirt qui trainait par terre.

L'analyse de la pièce fit se sentir Harry, encore plus angoissé. Il ne restait plus aucune trace de Drago, plus aucun vêtement, aucune affaire, comme s'il n'avait jamais existé. Et la petite feuille qu'il venait d'apercevoir sur le bureau n'était pas pour le rassurer. Dès qu'il fut dans une tenue suffisante pour préserver sa vertu aux yeux d'Hermione, il se précipita sur la lettre et l'ouvrit.

« Harry, avant tout, je veux que tu saches que cette nuit, je n'ai pas triché, j'ai aimé chaque moment que nous avons passés ensemble, même si j'aurais préféré que tout se passe différemment, j'aurais aimé être celui qui t'aurais appris les plaisirs de l'amour pour la première fois, qui aurait recueilli tes premiers gémissements. J'aurais vraiment aimé me réveiller avec toi ce matin et recommencer ce que nous avons entamé hier mais je dois aussi faire face à mes responsabilités envers Orion et m'assurer qu'il ne lui arrive rien. Cette fois, je ne pense pas que nous nous reverrons… comme tu le sais, le maître est peu clément avec les traitres. Tu as été le seul à croire en moi et à me faire croire en l'amour et dans un possible futur heureux et pour cela, je t'en serai toujours reconnaissant. S'il te plait, arrête tes conneries maintenant et reprends ta vie en main. Rencontre un gentil petit gars qui te rendras heureux… même ta belette rousse si tu veux mais soit heureux et construit ta famille. »

Harry se leva et sortit précipitamment de sa chambre et courut dans la cuisine.

- Est-ce que quelqu'un a vu Drago ?

- Bonjour Harry répondit gentiment Molly, non mais…

- Est-ce que quelqu'un l'a vu ?

- Il est sorti il y a plus d'une heure répondit Pansy. Il était étrange, il a été presque sympa et m'a salué.

Harry s'affala sur une chaise. Il se sentait à nouveau si vide. Il avait récupéré son amour pour qu'il le trahisse à nouveau. Il l'avait manipulé pour l'obliger à le libérer de son serment et pouvoir ainsi s'enfuir. Mais cette fois, il ne lui en voulait pas ; il s'en voulait à lui de ne pas avoir été suffisamment attentif et de s'être suffisamment démené pour ramener son fils avant de penser à son plaisir personnel. Le brun frappa du poing sur la table. Cette fois, il ne baisserait pas les bras, Drago était à lui et il allait le récupérer. Ou, s'il était honnête, il avait besoin de lui et il n'allait certainement pas l'abandonner comme il le lui demandait.

t.