Hello.
Je n'ai plus d'excuse pour avoir fait durer cette fic en longueur. Je suis juste partie dans d'autres projets trop ambitieux pour moi.
Heureusement que je me suis donné comme objectif de la boucler cette année!
J'ai préféré attendre de l'avoir terminée pour recommencer à publier. Donc voilà le premier des 4 chapitres qui clôturera cette fic. Je n'ai pas voulu la bâcler et j'en suis assez contente, j'espère qu'elle vous plaira aussi (enfin, s'il y a encore des personnes qui suivent).
Je publierai tous les 2-3 jours (il faut encore que je relise et corrige toutes les fautes que j'arriverai à détecter) ou alors sur demande si certaine sont intéressées.
Un grand merci, à celles qui ont laissé des reviews et encore désolée pour cette attente.
Bonne lecture
Le silence s'était fait un peu pesant pour des raisons diverses.
Ginny restait abasourdie, Neville cherchait à comprendre la plaisanterie, et Severus Rogue, avec sa confiance naturelle, cherchait à deviner quand Vincent Crabbe allait les trahir.
- Oh on dirait qu'il y a pleins de joncheruines par ici, chantonna la sorcière blonde en, pénétrant dans la serre. Tu les vois aussi Vincent?
- Euh, tu es sure ? Je ne vois rien ?
- Sois plus attentif mon cœur, sinon tu risques de te faire contaminer à ton tour, répondit Luna avec un grand sourire.
- Tu crois ? S'inquiéta le serpentard en regardant tout autour de lui. Dis-moi si tu en vois un qui s'approche de moi.
- Euh Luna ? Interpella Ginny. Qu'est ce que Crabbe fais là ?
- Il va nous aider à sortir de là. C'est un amour, toujours prêt à aider les autres, répondit la jeune femme, en souriant amoureusement au garçon en face d'elle.
- Tu … Tu es sure de… enfin…
- Ce que Miss Weasley essaye lamentablement de vous demander, c'est si vous êtes sure que ce cloporte sans cervelle ne va pas nous mener droit au seigneur des ténèbres?
- Eh ! S'indigna Crabbe.
- Oh. Je ne vois pas les mêmes choses que vous alors je ne suis certainement pas capable de comprendre vos inquiétudes. Vincent est un garçon adorable, vraiment adorable, et il est tellement sensible que les autres ne le comprennent pas et ne savent pas l'apprécier à sa juste valeur.
Le concerné se dandinait d'un pied sur l'autre en rougissant, et un nouveau silence s'installa.
- Tout ceci est très … pathétique…. Mais avez-vous bien compris la question miss Lovegood ? Intervint le maitre des potions de plus en plus irrité.
Il avait réellement l'envie de leur lancer un ou deux sorts pour les remuer. Par Merlin, comme il regrettait l'époque bénie où il pouvait distribuer des punitions sadiques à tour de bras!
- Il y a trop d'ondes négatives ici, je préfère repartir. Vincent chéri ? Interpella Luna avant de se tourner vers la porte.
- Ohla ! tout le monde se calme, intervint Neville, en se plaçant devant la sortie. Harry a besoin de nous et nous devons agir rapidement, il faut donc mettre nos différents de côté. Si tu fais confiance à Cr… Vincent, je lui fais confiance aussi. Et le professeur Rogue n'a jamais voulu être désagréable.
Tout le monde se tourna vers l'irascible professeur, attendant sa réponse, mais celui-ci feignit d'être intéressé par tout autre chose, comme cette toile d'araignée dans le coin de la pièce. Le serpentard sursauta lorsqu'il fut brusquement tiré à l'écart.
- Monsieur Londubat, je n'apprécie vraiment pas les libertés que vous prenez et …
- Fermez la, professeur, ordonna froidement le jeune homme. Sinon je demande à Norbert de vous bâillonner à nouveau.
Le maitre des potions ouvrit la bouche pour répliquer, mais le petit éclat de colère dans les yeux de son élève la lui fit refermer.
- Je sais que vous pouvez être tout à fait raisonnable, voir parfaitement courtois quand c'est nécessaire, et que vous avez besoin de quelqu'un, puisque vous le faites avec moi régulièrement. Pour le moment, nous avons besoin de Crabbe pour sortir de là. Si Luna, lui fait confiance je lui fais confiance aussi…
- Mais nous ne….
- … Mais je sais que ce n'est pas suffisant pour vous, le coupa le gryffondor, donc nous allons prendre quelques minutes pour que vous sondiez son esprit. Et vous allez lui demander, poliment, l'autorisation pour le faire.
Rogue fixa le jeune homme un instant, aucun sentiment ne transparaissait. Neville continuait à l'étonner, et sa proposition était tout à fait acceptable, même s'il n'appréciait pas de recevoir des ordres, il devait reconnaitre qu'il n'avait aucune raison de refuser cette solution.
- Très bien, abdiqua le maitre des potions.
- Merci professeur, répondit le jeune homme, en lui adressant maintenant un petit sourire timide.
Neville Londubat avait appris à connaitre son professeur, à cause, ou grâce à Harry. Et il avait pu découvrir que ses airs bourrus cachaient quelqu'un de profondément honnête et courageux. Severus Rogue était souvent prêt à se mettre en danger pour les autres, sans rien attendre en retour, et il l'avait encore prouvé hier. Il était également passionné, et cela, Neville l'avait découvert après les nombreuses heures qu'ils avaient passées à débattre sur les qualités de telle ou telle herbe. Il l'avait même trouvé attachant dans sa façon de se laisser aller uniquement lorsqu'il pensait que personne ne le regardait. Son visage était tellement beau dans ces moments-là. Malheureusement il ne laissait pas les autres voir ces aspects de lui, les repoussants par ses propos cyniques et désobligeants. Neville avait eu le temps de l'étudier, puisque le terrible professeur avait consenti à adopter une attitude moins revêche avec lui pour moins l'intimider. Non pas, parce qu'il appréciait sa présence, mais juste parce qu'il avait besoin de lui pour obtenir certaines herbes ou plantes, et qu'il reconnaissait qu'il avait un talent exceptionnel pour les lui procurer. Mais le gryffondor avait appris à apprécier ces petits moments justes entre eux, même si l'attitude de Severus était intéressée.
Le gryffondor s'avança vers ses amis.
- Très bien Vincent. Est-ce que tu crois qu'il serait possible que le professeur Rogue vérifie tout cela ? Comprends-nous, je fais confiance à Luna mais…
- …. Mais pas à moi. c'est bon, pas de problème, termina le jeune sorcier.
- Et le professeur Rogue va être le plus doux possible, expliqua Neville en lançant un regard noir au maitre des potions, qui leva les yeux au ciel pour manifester son agacement.
Il s'avança néanmoins, et s'adressa à Crabbe.
- Je vais aller très vite, ne luttez pas et vous ne sentirez rien.
Le jeune serpentard hocha la tête, et se tendit malgré la promesse, attendant le choc… qui ne vint jamais.
- Très bien, il dit la vérité, déclara Severus, en se massant la tête. Il tituba légèrement, avant de se sentir soutenu, puis amené à s'asseoir délicatement sur ce qui avait été son lit depuis quelques heures.
- Reposez-vous professeur, vous êtes encore faible ;
Le maitre des potions repoussa Neville qui lui tenait encore le bras.
- Je ne suis pas un impotent, grogna-t-il.
- Je n'ai jamais dit ça, et arrêtez un peu avec votre sale caractère. Vous avez perdu beaucoup de sang et la legimencie prend beaucoup d'énergie. Reposez-vous le temps que nous allions essayez de récupérer le dernier … objet que nous devons trouver et je reviendrai vous chercher.
Severus observa le regard confiant de son élève. Ils étaient si jeunes, ce n'était pas à eux de mettre leur vie en danger. Si quelqu'un devait se balader dans ce château infesté de mangemorts c'était lui, un point c'est tout.
- Ce n'est pas une bande de gamins sans expérience qui va s'occuper d'une mission capitale. Monsieur Crabbe me conduira.
- Mais quelle merveilleuse idée ! Vous promener dans les couloirs de Poudlard alors que tout le monde est à votre recherche ! Et c'est moi que vous prenez pour un crétin, ironisa Neville.
- Monsieur Londubat, je n'ai que faire de vos remarques et ….
Ginny observa les deux hommes se mener une joute verbale des plus étonnantes. Voir son camarade tenir la dragée haute au maitre des potions était un spectacle qu'elle n'aurait jamais imaginé. Elle ne savait pas ce qui l'étonnait le plus : que Neville ose s'adresser à son professeur ainsi sans trembler ou que le dit professeur ne soit pas plus virulent. Aucun propos vexant ou humiliant n'était sortie de cette bouche pourtant si prompte aux sarcasmes.
- Psstt…
Ginny se retourna vers la serdaigle.
- Je sens de très mauvaises ondes par ici… pourquoi tout ce bruit ?
- Il semblerait que Neville et le professeur Rogue ne soient pas tout à fait d'accord sur le plan à mettre en place pour récupérer le dernier tu sais-quoi, expliqua la rouquine
La jeune fille blonde observa les deux hommes avec un air attendri.
- C'est tellement beau de les voir se protéger ainsi l'un, l'autre. Ils doivent tellement tenir l'un à l'autre.
- N'importe quoi ! se moqua la rouquine Severus Rogue et ….
La jeune fille se figea un instant en les observant. Ils ne se disputaient pas vraiment, ils avaient même l'air plutôt complices dans la façon de se répliquer et depuis quand Neville était-il si confiant ? Depuis quand le grand Severus Rogue était-il capable d'être respectueux et presque humain ? La benjamine frémit à cette idée.
- Euh… il faudrait peut être leur dire qu'on l'a votre Horcruxe, intervint la voix de Crabbe
Un silence se fit, coupant efficacement toutes les conversations, ou disputes en cours.
- Luna ! S'écria Ginny, tu as parlé des horcruxes à Cr… Vincent ?
- Bien sur. Comment aurait-il pu m'aider sinon ?
- Mais tu es complètement inconsciente ! Hurla la jeune femme.
- Vous avez l'objet ? Demanda Severus Rogue qui s'était rapproché d'eux, suivi par Neville.
- Oh oui, il suffisait de demander gentiment à Helena et…
- Helena Serdaigle?
- Oh oui, son fantôme est tellement adorable et elle s'en ait tellement voulu d'avoir donné son diadème qu'elle a été heureuse de nous aider pour se venger de celui qui l'avait trompée.
- Et où est-il ? Vous l'avez avec vous ? demanda Neville
- Il dégageait bien trop d'ondes négatives, nous ne pouvions pas le garder sur nous, répondit rêveusement Luna.
Pour une fois, ses paroles faisaient sens pour Severus Rogue. Pour avoir déjà assisté à la destruction de deux horcruxes, il savait à quel point ils étaient néfastes, et comme ils pouvaient influencer le comportement de tout le monde autour d'eux.
- Nous l'avons laissé là où nous l'avions trouvé, expliqua Crabbe.
- Et où ? Demanda Ginny, songeant qu'il allait encore falloir une solution pour récupérer cet objet avant de fuir Poudlard.
- Là où nous l'avons trouvé… dans la salle sur demande, répondit le serpentard.
Neville et Ginny échangèrent un regard soulagé. La salle sur demanda était justement leur porte de sortie pour quitter Poudlard. Les choses semblaient enfin s'améliorer.
Harry tapa du poing sur la table.
La journée était presque terminée, et rien n'avait avancé comme il le voulait ! Aucune nouvelle de Severus, ni de Ginny et encore moins des horcruxes. Et pour terminer cette journée ratée, ils n'avaient pas réussi à capturer le plus petit mangemort. A croire qu'ils étaient tous planqués en ce moment!
Le brun n'osait imaginer dans quel état était son amant, et cela lui brisait le cœur. Il ne supporterait pas de le perdre à nouveau. S'il devait remuer ciel et terre et torturer tous les mangemorts qui passeraient à sa portée il n'hésiterait pas un instant.
Harry sursauta en sentant une main se glisser le long de sa taille et un corps se coller au sien.
- Harry ne reprends pas ce chemin, murmura sa meilleure amie. Drago t'a aidé à te sortir de cette violence, par respect pour lui, n'y retourne pas. Souviens-toi de ce que tu lui as fait parce que tu avais suivi le mauvais chemin.
Le gryffondor sursauta, en se rappelant ce qui le faisait tellement culpabiliser.
Hermione avait raison, il détestait ce qu'il était devenu, et surtout il se refusait à devenir un mage noir. Il devait se battre contre lui-même autant que contre Voldemort
- Mais comment as-tu su ?
- Je te connais depuis des années Harry, je sais quand tu prépares un mauvais coup… Quand tu es triste… Et quand tu es en colère… Je déteste cette aura noir qui se dégage de toi, tu glaces tout, tout autour de toi.
- Désolé, Hermione.
- Ne le sois pas, murmura la jeune femme. Je comprends ta peine mais je te jure que nous allons te le ramener.
- Mais dans quel état ? Est ce qu'il est encore vivant ?
- J'ai une théorie… Je sais que tu vas trouver cela bizarre mais je me suis demandé si Voldemort était le seul à pouvoir t'influencer ou si cela pouvait marcher dans les deux sens.
Harry se figea et fixa son amie sans l'interrompre.
- J'ai discuté avec Drago, reprit Hermione, et j'ai l'impression que votre lien marche dans les deux sens. A sa façon, le seigneur des ténèbres apprécie Drago. Je ne dis pas qu'il ne lui fera pas de mal mais il ne le tuera pas.
- J'espère que tu as raison, Hermione, je l'espère de tout cœur, répondit Harry en se lovant dans les bras de son amie.
Tous les serviteurs se dépêchaient de s'éloigner des appartements du seigneur des ténèbres... Ils avaient beau être aguerris, ils ne supportaient plus les cris de douleur et les pleurs qui raisonnaient depuis des heures. Même certains mangemorts préféraient mettre le plus de distance possible entre eux et ces bruits qui les mettaient mal à l'aise. Après tout, plusieurs d'entre eux connaissaient la victime, et ne pouvaient s'empêcher de ressentir de la peine pour celui qu'ils avaient connus, voir apprécié. Mais il était hors de question de mettre en jeu leur situation, ou juste leur survie pour quelqu'un d'autre.
De toute façon, s'ils en jugeaient par le niveau des cris, le jeune Malfoy ne devait plus en avoir plus longtemps. Personne ne pouvait survivre, ou tout du moins, rester sain d'esprit après cela.
Tout le monde observait le patriarche de la famille en le plaignant, mais celui-ci n'affichait aucun sentiment. Impossible de savoir s'il était satisfait ou non de la situation. Mais quel père pourrait se réjouir de la souffrance de son unique enfant ? Peut-être un homme que seul le pouvoir intéressait et sans aucune morale.
Lucius Malfoy se frottait les mains. Le maitre était maintenant de bonne humeur, et cela allait certainement lui être profitable. Pour une fois que son fils faisait les choses correctement comme divertir le Lord, il devait lui en être reconnaissant. Les regards de dégout que lui lançaient certains de ses congénères ne laissaient pas de doute sur leur opinion, sur le fait qu'il laissait torturer son propre fils, pour ses seuls intérêts mais il n'en avait cure. Après tout, si Drago avait été un bon fils, il aurait admis que c'était la conservation du nom Malfoy qui devait venir avant tout le reste et il n'aurait pas fui dans le camp adverse. Ce qui lui arrivait été sa faute.
Dans son coin, un jeune homme serrait les poings, tant et si bien qu'il sentait la douleur qu'il s'infligeait créer des plaies saignantes. Quoiqu'on en dise, il n'arrivait pas à oublier que Drago Malfoy avait été l'un d'eux, qu'il avait été leur ami, qu'il avait aimé lui parler et être en sa présence. Voir sa déchéance avait été horrible, écouter son agonie sans rien faire était un supplice. Mais il ne pouvait rien faire, c'était les ordres, c'était l'ordre établi. S'il manifestait son opposition c'était la mort assurée.
Le jeune homme prit la direction de la zone de transplanage en vue de leur prochaine mission.
Il atterrit à l'orée de la forêt interdite et observa la grande bâtisse se profiler devant lui : Poudlard. Comme il regrettait cette époque où tout était si simple… ou il était si heureux. A cette époque il n'avait eu qu'à suivre le mouvement, suivre les ordres. Il n'avait jamais été un ange et savait que les ordres l'amenaient à avoir le rôle d'une petite brute mais si cela lui permettait de rester avec ses amis et son meneur qu'il vénérait presque, il s'en fichait. Et puis leur petite gueguerre avec les gryffondors lui paraissait maintenant si infantile, même si elle leur avait valu quelques coups et pas mal de punitions. Maintenant il était un apprenti mangemort, il avait la marque et cette guerre n'avait plus rien d'amusant. Il n'était plus un enfant, il avait déjà tué et maintenant il se demandait pourquoi il continuait à suivre les ordres. Puisque les décisions qu'on prenait pour lui ne lui apportaient que de la tristesse et de la douleur, pourquoi ne pas décider par lui-même ? Il était peut-être stupide mais est ce que cela pouvait être vraiment pire ?
- Goyle arrête de rêver et bouge toi ! On va se faire engueuler si on est en retard. Et cette sale garce adore donner des punitions, l'interpella la voix du mangemort qui dirigeait son groupe.
- Ouais j'arrive, répliqua l'ancien serpentard, en sortant de ses pensées.
De toute façon, comment pourrait-il changer son destin maintenant. On ne quitter pas le maître vivant… Drago en était bien la preuve.
