Peter tient Etta dans ses bras, elle suce son pouce. Il fait face à une foule assez compacte accumulée devant une des portes du centre. Un brouhaha règne.
Des paroles lui parviennent de tous côté. Il entend "Ils ne veulent pas nous laisser sortir". "Les portes sont bloquées". "Les flics n'arrivent pas à ouvrir les portes !" "Il y a du y avoir un bug dans le système de sécurité du centre"
ETTA, encore sous le choc : Pourquoi est-ce qu'on ne peut pas sortir, Papa ?
HOMME, voisin de Peter : C'est scandaleux ! Quitte à nous condamner, autant nous tirer dessus.
Peter s'éloigne pour éviter qu'Etta en entende plus. Il marche une centaine de mètres et trouve Niels et Sylvia, non loin de l'escalator du début de l'épisode. Quelques groupes de personnes patientent,effrayés, dans la large allée. Les magasins sont toujours ouverts mais vides pour la plupart. La musique retentit toujours en fond sonore.
NIELS, le voyant arriver : Alors ? Que se passe-t-il ?
PETER : La police est là. Mais on ne peut pas sortir.
SYLVIA : Nous sommes en quarantaine ? C'est absurde !
PETER : Il semble qu'ils n'arrivent pas à ouvrir les portes... Tout ça est étrange.
NIELS : Quelqu'un nous enferme ici ? Quel genre de sadique serait capable...
SYLVIA : Ne sois pas parano... C'est probablement un dysfonctionnement... (vers Peter) N'est-ce pas ?
PETER, réfléchit, puis : Pouvez-vous vous occuper de ma fille ?
NIELS : Bien sûr.
Il la prend dans ses bras.
PETER, se dirigeant vers le cadavre sanglant : Puisque personne n'est là pour mener l'enquête...
Il s'est approché de la fin de l'escalator. La vieille dame prise à partie par l'abomination est encore là, seule, assise sur un siège et déboussolée. Peter s'assoit à côté d'elle.
PETER : Bonjour. JE m'appelle Peter Bishop, et vous ?
VIVIANE, absente : Oh... Viviane. Viviane Sivan. (Elle le reconnaît) Vous êtes le jeune qui m'avez sauvée tout à l'heure. Merci beaucoup... Votre fille peut être fière de son père.
PETER : Ce n'est rien... Viviane.
VIVIANE : Vous savez quand on pourra sortir ? Et quelle est cette horreur ?
PETER : Je l'ignore. Est-ce que vous connaissiez cet homme ?
VIVIANE : Pas le moins du monde...
PETER : Vous avez remarqué quelque chose d'étrange chez lui avant sa... transformation ?
VIVIANE : Je ne l'avais même pas vu. Je suis arrivée derrière attroupement. J'ai compris qu'un monsieur avait fait un malaise. Puis je l'ai vu quand tout le monde s'est dispersé et là... (elle est confuse)
PETER : Ce n'est rien. (Il aperçoit un pendentif qu'elle triture entre ses doigts) C'est un porte-bonheur ?
VIVIANE, plus souriante, ouvrant le pendentif pour montrer une photo d'un jeune homme à l'intérieur : C'est mon fils. Il s'appelle Victor. Il vous ressemble un peu.
PETER, lui rend son sourire : Je vais jeter un coup d'oeil, d'accord ?
VIVIANE, lui tapotant l'épaule : Bien sûr... Vous êtes policier ?
PETER, se levant : Quelque chose dans le genre, oui.
Il s'approche du corps difforme de l'homme. Sylvia est arrivée et l'examine. La vieille dame s'est levée et les observe.
SYLVIA : Ca va être dur d'en tirer quoi que ce soit sans outils ou appareils...
PETER, accroupi près du visage morbide de la bête : Je n'avait jamais vu une transformation aussi violente. J'aurai envie de parler de mutation... Mais on aurait dit que cet homme était décédé au moment où son corps... Changeait.
SYLVIA, penchée sur ses griffes : Ca commençait à me manquer.
Peter regarde les poches du manteau de l'homme et n'y trouve rien. Il n'a rien d'autre sur lui.
PETER : On ne dirait pas qu'il prenait un traitement particulier.
Il soulève doucement les manches de l'individu.
SYLVIA : Je m'occupe des pieds.
Il ne voit aucune trace de piqûre.
SYLVIA : Rien ici.
PETER : Déshabillons-le.
Autour, plusieurs personnes se sont approchées pour assister à leur affaire.
