A l'extérieur du centre commercial, près de l'entrée principale, une foule s'est rassemblée autour des barrières de policiers. La circulation est interrompue, alors que quelques voitures vides sont restées sur la voie, paralysées par la masse de curieux. Olivia s'arrête au milieu de la route, sort de sa voiture rapidement et utilise ses coudes pour atteindre les barrières.

La foule est pour l'instant assez calme mais inquiète. Quelques équipes journalistiques ont traversé et tournent leur reportage. Quelques policiers restés là pour la contenir se font interpeller par des citoyens à la recherche d'informations. L'un d'eux passe devant Olivia. Elle l'appelle.

POLICIER : Je suis désolé madame, je n'ai pas l'autorisation de vous donner des informations sur...

OLIVIA : Non, non, vous ne comprenez pas. Ma famille est à l'intérieur.

POLICIER : C'est le cas pour beaucoup de monde ici madame. SI vous ne pouvez pas les joindre, vous allez devoir patienter.

OLIVIA : Monsieur, est-ce que vous avez des enfants ?

POLICIER, perplexe : Oui...

OLIVIA : Alors vous devez savoir ce que je ressens. Ma petite fille est là-dedans, elle s'appelle Henrietta, elle a 5 ans.

POLICIER, hésitant : Je ne peux vraiment rien faire pour vous...

OLIVIA : Et si je vous dis que je suis du FBI ?

POLICIER : Vou êtes du FBI ? Où est votre badge ?

OLIVIA, gênée : Eh bien... Plus maintenant en fait.

POLICIER : Vous bossez pour qui, alors ?

OLIVIA : Je n'ai pas l'autorisation de vous donner des informations sur...

Le policier s'éclipse sans la laisser finir. Elle lance un juron. En regardant le bâtiment, elle aperçoit Niels, tenant sa fille dans ses bras, dans un magasin de jouets dont la vitrine donne sur la rue. Celui-ci s'efforce de consoler Etta. Olivia les regarde frustrée. Une femme brune en long manteau noir regarde Olivia, avec un visage sérieux. Comme si elle analysait ses réactions.