A l'intérieur du bâtiment, près de la porte 17, un peu plus d'un millier de personnes sont rassemblées. Il y a désormais bien plus d'hommes en combinaison jaune. Beaucoup ramènent encore quelques groupes d'individus vers le point de rassemblement. Plus loin dans l'allée, séparés des autres par un cordon et surveillés par quelques gardes. Johnathan reste très affairé avec Peter près du cadavre. Une équipe nombreuse et méthodique est affairée près des toilettes contaminées.

Dehors, Olivia erre près des bords du bâtiment. Elle pleurs. Elle finit par s'asseoir non loin de l'entrée, sur un rebord, là où peu de monde stationne, pour avoir un peu d'intimité. Une voix retentit près d'elle.

VAN HORN : Puis-je vous prêter compagnie ?

Olivia lève les yeux, surprise.

VAN HORN : Vous ne devez pas me connaître. Je m'appelle James Van Horn.

OLIVIA : Sénateur... Bien sûr, asseyez-vous...

VAN HORN : Olivia Bishop... Philippe m'a beaucoup... il m'a parlé de vous. Et également de votre... conflit.

OLIVIA, sarcastique : Où trouvez-vous le temps de venir me parler avec les récents événements ?

VAN HORN : J'entends votre assentiment. A vrai dire, vous et moi devons notre désœuvrement aux même raisons. Le malheureux concours de circonstances qui a conduit à la disparition de notre section.

OLIVIA : Mais... L'attentat...

VAN HORN : Je les ai envoyé paître ! Qu'ils me donnent des moyens, s'ils veulent que je puisse travailler. Je travaille depuis 20 ans à ce poste, et je n'avais jamais vu ça... Enfin, je ne suis pas venu pour ça. Philippe. Il m'a laissé un document...

OLIVIA : La liste ? Je suis au courant.

VAN HORN : Non. Pas seulement. Quelque chose qui vous concernait.

OLIVIA : je ne veux pas en entendre parler...

VAN HORN : Bien sûr, bien sûr. Je comprends votre réponse. Je voulais juste que vous le sachiez...

OLIVIA, froide : Sénateur, avec tout le respect que je vous dois, j'aimerais vous signaler que mon marie et ma fille de 5 ans se trouvent à l'intérieur de ce bâtiment. Et qu'à l'heure actuelle, je suis absolument incapable de faire quoi que ce soit pour les aider, on m'a refusé l'accès, pour une raison obscure, je n'arrive pas à les joindre... (Sa voix commence à trembler) Je ne pourrais pas laisser quelque chose arriver à ma fille, sénateur, pas encore...

Elle a un moment d'absence.

VAN HORN : Votre mari est un homme exceptionnel, madame Bishop, tout comme l'était son père. Ajoutez à cela nos meilleurs scientifiques et le déploiement de nos forces, et soyez assurés que votre fille et lui sortiront indemnes de ce désordre.

A l'intérieur, Peter sourit à Etta, qui est restée accrochée à Niels, qui lui semble mal à l'aise. Il se lève et s'éloigne. Au bout de quelques minutes, il atteint Johnathan qui coordonne l'opération aux toilettes.

PETER : Du nouveau ?

JOHNATHAN, entre deux injectives : Je ne sais pas... Si. Non...

PETER, rassurant : Wow, wow, wow... Doucement, garçon.

JOHNATHAN : Non, pas doucement. Tout va trop vite.

Un cri aigu retentit. Les deux sont interpellés. Ils se précipitent vers le rassemblement près de la porte 17.

La bas, un homme est isolé des autres par quelques gardes armés qui le pointent. Il panique et crie. Il tient dans sa main un mouchoir plein de sang.

HOMME, paniqué : ne tirez pas ! Aidez-moi ! (voyant Peter arriver) Mr Bishop... Aidez-moi...

PETER : Monsieur, détendez-vous, ne bougez pas.

Viviane s'est approchée.

A l'étage, on voit brièvement deux observer apparaître et se regarder, puis assister à la scène.

De nouveau en bas, l'homme paniqué coopère. Il se déplace rapidement, escorté vers les gardes, loin de la foule.

VIVIANE, qui a suivit le groupe : Celui-là, il n'était pas parmi le groupe de gens contaminés.

GARDE, la repoussant : Madame, je vais vous demander de bien vouloir...

PETER, arrivant vers elle pour la calmer : Viviane, retournez, s'il-vous-plaît...

VIVIANE : Non, Peter ! Cet homme là n'a pas été en contact avec les autres monstres...

JOHNATHAN, passant à côté : Elle a raison.

PETER : Ca veut dire...

JOHNATHAN : Que tout le monde ici est potentiellement atteint.

L'homme paniqué à lâché un cri. Tous se sont retournés vers lui. Il est désormais à terre, en proie à de violents spasmes, entouré d'un groupe de gardes le tenant toujours en joug.

GARDE : Monsieur, devons-nous tirer ?

HOMME, à terre, entre deux râles : Ne me tuez pas !

Johnathan réagit rapidement/ Il va chercher une caisse plus loin, près de la foule et en sors des seringues ainsi qu'un petit pistolet. Peter l'a suivi.

PETER : Des tranquillisants ne vont pas arrêter la transformation.

JOHNATHAN : Ce n'est pas mon intention.

Tous deux reviennent voir le malade qui n'est désormais plus conscient. Sa peau s'assombrit, alors que ses muscles sont toujours en constante agitation.

JOHNATHAN : Tout le monde s'écarte !

Il charge son pistolet. Le corps de l'homme cesse de remuer. Sa respiration ralentit et se régularise. Ses peau craque, et a maintenant une couleur brune et sombre, à l'aspect minéral. Le monstre ouvre les yeux, mais ne peut plus bougé la mâchoire. Une expression de rage est fixée sur son visage. Il se lève doucement. Tout le monde est ébahi. Il semble plus grand qu'auparavant. Il est instable et fait d'amples mouvements. Il regarde autour de lui. La position de ceux qui l'encerclent semble lui déplaire.

JOHNATHAN : monsieur, je vais vous demander de bien vouloir nous suivre.

Au loin, le silence s'est fait. La plupart des gens voient ce qui se produit et les autres employés de sécurité peinent à les contenir. La bête commence à grogner. Elle arrache ses vêtements déjà mal en point et montre son torse, entièrement transformé. Elle semble ne pouvoir bouger que les articulation principale, alors que ses coudes, son cou, ses doigts sont immobiles.

JOHNATHAN : monsieur, calmez-vous !

La créature fait un pas vers Johnathan. Puis deux. L'un des garde lui donne un coup de crosse pour l'empêcher de plus avancer. Le bruit qui en ressort est froid et ressemble à deux pierres qu'on choque l'une contre l'autre. Elle n'aime pas ça. Elle donne un grand coup dans le fusil puis saisit l'homme et le projette. Un autre garde lui tire dessus avec un fusil, mais la balle, qui atteint la tête, ricoche pitoyablement et se loge dans un mur. Johnathan tire au tranquillisant, mais sa dose subit le même sort. Des cris retentissent derrière alors que la bête s'agite et n'est pas maîtrisée.

JOHNATHAN : monsieur, calmez-vous où nous allons devoir utiliser des moyens plus...

La bête lui assène un coup, à lui et Peter. Tous deux sont projetés. Peter est assommé. Mais Johnathan se relève. plusieurs autres gardes sont arrivés avec des cordes. Elle s'approche d'eux avec un regard hargneux. Johnathan la contourne et, dans un geste héroïque, il lui saute sur le dos. Il a maintenant dans la main une seringue. La créature se secoue vigoureusement, visiblement irritée, et lâche des cris à travers sa mâchoire close. Johnathan lui plante la seringue dans l'oeil et lâche une large dose. La bête hurle et lesaisit par la combinaison. Elle le secoue et la déchire. Il est projeté contre d'autre gardes, maintenant sans protection contre l'agent pathogène. Il se relève.

GARDE : Monsieur, vous allez être contaminé !

Johnathan lui intime de se taire. Tous ont les yeux rivés sur la bête, qui titube. Les effets du tranquillisant arrivent. Le monstre tombe rapidement de sommeil. Le silence se fait. Johnathan essuie du sang qui lui coule de la bouche. Il regarde la sang couler sur sa main, puis le monstre assoupi. Une expression de colère règne sur son visage.

Les violons envoient, écran symbole : feuille, lumière en haut à droite.