Plusieurs écrans et outillages sont disposés autour d'Astrid au milieu de la place, près de la porte 17. Astrid regarde tous ces écrans, très affairée. Peter y assiste, penaud. Niels se trouve à côté de lui, mal en point.

PETER : Au moins, elle a une piste.

ASTRID, avec un éclair de joie : J'ai trouvé !

Beaucoup de monde s'approche pour entendre sa trouvaille.

ASTRID, à son ancienne équipe : Ce brouillage auquel personne ne s'est intéressé.

PETER : Oui, c'est comme si toutes les fréquences étaient saturées...

ASTRID : C'est tout l'inverse. Regardez cet appareil : voici une mesure du bruit électromagnétique qui règne dans l'enceinte de ce bâtiment.

L'écran montre une ligne très peu fluctuantes.

ASTRID : Silence radio ! Maintenant, j'appelle Peter/ (Elle y procède avec son téléphone)

Sur l'écran, une très brève fluctuations perturbe la ligne, puis celle-ci redevient rapidement plate.

SYLVIA : Quelque chose annule nos émissions... Et alors ?

ASTRID : J'ai essayé énormément de signaux différents et rien ne semble se propager. Sauf quelques uns. Aujourd'hui à 11h38, à 12h27 et enfin vers 16H57, on a enregistrés trois émissions différentes. Trois émissions d'une intensité colossale...

JOHNTHAN : Quelque chose a permis ces émissions ?

PETER : Pourquoi ?

Fayette fait irruption dans un énorme fracas. Il a la combinaison ouverte et secoue une clarinette dans les airs.

FAYETTE : J'ai trouvé !

ASTRID : Vraiment ?

FAYETTE, s'approchant : Les cellules infectées ont des réponses très spécifiques aux excitations d'ordre électromagnétique !

NIELS : Comment ?

FAYETTE, arrivé et reprenant son souffle : C'est très simple. Vous jouez une note avec cet instrument (il s'exécute et joue un La3). Les cellules nerveuses de vos tympans envoient un message précis à votre lobe temporal, reçu par votre cortex auditif. Résultat : vous entendez un La medium. Maintenant, si je joue un La aigu...

SYLVIA : Si on pouvait passer l'incipit...

FAYETTE, excité : Partout dans la nature, il existe des corps qui réagissent différemment à des excitations périodiques de fréquences différentes. Ca existe avec le son, mais aussi avec les signaux envoyés par nos appareils électroniques...

ASTRID : Bien sûr... Les fungi ne sont pas le problème ! Une fois les cellules contaminées, ils ne servent plus à rien...

FAYETTE : C'est pour ça que leur éradication n'a pas changé la donne !

ASTRID : Les signaux que j'ai relevés doivent déclencher une mutation contrôlée des cellules infectées.

PETER : Les observers ont trouvé la mélodie pour nous transformer en golem de pierre ?

ASTRID : Fondamentalement, oui...

NIELS : Ca... ça c'est cool !

FAYETTE, enjoué : Exactement !

A l'étage, Windmark et son acolyte observent la scène.

WINDMARK : C'et un spectacle plutôt amusant. Ils ont l'air sûrs d'eux.

WATERS : Il est temps de plier bagages. Nous avons toutes les données dont nous avions besoin.

WINDMARK : Juste le temps d'un petit dernier.

WATERS : Ce n'est pas dans l'emploi du temps...

WINDMARK, rieur : Le temps...

Il disparaît.