Au niveau de l'entrée principale, les prisonniers du centre commercial sont lentement évacués. Les traumatisés remplissent le devant de la scène, alors que, de nouveau, une foule s'est amassée près de l'endroit, constituée aussi bien de civils que de journalistes excités. Olivia est près de Peter et sa fille, qu'elle tient dans ses bras, près d'un fourgon du FBI.
PETER, portant sur lui une couverture : Les portes ont été verrouillées avant même la première attaque. Elles ne se sont rouvertes que lorsque tout s'est terminé. Ils voulaient nous enfermer là-dedans...
OLIVIA : Cet observer... Tu as dit qu'il te connaissait ?
PETER : Moi et mon père. Mais il était différent des autres observers. C'est comme si il s'amusait à nous voir souffrir...
OLIVIA : Il t'a parlé de Walter ?
PETER : Oui... Il m'a dit que Walter s'était... Qu'il s'était fait ça tout seul...
OLIVIA : S'effacer de notre timeline ?
Peter reste perplexe.
PETER : Tu sais que je l'ai vu l'autre jour. Je ne suis pas fou...
OLIVIA, lui prenant la main : Je croyais que tu n'avais pas vu son visage...
PETER : Il y avait une silhouette. C'était lui... Il est parmi nous, ça ne fait aucun doute...
Olivia a un sourire indulgent et compatissant.
OLIVIA : Je dois te parler de ce qui s'est passé tout à l'heure...
ASTRID, arrivant avec trois gobelets dans les mains : Vous voilà. C'est du chocolat. Il y en a un pour Etta.
OLIVIA : Elle dort. Prend-s-en, Astrid. Tu l'as bien mérité.
ASTRID : Oh, j'en ai déjà pris deux.
PETER : On ne sait pas ce qui nous a sauvé la vie tout à l'heure ?
ASTRID : Non...
OLIVIA : Justement, je crois que je...
PETER : C'était Walter. J'en mettrais ma main à couper.
Olivia ne tient pas à lui briser ses espoirs. Astrid le remarque. Peter a détourné le regard et voit Viviane qui semble consciente se faire embarquer dans une ambulance, ficelée sur un brancard.
PETER, s'élançant vers elle : Je reviens.
ASTRID : Enfin bon, le mystérieux signal à dicté aux cellules infectées de se purger elles-même. Elles ne réagissent plus à aucun stimulus électromagnétique. Ce devait être quelqu'un qui connaissait la méthode avec précision...
OLIVIA : C'était moi.
ASTRID : Comment ?
OLIVIA : Au moment où il a été diffusé, j'ai eu... un épisode surnaturel...
ASTRID, décontenancée : Olivia...
OLIVIA, émotive : Walter avait dit que ça n'arriverait plus, mais c'est arrivé.
ASTRID : Il faut que tu demandes à Nina de te faire tester pour du cortexiphan au plus vite.
Olivia fond en larmes. Astrid la prend dans ses bras malgré l'enfant.
OLIVIA, reniflant : Je suis désolée pour ton séjour en prison, Astrid. J'aurais dû être plus présente pour toi.
ASTRID : Ce n'est rien, ma chérie.
On voit Peter parler à Viviane, lui sourire. Il lui promet qu'Etta va bien.
Johanthan parle avec Brandon, à la sortie d'une tente. Il boit dans un gobelet. Brandon tient toujours sa clarinette. Un soldat arrive auprès de lui.
JOHNATHAN : Ah. Il doit y avoir dans le bâtiment un appareillage très particulier. Ce sera certainement sous forme d'un gros bloc de métal.
BRANDON : Il sera très probablement situé en hauteur. Prenez les appareils de mesures, il devra émettre un champ assez puissant.
JOHNATHAN : Ce sera tout. Déployez-vous.
Le soldat s'exécute.
JOHNATHAN, après un court silence : Votre exposé était... très éclairant.
BRANDON, flatté, serre sa clarinette : Oh... merci.
JOHANTHAN : Avec ce matériel, on devrait pouvoir en savoir plus sur ces hommes en costume et leurs méthodes.
BRANDON : Il devrait y avoir deux dispositifs. Un pour eux, et un pour le mystérieux héros qui a sauvé la situation...
JOHNATHAN : Peut-être... Si ce n'était pas un des leurs..
BRANDON : Vous croyez que c'est possible ?
A l'intérieur du bâtiment, à l'étage, Windmark s'approche d'une mallette ouverte et posée en plein milieu de l'allée.
On a à peine le temps de voir son contenu qu'il la referme déjà et la prend par la poignée. Il se lève et regarde avec méfiance autour de lui. Son visage est sombre, il semble déçu. Il s'évanouit.
Une silhouette sort d'un couloir et s'approche de l'endroit même où l'observer se tenait auparavant.
Là, avec exactement la même mallette dans la main, dans un costume noir en lambeaux, des traces de poussière et de platre, ainsi que de sang et de terre presque partout, le visage plein de bleus et les parcelles de peaux découvertes de plaies, se tient debout September. Un gros plan montre son visage déterminé. Il disparaît.
Les violons envoient, écran symbole : hippocampe vers la gauche, lumière à gauche.
Générique.
