Disclaimer : L'histoire originale de Merlin et de Arthur Pendragon ne m'appartient pas, pas plus que l'adaptation faite par la BBC ;)

Paring : Merthur

Rating : K+

Rappel : Un jour/un OS, pendant une semaine du 25/12/14 au 31/12/14 ! Chaque OS fait 1 page Word tout pile.

Joyeux 27 décembre ! :)

(1 page, 551 mots.)


Quand Arthur revint de la salle du trône pour déjeuner dans sa chambre sur le coup de midi, Merlin finissait juste de mettre son couvert. Le roi ne s'était jamais débarrassé si vite de sa cape : il l'enleva et la jeta presque sur une des chaises qu'il n'allait pas utiliser.

-Merveilleux, du poulet ! Fit-il en soulevant la cloche de son repas. Tu n'imagines pas comme je suis affamé.

Merlin, qui s'était levé une heure plus tôt que son roi et avait moins mangé de petit déjeuner, pouvait, en fait, imaginer. Il ne dit rien, cependant, et n'eut qu'un rictus passager. Il finit de verser de l'eau dans le grand verre royal puis recula d'un pas, les mains derrière le dos.

-Bon appétit, Sir, dit-il de ce petit air qu'il avait parfois.

-Hm-hm.

Arthur n'avait pas attendu sa bénédiction pour commencer, il s'était déjà jeté sur la viande encore chaude. Merlin haussa un sourcil presque étonné devant si peu de savoir vivre, qui ne lui ressemblait pas vraiment. Si lui avait agi comme ça, il l'aurait sans nul doute traité de goret.

-Ne mangez pas trop Arthur, où vous ne pourrez rien avaler au banquet de ce soir...

Avalant un trop gros morceau de cuisse, Arthur se tourna vers lui, pas de son avis pour deux sous.

-Si telle est la portion, pourquoi donc devrais-je en laisser, dis-moi ?

Enfin, si Merlin disait ça, c'était surtout pour lui. Ne pas se rendre malade le soir même, ou pire : être ridiculisé devant tout le beau monde pour ne pas réussir à finir son assiette. Sa première assiette... Mais Arthur avait confiance en son appétit et, faisant fi du petit sourire qui se dessinait aux lèvres de son serviteur, brisa l'articulation de la cuisse et du haut-de-cuisse.

Il fallait être honnête, si Merlin avait mangé avant de venir il n'aurait peut-être pas été si prévoyant. Il aurait définitivement aimé être à la place d'Arthur à cet instant. A se mettre de la graisse de poulet plein les doigts. Son ventre grogna. Ugh, embarrassant. Arthur releva les yeux vers lui.

-Un petit creux ? Demanda-t-il, moqueur.

Merlin ne se retint même pas de lever les yeux au ciel. Evidemment qu'il avait faim. Mais Arthur eut un petit sourire et lui fit signe, avenant, de s'asseoir à sa table.

-Vous êtes sûr ? S'avança son serviteur, moqueur à son tour. Un homme du peuple, comme moi... ?

-Ne fais pas l'idiot Merlin, allez, viens donc.

Il ne se le refit pas dire trois fois. Il s'assit à la chaise qui faisait l'angle et planta de bonnes grâces ses dents dans l'aile qu'Arthur lui eut tendue. Eh bien, quel appétit ! En tout cas il les avait, maintenant, ces mains pleines de graisse. Il vit, du coin de l'œil, s'approcher l'une des mains d'Arthur... et eut un mouvement de recul. Ce n'était rien, rien qu'un bout de serviette en papier que son roi passa doucement à la commissure de ses lèvres.

-Tu avais du... mais c'est bon maintenant.

Arthur avait ce sourire qu'il lui faisait parfois, mélange de tendresse et de ce il-ne-savait-quoi. Merlin se rappela qu'il n'avait pas avalé sa bouchée et déglutit péniblement. Le cœur un peu rapide et les joues un peu rouges, il rendit à son roi un sourire maladroit.


3/7


Et de trois ! J'espère encore que ça vous a plu, et encore une fois sentez-vous libres de me donner vos avis ! :)

A demain ^-^