Honnêtement, ce chapitre est celui qui m'a donné le plus de mal et, après plusieurs versions, plus ou moins merdiques, je vous propose celle-ci.
Sur ce, merci pour vos précédentes reviews et je vous dit:
Bonne lecture et on se retrouve en bas.
Enjoy ;)
Th13
Elle ne réalisait rien. Elle ne se rendait compte de rien. Ne voulait rien voir.
Tout s'était passé tellement vite.
Un bruissement de soie déchirée. Une main plaquée sur sa bouche et une douleur intolérable entre ses jambes.
Maintenant, une envie irrépressible de vomir. Une envie de se détacher de la femme qui la tient dans ses bras. Une envie de se réfugier dans la pénombre d'une chambre et de ne laisser personne s'approcher d'elle.
Une envie de tout casser.
Une envie de tout foutre en l'air.
Une envie de ne plus être là.
Mais il y a des yeux verts qui la regardent avec inquiétude. Des mains, sur sa taille, dont elle a désormais peur même si elle sait que ce ne sont pas Ces mains. Et une voix douce, non rendue incohérente par l'alcool.
- Rachel… Que s'est il passé ?
Silence de la part de la brune qui ne réalise toujours pas ce qu'il s'était passé.
- Rachel… implora Quinn. Parle-moi s'il te plaît.
- Je… Je ne peux pas. Articula péniblement la petite brune en regardant devant elle. Va-t'en.
- Non.
- Va-t'en ! Hurla soudainement Rachel. J'veux voir personne !
A contrecœur et devinant que sa compagne ne lui dirait rien, Quinn se leva et sortit de la loge afin de rejoindre Santana.
- J'ai dit à Edith et Loulou de revenir plus tard en leur disant que la naine était malade. Indiqua la Latina. Bordel, je n'aime pas mentir. Elle t'a dit ce qui c'était passé ?
- Négatif. T'as sentit l'odeur ?
- A moins que tu te parfumes au whisky bas de gamme, ça ne sentait pas la rose. Whisky bas de gamme… Ici, y'en a pas et pas de danger que ce soit un client…
- Qui serait assez cinglé pour foutre les pieds ici, sachant que le bar est tenu par un ancien de la 101°?
- Je ne sais pas moi… Quelqu'un qui aurai une dent contre Rachel ?
- Santana, dieu seul sait à quel point je t'adore mais Rachel n'est pas d'ici. Elle est allemande, pas américaine.
- Je sais. Soupira la jeune femme en se passant une main dans les cheveux. Oh bordel… Fabray, tu retournes avec ta dinde, je vais aller choper Puck.
- Tu crois que c'est lui ?
- Non mais il va me filer un coup de main à retrouver le fils de pute qui a fait ça.
Noah se réveilla en sursaut et se redressa sur son lit. Il alluma la lumière et poussa un soupir de soulagement en constatant qu'il était dans sa chambre. Le jeune homme passa une main sur ses joues mal rasées et grimaça en regardant l'heure. 9h du matin et il n'avait dormi que deux petites heures à cause de son cauchemar.
L'ancien soldat se mit debout, enfila à la hâte un pantalon de pyjama et, torse nu, se dirigea vers la cuisine pour se servir un café. Son colocataire et ami, Kurt Hummel, était en train d'achever son petit déjeuner.
- Mauvaise nuit ? L'interrogea t'il tandis que le jeune homme prenait place.
- Cauchemar. Indiqua Noah en regardant distraitement son ami.
- Tu veux en parler ?
- Négatif. Tu ne travailles pas aujourd'hui ?
- Journée de repos. Pas de vieille rombière à qui faire des ronds de jambe pour leur vendre les derniers modèles de Poiret ou de Fath.
- Prend des vacances.
- C'est ce que je vais faire cet été. J'ai un collègue, français, qui m'a vanté les mérites du village ou il a grandi. C'est dans le sud de la France. Saint je ne sais pas quoi. (Réfléchit) Saint Tropez.
- Connaît pas. En même temps, je n'ai pas vu grand-chose du sud de la France mais je peux te citer tout les patelins du département de la Manche et tout les bleds que j'ai traversé pour aller casser la gueule à Adolf.
Kurt posa une main réconfortante sur le bras de son ami et lui servit une tasse de café.
- Au fait, reprit le jeune homme, y'a Finn qui dort sur le canapé.
- Pourquoi il est là ce con ?
- Il était bourré comme un coing et tenait à peine debout. Je n'allais pas le laisser dehors quand même.
- T'aurai dû. Ce mec, c'est une pourriture.
- Je ne voulais pas qu'il pète un scandale devant les voisins. Je le réveillerai avant de partir.
- Y'a intérêt. Grommela le barman en buvant une gorgée de son café.
Des coups frappés à la porte se firent entendre et Kurt, mécontent, se leva pour aller ouvrir.
- San ? dit le jeune homme, surpris. Tu es tombée du lit ?
- Très drôle la couturière. Noah ronfle encore ?
- Baisse d'un ton, j'ai encore du monde qui dort.
- Mister Gomina est ici ?
- Non. Bon, qu'est ce que tu veux ?
- Parler avec Puck.
- Cuisine. Indiqua Kurt en laissant entrer son amie.
Santana entra dans l'appartement et un rictus mauvais apparu sur ses lèvres en apercevant Finn, endormi sur le canapé
- Qu'est ce qu'il branle ici ce bâtard ?
- Je n'allais pas le foutre à la porte. En tout cas, il ne sent pas la rose. A croire qu'il a passé toute la nuit dans un bouge infâme avec des filles de joie.
- L'odeur m'est familière. Fit la Latina en reniflant l'air.
- Tu as couché avec lui ?
- Tu me prends pour qui ? Il serait le dernier homme sur Terre, je n'en voudrais même pas. Même s'il aurait une paire de seins et un vagin, je ne coucherai même pas avec. Va savoir quelle saloperie il a attrapé avec ses vielles…
- Relax, je plaisantais. Viens dans la cuisine.
Santana suivit docilement son ami sans un regard pour Finn et s'assit sur une chaise. Noah la salua d'un hochement de tête et dit :
- Il y a un problème à la Revue ?
- Si par problème, tu sous-entends une loge en vrac et une Rachel qui ne veut pas dire ce qu'il s'est passé, alors oui, y'a péril en la demeure.
- Quand je suis parti, tout était sous contrôle. Rachel était avec Quinn.
- Les dindes ne se sont pas mises aux joies du sadomasochisme en ton absence. As-tu noté quelque chose d'inhabituel par rapport à Rachel ?
- Rien mis à part le fait qu'elle ai cassé un miroir mais ça, je pense que c'est dû à un trop plein de colère.
- Tu n'as rien vu d'autre ? C'est important.
- Négatif. Fit l'ancien soldat en se remémorant les évènements. Je suis parti dès que Quinn est arrivée et James a prit la relève. Que s'est il passé ?
- Loge en bordel… Robe déchirée et une femme en pleurs.
Noah blêmit et, d'une main tremblante, alluma une cigarette. Grimaçant à cause l'odeur, Kurt alla ouvrir la fenêtre de la cuisine et croisa les bras sur son torse, mécontent.
- Hier après-midi, Hudson attendait Rachel à la sortie du studio. Révéla la jeune femme. Il lui a demandé plusieurs fois si elle voulait prendre un verre avec lui et elle a dit non.
- Et tu n'as rien dit ?
- Si, je l'ai attrapé et je l'ai menacé. Il a quelque chose derrière la tête et à mon avis, cela concerne Rachel.
- L'infâme bâtard. Fit le jeune homme en se levant pour se rendre dans le salon. Lève-toi fils de pute.
Finn grommela quelques paroles inintelligibles et l'ancien soldat le secoua comme un prunier.
- Lève-toi bordel de merde ! hurla Noah, furieux. Lève ton gros cul de mon canapé connard !
Le grand dadais ouvrit péniblement les yeux et déglutit en voyant les visages de Puck et Santana.
- Qu'est ce que tu as branlé ce matin ? reprit le barman en le prenant par le col de la chemise. Répond moi !
- Trop raide pour m'en souvenir. Mentit Finn, paniqué.
- Tu mens hijo de puta.
Noah resserra sa prise autour du cou du jeune homme et fronça le nez avant de déclarer, goguenard :
- Tu transpires la peur par tous les pores de ta peau… Cette odeur d'ammoniaque, mêlée à de la sueur qui dégouline le long de ton dos, ne trompe personne. Tu pues le whisky bas de gamme à dix kilomètres à la ronde et tu oses venir ronfler ici… Qu'a tu fait ce matin ?
- Rien, j'te l'jure.
- Hudson… gronda la Latina.
- J'ai juste été me saoulé la gueule au bistrot qui est à côté de la Revue, rien de plus.
- Menteur ! hurla Noah. Sale enfoiré de merde ! Les vieilles ne te suffisent plus, il a fallu que tu touches à Rachel espèce de demeuré !
- Vous n'avez aucune preuve.
- Pas besoin d'avoir de preuve pour savoir que c'est toi qui a fait du mal à ma princesse juive.
- Ta princesse juive ? Mais tu ne la foutras jamais dans ton pieu Puckerman. Pas plus que Quinn après ce que je lui ai fait…
Le poing de l'ancien soldat partit tout seul sur le nez de Finn qui hurla de douleur. Un craquement se fit entendre et le gigolo se mit à pleurer.
- T'es une gonzesse Hudson. Doublé d'un fils de pute… Que dis-je… Un bâtard de première…
Santana eut un sourire mauvais et, sans préambule, de sa main, serra ce qui servait d'appendice à Finn qui, à nouveau, couina de douleur.
- J'vais t'faire passer l'envie d'être un mec… Kurt, radine ta paire de fesses par là s'il te plaît et viens avec la trousse de mister Gomina…
La pluie tombait sans discontinuer sur New-York mais Quinn, en train de fumer une cigarette sur son balcon, ne l'avait même pas remarqué.
Toutes ses pensées étaient braquées vers Rachel qui était dans la salle de bain, porte grande ouverte.
La petite brune avait filé dans la baignoire dès que les deux jeunes femmes étaient rentrées et n'en avait pas décollé.
Voulant se laver encore et encore. Voulant oublier les mains calleuses de Finn. Voulant se défaire de son odeur.
Sur le palier de la salle de bain, Quinn observait silencieusement Rachel et se sentait démunie. La jeune femme voyait bien que sa compagne se sentait mal et elle ne savait pas quoi faire pour l'aider. Brusquement, la petite brune s'arrêta et la photographe se rapprocha d'elle.
- Ce n'est que moi. Murmura Quinn en voyant Rachel se tendre. Je vais t'aider.
Rachel replia ses jambes contre sa poitrine et les entoura de ses bras. La jeune femme se déchaussa rapidement et entra, toute habillée, dans la baignoire. Instantanément, la brune se détendit et se laissa aller contre le torse de la photographe.
- Prend moi dans tes bras comme le jour ou nous nous sommes retrouvées…
Rachel dormait d'un sommeil de plomb dans leur chambre et Quinn faisait les 100 pas dans le salon, fumant cigarette sur cigarette.
Elle était furieuse et en colère. La blonde avait un doute sur l'identité du violeur mais elle se retenait d'aller lui casser la figure. Car si c'était effectivement Finn qui s'en était prit à Rachel, la photographe ne donnait pas cher de sa peau s'il venait à croiser Santana ainsi que Puck.
Noah regarda Finn qui se tordait de douleur sur le sol, dégoûté, tandis que Santana se lavait les mains et que Kurt rangeait la trousse de son compagnon.
- De toutes les conneries possibles et inimaginables, il a fallu que tu fasses celle-ci… fit l'ancien soldat en se retenant de ne pas lui en coller une. Déjà qu'à la base, tu es un connard de première catégorie…
- Qu'est ce qu'on va faire de lui ? demanda Kurt en revenant dans le salon. On le dépose au poste de police le plus proche ?
- Non. Il serait capable de dire qu'il s'est fait démonter la gueule par toi, moi et Santana.
- Alors ?
- J'ai encore un contact avec mon pote… Tu sais, celui que…
- Ah, celui là. Oh.
- J'en connais un qui va connaître les joies de la vie de soldat… ricana la Latina en revenant. La bite au cirage mon gars… Et tes futurs petits copains sont loin d'aimer les violeurs…
- Comment va-t-elle ? s'enquit Santana qui était venue prendre des nouvelles.
- Elle dort. Répondit Quinn d'un ton las. Tu as trouvé celui qui a fait ça ?
- Ouais et je peux te dire qu'il n'est pas prêt de toucher à une nana si elle n'est pas consentante. Même la vieille qu'il baise n'en voudrait pas.
- Hudson ? fit la photographe, à moitié surprise.
- J'lui avais dit que je lui écraserai sa face de rat… ricana la brune. Mis à part ça, comment tu compte gérer Rachel ?
- Je ne sais pas. Honnêtement, je n'en sais rien. Je ne sais pas quoi faire. A part peut-être mettre les voiles mais je suis coincée ici.
- T'es coincée par quoi ? Ton job ?
- Affirmatif.
- Met le en suspend et part avec Rachel le temps que cette histoire se tasse. De toute manière, Hudson n'est pas prêt de remettre les pieds dans les parages.
- Qu'est ce que vous avez fait ?
- L'armée est une grande…. Très grande famille ma poule….
La suite est en cours d'écriture.
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