Disclaimer: Harry Potter appartient à JK Rowling. Cette traduction de l'histoire de Lord Silvere n'est pas utilisée à des fins commerciales.

Reviews: Bonjour à tous! Merci pour vos remarques pour mon problème de dates, je viens de rectifier l'erreur. D'autres personnes ont mentionné aussi un autre problèmes de dates, notamment quant à l'âge de Bellatrix comparé à ceux des Maraudeurs: il s'agit là d'une attention de l'auteur pour faciliter l'histoire (vous en saurez plus plus tard :) ) Sur ce, voilà deux nouveaux chapitres, les derniers entièrement corrigés par moi, par la suite, j'aurais un Bêta-reader. Comme d'habitudes, pouvez-vous me me laisser une reviews pour chaque chapitre pour savoir ce que vous en pensez? Merci et bonne lecture!

Chapitre 3 : De jeunes hommes lunatiques.

Trois jours plus tard, à la veille de Noël, Harry retourna dans la petite boutique dans l'Allée des Embrumes. Il avait pendant ces trois jours cherché du travail près du chemin de traverse mais il avait rapidement découvert que sans papiers d'identité, les seuls qui pourraient l'engager étaient ceux se trouvant du mauvais côté de la loi. Il n'était pas prêt à être impliqué dans ce genre de choses et il s'était résigné à apprendre tout ce qu'il pouvait sur l'époque dans laquelle il se trouvait. Assis dans le Chaudron Baveur et écoutant les gens parler autour de lui, lisant tous les journaux qu'il pouvait trouver et posant quelques questions sans paraître trop ignorants des évènements passés, il réussit à en découvrir davantage.

Sabine avait mentionné qu'elle et son père travaillaient dans le monde moldu, il avait donc décidé de venir à la fin d'une journée moldue. Quand il passa la porte, il fut content de trouver la jeune femme derrière le comptoir de son père, lisant un journal. Quand elle entendit la porte d'ouvrir, elle sursauta, leva les yeux et sourit largement quand elle le reconnut.

« Harry ! » Le salua-t-elle joyeusement. « Vous avez un jour de retard ! »

Il haussa les épaules. « J'ai décidé de vous donner un jour de plus, juste au cas où. »

« Bien, » dit-elle, posant le journal et se levant. « Vous serez content d'apprendre que nous avons réussi à travailler plus vite que prévu. Nous avons un kit complet de documents moldus et magiques, tout, sauf la licence de transplanage. C'est en cours, mais il faut encore que ce soit enregistré au Ministère, donc nous espérons que ce sera fait et validé d'ici la semaine prochaine. »

« C'est génial, » répondit Harry avec un sourire. Il était étonné que tout ce soit réglé si facilement il avait pensé que ce genre de transactions au marché noir serait beaucoup plus compliquée. Peut-être que son inexpérience combinée à la personnalité chaleureuse des faussaires avaient simplifié l'affaire. Regardant Sabine quand elle attrapa des documents sur une étagère au fond de la salle, il se dit que c'était sûrement ça. Ils étaient assez sympathiques, pas du tout ce qu'il avait prévu. Il essaya désespérément de ne pas remarquer que son t-shirt se releva quand elle essaya d'attraper les documents, découvrant un peu ses hanches.

Il venait tout juste de se reprendre, se réprimandant mentalement pour réagir comme un adolescent hormonal, quand elle se revint, et posa une grosse enveloppe sur la table. Elle remarqua qu'il avait un peu rougi, et gloussa, battant des cils pour flirter. Le gloussement s'accentua quand il rougit davantage.

C'est ridicule, pensa Harry quand il sourit honteusement. C'est comme si je n'avais jamais vu de jolie fille avant. L'ironie, c'était qu'il en avait vu peu aussi jolie que Sabine et qui en plus n'avait pas peur de le montrer. La plupart des sorciers et des sorcières portaient de larges robes qui cachaient toutes leurs formes. Les vêtements moldus que portait Sabine étaient l'exact opposé et accentuaient sa fine silhouette et ses belles courbes. Et il pouvait continuer à s'en empêcher, il n'était pas loin d'être un adolescent.

Elle devina ses pensées correctement et plaça une main sur son bras. « Ne vous inquiétez pas, » dit-elle gentiment, « On me regarde souvent, ce n'est pas un problème. »

« Ce n'est pas ça, c'est que… » Harry rougit de nouveau et retira son bras. « Désolé, je ne suis pas comme ça d'habitude, » dit-il timidement.

« Oh ! » elle baissa les yeux. « J'aurais dû réaliser que vous n'avez sûrement jamais vu ce type d'habits avant. C'est un peu plus provocateur que des robes, non ? »

Harry ouvrit la bouche et allait la corriger quand il réalisa que c'était sans doute mieux de ne rien dire. Moins il y aurait de personnes connaissant ses vraies origines, mieux ce serait, même si il était peu probable qu'elle fasse un jour la connexion entre son éducation moldue et sa venue du futur.

Oh, j'ai déjà vu ce genre de choses avant, pensa-t-il. Mais diable, tante Pétunia n'avait jamais ressemblé à ça en portant une jupe et une blouse. Il gloussa intérieurement quand il réalisa qu'il avait l'air puéril, mais une nouvelle fois, il n'en avait jamais eu l'opportunité avant. Il n'avait jamais été capable de faire ce genre de choses étant jeune – sortir le soir, flirter avec des filles, se faire draguer par des filles, danser avec sa petite amie… il avait tout manqué à cause de la guerre. Il sentit une brève tristesse mais il la repoussa ainsi que son attraction physique pour la jolie fille du maitre faussaire. Ce n'était ni le temps ni le lieu pour cela.

« C'est bien, » dit-il finalement avec un petit haussement d'épaules. « Vous avez raison, c'est un peu inhabituel, mais cela vous va bien. »

« Merci, » elle rougit et gloussa. Finalement, elle lui glissa l'enveloppe. « Voici vos papiers. Regardez-les librement et vérifiez si tout y et si cela vous convient. »

« Parfait, » dit Harry, content pour cette distraction. Il ouvrit le dossier et commença à feuilleter la vie d'Harry Evans Ashworth, né en décembre 1955. Il avait eu peur au début de ne pas en avoir pour son argent mais en jetant un seul coup d'œil aux papiers, il sut que cette peur était infondée.

Les documents et leur forme étaient suffisamment réels, après quelques minutes, Harry commença lui-même à croire que Harry E. Ashworth existait. Tout y était, tous les détails de ces soi-disants voyages, son historique médical complet, ses relevés de notes, ses lieux de résidence… tout ce qu'il avait raconté à Sabine l'autre jour avec même des détails qui rendaient l'histoire encore plus plausible.

« C'est bien ? » demanda Sabine avec un sourire fier.

Cela lui prit un moment pour retrouver sa voix devant ces papiers élaborés qui retraçaient la vie d'un homme qui n'avait jamais existé. « Ouais. C'est – c'est génial, » dit-il finalement. « Vous et votre père avez fait du bon travail. »

« Merci, » elle sourit de toutes ses dents.

Harry fouilla dans sa robe et sortit un sac de gallions réduit. Il murmura un mot en agitant sa baguette et le sac reprit sa taille. « Je ne sais pas comment conclure ce genre de transaction, » commença-t-il lentement. « Serait-ce acceptable si je vous paye huit mille maintenant et le reste quand j'aurai la licence ? »

« Ce sera parfait », agréa Sabine.

Harry hocha la tête gratitude. Il n'était pas retourné à la voute Black et il n'en avait pas l'intention. Premièrement, il n'avait pas de clé et deuxièmement, les gobelins tenaient sans doute un registre des personnes accédant à chaque voute. Cela soulèverait des suspicions si un étranger entrait dans la voute de l'un des sangs-purs les plus respectés et connus de Grande Bretagne. Ceci plus le grand prix de sa nouvelle identité avaient considérablement allégé ses fonds. Il agita sa baguette et huit-mille gallions sortirent du sac, puis il le réduisit de nouveau et le rangea dans sa poche.

Ils se dirent chaleureusement au revoir, Harry lui demandant de passer son salut à son père et de le remercier pour ce beau travail. Alors qu'il s'apprêtait à partir, elle se pencha. Pensant qu'elle allait encore l'embrasser sur la joue, il commença à se reculer mais elle lui chuchota en fait à l'oreille.

« Si tu veux diner un soir, tu sais où me trouver, » murmura-t-elle doucement avant de se reculer et de le pousser vers la porte.

Harry se retrouva aussitôt devant la porte fermée, sa mâchoire ouverte et ses pensées tourbillonnant dans sa tête. Et bien, dit une voix mentale qui ressemblait tellement à Fred et George, il semblerait que le petit Harry ait enfin une touche ! Il faut le fêter ! Il grogna et essaya de taire cette petite voix, mais il n'y réussit qu'à moitié, marmonnant sur des jumeaux ayant une mauvaise influence sur lui.

Et il y avait aussi le problème qui le perturbait depuis quelques jours. Il n'avait pas encore rencontré Bellatrix, et il en était bizarrement heureux car il avait des « sentiments mitigés » à son égard et cela n'arrangeait pas ses problèmes avec cette femme. C'est sûr, elle était proche de ses dix-sept ans à cette époque et très loin de la personne qu'elle était quand il l'avait rencontré la première fois, mais elle était toujours la même personne. La personne qui deviendrait la sorcière la plus crainte de la décennie, la femme qui allait tuer et torturer d'innombrables personnes. La femme qui torturerait les parents de Neville jusqu'à les rendre fous, la personne qui se battrait en duel contre son parrain et causerait sa mort.

La personne qui avait reposé, brisée et torturée dans la même cellule que lui. La même personne qui lui avait demandé de la tuer. La personne qui était morte en saignant dans ses bras. Il avait beau essayé, il n'arrivait pas à effacer cette image de son esprit. Il pouvait encore sentir le sang poisseux sur ses mains, il pouvait encore sentir cette odeur métallique sur ses robes, il pouvait encore voir la paix sur son visage quand elle était morte, ce qu'il n'avait cru possible d'elle, quelque chose qu'il n'aurait pensé qu'elle ait mérité, pas après tout ce qu'elle avait fait.

Il avait voulu sa mort depuis longtemps – probablement depuis qu'il avait entendu ce qu'il avait fait aux Londubat. La mort de Sirius avait seulement aggravé ce désir et chacune de leurs rencontres était devenue progressivement plus intense et sauvage, ils se perdaient dans leurs combats, oubliaient tout autour d'eux… ne gardant que l'envie brûlante de tuer l'autre. Il avait finalement été exaucé et il avait essayé de se dire que c'était simplement la manière dont elle était morte qui l'avait déconcerté, mais après trois jours de migraines à y penser, il était venu à réaliser que sa mort n'était qu'une toute petite partie de son problème.

C'était la paix, le soulagement qu'elle avait trouvé dans la mort qui le vexait. Il ne pouvait pas le comprendre, ne pouvait pas accepter qu'elle l'ait trouvée, et encore moins dans l'un des donjons de Voldemort. Il s'était habitué à l'un de ses côtés – la rude et cruelle Bellatrix qui détruisait tout sur son passage dans sa soif de destruction et de sang. Puis elle avait changé et était redevenue saine. Et jeune. Et malgré tout qu'elle ferait ou pourrait faire à l'avenir, elle était normale. Harry n'arrivait pas à réconcilier la Bellatrix ennuyante, irrévérencieuse, mais surtout saine d'esprit qu'il avait rencontré chez Voldemort et ici dans le passé et la sorcière folle et assoiffée de sang qu'il connaissait si bien dans le futur.

Il voulait tant la haïr, pour ce qu'elle était, pour ce qu'elle deviendrait, mais avait découvert, malgré lui qu'il ne le pouvait pas. Cela rendrait les choses si faciles si elle était folle et diabolique maintenant. Mais elle ne l'était pas, du moins pas complètement et il n'arrivait pas à la comparer avec la sorcière qu'il connaissait. Même physiquement il y avait des différences. La Bellatrix qu'il connaissait était décharnée et émaciée, son corps était recouvert de cicatrices et dégradé par la malnutrition, les années à Azkaban et son évasion ainsi que par les décennies de magie noire. Cette Bellatrix était jeune, et vive et pleine d'esprit et belle.

Harry serra les dents et chassa toutes ses idées de sa tête. Sa beauté physique ne compensait en rien la laideur de son âme. Elle était diabolique, essaya-t-il de se rappeler, mais cela se transforma rapidement en elle va devenir diabolique. Il ne voulait pas être affilié avec elle, ne voulait pas être dans la même ville qu'elle, ce qui était impossible pour l'instant mais même s'il savait qu'il la détestait, il ne pouvait pas la haïr pour quelque chose qu'elle n'avait pas encore fait. La dichotomie entre ce qu'elle était et ce qu'elle serait, ou plutôt, ce qu'elle avait été, et qui elle était maintenant le rendait fou.

Il murmurait toujours entre ses dents quand le bâtiment à côté de lui explosa en une immense boule de feu qui le propulsa dans les airs. Il grogna et secoua la tête quand il essaya de retrouver son équilibre, ses oreilles sonnant toujours à cause de l'explosion, et son dos lui faisait mal là où il avait heurté un mur de brique.

Cela devient bien trop familier à mon goût, pensa-t-il sombrement en regardant autour de lui. Il avait complètement perdu de vue là où il marchait, tant il était plongé dans ses pensées. Cela lui prit un moment de reconnaître là où il était – proche du ministère de la magie de l'autre côté du chemin de traverse. Il se demanda ce qui avait causé l'explosion du bâtiment quand un son familier atteint ses oreilles : des sortilèges. Par instant, il se baissa et sortit sa baguette, scannant la rue pour trouver la source du bruit.

Le bruit de combat venait de l'autre côté de la rue, prêt du bâtiment en feu, il réalisa finalement en voyant des flash de lumière rouge ou verte que des sorciers se battaient en duel. Je ne savais pas que Voldemort avait déjà ses mangemorts à cette époque, pensa Harry en restant concentré sur les flashs de lumière. Il était difficile de savoir qui se battait contre qui à cause des nuages de fumée et des promeneurs paniqués qui criaient, courraient et se cachaient de l'incendie. Ce qui inquiétait Harry, c'était que les deux parties utilisaient des sort illégaux – il pouvait jurer avoir vu plusieurs fois la lumière verte caractéristique du sortilège de mort.

Qui diable sont ces gens ? se demanda Harry tout en continuant à s'approcher, faisant attention de rester protégé. Il sursauta quand une autre boule de feu jaillit du champ de bataille mais cette fois, il entendit des cris de douleur. Il secoua la tête. Qui que soient les duellistes, il fallait qu'ils soient arrêtés avant de blesser les personnes innocentes qui essayaient de sortir du bâtiment. Il ne savait pas si les aurors étaient à cette époque aussi lents qu'à la sienne – il espérait que ce n'était pas le cas, mais il ne pouvait pas prendre le risque et attendre qu'ils arrivent.

Tout en débattant s'il devait intervenir ou non, le combat augmenta entre les deux partis et ils utilisèrent des sorts bien plus destructeurs. Des boules de feu et des sorts de mort fusaient et faisaient face à des tornades lumineuses et des vagues mortelles. Harry avait déjà vu de tels sorts avant, utilisés sur ses champs de bataille et il connaissait les résultats et ce n'était pas joli. Il s'était suffisamment approché des combattants pour les apercevoir. « Qui sont les gentils ? » se demanda-t-il en regardant la dévastation du bâtiment. Quoi qu'il en soit, je ne peux pas les laisser continuer. S'ils continuent, ils vont finir par détruire toute la rue !

Sortant de sa cachette, Harry jeta plusieurs stupéfix sur les deux camps. Il ne voulait pas utiliser pour l'instant des sortilèges plus dangereux, il pouvait simplement tous les assommer. Il réalisa qu'il avait fait une erreur quand les deux camps réalisèrent que quelqu'un leur tirait dessus. S'apercevant de cela, les deux partis lui jetèrent des sorts dessus, ce qui obligea Harry à retourner se cacher.

« Merde, » jura Harry. Il commença à bouger sa tête pour jeter un coup d'œil et il la cacha à nouveau pour éviter certains sorts vicieux qui volèrent vers lui. Il savait qu'il devait bouger rapidement car les sorts se multipliaient contre sa cachette qui ne tiendrait pas longtemps. Grâce aux sons, il savait qu'ils n'allaient pas se fatiguer à lui lancer ce type de sorts et que bientôt, s'ils étaient malins, ils allaient lancer une grosse attaque… maintenant.

« Stupéfix » cria-t-il en se jetant sur le côté. Le sort pulvérisa une bonne partie du mur derrière lequel il se cachait. Harry roula sur le côté, l'adrénaline traversant toutes ses veines. Il vit qu'il était à découvert, il hésita pendant un bref instant pour chercher la source du feu, puis se dépêcha de se cacher derrière des tonneaux en bois qui contenaient quelque chose qu'il ne voulait pas identifier. Il roula sur le côté quand les tonneaux commencèrent à exploser sous un déluge de feu.

« Très bien, si vous voulez la guerre, vous l'aurez, » marmonna-t-il alors qu'il atteignait le dernier tonneau. Espérant que la personne qui lui tirait dessus était toujours là il l'avait aperçu, il compta silencieusement jusqu'à ce que le moment arrive. C'est bien ma chance de me retrouver dans un combat pendant lequel les deux camps arrêtent de s'attaquer pour mieux pouvoir le faire avec moi, pensa t-il sombrement.

Le dernier tonneau exposa quand un Reducto le frappa et Harry se jeta en avant, sa baguette fendit les airs et jeta une série de maléfices et sortilèges qui occuperaient avec un peu de chance ses adversaires et lui laisseraient le temps de respirer. Il sauta de nouveau sur ses pieds, conjurant un mur de feu avec sa baguette entre eux et lui, puis courut sur le côté pour se cacher.

Se rappelant ses leçons de tactique que Fol'œil lui avait assénées encore et encore, Harry se positionna jusqu'à être derrière l'un des groupes, étant caché par la fumée et les flammes du feu qu'il venait de conjurer. Le vieil auror lui avait enseigné que toute personne étant assez stupide pour échanger des sortilèges dans un environnement hostile ne demandait qu'à être tuée. Le truc était de les contourner, d'être plus mobile qu'eux afin qu'ils ne puissent pas utiliser leur nombre à leur avantage et ensuite de tous les immobiliser avec une seule salve de sortilèges. C'était ce en quoi consistait l'entrainement d'Harry pendant la guerre.

Durant la courte guerre à son époque Harry avait été forcé d'apprendre quelques sortilèges qui mettaient à profit sa force magique bien au dessus de la moyenne, la plupart d'entre eux étaient très puissants pour mettre à terre ses adversaires aussi vite que possible. Puisqu'il était souvent utilisé dans des combats de masse il avait été prudent et avantageux pour lui d'apprendre des sorts qui pourraient toucher de multiples adversaires car il était en effet l'un des rares sorciers à pouvoir jeter des sortilèges aussi puissants. Ce manque de variété ne l'embêtait pas beaucoup puisqu'il ne faisait pas la différence entre utiliser une boule de feu ou une flèche de feu ou la différence entre un jet d'acide ou un maléfice de désintégration. Seul le chaos régnait sur le champ de bataille, il était plus que capable de faire attention à lui.

Mais c'était quelque fois un handicap pendant les duels quand ses adversaires se concentraient plus pour lui barrer la route avec une plus grande variété de sorts qui le forçaient à se défendre. Il se reposait habituellement sur sa force brute et son pouvoir magique pour se sortir de ce genre de situations, une chose qui avait bien fonctionné jusque là quand il s'occupait de mangemorts moyens qui pensaient que le Survivant était une proie facile. Cela lui causait des problèmes cependant quand il affrontait des adversaires bien plus expérimentés comme Dumbledore ou Maugrey. Même si Harry et Dumbledore avait la même force magique, c'était l'expérience du directeur qui lui permettait de prendre le dessus à chacun de leurs duels, même s'il n'utilisait que des sorts de métamorphose. Bellatrix était un autre des adversaires contre lequel il avait eu du mal à se battre, surtout parce qu'elle était si folle que son style de combat était imprévisible.

Harry grimaça quand la fumée s'envola d'un mouvement de sa baguette et il se retrouva à regarder le dos exposé de l'un des groupes, alors que l'autre était à l'endroit où quelques secondes plus tôt son feu brûlait. Il leva sa baguette, mettant bien plus de puissance dans son sort qu'il n'était nécessaire. « Pulsus ! »

Le maléfice de bannissement surpuissant explosa au milieu des combattants les plus proches de lui, les propulsant dans les airs, puis dans le second groupe de combattants. Il avait été suffisamment prudent cependant pour ne leur causer que des bosses et des bleus, il ne voulait pas les tuer – il avait découvert plus tôt que même le sort le plus simple pouvait être mortel si on y mettait assez de force. Il leva sa baguette alors que la majorité des personnes essayait de se remettre debout, mais le pop distinct des transplanages multiples les avertit que les aurors venaient d'arriver. Il rangea rapidement sa baguette, recula et fit en sorte que ses mains soient visibles.

Ceux qui avaient réussi à se remettre sur leurs pieds furent rudement attrapés par les aurors alors que les autres étaient encerclés par les forces du Ministère. Cela leur prit quelques secondes pour réaliser la situation précaire dans laquelle ils se trouvaient maintenant et un par un, ils lâchèrent leurs baguettes et levèrent les mains en l'air.

C'est une bonne chose que j'ai pris mes papiers, pensa Harry avec amusement en voyant les visages visiblement agacés des gens qui étaient maintenant arrêtés. Les aurors, rapidement aidés par les fonctionnaires officiels du ministère interrogèrent bientôt les quelques passants qui étaient restés et Harry grogna en voyant un certain nombre d'entre eux parler rapidement en le montrant du doigt. J'aurais dû partir quand j'en avais la chance, grogna-t-il mentalement. Il n'avait vraiment pas besoin en ce moment d'attirer l'attention du Ministère.

Une demi-douzaine d'aurors s'approcha d'Harry, ils tirèrent leurs baguettes et les pointèrent sur sa poitrine. Il sourit joyeusement et leva ses mains en l'air. Celui qui les dirigeait, à la grande tristesse d'Harry, était quelqu'un qu'il avait espéré éviter pendant un temps. Vingt-cinq ans plus tard, sa jambe droite toujours intacte, un peu moins grognons et sans œil magique, le chef du groupe qui approcha Harry était toujours facilement reconnaissable : Alastor « Fol'œil » Maugrey.

Il prit un moment pour jeter un coup d'œil à Harry puis se tourna vers les aurors qui le suivaient « Allez aider les autres avec ces idiots, » grogna Maugrey. Il attendit un moment jusqu'à qu'ils soient partis puis il avança vers Harry, le regardant avec beaucoup, beaucoup d'attention.

Harry savait qu'il était évalué par l'homme qui deviendrait son professeur dans le futur. Sachant qu'il devait apparaître aussi peu menaçant et inintéressant que possible, il décida de laisser l'auror mener le jeu. Il ne valait mieux pas attirer l'attention sur lui maintenant.

« Quel est votre nom » demanda finalement Maugrey.

« Ashworth. Harry Ashworth, » répondit Harry sur un ton neutre.

Maugrey le regarda brusquement et Harry dû combattre l'envie d'éviter ce regard perçant. « Vous êtes celui qui a terrassé toutes…ces personnes… ici présentes ? » demanda-t-il avec un dédain immanquable pour les combattants qui étaient menottés et transportés dans les cellules du Ministère.

Harry prit un moment pour étudier les personnes contre lesquelles il se battait avant de répondre. Aucun d'eux ne semblait être mangemort – il leur manquait des masques et les robes noires distinctives d'une part. En fait, ils ne semblaient pas être entrainés. Ils étaient jeune et selon Harry à peine sortis de l'école. Probablement des jeunes convaincus de leur propre supériorité, pourris gâtés ou insatisfaits avec leur travail. Le type de personne que Voldemort pourrait facilement recruter, songea-t-il. Ceux qui n'ont pas trouvé leur place dans la société et qui en blâment les autres.

Avec un peu de surprise il réalisa que Bellatrix n'entrait dans aucune de ces catégories, ce qui était ironique. Pour une raison quelconque, il n'arrivait pas à l'imaginer dans le même groupe que Malfoy, Crabbe et Goyle. Et on ne pouvait pas nier que ces idiots ? Hooligans ? Qu'importe qui ils étaient, Malfoy et sa clique auraient été très à l'aise parmi eux. En tout cas, pensa Harry avec amusement, Malfoy est probablement mieux habillé qu'eux.

Etait-ce que Bellatrix voulait dire quand elle avait dit dans son dernier souffle qu'elle avait juste « suivi le mouvement ? » Pansy Parkinson ou Millicent Bulstrode auraient-elles pu devenir la prochaine Bellatrix Lestrange ? Cela semblait si improbable. Déjà, même s'il haïssait la Bellatrix de son époque, il admettait volontiers son talent, ses compétences et son pouvoir qu'elle avait cultivés. Il ne pouvait pas imaginer les Serpentard de son époque passer autant de temps à s'améliorer à ce point.

Non, même si Bellatrix avait eu les mêmes pensées idéologiques, elle n'aurait jamais fait parti d'un tel groupe. De un, ils n'avaient aucun style vestimentaire et sentaient fort, comme s'ils avaient besoin d'un bon bain. Non Bellatrix irait mieux dans un groupe sophistiqué avec des sorciers intelligents et puissants.

Harry ramena son attention vers Maugrey, un peu embarrassé quand l'auror racla sa gorge fortement pour avoir son attention. « Désolé, » marmonna-t-il, le vieil auror haussa les épaules avec nonchalance. « Je ne dirais pas exactement que je les ai terrassés. C'est juste que je me suis retrouvé au bon endroit au bon moment quand j'ai lancé mon sort de bannissement. Je suppose que j'ai eu de la chance d'en toucher autant mais je ne pouvais pas les laisser continuer. Ils seraient sans doute encore en train de se battre sinon quand vous seriez arrivés. »

Maugrey hocha la tête et Harry pouvait presque voir l'homme penser à toutes les lacunes dans son explication. Il n'eut pas conscience d'avoir retenu sa respiration jusqu') ce qu'il la relâche brusquement quand Maugrey hocha de nouveau la tête. « Vous avez vos papiers sur vous, garçon ? » demanda finalement Maugrey, plus aimable qu'Harry ne s'y attendait.

« Bien sûr. » Harry chercha dans ses robes, content de trouver son passeport si rapidement. Il ne voulait pas sortir toute l'enveloppe et devoir expliquer pourquoi il gardait sur lui tous les papiers sur sa vie. Il tendit le passeport moldu à Maugrey.

L'auror regarda les pages pendant quelques secondes avec un demi sourire. « Passeport moldu ? »

« C'est plutôt pratique, surtout quand je décide de voyager, » dit Harry en haussant les épaules. « Je suis sûr que je peux trouver des papiers sorciers si vous le voulez. »

« Tout est en ordre garçon. Vous aimez voyager à la moldue, hein ? »

« J'aime voir le monde, » répondit Harry sans s'engager.

« C'est bien. Vous voyagez beaucoup, hein ? Né en Australie et vivant depuis peu aux Etats-Unis. Et beaucoup de haltes entretemps. »

« Ouais. » Harry choisit de ne pas élaborer, décidant qu'il ne pouvait pas mentir s'il restait silencieux.

« Je suppose que cela expliquer votre manque d'accent australien, » grommela Maugrey. « Vos parents vous ont fait beaucoup bougé ? Vous étiez assez jeune pendant ces voyages. »

Harry haussa simplement des épaules et hocha la tête, décida de ne rien dire sur ses parents imaginaires sans question spécifique de Maugrey. Si Maugrey trouvait ses propres conclusions sans avoir besoin de poser des questions, Harry ne voyait pas de raison d'élaborer.

Après un petit moment, Maugrey lui rendit enfin le passeport. « Les témoins avec lesquels nous avons parlé sont tous d'accord pour dire que vous n'êtes pas celui à avoir commencer la bagarre, Ashworth. » Maugrey le regarda de haut en bas avec un sourire de travers qui rendait son visage terrifiant. « Mais j'aurais pu le dire simplement en vous regardant. Nous n'allons pas vous accuser de quoi que ce soit. En fait, je dirais que vous étiez idiot d'essayer de prendre autant de personnes, mais ils, » il montra vaguement la direction des aurors qui prenaient encore les dépositions, « sont d'accord pour dire que vous avez probablement sauvé plusieurs personnes et vous semblez ne pas avoir eu de difficulté à le faire. »

Harry reprit le passeport, soulagé que le document forgé ait fait ses preuves. « Merci. »

« Essayez de ne pas en faire une habitude. Vigilance constante mon garçon. »

« Pas de problèmes, » répondit Harry. « Je ne voulais pas vraiment me battre. Je ne sais même pas pourquoi ces personnes se battaient d'ailleurs. »

Maugrey leva les yeux au ciel. « Ce sont des sang-purs. Ils n'aiment ni leur vie, ni le Ministère ni les autres et dont ils attaquent les personnes qu'ils croisent. J'espère que ce seront juste les jeunes qui agiront ainsi, mais les choses deviennent si tendues, même entre les chefs de familles du Magenmagot. » Le ton de l'auror trahissait ce que pensait Maugrey sur la politique.

« Je vois. » Harry espérait que Maugrey allait continuer à parler et en révéler davantage. Il avait essayé de trouver des informations qui pouvaient faciliter la rapide montée au pouvoir de Voldemort et il regrettait de ne pas avoir posé plus de question à son époque. Dumbledore avait mentionné que plusieurs morts soudaines et inexpliquées avaient tout déclenché ainsi que des disparitions, mais jusqu'à maintenant, Harry n'avait rien entendu de tel dans les journaux.

« Cet incident va causer des ennuis, » grommela Maugrey, plus à lui-même qu'à Harry. En voyant le regard curieux du jeune homme, il montra du menton le bâtiment endommagé. « Cela appartient au vieux Belby, il est parent avec Bagnold et ils vont imaginé plusieurs conspirations qui auraient visé à détruire cela, même si ce sont en réalité juste quelques idiots ayant choisi au hasard cet endroit pour se battre. »

« Ah. Cela me semblait bizarre cependant qu'autant d'entre eux se battent », commenta Harry, essayant de grappiller d'autres informations.

Maugrey hocha la tête. « C'est vrai. Comme je dis, il y a beaucoup de tensions et même si je n'aime pas l'admettre, aucun des deux camps ne joue honnêtement. Vous avez prévu de rester en ville pendant quelques jours ? »

La question prit Harry par surprise. « Oui, pourquoi ? »

Maugrey montra d'un geste le reste du groupe qui était emmené. « Juste au cas où ces andouilles essaient de dire qu'ils n'ont pas été pris la main dans le sac et vu par une douzaine de témoins. Nous pourrions avoir besoin de votre témoignage pour leur jugement. »

Harry regarda les personnes qu'il avait affrontées. Il n'avait pas l'air amicaux ou intelligents, mais ils n'avaient pas besoin de lui jeter ces regards intenses, les mêmes qu'il aurait attendu de la part de mangemorts. Cela le fit aussi frissonner qu'il y ait des sorciers comme ça, même avant la montée au pouvoir de Voldemort. Cela avait été presque trop simple de blâmer le Seigneur des Ténèbres pour tout ce qui allait mal dans le monde magique et il dût se forcer à se rappeler que Voldemort n'avait pas causé le mal, il l'avait juste exploité.

« Je reste dans le coin. Envoyez-moi une chouette si vous voulez me trouver. Je reste au Chaudron Baveur pour le moment jusqu'à ce que je trouve un job, donc Tom devrait savoir où me trouver. » Harry n'était pas sûr si les chouettes pouvaient trouver les gens juste par leurs noms et espérait qu'il n'y aurait pas de problème avec son faux-nom. Même si c'était le cas, il pourrait dire qu'il y avait eu un problème magique ou autre et c'est pourquoi il avait dit à Maugrey de parler à Tom si besoin. Il décida de résoudre ce problème de chouette au plus tôt et espérait que tout irait bien. Et que si ce n'était pas le cas, qu'il pourrait trouver rapidement une solution. Après un hochement de tête, Maugrey serra sa main et s'en alla.

Le soir venu, Maugrey et Dumbledore dinèrent aux Trois Balais à Poudlard. Ils se connaissaient depuis des années et se rencontraient souvent. Ce qu'admirait Dumbledore, c'était la personnalité franche de l'auror, et son désintérêt pour l'argent, la richesse et la célébrité. Ils dinaient régulièrement ensembles, une fois toutes les semaines, juste pour rester en contact et s'échanger des nouvelles.

Depuis la montée au pouvoir de Grindelwald Dumbledore aimait garder un œil sur ce qu'il se passait dans les forces de l'ordre et Maugrey entendait – et voyait- davantage de chose que la plupart des aurors. Comment il le faisait, même Dumbledore ne le savait pas. Généralement, ils parlaient d'abord de sujets légers, puis plus tard, ils abordaient les sujets sérieux.

« J'ai entendu qu'il y a eu un autre débat tendu au Magenmagot, » commenta Maugrey en buvant sa bière. « Sur quoi se disputaient ces vieux croûtons cette fois ? »

« La même chose, » soupira Dumbledore avec résignation. « L'afflux de sorciers et de sorcières d'origine moldue dans notre société ne convient pas à certaines personnes. Ils croient que la magie doit appartenir aux lignages purs, et que toute personne venant de moldus leur est inférieure. »

« Cela n'aide pas que nos lois soient écrites par des idiots, » renifla Maugrey.

« Elle sont dépassées, » admit le directeur. « Mais les réformes arrivent lentement et même s'il y avait des personnes prêts à les commencer, ce sont les traditionnalistes qui ont le plus de pouvoir au sein du conseil. Je ne crois pas que les réformes passeront bientôt. Cela devient de pire en pire depuis des années. Je crois que c'est parce beaucoup de supporters de Grindelwald était d'origine moldue. »

« Ce pas une surprise, sachant qu'il leur avait promis la liberté et que les sang-purs voulaient leur interdire l'entrée dans notre monde ». Maugrey fronça des sourcils. « C'est stupide. »

« Je suis d'accord avec vous, » admit Dumbledore, » mais il y en a beaucoup qui croient que c'est notre droit de naissance d'utiliser la magie et que seules les vieilles familles devraient avoir le droit de s'en servir. »

« Et il y a ceux qui sont contre cette propagande anti nés-de-moldus. »

« Exactement. Ils jouent sur les peurs de tout le monde… nous sommes lentement en train de mourir car les familles deviennent de plus en plus petites. Les vieilles familles sont nombreuses à souffrir de consanguinité et chaque année il y a de plus en plus de nés-de-moldus. Les gens ont peur qu'un jour, ils soient remplacés. »

« Cela n'a pas très bien marché il y a trente ans, non ? » grogna Maugrey.

« Ils ont été très extrêmes il y a trente ans, validant des lois qui n'auraient jamais dues passer. Ils se sont dépêchés, causant beaucoup de dégâts dans la communauté des nouveaux sorciers, » expliqua Dumbledore, « aujourd'hui… ils sont plus prudents mais leur but est le même. »

« Se débarrasser de tous les nés-de-moldus dans notre société. » gloussa Maugrey avec un peu d'amusement. « Comme si ça allait se produire. »

« Je suis d'accord ce serait très négatif si nous fermions soudainement notre monde aux nés-de-moldus. Ils représentent maintenant une grande partie de la population sorcière et certains de nos esprits les plus brillants sont d'origine moldue. »

« Cela ne doit pas plaire aux sangs-purs. »

Dumbledore hocha la tête. « En effet. Ils disent que les nés-de-moldus n'ont pas le droit d'apprendre la magie. »

« Laissez moi deviner, » dit l'auror avec dédain, « ils recommencent avec la supériorité de leur sang ? »

« En quelque sorte. Je pense que cet argument devient secondaire, leur vrai argument maintenant, c'est que cette ouverture de notre monde aux nés-de-moldus est un risque pour notre société. Puisqu'ils vivent dans les deux mondes, ils pourraient aisément révéler notre existence au reste du monde moldu. Ou prendre ce que nous leur enseignons et partir. Certains croient que nous devrions pas perdre du temps et de l'argent à entrainer ceux, qui à la fin, abandonneront notre monde. »

« C'est stupide. »

« Mais pas complètement infondé. Beaucoup de nés de moldus ont décidé de retourner à leur ancienne vie. »

Maugrey haussa des épaules. « C'est entièrement la faute du monde sorcier. S'il les traite comme de la merde, pourquoi s'étonne-t-il ? Je veux dire que cette restriction pour les nés de moldus concernant les emplois au ministère est une connerie. »

Dumbledore sourit brièvement, amusé par le langage coloré de l'auror. « Je suis d'accord. Malheureusement, la majorité des membres du Magenmagot croit que les nés de moldus ne sont pas encore prêts à occuper des positions si vitales pour notre gouvernement, notre sûreté et notre économie. »

« Et il y a les idiots qui disent que les nés de moldus volent nos emplois, » Maugrey grimaça. « Et ce sont les idiots que j'ai arrêtés aujourd'hui. »

« J'ai entendu de l'incident près de l'Allée des Embrumes. Y a t-il des blessés ? »

« Quelques uns, » répondit Maugrey. « Rien de trop mauvais, en tout cas rien qui ne nécessite d'aller à Ste Mangouste. Une douzaine de voyou a décidé de brûler le magasin du vieux Belby. Coïncidence ou non, Belby avait sa propre bande de brigands pour répondre. Je pense qu'il avait prévu quelque chose de similaire, mais ils l'ont eu avant qu'il ne le fasse. »

« Donc que va-t-il leur arriver ? »

« Probablement une tape sur la main et une amende. Des enfants riches, pour la plupart, mais s'ils sont si riches, je ne comprends pas pourquoi il ne s'achètent pas des vêtements qui leur vont. » Maugrey fronça son nez. « Sans mentionner le fait de prendre un bain de temps en temps. Je suis sûr que Belby et ses amis vous raconteront l'histoire dès demain »

Dumbledore hocha la tête en enregistrant l'information. « En fait, je crois que ce sont des enfants de sang pur dont les familles sont en train de décliner. Beaucoup de vieilles familles disparaissent peu à peu. Les Cromwells ont bientôt disparu, je crois, excepté leur fille Lisbon. La plupart d'entre eux ne vont plus si bien que ça. »

« C'est ce qu'ils récoltent en jetant par la fenêtre leurs fortunes familiales, » commenta Maugrey d'un ton neutre.

Le directeur de Poudlard approuva. C'était un fait infortuné de la vie, ceux avec de l'argent choisissaient souvent de le dépenser frivolement sans s'inquiéter du lendemain. Ils finissaient rarement bien et pour la plupart, sans rien. Malheureusement, de nos jours, un nom n'achetait plus rien. L'argent, cependant, oui. Cela avait causé la chute de beaucoup de familles, surtout ces cent dernières années. Beaucoup de vieilles familles de premier plan avaient disparu ce qui provoquait la peur des familles survivantes.

« C'est l'histoire habituelle, des enfants blâmant les nés de moldus pour toute leur misère et attaquant ceux qui supportent l'intégration des nés de moldus dans notre monde. » Maugrey fronça des sourcils et mangea un bout de son diner. « Cette excuse est de la bouse de dragon, mais ils continuent à l'utiliser. »

S'adossant au dos de sa chaise, Dumbledore ferma les yeux. « Je sais. Ça m'attriste de voir ce qu'ils ont choisi de faire si tôt après avoir quitté l'école. J'espérais que nous leur avions au moins appris quelque chose. » Cela s'était produit si souvent ces dernières années qu'ils parlaient maintenant de « l'histoire habituelle », même si ce n'était pas quelque chose dont Dumbledore était fier. Des jeunes sorciers et sorcières, surtout venant de familles ayant décliné durant la dernière décennie, avaient tendance à blâmer les autres pour leur déconvenue. C'était une erreur dans leur éducation selon le directeur, probablement l'arrogance naturelle de ces gens là, une arrogance née de leur pouvoir.

« Vous enseignez bien. Mais ils choisissent de ne pas écouter. Ce n'est pas votre problème. »

« J'aimerai que ce soit si simple vieil ami. » La dernière décennie avait été difficile pour le monde sorcier. En fait, cela avait commencé avec la montée de Grindelwald. La Seconde Guerre mondiale avait eu beaucoup plus d'impact que l'on pensait sur la population sorcière. Après des siècles d'utilisation, toutes leurs barrières magiques, et leurs sorts de discrétion qui leur avaient permis de cacher une ville sorcière dans le cœur de Londres, toute cette isolation avait causé leur perte. Ils ne savaient pas ce qu'il se passait dans le monde moldu et n'avaient pas fait attention au progrès des moldus, du moment qu'ils étaient laissés tranquilles.

Et l'Allemagne nazie avait déclaré la guerre et commencé à bombarder l'Angleterre. Londres avait été durement touchée mais aussi le reste du pays. Et malgré leur protection magique, rien n'avait pu être sauvé des centaines de bombes qui étaient tombées du ciel. Même s'ils étaient invisibles pour des yeux moldus, des villes et villages sorciers avaient été touchés et décimés et il ne pouvait pas se défendre. Londres avait subi le plus de bombardements et en conséquence, le chemin de traverse, le ministère et le complexe gouvernemental. Presque tout le gouvernement sorcier et ses infrastructures s'étaient effondrés en quelques jours. Et le monde sorcier n'y avait pas été préparé.

Les armes moldues ne faisaient pas la différence entre ceux qu'elles visaient et les autres. Et elles se moquaient des charmes et des barrières magiques. Leurs bombes étaient juste lâchées puis explosaient. Les balles traversaient les barrières et touchaient les sorciers cachés derrière des charmes d'invisibilité. Et puis, quand la guerre avait presque été finie, des tanks russes avaient traversé le pays, décimant des villages entiers sans même les voir.

Au milieu de cette panique et de ce chaos, le sorcier noir Grindelwald était monté au pouvoir, ralliant des nés de moldus et des sangs-purs autour de lui, en promettant de construire un meilleur monde sorcier, un monde plus tolérant envers les nés de moldus et les cracmols et les créatures magiques qui étaient cruellement éliminées à cette époque. Et cette guerre avait causé bien d'autres morts. Après cette guerre, avec sa population décimée, le monde magique avait eu du mal à reconstruire son économie et sa société. Le monde moldu avait l'avantage de la technologie. Une technologie de guerre avancée qui avait stimulé leur économie après la guerre mais le monde sorcier n'avait rien de tout cela. Au contraire, l'économie du monde sorcier était plutôt faible.

Et cela s'était montré après la guerre. Même aujourd'hui, trente ans après, leur économie n'avait pas encore totalement récupéré alors que beaucoup de pays moldus allaient bien mieux qu'avant ce désastre. Puisque l'économie sorcière était majoritairement fondée sur les réserves d'or des vieilles familles, peu de choses pouvaient améliorer la situation. La guerre et des décennies de dépenses avaient laissés des marques sur même les plus grands coffres et aujourd'hui il y avait une génération qui savait que leur famille avait un jour été proéminente et très riche et aujourd'hui eux… n'avaient rien.

Et ce n'était qu'une partie du problème. Avant la guerre, il y avait beaucoup de sangs-purs. La guerre les avait décimés et avait fait baisser la population mondiale sorcière de moitié. Ils avaient désespérément besoin de nouvelles personnes pour remplacer ceux qu'ils avaient perdu, ce qui avait conduit à un soudain afflux des nés de moldus dans leur société. Plusieurs vieilles familles en avaient été offensées alors que d'autres clamaient que c'était soit les accepter, soit s'éteindre. Malgré cela, beaucoup de lois avaient été mises en place pour restreindre la liberté des sorciers et sorcières d'origine moldue. Certaines avaient été promulguées par peur, d'autre par mépris. Quelle que soit la cause, les dommages étaient les mêmes. Beaucoup de nés de moldus décidèrent de quitter ce monde sorcier qui les entravait et étaient retournés dans le leur.

Ce soudain exode avait de nouveau affaibli le monde sorcier. L'écart entre les arrivées et les départs s'était creusé et beaucoup de vieilles familles avaient vu là le signe que les nés de moldus n'étaient pas dignes de confiance et ne pouvaient donc pas faire parti de leur société, et elles avaient transmis leurs idées à leurs enfants. Ce sentiment n'avait fait que grandir depuis la fin de la guerre.

« Mais il y a eu quelque chose d'intéressant, » commenta Maugrey, ce qui sortit Dumbledore de ses pensées.

« Ah bon ? »

« Ouais, » toussa Maugrey et il but une autre gorgée de bière. « Le combat a été arrêté par un étranger avant que la situation ne dégénère. »

Albus ne croyait pas aux coïncidences et essaya de deviner. « Je suppose que c'était un jeune homme du nom de Ashworth ? »

Maugrey leva un sourcil, curieux. « En effet. Je lui ai parlé après l'arrestation. »

« Et ? »

L'auror grommela dans un mélange de suspicion et d'humour. « Il semble trop innocent et décontracté pour moi. »

« Comment ça ? »

Levant les yeux au ciel, Maugrey prit un morceau de pain dans son assiette. « Toutes les personnes qui sont restées pour regarder le combat sont d'accord pour dire qu'Ashworth a fait preuve d'une adresse remarquable pour s'occuper non pas d'un, mais des deux groupes et pour finir le combat. Quand j'ai parlé à Ashworth, il a fait comme si ce n'était rien. »

« Et cela vous pose un problème ? » Sourit Dumbledore en voyant l'irritation de son ami.

« Je me moque de savoir qui étaient ces hooligans mais quiconque capable d'affronter deux douzaine d'entre eux et s'en sortir sans blessures est une personne qui a eu plus qu'un peu de chance et d'adresse. »

Dumbledore se gratta la barbe en pensant. « Donc que faire lui ? »

« S'il est ce qu'il dit être, alors c'est un idiot naïf. Si ce n'est pas le cas, alors la personne qui l'a entrainé est bonne… diablement bonne ! » Maugrey regarda le directeur avec avidité. « Donc, comment le connaissez-vous ? »

« Je l'ai rencontré il y a quelques jours, « dit vaguement Dumbledore. « Je l'ai vu en compagnie de Miss Black. Elle était sur le point de se battre avec le jeune Mr Potter, quand Mr Ashworth – avec beaucoup d'adresse – les a tous deux désarmés. Il avait des choses très intéressantes à dire sur les maisons de Poudlard, mais je pense que c'est une histoire à raconter plus tard. »

« Il a dit qu'il cherchait un job. »

« Oui, il l'a aussi mentionné devant moi. Je pensais que c'était étrange qu'un jeune homme comme lui vienne en Angleterre sans aucun plan. »

« Il a presque été partout. Né en Australie mais son passeport ressemble à un magazine de voyage. Il a été dans une demi douzaine de pays, principalement durant son enfance. »

« Des parents agités je suppose, » songea Dumbledore, regardant le verre de vin dans ses mains. « Cela explique certainement pourquoi il n'a aucun accent. Et s'il est si habitué à voyager, peut-être que son comportement n'est pas si étrange. »

Maugrey renifla. « Mais il ne me paraît pas être un gosse de riche cherchant les sensations fortes en voyageant partout. »

« Ah non ? » demanda curieusement le directeur. « Qu'est-ce qui vous fait penser ça ? »

« Comme je le disais, il faut surveiller une personne capable de terrasser autant de personnes d'un coup. Cela demande bien plus que juste du pouvoir ou du talent. Cela demande de la stratégie ce que l'on ne connaît plus tellement aujourd'hui. Et puis il a projeté un groupe entier dans l'autre qui se trouvait à une dizaine de mètres plus loin. »

« Je vois, » dit Dumbledore. « Pensez-vous qu'il soit particulièrement doué en combat ? »

« Je ne sais pas, » répondit Maugrey, songeur. « Il ne ressemble pas vraiment à un guerrier, quand on voit son corps et sa carrure. De l'autre côté, il y a son adresse et son expérience donc je ne ferais pas l'erreur de le sous-estimer en combat. »

« Je vois. »

Il y eut un bref silence, finalement rompu par l'auror. « J'ai une théorie. »

« Oh ? »

« Nous avons beaucoup de tensions en ce moment entre les sangs-purs et les pro-moldus. Beaucoup d'hostilité aussi contre les nés de moldus. Et il y a aussi ces illuminés qui pensent que nous devrions s'emparer du monde moldu, » commença Maugrey.

« Continuez, » encouragea Dumbledore, se penchant en avant, intéressé.

« Et dernièrement nous avons beaucoup de disputes qui se transforment en vandalisme et violence. Des groupes de voyous inexpérimentés se battent entre eux. Et soudainement, ce sorcier voyageur et magiquement doué apparaît au milieu d'un combat. Qu'en déduisez-vous ? »

« Vous pensez que les familles pures sont allées chercher de l'aide à l'extérieur ? »

« Les sangs-purs, l'autre côté, je ne sais pas. Mais il doit venir de quelque part. »

Les yeux bleu de Dumbledore pétillèrent de malice et il sourit. « Etes-vous en train de suggérer que Mr Ashworth est en fait un mercenaire ? »

« Un quoi ? »

« Oubliez » dit Dumbledore. « C'est un concept moldu. Je pense que nous devrions laisser le bénéfice du doute à Mr Ashworth pour l'instant. »

« Si vous le dites, » marmonna Maugrey, terminant son diner.

Ils restèrent ensembles encore un moment avant que Maugrey ne parte, prétextant un rendez-vous tôt le lendemain à son bureau. Quand Maugrey ouvrit la porte pour quitter le pub après avoir mis sa cape, Dumbledore l'appela.

« A propos d'Ashworth. Avez-vous vu l'un des Black près lui ? Peut-être que l'un d'eux se battait ? »

Maugrey regarda Dumbledore bizarrement. « Non, je n'ai pas vu de Black, même s'il y avait des personnes qui parlent aux Black. Vous ne croyez pas que les Black étaient impliquées, non ? » L'auror avait visiblement du mal à croire que les Black soient impliqués dans ce type d'histoire. Ils étaient suffisamment riches pour engager des personnes pour le faire à leur place mais ils auraient certainement choisi une cible bien plus importante et avec bien plus de talent, de grâce et d'efficacité que ces deux groupes de jeunots s'affrontant dans une rue bondée.

« Non, non, » répondit Dumbledore rapidement. « Je me posais juste la question. »

Le matin de Noël, le jour après sa rencontre avec les délinquants de sang pur et Alastor Maugrey, Harry fut réveillé par quelqu'un qui appuyait de manière persistante sur son torse.

« Réveille-toi Ashworth. »

Harry ouvrit à contrecoeur les yeux, cillant lentement à cause de la soudaine luminosité de la pièce. Sa bonne humeur après cette nuit reposante s'évapora soudainement quand il réalisa qui le regardait. Bellatrix Black, ses longs cheveux noirs encadrant ses yeux violets, était devant son lit et le regardait. Il ne pensait pas qu'elle réalisait ce qu'elle faisait mais il essaya rapidement de se réveiller complètement.

Il se demanda quels pêchés il avait pu faire dans cette vie ou la précédente pour pouvoir être réveillé à Noël par Bellatrix. Personne ne méritait ça. Pas même les Dursley. C'était l'une des choses se trouvant en haut sur la liste des choses-qu'il-ne-voulait-pas-vivre, juste après être réveillé par un Endoloris.

« Va t'en » marmonna-t-il, essayant de se retourner et d'enfouir sa tête sous son oreiller.

« Je t'aime aussi, » rétorqua Bellatrix avec un sourire espiègle tout en tirant l'oreiller.

« Donne ! » Dit-il en attrapant à l'aveugle l'oreiller qu'elle tenait entre les mains. Il était content qu'elle ne soit plus sur son lit avant qu'elle ne trouve quelque chose entre ses jambes qu'il ne voulait pas qu'elle touche. Se réveiller avec une –belle – jeune fille de dix-sept ans dans son lit n'était pas quelque chose d'habituel pour lui.

« Allez Ashworth ! »

Avec un grognement las, Harry roula sur le côté et s'assit, cherchant ses lunettes sur sa table de chevet. « Il est trop tôt pour m'occuper de toi. »

« Comment ? Je vais finir par croire que tu n'aimes pas ma compagnie ! »

« Ce n'est pas le cas, » murmura Harry en silence. A voix haute, il dit, « Comment es-tu rentrée dans ma chambre au fait ? »

Elle montra la porte. « Tu croyais qu'un verrou comme celui-là allait me retenir ? » Elle sembla presque insultée qu'il puisse le penser.

« Apparemment je dois placer des barrières avec toi, si je veux de l'intimité. »

« Ah-ah ! » Bellatrix leva un doigt. « Est-ce une façon de parler à quelqu'un qui vient d'inviter à une fête ? »

« Quoi ? »

Bellatrix recula, fit une petite courbette puis tourna sur elle même. « Tu as été invité à une petite réunion familiale ce soir, » déclara-t-elle en écartant les bras dramatiquement. En voyant l'expression de Harry, elle mit les poings sur les hanches et le fixa. « Quoi ? »

Harry réprima un sourire, même s'il n'y arriva pas entièrement et il était sûr qu'elle avait vu ce petit sourire. Bellatrix Black venait juste de faire quelque chose d'incroyablement absurde.

« Quoi ? » répéta-t-elle.

« Rien, rien. » il changea de sujet. C'est quoi cette fête ? »

« Une réunion familiale, » insista-t-elle avec prudence.

« Quelle est la différence ? »

Cela lui prit un instant pour y réfléchir. Finalement, elle se décida. « Je ne pense qu'il y aura autant d'alcool que durant une fête. »

« Je vois, » En fait ce n'était pas le cas.

« Finalement, cela ne m'a pas demandé tant d'effort, surtout après ce que tu as fait hier. »

« De quoi parles-tu ? »

Bellatrix leva les yeux au ciel. « Et bien, je ne sais pas. Comment de groupe de crétins as-tu détruit hier ? »

« Je n'ai « détruit » personne ! » grogna Harry. Si c'était que la presse avait raconté, alors il pourrait dire au revoir à son anonymat.

« En tout cas, ils en parlent comme si c'était le cas. »

« Ils sont déjà dehors, »

« Aha ! Donc c'était toi ! »

Harry haussa des épaules. « Ouais, je suppose. Dis moi s'il te plait que je n'ai pas fait la une de la Gazette du sorcier ? »

« Tu n'as pas encore fait la une de la Gazette. »

« Bien. »

Il y eut un long silence entre eux deux, ils se regardaient, essayaient de ne pas se tortiller malgré le besoin grandissant de dire quelque chose pour se débarrasser du silence. Harry soupira et fronça des sourcils. Il ne voulait pas être exposé publiquement si tôt mais il ne pouvait rien y faire. Il n'allait pas s'enfuir alors que des gens se battaient et pouvaient en blesser d'autres. Peut-être que ça le servirait finalement, si cela lui permettait de rencontrer rapidement des personnes de la haute société. Et il pouvait facilement imaginer le genre de personnes qui étaient associées avec les Black. Cela pourrait potentiellement le conduire à Voldemort.

Finalement Bellatrix parla, en ayant marre du silence. « Donc, as-tu eu tes papiers ? »

« J'ai tout, sauf la licence, » répondit Harry.

Bellatrix eut un rictus. « Et combien t'ont-ils extorqués ? »

Harry grimaça. Il avait l'impression de s'en être bien tiré et les faussaires avaient l'air assez honnêtes, mais en voyant le regard inquisiteur de Bellatrix, il n'en était plus si sûr. « Dix mille. »

Bellatrix haussa involontairement les sourcils, augmentant le respect qu'elle avait déjà pour l'étrange voyageur du temps. « Pas mal Ashworth. »

« Merci, « dit-il sarcastiquement. Si elle le remarqua, elle ne le montra pas.

« Bien, la fête est au 12 Square Grimmaud. Viens à sept heures – oh et mets quelque chose de beau. Je détesterai que tu fasses quelque chose de stupide ou d'embarrassant, » dit-elle, sortant sa baguette pour transplaner.

« J'y serais. »

Bellatrix hocha la tête avec approbation, une lueur dans les yeux. « C'est bien de voir que tu connais l'endroit. » Elle agita sa baguette et disparut, laissant Harry pantois en réalisant qu'il venait de lui en révéler plus qu'il ne le voulait. De l'autre côté, elle savait déjà qu'il était l'héritier de la famille Black, donc elle devait se douter déjà qu'il connaissait l'emplacement du 12 Square Grimmaud. Décidant de ne plus y penser davantage, puisqu'il ne pouvait pas revenir en arrière, il prit une douche et se prépara pour la journée.

Ce fut que lorsqu'il descendit dans le pub pour prendre son petit-déjeuner et qu'il vit une copie de la Gazette du Sorcier, qu'il cria et maudit son nom.

« Tu as menti ! » siffla-t-il. En première page du journal se trouvait une photo animée du combat d'hier. Et il était au premier plan au milieu de l'image.