Disclaimer: Harry Potter appartient à JK Rowling et cette traduction de l'histoire de Lord Silvere que j'effectue n'est pas utilisée à des fins commerciales
Reviews: Bjr à tous! Désolé pour cette longue période sans publications mais mon mémoire me prends vraiment beaucoup de temps. Voilà trois chapitres à la suite de cette histoire, et il y aura aussi prochaine une autre publication pour l'autre histoire que je traduis: Harry Crow. Bonne lecture à tous et laissez moi quelques reviews svp :)
Chapitre 13 : Surveiller le terrain de jeu.
« Etes-vous sûr que c'est une bonne idée de laisser Ashworth s'en sortir si facilement ? »
Orion leva les yeux de son journal. Jetant son exemplaire de la Gazette du Sorcier, le patriarche Black réfléchit quelques minutes à sa réponse. « Je le crois quand il dit qu'il veut combattre ce mage noir. Et nous n'avons pas de raison de douter de Bellatrix alors qu'elle dit que ce mage noir existe. »
« Et pourtant… on ne le connaît pas, » remarqua Malfoy en regardant la cheminée. Ce soir là, ils ne buvaient pas pour une fois, et la salle de séjour de la demeure Black avait facilement été restaurée après le duel d'Orion avec le jeune sorcier.
« Et ? » lança Orion.
« Et ce n'est pas la première fois qu'un mage noir se cacherait et agirait comme un citoyen normal jusqu'à ce qu'il soit prêt à se révéler au grand jour. En tout cas, c'est ce que feraient les mages noirs intelligents. Et puissants. Ils ne deviennent pas si puissants en étant irresponsables et stupides. Ça, ils le laissent pour les disciples qui les servent. Non, généralement ils sont malins et discrets. » Malfoy détourna son visage des flammes.
« Vous pensez qu'Ashworth pourrait être le mage noir ? » gloussa Orion. « Je ne sais pas ce qu'il est, mais je suis certain qu'il n'est pas… Tom. Pas alors que Bellatrix a clairement rencontré ce mage noir alors qu'Ashworth était juste à côté d'elle. »
« Pas le mage noir en personne, mais l'un de ses lieutenants. Ça, je pourrais facilement le croire, » admit Malfoy. « Il est intelligent, il est mystérieux. Il est toujours là au bon moment quand de nouvelles menaces apparaissent. Et s'il jouait avec nous ? »
« Il en a les capacités, je l'admets et cela pourrait être logique, en quelque sorte, » reconnut Orion. « Et vous avez raison, il y a trop de choses qui se sont passées pour que ce soit une coïncidence. Mais sa colère semblait réelle. Il n'est pas possible qu'il ait simulé une telle réaction. Je le crois quand il dit qu'il va combattre ce mage noir. Cependant, je vais garder un œil sur lui. Il y a de la colère en lui, une colère justifiée mais vous et moi savons très bien que la ligne est très fine et facile à franchir. »
« Je suppose en effet. Mais je crois qu'il vaut mieux que nous ayons un plan de secours, juste au cas où. »
Orion hocha la tête. « En effet, et j'ai déjà quelques idées en tête. Je vous assure que si Ashworth devient un problème, nous nous occuperons de lui. »
« Très bien, je vous laisse vous en occuper dans ce cas. »
« Y-a-t-il autre chose ? » Orion semblait presque amusé.
Malfoy fit un sourire. « Vous n'allez pas laisser ces idiots du Magenmagot sélectionner un candidat pour être Ministre, n'est-ce-pas ? »
« Par la barbe de Merlin, non. » Orion secoua vivement la tête. « Ils se disputeraient juste entre eux pour savoir lequel d'entre eux serait le plus profitable pour eux. Non, cette réunion était juste pour s'attirer leurs faveurs. Cependant, nous devons trouver quelqu'un qu'ils ne pourront pas refuser. Quelqu'un qui, néanmoins, sera prêt à suivre nos plans. »
« Ce n'est pas une chose aisée à trouver Orion. Tout étranger que nous trouverions, devra être informé de la situation actuelle avec ce mage noir. Et cette personne devra être minutieusement examinée et vérifiée. »
« Je pensais en fait garder les choses… plus proches de nous, » expliqua calmement l'ancien sorcier. « Nous avons besoin d'une personne envers laquelle nous aurons une confiance inconditionnelle, ce qui exclu tous ceux n'appartenant pas à notre famille. Si les choses s'intensifient avec ce mage noir, alors nous devrons mener une autre guerre et je ne veux pas me reposer sur quelqu'un dont les desseins ne sont pas clairs pour cette guerre. »
« Je suppose donc que vous avez déjà quelqu'un en tête ? »
Orion hocha la tête. « Mon frère, Cygnus. Il n'a aucun lien avec la politique ou les politiciens, pas d'agenda politique, pas de passé dont ils pourraient tirer avantage ou pour le refuser. Il est cependant, un homme d'affaires brillant, très aimé et nous pouvons utiliser cela à notre avantage. »
« Et il sera complètement loyal à notre cause, » termina Malfoy.
« Correct. » Le regard d'Orion se durcit. « Le monde sorcier ne peut pas se permettre une autre guerre comme celle contre Grindelwald. Il ne faut pas que l'on arrive à ce stade. »
« Je suis d'accord, » approuva Malfoy. « Lui en avez-vous déjà parlé ? »
« Pas encore. Je prévoyais de le faire ce soir, du moins jusqu'à ce que je sois distrait par ce problème avec Ashworth. »
« Je vois. Donc, quelle est votre impression sur lui ? A part la question évidente sur le fait qu'il soit digne de confiance, » demanda Malfoy.
« Comme je l'ai dit, il est doué c'est certain. Ses méthodes de combat sont… étranges mais ses réflexes et sa conscience spatiale me disent qu'il s'est déjà battu avant, probablement dans des combats de masse, comme ceux que nous avons menés contre les forces de Grindelwald. Ses compétences de duels sont atroces, mais pas à cause d'un manque de talent mais clairement parce qu'il n'a pas été entrainé, même s'il le compense par son utilisation très habile du terrain. » Orion se figea quand il se rappela le combat.
« Quelque chose d'autre vous dérange ? »
« Ses sorts. Vous et moi savons que certains sorts de combats très spécifiques sont enseignés aux aurors et aux langues de plomb. Puis il y a les sorts noirs. Il ne connaissait aucun d'entre eux. »
Malfoy haussa un sourcil pour montrer son intérêt. « Donc nous avons un électron libre qui a clairement déjà combattu, mais qui pourtant n'a pas été entrainé à combattre ? »
« Il semblerait. Et je ne sais pas comment c'est possible, mais il est encore en vie ce qui montre ses compétences en stratégie même si j'ai l'impression qu'il agit principalement par instinct. »
« Je sais pas si ce serait facile ou difficile de le combattre si on vient à ça, » admit Malfoy.
« Je préfèrerait que l'on soit prudent. J'ai l'impression que ce jeune Ashworth serait un ennemi formidable sur le champ de bataille, ne serait-ce que pour son entêtement. »
Malfoy grimaça. « Il est donc parfait pour votre nièce, n'est-ce pas ? J'ai entendu qu'il la rend complètement folle. »
« Il semblerait en effet. » Même s'il n'en montrait rien, Malfoy détecta le léger changement dans le timbre de voix de son ami qui montrait son amusement.
« Quoi qu'il en soit, » continua Orion, « s'il s'avérait qu'Ashworth est notre ennemi quand les conflits commenceront, nous aurons suffisamment de preuves officielles pour le faire arrêter. »
« Je suis inquiète Albus. »
« A quel propos Minerva ? » Les vieux yeux du sorcier regardèrent sa collègue par dessus ses lunettes argentées quand ils s'assirent dans le bureau du directeur.
« Ce Ashworth, » commença la sorcière. « Il est une personne assez sympathique, et il est compétent, mais vous avez sûrement entendu les rumeurs qui circulent dans le château dernièrement. »
« Des rumeurs, Minerva ? » Les yeux argentés du directeur pétillèrent d'amusement. « Je ne pensais que vous étiez le type de personne à écouter les on-dit… »
« Normalement ce n'est pas le cas, » reconnut la professeur de métamorphose aux cheveux argentés, « mais celle-ci persiste depuis un petit moment maintenant. »
« Ah, » Dumbledore hocha la tête sagement et prit un bonbon au citron. Mettant sa confiserie préférée dans la bouche, il savoura un instant son goût. « Vous vous référez aux rumeurs disant que Mr Ashworth et Miss Black auraient une liaison illicite ? Un bonbon au citron ? »
« C'est bien celle-là, » confirma McGonagall tout en secouant la tête pour refuser la sucrerie. La directrice adjointe avait à peine réussi à éviter de trembler de révulsion en pensant aux pastilles au citron – elle en avait essayé une un jour, cinquante ans auparavant, sur l'insistance de Dumbledore et ce souvenir la hantait encore aujourd'hui. Elles étaient si…si sucrées. Totalement et horriblement sucrées. Elle se demandait pourquoi on appelait cela des bonbons au citron alors qu'ils n'en avaient même pas le goût, et n'étaient en rien acides.
« Je pense qu'il n'y a pas de quoi s'inquiéter. »
« Vraiment Albus ? D'après ce que j'ai entendu, Ashworth quitte le château à des heures indues. Et même dans la journée entre ses cours, il semble passer beaucoup de temps avec Miss Black. Dans son bureau, en privé. »
Le vieux sorcier remarqua avec intérêt qu'elle semblait particulièrement offensée par cette idée. McGonagall avait été une des personnes à ne pas vouloir d'Harry comme remplaçant de Slughorn pour le reste de l'année. « Je comprends qu'ils passent beaucoup de temps ensembles, mais gardez à l'esprit, que l'écart d'âge entre eux n'est pas si grand et qu'elle est la première personne avec laquelle il ait sympathisé quand il est arrivé dans ce pays. Cela ne signifie pas particulièrement qu'il se passe quelque chose entre eux. »
« C'est exactement ce qui m'inquiète, » murmura McGonagall, « ils n'ont pas une grande différence d'âge et j'ai vu la façon dont elle le regarde. Et même, la façon dont il la regarde ! Il la regarda avec ce… ce regard pensif et absent. Je connais ce regard ! »
« Vraiment ? » Dumbledore gloussa. « Quand bien même, y a–t-il des preuves ? »
« Non, mais vous devez admettre qu'il y a quelque chose d'inhabituel entre ces deux-là. »
« Ils sont amis, Minerva. Je suppose, que puisque la rumeur ne s'est pas encore calmée, ils sont en effet plus proches que ne le sont habituellement un élève et un professeur, mais étant donné les circonstances, je peux parfaitement le comprendre » remarqua Dumbledore d'un air absent. « Je pense que nous devrions leur donner le bénéfice du doute. »
« Je veux quand même garder un œil sur ça. Je veux dire, j'ai vu Ashworth quitter le château la nuit à des heures étranges. » La sorcière se figea. « Et il était assez évasif quand je lui ai demandé où il allait. Il a répondu qu'il voulait juste prendre l'air. »
« C'est compréhensible. Il est jeune. J'imagine qu'il se sent à l'étroit dans le château. Et puisque ses appartements sont dans le château, il n'a nul autre endroit où aller. »
« Je pense quand même que nous devrions faire quelque chose à propos… » McGonagall le regarda sévèrement. « Albus ! M'écoutez-vous au moins ? »
Dumbledore cilla et hocha la tête automatiquement. « Bien sûr Minerva. »
« Bien, » dit la directrice adjointe, « parce que si vous étiez sur le point de somnoler… » elle ne termina pas la phrase.
« Grands ciels, non, Minerva, je ne vous ferai jamais ça. »
« Bien, » répéta-t-elle.
« Mais je pense qu'il vaudrait mieux leur donner le bénéfice du doute et faire attention comme d'habitude. Si ce qu'il se passe entre eux viole le règlement de l'école, je suis sûr que nous trouverons rapidement quelque chose. »
McGonagall secoua la tête. « Je préfèrerai l'étouffer dans l'œuf avant qu'il y ait un problème. Nous n'avons pas besoin que le conseil d'administration s'y intéresse et interfère une nouvelle fois dans les affaires de l'école, Albus. »
« Je suis donc certain que vous garderez un œil sur tout ça et que vous m'informerez s'il y a du nouveau. » Dumbledore lui sourit gracieusement.
« Bien entendu. » McGonagall se leva. « Si vous voulez bien m'excuser, je dois maintenant faire cours. »
« Bien sûr Minerva. Je vous vois pour le diner ? »
Avec un bref signe de la tête, la vieille sorcière quitta la pièce. Dès qu'elle partit, Dumbledore se débarrassa de son apparence de vieil homme un peu idiot et s'affala dans son fauteuil. Une part de lui voulait lui dire qu'il était d'accord avec ces suspicions, même s'il ne pensait pas qu'Harry et Bellatrix étaient amants. Il y avait des choses qui se passaient dans le monde sorcier et il était sûr qu'elles étaient en rapport avec la soudaine arrivée d'Harry Ashworth mais il ne savait quelles étaient ces choses. En fait, il était trop tôt pour parler de ses suspicions à ses professeurs, même ceux envers lesquels il avait une grande confiance.
« Une noise pour vos pensées ? » Maugrey franchit la cheminée, toussant et enlevant la suie de sa robe.
Dumbledore haussa les épaules d'un air nonchalant et lui montra la chaise que McGonagall venait juste de quitter. « J'ai bien peur que vous auriez besoin d'une petite fortune, si je devais dire chacune d'entre elles. »
« C'est si mauvais ? » grommela l'auror quand il s'assit et fit une grimace quand le directeur lui proposa un bonbon au citron. «Non merci, j'essaie de ne plus en prendre. »
« Oh, d'accord. » Le vieux sorcier haussa de nouveau les épaules.
« Je suppose que vous avez entendu les nouvelles ? »
« Lesquelles ? »
Sortant un exemplaire de la Gazette du Sorcier de ses robes, Maugrey feuilleta le journal puis lui tendit la page en question. « Voilà. Ils ont donné le nom d'un candidat pour remplacer Thornton si la motion passe. »
« Hmm… » Dumbledore parcourut rapidement l'article. « Cygnus Black ? »
« Il y a un truc de louche là-dedans, je vous le dis. » Sortant une flasque de ses robes, Maugrey but une grande gorgée. « D'abord une motion de censurepuis ça. Surtout si on se souvient de qui a proposé le vote. »
« Si je me souviens bien, c'était Davian Prewett, n'est-ce pas ? »
« Qui est un ami d'Orion Black. Je suis prêt à parier que ce vieux batard manipulateur tire les ficelles derrière Prewett, » grommela Maugrey.
Secouant la tête, le directeur posa le papier. « Pas nécessairement. Je connais Davian Prewett. Il fait peut-être parti de l'ancienne génération, comme Orion Black, mais il n'est pas quelqu'un que l'on berne si facilement. Ou manipule. »
« Alors peut-être fait-il parti de leur plan. Mais ne trouvez-vous pas cela un peu bizarre que nous entendions parler si souvent des Black ces derniers temps ? »
Dumbledore prit un moment pour y réfléchir et il réalisa que l'auror avait raison. « En effet. C'est assez curieux mais il faut se demander ce qu'ils veulent obtenir. »
« Je suis également prêt à parier que ce Ashworth en fait parti. Je ne sais pas comment ils sont liés, mais il doit être celui à avoir tout manigancé. Tout est devenu dingue depuis qu'il est apparu. »
« Je ne dirais pas que tout est devenu dingue, » répondit Dumbledore. « Mais vous avez raison, je me demande comment tout est connecté. La soudaine apparition du jeune Ashworth, sa nomination à Poudlard, et maintenant cette motion devant le Magenmagot. »
« Vous pensez qu'ils veulent renverser le gouvernement ? Je n'ai pu m'empêcher de remarquer qu'il n'y a que des sangs purs qui soutiennent cette motion. » Maugrey quitta sa flasque des yeux. « Au fait, regardez la page trois. Un autre couple de sangs purs a causé des problèmes. »
« Je vois. » Dumbledore chercha la page en question et la lut rapidement. « En réalité, même si cela ne m'étonnerait pas qu'Orion Black soit derrière cette motion, je ne crois pas qu'il ait quelque chose à voir avec ces incidents. Une violence comme celle-ci n'est pas son style. »
« Mais c'est très pratique qu'il essaie de rendre son frère ministre. »
« Je serais prudent avec ça, » le mit en garde le directeur. « Même si vous suspectez Orion Black d'être derrière cette motion de censure contre la Ministre Thornton, vous ne pouvez pas le prouver. Et même si c'était le cas, il ne fait rien d'illégal. Les preuves qui ont été données sont très convaincantes. »
« Ca ne fera pas le poids dans un tribunal, » renifla Maugrey.
« Non, mais cela soulève plusieurs questions valides sur les allégeances de la Ministre. Dans tous les cas, il vaudrait mieux qu'elle ne soit plus en fonction jusqu'à ce que cette affaire soit résolue. S'il s'avère qu'il ne s'agit que d'une erreur administrative, alors aucun dommage n'aura été commis, mais je comprends la sagesse d'une telle motion. »
« Et quelle est leur position selon vous sur toute cette histoire avec leurs enfants ? »
Dumbledore haussa des épaules et roula le journal. « J'aime croire qu'il est trop intelligent pour s'impliquer là-dedans. Et je sais qu'un ou deux incidents isolés peuvent passer pour une coïncidence, mais autant en si peu de temps ? Et tout ce qui se passe soudainement, sans le moindre avertissement ? Je n'arrive pas à m'empêcher de penser qu'il y a quelque chose d'autre. »
« Et les Blacks sont d'une manière ou d'une autre impliqués. »
« Sans le moindre doute. Je suis sûr qu'Orion Black sait ce qu'il se passe. Peut-être est-il aussi impliqué, mais jusqu'à ce que nous en sachions plus, nous ne pouvons pas faire de vrai plan. Même s'ils essaient une prise de pouvoir des sangs purs. »
« Ne pouvez-vous pas juste proposer votre propre candidat ? »
« Nous pourrions, » reconnut Dumbledore en lissant sa barbe. « Cependant, pour l'instant, je n'en verrais pas l'intérêt. Cela compliquerait juste les choses et retarderait l'arrivée d'un nouveau Ministre au pouvoir. J'ai le sentiment que quelque chose de mal est sur le point de se produire et il vaut mieux que quelqu'un soit au pouvoir, qu'importe qui sera cette personne plutôt que d'attendre que le Magenmagot cesse de se disputer sur la personne à occuper ce poste. »
Maugrey grogna quand il réalisa que sa flasque était vide. « Hmm. Il faut que je jette un sort d'extension illimitée sur ce truc. Et si Black était derrière toute cette affaire ? Ne serait-ce pas mieux d'avoir un des notre dans le bureau, juste au cas où il essaie de jouer avec nous ? »
« Alors nous nous en occuperons le moment venu. Mais je crois que, même si Orion Black est évasif et manipulateur, il a un certain sens –même tordu – de l'honneur et le bien du monde sorcier à cœur. Il était l'un des plus grands supporters durant la guerre contre Grindelwald, même si ses croyances correspondaient avec celles du mage noir. »
« C'est pas faux, » admit Malfoy à contrecoeur. La famille Black avait mené les sorciers contre Grindelwald, même avant que le conflit se soit transformé en guerre ouverte. Malgré le fait qu'ils étaient une famille de sang purs, Orion Black avait été suffisamment intelligent pour réaliser ce qu'il se passait dans le monde sorcier et il avait rapidement compris que les ambitions de Grindelwald allaient détruire le monde en sorcier si personne ne s'opposait à lui. Dans un sens, les Black étaient l'une des familles les plus libérales du monde sorcier, si on pouvait utiliser un tel mot.
La décision d'embrasser toutes les magies, incluant celles qui se situaient entre ce que le Ministère avait qualifié de « bonnes » et « mauvaises », ainsi que leur décision de soutenir l'implication des moldus dans le monde sorcier avaient aliéné les Black de nombreuses autres familles. Dumbledore devait reconnaître que c'était un point de vue controversable à avoir et qui pouvait soulevait beaucoup de questions mais c'était aussi un point de vue pour lequel il respectait Orion Black. C'était une position paradoxale remarqua intérieurement le directeur les Black étaient une famille typique qui croyait que leur héritage leur donnait le droit d'être plus que le sorcier moyen et surtout que les moldus. D'un autre côté, Orion savait que sans sang neuf, le monde sorcier allait s'éteindre.
« Comment pensez-vous qu'Ashworth est impliqué ? » demanda Maugrey soudainement, faisant sortir Dumbledore de ses pensées.
« Je pense que vos suspicions initiales sont correctes et qu'il est en fait un agent de Monsieur Black ou de Mr Malfoy, mais je me demande pourquoi ils feraient confiance, pour une tâche si délicate à quelqu'un qu'ils ne connaissent pas, » répondit lentement le directeur.
Maugrey renifla. « Peut-être n'est-elle pas si importante dans ce cas. »
« Oh, mais je pense que si. Ni Orion Black, ni Romulus Malfoy ne feraient quelque chose sans une bonne raison. S'ils ont décidé de mettre un de leurs agents à Poudlard, alors ils doivent avoir une raison de le faire. » Dumbledore prit un autre bonbon au citron.
« Donc, qu'allez-vous faire à propos de cette motion de censure? »
« Je vais, bien sûr, transmettre mon vote au Magenmagot ainsi qu'une recommandation de régler ce problème au plus vite. » Un autre bonbon au citron. « Et je vais garder un œil sur Cygnus Black dès qu'il sera ministre. Quant aux jeunes sangs purs qui causent tous ces problèmes, je crois que le Département de Justice Magique est tout à fait capable de s'en charger. »
« Bien sûr, » grogna Maugrey avec dérision. « Ces voyous bourrés se feront facilement prendre par des débutants. »
« Bien, donc tout semble être sous contrôle. Tenez-moi s'il vous plait informé s'il se passe quelque chose. »
« Très bien. » L'auror se leva et partit par la cheminée, laissant le directeur seul dans son bureau.
Frottant ses tempes du bout des doigts, Dumbledore soupira d'ennui. Orion Black était un maitre manipulateur et essayer de comprendre ses plans lui donnait à chaque fois mal à la tête. Le directeur tendit la main pour prendre un autre bonbon au citron mais il s'aperçut que le bol était vide. Avec un grognement torturé, il s'enfonça davantage dans son fauteuil.
C'était un de ces jours…
Le seul bruit que l'on pouvait entendre dans la pièce était celui d'une plume sur un parchemin. Puis un soupir et le son d'un papier qui volait pour atterrir dans la pile « fait » sur le bureau. Le parchemin suivant venait de la pile « à faire », il se déroula sur le bureau et la tâche laborieuse de noter les essais reprit de nouveau.
Harry Potter détestait noter les essais.
C'était une de ses responsabilités en tant que professeur à Poudlard une tâche ennuyeuse qui l'empêchait de réfléchir aux évènements passés et futurs afin de trouver la meilleure approche sur cette situation. Harry était habitué à participer à la guerre – ce qu'il n'était pas habitué, cependant, c'était de la mener. La plume s'arrêta et Harry réalisa que sa main trembla quand la réalité de la situation le frappa. Il était là, essayant de changer le cours de l'histoire et de vaincre l'un des plus terribles mages noirs de tous les temps dans une bataille de magie et d'intelligence. Et si ce n'était pas suffisant, il devait manœuvrer autour de plusieurs personnes – Dumbledore, les Black, les Malfoy… et Bellatrix.
L'idée de manipuler tous ces maitres manipulateurs était tout simplement ridicule, mais il était là en train de tous les manipuler à la fois. A quoi pensais-je ? pensa-t-il et il força sa main à arrêter de trembler. Pensait-il vraiment pouvoir réussir ? Qu'essayait-il d'accomplir au juste ? Maintenant que les choses étaient en marche et qu'il avait le temps d'y repenser, Harry réalisa qu'il n'avait aucune idée de ce qu'il faisait dans le passé. Essayait-il de tuer Voldemort ? D'éviter qu'il ne monte au pouvoir ?
Et quoi ensuite ? Quand Voldemort serait mort, que ferait-il ? Il était coincé dans une époque dont il ne savait rien, dans un univers qui n'était plus le sien. Seul. Que ferait-il ? Harry ne se faisait aucune illusion, il savait que quand il ne serait plus utile, alors son affiliation avec les Black et les Malfoy cesserait. Comment allait-il vivre, et travailler ? Etait-il prêt pour ça ? A part Bellatrix, il n'avait pas de vrais amis, pas de personne de confiance.
Cette pensée l'arrêta net. Confiance ? Bellatrix ? C'était une notion qui aurait été complètement ridicule pour lui il y a quelques mois, avant son voyage dans le temps. Avant elle était l'ennemie. Voir Bellatrix, échanger des insultes pleines d'esprit (et parfois immatures) avec Bellatrix, tirer sur Bellatrix, fuir. Se nettoyer, se reposer et recommencer. Harry soupira lourdement. A l'époque, tout semblait si simple. Voldemort et ses mangemorts étaient les méchants, Dumbledore menait la guerre et le ministère était incompétent. Harry arrivait, pulvérisait quelques mangemorts et retournait se cacher et c'était tout. Simple.
Et maintenant il jouait en politique et dans des intrigues dans lesquelles il était un novice, dans l'espoir de pouvoir déjouer Voldemort. Si seulement il pouvait été défait. Voldemort, à l'époque d'Harry était… incroyablement et extrêmement puissant. Encore plus qu'Albus Dumbledore, malgré le fait que Voldemort avait un corps créé par magie. Serait-il capable de s'occuper de Voldemort au moment voulu ?
« Tu broies du noir, Ashworth ? »
« Quoi ? » Harry releva immédiatement sa tête, qu'il avait posée entre ses bras. « Oh, c'est toi. »
« Bonjour à toi aussi, » répondit Bellatrix avec un sourire moqueur.
Harry décida de ne pas lui faire la grâce de rétorquer. « Que veux-tu ? »
« Est-ce une façon de parler à quelqu'un qui t'apporte des informations ? » renifla Bellatrix avec dédain et en jetant un exemplaire de la Gazette sur la table. « Mon oncle commence à agir. »
Prenant le papier, Harry le feuilleta rapidement, un sourcil soulevé de curiosité. « Il a nominé ton père comme Ministre ? »
« Ouais. »
« Et ils sont d'accord avec ça ? »
« Ouais. »
« Et tu es d'accord avec ça ? »
« Ouais. »
Harry soupira et reposa le journal. « Vas-tu me raconter le reste ou dois-je t'extorquer toutes les réponses ? »
« Et bien… puisque tu le demandes si gentiment, » grimaça Bellatrix en polissant ses ongles sur sa robe. « Depuis que mon oncle t'a rencontré la semaine dernière, il a pratiquement passé tout son temps dans des réunions avec Malfoy senior et mon père. Je pense qu'ils préparent quelque chose. C'est probablement une partie de leur plan – puisque c'est Prewett qui sponsorise cette motion, tu peux parier que mon oncle y est mêlé. »
Harry se pencha en arrière et résista à l'envie de lui dire qu'il le suspectait déjà. Il avait le sentiment qu'elle savait qu'il savait et qu'elle voulait juste une excuse pour venir lui parler, probablement sur…
« Au fait, Ashworth, » continua-t-elle, « cela fait une semaine et tu ne t'es toujours pas bougé les fesses. »
« Et comment le sais-tu ? » répondit Harry sur un ton égal.
Bellatrix ouvrit la bouche pour répondre mais la referma quand elle réalisa qu'elle n'avait rien de spécial à dire. Avec un grognement, elle croisa les bras. « Tu n'as rien fait à part venir en cours, » dit-elle finalement.
« Ça, c'est ce que tu crois, » dit-il.
« Très bien. As-tu donc fait quelque chose ? »
« J'ai… » Harry réussit de justesse à s'empêcher de répondre « Non », sachant pleinement qu'elle lui aurait ce regard bien à elle de « Je-te-l'avais-bien-dit ». Il était presque pire que le rire hystérique qu'avait la future Bellatrix. Il fut cependant sauvé par le hibou qui arriva à cet instant par sa fenêtre et atterrit sur son bureau. « J'ai apparemment du courrier, » finit-il misérablement.
« En effet, » dit Bellatrix, pince-sans-rire.
Après avoir pris la lettre de la patte du hibou, Harry remarqua que celui-ci sautilla jusqu'à un coin du bureau et s'installa, attendant visiblement une réponse. Il chercha dans son bureau une friandise pour hibou et la donna à l'oiseau qui roucoula de satisfaction.
« Vas-tu l'ouvrir ? » demanda Bellatrix en montrant l'enveloppe sur laquelle était inscrit Mr Harold Ashworth, Bureau du Maitre des potions de Poudlard, en une élégante écriture verte.
« Je pense que mon courrier ne te concerne en rien, » répliqua Harry, mais il prit quand même l'enveloppe. Il la retourna dans ses mains et ne vit pas d'adresse de retour et l'écriture ne lui était pas familière. Il n'avait pas spécialement envie de lire son courrier devant Bellatrix – qui sait, il s'agissait peut-être d'une fausse lettre d'amour qu'elle avait écrite pour le voir rougir et bégayer – mais curieusement, il avait le sentiment que c'était important. Il la déchira et sortit la lettre.
Cher Mr. Ashworth,
Je suis le scion d'une des familles de sang pur les moins influentes et qui s'inquiète de l'état actuel de notre société. Mes sources m'ont informé que vous étiez sympathique envers notre cause et j'aimerai beaucoup avoir l'opportunité de vous parler en privé. Si vous voulez bien accepter mon invitation, envoyez-moi votre réponse par chouette. Je vous attendrai chez moi, Samedi soir à dix heures au Manoir Gaunt qui est accessible par cheminette.
Harry se figea quand il lut la lettre puis se glaça quand il vit la signature. Son visage pâlit et ses mains commencèrent à trembler.
Bellatrix le remarqua instantanément. « Ashworth ? » Bellatrix se pencha sur le bureau, inquiète. « Hey, Ashworth, arrête de m'effrayer ! Que se passe-t-il ? »
Rangeant la lettre dans le premier tiroir qu'il réussit à ouvrir, Harry se força à se calmer. « Rien, » répondit-il en tremblant, « rien du tout. »
« Ne me dis pas rien, Ashworth, on dirait que tu viens te voir Madame Pince en sous-vêtements ! Crache le morceau, qu'y avait-il dans cette lettre ? »
L'image qui lui vint en tête avec cette phrase, si proche de l'expression moldue qu'il connaissait était si ridicule qu'il ne put s'empêcher de ricaner. « Ne t'inquiète pas, ce n'est rien. »
Le regard de Bellatrix lui fit comprendre qu'elle ne croyait pas un seul de ses mots. Il s'y était attendu et lui fit signe de sortir. Ce qu'il n'avait pas prévu, c'était qu'elle se penche encore plus, attrape son blason et le tire de l'autre côté du bureau pour le regarder droit dans les yeux.
« Merde, Ashworth, quand vas-tu enfin comprendre que je suis de ton côté ? » cracha-t-elle de colère. Elle semblait avoir envie d'en dire plus, mais choisit de le repousser violemment. La jeune sorcière se leva et marcha jusqu'à la fenêtre, ses épaules tremblant de fureur. Harry voyait bien à la façon dont elle se tenait et à la tension dans son dos qu'elle luttait pour reprendre son calme.
Quand elle se retourna finalement, ses yeux violets se plissèrent en deux fentes et son regard le transperça. Une tempête d'émotions traversa ses yeux avant qu'elle ne se calme complètement et qu'elle retrouve son indifférence stoïque.
« Ecoute Ashworth, à part le fait que j'étais dans le mauvais camp, je ne sais pas ce qu'il s'est passé entre nous dans le futur. Tu m'as même dit que tu savais comment je me battais, donc je suppose que nous étions ennemis et que nous nous battions souvent. Je sais que ton futur était sûrement tout sauf beau et que tu es habitué à te battre puis à battre en retraite. Je suis probablement l'une des dernières personnes que tu aurais pensé être de ton côté, mais le fait est que c'est le cas, » dit Bellatrix, lentement, prudemment.
« Comme tu l'as dit, je ne suis pas celle que j'étais à ton époque. Ou serais. Je ne suis pas elle, pas encore, et je l'espère jamais si j'ai bien compris ce que tu m'as dit, » l'implora-t-elle, « et cette fois je suis avec toi. Je suis de ton côté. Si tu ne veux pas me croire, alors crois au moins que j'ai presque autant de raisons que toi de vouloir éviter le futur dont tu viens. Nous sommes là-dedans tous les deux Harry. Je peux t'aider. Je veux t'aider, mais tu ne me laisses pas le faire. Je ne vais te laisser te battre seul dans cette guerre. »
Elle avança de quelques pas vers son bureau et se pencha en avant, plaçant ses mains à plat sur le bois poli. Il voyait l'honnêteté dans ses yeux, si vides de la désolation et de la folie qui la caractérisaient dans le futur. C'était ironique, songea-t-il que l'une de ses ennemies les plus haïes devienne sa confidente. Et il lui faisait confiance, réalisa-t-il soudainement. Harry ne savait pas comment c'était arrivé mais d'une manière ou d'une autre, malgré leurs disputes incessantes et son attitude hautaine, il lui faisait confiance et se reposait même sur lui. Depuis qu'il était apparu dans le passé, elle avait toujours été à ses côtés, refusant de le laisser à cause de son entêtement.
Et même s'il n'avait pas aimé ça au début, il lui était maintenant reconnaissant. Il n'avait aucun de ses amis avec lui dans ce passé mais il avait Bellatrix. Bellatrix qui l'avait aidé, qui avait fait en sorte d'être impliquée dans ses plans et qui avait refusé que le futur soit tout tracé pour elle. Bellatrix qui voulait même maintenant rester à son côté même si elle savait qu'il se lançait dans une cause perdue, et allait mener une résistance contre un Seigneur des Ténèbres.
Sa présence avait été la seule constante dans le chaos qu'était devenue sa vie depuis les derniers mois, il pouvait se raccrocher à elle. Et Harry se rendit compte que ne plus l'avoir à ses côtés serait une pensée inimaginable et que cela fera presque un vide comme depuis que Sirius l'avait quitté. Elle mérite de savoir, décida-t-il, pas tout pour l'instant, mais au moins l'essentiel.
Se redressant dans son fauteuil, Harry lui fit un signe pour qu'elle s'asseye et plaça un charme de sécurité et de secret autour de son bureau. « Ce que je vais te dire ne doit pas quitter ce bureau, sous aucunes circonstances, est-ce clair ? »
Voyant qu'il était sérieux à mort, elle fit un petit signe de tête. « J'ai compris. »
« D'abord, » commença Harry, « il faut que tu saches qu'il y a certaines choses que je ne peux pas te dire car ce serait trop risqué. Tom est un légilimentien hors pair. Je ne dénigre pas tes compétences mais je l'ai déjà vu briser les meilleurs boucliers d'occlumencie. Je ne peux pas prendre le risque qu'il te sonde et découvre que tu en sais trop. Ce serait trop risqué pour toi et pour tous nos plans. »
« Je comprends, » répondit-elle.
« Bien. Très bien, alors, où commencer ? » Harry passa une main dans ses cheveux pour réfléchir. « A mon époque, Tom était un mage noir qui avait déjà réussi à monter au pouvoir. Et c'est maintenant que tout commence. Il y a eu une guerre dont je ne sais pas grand chose, parce que c'était tellement si horrible qu'apparemment personne ne voulait en parler… »
« Typique, » renifla Bellatrix avec dégoût.
Harry hocha la tête pour approuver. « Exactement. Quoi qu'il en soit, à cause d'un accident magique, Tom a réussi à se tuer lui-même. Pendant dix ans, le monde sorcier s'est reconstruit, a récupéré et guéri. Puis il a de nouveau surgi. »
« Attends, quoi ? » l'interrompit Bellatrix. « Comment un mage noir a-t-il réussi « à se tuer lui-même ? » Dumbledore l'a-t-il tué ? Et comment a-t-il pu réussir à revenir ? »
« Comment il a été tué est… compliqué. Savoir comment il a été tué est une information extrêmement sensible, je ne vais donc pas te donner les détails. Disons juste que quand ça s'est produit, son corps physique a été détruit mais que son âme a, d'une façon ou d'une autre, réussi à survivre. »
Les yeux de Bellatrix se plissèrent de suspicion. « Tu étais impliqué là-dedans, n'est-ce pas ? » Elle vit qu'il se tortillait, mal à l'aise et elle décida de se retenir. « Je n'insisterai pas davantage… pour l'instant. »
Harry continua après l'avoir remerciée d'un signe de tête. « La première personne qu'il a rencontrée quand il essayait de planifier son retour, c'était… moi. Je venais juste de commencer Poudlard et il venait d'élaborer un plan pour retrouver un corps matériel. J'ai fait échouer ses plans plusieurs fois durant les quatre années suivantes. »
« Tu es en train de me dire que toi, » la sorcière regarda Harry de haut en bas pour l'évaluer, « tu as fait échoué les plans de résurrection d'un mage noir pendant cinq ans et que tu as survécu ? Et tu t'attends à ce que je te crois ? »
Harry haussa des épaules. « Je reconnais qu'il n'était alors que l'ombre de lui-même et quand j'y repense, j'ai vraiment eu beaucoup de chances. Mais le fait est que moi et mes amis l'avons empêché de récupérer un corps pendant quatre ans. »
« Je suppose que c'est à ce moment que les choses ont commencé à se dégrader ? »
« En effet. Durant ma quatrième année, il a réussi. Il a réussi à faire un rituel de sang qui lui a créé un nouveau corps. »
Bellatrix sourit avec amusement. « Je suppose aussi qu'il était sacrément remonté contre toi pour avoir déjoué ses plans pendant quatre ans. »
« C'est un euphémisme, » marmonna Harry dans sa barbe, sachant qu'elle l'avait quand même entendu. « Quand il est revenu, les choses ont vite dégénéré. Et oui, il était énervé. J'étais sa cible numéro un. »
« Et puis quoi ? Je suppose que la guerre s'est mal passée ? »
« En fait au début, ça allait plutôt bien, » se souvint Harry. « Du moins jusqu'à ce que Tom décide d'envoyer des escadrons de meurtriers pour tuer toutes les personnes qui étaient dans son chemin. Dumbledore a eu droit à trois tentatives. Deux autres leaders en ont eu une ou deux. »
« Et toi ? »
« Cinq, » soupira Harry. « C'est comme ça que j'ai fini capturé. Et tu sais ensuite comment j'ai atterri ici. »
« En effet, » confirma Bellatrix. « Maintenant, non pas que je ne trouve pas cette histoire intéressante, mais quel est le rapport avec cette lettre qui t'a rendu aussi blanc qu'un mort ? »
« Je connais la véritable identité de Tom »
« Je m'en doute, » dit Bellatrix, « et ? »
Harry sortit la lettre de son tiroir et lui montra les trois dernières lignes.
J'ai hâte de vous rencontrer en personne.
Sincèrement,
Tom Marvolo Jedusor.
« Et il vient juste de m'inviter à le rencontrer en personne. »
