Disclaimer: Harry Potter appartient à JK Rowling et cette traduction de l'histoire de Lord Silvere que j'effectue n'est pas utilisée à des fins commerciales
Chapitre 15 : Redresser la barre
Les pensées d'Harry défilaient à toute vitesse dans sa tête alors qu'il regardait le bout de la baguette de Voldemort, pointée droit sur sa poitrine. Le souvenir d'un cours de DCFM de quatrième année lui revint à l'esprit. Barty Croupton Jr, déguisé en Alastor Maugrey l'avait entrainé à repousser le maléfice de l'Impérium. Une fois que Voldemort aurait laissé partir Harry, il devrait repousser le maléfice et retourner à Poudlard sans soucis. Harry réprima un sourire et se força à avoir l'air terrifié quand il croisa le regard de Voldemort. « Je suppose que je vais choisir l'Impérium, » dit-il lentement.
« Je pensais bien que vous seriez suffisamment sage pour choisir cette option, » dit-il sur un ton mielleux. Il leva sa baguette et prononça le maléfice en pointant sa baguette sur Harry.
Instantanément, Harry sentit un nuage envahir son esprit. La voix de Voldemort résonna dans la tête d'Harry, lui donnant des instructions. Retourne à Poudlard. Protège les étudiants qui travaillent ou pourraient travailler pour moi de Dumbledore. Fais ce qu'il faut pour que Dumbledore ne découvre pas mon existence. Les instructions continuaient en une longue et incessante litanie. Confus, Harry se demanda s'il serait capable de repousser ce maléfice qui comprenait tant d'ordres. Dire à Croupton Jr qu'il n'allait pas sauter sur un bureau était une chose, briser des instructions aussi compliquées en était une autre. Finalement Voldemort avait fini d'énoncer ses ordres pour Harry et finalisa le maléfice en ordonnant à Harry de réaliser toutes ses demandes.
Incertain de ce qu'il devait faire, maintenant que Voldemort avait fini, Harry se leva et regarda les moindres gestes du mage noir. Cela semblait être le bon choix car Voldemort marcha de façon nonchalante vers le bar et se servit un verre de whisky pur feu, ignorant complètement Harry. Prenant une gorgée, Voldemort soupira et s'assit.
Le mage noir s'autorisa un sourire satisfait et regarda Harry. « Dites moi, Mr Ashworth. Quel est le secret que vous essayiez de me cacher ? »
Harry se maudit, essayant de repousser le brouillard de l'Impérium. Il ne pouvait pas mentir quand il était sous l'influence du maléfice, mais Voldemort saurait-il qu'il avait brisé le sort avant qu'il ne parte ? La réponse était probablement oui. Même si Voldemort ne pouvait surveiller activement le maléfice, le mage noir serait sûrement suffisamment alerte pour réaliser qu'Harry avait repoussé le maléfice et qu'il mentait.
« Pouvez-vous m'entendre, Harry ? » dit Voldemort en se penchant en avant et regardant prudemment les yeux d'Harry.
Le temps courrait. Harry réalisait qu'il devrait repousser l'Impérium et fuir Voldemort aussi vite que possible. L'élément de surprise l'aiderait – un peu. S'il pouvait sortir un sort causant un maximum de dommages et de distraction, il aurait une chance. Quand il passa en revue ses options, il réalisa qu'il été limité suivant les risques qu'il était prêts à prendre. Se sentant horriblement désespéré, Harry choisit son sortilège.
« Mr Ashworth ! » dit Voldemort, d'une voix légèrement confuse qui trahissait ses doutes sur le fait que l'Impérium avait réussi. « Répondez-moi, maintenant. A partir de maintenant, vous obéirez rapidement à tous mes ordres. » Voldemort sourit, étant sûr d'avoir découvert le problème et la solution pour éviter le manque de réponse d'Harry.
Harry regarda dans les yeux de Voldemort, et brisa le maléfice, comme on le lui avait appris. Il sembla que Voldemort avait détecté son geste immédiatement car ses yeux bordés de rouge s'agrandirent de choc quand Harry sortit soudainement sa baguette et lança d'une voix forte le maléfice du feudeymon vers le mage noir. Ne perdant pas de temps, Harry pointa sa baguette vers le mur derrière la cheminée et cria « Reducto ! » alors que Voldemort sifflait de fureur tout en essayant de neutraliser la magie d'Harry.
Le mur explosa et Harry courut à travers le trou dans le mur, écorchant au passage ses bras et son visage. Il regarda autour de lui et conjura une autre vague de feudeymon, le dirigeant avec grande difficulté dans le trou dont il venait de s'échapper. Il courut quelques mètres pour sortir du champ anti-transplanage que Voldemort avait certainement créé puis transplana au hasard dans une forêt. Harry commença à courir jusqu'à ce qu'il entende le pop signalant l'apparition de Voldemort.
Harry se figea, essayant de ne pas faire de bruit. Il songea à transplaner instantanément, mais choisit d'attendre pour voir si Voldemort allait se lancer à sa recherche. Malheureusement Voldemort comprit son piège. Sans parler, le mage noir mit immédiatement le feu à la forêt. La lumière instantanée aveugla Harry et l'exposa à la vue de Voldemort. Harry transplana immédiatement, mais avant qu'un vilain maléfice de coupure ne le touche à la poitrine. Il atterrit en plein milieu d'une rue moldue de Londres, il traversa quelques rues puis transplana pas très loin, recommençant l'opération avant de transplaner de nouveau dans une forêt.
Anticipant le fait que les chemins qu'il avait pris à Londres lui donneraient un peu de temps, Harry pointa sa baguette sur un des arbres. Immédiatement, un jet de feu jaillit de sa baguette et Harry tourna autour de lui, embrasant tout ce qui se trouvait à dix centimètres de lui. Puis il apparut cent mètres plus loin pour observer son travail. Très rapidement, Voldemort apparut directement dans les flammes. Le mage noir cria, mais Harry suspecta que c'était plus de fureur qu'en raison de la douleur que les flammes pouvaient lui causer. Afin de distraire Voldemort, Harry conjura une autre vague de feudeymon, grimaçant en raison de l'énergie magique que cela lui demandait pour la diriger vers Voldemort. Ce sera mon dernier feudeymon de la nuit, songea Harry.
Alors que Voldemort essayait d'utiliser un sortilège de gel sur le minuscule feu de forêt et d'annuler simultanément le feudeymon, tout en jetant des maléfices au hasard en espérant toucher Harry, Harry jeta un autre charme qui fit apparaître des pétards au dessus de Voldemort. Immédiatement les pétards commencèrent à exploser, à se régénérer puis à exploser de nouveau en émettant des flashs de lumière. Harry commença alors à transplaner partout dans la forêt afin d'essayer de semer Voldemort. Il apparut finalement là où il s'était tenu avant de lancer les pétards. Il remarqua avec plaisir que Voldemort était toujours occupé par le feudeymon. Cela prit encore quelques minutes au mage noir pour éteindre le feu magique.
Puis Harry courut dans la forêt et chercha un objet dans ses poches. Trouvant une noise, Harry leva sa baguette et la transforma en portoloin. Instantanément il fut transporté dans la rue qui fonctionnait comme entrée au Ministère de la Magie. Réalisant qu'il pouvait maintenant avoir et Voldemort, et les employés du Ministère à ses trousses, Harry transplana immédiatement sur le Chemin de Traverse. Espérant que les nombreux transplanages qui y avaient lieu cacheraient sa trace, Harry transplana ensuite près de la mer et atterrit sur une grande falaise d'où il espérait fait son dernier saut.
Harry aperçut un gros rocher au bord de la falaise. Il s'y rendit et se tint prudemment dessus. Regrettant de ne pas connaître de sorts pour voler ou n'ayant pas la capacité de transformer des rochers en balais volants, Harry espéra que la physique moldue pourrait jouer en sa faveur. Agrippant sa baguette à deux mains et tournant le dos à l'océan, Harry jeta un charme pour que le rocher ne bouge pas, puis un sort de bannissement sur un de ses côtés. Le charme de bannissement sur le rocher se transforma en un « Repousse-Harry » et il fut catapulté vers l'océan.
Quand Harry jugea qu'il avait été jeté assez loin et qu'il était suffisamment proche de l'eau, il transplana devant le portail de Poudlard et courut se mettre à l'abri. Essaie donc de trouver ce point d'apparition, face de serpent, sourit Harry en marchant, épuisé, vers le château, se demandant vaguement si Voldemort avait même trouvé la trace du portoloin.
Le cœur de Bellatrix battait à toute vitesse alors qu'elle courait dans la forêt. Espérant que sa fuite pouvait être si simple en transplanant, elle sortit sa baguette et fit une tentative. Malheureusement, le sort fut annulé par les barrières de Poudlard. Ils étaient dans la Forêt Interdite mais pas assez loin du château pour échapper aux barrières. Elle supposa que puisque la réunion ne requérait par la présence de Voldemort, les Lestrange et Malfoy n'avaient pas ressenti le besoin de quitter le domaine de Poudlard. « Merde ! » chuchota-t-elle, en continuant son avancée dans la forêt. Occasionnellement, elle pouvait entendre des cris indiquant qu'elle était poursuivie.
Diverses stratégies se présentèrent à Bellatrix mais avant qu'elle n'en choisisse une, elle se concentra sur son objectif ultime. Retourne au château, barricade-toi dans les quartiers d'Harry, se dit-elle. J'espère juste qu'il ne se fera pas tué ce soir.
Avec désormais un objectif en tête, Bellatrix commença à choisir sa stratégie. Elle devait retourner au château, mais ses camarades pro Voldemort avaient sans doute anticipé ce choix. Après tout, leur futur dépendait en son arrestation avant qu'elle ne puisse aller trouver Dumbledore et les autorités du Ministère. Bellatrix commença à réfléchir pour passer les sentinelles qui devaient l'attendre mais elle réalisa qu'elle devait probablement trouver d'abord un moyen de neutraliser les camarades qui la poursuivaient. Elle ne pouvait pas continuer à courir éternellement.
Bellatrix commença à examiner prudemment les alentours. Finalement elle trouva une petite source. Même s'il n'y avait pas beaucoup d'eau, cela traversait le terrain. Regardant rapidement derrière elle pour vérifier qu'aucun de ses poursuivants ne la voyaient, Bellatrix sauta dans le ruisseau et choisit une position sous un petit rebord. Réalisant qu'elle aurait besoin d'un leurre pour les empêcher d'avancer, Bellatrix scanna la rive et trouva quelques roches de taille moyenne. Elle est transforma en biches et les envoya loin d'elle. Ses adversaires les effraieraient certainement. Elle espérait que les mouvements faits par les biches effarouchées seraient confondus avec les siens.
Elle n'eut pas à attendre longtemps. En moins d'une minute, une demi-douzaine de ses poursuivants arriva au niveau du ruisseau. Leurs grands cris et les lumos effrayèrent les biches qui commencèrent à courir dans la forêt.
« Elle est là-bas ! » cria Crabbe jetant un sort d'explosion vers un arbre derrière lequel une des biches s'était cachée. « Elle est morte de trouille ! »
Bellatrix sourit, l'adrénaline qui la traversait lui donnait l'impression d'être plus courageuse, même si elle aurait préféré pouvoir rire en face de Crabbe. Ce mage noir n'avait apparemment pas réalisé à quel point des adeptes étaient stupides ou du moins les leaders de ses nouveaux adeptes.
« Allez, allez ! » commanda Crabbe à ceux qui étaient avec lui.
Sans réfléchir, quelques étudiants sautèrent par dessus le ruisseau et commencèrent à chercher dans la forêt, suivant de près la trace de la biche métamorphosée. Bellatrix se figea quand elle réalisa que seuls certain d'entre eux avaient franchis le ruisseau. Il y avait toujours de son côté de la rive.
« Tu n'y vas pas ? » fit une voix – Bellatrix reconnut Rabastan Lestrange.
« J'attends que tu y ailles, » rétorqua Crabbe avec colère.
« Je n'y vais pas, » dit Rabastan. « J'attends que Lucius et Rodolphus nous rattrapent. Nous devons nous organiser. »
« Alors il vaut mieux que je reste et que je coordonne aussi, » dit Crabbe d'une voix têtue.
Bellatrix serra les dents. Idiot !
Il y eut un bref silence. « Non, je pense qu'il vaut mieux que tu y ailles, » dit Rabastan. « Ces pleurnichards ne sauront pas quoi faire s'ils la trouvent. Ils risqueraient de perdre leur sang froid, tu sais. »
« Perdre leur sang froid ? » demanda Crabbe.
« Nous ne pouvons pas la laisser partir avec nos secrets, idiot ! »
« Tu veux dire que nous allons devoir la tuer ? » s'étonna Crabbe.
Rabastan soupira de frustration. « Seulement si nous le devons. Un sort de mémoire ou un Imperium devrait suffire. Garde juste en tête que Rodolphus serait très… embêté si tu devais la tuer sans raison. Maintenant, VAS-Y ! »
Décidant d'arrêter d'être si obstiné, Crabbe sauta par dessus la rivière et disparut dans la forêt, suivant les traces de ses camarades.
A cet instant, Bellatrix commença à se demander si elle devait mettre Rabastan hors jeu avant que Lucius et Malfoy n'arrivent. Il était celui qui pouvait trouver sa localisation. Si elle arrivait à le faire tomber avant, ce serait plus sage, elle pourrait ensuite faire demi tour et retourner au château. Bellatrix ouvrit grand les oreilles pour essayer de deviner où Rabastan se trouvait. Le bruit de vêtements qui bougeaient ou des branches brisées lui indiqua qu'il devait faire les cent pas afin d'avoir une meilleure vue.
Bellatrix sourit. Il était nerveux et tendu. Ce serait facile de lui faire croire qu'elle venait d'un côté et arriver de l'autre côté. Soigneusement, elle choisit d'avancer dans le ruisseau jusqu'à ce qu'elle puisse voir le dos de Rabastan. Il faisait en effet les cent pas, s'arrêtant par moment pour frotter son cou et trouver où se trouvaient Lucius et Rodolphus. Soudainement Bellatrix eut envie de glousser. Crabbe est peut-être un trouillard, mais tu l'es aussi, songea-t-elle.
D'un bref mouvement de baguette, un jet de lumière noire jaillit et frappa un arbre qui se trouvait à l'opposé de sa position. Le jet fit exploser l'arbre bruyamment. Rabastan fit aussitôt volte-face, la baguette tirée. Bellatrix ne perdit pas de temps. Un reducto jaillit vers le dos de Rabastan. Mais soudainement une voix cria. « Rabastan ! Derrière toi ! Plonge ! »
Rabastan se tourna mais trop tard. Le sort le frappa à l'épaule dans un bruit dégoutant d'os brisés et il s'effondra. Si Bellatrix se fiait à ses connaissances médicales, Rabastan ne serait pas capable de se relever de si tôt, du moins pas sans aide d'un guérisseur.
Bellatrix avait juste eut le temps de comprendre que celui qui avait crié l'avertissement était Rodolphus Lestrange pour éviter deux stupefix de lui et Lucius qui n'étaient pas très loin de leur camarade. Les stupefix avaient été envoyé à intervalle différent et sa seule chance était donc de se jeter sur le sol.
« Traitre à ton sang ! » cria Rodolphus en jetant plusieurs sorts alors que Bellatrix jeta rapidement quelques maléfices à certains endroits de la rive. Si quelqu'un essayait de sauter par dessus, ils se retrouveraient aussitôt le visage dans la boue.
« Tu ferais mieux de te rendre, Bella, » fit Lucius Malfoy. « Tu ne peux pas échapper aux serviteurs du Seigneur des Ténèbres. »
La pression de la situation et l'absurdité de la déclaration de Lucius firent réagir Bellatrix. Elle lança rapidement des sorts de feu sur Lucius et Rodolphus, gloussant quand ils se cachèrent derrière un arbre. Elle finit avec plusieurs reducto vers leurs têtes, retourna dans le ruisseau et courut vers Poudlard. A moins qu'elle ne se soit trompée, le ruisseau l'emmènerait vers le lac. Elle rit bêtement tout en courant dans le ruisseau, attendant d'entendre le bruit distinctif des deux imbéciles tombant sous ses maléfices et ainsi dans la rivière.
Bellatrix n'eut pas à attendre longtemps, mais elle n'entendit qu'une chute et un grognement de dégout qui devait appartenir à Lucius. Qu'était-il arrivé à Rodolphus ? Elle regarda derrière elle juste pour recevoir un sort de découpe en plein visage. Haletant, elle réalisa que Rodolphus avait choisi de la chasser depuis l'autre côté du ruisseau. Avant qu'elle ait put lever sa baguette, son épaule fut touchée par un sort de matraque.
« Ça c'est pour mon frère, sale pute ! » cria Rodolphus.
Le sang et la douleur dégrisèrent aussitôt Bellatrix. Ce n'était plus drôle – non pas que ça l'avait été depuis le début. Elle était confuse mais repoussa ces pensées et choisit de jeta différents maléfices et sorts dans la direction de Rodolphus. Il sauta pour y échappa. Tout en continuant son déluge de sorts, Bellatrix vérifia que Lucius était toujours bloqué dans le ruisseau avant d'essayer de se relever. En faisant un effort, elle sentit une douleur vive dans son épaule quand elle essaya de s'en servir pour se redresser. Disloquée, grogna-t-elle. Putain de merde !
Avec un effort supplémentaire, elle réussit à se remettre debout, jetant toujours quelques sortilèges vers Rodolphus qui avait du mal à répondre à ces attaques alors qu'il essayait de se cacher. Manque d'implication, estima Bellatrix. Toujours effrayé de prendre un coup pour son équipe. Elle jeta une autre série de sortilèges de découpe vers Lucius et en voyant le sort qui suivit, elle sut qu'elle devait l'avoir touché.
Bellatrix retourna à sa fuite mais sortit du ruisseau, se cachant parmi les arbres qui longeaient la rive. Soudainement l'un des arbres derrière lesquels elle venait de se cacher explosa en une flamme pourpre. Bellatrix haussa un sourcil et continua, essayant d'éviter que son épaule frappe les branches d'arbres. Si tu utilises de la magie noire, sert-en correctement, sourit-elle. Sa mère était une adepte des arts noirs, mais son père et son oncle lui avaient enseignée d'être plus stratégique avec sa magie. En conséquence, Bellatrix était très familière avec la magie noire mais suffisamment intelligente pour réaliser que si un sort ou maléfice normal faisait la même chose, elle ne devait pas gaspiller son énergie… ou son sang. Même si ceux qui nécessitaient du sang étaient généralement uniques.
Tournant sa tête suffisamment longtemps pour avoir un aperçu, Bellatrix vit que Lucius et Rodolphus la poursuivaient maintenant dans la forêt, trop concentrés pour essayer de lui jeter des sorts efficaces. Apparemment Rodolphus avait traversé le ruisseau et déjoué ses maléfices. Bellatrix continua à courir. Je vais te montrer ce qu'est la vraie magie noire, pensa-t-elle. Tout en courant, elle leva la baguette et attira une petite branche d'arbre. Elle la transféra dans son autre main, qu'elle ne pouvait qu'utiliser difficilement à cause de son épaule démise. D'un bref geste de baguette et après une courte incantation, elle la transforma en petit couteau.
Une poignée de sorts sur le couteau suffirent pour le transformer un objet de magie noire, prêt à l'emploi, à part le sang. Bellatrix regarda derrière elle pour vérifier qu'ils la suivaient toujours. Elle fit une entaille sur son bras qui ne lui servait pas. Le couteau absorba aussitôt le sang.
Bellatrix sourit en se reconcentrant sur les arbres devant elle. Elle devrait en choisir un bon si elle voulait que son opération soit aussi efficace que possible. Elle aperçut un grand arbre avec plusieurs branches. Parfait ! pensa Bellatrix. Elle courut vers lui et quand elle dépassa, Bellatrix plongea la dague dans le tronc. La lame s'enfonça d'une manière anormale dans le tronc de l'arbre. L'arbre commença à grincer, presque comme s'il criait. Le temps que Bellatrix s'en soit éloigné de quelques mètres, l'arbre avait commencé à balayer l'espace devant lui de ses branches.
Essayez de passer cet arbre et la destruction qu'il causera avant que la magie ne cesse ! pensa Bellatrix joyeusement quand elle entendit les exclamations de colère de Rodolphus et Malfoy d'être ainsi détournés de leur chemin. Elle continua à courir mais soudainement elle sentit des vagues de douleur éclore dans son dos. Elle avait l'impression d'avoir été poignardée une douzaine de fois. En tombant à terre, Bellatrix vit plusieurs douzaines de stalactites de glace la dépasser et tomber dans les buissons plus loin. Apparemment, l'un de ses poursuivants avait essayé de jeter un sort efficace avant qu'elle ne s'éloigne de trop. Bellatrix sentit un liquide couler dans son dos, et sut que cela devait être à la fois le sang et la glace.
Haletant, Bellatrix se remit debout, faisant de son mieux pour ignorer son épaule démise. L'arbre qu'elle avait poignardé de sa dague de sang était toujours en train de frapper mais il commença à se consumer en un feu pourpre qui l'aveugla. Incapable de voir, mais voulant désespérément s'enfuir, Bellatrix courut, essayant de suivre le son du ruisseau. Cela ne lui prit pas longtemps mais il semblait plus bruyant qu'elle ne se souvenait.
Sa vision se réhabituant au noir, Bellatrix ne remarqua pas qu'elle arrivait à un embranchement raide. Soudainement elle se retrouva à dégringoler de la colline. Tout en gardant son sang froid, elle se mit à comparer cette expérience avec celle où elle et ses sœurs s'amusaient à dévaler la colline proche de chez eux. Cette fois cependant, la colline était recouverte de plantes qui rendaient sa descente assez désagréable. Elle s'arrêta quand sa poitrine et son abdomen entrèrent en collision avec un gros rocher. La douleur explosa dans sa poitrine et l'air sortit de ses poumons. Et Bellatrix se retrouva allongée sur le sol, incapable de bouger.
Quand elle retrouva ses esprits, Bellatrix remarqua que Lucius et Malfoy avaient retrouvé sa trace et se tenaient en haut de la colline. « Incendio », croassa-t-elle, pointant sa baguette sur le haut de la colline. Les feuillages asséchés par l'hiver s'embrasèrent immédiatement et Bellatrix sourit de satisfaction. Lucius et Malfoy auraient encore un peu de mal à la suivre.
Cependant Bellatrix réalisa que le feu pouvait attirer l'attention du groupe de Crabbe ou des autres qui étaient restés en arrière. Luttant contre les larmes, Bellatrix se redressa douloureusement, se jeta un sort de désillusionnement et commença à avancer lentement vers le château. Avec un peu de chance, le feu les distrairait et ils n'auraient pas la présence d'esprit de réaliser qu'elle s'éloignait du feu, vers Poudlard
Quand Harry retourna dans ses quartiers, il les fouilla et trouva une bouteille de whisky pur feu. Avec un soupir, il s'affala dans un fauteuil et se versa un grand verre. Je suppose que j'ai tout gâché, décida-t-il, morose. Maintenant Voldemort va être tout particulièrement après moi.
Ne voulant pas s'apitoyer sur lui-même, Harry bondit ou plutôt vacilla de sa chaise et marcha jusqu'à la salle de bain pour se regarder dans le miroir. Apparemment, il s'était sérieusement coupé le visage en s'échappant du trou qu'il avait fait dans la maison de Voldemort. Il posa le verre de whisky pur feu sur le bord du lavabo et se nettoya autant que possible sans avoir à prendre une douche.
Il était en train de se décider s'il devait jeter un coup d'œil où il s'était coupé la poitrine quand la porte de ses quartiers s'ouvrit et que Bellatrix déboula. Harry la regarda brièvement et se retourna vers le miroir, puis il se retourna immédiatement et lui jeta un autre coup d'œil. « Que s'est-il passé ? » demanda-t-il, presque choqué par son état. Il vit que son visage était couvert de sang, que son épaule gauche était certainement démise et qu'elle avait apparemment beaucoup de mal à rester debout.
« Ils ont compris que j'espionnais, » bredouilla Bellatrix. « Je me suis échappée de justesse. »
Harry soupira. Apparemment, ils avaient tous deux été stupides et en avaient payé les conséquences, à divers degrés. « Il vaut mieux t'emmener à l'infirmerie, » songea Harry.
Bellatrix sembla considérer sa proposition pendant un moment. « Pas encore, » dit-elle lentement, avalant à moitié ses mots. « C'est compliqué. Trouve du matériel médical. Je vais me débarbouiller. »
Harry grimaça, mal à l'aise à l'idée de ne pas l'emmener à l'infirmerie. D'un autre côté, il avait déjà connu des situations similaires où il ne voulait pas aller à l'infirmerie. Il pouvait faire confiance au jugement de Bellatrix – elle n'était pas une idiote.
« Okay, » dit-il en se dirigeant vers la porte. « Je reviens dès que possible. »
« Harry, » l'appela Bellatrix faiblement.
« Oui ? »
« Mes côtes me font vraiment mal. Assure toi de prendre suffisamment de gazes et de bandes. »
Harry grimaça et quitta rapidement la pièce, fermant et verrouillant la porte derrière lui. Il avait déjà eu des blessures aux côtes et elles n'étaient jamais marrantes. Remarquablement, il fut capable de trouver la plupart des choses dont il avait besoin sans aller à l'infirmerie. Il avait prévu que les potions dont il avait besoin seraient le plus difficiles à trouver, mais en tant que maitre des potions, il s'avéra qu'Harry avait accès à une grande variété de potions déjà préparées.
Il revint à ses quartiers et trouva Bellatrix debout devant le miroir de la salle de bain, essayant de nettoyer son visage avec un chiffon humide. Harry posa les choses qu'il avait trouvées sur une table et se dépêcha d'aller l'aider. « Voilà, laisse moi faire, » dit-il en prenant le chiffon de ses mains. En peu de temps, son visage fut nettoyé, à part la coupure due à un sortilège. Il fut capable de la faire disparaître sans grande difficulté. Elle sembla excessivement heureuse d'avoir son visage intact et se pencha vers Harry. « Tu es merveilleux ! », bredouilla-t-elle.
Harry se figea. « Tu as l'air bourrée, » marmonna-t-il. Harry se souvint de son verre de whisky pur feu et ses yeux se posèrent là où il l'avait laissé. Le verre était maintenant complètement vide. « Tu n'as pas perdu de temps, » commenta Harry. « Je suppose que tu vas en avoir besoin. Il faut encore que l'on s'occupe de ton épaule. »
Bellatrix se regardait dans le miroir tandis qu'Harry s'occupait de son épaule. « Très bien, essayons de faire ça vite, » annonça Harry. Elle ne sembla pas le remarque et Harry le prit pour un bon signe. Quand il tira d'un coup sec et remis son épaule, Bellatrix glapit d'une voix forte et tomba presque dans les pommes, mais fut rattrapée par Harry.
Elle réussit à reprendre son équilibre et à se pencher vers le miroir, regardant le reflet d'Harry. Apparemment elle avait confondu son reflet avec lui. « Mes côtes, » marmonna-t-elle. « Enroule les bien. »
Elle leva ses mains et commença à enlever les boutons de sa chemise tâchée de sang. Harry soupira et retourna à la table où il avait laissé le matériel médical. Il avait déjà enroulé ses côtes dans des bandes avant, mais n'avait jamais essayé d'aider quelqu'un à le faire. Le temps qu'Harry revienne avec les bandes, Bellatrix n'avait réussit qu'à défaire deux boutons. Ayant l'impression d'être un mufle, Harry posa la gaze, s'approcha d'elle et déboutonna le reste de la chemise. Il l'enleva ensuite à enlever son haut. Normalement, il était certain qu'il aurait fixé du regard sa poitrine presque dénudée à l'exception de son soutien-gorge, mais apparemment elle avait aussi été blessée au dos. C'était un massacre – littéralement.
« Il semble aussi qu'ils t'aient touché de derrière, » commenta Harry, se sentant un peu faible.
« Mon dos aussi, » dit Bellatrix.
« Bien, » dit Harry. Il attrapa le linge mouillé et commença à la nettoyer doucement, grimaçant tout le long. Rapidement, tout le sang fut épongé. Harry attrapa quelques onguents et les appliqua largement sur son dos, après avoir jeté les meilleurs sorts de soin qu'il connaissait.
« Maintenant, tes côtes, » dit Harry.
« Ouais, » dit Bellatrix.
Harry savait qu'elle perdait des forces et essaya de soigner ses côtes aussi vite que possible. Il semblait qu'elle n'avait reçu qu'un faible coup, peu de côtes étaient en mauvais état. En la cajolant un peu, Harry eut vite fini. « Bien, tu es en pleine forme maintenant. »
« Ouais, » répéta-t-elle, regarda intensément le reflet d'Harry avec une drôle d'expression sur le visage.
Harry décida qu'il valait mieux la mettre au lit dans ses quartiers. Si elle venait d'avoir une embuscade avec des étudiants de Serpentard, l'envoyer à son dortoir était une mauvaise idée. Cela causerait un scandale dans l'école si quelqu'un le découvrait, mais Harry savait qu'il pourrait contacter Orion à la première heure le lendemain pour lui expliquer la situation.
Laissant Bellatrix se contempler dans le miroir, Harry chercha dans son placard et revint avec des hauts de pyjama. Il les lui donna et l'aida à les enfiler. Puis il réussit à lui donner plusieurs fioles de potions avant de l'emmener dans son lit. « Il est temps pour toi de dormir, » dit Harry.
Bellatrix s'effondra dans le lit d'Harry et il la borda, souriant quand elle croisa son regard.
« Bonne nuit, » dit Harry.
Bellatrix sourit et continua à le fixer, ses yeux violets brillant.
« Bien, » dit Harry, rompant le contact visuel, la laissant et retournant à son fauteuil. Il se sentait coupable pour ne pas l'avoir changée complètement en pyjama, mais il savait qu'il était déjà allé assez loin. Elle pourra se plaindre plus tard, se dit Harry. Peut-être s'occuper d'elle-même toute seule la prochaine fois.
Il songea à se reverser un verre de whisky mais y renonça finalement. Il fallait qu'il reste maitre de lui. Harry jeta un coup d'œil vers le verre vide de whisky pur feu. Etait-ce vraiment suffisant pour la rendre bourrée si rapidement ? Il soupira. Apparemment. Peut-être était-elle également sous le choc.
Harry se rassit et recommença à réfléchir à la situation. Que faire maintenant ?
Quand elle se réveilla, Bellatrix découvrit son oncle se tenant juste au dessus de son lit. Désorientée, Bellatrix regarda rapidement autour d'elle. Voyant qu'elle était dans le lit du professeur Ashworth, elle se souvint soudainement des évènements de la nuit passée – ça, et la douleur sourde dans son abdomen. Elle glapit, tout à coup très embarrassée par la présence d'Orion Black. « Bonjour, » dit-elle d'un ton joyeux.
« C'est bon après-midi », dit Orion sèchement. Il soupira et s'assit sur une chaise à côté du lit. « Mr Ashworth m'a contacté pour me parler de ton escapade la nuit dernière. »
L'ancien Black secoua la tête et fit un geste vers Harry qui était également assis sur une chaise mais de l'autre côté de la pièce. Bellatrix jeta un regard mauvais vers Harry. « Que sait-il sur mon escapade ? »
« J'en sais assez, » rétorqua Orion. « Tu ne réalises donc pas que tu aurais pu être tuée ?»
« Oh, s'il te plait, » dit Bellatrix en croisant les bras. Elle savait que la situation avait été sérieuse, mais elle n'allait pas l'admettre à quelqu'un d'autre que Harry. « Je vais bien. »
« Bien, c'est ça ? » grogna Orion. Il se tourna vers Harry qui avait l'air assez mal à l'aise. « Selon vous, combien de côtes étaient fêlées ? Combien de mètres de gaze avez-vous dû utiliser ? Qu'en était-il de son dos ? »
« C'était assez mauvais, » dit Harry en rougissant.
Bellatrix fusilla Harry du regard. Le traître ! Comment ose-t-il aller voir ma famille et leur parler de mes problèmes médicaux ! Cette pensée fit ensuite rougir Bellatrix quand elle repensa à Harry qui avait dû la déshabiller, la panser et la mettre au lit. Elle jeta un coup d'œil à sa poitrine et vit qu'elle portait un haut de pyjama qu'elle ne connaissait pas. Il appartenait probablement à Harry. Décidant que c'était Harry qui devrait être embarrassé, Bellatrix lui jeta un coup d'œil, croisa son regard et grimaça.
Le rougissement d'Harry s'accentua alors qu'Orion soupira. « A partir de maintenant, Bellatrix, tu ne participeras plus à ce genre d'activités. Si Mr Ashworth te dit de ne pas faire quelque chose, tu lui obéiras comme si c'était moi. »
« Tu n'es pas mon père ! » déclara Bellatrix.
« Ne joue pas à ça avec moi, » tonna Orion. « Si ton père suspectait à quel point tu as failli être tuée, il te retirerait de Poudlard. Pour l'instant, il sait juste que tu as eu un problème mineur avec certains aspirants du mage noir. Veux-tu que je lui dise toute la vérité ? »
« Non, s'il te plait, » dit Bellatrix, se sentant tout à coup reconnaissante envers son oncle. Elle ne voulait pas quitter Poudlard, du moins pas tant qu'Harry Ashworth y était pour sa croisade contre Voldemort.
« Bien, » dit Orion. « Comme je l'ai dit, Mr Ashworth est celui qui commande quand tu n'es pas à la portée de ton père ou de la mienne. J'ai également pris d'autres dispositions quant à ta protection. »
« Des dispositions ? » demanda Bellatrix.
« Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, les aspirants mages noirs sont des étudiants à l'école. Ils voudront certainement te faire du mal, » dit Orion.
« Il s'avère que je sais qui en a après loi, » dit Bellatrix. « Ne peut-on pas simplement les enfermer ? »
« Laisse moi deviner, » dit Orion, faisant semblant d'être pensif. « Lucius Malfoy, les frères Lestrange et Goyle et Crabbe, entre autres. »
« Comme le sais-tu ? » demanda Bellatrix, surprise.
Orion fit un sourire en coin. « Ils ont réalisé que tu avais réussi à rentrer au château et ont fui Poudlard. Le vieux Dumbledore était assez surpris. Leur disparition n'avait pas été détectée jusqu'à ce que j'arrive. »
« Dumbledore sait ? » demanda Bellatrix.
Orion soupira. « Comment pourrait-il en être autrement ? Même si j'avais été capable d'utiliser la future autorité de ton père contre ces idiots, j'aurais dû l'expliquer à Dumbledore. Mais Dumbledore ne sait pas tout. Malfoy, les Lestrange etc nous ont rendu la tâche plus aisée en fuyant. Puisqu'il ne sont pas là pour s'expliquer, Ashworth et moi avons réussi à changer un peu ce qu'il s'est passé. Tout ce que sait Dumbledore, c'est que tu as failli être mêlée à une sorte d'organisation malfaisante et presque tuée. Il va coopérer avec nous pour te protéger d'éventuelles représailles. »
« Des représailles de qui exactement ? » demanda Bellatrix. « J'avais l'impression que les sorciers ayant essayé de me tuer étaient partis. »
« A moins que tu sois capable de nommer tous les étudiants qui étaient présents la nuit dernière, nous allons partir du principe que tu es en danger. Tom n'appréciera pas le fait que quelqu'un est au courant de ses activités, » expliqua Orion.
Bellatrix soupira. « Je suppose que tu as raison. Que va faire le vieil homme pour me protéger ? »
« Tu vas résider à partir de maintenant dans la Tour de Gryffondor, » l'informa Orion.
Elle glapit. « La tour de Gryffondor ! C'est complètement extrême ! »
« Les Gryffondors sont quelques fois idiots » dit Orion, « mais ils sont rarement pour les mages noirs. De plus, Sirius est un Gryffondor, je vais lui demander de garder un œil sur toi quand Mr Ashworth ne le pourra pas. »
« C'est un quatrième année ! »
« Et alors ? »
« Je suis une sixième année. Je n 'ai pas besoin de la protection d'un petit morveux. »
« Ce petit morveux est mon fils. »
Bellatrix ne fit pas attention au fait qu'elle avait potentiellement insulté Orion et continua son argumentation. « Tu as dit que l'intérêt pour que Sirius me protège, c'est qu'Ashworth ne le peut pas tout le temps. Pourquoi ne pas s'arranger pour qu'Ashworth puisse prendre soin de moi ? Dumbledore pourra installer une autre chambre ici pour moi. »
Orion la fusilla du regard, puis son regard se transforma en masque d'indifférence. Il se tourna vers Harry. « S'il vous plait, Mr Ashworth, pourquoi n'allez-vous pas à l'infirmerie pour prévenir Madame Pompfresh que Bellatrix viendra d'ici peu pour un traitement mineur ? Après voulez-vous bien vous rendre dans le pub dont nous parlions ? Dites à Cygnus et Romulus que j'arriverai bientôt. »
Harry hocha la tête, soulage de pouvoir s'enfuir. « Bien sûr, » dit-il. En quelques secondes il disparut de ses quartiers.
Dès qu'il fut parti, Orion se tourna vers Bellatrix. « Les relations entre étudiants et professeurs sont interdites Bellatrix. »
« Je ne suggérais pas une relation romantique, » dit Bellatrix.
« Je ne suis pas stupide, Bellatrix. »
« Mr Ashworth est un jeune homme tout à fait honorable. Il n'utiliserait jamais de son autorité pour impressionner une étudiante. »
Orion secoua la tête. « Mais toi, tu le chasses. »
« Es-tu en train de suggérer que j'ai harcelé un professeur ? »
« Bellatrix, » déclara fermement Orion, « ton comportement est déjà inapproprié. Le professeur Dumbledore m'a parlé de ce problème ce matin. Lui et le Professeur McGonagall ont remarqué que tu passes chaque minute de ton temps libre dans le bureau d'Ashworth ou dans ses appartements. Toute l'école en parle. »
« Quels fouineurs ! » cracha Bellatrix.
« Cela ne change rien au fait que tu es apparemment devenue très proche d'Harry Ashworth, » dit Orion. « Peut-être trop proche. »
« J'ai dix-sept ans, » dit Bellatrix. « Je fais ce que je veux. »
Orion resta silencieux pendant un long moment. Bellatrix fit de son mieux pour l'ignorer. Finalement, Orion trouva quelque chose à dire. « Que sais-tu d'Harry Ashworth, Bellatrix ? Pourquoi lui fais-tu implicitement confiance ? Pourquoi persistes-tu à te jeter sur lui ? »
Bellatrix regarda ailleurs et refusa de répondre.
« Tu lui as déjà donné ta loyauté, n'est-ce pas ? » dit Orion d'un ton las. « Quoi qu'il t'ai dit, tu lui es fidèle. »
« Je suis absolument certaine qu'Harry Ashworth sera un jour un sorcier d'un pouvoir et d'une influence extraordinaire, » dit Bellatrix calmement.
« Est-ce la seule raison pour laquelle tu lui es loyale ? » demanda gentiment Orion.
« Je suppose qu'il est assez sympa, » admit Bellatrix. « Assez charmant aussi. D'une compagnie très agréable. J'aurais pu avoir choisi pire que lui. »
« Je suppose que oui, » admit Orion. « Ecoute Bellatrix. Je ne peux dire que j'approuve tes méthodes pour choisir un époux, mais je ne peux pas nier le fait que tu sembles avoir choisi correctement. Peut-être pourrions nous trouver un compromis. Nous pouvons parler à Ashworth d'un contrat de mariage. Tu pourrais l'épouser juste après la septième année – si tu le veux toujours à ce moment. »
Bellatrix haussa un sourcil mais ne répondit pas.
« Si nous nous engageons sur ce chemin, je suis curieux pour une chose, » dit Orion lentement.
« Qui a dit que nous nous engageons sur ce min ? » demanda Bellatrix.
« Hypothétiquement parlant, » dit Orion. « Ashworth a déjà admis qu'il n'était pas un Ashworth – que tu as choisi le nom. »
« Et ? »
« Je me demandais si tu prévoyais de devenir Bellatrix Ashworth, » dit Orion.
« Tu veux connaître son vrai nom, » ricana Bellatrix. « Bel essai. »
« Connais-tu son vrai nom ? » demanda Orion.
« Non. Cependant, les circonstances sont telles que si je l'épouse, je pourrais probablement le convaincre de prendre mon nom de famille. Nous pourrions être Harry et Bellatrix Black. » Bellatrix se souvenait du jour où Harry était apparu dans la voute Black. Il n'était peut-être pas un Black, mais il était certainement déjà assez proche de la famille pour qu'il devienne officiellement un Black.
« J'ai peur que tu m'ais perdu, » dit Orion.
« Bien. »
« Mets tes vêtements, » ordonna Orion, décidant d'abandonner la discussion. « Nous avons un rendez-vous avec l'infirmière, puis nous irons voir le professeur McGonagall. »
Les maraudeurs étaient assis dans la tour de Gryffondor quand le portrait s'ouvrit et révéla le professeur McGonagall. Elle entra, suivie de prêt par Bellatrix et Orion Black.
« Sirius ! » chuchota James. « N'est-ce-pas ton père ? »
Sirius leva la tête et glapit. « Que se passe-t-il ? » marmonna-t-il quand ils virent McGonagall conduire Bellatrix dans le dortoir des filles.
« Je pense qu'elle emménage, » remarqua Remus.
« Ne sois pas ridicule, » rétorqua James. « Ils ne laisseraient jamais un Serpentard venir ici ! »
Les autres hypothèses cessèrent quand Orion s'approcha du groupe. « Sirius, » dit-il, « je veux te parler. »
« Me voilà, » dit Sirius, un sourire malicieux sur les lèvres.
« Seul », commanda Orion. « Viens. »
Sirius jeta des regards éloquents à ses amis. Ils savaient tous que Sirius et sa famille ne s'entendaient pas très bien. Pas seulement à cause de leurs désaccords sur la pureté su sang, mais Sirius était simplement un enfant rebelle. Pour qu'Orion vienne le chercher, la situation devait être grave. Sirius se leva et emmena son père dans un coin isolé de la salle commune.
« Très bien, quel est le problème ? » demanda-t-il.
Orion sortit sa baguette et jeta des sorts de silence. « Sirius, ta cousine Bellatrix a failli être tuée la nuit dernière. »
Sirius haussa les sourcils de surprise. « Qu'a-t-elle fait ? Elle est allée dans la Forêt Interdite et s'est battue avec les centaures ? »
« Non, elle est allée dans la forêt interdite et a été attaquée par des mages noirs, » expliqua Orion.
« L'excuse des centaures est plus crédible, » dit Sirius.
« Ecoute Sirius, c'est une situation très… grave, » dit Orion.
Sirius eut un sourire diabolique. « Quoi ? La situation n'est pas sérieuse ? » (NdT : dsl, mais jeu de mot intraduisible : « You're not Sirius ? »)
« Ce n'est pas le temps pour tes stupides jeux de mots, » siffla Orion. « Ce que je vais te dire doit rester secret, tu comprends ? »
« Je suppose, » dit Orion.
Orion grommela quelque chose avant de commencer. « Sirius, il y a un nouveau Seigneur des Ténèbres. »
Les yeux de Sirius s'écarquillèrent de choc. « Un vrai Seigneur des Ténèbres ? »
« Il semblerait bien, » répondit Orion. « Le professeur Ashworth et Bellatrix ont essayé de saboter sa montée au pouvoir. La nuit dernière, Bellatrix a essayé d'infiltrer un groupe d'étudiants qui voulaient se soumettre à ce Mage Noir. Ses véritables allégeances ont été découvertes et elle a été brutalement chassée dans la Forêt Interdite. »
« Donc que faisons-nous maintenant ? » demanda Sirius, suffisamment choqué pour oublier son mépris pour son père.
« Les meneurs ont quitté Poudlard. Cependant je suis inquiet que certains Serpentards essaient de se venger sur elle. Le professeur Dumbledore a accepté que Bellatrix vienne dans la Tour de Gryffondor. Il est évident que le professeur Ashworth fera de son mieux pour garder un œil sur elle, mais j'aimerais que tu le fasses aussi. »
« Qu'attends-tu de moi ? » demanda Sirius. « Ce n'est pas comme si je peux affronter des mages noirs. »
« Je pense que tu sous-estimes grandement tes capacités, » dit Orion. « Vu le niveau d'ennuis que tu t'attires chaque semaine, je dirais que tu es très ingénieux. Colle-la autant que possible. Je m'attends à ce que tu la surveilles quand elle est dans cette tour et je veux que tu manges avec elle. »
« Elle devra s'asseoir avec nous, » dit Sirius. « Je refuse d'aller à la Table des Serpentards ! »
« C'est ce que je voulais dire, » dit doucement Orion. « Si elle veut faire quelque chose de risqué, va voir le professeur Ashworth et dis-lui. Feras-tu cela ? »
« Oui, » répondit Sirius, se sentant légèrement abasourdi.
Lily était en train de feuilleter son livre de potion quand la porte de son dortoir s'ouvrit sur le professeur McGonagall. Instantanément, Lily s'assit. « Professeur, un lit supplémentaire est apparu dans notre dortoir, ce matin, » commença Lily mais elle s'interrompit quand elle vit Bellatrix Black entrer à la suite de McGonagall.
« Oui, » dit McGonagall, très droite. « Il était nécessaire de trouver un autre logement à Bellatrix Black. Nous avons décidé que ce serait aussi son dortoir jusqu'à nouvel ordre. »
Lily resta bouche bée mais elle se ressaisit rapidement. « Mais professeur, Bellatrix est une sixième année ! »
« J'en suis bien consciente, Miss Evans. Mais votre dortoir était le seul pouvait accueillir une autre personne. Essayez de bien la recevoir, » dit le Professeur McGonagall. Elle se tourna vers Bellatrix. « Voici votre lit. Les elfes de maisons vous apporteront rapidement toutes vos affaires. »
« Merci Professeur, » dit Bellatrix et McGonagall partit.
Lily dévisagea Bellatrix avec un mélange de confusion et de suspicions. Bellatrix ne dit rien mais regarda froidement Lily puis quitta la chambre.
