Disclaimer: Harry Potter appartient à JK Rowling et cette traduction que je fais de l'histoire de Lord Silvere n'est pas utilisée à des fins commerciales. Pas de Bêta-reader.

Rewiews: Désolé pour l'attente, voilà quelques nouveaux chapitres :) Bonne lecture et laissez moi vos coms ^^

Chapitre 16 : Propositions dynamiques

« Sommes-nous tous d'accord ? » demanda calmement Orion, mais déterminé tout en surveillant Cygnus Black, Romulus Malfoy et Harry Ashworth. Les quatre hommes étaient installés autour d'une large table de banquet, dans une salle de réception privée. Le propriétaire de l'obscur pub écossais choisi par Orion pour la réunion, avait accepté au petit groupe d'occuper cette salle durant l'après-midi.

Harry hocha rapidement la tête, même s'il se sentait incroyablement nerveux. Ils avaient discuté de la manière dont Cygnus Black devait s'occuper au mieux au Ministère de Voldemort et ses partisans. Harry ne se sentait pas qualifié pour être impliqué dans une telle discussion, mais il avait fait de son mieux pour donner autant de conseils que possible. Lui, plus que tous les autres, savait ce qui était en jeu.

Orion accepta l'accord d'Harry, comme il s'y était attendu. Puis il se tourna vers son frère. « Cygnus ? »

« Cela me semble bien, Orion, » dit le nouveau Ministre. « C'est juste que… je ne me sens pas prêt à endosser une telle responsabilité. Le professeur Dumbledore est sûrement mieux qualifié. Peut-être devrais démissionner et demander à ce qu'il me remplace en tant que ministre. »

Orion secouait déjà la tête. « Le professeur Dumbledore a toujours refusé d'être directement impliqué en politique. De plus, le mouvement contre Tom doit être modéré. Tu es dans la meilleure position possible pour faire ce qui doit être fait. Nous en avons déjà parlé. »

Harry réprima un soupir. Peut-être que Cygnus n'était pas le meilleur choix pour être Ministre. Orion aurait été plus compétent, même s'il n'aurait pas eu de bonnes chances pour être élu. Ils venaient de passer autant de temps à booster l'estime de soi de Cygnus que de faire des plans pour arrêter Voldemort.

« Très bien, faisons-le, » dit Cygnus, essayant d'avoir l'air confiant, même si Harry savait ce qu'il en était vraiment.

Orion sourit à son frère puis regarda vers Romulus. Le patriarche Malfoy était en train de boire distraitement son cinquième verre de whisky pur feu. « Romulus ? Sommes-nous d'accord ? »

Il n'y eut pas de réponse.

« Romulus ! »

Romulus leva la tête. « Oui, oui. C'est ce qui doit être fait, non ? »

« Oui, c'est le cas, » dit Orion.

« Bien sûr, » marmonna Romulus, se replongeant aussitôt dans ses pensées personnelles.

« Bien, » dit Orion. « Cygnus, je suis sûr que tu dois avoir de nombreuses réunions importantes auxquelles assister, donc nous allons nous séparer. »

Cygnus hocha la tête et se leva. « Je te dirais comment ça se passe avec les directeurs de départements, Orion. Si les choses se passent mal, j'aurais besoin de ton aide. »

« Bien sûr, » dit Orion.

Dès que Cygnus eut transplané, Orion attrapa Harry par l'épaule. « Il faut que nous parlions Mr Ashworth. » Il jeta un coup d'œil à Romulus. « Mais peut-être devrions-nous le faire à l'extérieur. Je crois que Romulus a besoin d'être seul. »

Ils sortirent de la pièce et restèrent dans l'étroit couloir qui menait à la taverne. Orion sortit sa baguette et lança plusieurs sortilèges pour s'assurer que leur discussion resterait privée. « Maintenant, Mr Ashworth, comme vous l'avez remarqué précédemment, nous aurions besoin que vous assuriez une position mineur dans le Ministère dès l'été. Si le professeur Slughorn récupère de son accident avant le début de la reprise de Poudlard, cette position pourrait devenir permanente. »

« Okay, » dit Harry.

« Ce sera dur pour vous faire embaucher au Ministère avec des faux papiers australiens. »

« Que suggérez-vous dans ce cas ? » demanda Harry.

« Donnez moi vos faux papiers et je m'arrangerais pour vous faire faire des documents britanniques, » dit Orion.

« Et si je vous donnais les informations nécessaires et gardais les faux papiers ? » demanda Harry.

Orion eut un petit sourire. « Malin. Je suppose que cela fera l'affaire, Ashworth. »

« Je vous enverrais un hibou, dans ce cas, » dit Harry. « Ce sera tout ? »

« Non, Mr Ashworth, il faut que je sache certaines choses sur vous. »

« Oh ? »

« Avez-vous des sentiments pour Bellatrix ? » demanda Orion.

Harry sourit. « Je ne peux pas vraiment dire que c'est le cas, » dit-il.

« Pourquoi pas ? »

Harry haussa des épaules, essayant d'exprimer ses sentiments. Ses souvenirs de l'ancienne Bellatrix diabolique faisaient qu'il ne pouvait pas imaginer une romance avec elle, mais le temps qu'il avait passé avec la Bellatrix adolescente avait changé cela. Maintenant, c'était juste qu'il ne la voyait pas comme une amante potentielle. Il trouva finalement une réponse plausible. « Et bien, c'est une étudiante, non ? » dit Harry. « Tout ce que je peux dire, c'est que je n'ai jamais regardé Bellatrix de cette façon là. » Ça devrait faire l'affaire, songea Harry.

« Que se passera-t-il quand elle aura quitté Poudlard ? » demanda Orion.

Harry haussa des épaules. « Je ne sais pas. »

« Non seulement, elle sera un bon parti, Mr Ashworth, mais elle va, sans le moindre doute, vous suivre partout. Vous ne vous débarrasserez pas d'elle facilement, mon jeune ami, » dit Orion.

« Je suppose que vous avez raison, » dit Harry. « J'ai du mal à imaginer mon futur sans Bellatrix. » C'était vrai. Tant que le combat contre Voldemort durerait, il se reposerait sur Bellatrix et vice-versa. Et théoriquement, si le combat cessait rapidement, avec qui Harry passerait-il du temps ? Bellatrix. Peut-être les patriarches mais de quoi pourrait-il parler avec eux ? Harry ne connaissait personne d'autre, ou plutôt, personne ne connaissait bien Harry. Peut-être devrais-je agrandir mon cercle d'amis, pensa Harry.

« Je suis sûr, que là où vous avez grandi, où que ce soit, vous étiez habitué à des relations sociales plus modernes, Ashworth, » dit lentement Orion. « Cependant, avez-vous déjà pensé à un mariage arrangé ? »

« Euh… non, » dit Harry. « Pas vraiment. »

« C'est vieux jeu, » admit Orion. « Cependant, pensez-y. Vous avez déjà admis que vous resterez aux côtés de Bellatrix pendant encore longtemps. Bellatrix semble en tout cas être attachée à vous. Déjà, le côté désagréable d'un mariage arrangé n'existe plus. Nous pourrions trouver un arrangement pour vous donner l'opportunité de vous lier à la famille Black et de gagner ainsi un nom de famille légitime et une place dans la société. Un contrat de mariage serait profitable. »

« C'est vrai, » dit Harry, très diplomatiquement, « mais je pense qu'il est encore trop tôt pour prendre de telles dispositions. Il lui reste encore une année à faire à Poudlard. »

Orion sourit. « J'aurais été inquiet si vous aviez accepté rapidement. Peut-être êtes vous finalement un meilleur parti pour Bellatrix que je ne le pensais. Nous pourrons en parler une autre fois. »

« Si vous voulez, » dit Harry, en souriant de soulagement.

« Comme je l'ai dit plus tôt dans vos appartements, Mr Ashworth, » continua Orion, « vous aurez mon autorité à Poudlard. Si vous dites à Bellatrix de faire ou de ne pas faire quelque chose, vous serez obéi, comme si c'était moi qui le disais. Je ne veux pas qu'elle fasse quelque chose de risqué et qu'elle soit tuée. A part cela, vous connaissez votre rôle dans cette campagne contre Voldemort. Essayez de surveiller les autres étudiants que le Mage Sombre a recrutés ou pourrait recruter. Utilisez-les du mieux possible pour nos desseins ou essayez de les faire changer d'avis. Certains d'entre eux peuvent encore être sauvés, même s'il y en aura moins que nous l'aimerions. » Inconsciemment, il jeta un coup d'œil vers la pièce dans laquelle Romulus Malfoy était plongé dans ses pensées.

« Bien, » dit Harry. « Je continuerai et attendrai d'avoir de vos nouvelles. »

« Bien, » dit Orion en sortant sa baguette. « N'oubliez pas de m'envoyez vos informations personnelles. Gardez aussi un œil sur Dumbledore. S'il découvre ce que prépare Tom, il commencera certainement sa propre campagne. Ce serait utile de coordonner nos efforts sans avoir une connexion directe et officielle. » Puis il disparut, laissant Harry seul, dans le couloir.

Harry se redressa, se demanda laquelle de ses tâches était la plus importante pour Orion. Baby-sitter de potentiels futurs mangemorts ou tenir Orion informé des actions de Dumbledore. Si Harry avait appris une chose d'Orion Black, c'était que la politique était un art subtil. Harry jeta un regard en arrière vers la salle de réception. Romulus avait été ainsi depuis qu'il avait appris que son fils était un mangemort confirmé. Harry ne savait pas quoi faire. Qu'était-on supposé dire dans ce genre de situations ? Désolé que votre fils ait rejoint une organisation terroriste. Dites moi si je peux vous aider. Cela n'allait pas le réconforter.

Sentant qu'il ne devait pas au moins laisser Romulus seul, Harry retourna dans la pièce et s'assit, attrapant un verre. « Pourriez-vous me verser un verre ? » demanda-t-il à Romulus.

En silence, Romulus prit la bouteille de whisky pur feu et versa un verre à Harry, sa main ne tremblant que légèrement. Harry s'installa et but une gorgée, pensant au problème Voldemort et ironiquement à ses futurs cours. Il devait après tout encore donner et noter des devoirs.

« L'idiot ! » grogna Romulus ! « Quel imbécile ! »

« Pardon, » demanda Harry, même s'il savait de qui Romulus parlait. C'était juste qu'Harry ne savait pas quoi répondre d'autre.

« Que pense-t-il que ce mage noir pourra lui apporter ? »

« La gloire et le pouvoir, j'imagine, » proposa Harry.

« Aucun partisan d'un mage noir n'a de pouvoir ou de gloire, » grogna Romulus. « Si ce fantôme enseignait correctement l'histoire, plus de gens le sauraient. »

« Je suppose, » dit Harry, se rappelant sa propre expérience avec le professeur Binns. C'était vrai que le professeur n'avait jamais parlé de Seigneur des Ténèbres – du moins pas de Seigneurs des Ténèbres qui n'étaient pas impliqués dans les guerres gobelines. »

« Lucius va ruiner le nom des Malfoy, » chuchota Romulus. « Il va gaspiller notre fortune pour les quêtes frivoles de ce démon, il lui donnera mon manoir et risquera la vie de notre famille pour cette guerre. »

« Quelle chance que vous contrôliez la fortune des Malfoy et ses biens, » dit Harry. « Cela n'arrivera pas tant que vous ne le voudrez pas. »

Romulus hocha la tête. « Vous dites vrai Harry. Je suis Lord Malfoy et la Maison des Malfoy ne s'agenouillera pas devant une Seigneur des Ténèbres. Pas tant que je serais en vie en tout cas. »

« Problème résolu, » dit Harry, essayant d'avoir l'air joyeux mais pas trop. « Peut-être que Lucius comprendra à temps ses erreurs et arrêtera de le servir. »

« Il est peut-être déjà trop tard pour ça, » soupira Romulus.

Harry ne voulait pas le dire à haute voix, mais secrètement, il était d'accord.

« Es-tu sûr que la carte dit qu'elle est seule ? » demanda Sirius pour la quatrième fois.

« Oui, » soupira James. « Elle est seule. »

« C'est juste qu'il n'y a pas si longtemps, ta carte disait que nous étions assis à côté d'autres personnes dans la salle de bain alors que nous étions en fait dans la Grande Salle, » remarqua Sirius.

« Et bien, » dit James, « si la carte était connue pour ajouter des personnes dans une pièce, alors nous devrions peut-être être inquiets qu'elle n'y soit pas du tout. »

Sirius leva les yeux au ciel. « Ne sois pas idiot, nous l'avons suivi et vu entrer ici. C'est le seul chemin pour entrer ou sortir. »

« Là n'est pas le problème, Sirius, » dit James.

« Qu'importe. »

« Quelle est l'importance de savoir si elle seule ou non ? » demanda James. « Ton père suspecte-t-il qu'elle et le professeur Ashworth soient… hum… tu sais ? »

« Non, non, » dit Sirius, regardant intensément la porte qui menait aux appartements privés du Professeur Ashworth. « S'il s'avère être avec elle, nous pourrons partir et arrêter de nous inquiéter. »

« Ça n'a pas de sens, » se plaignit James. « Je ne suis pas du genre à croire aux rumeurs, mais vraiment, ces deux-là sont trop proches pour une étudiante et un professeur. Il semble que ton père doive s'inquiéter de ce genre de chose. »

« Non, c'est sérieux, » dit Sirius.

« Non, tu es Sirieux, Sirius, » dit James en faisant un jeu de mots.

« Oh, tais-toi, » grommela Sirius. « Apparemment, Bellatrix est en danger. Mon père dit que je dois garder un œil sur elle quand le professeur Ashworth ne le fait pas. »

« Attends, alors le professeur Ashworth protège ta cousine ? De quoi ? »

Sirius regard autour de lui avant de chuchoter une réponse. « D'un Seigneur des Ténèbres. »

James haleta. « Impossible. »

Sirius hocha la tête. « Apparemment il y en a un nouveau. »

« Alors pourquoi ce mage noir en a après ta cousine ? » se renseigna James.

Sirius haussa des épaules. « Apparemment, elle et le Professeur Ashworth luttaient contre lui. La nuit dernière, elle a rencontré un groupe de ses partisans qui a failli la tuer. C'est pourquoi elle a emménagé à la Tour de Gryffondor et que je t'ai attiré ici quand je l'ai vu quitter son dortoir. »

« Je savais qu'Ashworth était étrange, » observa James. « Il est évident que c'est un espion pour ton père. Je parie qu'il ne connaît rien aux potions en réalité. »

« Ne sois pas ridicule, » toussa Sirius.

« Penses-y, d'accord ? » contra James. « Des choses ont commencé à se passer depuis plusieurs mois. Il y a plusieurs mois, Ashworth a intégré l'équipe professorale. Puis il a commencé à tenir ces diners et à être extrêmement amical avec les étudiants. Puis, nous l'avons vu, lui et Bellatrix se promener la nuit grâce à la carte. »

« Peut-être, » dit Sirius en se frottant le menton. « Mais n'était-ce pas Malfoy qui a fait des pieds et des mains pour qu'Ashworth vienne au château ? »

« Peut-être que ton père et Malfoy y travaillent tous les deux, » imagina James.

« Alors pourquoi, par la barbe de Merlin, les Black et les Malfoy se sont alliés contre un Seigneur des Ténèbres ? » demanda Sirius. « Nous sommes supposés soutenir les mages noirs. La politique des sangs purs, etc. »

« Peut-être que ce mage noir vient de la faction politique opposée à la leur ? » suggéra James.

« Ouais, peut-être, » dit Sirius.

« Nous devrions parler à Ashworth de ce mage noir. Peut-être qu'il peut nous faire entrer dans l'équipe pour lutter contre lui, » dit James, ayant l'air excité.

Sirius regarda James en haussant un sourcil. « Pourquoi vouloir nous battre contre un mage noir ? »

« Et bien, si nous voulons être aurors, cela pourrait être une expérience, » dit James.

« Tu es fou. Je parie que tu veux juste impressionner Lily. »

Il y eut un blanc.

« C'est bien ce que je pensais, » dit Sirius.

« N'est-ce pas une bonne chose que de se battre contre des mages noirs ? » demanda James.

« Cela dépend si tu te fais tuer ou non, » songea Sirius.

Ils furent interrompus par des bruits de pas approchant dans le couloir. Bientôt, ils purent voir le professeur Ashworth.

« Partons d'ici, » murmura Sirius. « Il va s'occuper d'elle à partir de maintenant. »

Cependant, James avait d'autres plans. Avant que Sirius ne réalise ce qu'il se passait, James s'était approché du professeur Ashworth.

« C'est bon de vous voir, Professeur, » dit James.

« Euh, c'est aussi bon de vous voir, » répondit James. « Comment allez-vous ? »

« Tout va bien, » dit James. « Je voulais juste vous dire que vous pouvez comptez sur mon aide ainsi que sur celle de Sirius pour vous aider dans les moments difficiles à venir. Nous nous assurerons aussi que Bellatrix soit en sécurité. »

Harry regarda James avec confusion. « Pardon ? »

Sirius bondit et sauva son ami. « Ne vous inquiétez pas, Professeur. Nous vous couvrirons. A plus tard. » Il attrapa le bras de James et le tira en arrière.

Harry regarda son futur père et son parrain faire marche arrière. Que savaient-ils ? A quel point Orion avait-il parlé à Sirius et Sirius à James ? Probablement tout ce qu'il savait – et un peu plus encore. Secouant la tête, Harry continua vers ses appartements et ouvrit la porte. Il s'arrêta après l'avoir refermée et scanna la pièce. Bellatrix était allongée sur le canapé, apparemment endormie. Décidant que Bellatrix avait bien besoin de dormir, Harry choisit de ne pas la déranger.

« Comment s'est passée la réunion ? » demanda-t-elle, surprenant Harry. Apparemment, elle s'était juste allongée sur le canapé, les yeux fermés ou elle avait tout simplement somnolé.

« Assez bien, » dit Harry. « Orion et Cygnus semblent savoir ce qu'ils font. En gros, nous allons continuer à surveiller les élèves pour éviter des recrutements. Nous devons également tenir ton oncle informé des activités du Professeur Dumbledore. »

« Je suppose que ça fait de nous des espions, » observa Bellatrix en ouvrant les yeux et en s'asseyant sur le canapé. « Que se passera-t-il durant l'été ? »

« La vie sera plus intéressante, » dit Harry, « du moins pour moi. Orion a des plans, et bien sûr, je serais libre de poursuivre certains de mes propres plans. Je ne sais pas ce que ta famille a prévu pour toi. »

« Cela n'a pas d'importance ce qu'ils prévoient pour moi, » rétorqua Bellatrix. « J'ai dix-sept ans. Cela signifie que je peux faire mes propres plans pour l'été. »

« En effet, » dit Harry en s'asseyant à côté d'elle. « Tu peux faire tes propres plans, mais le devrais-tu vraiment ? »

Bellatrix ignora son commentaire. « Si tu n'est pas invité chez moi ou chez mon oncle, j'emménagerai avec toi. »

Harry n'était pas sûr d'aimer l'idée. C'était vrai que Bellatrix passait beaucoup de temps dans ses appartements privés, mais être colocataire avec elle semblait être un peu trop intime pour lui. Mais heureusement, Harry avait un moyen d'éviter sa proposition. « Je n'ai pas vraiment un lieu pour moi ou pour toi. »

« Je suppose que nous devons donc espérer que tu sois invité à vivre avec nous, » dit Bellatrix. « Mais il n'est pas très dur de trouver un appartement pour un bon prix. »

Il y eut un moment de silence avant que Bellatrix ne continue la conversation. « Mon oncle t'a-t-il parlé d'autre chose ? »

Harry se souvint rapidement de la conversation sur un mariage arrangé. Cependant, il n'allait pas en parler avec Bellatrix. « Il s'agissait principalement du combat contre Voldemort. »

« Vraiment ? C'était tout ? Il n'a parlé de rien d'autre ? » se renseigna Bellatrix.

« Je ne sais pas, » dit Harry. « Tu savais que ton oncle a parlé à ton cousin Sirius d'à peu près tout ? »

Bellatrix n'était pas ravie du changement de sujet, mais elle était curieuse de savoir pourquoi Harry parlait de Sirius. « Je pense qu'il lui en a parlé parce qu'il est supposé être mon garde du corps, » dit-elle en levant les yeux au ciel.

« Ouais, et bien, lui et James Potter m'attendaient devant la porte. Ils m'ont assuré que j'avais leur soutien dans les moments difficiles à venir, » dit Harry à Bellatrix.

« Oh génial, » grommela Bellatrix. « Oncle Orion en a probablement trop dit à Sirius, ne réalisant pas que l'idiot allait tout dire à James Potter. Ces deux autres imbéciles savaient sûrement également tout. »

« Intéressant, » dit Harry.

« Je pense qu'un sortilège d'amnésie est nécessaire, » dit Bellatrix. « Es-tu doué pour les lancer ? »

« Je ne pense pas qu'il soit nécessaire de les ensorceler, » dit Harry, défendant son père et ses amis de l'enthousiasme de Bellatrix. « De plus, ils pourraient être utiles. »

« Peut-être, » grommela Bellatrix.

« Il est presque l'heure du diner, » remarqua Harry. « Pourquoi ne pas aller à la Grande Salle ? Nous pourrons continuer plus tard. »

Bellatrix entra dans la Grande Salle au moment où le diner fut servi. Par habitude, elle se dirigea vers la table des Serpentards avant de se souvenir qu'elle vivait maintenant avec la Maison Gryffondor. Rectifiant sa lancée, elle se dirigea vers la table des Gryffondors et prit un siège à côté de son cousin Sirius.

« C'est drôle de te voir ici, » dit Sirius ou souriant.

« Ferme-la ou je te jette au mauvais sort, » grogna Bellatrix. Ce n'était pas tant le comportement de son cousin qui l'irritait. C'étaient les regards qu'elle recevait depuis la table des Serpentards. Ils étaient choqués que Bellatrix Black soit assise à la table des Gryffondors. Même la sœur de Bellatrix, Narcissa semblait surprise. Apparemment, Orion ne lui avait pas parlé. Elle ne voyait pas son autre sœur, Andromeda. Orion ne lui avait probablement pas parlé non plus, mais sa réaction aurait sans doute été différente. Andromeda avait cessé de se préoccuper de la vie sociale de Bellatrix et Narcissa depuis longtemps.

James Potter, assis de l'autre côté de Sirius se pencha en avant et attira l'attention de Bellatrix. « Nous sommes prêts à vous aider, toi et le professeur Ashworth », dit –il.

« Dis moi donc, » dit Bellatrix en ricanant, « ce que tu as en tête ? »

« J'espérais que tu nous le dirais, » dit James, en essayant de conserver sa dignité.

« Révise tes sorts mortels, » dit Bellatrix, sarcastique. « La prochaine fois qu'Ashworth et moi sortirons, nous t'emmènerons avec nous. Nous pourrons peut-être abattre quelques partisans de ce mage noir. »

« Tu n'as pas besoin d'être si blessante, » dit Sirius. « James veut juste essayer d'être utile. N'est-ce pas James ? »

« Ouais, utile, » confirma James.

Bellatrix leva les yeux au ciel. « Et bien, je te dirais quand j'aurais besoin d'aide. »

« En fait, » dit James d'un ton pompeux, « ton oncle a déjà dit à Sirius que nous devons surveiller tes arrières. Nous le ferons de bon cœur. Nous voulons également vous aider, toi et le professeur Ashworth. »

« Génial, » dit Bellatrix. « Je vous dirais quand moi et Ashworth aurons tous les deux besoin de votre aide. Content ? »

« Je suppose, » dit James. « C'est juste que… »

Bellatrix leva sa main. « Tais toi. Je veux manger. »

Le silence régna entre les trois durant la durée du repas, même si l'ire de Bellatrix continua de grandir. Cependant, elle n'était pas dirigée directement vers James ou Sirius. Les chuchotements des Serpentards tout en la regardant ou en la montrant du doigt commençaient à l'irriter sérieusement. Une sorte de paranoïa prit possession de Bellatrix et avant la fin du repas, elle s'était presque convaincue qu'ils étaient tous des apprentis partisans de Tom.

Bellatrix parla quand James et Sirius se levèrent. « J'ai décidé qu'Ashworth et moi avons besoin de votre aide. »

Sirius hésita devant le soudain changement d'avis de Bellatrix, mais James réagit avec avidité. « Vraiment ? Que pouvons-nous faire ? »

« Nous allons espionner les Serpentards et découvrir qui sont ceux impliqués dans… euh… de mauvaises affaires. Puis nous leur rendrons la vie misérable. »

Sirius, hésitant au début, trouva cela finalement amusant. « Pouvons-nous en parler à Remus et Peter ? Je suis sûr qu'ils voudront aider. »

« Ouais, bien sûr, qu'importe, » dit Bellatrix. « Rencontrez-moi dans la salle commune ce soir après le couvre-feu. Nous commencerons à échafauder des plans. »

« Je veux que chaque sorcier et sorcière de Grande Bretagne sache que mon but est d'assurer la stabilité dans notre société et gouvernement, » proclama Cygnus Black, sa voix magiquement augmentée et portant dans tous les couloirs du Ministère de la Magie. « En tant que votre Ministre de la Magie, je me battrai pour préserver ce qui est notre de ceux qui veulent usurper nos droits. »

Alastor Maugrey se figea alors qu'il marchait dans les couloirs du ministère vers les bureaux du Département de la Justice Magique. Ce n'était pas tellement les aspirations politiques que le Ministre Black proclamait dans son discours d'inauguration qui embêtait Maugrey, mais le fait que tout le monde semblait content de ce qu'ils entendaient. A la fois les Sangs purs et les nés de moldus semblaient satisfaits des buts du Ministre Black. De quelle stabilité s'agit-il et qui veut usurper nos droits ? se demanda-t-il.

« Ce ne sera pas facile, » reprit la voix du Ministre Black, « mais je sais qu'avec l'aide de tous les employés du ministère, nous atteindrons nos buts. Merci. » D'autres applaudissement suivirent. Même si eux n'étaient pas amplifiés, Maugrey pouvait les entendre en provenance de l'atrium du Ministère où le Ministre Black délivrait son message.

La secrétaire du Directeur Foxe n'était pas à son bureau – Maugrey l'avait vue dans l'atrium mais Andrew Foxe lui-même avait brillé par son absence. C'était pour cela que Maugrey était venu à son bureau pour voir si le directeur de DJM avait des informations à partager.

Maugrey ouvrit la porte et entra dans le bureau du Directeur Foxe, s'arrêtant immédiatement pour constater à quel point le bureau était désorganisé. Il était rempli de boites à moitié vides et de babioles. Il semblait que le directeur Foxe déménageait. L'homme en question se tenait à côté de sa fenêtre, regardant en bas vers l'atrium la foule qui entourait le Ministre Black.

« Andrew ? » demanda Maugrey.

Foxe se tourna et sourit à Maugrey. « Vous m'avez pris sur le vif. »

« Que se passe-t-il ? Vous avez été viré ? » demanda Maugrey, se demandant si le Ministre Black avait peut-être déjà pris un grand virage dans la politique du Ministère.

« Non, » admit Andrew. « Je suppose que j'ai été volontairement réassigné. »

« Pourquoi le Ministre Black veut vous voir partir ? » demanda Maugrey avec suspicion.

Andrew fouilla sur son bureau et sortit une bouteille de bièraubeurre. « Vous en voulez une ? »

« Non merci, » dit Maugrey en faisant un geste de la main, tout en regardant le directeur Foxe ouvrir la bouteille et prendre une gorgée. Maugrey poussa quelques affaires de Foxe pour y poser une chaise et s'y asseoir. « Quelles sont les motivations du Ministre Black ? »

Andrew ne regarda pas Maugrey pendant de longues minutes, mais sous le regard intense de l'auror, il craqua finalement.

« Le ministre Black a tenu une réunion avec tous les chefs de département ce matin, » admit-il lentement. « Il ne l'a pas dit clairement, mais il semblerait que les choses vont s'intensifier dans le DJM. Je n'ai pas signé pour un tel travail. J'ai expliqué au Ministre Black que je ne pensais pas pouvoir continuer ainsi à ce poste. Il m'a aimablement proposé de me faire ambassadeur au Département Magique des Etats-Unis. »

« Que voulez-vous dire ? » demanda Maugrey, commençant à se sentir nerveux.

« Je veux dire, Alastor, que je suis une poule mouillée, » dit Andrew avec un sourire. « Je ne suis pas préparé à mener notre département pour une guerre. »

Les yeux de Maugrey s'écarquillèrent quand il assuma le coup de cette nouvelle. « Une guerre ? Mais le Ministre Black vient juste de déclarer que son but était de maintenir la stabilité ! »

Andrew eut un rire amer. « Mais c'est son but – ou plutôt, c'est celui d'Orion Black. Orion prévoit à long-terme, Alastor. Pour une raison ou une autre, Orion craint pour le futur de notre monde. Il a orchestré la montée au pouvoir de son frère pour prendre les premières mesures nécessaires à la sauvegarde de notre monde. Je ne sais pas quelle est cette menace, Alastor, mais je sais que dans une heure, le Ministre Black signera des ordres pour augmenter le nombre d'aurors et pour augmenter considérablement le budget pour la défense. »

« Mais pourquoi ? » demanda Maugrey. « Quelle est sa motivation, »

Andrew Foxe haussa des épaules. « Je ne sais pas et je ne veux pas le savoir. Je serais en Amérique d'ici peu. Maintenant, » dit-il en se levant, « veuillez m'excuser. Davian Prewett sera là d'ici peu pour prendre les rênes du département. »

Maugrey se leva aussi. Il serra la main d'Andrew. « Vous nous manquerez, » dit Maugrey.

« Merci Alastor, » dit Andrew. « J'ai deux dernières choses pour vous. » il lui tendit une épaisse enveloppe. « Une promotion et des informations sur Harry Ashworth. »

Bien qu'excité par la promotion, Maugrey était aussi curieux de savoir pourquoi le directeur Foxe lui donnait des informations sur Ashworth. « Qu'y a-t-il avec Ashworth ? »

« Le ministre Black a signé certains documents ce matin. En gros, il a accordé une identité britannique à Harry Ashworth. Il a essayé d'être discret, mais ces genres de choses ne peuvent pas m'échapper. Il semblerait finalement qu'Ashworth soit étroitement connecté à la famille Black – un espion je pense. Je ne sais pas quelle est sa mission, cependant. Il n'y a pas grand chose à Poudlard à part votre ami, Albus Dumbledore, et je ne pense pas qu'il soit impliqué, d'une manière ou d'une autre contre les Black. »

« Merci, » dit Maugrey, en prenant l'enveloppe, se sentant un peu amusé.

« Ce n'est rien – littéralement, » dit Andrew Foxe.

« Davian Prewett ? Incroyable, » commenta Dumbledore en se penchant en arrière et en suçant un bonbon au citron. « Je ne m'attendais pas à ce qu'il soit choisi pour une telle position. D'un autre côté, je ne m'attendais pas vraiment à ce que Andrew Foxe quitte le DJM. »

« Je ne peux pas blâmer le ministre Black pour avoir choisi le directeur Prewett, » admit Maugrey à contrecoeur. « Prewett est courageux et il est évident qu'il n'agit que dans l'intérêt général. Hormis le fait qu'il n'ait jamais travaillé au DJM, il est le candidat parfait – presque trop parfait. Du moins trop parfait pour avoir été choisi par un Black. Je me serais attendu à Romulus Malfoy ou Vincent MacNair. Peut-être même Barty Croupton. Merlin sait à quel point il veut ce poste. »

Dumbledore suçota son bonbon, pensif. « Peut-être que cette menace qu'a découvert Orion est suffisamment sérieuse pour que les Black mettent de côté leurs allégeances politiques. D'un autre côté, il se peut que les Black et les Malfoy ne soient pas après tout de connivence. »

« Pourquoi dites-vous ça ? » demanda Maugrey, balayant d'un geste de la main, la proposition de Dumbledore de prendre un bonbon au citron.

« Il y eut un incident durant le week-end, » expliqua Dumbledore. « Le jeune Mr Malfoy et les frères Lestrange, entre autres, ont essayé de faire du mal à Bellatrix Black dans la Forêt Interdite. Je n'ai appris l'incident qu'après que la jeune Bellatrix ait demandé de l'aide au Professeur Ashworth qui s'est chargé de prévenir Orion Black. Le temps qu'Orion arrive dans mon bureau, les criminels en question s'étaient enfuis de Poudlard. Orion n'a probablement pas dû apprécier que le fils de Romulus ait essayé de blesser sa nièce. »

Maugrey plissa les yeux. « Ashworth, encore une fois. »

« En effet, » reconnut Dumbledore. « Il est très clair maintenant qu'Ashworth travaille avec et sur les conseils du patriarche Black. »

« S'il est un agent des Black, alors pourquoi est-ce Malfoy qui a graissé des pattes pour faire embaucher Ashworth à la place de Slughorn ? »

« Une question intéressante, » dit Dumbledore. « Je ne connais pas encore la réponse. »

Maugrey hocha la tête, plongé dans ses pensées. « Au fait, Andrew Foxe a mentionné Harry Ashworth aujourd'hui. »

« Oh ? »

Maugrey sortir plusieurs liasses de parchemin d'une de ses poches et les tendit à Dumbledore. « Tôt ce matin, le Ministre Black a prit la liberté de régler le problème des papiers d'identité d'Ashworth – le genre de papiers d'identités que Mr Ashworth devrait déjà posséder. »

Dumbledore accepta les papiers et les examina. « Comme c'est curieux, » dit-il lentement.

« C'est surtout louche, » grommela Maugrey.

« Et pourtant nous n'avons pas de preuves qu'Harry Ashworth ait commis ou prévu de commettre des crimes sérieux, Alastor, » dit Dumbledore. « Mes observations me laissent penser que c'est un jeune homme très raisonnable. »

« Vous faites trop confiance aux gens, Albus, » l'accusa Maugrey.

« C'est mon choix, » rétorqua Dumbledore.

Maugrey regarda calmement Dumbledore terminer d'examiner les notes qu'Andrew Foxe avait fournies sur Harry Ashworth. Quand il eut fini, Dumbledore se pencha en arrière et ferma les yeux. Habitué à voir Dumbledore réfléchir ainsi dans ces moments de décision, Maugrey continua à attendre.

Finalement, Dumbledore ouvrit les yeux et se pencha en avant, regardant Alastor par dessus ses lunettes en forme de demi-lune. « Le taux croissant de crimes, l'incident de ce week-end à Poudlard et le changement dramatique du Ministère me laissent penser que quelque chose de très grave se prépare. Je pense qu'il faut que nous commencions à chercher des personnes qui pensent comme nous. Peut-être que dès que nous serons plus nombreux, nous pourrons mieux comprendre ce qu'il se passe et ce qu'on faire pour arranger les choses. »

« Je connais quelques personnes, » se proposa Maugrey.

« Bien, » dit Dumbledore. « Essayez de leur parler discrètement. Je ne crois pas nécessairement que le Ministre Black soit du mauvais côté, mais je pense qu'il vaudrait mieux que nous agissions indépendamment de lui – du moins pour l'instant. »

« Et pour Ashworth ? » demanda Maugrey.

« Laissez-moi m'occuper de lui, » ordonna Dumbledore.

Bellatrix entra dans la Salle sur Demande et trouva Harry qui l'attendait devant la cheminée. Quand il entendit la porte s'ouvrir et se fermer, il se retourna pour la regarder. Il souriait.

« Tu m'as menti, » grogna Bellatrix.

« Ah oui ? » demanda Harry avec un air curieux.

« Je voulais savoir si mon oncle t'a parlé d'autre chose ce week-end, » lui rappela Bellatrix.

« Oh ? »

« Tu as essayé de prétendre qu'il ne l'avait pas fait, alors que si, » continua Bellatrix.

« Je suppose qu'il a peut-être parlé d'autre chose, » admit Harry.

« Comme d'un contrat de mariage, par exemple ? » dit Bellatrix d'un ton sec.

« Peut-être. »

« Il l'a fait. »

« Oh, je crois que je me souviens, maintenant, » dit Harry.

« Oh, bien. »

« Ouais, il a dit que cela pourrait être profitable et aussi que c'était une bonne idée, » dit Harry.

« Pourquoi ne pas avoir accepté ? »

« Pourquoi aurais-je dû le faire ? »

« Nous avons accepté d'être partenaires, » dit Bellatrix, sa voix montant, presque aigue.

Harry eut l'air confus. « Oui, nous sommes partenaires, mais qu'est ce qu'un mariage a à faire avec cet arrangement ? »

« Tu aurais dû accepter immédiatement, » insista Bellatrix.

« N'est-on pas supposé être amoureux pour se marier ? » demanda Harry. « La plupart des gens se marient parce qu'ils s'aiment. »

Bellatrix leva les mains en l'air de dégoût. « Ce type de mariage est pour les moldus et les amoureux de moldus. Dans cette société, un mariage est une opportunité pour un partenariat. Cela aurait été parfait pour nous. »

« Ce n'est pas ma vision du mariage, » s'entêta Harry. « Je pense qu'il faut que ce soit romantique. »

« Et bien, tu es un idiot, » cria Bellatrix, sa voix se brisant.

« Ecoute Bellatrix, nous sommes toujours partenaires, » dit Harry. « Nous travaillons encore ensembles et nous faisons des progrès. »

« Ah oui ? Et bien j'ai l'impression de faire tout le travail. Je suis celle qui écoute pour que nous allions à une réunion avec le Seigneur des Ténèbres et je suis celle à avoir joué l'appât dans la forêt auprès de ses recrues. Le moins que tu aurais pu faire, c'était d'accepter un contrat de mariage. »

Harry soupira. « Je suis désolé Bellatrix, mais ce n'est pas comme ça que je vois les choses. »

Bellatrix renifla et lança son poing. Cependant, au lieu de casser le nez d'Harry, son poing traversa complètement le visage d'Harry. C'était comme si Harry était un fantôme, avec des couleurs. Elle haleta. « Que se passe-t-il ? »

Harry sourit. « J'ai finalement compris comment faire ce sort. Je suis en fait quelque part ailleurs dans la pièce. »

Bellatrix se retourna et scanna la pièce, mais elle ne pouvait pas voir Harry. Elle se retourna vers l'illusion d'Harry. « Où es-tu ? »

L'illusion d'Harry se dissipa. « Ici, » dit Harry, juste derrière elle.

Bellatrix fit volte-face et brandit son poing. Harry avait anticipé ce mouvement et la bloqua.

« C'est un combat à mains nues ce soir, » lui rappela Bellatrix. « J'ai prévu de te faire pleurer. »

Puis elle essaya de le taper dans le visage mais il l'évita, attrapa son bras et la jeta sur le sol immédiatement. N'essayant même pas de stopper la douleur ou son embarras, Bellatrix avança son pied et fit à croche pied à Harry qui tomba aussitôt. Il roula et essaya d'attraper son pied avant qu'elle ne se relève mais il était trop lent.

Le combat continua, un mélange étrange de coup de poings, de pieds et de chutes. Ni l'un ni l'autre n'avaient été entrainés pour se battre ainsi. Le pire, c'est qu'Harry n'était pas à cent pour cent dans le combat, ayant trop peur de faire mal à Bellatrix. Il avait toujours à l'esprit les blessures qu'elle avait eues dans la forêt. Il ne voulait pas lui briser d'autres côtes. Ainsi, ce n'était qu'une question de temps avant qu'il ne reçoive un coup dans l'estomac et il haleta, le souffle coupé.

Bellatrix sauta sur lui et mit son visage près du sien. Harry regardait des yeux violets qui affichaient toujours colère et déception du fait de son refus de l'épouser. Puis elle pencha le visage et l'embrassa presque violemment. Le baiser durant un moment, malgré le manque de participation d'Harry.

Finalement, elle s'arrêta et se leva. « Nous pouvons avoir toute la romance que tu veux, si tu sens que c'est important pour un mariage, » dit-elle. « La prochaine fois que mon oncle aborde le sujet d'un contrat de mariage, il vaudrait mieux que tu commences immédiatement à en négocier les détails. » Puis elle sortit de la pièce, laissant Harry sur le sol.

Harry resta sans bouger sur le sol jusqu'à ce que la Salle sur Demande prenne pitié de lui et fasse apparaître une boisson à côté de lui sur le sol.