Disclaimer: Harry Potter appartient à JK Rowling et cette traduction que je fais de l'histoire de Lord Silvere n'est pas utilisée à des fins commerciales
Rewiews: Bonne lecture :)
Chapitre 23 : Alliés.
Regardant à travers des multiplettes bon marché, Harry sourit quand il regarda Bellatrix transplaner du cimetière ancestral des Black. Il aurait aimé savoir ce qu'elle avait dit à sa mère et sa tante. Perché dans les ruines de Ravenbourgh, Harry changea de position et zooma avec ses multiplettes sur Walburga et Druella Black. Elles étaient en train de récupérer de leur confrontation avec le mouton blanc de la famille.
Harry regarda à distance Walburga aider Druella à se remettre debout. Les belles-sœurs avaient une dispute. Leur conversation fut animée mais brève. Walburga transplana. Druella trébucha quand elle s'avança vers Narcissa Black qui essayait toujours de faire comme si rien de spécial ne s'était passé. Elle attrapa Narcissa et les fit transplaner – probablement chez elles.
Avec un petit soupir, Harry baissa les multiplettes et vérifia l'heure sur sa montre. Les formalités des funérailles avaient duré plus longtemps qu'il ne l'avait pensé. Il ramena les multiplettes à ses yeux et regarda le cimetière et les alentours. Après le départ des derniers Black, il n'y avait plus personne. Il mit les multiplettes dans sa poche et commença à descendre dans les ruines de Ravenbourgh, devant par moment pas dessus ce qui avait dû être le sol, puis des restes de mur.
Harry se rendit d'un ton ferme vers la tombe de Cygnus. En arrivant, il sortit un des coffres forts de sa poche et l'agrandit. Il la plaça sur le sol, à côté de lui, puis jeta plusieurs sorts pour creuser la tombe, jetant la terre de l'autre côté du trou.
Quand Harry put voir le cercueil de Cygnus, il se pencha et poussa le coffre fort dans la tombe. Il frappa lourdement le cercueil de Cygnus. Harry grimaça, se sentant coupable d'endommager le cercueil du défunt sorcier. Mettant sa culpabilité de côté, Harry remit la terre dans le trou et scella la tombe, plaçant certains sorts basiques de protection. Se sentant plus qu'obligé de lui adresser ses derniers adieux, Harry se tint debout devant la tombe pendant quelques instants avant de transplaner vers sa prochaine destination.
Le temps qu'Harry arrive à Privet Drive, le soleil avait commencé à se coucher à l'horizon. Il ne faisait pas encore complètement sombre, mais ce serait bientôt le cas. Silencieusement, Harry avança dans le quartier de son enfance – ou plutôt dans ce qu'il deviendrait. Il était encore en construction. Quelques maisons étaient déjà finies, mais la plupart du quartier comprenait soient des maisons en construction ou des terrains vides.
Finalement, Harry arriva au 4, Privet Drive. La maison était presque construite. Les murs étaient là et les ouvriers étaient en train de poser les briques à l'extérieur. Harry ne se souvenait pas si les Dursley avaient acheté la maison neuve, mais cela n'avait pas d'importance pour l'instant.
Discrètement, Harry marcha sur le lieu de construction, passant au dessus des barrières qui empêchaient le public de passer. Il n'y avait pas encore de portes, donc Harry put entrer sans problèmes dans la maison. Il s'arrêta devant le placard sous l'escalier. La porte du placard n'avait pas encore été posée et cela ne semblait pas si petit.
Soupirant tristement quant il repensa à son enfance et sentant poindre une vague de colère en pensant aux Dursley, Harry avança vers la cheminée. L'âtre et la cheminée étaient terminés, il ne manquait plus que le manteau de la cheminée.
D'un mouvement de baguette, les briques de la cheminée se séparèrent pour révéler le puits d'aération. Harry sortit un autre coffre fort de l'une de ses poches, l'agrandit et la déposa dans la cheminée, à environ soixante centimètres de l'âtre. Il ajouta quelques sorts de protection ainsi que des charmes de confusion et de repousse-moldus. Son dernier sort rendit à la cheminée son état d'origine. La cheminée des Dursley ne fonctionnerait jamais et ils ne se demanderaient jamais pourquoi. Harry fit un sourire malicieux en pensant à la petite blague qu'il jouerait aux Dursley, bien qu'il était peu probable que cela les dérange. Ils n'avaient jamais utilisé la cheminée quand il avait vécu avec eux.
Harry s'approcha de la cheminée, s'agenouilla et passa sa main sur les briques. Il sentait la boite près de l'ouverture de la cheminée. Satisfait que le coffre soit accessible mais protégé des personnes qui ne savaient pas que c'était là, Harry se leva et recula.
Il transplana de nouveau dans une petite allée de Londres. Il marcha rapidement dans une station de métro, puis dans des toilettes publiques. Dans une cabine très sale, il utilisa sa baguette pour changer son apparence de façon drastique avant de transplaner dans l'Allée des Embrumes.
Harry, déguisé en sorcier mince et à l'air méchant apparut dans un pub connu sous le nom du Croc du Serpent, et qui semblait être le lieu de repères des mangemorts pour recruter des gens ou pour leur confier leur sale boulot. Prudemment, Harry détendit son visage et prit une expression froide. Puis Harry avança dans le pub vers le comptoir derrière lequel se trouvait le barman, ayant l'air ennuyé.
« Whisky pur feu, » grogna Harry à voix basse. Il n'avait jamais été très bon pour déguiser magiquement sa voix et avait donc choisi de faire sans.
Le barman regarda d'un air absent Harry mais remplit sa demande. Peu après, Harry avait un verre de whisky pur feu et le barman ramassait assez d'argent pour couvrir le prix de la boisson et plus encore.
Harry sirota sa boisson seul pendant un instant avant d'être approché par un des habitués, un sorcier ayant l'air pensif.
« Je ne t'ai jamais vu dans le coin, » dit le sorcier.
« Je ne suis jamais venu ici, » dit Harry, essayant d'avoir une voix plus grave.
« Pourquoi pas ? »
« Azkaban, » marmonna Harry, tournant son dos au bar et s'y accoudant. « Avant, j'étais à Liverpool. »
Cela sembla satisfaire son nouvel ami pendant un ami, mais la curiosité prit le dessus. « Quel est ton nom ? »
« Dursley, » lâcha Harry. « Dudley Dursley. Mes amis m'appellent Big D. »
Le sorcier à l'air pensif regarda Harry de haut en bas. « Tu n'est pas gros. »
« Je l'étais avant Azkaban, » dit Harry en prenant une autre gorgée de whisky pur feu.
« Je t'ai entendu, » dit le sorcier.
Harry ne répondit pas.
« Mes amis m'appellent Thorpe, » admit finalement le sorcier quand il vit qu'Harry n'allait pas faire le premier pas.
« Thorpe, » dit Harry en soulevant son verre de whisky de quelques centimètres pour le saluer. Il avait besoin de se faire des amis, mais il ne voulait pas leur donner l'impression qu'il était désespéré.
Des flammes dansaient dans les yeux de Bellatrix quand le corps du basilic brûla. Brulant la carcasse après avoir retiré tous les ingrédients de potion utiles lui avait semblé très pratique et facile de prime abord, mais Bellatrix était maintenant ennuyée. L'odeur était horrible et la carcasse ne brûlait pas bien. Elle se jeta plusieurs sorts de nettoyage, puis une nouvelle série de charmes de feu sur la carcasse.
Elle songea brièvement au feudeymon avant de mettre cette pensée de côté quand elle regarda les valises pleines d'ingrédients de potion. Si elle faisait une erreur, elle, et la petite fortune de morceaux de basilic qu'elle possédait seraient changées en cendres. Ainsi, elle était obligée de continuer à jeter des sorts de feu moins efficaces. Au moins, peu de fumée ne se dégageait de la bête.
Continuant à songer aux ingrédients de potion, Harry les examina, s'assurant que chaque valise était sécurisée. Puis elle se tourna et s'assit sur un petit rocher avant de jeter une autre série de sorts de feu. Dès qu'elle eut fini de jeter ses sorts, l'image d'Harry apparut devant elle.
« Bella, il est quatre heures du matin, » grogna Harry.
Bellatrix ricana en examinant l'apparence d'Harry. Il était clair qu'il était épuisé. « Tu t'es couché tard ? »
« Je suis allé dans un pub appelé le Croc du Serpent et me suis fait quelques amis, » bailla Harry.
Bellatrix se sentit vaguement coupable d'embêter Harry, mais chassa rapidement ses remords. « Tu as passé du bon temps, » souligna-t-elle. « Cela ne t'a pris que quelques minutes pour venir. Tu t'améliores avec ce sort de projection. »
« Non, » dit Harry. « J'ai transplané juste devant les barrières de Poudlard avant de lancer le sort. »
« Tricheur. »
« C'est pas toi qui t'es réveillé le lendemain d'avoir jeté ce sort depuis l'autre bout du pays, » marmonna Harry. Il se tourna et regarda le serpent qui brûlait. « Il semble que tu t'es bien occupée. »
« C'était le cas, » affirma Bellatrix. « Cela me ramène au sujet de ta venue ici. »
« Oh, vraiment ? »
« Ouais. »
« Okay, donc, pourquoi suis-je là ? »
« Et bien, ah, euh, » dit Bellatrix. « Veux-tu la version courte ou la version longue ? »
« La version courte, désolé. »
Bellatrix sourit aussi chaleureusement que possible. « Aujourd'hui est le jour où je quitte Poudlard. »
« Le semestre n'est pas fini, » remarqua Harry rapidement, un peu confus et suspicieux.
« Je suppose que tu voudras l'histoire longue finalement, » dit doucement Bellatrix en agitant sa baguette pour rallumer les feux sur le basilic.
Harry secoua la tête négativement. « Je pense réussir à deviner. Tu as fini de récolter les ingrédients sur le basilic et ce soir tu as eu une grosse dispute avec ta mère et ta tante. »
« Tu es venu aux funérailles, n'est-ce pas ? » l'accusa Bellatrix, même si intérieurement, elle était reconnaissante qu'Harry ait tenu suffisamment à son père et peut-être même à elle.
Harry haussa des épaules. « Je me sentais coupable à l'idée de ne pas venir. »
« Ma mère et ma tante voulaient que j'épouse Rodolphus Lestrange, ce qui ne doit pas te surprendre, » l'informa Bellatrix.
« Ouais, je ne te le recommanderai pas, » dit Harry d'un air endormi. « Cependant, je ne vois pas en quoi cela veut dire que tu dois quitter Poudlard et emménager avec moi avant le début de l'été. Tu dois finir ta scolarité. »
Bellatrix prit une expression douce de victime. « Elles pourraient me forcer à épouser Rodolphus, » dit-elle. « Il vaudrait mieux pour tout le monde que je sois sous ta protection. »
Harry renifla.
« C'est sérieux, » grogna Bellatrix. « Elles pourraient vraiment me forcer. »
« Elles ne peuvent pas te forcer. Tu es majeure et je suis le Chef de la Maison Black, donc elles n'ont rien contre toi. En toute honnêteté, je ne crois pas que même moi je pourrais te forcer à épouser quelqu'un. »
« Ouais, et bien, sur une échelle de un à dix sur le fait d'être sans pitié, tu es à zéro et ma tante à cinq cent cinquante. »
« Très bien, donc elles sont odieuses, » admit Harry. « A Poudlard, tu peux les ignorer. Quand l'été viendra, tu auras un lieu avec moi. En fait, tu n'auras jamais plus à voir ta tante ou ta mère. »
« Okay, » dit Bellatrix. « Que se passera-t-il quand je serai restée ici jusqu'à la fin de semestre et que je serais rentrée chez toi pendant l'été ? »
« Et bien, je ne sais pas. Quels sont tes plans ? Majorque ? »
« Très drôle, » dit Bellatrix, commençant à être irritée. « Je ne reviendrais pas pour ma septième année. Je vais t'aider à lutter contre le Seigneur des Ténèbres. »
Harry ne pouvait protester contre cette envie lutter contre le Seigneur des Ténèbres et il savait qu'il aurait besoin d'aide tôt ou tard. L'Ordre ferait un effort et le Ministre Prewett chasserait sans relâche les mangemorts mais Harry savait que le combat contre Voldemort finirait entre lui et le mage noir. Avoir quelqu'un à ses côtés pourrait être un plus. Il y avait cependant d'autres choses à prendre en considération.
« Et pour tes ASPICS ? » demanda Harry. « Comment comptes-tu les passer ? »
Bellatrix leva les yeux au ciel. « Pourquoi les gens passent-il leurs ASPICS, Harry ? »
Harry haussa les épaules. « Parce qu'ils le doivent ? »
« Pour avoir un job, Harry. Penses-tu vraiment que je vais bientôt chercher un job ? Harry, nous sommes sans doute les personnes les plus riches de Grande Bretagne ! »
« Euh, tu pars toujours du principe que nous allons nous marier. »
« Ce n'est pas le cas ? » demanda Bellatrix, essayant de scruter les yeux verts d'Harry.
« Je me suis pas toujours engagé, » dit Harry d'un air buté, évitant son regard.
« Pourquoi pas ? » demanda Bellatrix. « On pourrait le faire aujourd'hui. »
« Je ne veux pas me précipiter là-dedans, » grommela Harry.
« Très bien, » râla Bellatrix. « Nous n'avons pas à nous marier aujourd'hui. Cependant, pour l'instant, ta seule objection à ce que je quitte Poudlard c'est que je n'aurais pas mes ASPICS. Je n'ai pas besoin d'eux et je peux toujours les passer plus tard. Où cela nous laisse-t-il ? »
« Je ne sais pas. »
« Il semblerait donc que j'emménage avec toi aujourd'hui, » annonça Bellatrix.
Harry ferma les yeux et chercha une raison pour refuser. A la fin, il n'en trouva aucune. « Très bien, » dit-il.
« Génial, » dit Bellatrix, beaucoup plus heureuse. « Je monte, prends ma valise, puis tu pourras nous faire sortir avec le feu de phoénix. »
« Je n'utiliserai pas le feu de phoénix, » rétorqua Harry. « J'ai d'autres choses à faire que d'être épuisé toute la journée. De plus, je ne sais pas comment emmener d'autres gens avec moi. »
« Tu me gâches tout le plaisir, » grommela Bellatrix.
« Je viens juste d'accepter que tu quittes Poudlard et que tu emménages avec moi et tu dis que je te gâche tout le plaisir ? »
« Me laisser venir avec toi est le seul choix logique, » dit Bellatrix légèrement. « Cela t'est aussi profitable que cela l'est pour moi. »
« Ne commence pas avec ça, » dit Harry.
« Très bien, » dit Bellatrix. « Je peux quitter Poudlard toute seule. Où dois-je te retrouver ? »
« Les Trois Balais, » décida Harry. « Je t'y retrouverai pour déjeuner à deux heures. »
« Déjeuner à deux heures ? » demanda Bellatrix d'un ton incrédule.
« Ouais, je vais me coucher, » annonça Harry. « On se voit plus tard. » Son image disparut aussitôt.
Le déjeuner aux Trois Balais s'avéra une réussite – du moins pour Harry. Bellatrix avait déjà déjeuné au château. En conséquence, elle ne prit qu'une bièraubeurre alors qu'Harry mangeait. Finalement il transplana avec Bellatrix et ses bagages dans la chambre d'hôtel dans laquelle il venait d'emménager. Ils se retrouvèrent ainsi devant la porte de leur chambre.
« Voici ta clé, » dit Harry, en sortant une clé d'hôtel de sa poche. Il déverrouilla la porte et poussa la porte, lui montra la chambre du bras. « Et voilà. Le lit proche de la fenêtre est le mien. » Puis il lui tendit la clé.
« Tu n'entres pas ? » demanda Bellatrix, remarqua qu'Harry restait dans le couloir.
« J'ai des courses à faire, » répondit Harry. « Je rentrerai assez tard. Tu as des choses à faire ? »
Bellatrix lécha ses lèvres et prit une expression ennuyée. « Et bien, normalement je préfèrerai t'accompagner pour tes courses, sachant que nous sommes partenaires, mais le fait est que je devrais probablement chercher un endroit plus permanent où vivre. »
« Je ne sais pas si c'est une bonne idée, » objecta Harry. « Je n'arrête pas de bouger parce que Tom a apparemment envoyé ses hommes après moi. »
Bellatrix leva les yeux au ciel. « Je connais certains enchantements pour les éloigner, lui et ses minions. Tant que nous posséderons la propriété, il sera relativement aisé de créer des barrières de protection. »
« Ca me va, » dit Harry. Il n'aimait pas beaucoup bouger. L'expérience de Bellatrix avec la magie noire pourrait finalement s'avérer utile. Elle saurait contre quoi se défendre.
« Génial, » dit Bellatrix. « Je vais donc rechercher des lieux où vivre. Mais afin de créer les enchantements, je vais avoir besoin de quelques livres et d'artefacts de la voute des Black. Tu peux soit venir avec moi, soit m'écrire une note m'autorisant à visiter la voute et à retirer des objets. »
« Je vais écrire cette note, » dit Harry, ne voulant pas particulièrement retourner à la banque. Il avança dans la pièce, trouva un prospectus de l'hôtel et écrivit quelques mots pour Bellatrix, puis la lui tendit.
« Finalement, pourrais-tu ajouter de multiples visites ? » demanda Bellatrix.
Harry soupira, mais compléta le mot pour la banque. « Heureuse ? »
« Oui, » dit Bellatrix en faisant un grand sourire.
« Génial. Je te verrai plus tard. Tu sera sans doute endormie d'ici mon retour, » dit Harry. Puis il quitta la chambre. Automatiquement, la porte de la chambre se ferma derrière lui, laissant Bellatrix seule.
Fredonnant un air joyeux, Bellatrix élargit sa valise et la fouilla rapidement. Trouvant une tenue qui semblait moldue, elle l'enfila avant de partir à Gringotts, appréciant sa nouvelle liberté. Elle était pratiquement indépendante maintenant. Il n'y avais plus de règles d'école et plus de figures parentales. Cela avait été une chose d'avoir dix-sept ans, mais maintenant elle se sentait vraiment « majeure. »
Elle fut bientôt dans les couloirs de Gringotts. Cependant, au lieu de visiter immédiatement la voute Black, elle s'avança vers un gobelin près d'un comptoir. « Bonjour, » dit Bellatrix. « J'ai besoin de parler à un expert en contrats. » Un duel de volonté s'engagea mais Bellatrix le remporta. « Si vous avez le temps. »
Assez ennuyé d'être interrompu pour un problème aussi peu important, le gobelin jeta un regard furieux à Bellatrix avant de se diriger vers un petit bureau dans un coin sombre de la banque. Le gobelin lui fit signe d'entrer avant de l'abandonner.
Le gobelin expert en contrats était un jeune mâle. Même s'il désirait visiblement rester professionnel, il n'avait pas cette hostilité caractéristique des gobelins plus âgés et il lui offrit son sourire le plus sympathique avant de lui offrir une chaise pour qu'elle s'asseye. Le fauteuil était fait pour les gobelins et Bellatrix était mal assise et fusillait presque le gobelin.
« Que voulez-vous Miss ? » demanda le gobelin.
« Je cherche un bien moldu à acheter, » annonça Bellatrix. « J'ai besoin d'un contrat dans les règles, reconnu par le Ministère et les autorités moldues. Si vous pouviez me donner quelque chose et je remplirai les blancs dès que j'aurais choisi la propriété. »
« Vous connaissez la manière officielle d'enregistrer l'achat dès que la transaction sera terminée ? » se renseigna le gobelin.
« Oui, » dit Bellatrix, remerciant silencieusement son père qui lui avait montré régulièrement comment acheter et vendre des propriétés. C'était inhabituel pour un client de conclure une telle affaire sans l'aide de Gringotts, mais quelque fois, c'était utile – du moins, son père avait occasionnellement profité de cette situation, même si les gobelins n'étaient jamais très contents qu'on leur retire un tel travail des mains. « J'apprécierais aussi que vous me fassiez des contrats de sous location. Il est possible que je loue la propriété à des moldus. »
Le gobelin haussa les sourcils d'un air suspicieux.
« J'apprécierai bien entendu que la banque s'occupe des questions de leasing, » l'informa rapidement Bellatrix. « C'est juste que j'aurais peut-être besoin de signer les documents plus rapidement que la banque ne le ferait. »
« Très bien, » accepta le gobelin, ayant l'air apaisé. « Y-a-t-il autre chose ? »
« Euh… oui, » dit Bellatrix, hésitant un peu. Sa prochaine requête était hautement irrégulière, mais elle savait que cela pourrait s'avérer pratique par la suite – du moins dès qu'elle aurait convaincu Harry. « J'aimerais que vous me fassiez un contrat de mariage. »
« Vraiment ? » dit le gobelin, presque dubitatif.
« Oui, » dit Bellatrix, en rougissant un peu. Elle se pencha et expliqua les détails au gobelin. « L'épouse en question est un scion de la Maison Black. »
Le gobelin tendit la main pour l'arrêter. « Laissez-moi l'écrire, » dit-il en cherchant un parchemin vierge et une plume. « Très bien, allons-y. »
« Comme je le disais, l'épouse est un membre de la Maison Black, » répéta Bellatrix.
« Okay. »
« L'héritage de l'époux n'est pas important, » continua Bellatrix. « Quand le mariage sera consommé, il prendra le nom Black. »
« Attendez, ainsi le marié prendra le nom de la mariée au lieu de l'inverse ? »
« Oui, » dit Bellatrix.
« Quel est le nom du marié dans ce cas ? » demanda le gobelin.
« Laissez un blanc, » demanda Bellatrix. « Je remplirais ça moi-même. » Puis elle donna tous les autres détails pour le contrat, spécifiant qu'il serait signé par le Chef de la Maison Black. Cela rendit le gobelin content, la présence de la signature de Lord Black, ainsi que la signature du marié et de la mariée simplifieraient les conditions que Bellatrix avait exigées.
« Quand avez-vous besoin des copies de vos contrats ? » demanda le gobelin, une fois qu'il eut fini.
« Dès que possible, » demanda Bellatrix. « Peut-être avant mon départ de la banque aujourd'hui ? »
Le gobelin soupira profondément. « Très bien. Voulez-vous attendre ici ou dans le couloir ? »
« Le couloir ? » dit Bellatrix. « Je vous y rencontrerai quand vous aurez fini. »
Puis, elle prit ses arrangements pour payer le gobelin pour ses services et quitta le bureau avec une crampe et trouva un autre gobelin pour lui montrer la voute Black. Dans la voute, elle déposa les ingrédients de basilic, décidant que les vendre trop tôt baisserait leur valeur sur le marché. En fait, elle était inquiète que la précédente vente d'Harry affectait toujours le marché. Puis elle choisit quelques artefacts Black avant de retourner le couloir.
Elle attendit quelques minutes avant que le gobelin expert en contrats revienne avec le gobelin entre les mains. Elle inspecta brièvement chaque contrat et fut satisfaite. « Merci, » dit-elle d'un ton péremptoire. « Maintenant, j'ai une dernière question. »
« Oui, Miss ? »
« Une fois que les signatures en question seraient sur le contrat de mariage, le mariage sera effectif, correct ? »
« Et bien, oui, ou du moins, dès que vous retournerez une copie à Gringotts pour que nous l'enregistrions auprès des autorités compétentes du Ministère, » dit le gobelin.
« Parfait, » déclara Bellatrix, en mettant les contrats dans ses poches.
Alors que le diner se terminait dans la Grande Salle, Alastor Maugrey attendait le professeur Dumbledore devant l'entrée du bureau du directeur. Comme l'auror l'avait supposé, Dumbledore était revenu à son bureau une fois son repas terminé.
« Alastor, » dit Dumbledore, ses yeux bleu pétillant. « Vous avez enfin fini par trouver le temps de venir me voir. »
« Les choses ont été assez chargées au Ministère, » grogna Maugrey, suivant le directeur derrière la gargouille qui fit un pas de côté et leur permis d'entrer. Le duo monta les escaliers et s'installa dans le bureau ovale.
« Quelles nouvelles du Ministère ? » se renseigna Albus, se servant un bonbon au citron et faisant un geste à Maugrey pour qu'il fasse de même.
« Prewett est monté au créneau », déclara Maugrey. « Il faut juste que cela devienne officiel. »
« Et qui succèdera à Prewett en tant que directeur, » demanda Dumbledore.
Maugrey se pencha en arrière et soupira. « J'ai l'impression que ce sera Bartemius Croupton. »
« Croupton », répéta Dumbledore en fronçant les sourcils. « Pas vraiment le candidat idéal. »
« Croupton est probablement plus un fanatique qu'un combattant, » remarqua Maugrey. « Tant que Prewett regarde par dessus l'épaule de Croupton régulièrement, je pense qu'il aura une grande influence dans les moments à venir. »
Dumbledore s'assit, pensif, absorbant les commentaires de Maugrey et imaginant la possibilité de Croupton en tant que directeur. Finalement, il secoua un peu la tête et se reconcentra sur Maugrey. « Vous avez eu d'autres nouvelles ? »
Les lèvres de Maugrey esquissèrent un sourire, mais qui ressemblait davantage à une grimace. « J'ai vu Ashworth il a quelques jours. C'était surtout pour des affaires ministérielles – sa déclaration sur la mort du Ministre Black. Mais officieusement, j'ai obtenu quelques autres informations. Il m'a révélé le nom de notre Seigneur des Ténèbres. »
« Ah oui ? » dit Dumbledore en souriant. « Quel est-il ? »
Maugrey sortit un petit morceau de parchemin et le posa sur la table. « Ashworth est nerveux à l'idée de dire le nom à voix haute. Apparemment, les Black pensaient que son nom pouvait comporter un tabou. »
« Lord Voldemort, » dit Dumbledore à voix haute, lisant le parchemin.
« Je suppose que vos opinions diffèrent, » remarqua Maugrey.
Le professeur Dumbledore haussa des épaules. « Les Black ont peut-être raison, mais je suis prêt à en assumer les conséquences. »
Maugrey haussa des épaules. « Donc, je devrais être nerveux de le dire à voix haute ou pas ? »
« Et bien, » dit Dumbledore, « peut-être que si vous essayez de le suivre, vous devriez éviter de le dire. » Ses yeux pétillèrent. « Peut-être que vous devriez éviter de dire quoi que ce soit si vous le suivez d'ailleurs. » Puis il reprit une expression plus sérieuse. « Je veux que vous obteniez autant d'informations que possible de la part d'Ashworth – même si cela suppose de le flatter autant que possible. Mais ne mettez pas sa vie en danger, gardez en tête qu'il peut nous être très utile. »
« Très bien, » dit Maugrey en acceptant. « J'ai déjà pris des dispositions. Il m'a promis d'essayer de fouiller dans le passé de ce Seigneur des Ténèbres. »
« Bien, » dit Dumbledore, prenant un air pensif. « Cela pourrait vous intéresser de savoir, Alastor, que Bellatrix Black a quitté Poudlard aujourd'hui. »
« Est-ce vrai, »
« Oui, » dit Dumbledore. « Elle est partie alors que nous étions tous en train de déjeuner. »
« Elle n'est pas la première étudiante qui part avant la fin des cours, n'est-ce pas ? » dit Maugrey.
Dumbledore hocha la tête. « Plusieurs étudiants de Serpentard sont partis. Je suppose qu'ils ont rejoints les rangs de Lord Voldemort. Maintenant, Bellatrix Black, une Serpentard dans l'âme, a rejoint les rangs d'Harry Ashworth. Le parallèle est intéressant, c'est le cas de le dire. »
« Comment êtes vous si sûr qu'elle a rejoint Ashworth ? » demanda Maugrey.
« J'ai parlé avec sa jeune sœur Narcissa. Elle était extrêmement réticente, mais elle a sous-entendu que contacter la mère de Bellatrix serait inutile. Apparemment, il y a eu une rupture. Ça, et d'autres faits dont j'ai eu connaissance m'ont amené à croire que Bellatrix est avec Mr Ashworth. »
Maugrey hocha la tête, pensif et se gratta le menton. « Donc, qu'essayez-vous de me dire ? »
« Quand vous vous parlerez avec Harry Ashworth, souvenez-vous que la baguette de Miss Black sera certainement pointée dans votre dos. »
Thorpe, maintenant, compagnon de boisson d'Harry, rit à gorge déployée et tapa dans le dos d'Harry avant de prendre sa chope de bière et de la descendre. De même, Harry prit son verre et prétendit de boire son contenu, ayant précédemment utilisé sa baguette pour faire disparaître son contenu. Presque simultanément, ils posèrent leurs verres sur la table.
Se renfonçant dans sa chaise, Thorpe essaya de s'installer confortablement. Harry bougea aussi dans sa chaise, puis se pencha contre le mur. Essayant d'avoir l'air discret, il scanna le pub, cherchant quelqu'un de nouveau ou qui avait l'air suspicieux. Il n'y en avait pas. Cela ennuya Harry. Si le mangemort avait déjà recruté dans le pub pour aider à trouver Harry Ashworth, il n'allait sans doute pas s'arrêter, surtout que sa dernière tentative avait lamentablement échoué. Peut-être qu'il avait besoin de fréquenter d'autres pubs.
« Et bien, ma femme va vouloir que je rentre chez moi, » dit Thorpe à Harry. Il semblait avoir envie de pleurer à cette idée.
« C'est si mal, hein ? » dit Harry, souriant légèrement, car Thorpe refusait de l'appeler Big D. Harry n'était simplement pas assez gros pour passer pour le vrai « Big D ».
« Ah, ce n'est rien, » dit Thorpe, en passant la main sur l'épaule d'Harry. « Tout va s'arranger. »
« Je suis sûr que ce sera le cas, » dit Harry, prenant un air courageux. Il regarda lentement l'heure et regarda ensuite le barman qui lavait délibérément avec ostentation le bar et les verres. « Il vaudrait mieux que je rentre. »
Thorpe hocha la tête fermement. « Très bien, D. Je vais rester encore un peu pour un dernier verre. Fais attention en transplanant. Faudrait pas que tu te désartibules. »
« Bien sûr, » dit Harry, se demandant comment Thorpe allait faire pour rentrer chez lui sans que cela lui arrive. Peut-être qu'il devrait mieux utiliser un portoloin ou le réseau de cheminette. Harry se leva, paya sa facture, puis quitta le pub.
Même s'il était déjà tard, l'Allée des Embrumes était toujours réveillée. Cependant au lieu d'être animées, les personnes présentes se cachaient et disparaissaient dans les ombres et les petites rues. Harry vérifia discrètement qu'il était prêt à tirer sa baguette dans se faire remarquer avant de se fondre dans les ombres et de retourner lentement sur le Chemin de Traverse d'où il pouvait transplaner. Juste au cas où il était suivi, il fit différents arrêts, l'un au réverbère de Maugrey, avant de retourner à l'abri dans son hôtel.
D'un coup de baguette, il fit disparaître son déguisement de « Big D, » et quelques instants plus tard il marchait dans les couloirs de l'hôtel, cherchant sa clé de chambre dans ses poches. Gardant à l'esprit que Bellatrix était sans doute endormie, Harry inséra doucement la clé dans la serrure afin de ne pas la réveiller.
Cependant, quand il entra dans la chambre, il découvrit que les lumières étaient allumées et que la télévision était allumée, le son au maximum. Fermant la porte derrière lui, Harry inspecta la chambre. Des piles de dossiers et de papiers étaient posés partout sur le sol et les meubles. Bellatrix, portant des bas de pyjama et un caraco était perchée, les jambes croisées sur le lit d'Harry, tenant un sachet de chips.
Quand elle vit Harry entrer dans la pièce, elle détourna ses yeux de la télévision et lui sourit. « Je croyais que tu rentrerais plus tard que ça. »
Incertain sur ce qu'il devait dire, Harry jeta un autre coup d'œil dans la chambre d'hôtel, regardant cette fois vers la salle de bain. La commode était recouverte de produits de beauté. Elle avait bel et bien pris ses aises. Il regarda de nouveau son lit. « C'est mon lit, » dit-il instinctivement, jetant un coup d'œil à l'autre lit recouvert lui aussi de dossiers et de papiers.
Bellatrix haussa les épaules. « Il y a assez de place pour toi. » Elle lui fit un sourire aguicheur.
Harry sortit sa baguette et l'utilisa pour enlever tout ce qui recouvrait l'autre lit, déposant tout sur le sol et une armoire. « Celui-ci fera l'affaire, » dit-il avant de rentrer dans la salle de bain et de fermer la porte.
Dès que la porte fut fermée, il se cala contre le mur et ferma les yeux, repensant à ses yeux violets, à ses longs cheveux noirs et ses belles jambes, sans parler de ses courbes. Elle était très séduisante et Harry était très tenté. Comme ce serait facile de se lancer avec elle. La situation l'exigeait presque maintenant qu'ils vivaient ensemble. Cependant, si les choses se passaient mal, la rupture se passerait mal. Son jeune âge rendait Harry nerveux, en plus du fait qu'elle était Bellatrix. Même si elle n'était pas la sorcière folle qui avait tué Sirius et qu'il avait essayé de toucher avec un endoloris, il était difficile de dissocier son visage et ces situations et ses sentiments.
Silencieusement, Harry se promit de ne pas dépasser cette ligne avec elle tant qu'il n'était pas absolument certain que c'était la bonne chose à faire et qu'il était prêt à s'engager sur ce chemin. Puis, il fit sa toilette et enfila son pyjama avant de retourner dans la chambre. Il vit alors que Bellatrix avait éteint la télé et l'attendait, juste devant la porte.
« J'ai visité un certain nombre de propriétés que nous pourrions acheter et en ai sélectionné certaines, » annonça-t-elle pour expliquer tous les papiers qui jonchaient le sol. « J'ai pensé que nous pourrions y aller demain ensemble et trouver quelque chose. Ca te convient ?»
« Ouais, » dit Harry, commençant à avoir sommeil.
Bellatrix sembla contente mais elle n'avait pas fini. « Que faisais-tu dehors ? »
Brièvement, Harry lui expliqua sa sortie au pub et son plan pour traquer le ou les mangemorts qui le cherchaient.
« J'espère que ce n'est pas ta principale priorité, » commenta Bellatrix. « Non pas que ce soit une mauvaise idée. C'est juste que cela ne concerne pas Tom directement »
« Je le sais, » lui assura Harry. « J'ai d'autres plans pour Tom. »
« Très bien, » dit Bellatrix, passant après lui dans la salle de bain et fermant la porte.
Harry s'obstinait à garder les yeux fermés, malgré le fait que cela avait pris au moins dix minutes à Bellatrix pour faire taire l'alarme moldue – la même alarme qu'elle avait réglée sans aucun problème pour six heures du matin la veille. Il ne comptait pas sortir du lit avec neuf heures. C'est un but, certes noble, mais difficile. Elle laissa la porte de la salle de bain ouverte afin qu'il puisse entendre ses fredonnements dans la douche, et une fois qu'elle fut habillée, elle commença à déambuler dans l'appartement pour trier les papiers immobiliers.
A huit heures, il devint impossible pour Harry de continuer à somnoler. Bellatrix s'était assise sur la moitié du lit qu'Harry n'utilisait pas. Tenant son sac de chips, elle commença à les mâcher, une par une à côté de lui. Même si Harry avait les yeux fermés, il sentait son regard sur lui. Il se résigna et ouvrit les yeux. Comme il l'avait deviné, elle regardait droit vers lui.
« Bonjour ! » dit-elle joyeusement.
« B'jour, » répondit-il, faisant de son mieux pour cacher son irritation.
Il ne lui fallut pas longtemps pour se doucher et s'habiller. Ils s'arrêtèrent dans un petit restaurant pour prendre leur petit déjeuner avant que Bellatrix ne commence leur périple pour trouver une maison. La vitesse et l'efficacité de Bellatrix pour les trainer d'un site à l'autre étaient assez impressionnantes.
En arrivant sur chaque propriété potentielle, Bellatrix en faisait lentement le tour, vantant ses mérites et en vérifiant si elle pouvait facilement enchanter les lieux. Plusieurs demeures furent immédiatement écartées en raison de ce seul critère. Cependant, si les demeures passaient ce premier test, ils trouvaient un moyen pour les visiter complètement. Quelque fois, il leur fallait contacter l'agent responsable de la propriété. Plus souvent, ils avaient la chance de trouver le vendeur chez lui et il leur faisait faire le tour. Occasionnellement, ils devaient juste utiliser un alohomora.
Au bout d'un moment, Harry remarqua que toutes les propriétés partageaient plusieurs points communs. En fait, il réalisa que toutes les maisons potentielles ne ressemblaient pas à ce que des gens choisiraient comme lieu de résidence. Ils cherchaient en effet des propriétés qui étaient à l'origine commerciales ou industrielles.
« Pourquoi n'avons pas regardé de vraies maison ? » demanda-t-il. « Ou même un appartement dans un immeuble ? »
« La dernière chose que nous voulions est qu'un moldu bavard se dise que ses bons amis, les Jones habitaient avant dans la résidence entre les Johnsons et les Smith, » dit Bellatrix en ouvrant un placard et y jetant un coup d'œil. Elle referma la porte et retourna à l'entrée de la propriété. « La première étape pour enchanter correctement une propriété est d'en trouver une qui n'a pas été remarquée depuis un moment. »
« Je vois, » dit Harry. « Et bien, je n'aime pas celle-ci. Elle sent bizarrement. »
« Ouais, j'en étais déjà venu à cette même conclusion, » répondit Bellatrix. Elle regarda par la fenêtre et fit un geste vers l'agent immobilier légèrement crispé qui les attendait. « Je suppose que tu veux lui dire convenablement au revoir, n'est-ce pas ? »
« Il a été suffisamment gentil pour nous faire entrer, » rétorqua Harry en se dirigeant vers la sortie.
Ils s'arrêtèrent rapidement à Leeds pour le déjeuner. La propriété là-bas s'avéra être un taudis et ils se rendirent donc à Manchester. Dans une rue proche du centre ville, ils trouvèrent un immeuble de trois étages à l'angle de la rue. Il était vieux et fait avec des briques. Le rez-de-chaussée était divisé en trois boutiques, deux d'entre eux étant disponibles. Le troisième était une librairie spécialisée. Au dessus des magasins se trouvaient deux étages. Même s'il ne faisait que trois étages, le bâtiment était assez grand car le premier et le deuxième étage étaient deux fois plus grands qu'un étage normal. Le troisième étage était de taille normale.
Harry bailla pendant que Bellatrix était occupée à calculer là où elle pourrait mettre les enchantements. Elle détermina bientôt qu'il serait en effet possible d'enchanter le lieu. Excitée, elle suggéra de trouver l'agence immobilière qui s'occupait de cette propriété.
« J'ai l'impression que tu aimes cette propriété bien plus que toutes celles que nous avons vues jusque là, » dit Harry.
« C'est parfait, » lui dit Bellatrix. « Nous pourrons percevoir des loyers des gérants des magasins en bas. Puis, quand nous trouverons des gérants pour les deux magasins vides, nous pourrons leur donner l'impression que le troisième gérant a accès aux étages supérieurs et vice-versa. »
« Si l'intérieur vaut le coup, » dit Harry, « je suppose que cela fera l'affaire. »
L'intérieur s'avéra être très agréable. Le second étage était spacieux et chaque pièce comprenait au moins une grande fenêtre. Le troisième étage était un peu encombré et peu attractif malgré le fait que c'était un grand espace ouvert sans murs. Il semblait que les anciens propriétaires s'en étaient servis comme débarras. Harry remarqua avec ironie que cela ressemblait plus à une cave qu'au dernier étage d'un immeuble.
Bellatrix, cependant, semblait beaucoup aimer le troisième étage. « Je pourrais mettre toutes mes affaires ici, » déclara-t-elle. « Ce sera mon atelier pour différents projets. »
Harry confirma que ce serait une bonne utilisation du troisième étage. Il y avait bien assez de place au deuxième étage pour qu'ils puissent vivre confortablement et il avait déjà remarqué que Bellatrix avait tendance à s'étaler quand elle travaillait sur quelque chose.
En conséquence, ils signèrent peu après les papiers pour l'acquisition du bâtiment. L'agent fut surpris, mais de façon agréable quand Bellatrix sortit son propre contrat d'une poche. Harry et Bellatrix signèrent en tant que copropriétaires de la propriété, même si la majorité de l'argent venait de la fortune d'Harry. Bellatrix rassura Harry qu'elle paierait les meubles. Harry haussa les épaules et lui dit qu'il la rembourserait aussi pour les meubles et qu'il ne fallait pas qu'elle s'inquiète. Cela sembla la rendre très heureuse.
Des éclairs zébrèrent le ciel noir et au loin, le tonnerre gronda. Au milieu des ruines du Manoir Malfoy, Harry regarda le ciel et grimaça. La pluie allait sans doute suivre, même si ce n'était pas ce qui embêtait Harry. C'était que le ciel s'était assombri bien plus que tôt qu'il ne l'avait anticipé. Il ne voulait être pas repéré par un mangemort en train de fouiller l'ancienne demeure des Malfoy.
La chance de rencontrer des mangemorts n'avait été qu'une petite inquiétude quand il était arrivé sur la propriété Malfoy mais quand il découvrit des enchantements de magie noire pour la protéger, Harry comprit que la propriété n'avait été négligée depuis la mort de Romulus Malfoy. Heureusement, personne ne pouvait protéger la propriété Malfoy de la chevalière familiale qu'Harry possédait maintenant. Cependant, cela n'immunisait pas Harry des pièges et obstacles qui pouvaient l'attendre – il n'en avait pas encore découvert mais il restait vigilant.
La pluie commença à tomber sur Harry et il soupira. Il pensa brièvement à jeter un charme sur la zone pour le protéger, mais changea finalement d'avis après avoir regardé dans la voute Malfoy et s'être demandé si certains des artefacts noirs pouvaient être provoqués. Il y avait suffisamment d'artefacts noirs pour remplir deux des autres valises confiées par Bellatrix. Elle lui avait aussi donné des instructions pour manipuler les artefacts inconnus et s'était plaint de ne pas pouvoir venir avec Harry.
Harry sauta dans la voute et posa ses yeux sur les artefacts restant. Elle ne serait pas très contente de cette pluie, se dit-il. De plus, elle semblait plus heureuse de s'occuper des nouveaux meubles de l'appartement. Mais il se réprimanda quand même, il fallait qu'il utilise davantage ses atouts ou elle finirait frustrée. Et il risquait de perdre son aide.
Apercevant un grimoire qui suintait de sang, Harry l'attrapa avec son gant en peau de dragon. Puis il le jeta par dessus l'entrée de la voute. Il atterrit avec un petit bruit près d'une des valises spéciales. Un gadget en or qui ressemblait à ce que l'on pouvait trouver dans le bureau du Professeur Dumbledore fut mis de côté. En dessous de certains livres et de boites en bois, Harry trouva ce qui ressemblait à une pensive, même si la substance qui flottait à l'intérieur ne ressemblait à rien de ce qu'Harry avait jamais pu voir. Avec précaution, Harry la souleva et la posa sur un coin de l'ouverture. Puis il grimpa hors de la voute et ne perdit pas de temps à ranger les artefacts dans une autre valise avant de la réduire et de la placer dans sa poche avec les autres valises qu'il avait déjà remplies. Il n'en restait plus qu'une. Il semblait que les artefacts restant pourraient y entrer.
Réalisant que les artefacts qu'il venait de ranger avaient été littéralement trempés par la pluie, Harry choisit de prendre le sac restant dans la voute. Maintenant que la voute était presque vide, c'était une option viable.
Alors qu'il avait rempli la moitié du dernier sac, Harry entendit le bruit distinctif d'un transplanage. Se maudissant, il essaya de deviner la localisation du sorcier en fonction du pop qu'il avait entendu. Selon ses estimations, cela devait être l'entrée du manoir – là où les invités de la famille Malfoy apparaissaient avant que le manoir ne soit détruit.
Heureusement, le ciel n'était que partiellement assombri et Harry n'avait donc pas besoin de conjurer une lumière. Agilement, il finit de remplir le sac, le réduisit, et le plaça dans sa poche, tout en écoutant avec attention.
« Ashworth ! » s'exclama une voix.
Harry leva les yeux juste à temps pour voir Rodolphus Lestrange lui jeter un sort de découpe depuis le haut de la voute. Heureusement le mouvement de sa tête et en conséquence de son torse sauva Harry, même si le sort effleura sa taille. Un picotement chaud lui fit comprendre qu'il saignait.
Harry jeta un éclair, puis une série de plusieurs maléfices. Rodolphus les esquiva avec agilité, mais Harry s'y était attendu. Alors que Rodolphus sembla distrait, Harry le toucha avec un puissant charme de confusion. Tandis que le mangemort chancelait, Harry en profita pour sortir de la voute Malfoy.
Même s'il était encore confus, Rodolphus réussit à jeter plusieurs stupefix qu'Harry évita aisément avant de mitrailler Rodolphus avec d'autres sorts mineurs. Puis il finir le duel avec un « Expelliarmus ! » Harry se retrouva ainsi avec la baguette de Rodolphus.
« C'est drôle de te voir ici, » dit Harry, en pointant sa baguette sur Lestrange.
« Où est-elle ? » demanda Rodolphus en changeant de sujet.
« Où est qui ? » répondit Harry, sachant très bien de qui il parlait.
« Où as-tu emmené Bellatrix ? »
Harry sourit et haussa des épaules. « Tu devrais savoir que personne ne peut emmener Bellatrix quelque part. »
« Tu sais ce que je veux dire ! » grogna Rodolphus en fusillant du regard la baguette d'Harry. « Espèce de sale traître de traitre à ton sang ! »
Harry haussa un sourcil. « C'était redondant. »
En grognant, Rodolphus leva son bras d'arme et il eut soudainement une autre baguette en main. Par réflexe, Harry jeta un sort de bannissement qui envoya Lestrange voler dans les airs et le fit tomber dans une pile de gravats. Ne voulant risquer une autre confrontation et réalisa que le Manoir Malfoy avait déjà été détruit, Harry fit jaillir du feudeymon en direction de Rodolphus. Puis il partit en courant.
En quelques instants, il avait traversé les enchantements mis en place par les mangemorts. Sentant qu'il pouvait transplaner, Harry jeta un coup d'œil vers les lumières créées par son feudeymon. Il transplana et se retrouva à Londres. Après quelques autres apparitions dans le pays, il retourna dans leur nouvelle propriété à lui et Bellatrix à Manchester.
Heureusement pour Rodolphus Lestrange, Lucius Malfoy et tous les autres mangemorts qu'ils connaissaient, Voldemort était très détendu et pensif quand Rodolphus fut appelé pour faire son rapport sur le fait que le coffre fort des Malfoy venait d'être pillé par Ashworth. Ou plutôt, Voldemort faisait de son mieux pour maintenir une apparence de calme. La vérité était que son visage et ses mains lui faisaient toujours mal à cause des brûlures que Romulus Malfoy leur avait infligés. En conséquence, il lui était difficile de montrer ses émotions. La nouvelle stratégie de Voldemort pour gérer la douleur quand il était en présence de ses partisans était de se tenir dans l'ombre près d'une fenêtre sombre. Ainsi, il pouvait faire les cent pas, garder une posture de puissance et cacher son visage.
« Ainsi, j'ai tiré ma baguette de rechange. Sa réaction a été le feudeymon. » Puis il conclut son rapport en expliquant comment il avait réussi à éteindre le feudeymon et de l'état du coffre-fort, qui était maintenant vide.
« Du Feudeymon, » répéta calmement Voldemort. « Mr Ashworth semble avoir une affinité pour le feu, n'est-ce pas ? »
« Oui, » confirma Rodolphus, même s'il ne savait pourquoi Voldemort disait cela.
« Je ne te parlais pas, » dit sèchement Voldemort.
Rodolphus grimaça mais ne dit rien.
« Je veux que les efforts pour localiser et appréhender Ashworth soient doublés, » déclara Voldemort. « Il est clair maintenant qu'il a volé l'or des Malfoy ainsi que leurs nombreux trésors. D'autres faits suggèrent qu'il a interféré avec les affaires de la famille Black – ou qu'il en a l'intention. S'il n'est pas neutralisé rapidement, il va devenir un sérieux problème pour notre cause. »
