Disclaimer: Harry Potter appartient à JK Rowling et cette traduction que je fais de l'histoire de Lord Silvere n'est pas utilisée à des fins commerciales
Reviews: Attention: grand chapitre en perspective :)
Chapitre 30 : Narcissa passe un marché
Sirius sourit en voyant les lèvres de son plus vieil ami tressaillir. « Il est évident que James a le visage du méchant Auror, » dit Sirius avec insolence à Albus, « mais ne serait-ce pas plus logique que Lily soit le gentil auror ? Elle et Bella ont partagé un dortoir, même si c'était bref. »
« A part le fait que vous êtes un véritable auror, Sirius, » gloussa Albus, ses yeux pétillant en voyant le visage renfermé de James, « je dirais que Lady Black s'attend plus à se retrouver entre une paire de vieux maraudeurs comme vous et James. Ainsi, nous correspondrons à ses attentes. Et elle serait déçue de vous, Sirius, en tant que membre de la famille Black si elle suspectait que vous n'ayez aucune idée derrière la tête. »
« Tandis qu'une née de moldue franche comme moi, » demanda Lily d'un ton désapprobateur, « apparaitrait comme une parfaite confidente pour Bellatrix ? »
« A cause de votre sauvetage du Manoir Malfoy, » dit Albus à Lily en redevenant sérieux, « vous lui devez une dette de vie ce qui lui donnera l'impression d'être plus à l'aise si elle se confiait à vous. De plus, comme vous êtes l'une des deux plus brillantes arithméticiennes que j'ai eu le plaisir d'avoir comme élève, » ajouta Albus, ses yeux pétillant de nouveau, « Bellatrix pourrait vous percevoir comme une personne utile. »
Il faut changer de discours, Albus, pensa Lily, agacée par l'abus de flatteries de Dumbledore, la sorcière la plus brillante de sa génération avait déjà été entendu un million de fois. « Peut-être, professeur, répondit Lily en levant les yeux au ciel. « Mais s'il vous plait, rafraichissez-moi la mémoire. Organisons-nous un diner ou un conseil de guerre ? »
« Les deux, Mme Potter, » dit Albus en faisant à son ancienne élève un sourire connaisseur, « comme vous le savez très bien déjà. »
« De plus, » ajouta Sirius avec un sourire suffisant, « selon la longue tradition de l'Ancienne et Noble Famille Black, les repas familiaux ont toujours été plus un moyen de forger des alliances ou de trahir son prochain que de manger un steak et des pommes de terre rôties. »
« Mais les couteaux aiguisés et la viande crue ont toujours été au menu, » murmura James.
Harry et Bellatrix se tenaient dans la rue devant le 12 Square Grimmaud tandis que le soleil se couchait à l'horizon. Une myriade de sorts plus subtils les uns que les autres cachaient le couple tandis qu'ils se tenaient devant la maison qui avait été presque tout le temps abandonnée depuis le suicide de Walburga Black.
« Qui voudrait organiser un diner dans un tel endroit ? » grommela Harry en serrant les poings et en les mettant dans les poches de son manteau pour les garder au chaud. Ses souvenirs de Square Grimmaud de son époque natale prédominaient sur les autres souvenirs. Cela avait été un endroit misérable et sale dans lequel il avait passé trop de temps à se cacher.
« Je me souviens de toi assistant à une réception ici, » dit Bellatrix avec légèreté, lui rappelant que la maison avait vu de bien meilleurs jours. « De plus, je pense que les membres de l'Ordre préfèrent garder leurs maison privées et sûres. Je ne pense pouvoir être qualifiée d'ami de la famille Potter pour l'instant. »
« Oui, tu as en quelque sorte coupé les ponts avec ta belle-mère quand tu partageais un dortoir avec elle, n'est-ce pas ? » ricana Harry, en jetant un bref coup d'œil à Bellatrix avant de reporter son regard sur Square Grimmaud.
Bellatrix haussa les épaules. « Tu ne peux pas nier que sa précocité te rendait fou. »
Harry fronça le nez et regarda sa femme. « Il ne faut jamais sous-estimer une née de moldue ingénieuse. »
« Ne me jette pas ce regard, » rétorqua Bellatrix. « Tu es un orphelin par la barbe de Merlin. Si Lily Potter t'avait élevé, ça aurait été un désastre. Regarde Rose – elle est complètement louche. Et Sidra… Kréature l'aime bien. Qu'est-ce que ça dit sur elle, hein ? »
« Je vais attendre d'avoir la chance de mieux connaître mes pseudo frères et sœurs avant d'émettre un jugement, » dit Harry avec raideur, se sentant bizarrement sur la défensive à cause des remarques de Bellatrix sur sa famille. « De plus, on m'a toujours dit que la raison pour laquelle j'ai survécu au Sortilège de Mort de Tom étant enfant était à cause de la volonté de Lily de se sacrifier pour moi. Si c'est vrai, cela veut dire que Lily Potter n'a ni plus ni moins orchestré du haut de ses vingt ans, la destruction du corps mortel de Tom Jedusor au sommet de sa gloire. Personne ne l'ayant jamais affronté – incluant Dumbledore et moi – n'a jamais réussi à faire de même. »
Bellatrix haussa un sourcil, impressionnée malgré elle, même si elle répondit instinctivement avec sarcasme, « Je n'avais pas réalisé que le béguin qu'elle avait pour toi était mutuel. »
Les yeux noirs, Harry se tourna vers Bellatrix, remarquant son expression pensive. Réalisant que la langue de sa femme avait une nouvelle fois été fourchue malgré elle, Harry répondit d'une voix exaspérée. « Je vois que ton cerveau tourne à toute allure. Mais ta bouche elle, semble avoir une existence propre. »
Embarrassée par son manque de préméditation, Bellatrix sentit ses joues rougir, même si elle fusilla son mari du regard. Réalisant qu'il avait marqué un point, Harry adoucit son expression et haussa un sourcil. Le visage de Bellatrix resta obstinément de pierre, ce qui fit sourire Harry tandis que Bellatrix haussa ses sourcils d'agacement.
Riant silencieusement, Harry pressa soudainement ses lèvres contre les siennes, ce qui fit tituber Bellatrix, même si elle se pressa instinctivement vers lui. Je n'arrive pas non plus à contrôler ce réflexe, songea-t-elle en enroulant ses bras autour d'Harry.
Etourdis et excités, Harry et Bellatrix continuèrent leur baiser langoureux jusqu'à ce que le soleil ne se couche complètement. Ils reprirent finalement leur souffle. « Ce serait une bien meilleure façon de passer cette soirée, » sourit Bellatrix.
Harry lui fit un grand sourire avant d'hausser les épaules, « Le devoir t'appelle, ma très chère épouse. » Il jeta un coup d'œil aux fenêtres du Square Grimmaud puis regarda sa montre. « Dans cinq à dix minutes, tu seras en retard juste comme il faut. Il semblerait qu'ils aient déjà allumé les lumières dans la salle de réception. » Puis Harry toucha ses lunettes de sa baguette, activant un enchantement qui lui permettait de percevoir les différentes formes d'activité magique. « Et si mes yeux ne me trompent pas, il semblerait que la voie est libre. »
« Génial, » déclara Bellatrix avec regret. « Où est le gâteau, »
« A ta droite, » dit Harry en montrant du doigt un banc sur le trottoir, à peu près à cinq mètres de leur position.
« Pourquoi l'as-tu mis là-bas ? » se plaignit Bellatrix, puis elle secoua la tête et alla chercher le gâteau avant de se relancer un charme de chaleur. « Quelqu'un aurait pu s'y asseoir. »
Harry haussa les épaules. « Je suppose que j'aurais pu le laisser sur la route pour qu'il se fasse écraser par un scooter. »
« Tu aurais dû, en effet, » dit lamentablement Bellatrix, grimaçant de sa pauvre réplique. Elle réfléchit quelques secondes puis se tourna vers Harry, une lueur malicieuse dans les yeux. « As-tu déjà pensé à retourner à Privet Drive et de harceler les Dursley ? » demanda Bellatrix.
« Euh… pas vraiment, » dit Harry, confus par son changement de sujet.
« Il ne serait pas trop amusant d'embêter ta tante Pétunia, mais Vernon et Dudley… il y aurait de quoi rire, » remarqua Bellatrix. « Insiste sur leur tour de poitrine, bien sûr. »
« Bien sûr, » dit Harry, toujours confus. « Génial. Il faudra que je profite de l'opportunité un de ces jours. »
« Cela pourrait arriver plus tôt que tu ne le penses, » ricana Bellatrix.
« Que veux-tu dire, » demanda Harry nerveusement.
Bellatrix leva le bras, regarda sa montre et lui mit un doigt sur la bouche. Se tournant vers la maison familiale des Black, elle ajouta. « Tu vas me mettre très en retard. » Elle l'embrassa puis lui posa une question. « Que vas-tu faire pendant que je profiterai de la compagnie de tes estimés amis et de ta famille ? »
« Je vais probablement m'arrêter pour diner dans ton restaurant favori, » la taquina Harry, éclatant de rire en voyant l'expression agacée de sa femme. « Peut-être chasser du mangemort. »
« J'espère que ta mère cuisine bien, » ronchonna Bellatrix.
« Comme pourrais-je le savoir ? Je suis orphelin, » répliqua Harry en lui faisait un grand sourire.
Bellatrix leva les yeux au ciel. « A plus tard, » dit-elle. « Et ne terrorise aucun mangemort. Nous aurons du mal à justifier comment j'aurais pu le faire alors que je me trouvais avec eux pour diner. »
Elle se retourna et traversa la rue. Tenant le gâteau d'une main, elle frappa à la porte de la maison qui aurait dû être sienne sans l'aversion totale et définitive de son mari pour les lieux. Si Harry pense que nous allons vivre dans cet appartement pour toujours, il se met le doigt dans l'œil, grommela silencieusement Bellatrix.
Bellatrix secouait toujours la tête quand la porte d'entrée s'ouvrit sur Sirius Black. « Chère cousine ! » s'exclama-t-il avec exubérance. « Sois la bienvenue dans notre humble demeure. »
Bellatrix lui jeta un regard vide. « Je ne me souviens pas avoir signée pour un diner avec toi, » dit-elle d'une voix suspicieuse.
« C'est à prendre ou à laisser, mon sucre, » dit Sirius avant d'être poussé sur le côté par Lily Potter qui venait visiblement du couloir de la cuisine.
« Nous sommes si contents que tu aies pu venir, » déclara Lily en souriant encore plus que Bellatrix ne l'aurait cru possible. « Cela fait si longtemps depuis Poudlard et je voulais aussi te remercier pour tout ce que tu as fait pour nous aider Molly et moi. »
Bellatrix tendit le gâteau. « J'ai pensé que nous pourrions tous savourer ça après le repas, » dit-elle.
« C'est fantastique, » s'exclama Lily au moment où la femme de Sirius, Cassie arriva près de la porte d'entrée.
« Vous l'avez-vous fait vous même ? » demanda Cassie.
« Bien sûr, » répondit Bellatrix, remerciant silencieusement Tante Pétunia pour avoir forcé Harry à apprendre à cuisiner si bien.
Lily et Cassie complimentèrent Bellatrix sur la qualité du gâteau avant de l'inviter à entrer dans la salle de réception, Sirius fermant la marche. En chemin, ils croisèrent James Potter et Albus Dumbledore qui examinaient certaines reliques de la famille Black.
« Mme Black, » dit gracieusement Dumbledore en s'avançant vers elle pour la saluer.
« Professeur Dumbledore, » répondit Bellatrix, son ton était le parangon de la civilité.
« J'ai entendu de mes sources au Ministère que vous avez été occupée, » observa Dumbledore.
« Excusez-moi ? » demanda Bellatrix en masquant sa confusion.
« Il parle du fantôme d'Ashworth qui harcèle les mangemorts, » dit sèchement James Potter, regardant Bellatrix d'un air sceptique.
« Oh, ça ? »
« Oui, ça, » dit James. « Penses-tu vraiment que ce soit une bonne idée ? »
« Oui. »
James était sur le point de rétorquer, mais Lily intervint. « S'il te plait, James, » dit Lily. « Nous voulons passer une bonne soirée.
« James est jaloux, » dit Sirius à Bellatrix d'un air conspirateur. « Il a toujours voulu jouer au justicier masqué quand il était jeune. »
« Peut-être devrais-je lui apprendre à conjurer le fantôme d'Harry. Il pourrait me remplacer un soir, » dit Bellatrix
« Regardez la, » rétorqua James, en parlant de Bellatrix à la troisième personne. « C'est une jeune fille que les mangemorts pourraient facilement blesser s'ils mettaient la main sur elle. »
« Juste pour te rappeler, elle est plus vielle que toi » dit sèchement Bellatrix.
« Quel âge as-tu ? » demanda Lily d'une voix innocente. « Cela fait si longtemps depuis que nous nous sommes vues que je ne me souviens pas quand c'était ton anniversaire. »
Bellatrix se figea, réalisant soudainement qu'elle pensait toujours d'elle en se comptant dix-sept années. Elle fit vite le calcul. « J'ai… trente neuf ans. »
« T'as presque passé le cap ! » fanfaronna Sirius. « Prochaine étape, la ménopause ! »
Ça, c'est le gentil auror ? pensa Lily en levant les yeux au ciel et en secouant légèrement la tête. « Tu ne fais pas tes trente neuf ans, » dit sincèrement Lily. « Comment ça se fait ? »
« C'est la beauté naturelle qui court dans la famille Black, » rétorqua Bellatrix, soulagée que ses hôtes aient avalé le mensonge – ou du moins aient prétendu l'avaler. Elle jeta un coup d'œil à Sirius, puis elle changea son commentaire. « Du moins, chez les femmes Black. »
« Hey ! » protesta Sirius alors que Cassie et Lily éclatèrent de rire avant de se diriger vers la cuisine pour récupérer la nourriture et terminer leur préparation du diner.
« Ton âge n'a pas d'importance, »insista James. « Ce que tu fais est dangereux. Il serait plus sûr que tu arrêtes ça. »
« Je suis parfaitement capable de faire attention à moi, » dit Bellatrix avec légèreté, ignorant l'avertissement de James.
« Ecoute ma vieille, je suis auror et même moi je ne sors pas seul comme tu le fais, » dit sèchement James.
« As-tu pris pensé que je puisse être une meilleure duelliste que toi ? » demanda Bellatrix d'une voix dangereuse.
« Je ne crois pas, » rétorqua James.
« Je vais te le prouver, » dit Bellatrix en sortant sa baguette et en se dirigeant vers la salle de séjour dans laquelle Orion Black avait testé les prouesses d'Harry. « Un duel, ici, maintenant. »
J'aurai dû autoriser Remus à venir, songea Dumbledore en soupirant à cause du jeu d'acteur des bons/mauvais aurors. Il semblerait qu'il soit vain d'espérer de la subtilité de ces deux maraudeurs là. S'interposant entre Bellatrix et James en se raclant la gorge, Dumbledore dit, « Gardons ce petit divertissement pour après le repas. » Il se tourna vers Bellatrix. « Mme Black nous voulions juste savoir ce que vous espérez obtenir en tendant des embuscades aux mangemorts et en les laissant presque tous fuir. »
« On appelle ça une guerre psychologique, directeur, » dit Bellatrix avec condescendance. « Je veux déstabiliser Tom. Quelqu'un doit lui faire passer le message et rien de mieux que des mangemorts embarrassés pour le faire. »
« Et vous comptez continuer ce projet tout en travaillant sur vos autres projets ? » se renseigna Dumbledore.
« Oui, » répondit Bellatrix, se demandant s'il leur avait déjà parlé des horcruxes.
« Je pense que vous avez une bonne double stratégie, » dit Dumbledore avec approbation, » mais il est sûrement difficile de se battre toute seule sur les deux fronts. »
Bellatrix haussa les épaules. « J'y arrive. De plus, il n'y a rien que je puisse faire pour l'autre projet sans Peter Pettigrow. »
« Oui, peut-être pourrions-nous en discuter seul à seul, » dit Dumbledore à voix basse, en jetant un coup d'œil furtif à James et Sirius qui avaient l'air extrêmement curieux. Le vieux directeur claqua dans ses mains. « Peut-être devrions-nous en discuter maintenant en attendant que le repas soit prêt. Je crois qu'il y a une petite pièce juste de l'autre côté du couloir. »
« Ce sera parfait, » reconnut Bellatrix. Elle fit un sourire suffisant à James et Sirius, puis suivit Dumbledore. Elle jeta quelques sorts pour protéger la pièce des oreilles indiscrètes.
« Mme Black, » dit finalement Dumbledore, « j'aimerai que vous soyez discrète sur votre autre projet. »
« Vous en avez parlé, » se défendit Bellatrix, l'ombre de son sourire suffisant toujours sur le visage.
« Oui, mais j'en ai parlé comme d'un projet, » corrigea Dumbledore. « Le secret est la clé de cette situation. De plus, le sujet de Peter Pettigrow est sensible pour ce groupe particulier. »
« Je vois, » dit Bellatrix, ne trahissant pas ce qu'elle pensait vraiment. « Alors, parlez-moi de Pettigrow. »
« Mes sources indiquent que Voldemort cherche aussi Pettigrow, » dit Dumbledore à Bellatrix.
« Naturellement, » répondit Bellatrix. « Rogue sait-il autre chose ? »
Le silence qui s'en suivit fut assourdissant et Bellatrix s'y attendait. Le professeur Dumbledore gardait jalousement l'identité de ses informateurs. Tant qu'il ne saurait pas que Bellatrix avait accès aux connaissances poussées d'Harry sur la fonction dont l'Ordre fonctionnait, Dumbledore ne comprendrait jamais comment Bellatrix savait que Rogue était un espion.
Dumbledore n'osa pas admettre ou nier le commentaire de Bellatrix sur Rogue. « Mme Black, je ne peux pas parler de mes sources. L'accès à cette information demande une extrême confiance. » Il s'éclaircit la gorge. « Mes sources indiquent aussi que les mangemorts responsables de sa recherche sont Lucius et Draco Malfoy. »
« En effet, » songea Bellatrix. « L'Ordre a-t-il fait quelque chose pour traquer Pettigrow ? »
« Non, je viens de vous dire tout ce que je sais sur la recherche de Pettigrow. »
« Qu'il en soit ainsi, » dit Bellatrix. « Vous et votre Ordre pouvez tout aussi bien oublier Pettigrow. Je m'en occuperai moi-même. »
« Que comptez-vous faire au juste, » demanda Dumbledore.
« L'accès à cette information demande une extrême confiance, » dit Bellatrix. « Si on combine ça avec ma contrariété naturelle, vous comprendrez que je ne suis pas inclinée à vous le dire. »
« Mme Black, » dit Dumbledore avec un profond soupir, ayant l'air à la fois patient et désapprobateur, « vous devez gérer beaucoup de soucis et de responsabilités importantes et difficiles. Ne serait-il pas plus facile pour vous de nous informer de vos plans et nous permettre de vous aider de temps en temps ? »
« Si une situation me surpasse, je vous le dirai, » répondit Bellatrix. « Pour l'instant, je me sens capable de m'en sortir. En fait, je vais vous le prouver en affrontant en duel Mr Potter cette nuit. »
« Je vous assure, Mme Black, qu'un duel avec Mr Potter n'est pas nécessaire, » dit Dumbledore en avançant vers la sortie de la pièce, signalant que l'entretien privé était terminé.
« Mais je veux l'affronter, » dit Bellatrix, avec un sourire impertinent.
Bellatrix quitta Square Grimmaud en étant assez satisfaite, même si elle était un courbaturée et avait quelques bleus. Elle aperçut un homme assis sur le banc sur lequel s'était trouvé le gâteau. Pensant qu'il s'agissait d'Harry, elle traversa la rue. L'homme ne ressemblait pas à Harry mais il mangeait dans une boite qui portait le nom d'un restaurant dans lequel Harry et elle avaient plusieurs fois mangé.
« Donc, tu penses que ça c'est mon restaurant favori ? » sourit Bellatrix en touchant son visage pour s'assurer qu'elle ne saignait plus. « Quel piètre mari tu fais. »
L'homme qui était visiblement Harry sourit. « C'est ton restaurant favori le plus proche d'ici. » Remarquant les bleus sur son front et ses joues, l'inquiétude d'Harry grandit. « Qu'est-il arrivé à ton visage ? »
« J'enseignai une leçon à ton père, » dit simplement Bellatrix à Harry.
Harry haussa un sourcil. « Vu tes yeux au beurre noir, il semblerait que ce soit lui qui t'ait enseigné une leçon. »
« Au moins, moi, je marche encore, » dit Bellatrix avec malice.
Harry dévisagea silencieusement sa femme pendant quelques secondes. « Je suis impressionné. »
« Il fallait bien que je passe tomber ton père du piédestal sur lequel tu l'avais mis, Harry, » sourit Bellatrix, « mais comparé à toi, James Potter n'est qu'une promenade de santé. »
Harry secoua la tête d'ébahissement, en regardant les yeux violets de sa femme. « En fait, Bellatrix, avant que je naisse, mes parents ont affronté en duel Tom Jedusor et ont survécu, à trois reprises différentes. »
« Ce qui veux dire que le James Potter que j'ai terrassé cette nuit, » réalisa Bellatrix, les yeux écarquillés, « avait deux fois d'expérience que ton père en avant quand il s'est battu au coude à coude avec le Diable lui même. »
« Ça ne m'étonne pas, » dit Harry en jouant avec une mèche de cheveux de Bellatrix tout en lui caressant la joue. « Après tout, tu es –singulièrement – la sorcière la plus talentueuse, puissante et belle que je connaisse. »
La prochaine opportunité d'Harry de terroriser des mangemorts arriva quelques jours plus tard, prenant une tournure légèrement différente des autres fois où il s'était contenté d'effrayer les mangemorts, puis de les effrayer et de laisser la plupart d'entre eux fuir pour faire leur compte rendu à Tom. Cette meilleure opportunité arriva à cause de deux facteurs. Le premier était que Bellatrix et Harry avait développé un sort qui permettait au fantôme d'Harry Ashworth de terroriser brièvement les mangemorts sans l'intervention personnelle d'Harry. Le second facteur avait plus à faire avec la tâche spécifique des mangemorts cette nuit-là.
Alors qu'Harry errait dans le chemin de Traverse cette nuit là, il tomba sur un groupe de mangemorts rassemblés dans une très petite rue entre un petit pub et un magasin de vêtements bon marché. Harry serra sa baguette et se prépara à faire apparaître son fantôme à quelques mètres de la rue puis de marcher lentement vers les mangemorts rassemblés.
Cependant, Harry s'arrêta quand il réalisa que ce groupe ne planifiait pas les larcins et sabotages habituels des mangemorts. Apparemment, ces mangemorts comptaient se rendre ailleurs et attendaient d'autres camarades. Avec un sourire confiant, Harry décida de les rejoindre.
D'un bref mouvement de baguette, il fit apparaître un masque de mangemort devant son visage. Quelques autres sorts servirent à le déguiser un peu. Il sortit des ombres et se positionna derrière le groupe.
Quelques mangemorts regardèrent Harry pendant quelques secondes, grognant à voix basse, soit pour le saluer, soit en signe de reconnaissance. Harry grogna à son tour puis prit une pose décontractée contre un mur. Le mangemort qui menait l'opération n'était pas un sorcier qu'il reconnaissait, du moins pas avec le masque et les robes. Il regardait avec impatience la rue, attendant les retardataires.
Finalement, le leader décida qu'ils étaient prêts à commencer. Il fit signe aux mangemorts d'avancer pour pouvoir l'écouter parler à voix basse. « Le Seigneur des Ténèbres veut que nous capturions Percy Weasley, » dit-il d'une voix basse et grave. « Il est impératif que nous le capturions sans lui laisser de marques visibles. »
« Et pour sa femme ? » demanda un autre mangemort, visiblement déçu que l'opération nécessite la survie de la cible.
« Faites ce que vous voulez, » grommela le leader, « du moment qu'elle reste en vie. »
Harry se demanda si Percy avait épousé Pénélope ou quelqu'un d'autre cette fois. Perdu dans ses pensées, il manqua presque les instructions même s'il fut capable de les entendre juste avant leur départ.
Un transplanage plus tard, Harry se retrouva dans la cave de Percy Weasley. Lui et les mangemorts avancèrent vers l'ascenseur, puis pilèrent. « Plus de magie sans ma permission tant que nous ne le verrons pas, » ordonna un des mangemorts. Harry supposa que c'était le second en commande.
Ils arrivèrent rapidement à l'étage de l'appartement de Percy. Harry réfléchit à toute vitesse à un plan. Le fantôme d'Harry Ashworth ne serait pas très impressionnant dans le couloir très bien éclairé de Percy. Heureusement, Harry avait un peu de temps en plus pour réfléchir à un plan car deux mangemorts commencèrent à faire tomber les enchantements protégeant l'appartement de Percy tandis que le reste du groupe – ridiculement grand pour un kidnapping - les surveillait. Inefficaces et lâches, pensa Harry, même s'il était content que le groupe soit suffisamment grand pour lui permettre de s'y fondre sans souci.
Finalement, les deux briseurs de sorts firent signe à leurs camarades que les enchantements étaient tombés. Le groupe se précipita dans l'appartement, défonçant les portes, baguettes tirées. Heureusement pour Percy et sa femme, au moins l'un de leurs enchantements avait soit été manqué, soit avait déclenché une alarme car Percy attendait visiblement les mangemorts. Un stupéfix frappa un des mangemorts en pleine figure même si le reste continua à avancer, se battant à leur tour.
Harry passa par dessus le mangemort évanoui, s'arrêtant pour le frapper entre les jambes avant de rentrer dans l'appartement en plein chaos. Percy s'était barricadé avec sa femme dans la chambre. Les mangemorts jetaient de multiples sorts mais hésitaient à avancer dans le couloir.
Harry chercha les fusibles de l'appartement et les trouva près de la cuisine. Il ne savait pas si Percy et sa femme utilisaient l'électricité mais voulant s'assurer que l'appartement reste sombre, il les pulvérisa d'un reducto, garantissant ainsi que l'appartement serait suffisamment sombre pour le fantôme d'Ashworth.
Puis il se tourna vers les fenêtres, et il aperçu une porte coulissante qui menait à un balcon. Le clair de lune rentrait dans l'appartement à travers la fenêtre et les rideaux. Parfait, pensa Harry. Conscient que Percy faisait face à un déluge de sortilèges, Harry mit son plan en action et sortit une baguette de rechange et jeta le sort que lui et Bellatrix avaient créé.
Inspiré en partie, ironiquement, par les calculs arithmétiques de Bellatrix du Morsmordre, il conjura la forme du fantôme d'Ashworth, comme s'il venait d'entrer par la fenêtre et de toucher le tapis. Cependant, les mangemorts étaient trop concentrés sur la chambre à coucher pour le remarquer. Quelle tactique idiote, pensa Harry. Mais que peut-on attendre d'une bande de sangs purs dégénérés qui se laissent marquer comme des moutons ? Ils ne regardent même pas leurs flancs. Harry sourit d'un air suffisant. A moins bien sûr qu'ils ne pensent que je fais le guet.
En haussant les épaules, Harry prit une profonde inspiration et cria d'une voix très féminine. « C'est le fantôme d'Ashworth ! » Il utilisa la même baguette pour contrôler l'apparition et la pointer avec terreur. Les mangemorts étant maintenant concentré sur le fantôme d'Ashworth, Harry bougea très légèrement la baguette ce qui fit flamboyer les yeux du fantôme.
Puis, utilisant sa vraie baguette en if et plume de phoénix, celle qui appartenait à Voldemort dans la réalité native d'Harry, Harry créa une explosion aveuglante juste avant de lancer le sort de projection, afin de leur faire croire que le fantôme avait immobilisé Harry ou l'avait tué. Maintenant invisible, Harry avança de l'autre côté de la pièce tandis que les mangemorts, frottant leurs yeux, regardaient le fantôme et la forme immobile de « leur camarade. »
Les mangemorts étaient hésitants. Ils avaient entendu des histoires sur le fantôme d'Ashworth et la peur qu'il inspirait au Seigneur des Ténèbres lui-même, mais les mangemorts avaient également reçu l'ordre de ramener Percy Weasley au Seigneur des Ténèbres. Harry les aida à prendre une décision en conjurant des éclairs d'énergie qui semblaient jaillir des mains du fantôme. Les éclairs d'énergie, qui faisaient maintenant la réputation du fantôme, convainquirent rapidement les mangemorts de fuir. En peu de temps, l'appartement fut vide, à part Harry et le couple Weasley qui se cachait toujours dans la chambre.
Harry avança vers la porte de la chambre, puis annula le sort de projection qui donnait l'impression qu'il était étalé, mort, sur le sol. Bientôt, des murmures prudents indiquèrent que Percy s'apprêtait à sortir de la chambre. Avec un sourire en coin, Harry fit un geste avec sa baguette de rechange pour faire traverser le fantôme la porte de la chambre. Puis il coupa la connexion avec l'apparition. Sans la connexion à sa baguette, le fantôme continuerait d'exister pendant quelques secondes Cependant, la durée du vie du fantôme fut suffisante, car alors qu'il se préparait à transplaner, il entendit un halètement masculin de peur et un perçant cri de femme.
Le matin suivant, la Gazette du Sorcier était entre toutes les mains durant le petit déjeuner à Poudlard.
Gazette du Sorcier
Attaque de mangemorts sur un assistant du Ministre déjouée par un Fantôme ?
Par Rita Skeeter
La nuit dernière, des mangemorts ont fait irruption dans l'appartement de Perceval Weasley, interrompant les activités domestiques de Mr Weasley et sa partenaire – une personne que ce reporter ne nommera pas. De bons enchantements ont alerté Weasley de l'attaque imminente et il était prêt à accueillir ses invités non désirables avec quand la porte d'entrée a été défoncée. Weasley a réussi avec succès à stupéfixer un de ses attaquants, mangemort arrêté par la suite par les aurors.
L'attaque a brutalement cessé lors de l'arrivée d'un mystérieux visiteur. Muet comme une carpe, Weasley a refusé de faire part de ses observations quant à l'incident. Cependant, ce reporter a découvert les faits dans le rapport des aurors. Weasley a informé les aurors qu'il a entendu l'un des mangemorts crier « C'est le fantôme d'Ashworth ! » juste avant qu'une explosion de lumières n'éclate dans l'appartement. Le rapport mentionné plus haut dit que la partenaire de Weasley a affirmé que le fantôme d'un sorcier a été vu.
Amélia Bones, une auror haut placée s'est refusée à tout commentaires sur la récurrence de ce type d'incidents. Elle a également refusé de dire comment de récentes attaques de mangemorts ont été déjouées. D'autres fonctionnaires du Département de la Justice Magique ont refusé de dire si le Ashworth en question était bien Harry Ashworth, un proche conseilleur du défunt Ministre Black et un ancien professeur de Potions de Poudlard. Ashworth a pour la dernière fois été vu en 1976 et est présumé mort.
Pour plus d'informations sur Harry Ashworth, voir page 5
Le plus jeune frère de Percy, Ron était bien sûr en dévorer l'article, discutant de l'attaque sur Percy avec ses deux meilleures amies, Sidra Potter et Hermione Granger, ainsi que tous les étudiants amateurs de rumeurs et prêts à tolérer la condescendance de Ron afin d'apprendre tout ce que Ron savait de l'histoire d'Harry Ashworth.
« Pourquoi Skeeter ne dit-elle pas qui était la personne avec ton frère ? » demanda Dean Thomas. « Il trompait sa femme ? »
« Skeeter essayait juste de calomnier Percy, » dit Ron en balayant la question tandis que Sidra et Hermione hochèrent la tête. « Pénélope est celle à avoir vu le fantôme. »
« C'est ce qu'ils t'ont dit ? » demanda Sally Anne Perks.
« Et bien, non, » admit Ron. Le clan Weasley ne s'entendait plus très bien avec Percy, s'étant éloigné de lui à cause des ambitions du jeune homme depuis son départ de Poudlard, quand Percy avait décidé de rejoindre son grand-père au cœur de pierre, le Ministre de la magie Prewett. Jetant un coup d'œil à Hermione, il ajouta. « Mais je suis sûr que mon grand-père – le Ministre Prewett – a travaillé en étroite collaboration avec Ashworth au début de la guerre. » Jetant un nouveau coup d'œil à Hermione, Ron haussa un sourcil en voyant son expression dubitative. « En fait, je sais que le Ministre pensait à nommer Ashworth Chef du Département de la Justice Magique avant qu'Ashworth ne disparaisse. »
Finalement, quand les questions tarirent, Ron sourit en entendant ses camarades répéter sa version des évènements. Se tournant vers Hermione, il vit qu'elle ne semblait toujours pas certaine.
« Je ne suis pas sûre que tu ais raison à propos de la relation entre Ashworth et le Ministre, Ron, » dit Hermione en fronçant les sourcils.
Ron haussa les épaules. « Le Ministre est peut-être un abruti, » répondit Ron alors que le froncement de sourcil d'Hermione s'accentua, « mais il haït vraiment le Seigneur des Ténèbres. Et de plus, j'ai dit que le Ministre pensait probablement à nommer Ashworth directeur de département. Il a probablement pensé ensuite que c'était une idée ridicule. Il n'y a rien de mal à faire de la désinformation pour renverser l'adversaire. »
« Tu parles comme Rita Skeeter, Ron, » grogna Sidra en levant les yeux au ciel.
Ignorant Ron, Hermione réfléchit. « Je me demande si Bellatrix est responsable de ça. »
« Peut-être devrions-nous leur demander ? » dit Sidra en tournant sa tête vers sa sœur Rose qui se concertait avec sa petite bande.
A part un signe occasionnel de la tête, Rose Potter, Leo Black et Ginny Weasley avaient largement ignoré le discours de Ron et ils s'étaient rassemblés à l'autre bout de la table des Gryffondor et se demandaient ce qu'Harry et Bellatrix faisaient près de l'appartement de Percy Weasley.
« Il est un fonctionnaire important du Ministère, » spécula Leo à voix basse. « Peut-être qu'Harry a eu vent de leur projet. »
Ginny renifla. « Il n'est pas un fonctionnaire important. »
Rose semblait perdue dans ses pensées. « Nous devrions essayer de découvrir comment il fait ce sort de projection, » songea-t-elle.
Ils ne purent pas discuter davantage car le professeur McGonagall arriva dans la Grande Salle et fit un signe pour montrer qu'elle voulait faire une déclaration »
« Chers étudiants, comme vous le savez, le club de duels se tiendra ce soir. Le directeur a invité une sorcière du nom de Bellatrix Black pour donner la leçon et vous montrer des exercices, à la place du Professeur Flitwick. »
Des murmures éclatèrent instantanément aux quatre coins de la pièce après cette annonce. Aussitôt, l'attention de Rose, Sidra et leurs amis se porta sur le professeur McGonagall qui tordait sa bouche avec dégoût, montrant involontairement ce qu'elle en pensait.
« Le directeur m'a demandé de vous l'annoncer, » dit McGonagall, » car étant une fille d'une des lignées les plus noirs de la famille Black, Mme Black vous apportera une perspective unique pour vos entrainements. Sans compter les situations infortunées ou dangereuses, ce sera votre meilleure opportunité d'apprendre quelle sorte de magie noire est utilisée en duel. Ainsi, ceux ne venant pas habituellement, sont vivement invités à être présents ce soir. De plus, le Professeur Dumbledore sera présent pour assister Mme Black et vous apporter son point de vue sur le sujet. J'espère, » ajouta McGonagall, son scepticisme inscrit sur le visage, « que cela sera bénéfique pour votre éducation »
Bellatrix se tenait à quelques centimètres du directeur et fronçait les sourcils. Elle avait reçu l'impression qu'elle enseignerait cette leçon, mais au final Dumbledore se l'était appropriée. Il demandait simplement à Bellatrix de jeter ce sort ou tel maléfice alors qu'ils faisaient un petit duel, s'interrompant à chaque fois pour qu'il donne des explications avant que les autres professeurs ne guident les étudiants à travers les exercices. Le professeur Dumbledore termina ensuite le club de duel avec une longue liste d'instruction sur les techniques de duel que les étudiants pourraient pratiquer entre eux sans risque de blessure et il annonça qu'il était prêt à répondre encore à quelques questions.
Puis Bellatrix fut surprise quand plusieurs étudiants s'approchèrent d'elle pour se présenter.
« Blaise Zabini, » dit un jeune Serpentard en tendant la main de manière formelle.
Bellatrix la serra tout en réfléchissant à toute allure, retraçant dans sa tête les relations et la lignée des Zabini. Mais avant qu'elle ne puisse trouver quelque chose d'intelligent à dire, Zabini avait été remplacé par un autre étudiant, puis un autre, puis un autre.
Les Serpentards étaient les plus nombreux mais aussi les plus rapides à se présenter. Ils voulaient établir le contact et faire connaissance mais Bellatrix étant largement inconnue, aucun de voulait être trop proche d'elle tant qu'ils ne connaitraient pas plus ses besoins et objectifs.
Les Serdaigles et les Poufsouffles avaient généralement des questions sur la leçon ou la magie. Bellatrix les dirigea vers le directeur. S'il veut tellement enseigner, songea Bellatrix, alors il n'a qu'à répondre à toutes leurs questions. Une Poufsouffle rousse voulait cependant faire spécialement la connaissance de Bellatrix.
« Mon nom est Susan Bones, » annonça la rousse. « Ma tante, Amélia Bones est une auror. »
« Comme c'est admirable, » dit Bellatrix, feignant la sincérité tout en réfléchissant à la Maison Bones. « Un excellent choix de carrière. »
« Etes-vous l'épouse d'Harry Ashworth ? » demanda d'emblée Susan.
Bellatrix sourit. Et je pensais que les Gryffondors étaient les seuls à foncer tête baissée. « Oui, ou je suis sa veuve, » répondit évasivement Bellatrix. « Ca dépend de si il est vivant ou non. »
Susan fut déroutée, puis demanda, « Alors il est en vie ou non ? »
« Je ne le dirai pas, » dit Bellatrix. « Je trouve que c'est bien plus amusant ainsi. »
« Est-ce vrai qu'Ashworth était le conseiller de votre père ? »
« Espion, conseilleur, confident et beau-fils, » dit Bellatrix avec largesse, après avoir réalisé qu'Amélia Bones avait une certaine importance au Ministère.
Satisfaite, Susan Bones remercia Bellatrix pour la leçon et fit demi tour mais fut brièvement interrompue par Bellatrix. « Envoyez mes respects à l'Auror Bones, » ajouta Bellatrix avant de se tourner vers un autre étudiant, un serdaigle.
« Finalement, après que le dernier étudiant ait quitté la pièce, Bellatrix réalisa qu'aucun Gryffondor n'avait jugé bon de saluer Bellatrix – excepté le trio de Rose, Leo et Ginny.
« On a vu que vous avez été bien occupés, » dit Rose à voix basse.
« Vous pouvez le dire, » dit Bellatrix en hochant la tête.
« Nous pouvons vous aider, » proposa Rose.
« Depuis Poudlard ? » ricana Bellatrix.
« On ne sait jamais, » rétorqua Rose alors que Léo regardait autour d'eux pour s'assurer que personne n'écoutait la conversation.
Au moins, pensa Bellatrix en se permettant un petit sourire, si j'implique la fille de James Potter dans mes machinations, cela va l'agacer royalement. « Quand a lieu votre prochaine week-end à Pré-au-Lard ? » demanda gentiment Bellatrix.
« Le week-end prochain, » répondit Rose. « Vous allez nous y retrouver ? »
« C'est possible, » dit vaguement Bellatrix. « Gardez l'œil ouvert de week-end et peut-être que je viendrais vous voir. »
Quand Leo toussa bruyamment, Bellatrix se tourna et vit que le professeur Dumbledore s'approchait d'elle.
« A plus tard les enfants, » dit Bellatrix juste avant l'arrivée de Bellatrix.
« Certains rafraichissements nous attendent dans mon bureau, » dit Dumbledore à Bellatrix, avec une expression neutre en regardant Rose, Leo et Ginny partir.
« Ca a l'air génial, » mentit-elle.
Tandis que lui et Bellatrix retournaient au bureau de Dumbledore, le directeur se réjouit de la façon dont la leçon s'était passée. Et combien il était important d'enseigner aux étudiants comment lutter contre une attaque de mangemorts. Et que même si c'était malheureux, c'était nécessaire.
Bellatrix re retint de lever les yeux au ciel quand elle et Dumbledore entrèrent dans le bureau du directeur. Bellatrix fronça cependant ouvertement les sourcils car elle s'aperçut que les rafraichissements étaient une excuse pour une embuscade. Alastor Maugrey et Lily Potter les attendaient.
« Comment s'est passée la leçon, Albus ? » demanda Lily en servant une tasse de thé au directeur qui murmura un merci en s'asseyant derrière son bureau.
« Ça s'est très bien passé, » dit Dumbledore. « Je pense que Mme Black a apporté une importante contribution avec sa grande expérience. »
« Je vous en prie, » dit Bellatrix, acceptant en grommelant une tassé de thé de la part de Lily et fit semblant de la boire en s'asseyant. Pas de veritaserum pour moi, merci.
Ils restèrent silencieux pendant plusieurs minutes. Bellatrix sentait qu'ils espéraient probablement qu'elle dise quelque chose pour faire avancer la conversation, mais la petite embuscade d'Albus avait gâché son humeur. Quoi qu'ils veuillent, ce seraient eux qui devraient être embarrassés en l'abordant.
Alastor Maugrey, cependant était immunisé contre l'embarras. « Vous avez encore terrorisé les mangemorts avec le fantôme d'Harry Ashworth. »
« Je n'ai jamais dit que je ne le ferai plus, » dit Bellatrix avec colère en fusillant du regard Bellatrix et en reposant la tasse de thé sur son bureau.
« Nous aimerions savoir comment tu fais, » dit Lily avec un air pensif.
« Je les distrais avec le fantôme d'Ashworth, » dit simplement Bellatrix, « et je les attaque par derrière. »
« Nous nous demandions quel sort vous utilisez pour projeter le fantôme d'Ashworth, » déclara le professeur Dumbledore.
« Un nouveau complot intelligent pour déterminer s'il est vivant, » dit Bellatrix en souriant, presque sur le point de ricaner.
« Oui, nous aimerions savoir si Ashworth est en vie, » grogna Maugrey. « Si c'est le cas, nous préfèrerions lui parler plutôt qu'à vous. Pourquoi ne nous le dites-vous pas ? »
« Le secret permet de continuer à déstabiliser le Seigneur des Ténèbres, » dit gentiment Bellatrix.
« Tu peux nous le dire, » insista Lily. « Personne ici ne travaille pour lui. »
Bellatrix sembla considérer sérieusement sa requête. Après tout, la mère d'Harry a réussi à infliger une amère défaite à Jedusor. Finalement, elle fit une proposition. « Je vais vous montrer le sort qui permet de faire apparaître le fantôme d'Ashworth, » décida Bellatrix.
« Vraiment ? » dit Lily, toujours assoiffée de connaissances.
« Oui, dit Bellatrix avec respect à Lily, « vraiment. » Elle se leva et sortit sa baguette. Puis elle cria, « Illusio spiritum ! »
Dans un coin sombre du bureau, la silhouette fantomatique d'Ashworth apparut instantanément.
« Extraordinaire, » dit Dumbledore, réellement impressionné. « Vous avez créé ce sort vous-même ? »
« Oui, » répondit Bellatrix avec suffisance. « Vous pouvez créer l'image avec l'incantation. Puis, comme vous le voyez, tournez légèrement la baguette pour faire flamboyer les yeux. C'est aussi simple pour le guider. » Puis elle relâcha le sortilège ce qui fit disparaître le fantôme quelques instants après. « J'apprécierai que vous ne fassiez pas ouvertement usage de ce sort. L'intérêt d'avoir créé de sort est pour que le Seigneur des Ténèbres reste sur ses gardes. »
« En effet, » dit Dumbledore pendant que Bellatrix revint sur sa chaise et que Lily se leva.
« Illusio spiritum ! » s'écria Lily. Le fantôme apparut. Elle bougea sa baguette pour rapprocher le fantôme, mais dès que le fantôme s'avança dans la partie éclairée du bureau, il fut très difficile de le voir.
« Quel type d'arithmancie avez-vous utilisé pour obtenir la forme exacte d'Harry Ashworth avec l'incantation ? » demanda Dumbledore.
« La forme d'Harry n'est pas liée à l'incantation, » répondit Bellatrix. « Imaginez ce que vous voulez et le fantôme apparaitra. »
« Merveilleux, » la félicita Dumbledore. « Madame Black, vous avez beaucoup de talent. Quelque chose que vous et Mme Potter avez en commun. »
« Merci, » répondit Bellatrix, regardant pensivement Lily qui fit retourner le fantôme d'Harry dans un coin d'ombre pour mieux le regarder.
Les ombres cachaient le cimetière près des ruines de la demeure ancestrale de la famille Black, le manoir de Ravenbourgh. Deux pops annoncèrent l'arrivée de Narcissa Malfoy et de Severus Rogue. Narcissa rangea sa baguette mais Rogue la garda, ses yeux regardant entre les pierres tombales de la famille Black.
« Par là, » murmura Narcissa à voix basse, en faisant un geste vers la tombe de ses parents.
Rogue jeta un coup d'œil à Narcissa. Même si elle avait montré le chemin, elle ne bougeait pas. Il résista à l'envie de renifler. « Tu ne crois donc pas ta sœur si dangereuse et capable de nous vaincre tous les deux. »
« Tu ne connais pas ma sœur, » dit Narcissa à voix basse.
Secouant la tête, Rogue attrapa son bras et avança avec elle pour la rassurer. « Vous faites partis de la même famille. »
« Elle considère peut-être que je ne fais pas parti de la famille si elle pense que j'ai soutenu les mangemorts, » dit Narcissa.
« J'ai toujours cru qu'elle et les Black croyait en la Magie Noirs, » contra Rogue.
« Elle croit au pouvoir, » dit Narcissa. « Et a la vengeance de la mort de son père et son oncle et peut-être aussi à celle d'Harry Ashworth. »
Rogue hocha la tête, sa tête continuant à regarder de tous les côtés. Au moment où il allait lui demander ce qu'elle savait de Bellatrix et Ashworth, lui et Narcissa arrivèrent près de la tombe du défunt Ministre Black. Perchée sur une grande tombe juxtaposant celle de Cygnus Black se trouvait Bellatrix. Debout à côté de la tombe se trouvait le fantôme d'Harry Ashworth.
« Penses-tu vraiment nous intimider avec ce tour de passepasse? » renifla Rogue. Dumbledore lui avait expliqué comment Bellatrix conjurait la forme d'Harry Ashworth. L'Ordre était maintenant convaincu que Bellatrix agissait toute seule, même s'il n'était pas certain de ses motivations. Même si Rogue n'était pas certain que Bellatrix veuille uniquement venger la mort de son père – après toutes ces années – il n'avait pas d'autres explications.
Les émotions de Rogue quand à la confirmation de la mort d'Harry Ashworth étaient confuses. Il se rappelait vivement de sa confrontation avec le professeur Ashworth la nuit où il avait essayé d'aider Narcissa à fuir Poudlard et à rejoindre Lucius. Il en avait voulu à l'époque à Ashworth, mais maintenant que Rogue y resongeait, il avait trouvé la brusquerie d'Ashworth rafraichissante. L'Ordre aurait pu bénéficier de l'influence d'Ashworth. Malgré ces pensées, Rogue continua à renifler devant l'apparition du défunt Ashworth puisque cette nuit, lui et Narcissa venaient traiter avec Bellatrix, pas avec leur ancien professeur de potions.
Bellatrix fit un petit sourire narquois et leva la main pour faire disparaître le fantôme. A son commandement, Harry Ashworth s'évapora alors dans les airs.
« Que me veux-tu ? » demanda Narcissa en essayant de ne pas faire trembler sa voix, même si elle était sûre que Rogue l'avait remarqué. Narcissa avait peur que Bellatrix ait remarqué la nervosité de sa sœur, mais sa sœur « ainée » semblait plus concentrée sur les alentours. Narcissa prit ça pour un bon signe. Cela signifiait que Bellatrix ne la considérait pas comme une adversaire – pour l'instant du moins.
« Peut-être que je veux juste une réunion familiale, » répondit Bellatrix.
« Je ne crois pas, » dit Narcissa. « La lettre que ton elfe de maison m'a délivrée n'avait pas l'air d'être une invitation pour une réunion de famille. »
Bellatrix descendit de son perchoir, et marcha jusqu'à Narcissa et la regarda dans les yeux. Mais ce n'était pas un regard inquisiteur non plus, elle voulait l'intimider. « Je veux Peter Pettigrow. En vie. »
« Je… je ne l'ai pas, » protesta Narcissa.
« J'ai cru comprendre que ton fils et Lucius étaient à sa recherche. Tu sais certainement où ils sont, » dit Bellatrix.
Intérieurement, Rogue maudit le professeur Dumbledore. Le vieux directeur avait sans doute dit à Bellatrix que Lucius et Draco recherchaient Peter. Involontairement, il leva sa baguette. Je ne laisserai plus personne exploiter Narcissa, pensa-t-il férocement. Avant que Rogue n'ait levé complètement sa baguette cependant, il cilla car à sa grande surprise, Bellatrix avait déjà pointé sa baguette entre ses deux yeux.
« Tu perdrais, Severus, » grogna Bellatrix d'un air menaçant, « et de bien méchante façon. Je ne pense pas que tu comprennes à quel point ce serait moche. »
Pointant toujours sa baguette sur Rogue, Bellatrix regarda sa sœur. « Si j'arrive à avoir Pettigrow, cette guerre se terminera plus rapidement. Je m'assurerai que la fin de la guerre soit clémente pour toi, surtout si tu m'aides. »
« Le Seigneur des Ténèbres tuera Draco, » chuchota Narcissa, terrifiée.
« Comme Peter l'a prouvé, » énonça Bellatrix, « Tom Jedusor ne peut tuer quelqu'un ne pouvant pas être trouvé. »
« Ca a l'air simple, dit comme ça, » trembla Narcissa.
« C'est simple, » déclara Bellatrix. « Tu me dis où ils sont. Je présume que si ton mari n'est pas un idiot complet, alors il sait à peu près où est Pettigrow. Moi, une personne plus talentueuse que Lucius, je serai capable de trouver et capturer Pettigrow. Je capturerai même Draco. Aux yeux du monde, Draco et Peter seront présumés morts. Et ton précieux fils pourra être épargné par la guerre. »
« Et Lucius ? » demanda Narcissa sans grand enthousiasme.
Bellatrix regarda successivement Severus et Narcissa. « Je n'ai pas l'impression que vous deux ayez envie qu'il rentre à la maison ou qu'il reste en vie. »
« Comment oses-tu ? » siffla Rogue.
« Tu ne peux pas simplement tuer mon mari, » dit faiblement Narcissa.
« Ton mari a aidé à tuer notre père, » dit froidement Bellatrix. « Il a aidé à tuer son propre père. Il est un traitre à son sang. Pour être honnête, Lucius Malfoy ne fait pas parti du futur que je veux pour notre monde. »
Rogue était outré mais Narcissa mit une main sur son avant-bras, l'empêchant de parler ou d'avancer. Peu après, elle parla. « Tu peux faire comme tu veux, mais si je te dis où ils sont, tu devrais t'assurer que mon fils rentre sain et sauf en Angleterre. »
« Très bien, » accepta Bellatrix. « En échange pour ton information sur la localisation de Lucius et Draco, je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que ton fils revienne en Angleterre. »
« Et qu'il soit caché du Seigneur des Ténèbres, » ajouta Narcissa.
« Et caché de son Seigneur des Ténèbres au sang mêlé, Tom Jedusor, » répondit Bellatrix.
« Je veux ta parole, » demanda Narcissa.
Bellatrix haussa les épaules, mal à l'aise. « Le bien être de ton fils est au mieux une inquiétude secondaire pour moi. Je ne peux me permettre d'être liée par un serment qui pourrait interférer avec ma quête contre Jedusor. »
« C'est ton neveu, par la barbe de Merlin, » plaida Narcissa. Elle pensant qu'elle avait l'avantage dans ce marché, mais elle réalisa que c'était maintenant Bellatrix qui l'avait. Si elle refusait d'aider Bellatrix à trouver Pettigrow, cela lui nuirait à elle. Mais Narcissa voyait maintenant un moyen – son seul moyen – d'empêcher son fils de participer à cette guerre et elle le voulait désespérément. Etant sous la surveillance quasi permanente de Voldemort, Narcissa ne pourrait jamais aller secourir son fils ou le cacher dans un lieu sûr. Bellatrix pourrait rendre un service à Narcissa et son fils que personne d'autre dans la Grande Bretagne Magique – y compris l'Ordre – ne voudrait bien faire.
« Je n'ai jamais rencontré ce neveu dont je serai si folle selon toi, » répondit froidement Bellatrix.
« Ce neveu pourrait très bien finir par hériter de tes biens, Bellatrix, » souligna Narcissa. « Même si le professeur Ashworth était encore en vie, je ne te vois pas avoir des enfants. »
Bellatrix fronça son nez, cherchant une réplique, en vain. Où est cette vicieuse langue quand j'en ai besoin, pensa Bellatrix amèrement. « Je… je… et bien… Sirius héritera de tout ! Ou son fils. » Bellatrix s'arrêta ensuite pour penser aux baisers de son mari. « Et on ne sait jamais. J'aurais peut-être un enfant ou deux après cette guerre. »
Ayant placé temporairement Bellatrix sur la défensive, Narcissa saisit sa chance pour plaider le cas de Draco. « S'il te plait Bellatrix, » supplia Narcissa. « Je suis prêt à tout te dire. Promets moi juste que tu prendras soin de Draco. »
« Je suppose que je pourrais faire le serment de ne pas tuer Draco et de l'aider quand je le pourrai, » dit Bellatrix.
Sachant que c'était le maximum que Bellatrix pourrait promettre, Narcissa se satisfit du serment de sa sœur. Narcissa sortit sa baguette, puis les sœurs échangèrent leur serment magique devant l'œil boudeur de Rogue. Puis Narcissa révélé à Bellatrix tout ce qu'elle savait de la mission de Lucius et Draco. « Ils sont en Albanie, » commença-t-elle.
Bellatrix regarda Narcissa et Rogue transplaner. Une fois qu'ils furent partis, elle attendit que son mari apparaisse. Bellatrix sentit la chaleur du souffle d'Harry sur son coup. Plaçant sa bouche à côté de son oreille, Harry chuchota avec amusement. « Et bien, je vais être l'oncle d'un furet. »
Bellatrix tourna la tête et regarda dans ses yeux. « Quoi ? »
« Laisse tomber, » rit Harry. « Allons-y. »
Harry et Bellatrix transplanèrent dans leur appartement à Manchester. Bellatrix alla dans sa chambre pour se trouver une tenue plus confortable avant de retourner dans la cuisine pour trouver Harry qui se tenait devant le frigo ouvert.
« On peut manger un plat congelé, » suggéra Bellatrix.
Harry sourit en fermant le frigo et en ouvrant le congélateur. Il choisir quelques plats surgelés. « Tu es devenue vraiment fan de la nourriture surgelée des moldus, n'est-ce pas ? »
« Et bien, si Kréature voulait bien faire un peu de cuisine, » répondit Bellatrix sur la défensive, « peut-être que j'oublierai les plats surgelés. »
Harry sourit et utilisa sa baguette pour réchauffer son plat. « Ou tu pourrais peut-être apprendre à cuisiner. Je préfèrerai ne pas manger ce que Kréature prépare. »
Bellatrix réchauffa son plat et s'assit en face d'Harry pour manger sur la table en acajou, leurs plats en plastique jurant atrocement avec la table et les chandeliers que Bellatrix avait achetés pour décorer.
Un peu fatigués, ils se concentrèrent sur leur nourriture. Cependant, Bellatrix finit par briser le silence. « Je suppose que nous allons en Albanie. »
« Non, » dit lentement Harry en mâchant sa nourriture. « Je pense que je vais aller en Albanie. Il serait mieux que tu restes ici et que tu continues les raids avec le fantôme d'Ashworth ainsi que tes recherches sur les horcruxes. »
« Tu est celui qui gère les apparitions du fantôme, » dit Bellatrix. « Tu devrais continuer. »
« As-tu déjà été en Albanie ? » demanda Harry.
« Non. Et toi ? »
« Non. »
« Je suppose que tu ferais mieux de trouver un autre argument, » plaisanta Bellatrix.
« Peter sera sûrement sous sa forme d'animagus, » dit Harry.
« Et tu es aussi un animagus rat ? »
« Non, » admit Harry, « mais je suis fourchelang. Je peux interroger les serpents en Albanie et découvrir s'ils ont croisé la route d'un rat étrange. »
« Rat qu'ils ont probablement mangé ? » demanda Bellatrix en haussant un sourcil.
« Non, » sourit Harry, « rat qui a étrangement été capable d'éviter d'être mangé. »
« Qu'importe, » dit Bellatrix, acceptant qu'Harry parte en Albanie pendant qu'elle tiendrait le fort. « Je suppose que tu je devrai préparer un endroit où nous pourrons garder Peter et Draco prisonniers. Il y a aussi plein de recherches à faire sur les horcruxes. »
« Depuis quand avons-nous décidé de retenir Draco prisonnier ? » demanda Harry en posant sa fourchette et en utilisant sa baguette pour faire disparaître la fourchette et le plateau vide.
Bellatrix jeta un regard agacé à Harry. « As-tu simplement cru que je remettrai simplement Draco à ma sœur ? Je vais garder le misérable garçon et ferai pression sur sa mère. »
Harry se rappela le souvenir de Bellatrix faisant le serment magique. « Je suppose que tu t'ais laissé un peu de marge de manœuvre dans ce serment.
Bellatrix eut un sourire suffisant. « En effet. »
« Je ne suis pas sûr cependant de la valeur actuelle de Narcissa, » dit Harry.
Bellatrix termina son diner et conjura un verre vide et une bouteille de vin. « Sa valeur, pour l'instant est inestimable, » déclara Bellatrix. Elle se servit un verre de vin et proposa la bouteille d'Harry qui déclina en secouant la tête. « Cependant, » ajouta-t-elle en savourant le vin, « ce sera mon projet à moi à partir de maintenant. »
« Génial, » dit Harry, oubliant déjà la supposée valeur de Narcissa et commençant à réfléchir sur la façon dont il se rendrait en Albanie. Les moyens de transports magiques pourraient attirer une attention indésirable, pensa Harry, mais je n'ai vraiment pas hâte d'être dans un train moldu.
« Quand partiras-tu ? » demanda Bellatrix en finissant son verre.
« Demain je pense, » répondit Harry.
Posant son verre vide sur la table pour que Kréature le nettoie plus tard – à condition qu'il prenne la peine de revenir avant le prochain repas, pensa Bellatrix – elle prit Harry dans ses bras et se pressa contre sa jour en l'embrassant profondément. « Temps d'aller au lit ? » sourit-elle.
Pétunia Dursley était en train de faire la vaisselle quand le camion de déménagement arriva au 2, Privet Drive. Elle s'arrêta un instant, tenant une assiette à moitié lavée dans ses mains quand les déménageurs ouvrirent les portes arrières du camion et commencèrent à décharger une série de meubles pour les porter dans la maison d'à côté.
Instinctivement, elle tourna la tête pour appeler Vernon car il semblait qu'il y avait enfin quelqu'un qui emménageait à côté de chez eux, puis se souvint que Vernon était au travail. Elle termina la vaisselle tout en regardant les déménageurs sortir canapé, tables et lits. Ils étaient encore en train de travailler quand Pétunia sortit de chez elle pour aller acheter un cadeau de bienvenue.
Quand elle revint du magasin, cadeau en main, emballé et prêt à être donné au nouveau voisin, le camion était en train de partir. Elle fit un sourire suffisant en songeant qu'elle serait la première du quartier à accueillir les nouveaux résidents. Ce serait elle qui saurait la première si ces gens étaient acceptables pour un quartier comme le leur. Ou pas.
Pétunia sautilla presque en montant les marches devant la maison en portant son cheval de Troie à elle. Elle prit une pose, puis frappa délicatement à la porte. Quelques secondes plus tard, une femme d'âge moyen avec des cheveux bruns clairs ouvrit la porte et salua Pétunia.
« Mon nom est Pétunia Dursley et j'habite juste à côté, » expliqua Pétunia. « Je voulais juste vous apporter un petit quelque chose pour vous souhaiter la bienvenue. »
Le sourire de la femme était clairement prédateur mais elle parla gracieusement et accepta le cheval de Troie de sa voisine au visage chevalin sans même regarder ce qu'il y avait dans le sac. « Que c'est gentil de votre part ! » s'exclama-t-elle. « Entrez. Mon nom est Trixie White. »
