Disclaimer: Harry Potter appartient à JK Rowling et cette traduction que je fais de l'histoire de Lord Silvere n'est pas utilisée à des fins commerciales
Reviews: Et voilà le quatrième chapitre de la journée! Prochaine publication: lundi! Bon week-end et bonne lecture!
Chapitre 32 : Quand Bellatrix laisse sortir son côté Serpentard
« Je haïs cette classe, » dit Leo à Rose dans un chuchotement tout en regardant avec un semblant de professionnalisme la boule de cristal devant lui.
« Ce sera notre ASPIC le plus facile, » lui dit Rose d'un ton rassurant tout en faisant tourner sa baguette sous leur table, utilisant sa baguette pour jeter un sort sur la boule de cristal pour l'assombrir et pouvoir faire une prédiction et satisfaire le professeur Trelawney.
« Je n'ai pas de problème avec le sujet ou pour cet ASPIC facile, » répondit Leo à voix basse tout en jetant un coup d'œil à Ron et Sidra assis de l'autre côté de la pièce. « Mais n'aurions nous pas pu être dans une classe avec d'autres étudiants de notre âge ? »
Rose haussa les épaules. « Je pensais que tu aimerais l'idée de sauter une année de divination et d'obtenir quand même un ASPIC. »
« Nous aurions dû sauter cette année, » grogna Leo. « Ron et Sidra auraient terminé leurs études. Et ainsi tu aurais pu avoir une petite « vision » sur la façon d'obtenir immédiatement notre ASPIC final de divination. »
« Fais moi confiance, c'est mieux ainsi, » dit Rose en faisant un sourire narquois vers Ron et Sidra qui fusillaient du regard Rose et Leo. « Si nous avions attendu un an, faire gober la vision à Trelawney aurait été un peu plus difficile. Même elle aurait pu deviner nos véritables desseins. »
« Ginny a refusé de nous suivre dans cette histoire. Peut-être aurions-nous dû l'écouter, » grommela Leo en caressant le cristal et en faisant semblant de l'examiner. »
« Ouais, mais Ginny est parfois une poule mouillée, n'est-ce pas, » rétorqua Rose en s'asseyant et en prenant la boule de cristal. « Je pense que tu en as fini maintenant avec la boule de cristal. Laisse moi avoir une vision et peut-être que je pourrais convaincre Trelawney qu'il est impératif pour nous de sortir d'ici – immédiatement. »
Le nuage de fumée dans la boule de cristal tourbillonnait maintenant à un tel point que leurs voisins de table l'avaient remarqué et les gardaient dans le coin de l'œil. Rose se redressa et tendit les bras au dessus de la boule de cristal, après avoir rangé sa baguette. Juste avant qu'elle n'annonce à voix forte qu'elle avait une vision, Lavande Brown commença à couiner.
« J'ai quelque chose, j'ai quelque chose ! » s'exclama Lavande, en tapant dans ses mains et en approchant son visage du cristal sur sa table.
Rose abaissa ses bras, en prenant une expression dégoutée. « J'arrive pas à le croire, » marmonna-t-elle.
Toute la classe s'était rassemblée autour de la table de Lavande pour voir ce qu'elle voyait – ou du moins pour l'entendre. A contrecoeur, Rose et Leo rejoignirent les autres. D'après ce que Leo voyait, la fumée dans la boule de Lavande semblait véridique. Trelawney semblait être du même avis et elle s'était assise à côté de Lavande et touchait avec excitation le cristal que Lavande dévisageait.
« C'est une vraie manifestation ! » déclara Trelawney, faisant de son mieux pour avoir l'air expérimentée, même s'il était assez clair qu'elle était juste aussi excitée et curieuse que ses étudiants.
« N'importe quoi, » dit Rose d'une voix un peu trop forte.
Tout le monde dans la classe se figea et regarda Rose.
« Ferme-là, » glapit Sidra. « Pour une fois, arrête de vouloir être le centre de l'attention. »
Rose fusilla Sidra du regard, mais au lieu de rétorquer, elle se faufila dans la foule et attrapa la boule de cristal, l'arrachant des mains de Lavande et du Professeur Trelawney. « Voyons-voir ce qu'il se passe dans cette véritable vision, » dit Rose d'un ton sarcastique. Elle approcha la boule de son visage et la regarda. Leo fit un sourire nerveux et regarda Rose en anticipant son prochain commentaire narquois. Cependant, il ne vint pas.
Après quelques instants, Rose brisa sa concentration sur la boule de cristal. « Fascinant, » murmura-t-elle.
« Quoi ? Qu'avez-vous vu ? » demanda Trelawney d'un ton excité, car sa conviction que Rose était une véritable voyante était très forte. Lavande avait l'air amère.
« Hum, dans le brouillard du destin, je nous vois aller immédiatement manger quelque chose, » dit-elle simplement. Soudainement, elle jeta la boule de cristal par terre où elle se brisa ce qui dissipa immédiatement le brouillard.
« Allons-y », dit-elle à voix basse à Leo. « Nous avons des choses à faire. »
Leo prit son sac ainsi que celui de Rose et la suivit hors de la salle de classe tandis que Sidra consolait Lavande en disant à la pseudo voyante que Rose n'était rien d'autre qu'une gamine pourrie gâtée qui aurait un jour ce qu'elle méritait.
« Qu'as-tu vu ? » demanda Leo tandis que lui et Rose descendait l'échelle de la classe de divination.
« Pettigrow, » dit Rose.
« Quoi, Pettigrow ? » demanda Leo tout en suivant Rose dans le château.
« Voldemort ne l'a pas envoyé à Poudlard pour ouvrir la chambre des secrets, » dit Rose à Leo. « Il a envoyé Pettigrow ici afin qu'il trouve et ramène un des objets que recherche Bellatrix. »
« As-tu vu l'objet en question, » demanda Leo.
« En quelque sorte, » dit Rose. « C'était dans une pièce assez unique du château. Cela ne nous prendra pas plus de quelques heures pour le trouver.
Coiffant ses cheveux en arrière, le vendeur se racla la gorge tout en jetant un regard appréciateur vers les courbes de Bellatrix alors qu'elle examinait la nouvelle et très chère BMW Série 7 dont il s'occupait. « Voulez-vous faire un tour avec, M'dame ? »
« Ce serait merveilleux, merci, » déclara Bellatrix en quittant des yeux ce bijou noir qui deviendrait certainement sa voiture avant la fin de la journée. Elle ouvrit la porte passager, s'enfonça dans le fauteuil et ferma la porte.
Le vendeur la regarda avec consternation, s'installer finalement sur le siège conducteur. « Euh, m'dame, il est habituel que ce soit le futur acheteur qui essaie la voiture. »
« Je suis pourtant ici, » dit Bellatrix en la regardant avec ses grands yeux violets.
« Euh, je veux dire que vous êtes supposée conduire vous-même la voiture, vous savez, pour voir si vous l'aimez ou non, » dit le vendeur, même si doigts étaient déjà sur les clés, prêt à conduire la voiture au lieu de les tendre à sa cliente.
« Non, non, » dit Bellatrix. « Vous êtes supposé me montrer comment ça marche. Je vais regarder. Ainsi, je saurais comment rentrer chez moi en conduisant. »
« Okay… » dit le vendeur en tournant la clé. « Vous savez comment conduire une voiture, madame, n'est ce pas ? »
« Oh, bien sûr, » dit Bellatrix en faisant un geste de la main tout en regardant intensément le vendeur démarrer la voiture.
Le vendeur lui fit faire ensuite un tour du voisinage. « Comme vous pouvez le voir, madame, cette voiture se manie très facilement et braque aisément, » dit le vendeur. « Même à l'arrêt ou en plein bouchon, elle est très silencieuse. »
« Et que fait ce bouton ? » dit Bellatrix en pointant le tableau de bord.
« C'est le dégivreur, » l'informa le vendeur.
Bellatrix appuya sur le bouton et leva la tête. « il ne se passe rien. »
« Il faut qu'il y ait du gel sur la fenêtre pour que ça fonctionne, » expliqua le vendeur.
« Est-ce une option ? Je ne pense pas en avoir besoin, » dit Bellatrix.
« Vous en aurez besoin pendant l'hiver, » protesta le vendeur en commençant à suspecter que la jeune fille ne connaissait rien aux voitures.
« En fait, je prévois de demander à une de mes connaissances de faire quelques modifications afin de ne pas en avoir besoin. Pourquoi aurais-je besoin de quelque chose pour dégeler la voiture alors que je n'en aurais pourtant jamais ? »
« Un mécanicien va faire quelque chose pour empêcher que vos fenêtres soient givrées ? » demanda le vendeur d'un air confus.
« Oui, je pense, » dit Bellatrix. « S'il ne peut pas le faire, je suis sûr que j'arriverai très bien à le faire toute seule. »
« Dans tous les cas, cette option est comprise dans toutes nos voitures, » dit le vendeur, décidant de ne pas tenir compte de ses étranges idées.
« Oh, dans ce cas, je vais la prendre, » dit Bellatrix. « Je veux dire, ce serait étrange pour les euh… personnes normales si je n'avais pas un dégivreur dans ma voiture, n'est-ce pas ? »
« Oui, très étrange, » dit le vendeur.
Ils roulèrent en silence pendant quelques minutes durant lesquelles Bellatrix regarda le vendeur et sa façon de conduire la voiture. Le vendeur jetait des petits regards en coin à Bellatrix. Elle avait presque l'air normal. Les bottes noires qui lui arrivaient aux genoux n'étaient pas inhabituelles sur les femmes, même si elles avaient l'air bien plus… tannées que les bottes qu'il avait déjà vues. Sa jupe noire était aussi normale mais des broderies émeraudes et argentées étaient tissées sur sa veste noire. Certainement une victime de la mode, conclut-il.
« Arrêtez la voiture, » ordonna Bellatrix.
« Hein ? » demanda le vendeur en ralentissant.
« Je pense que je sais maintenant comment conduire. Arrêtez la voiture et je conduirais à partir de maintenant. »
Le vendeur arrêta complètement la voiture au milieu d'une rue et lui et Bellatrix échangèrent leurs places. Bellatrix se mit derrière le volant, passa une vitesse puis accéléra soudainement.
« Vous devez ralentir, » avertit le vendeur. « Il y a une limite de vitesse – surtout dans ces quartiers résidentiels où les enfants jouent. »
« Je suppose que vous avez raison, » dit Bellatrix en freinant, puis en tournant dans une grande rue. « Je ne pense pas que nous rencontrerons beaucoup de personnes, ici. »
« Vous roulez toujours trop vite, » couina le vendeur alors que Bellatrix appuyait sur la pédale d'accélération.
« Nous n'allons pas si vite que ça, » protesta Bellatrix alors que l'aiguille indiquait 100 km/h.
« Pour cette rue, si, » déclara le vendeur et Bellatrix freina à nouveau alors qu'ils s'approchaient d'un virage. Cependant, son soulagement fut de courte durée car dès que le virage fut passé, elle accéléra de nouveau.
« Finalement, la conduite n'est pas aussi terrible que je ne le pensais, » dit Bellatrix au vendeur.
Soudainement, la sirène d'une voiture de police retentit derrière eux et des lumières rouges et bleues attirèrent son attention dans le rétroviseur.
« Que veulent-ils ? » demanda Bellatrix.
« Vous avez été flashée pour avoir dépassé la vitesse autorisée, » soupira le vendeur avec résignation. « Garez la voiture sur le côté de la route pour qu'il puisse vous parler. »
Bellatrix arrêta la voiture. « Vous les moldus et vos stupides limites de vitesse, » dit-elle d'un ton amer en ouvrant la portière et en sortant sa baguette. « Vous attendez ici, » dit-elle au vendeur en claquant la portière de la BMW. « Cela ne prendra que quelques secondes, puis nous repartirons. »
Les sourcils froncés, Harry regarda avec suspicion les alentours alors qu'il sortait d'un parc près de Privet Drive. Il avait eu du mal à le croire quand Kréature lui avait dit que Bellatrix voulait le voir au 2, Privet Drive, mais comment l'elfe aurait pu connaître Privet Drive, sinon ? Harry marcha dans la rue de son enfance, regardant les enfants qui sortaient de chez eux pour aller à l'école.
Harry s'arrêta devant le 2, Privet Drive et après avoir jeté un coup d'œil à la BMW devant la maison, il monta la marche. Il n'eut pas le temps de frapper à la porte car la porte s'ouvrit sur Bellatrix. « Bienvenue dans notre humble prison, » proclama Bellatrix, avec un sourire suffisant. « As-tu eu du mal à la trouver ? »
« Bien sûr que non, » marmonna Harry, voulant lui demander à quoi elle pensait, mais surtout heureux de la revoir après avoir passé quelques semaines en Albanie. Elle se serra dans ses bras et il l'embrassa.
Ils se séparèrent, fermèrent la porte et regardèrent le couloir de la maison qui ressemblait de façon remarquable à celle dans laquelle il avait grandie. Même s'il y avait quelques meubles, la maison semblait assez spartiate et à peine habitable.
Voyant qu'Harry examinait les meubles, Bellatrix le rassura. « Nous allons continuer à vivre dans notre appartement, » dit-elle à Harry. « C'est un juste un lieu spécifiquement conçu pour garder Pettigrow et d'éventuels autres prisonniers, tout en les empêchant de savoir où nous vivons. »
« C'est probablement une bonne idée, » admit Harry.
« Bien sûr que oui, » déclara Bellatrix. « Tu as Pettigrow ? » Quand elle vit le hochement de tête d'Harry, elle continua. « Laisse moi te montrer où il va vivre pour le reste de sa vie. »
Ils descendirent dans la cave et Bellatrix montra à Harry une pièce recouverte des murs au plafond de carreaux de céramique, il y en avait même sur la porte. « Cette pièce emprisonnera quelqu'un aussi longtemps que nécessaire, » dit Bellatrix à Harry en sortant sa baguette et jetant plusieurs sorts sur les murs. « Comme tu peux le voir, jamais la magie ne pourra détruire cette cellule. »
« Et qu'en est-il pour la force physique ? » demanda Harry.
« Regarde, » dit Bellatrix en faisant sortir Harry de la pièce. Elle sortit de sa poche un bâton de dynamite. Elle l'alluma du bout de sa baguette, le jeta dans la pièce, puis ferma la porte. Après la petite explosion, elle ouvrit la porte de la pièce et lui montra que ni les murs, ni le sol, le plafond ou la porte n'avaient été endommagés par l'explosion.
« C'est assez remarquable, » déclara Harry en sortant sa valise de sa poche. Il sortit aussi sa baguette et agrandit la valise avant de l'ouvrir et d'en sortir une bouteille en verre dans laquelle se trouvait un rat paniqué, qui dévisageait Harry et Bellatrix.
« Il ne m'as jamais vraiment impressionné, » dit Bellatrix à Harry en prenant la bouteille dans ses mains. « Et pourtant, le voici, un animagus. »
« Il a eut de l'aide, » rappela Harry à Bellatrix, ne savant plus s'il avait tout raconté à Bellatrix sur les maraudeurs.
« Je suppose, » murmura Bellatrix en entrant dans la cellule.
« Ne devrions-nous pas faire un peu de ménage, d'abord ? » demanda Harry en montra les murs que la dynamite avait noircis.
« C'est un donjon, Harry, » dit Bellatrix en entrouvrant la bouteille et en stupéfixant le rat. Puis, elle ouvrit complètement la bouteille et jeta de façon peu cérémonieuse le rat sur le sol. « Ca ne serait pas de bon goût si sa cellule était immaculée.
Harry regarda autour de lui et grimaça, se sentant presque désolé pour Pettigrow.
Bellatrix pointa sa baguette sur le rat et jeta le sort qui forçait Pettigrow à reprendre sa forme humaine. Puis elle le réveilla. Désorienté, Pettigrow s'assit.
« Bienvenue dans notre donjon, » annonça Bellatrix.
« B-B-Bellatrix Black, » bégaya Pettigrow en regardant ses geôliers. « Et Professeur Ashworth. »
« Le seul et l'unique, » dit Harry.
« Mais vous êtes mort, » répondit Pettigrow. « Mort. »
Harry et Bellatrix haussèrent des épaules, ne voyant pas l'intérêt de lui répondre.
« Que me voulez-vous ? Je ne vous ai rien fait. S'il vous plait, laissez-moi partir, » supplia Pettigrow. « Vous ne me reverrez jamais. Je le jure. »
« J'aimerai que ce soit si facile, » dit Harry en regardant Pettigrow avec pitié. « Même si nous n'avions pas besoin de vous, je ne pense pas que j'aurai bonne conscience en vous libérant. »
« Alors que voulez-vous ? » demanda Pettigrow.
« Tu le sauras bien assez vite, » dit Bellatrix en interrompant la conversation avant que Pettigrow n'arrive à manipuler les émotions d'Harry. Elle fit un signe à son mari. « Allons-y. »
Ils sortirent de la cellule et Bellatrix sécurisa la porte avec des verrous et de complexes sortilèges. « Draco est-il aussi dans ta valise ? » demanda-t-elle.
« Oui, » déclara Harry, avec un sourire satisfait. Il sortit une autre bouteille contenant un furet terrifié.
« Draco est-il aussi un animagus ? » demanda Bellatrix d'un air confus.
« Non, » ricana Harry.
Bellatrix plissa des yeux en regardant Harry. « Les métamorphoses humaines sont extrêmement dangereuses. »
Harry haussa des épaules, un peu sur la défensive. « J'ai été prudent. De plus, ce ne serait pas une grande perte. »
« Mais c'est mon neveu, » dit Bellatrix.
« C'est un Malfoy, » rétorqua Harry.
« Il est essentiel pour que je fasse pression sur ma sœur. Mais je suppose que tu as raison en disant qu'il est un Malfoy, » dit Bellatrix. « Mais j'arriverai à en faire un Black. »
« C'est sûr que ce sera mieux, » dit Harry avec une petite pointe de sarcasme.
« En effet, Mr Black », dit Bellatrix à Harry. « Je vais te montrer où nous allons garder Draco. Tu peux le métamorphoser avant de rentrer à la maison. »
« Aller à la maison ? » demanda Harry, un peu confus.
« Il est évident que tu es épuisé, » dit Bellatrix en le faisant monter dans les escaliers. « Malheureusement, tu ne pourras dormir que le reste de la journée. Tu auras des choses à faire ce soir. »
« Pourquoi ne peux-tu pas t'en occuper ? » demanda Harry.
« Draco et Pettigrow me tiendront bien compagnie pendant un petit moment, » répondit Bellatrix.
Draco glapit quand il sentit un enervate le toucher. Il tendit ses muscles dès qu'il réalisa qu'il n'était plus un animal ou dans une cage de verre. Il leva les yeux et vit une beauté aux cheveux noirs se tenir au-dessus du lit dans lequel il était allongé et le regarder de ses intenses yeux violets.
« Qui êtes-vous ? » demanda-t-il.
« À qui est-ce que je ressemble ? » demanda la jeune femme avec un sourire en coin.
« Comment est-ce que je le saurais ? » répliqua Draco.
« C'est une bonne question, » admit-elle, avec un sourire prédateur. « Je suis ta tante. »
« Tante Andromeda ? » demanda Draco en plissant les yeux.
« Je suis sûre que tu peux faire mieux que ça, idiot, » l'encouragea Bellatrix. « Andy ne me ressemble pas du tout. »
« Tante Bellatrix ? » demanda lentement Draco, clairement dubitatif tout en essayant de se souvenir s'il avait déjà vu une photo ou entendu une description de son autre tante.
« Correct, » dit Bellatrix.
« Mais vous êtes morte ! » s'exclama Draco en essayant de reculer et en se heurtant à un mur. Il regarda autour de lui et vit que le lit était le seul meuble de la pièce.
« Morte ? » demanda Bellatrix. « Ou disparue ? »
« De quoi parlez-vous ? »
« Ta mère t'a-t-elle dit que j'étais morte ou disparue ? » clarifia Bellatrix.
« Elle a dit que vous étiez morte, » dit Draco en examinant ses traits et en déterminant qu'elle ressemblait à la description physique de sa tante Bellatrix, malgré sa jeune apparence.
« Tu es sûr qu'elle a dit que j'étais morte ? »
« Oui, ma mère a toujours dit que vous étiez morte, » répéta Draco.
« Maintenant, a-t-elle dit si j'étais morte ou tuée ? » demanda Bellatrix, maintenant extrêmement curieuse.
« Quelle importance ? » demanda Draco.
Bellatrix se figea, haussa un sourcil tout en réfléchissant à sa réponse. « Pour toi, ça importe peu. Mais pour moi, je suis curieuse. Maintenant dis moi, a-t-elle dit que j'étais morte ou disparue ? »
« Je crois qu'elle a dit que vous aviez été tuée, mais je ne me souviens pas, » dit Draco.
« Essaie s'il te plait d'être plus précis. »
« Elle disait que vous étiez morte, puis que vous aviez été tuée, etc. Je crois qu'elle est partie du principe que vous aviez été tuée, » dit Draco en essayant de développer sa réponse.
« Fascinant, » déclara Bellatrix. « Bien, maintenant que nous avons ça derrière nous, laisse moi t'expliquer certaines choses. Ta très chère mère a fait en sorte que je m'occupe de toi pendant un petit moment. »
« Que voulez-vous dire ? »
« Cela signifie qu'elle se rendait malade à l'idée que tu sois impliqué dans cette guerre. Pour toi, la guerre est maintenant finie. Jusqu'à ce qu'elle soit officiellement terminée, tu habiteras dans cette maison et tu ne pourras pas sortir de ce quartier. »
« Vous ne pouvez pas me garder ici, » déclara Draco.
« Oh que si, » le rassura Bellatrix. « Si tu es joueur, tu découvriras rapidement que dès que tu t'éloigneras un peu trop de cette maison, tu commenceras à te sentir malade. Plus tu t'éloigneras, plus tu auras mal. Après un certain point, tu n'arriveras même plus à garder conscience car la douleur sera trop forte. »
« Et si j'utilise la poudre de cheminette ou essaie de transplaner ? » demanda Draco.
« Mort instantanée, » répondit Bellatrix, « si j'étais toi, j'essayerai de faire en sorte que personne n'ait envie de t'emmener loin d'ici. Même si ces personnes sont bien intentionnées, tu mourras si tu quittes les limites de mes enchantements. »
« Et si je vais accidentellement trop loin ? » demanda Draco, essayant maintenant de comprendre les règles de son emprisonnement.
« Si tu marches, tu perdras conscience avant d'arriver au point où tu risquerais la mort. Cependant, garde à l'esprit qu'un moldu bien pensant pourrait avoir envie de t'emmener à l'hôpital, » dit Bellatrix en souriant. « Dans ce cas, tu mourrais sur le chemin de l'hôpital. »
« Mon père aura votre peau, » déclara Draco.
« Ton père est mort, » dit brusquement Bellatrix. « Le sorcier que toi et ton père chassiez en Albanie vous a tendu une embuscade. Heureusement, l'homme que j'ai embauché pour te trouver était là et t'a sauvé la vie. »
« Alors mon Maitre vous trouvera, » déclara Draco avec entêtement.
Bellatrix attrapa le bras de Draco et le tourna afin de mieux voir son poignet. « Il semblerait que tu n'es pas encore été marqué comme un partisan du Seigneur des Ténèbres. Tu n'as pas réussi à rejoindre les rangs des mangemorts, c'est ça ? »
« Ca aurait été le cas à mon retour d'Albanie, » renifla Draco. « Vous avez tout gâché » ! »
« Quel dommage, » dit Bellatrix avec un petit sourire.
« Donc, concrètement, je suis à Azkaban. C'est cela ? » demanda Draco, en colère, mais aussi un peu effrayé.
« Ce n'est pas vraiment Azkaban, » lui dit Bellatrix. « Ta mère peut te rendre visite et tu ne resteras pas confiné dans cette pièce. »
« Et que suis-je supposé faire en dehors de cette chambre ? Batifoler avec des moldus ? »
Bellatrix gloussa ce qui rendit Draco très nerveux. « Les moldus batifoleront, je te l'assure, » dit-elle. « Mais toi, tu feras autre chose. Sors du lit, » ordonna-t-elle en faisant un geste de la tête. « Nous devons aller quelque part. »
Draco regardant sa tante disparue se tourner et se diriger hors de la chambre. « Et garde aussi à l'esprit, » dit-elle, « que si quelque chose devait m'arriver, il n'y aura plus personne pour désactiver la magie qui te garde prisonnier ici. »
Toujours un peu choqué mais curieux d'en apprendre davantage, Draco sortit de son lit et découvrit qu'il portait des habits moldus. Mal à l'aise, il se demanda si elle l'avait déshabillé puis habillé. Il trouva une paire de chaussures près de son lit et les enfila. Puis il se leva pour suivre Bellatrix et il la retrouva en bas des escaliers près de la porte d'entrée de la maison dans laquelle il était retenu prisonnier.
« Suis-moi, » dit Bellatrix tout en levant sa baguette et en se lançant des charmes de glamour.
Confus, Draco la regarda se transformer en une femme d'âge moyen avec des cheveux plus clairs. Avec déception, Draco réalisa qu'il avait été assez attiré par sa précédente apparence. « Alors, euh, c'est à ça que vous ressemblez vraiment ? » demanda-t-il.
« Non, ça, c'est mon déguisement, » lui dit Bellatrix en ouvrant la porte d'entrée.
Ils longèrent la rue et s'arrêtèrent devant le 4, Privet Drive. Avec appréhension, Draco regarda Bellatrix arborer un faux sourire et frapper à la porte de la maison.
Après quelques minutes, un homme à l'air maussade ouvrit la porte, mais il se mit à sourire quand il vit qui était son visiteur. « Mme White, comment allez-vous ? » demanda-t-il.
« Je vais très bien, merci, » dit Bellatrix à l'homme alors que Draco regardait la scène avec consternation. Bellatrix montra Draco. « Voilà mon neveu. Vous vous souvenez ? Celui qui vient de sortir de centre pour les délinquants mineurs. Davey, voilà Mr Vernon Dursley. »
Draco regarda Bellatrix et Mr Dursley avec un air stupide pendant un moment avant de réaliser que sa tante venait de le rebaptiser Davey.
« Il a toujours été un peu lent, » dit Bellatrix à Mr Dursley et l'homme obèse lui jeta un petit regard de sympathie. «Mon mari et moi avons essayé d'aider ses parents, mais il ne semble guère y avoir d'espoir pour eux. »
« Quel dommage, » dit Mr Dursley à Bellatrix en regardant Draco dans les yeux. « Davey, » dit-il, « sais-tu comment fonctionne une tondeuse à gazon ? »
« Non, » dit Draco, se sentant de plus en plus confus.
« Je suis sûr qu'il apprendra en un rien de temps, » assura Bellatrix à Mr Dursley. « Si vous voulez bien le lui apprendre, je suis sûr qu'il sera enchanté de tondre votre gazon gratuitement pendant les prochaines quatre semaines. »
« Marché conclu, » dit Mr Dursley.
« Je ne suis pas sûr que ça valait la peine de sauter le diner, » grommela Leo.
« Les seules options, c'étaient en plein milieu de la nuit ou pendant le repas, » lui dit Rose. « Bellatrix a choisi pendant le diner »
« C'est facile pour elle, » rétorqua Leo alors que lui et Rose montaient vers la Tour Gryffondor. « Elle peut demander à Kréature de lui préparer à manger à toute heure de la journée. »
« Je ne suis pas sûr que le fait que Kreature prépare un diner lui facilite la vie, » dit Rose alors qu'ils entraient dans la salle commune de Gryffondor et s'approchèrent du feu. « Quelle heure est-il ? »
« Je pense qu'il ne nous reste que quelques minutes, » lui dit Leo.
« Génial, » dit Rose. « Va voir dans le dortoir des garçons s'il reste quelqu'un, je vais faire de même chez les filles. »
Après quelques minutes, le duo conclut qu'ils étaient les seuls dans la Tour de Gryffondor. Satisfaits, ils installèrent quelques enchantements pour les prévenir si quelqu'un s'approchait de la salle commune, puis ils s'assirent en face du feu, attendant l'appel de Bellatrix.
Quand l'heure du rendez-vous arriva, Bellatrix n'apparut pas dans la cheminée. « Où est-elle ? » se demanda Rose en fronçant des sourcils.
« Elle était occupée, » fit une voix sur un fauteuil à leur droite.
Surpris, les deux adolescents bondirent sur leurs pieds et découvrirent avec surprise qu'Harry Ashworth, ou plutôt, Harry Black leur souriait.
« Désolé, » dit Harry. « Je n'ai pu résister à la tentation. »
« Par Merlin ! » s'exclama Leo. « Etes vous vraiment ici ou utilisez-vous ce sortilège ? »
« Le sortilège, bien sûr, » dit Harry.
« Mais vous ne ressemblez pas à un fantôme, » dit Leo.
« Le sort est assez flexible, » dit Harry en leva la main et en lui donnant un air transparent pendant quelques secondes.
« Peut-être que vous pourriez me l'enseigner un jour, » dit Leo avec envie.
« Peut-être que je le ferai, » dit Harry. « Mais pour l'instant, vous pourriez peut-être me dire ce que vous avez découvert. »
« Bien sûr, » dit Leo en jetant un coup d'œil à Rose qui examinait intensément Harry. « Rose ? »
Rose se racla la gorge. « Professeur Ashworth-Black -, » commença-t-elle.
« S'il vous plait, appelez-moi juste Harry, » lui demanda Harry en l'interrompant aussi poliment que possible.
« Très bien Harry, » concéda Rose. « Nous croyons que l'un des objets magiques de Voldemort se trouve à Poudlard. »
« Bien sûr, » dit lentement Harry. « Poudlard a toujours été sa maison à ses yeux. Il est logique qu'il en cache un ici. Après tout, les défenses du château sont formidables. »
« Bellatrix ne semblait pas penser que nous en trouverions un dans le château, » remarqua Leo en laissant sous-entendre qu'il voulait une explication quant à leurs opinions contradictoires.
« Bellatrix ne connaît pas Mr Jedusor comme moi, » dit Harry en dissipant la confusion de Leo. « Où se trouve cet objet magique ? »
« Nous n'en sommes pas complètement certains, » confessa Rose.
Détectant un léger agacement sur le visage d'Harry, Leo intervint. « Mais nous savons qu'il est caché dans une pièce pleine de vieux trucs »
« Trucs ? » demanda Harry.
« Oui, trucs, » dit Rose. « Des meubles, des livres, des sculptures, ce genre de choses. Il y a des tonnes de piles d'objets dans une pièce à Poudlard. »
« Mais nous n'arrivons pas à trouver la pièce, » dit Leo. « Nous avons passé des jours à la chercher. Nous commençons même à nous demander si la pièce se trouve à Poudlard, mais nous sommes sûrs que l'objet appartenant à Voldemort est dans cette pièce, quelle que soit sa localisation. »
« Comment avez-vous découvert la localisation de cet objet sans avoir vu la pièce en personne ? » demanda Harry, ayant l'air un peu confus.
« Vous n'avez pas besoin de le savoir, » dit froidement Rose, apparemment peu disposée à informer Harry de ses capacités divinatoires.
Harry leva la tête et croisa son regard. « Très bien, » dit Harry. « Je vous remercie pour vos efforts. J'apprécierai que vous continuiez à rassembler autant d'informations que possible sur Mr Jedusor.
« Attendez, » dit Leo. « Nous n'avons pas encore fini, n'est-ce pas ? Savez-vous où est cette pièce ? »
« Je sais où se trouve cette pièce, » admit Harry.
« Est-elle à Poudlard ? » demanda Leo.
« Oui, » dit Harry en tournant sa tête pour regarder les flammes de la cheminée. Il semblait qu'il était lui aussi réticent à donner ses informations.
« Harry, » dit Rose, « il semblerait que vous ne réalisez pas que nous sommes votre meilleure option pour retirer cet objet. Il est évident que vous ne pouvez pas entrer à Poudlard, alors que nous, nous sommes déjà là. Vous devriez nous dire où est cette pièce. »
Harry continua à fixer les flammes. Finalement, il sourit. « Je pense que vous sous-estimez mes capacités, Miss Potter. De plus, même si je vous faisais assez confiance pour que vous me donniez cet objet au lieu de le donner immédiatement au Professeur Poudlard, je crains que Mr Jedusor ait placé des défenses assez uniques autour de cet objet magique. Dans cette pièce, ses options sont, je crois, assez illimitées. Mais j'admets qu'il y a une petite chance que Mr Jedusor n'ait jamais réalisé le véritable potentiel de cette pièce.
Rose eut besoin de quelques minutes pour lui répondre. « N'est-ce pas la meilleure chose à faire que de remettre l'objet au Professeur Dumbledore ? Si vous vous battez véritablement contre Voldemort, vous devriez être plus que prêt à contribuer à cette cause ? »
Harry regarda de nouveau Rose, la transperçant de son regard émeraude. « Miss Potter, j'ai contribué à cette cause bien plus que vous ne le pensez. »
« Alors pourquoi ne pas continuer encore un peu ? » demanda Rose avec entêtement.
« Je ne sous-entendais pas que je ne voulais plus y contribuer, » dit Harry. « Je disais que pour l'instant, je suis la personne la mieux placée pour décider que faire de mieux pour notre combat contre V… Mr Jedusor. Quand je serai prêt, j'irai personnellement dans cette pièce que vous avez vue et je retirerai l'objet magique de Mr Jedusor. Puis, lorsque le moment s'y prêtera, j'impliquerai le Professeur Dumbledore dans mes plans. »
« Bien, » dit Leo, intervenant pour essayer d'apaiser les choses entre Harry et Rose. « Entretemps, nous continuerons à faire des recherches sur Voldemort et nous vous dirons si nous trouvons quelque chose d'important. »
« Excellent, » dit Harry en souriant à Leo. Puis, il disparut.
Rose et Leo regardèrent le fauteuil vide pendant quelques instants.
« Je veux vraiment apprendre ce sortilège, » dit Leo.
« Je veux vraiment en apprendre plus sur Harry Ashworth-Black, » dit Rose à voix basse. « Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, il vient juste de nous dire qu'il pensait être mieux avisé que Dumbledore. »
Leo fit un sourire taquin à Rose. « Ou disait-il vraiment qu'il était plus avisé que toi ? »
« Il n'y a rien qu'il sache que je ne pourrais pas découvrir et il y a des tas de choses que je sais dont il en sait rien, » répondit sèchement Rose.
« Si tes visions étaient si précises, tu aurais dû être capable de trouver la pièce en question, » souligna gentiment Leo. « Et puis, il faut nous rappeler que la connaissance n'est pas forcément synonyme de sagesse. »
« Dis-tu qu'Harry Ashworth est plus sage que moi ? » demanda Rose, commençant à être énervée.
Leo leva les mains pour se défendre. « Je dis simplement que nous ne devrions pas être si prompts à rejeter la sagesse des décisions d'Harry. Au cas où tu ne l'as pas remarqué, les mangemorts sont effrayés depuis quelques mois. Et n'oublie pas que lui et Bellatrix ont secouru ta mère à la barbe de Voldemort, sans grands efforts. Ce qu'il fait pourrait très bien terminer cette guerre une bonne fois pour toute. »
« Je suppose que tu as raison », dit Rose, n'ayant toujours pas l'air ravie. « Je suppose que j'aimerai juste avoir une position plus importante dans toute cette situation. »
« Continuons à rechercher des informations sur Voldemort, » l'encouragea Leo. « Si nous sommes dans les bonnes grâces d'Harry d'ici les vacances d'été, nous aurons peut-être la chance de terroriser quelques mangemorts. »
« Ouais, et comment on va pouvoir faire ça alors que nous aurons les parents sur le dos ? » demanda Rose.
« Je pense que tu sous-estimes ses capacités, » dit Leo avec un léger sourire moqueur.
Harry relâcha le sort de projection et se retrouva dans son corps, contre un des arbres de la Forêt Interdite. Le soleil se couchait à l'horizon, ce qui indiqua à Harry qu'il avait peu de temps avant de se rendre à son prochain arrêt. Il jeta un coup d'œil autour de lui pour vérifier qu'il était seul, puis il sortit une flasque de ses robes. Il l'ouvrit, fronça le nez à cause de l'odeur atroce du polynectar et avala quelques gorgées.
La transformation était aussi désagréable que dans son souvenir, mais l'effet était parfait. Il regarda dans un miroir qu'il venait de conjurer et détermina qu'il ressemblait exactement à sa femme, Bellatrix. Puis Harry sortit de la petite sacoche qu'il portait un jeu de vêtements que Bellatrix lui avait donné. Il grimaça quand il sortit une paire de bottes et quand il essaya de trouver son équilibre, Harry se demanda si elle faisait tout ç pour le tourmenter.
Une fois habillé, il utilisa une de ses baguettes Wandel pour placer une illusion sur sa plume de phénix afin qu'elle ressemble à celle de Bellatrix. Harry se sentit ensuite enfin prêt d'imiter Bellatrix. Espérant que Bellatrix avait correctement modifié les enchantements autour du Terrier, Harry transplana.
Il apparut juste devant l'entrée principale du Terrier. Essayant toujours de s'habituer aux bottes de Bellatrix, Harry marcha vers le Terrier, essayant de se préparer à agir comme Bellatrix. Des remarques sournoises se dit Harry, des remarques sournoises. Il arriva devant la porte d'entrée du Terrier et entra. Il y a au moins un idiot dans cette maison.
« Bellatrix ! » s'exclama Mme Weasley. « Nous étions si inquiets quand vous n'êtes arrivée à l'heure habituelle. »
L'instinct d'Harry était de s'excuser, mais savait que Bellatrix n'agirait pas comme ça, du moins pas avec Mme Weasley. Il essaya de trouver une remarque sournoise mais dû trouver un compromis. « Je suppose que ce sera maintenant mon heure habituelle, » dit Harry en se tournant vers les escaliers. Il espérait pouvoir s'enfermer dans la chambre de Ginny et partir avant le petit-déjeuner sans avoir d'autres interactions avec la famille Weasley. Il n'avait pas le droit à l'erreur.
« Normalement, nous ne ferions pas attention à l'heure de votre arrivée, » admit précipitamment Mme Weasley, semblant nerveuse à l'idée d'avoir offensé Bellatrix. « C'est juste que l'Ordre organiser une petite réunion dans quelques minutes et le Professeur Dumbledore espérait que vous pourriez y participer. »
Harry se figea en bas des escaliers en se demandant s'il voulait inclure Bellatrix dans l'Ordre. Elle n'aimerait pas ça, mais ce serait un bon moyen pour obtenir des informations. Une nouvelle fois, Harry dû trouver un compromis. « Ca ne me dérangerait pas de venir ce soir, » dit-il lentement, « mais je ne veux pas vous laisser l'impression que je viendrai à chaque fois. »
« Pas de problèmes, » dit Mme Weasley en se précipitant pour rassurer la personne qu'elle pensait être Bellatrix. « Dès qu'Arthur descendra, nous pourrons partir, à moins que vous ayez besoin de quelques minutes. »
« Non, non, je viendrai dès que vous serez prêts, » dit Harry.
Avec suspicion, Lily regarda Bellatrix quand la femme qui prétendait être plus vieille que Lily prenait une gorgée de sa flasque. Bellatrix avait surpris tout le monde en acceptant d'être présente à la réunion de l'Ordre et avait été incroyablement coopérative depuis son arrivée… même après que le Professeur Dumbledore lui ait demandée une donation financière pour aider l'Ordre dans ses efforts de réhabiliter et de prendre soin des victimes des mangemorts.
Posant sa flasque, Bellatrix répondit à une requête du Professeur Dumbledore. « Je pense que quinze mille gallions seront plus que suffisants pour l'instant. Je suis prête à être généreuse avec mon argent. Mais je veux aussi être prudente. »
« Je vous assure, Mme Black, » dit Dumbledore, « que nous vous sommes très reconnaissants pour votre générosité. Mais laissez-moi souligner que nous avons des besoins immédiats et d'énormes dettes. Ce n'est pas comme si nous allions entasser votre argent. Nous avons de vraies victimes en ayant besoin et beaucoup de personnes prêtes à travailler avec ces victimes si nous pouvions couvrir les frais qu'ils ont déjà engagés. Pourriez vous trouver dans votre cœur la possibilité de nous en donner un peu plus ? »
Bellatrix haussa des épaules. « Que pensez-vous de vingt-cinq mille gallions ? Si vous arrivez à me fournir un rapport détaillé sur la façon dont ils ont été dépensés et un autre sur vos besoins, je pourrais vous en donner plus par la suite. »
« Nous avons une dette envers vous, » dit le professeur Dumbledore, semblant penser que vingt cinq mille gallions serait la meilleure offre de Bellatrix.
« Je vous enverrai par hibou un chèque de la banque, » dit Bellatrix en rangeant sa flasque. « Je n'ai pas mon portefeuille avec moi ce soir. »
« Comment as-tu pu oublier ton portefeuille ? » gloussa Sirius. « Je ne savais pas qu'il était possible qu'une sorcière quitte sa maison sans argent. »
Même si elle se posait la même question, Lily fusilla Sirius du regard et était sur le point de le réprimander, mais fut interrompue par Maugrey qui décida d'exprimer ses suspicions paranoïaques à voix haute.
« Je n'avais pas réalisé qu'il y avait tant d'argent dans les coffres des Black, » commenta Maugrey.
« Les gobelins m'ont assurés qu'il y a bien assez de liquidités dans les coffres des Black, » contra Bellatrix. « Cependant, vous devriez savoir que cet argent ne vient pas à proprement parler de la famille Black. »
« Ah oui ? » demanda Dumbledore, ses yeux dévisageant Bellatrix avec curiosité.
« Dans les derniers instants de sa vie, Romulus Malfoy a légué toute sa fortune à mon mari, » informa Bellatrix. « Pour une raison ou une autre, il a été offensé quand il a réalisé que son fils faisait parti des mangemorts ayant assassiné mon père et prêts à le tuer à son tour. Souvenez-vous que tous les sangs purs ne sont pas maléfiques. C'étaient Romulus Malfoy, mon oncle et mon père qui ont pris les premières mesures pour entraver les desseins du Seigneur des Ténèbres. Jusqu'à ce jour, leurs ressources ont été utilisées pour contrer les mangemorts. »
« Nous nous en souviendrons, » dit Dumbledore avec les yeux pétillants.
« Je me demande ce que dirait Lucius s'il découvrait que chaque personne qu'il tuera mènera à la dilapidation de la fortune Malfoy, » ricana James.
« Nous ne le saurons probablement jamais, » déclara le professeur Dumbledore. « Mr Malfoy est d'ailleurs notre prochain sujet de conversation. Je pense que Bellatrix aura aussi des choses à dire. »
« Oh ? » dit Harry, faisant de son mieux pour imiter Bellatrix.
« Les détails sont extrêmement vagues, » dit Dumbledore, « mais il semblerait que Lucius Malfoy ait été tué. Nous n'avons aucune information sur son fils, Draco. Mes sources m'ont dit que vous étiez probablement impliquée. »
Pour Harry, trouver quelle aurait été la réaction de Bellatrix était simple. Il retroussa les lèvres de Bellatrix et fit un sourire suffisant. « Et quand bien même ? »
« Cela signifie que nous avons d'autres choses à nous dire en privé, » dit Dumbledore. « Mais peut-être, que pour le bien de l'Ordre, vous pourriez me dire comment vous avez réussi à aller en Albanie et me confirmer ce qu'il en est pour Lucius et Draco Malfoy. »
« Lucius est mort et Draco ne vous regarde en rien, » déclara Harry. « Comment j'ai réussi ? C'est simple. On peut presque tout acheter avec de l'or. »
« J'avais cru comprendre que les mercenaires n'étaient pas très fiables dernièrement, surtout quand il s'agissait de s'opposer aux mangemorts, » dit lentement Frank Londubat. « Ainsi, pour moi, si vous aviez envoyé vos mercenaires en Albanie, vous n'en auriez jamais plus entendu parler. »
Harry regarda Frank Londubat en essayant de formuler une réponse à la Bellatrix. Finalement, il sut quoi dire et afficha un petit sourire suffisant. « Je n'ai payé que quand la mission était remplie. »
Apparemment, les temps n'étaient pas si désespérés pour l'Ordre car quand ils proposèrent quelques rafraichissements, Harry eut à peine le temps de prendre une petite part d'un des gâteaux de Molly avant que le professeur Dumbledore n'emmène Harry pour une petite conversation privée avec Bellatrix. La Maison que l'Ordre utilisait comportait une petite pièce qui servait sûrement de bureau.
Dumbledore prit une chaise et la posa devant Harry, toujours sous l'apparence de Bellatrix. Harry prit une autre gorgée de polynectar pendant que Dumbledore allait chercher une autre chaise pour lui.
« Dois-je comprendre que Peter Pettigrow est entre vos mains ? » demanda Dumbledore dès qu'ils furent tous deux installés.
« C'est correct, » dit Harry en utilisant une fourchette pour couper un petit morceau de gâteau. Il supposait que Bellatrix aurait dénigré le gâteau, mais que si elle en avait pris un petit morceau, elle aurait fait l'effort de le manger.
« Et qu'en est-il de Draco Malfoy ? » demanda Dumbledore.
« Il profite aussi de mon hospitalité, » dit Harry en prenant une petite bouchée.
« Je ne suis pas convaincu qu'il soit dans l'intérêt général que vous reteniez vous-même des prisonniers, » dit Dumbledore.
« Et en quoi cela serait-il bénéfique pour nous tous si vous gardiez Mr Pettigrow ? »
« Il a sans nul doute des informations sur les mangemorts et Voldemort, » dit Dumbledore.
« Plus d'informations que Rogue ? » dit Harry, en prenant la liberté de lever les yeux de Bellatrix au ciel. Il était certain qu'elle aurait fait la même chose.
« Toute information est utile, » contra Dumbledore.
« Mais je suis certaine que ce que je vais faire avec Pettigrow et sa connexion avec le seul horcruxe que j'ai en ma possession, sera bien plus utile, » dit Harry.
« Très bien, » dit Dumbledore en abandonnant. « Et pour Mr Malfoy ? »
« C'est une affaire entre ma sœur et moi, » dit Harry, en grinçant des dents car il devait se référer à la mère de Draco en tant que sa sœur, même s'il s'agissait plus de sa belle-sœur.
« Je voudrais parler d'autres choses, » dit Dumbledore, « mais je pense que vous devriez retourner au Terrier avec les Weasley cette nuit. Nous sommes toujours nerveux à cause des sondes des enchantements. Peut-être pourrions nous rencontrer de nouveau d'ici peu. »
« Bien sûr, » di Harry en essayant d'avaler quelques autres morceaux de gâteau avant que la conversation ne se termine et qu'il ne retourne dans la cuisine pour partir avec les Weasley. « Je vous proposerai un rendez-vous en vous envoyant le chèque de vingt-cinq mille gallions. »
« Combien de fois va-t-on encore s'arrêter ? » renifla Draco alors que Bellatrix roulaient dans une rue près de Privet Drive avec sa BMW.
« Encore un arrêt que tu n'aimeras pas, » dit Bellatrix d'une voix faussement sucrée. « Puis, nous en aurons un que tu détesteras particulièrement. »
« Pourquoi ne pas simplement m'enchainer dans une pièce comme un geôlier normal le ferait ? » grommela Draco.
« C'est peut-être de l'entêtement, mais je ne voix pas pourquoi je devrais payer pour te nourrir, » dit Bellatrix en freinant et en s'arrêtant devant une maison qui ressemblait tristement à toutes les autres maisons du voisinage. « Si tu veux manger, tu devras gagner de l'argent pour acheter de la nourriture au magasin que je t'ai montré tout à l'heure. »
Draco la fusilla du regard.
« Maintenant, » dit Bellatrix, « je vais te laisser t'en occuper tout seul. Va à la porte d'entrée, frappe à la porte et demande à voir la propriétaire de la maison et négocie tes heures de travail et ton salaire. »
« Dois-je proposer de tondre la pelouse et d'arroser les fleurs du jardin comme le veut cet horrible Dursley ? » demanda Draco amèrement.
« Bien sûr que non, » dit Bellatrix, « mais cela serait une opportunité pour augmenter ton salaire ou en d'autres termes, tu pourras peut-être ainsi manger plus et mieux. Maintenant vas-y afin que je te lance un mauvais sort. »
Draco quitta la voiture, claqua la portière et marcha vers la porte d'entrée. Tout en parlant à la propriétaire de la maison et lui racontant qu'il voulait travailler pour elle, Bellatrix jouait avec l'air conditionné, essayant toujours de comprendre comment ça fonctionnait. Son expérience se termina avec le retour de Drago.
« Je suis embauché, » grommela Draco en montant dans la belle voiture.
« Fantastique, » dit Bellatrix. « Cela fait huit maisons où tu tondras la pelouse. Cela devrait couvrir tes frais de bouche. Mais tu as de la chance, j'ai payé le matériel et t'ai même acheté une tondeuse et des outils de jardinage. »
« Cela fait en fait sept maisons, » grommela Draco. « Tu m'as fait engagé chez cet idiot de moldu pour tondre sa pelouse gratuitement. »
« Mais pense à l'entrainement que ça va te faire, » dit Bellatrix en démarrant la voiture. « De plus, il te paiera après quatre semaines de travail gratuit. »
« Et si ça ne suffit pas pour couvrir mes frais de bouche ? » demanda Draco. « Et pour les vêtements ? Je ne peux pas porter ces choses tous les jours. »
« Si tu veux plus de vêtements, tu devrais prendre l'initiative de trouver plus de clients, » dit Bellatrix, en baillant d'un air fatigué en arrivant à une intersection.
« Où allons-nous maintenant ? »
« J'ai en fait acheté une autre de ces maisons, » dit Bellatrix à Draco alors qu'ils tournaient dans une autre rue du quartier de Surrey. « C'est ce que les agents immobiliers moldus appellent une maison à retaper. L'idée est que tu la retapes et ensuite je la revendrai à un prix bien supérieur à celui auquel je l'ai acheté, faisant ainsi un joli profit, particulièrement parce que la main d'œuvre ne m'a rien couté. »
« Oh, alors maintenant, je deviens un esclave ? » demanda Draco. « Tu ne vas même pas essayé de prétendre que c'est mon propre bien ? »
« Je partagerai les profits avec toi ? » demanda Bellatrix. « Ainsi, tu seras davantage motivé pour donner le maximum de toi-même. Plus tu travailleras ici entre deux jardinages, plus tu te feras d'argent quand je vendrai cette maison. C'est assez simple ? »
« Je suppose, » dit amèrement Draco alors qu'ils s'arrêtaient devant une maison. A contrecoeur, il regarda par la fenêtre de la voiture. Même de l'extérieur, elle semblait être en mauvais état.
« Voici la clé, » proclama Bellatrix en posant une unique clé sur les genoux de Draco. « Tu trouveras à l'intérieur une liste de projets qui doivent être faits avant que je la vende. J'ai même stocké quelques matériaux dont tu auras besoin. Dois-je te laisser là et te faire commencer le travail ou dois-je te ramener pour la nuit ? »
Draco regarda la maison, puis les nuages noirs qui se rassemblaient à l'ouest. « Je suppose que j'aurais à marcher jusqu'à la maison si tu me déposes maintenant ? »
« Probablement, » dit Bellatrix.
« Peut-être demain dans ce cas, » dit Draco.
« Très bien, » dit Bellatrix en enlevant le frein à main et en retournant vers Privet Drive. Ils arrivèrent rapidement et Bellatrix se gara dans l'allée.
Sans rien ajouter, Bellatrix et Draco quittèrent la voiture et entrèrent dans la maison. Puis, Draco grimpa quatre à quatre les escaliers jusque sa chambre. Bellatrix le regarda faire et dès qu'elle entendit sa porte se fermer, elle sortit sa baguette et déverrouilla la porte qui menait vers la cave.
Bellatrix descendit les marches. Dans la partie de la cave qui n'était pas consacrée à retenir Pettigrow captif, elle avait installé un petit laboratoire dans lequel elle avait essayé de travailler sur le journal intime maintenant que Pettigrow était dans le coin et était capable de fournir à Bellatrix la clé pour accéder aux secrets du journal intime. Malheureusement, les mystères du journal intime étaient toujours aussi inaccessibles qu'avant.
Jetant un coup d'œil à la table sur laquelle se trouvait le journal, Bellatrix prit une décision. Grimaçant, elle vérifia l'heure et en déduisit qu'Harry devait déjà être chez les Weasley et ne pourrait pas revenir à Privet Drive avant un petit moment.
Attrapant le journal, Bellatrix l'emmena à la cellule de Peter. Elle déverrouilla la porte et entra. Craintif, Peter Pettigrow était acculé dans un coin de la pièce. Bellatrix avait eu peu d'interactions avec lui ces dernières heures, mais elles avaient été suffisantes pour qu'il sache qu'il devait avoir peur d'elle.
Bellatrix posa le journal par terre. « Mr Pettigrow, » dit-elle, « il semblerait que nous soyons arrivés à un croisement. J'avais espéré qu'en vous capturant, vous pourriez déverrouiller les mystères et les pouvoirs de ce journal. »
« P-pourquoi moi ? » dit Pettigrow, presque sur le point de pleurer.
« Vous y avez écrit, n'est-ce pas ? » demanda Bellatrix. « Vous êtes familier avec son pouvoir, n'est-ce pas, »
« Oui, » dit Pettigrow, « mais je ne le voulais pas. Je le jure. Je l'utilisais juste pour prendre des notes. »
Bellatrix se retint de lui demander s'il croyait vraiment qu'elle était une idiote. « Il semblerait qu'en écrivant dans le journal, vous avez partiellement activé ses pouvoirs. A cause de ça, je suis incapable de faire ce que je voulais faire avec ce journal. Aucun des sortilèges que j'avais préparés ne s'avère efficace, » expliqua-t-elle.
« Donc, allez-vous me tuer ? » demanda nerveusement Pettigrow.
« C'est une proposition intéressante, » dit Bellatrix. « Cependant, je ne suis pas complètement sûr que ça résoudra mes problèmes. Il se pourrait que mes sorts auraient toujours été inefficaces, même si vous ne l'aviez pas touché. »
« Que me voulez-vous ? » demanda Pettigrow, sa voix étant aussi pathétique que son comportement. »
« Le fait est, » dit Bellatrix, « que je pourrais vous garder avec moi et faire des expériences sur le journal pendant des semaines et des mois, mais je ne crois pas que ce serait utile. Je vais vous proposer trois options. Premièrement, je peux vous livrer au Ministère qui vous poursuivra en justice pour tous vos crimes. Deuxièmement, je peux vous remettre à vos amis dans l'Ordre du Phoénix et les laisser décider comment s'occuper au mieux de vous. Troisièmement, je peux vous garder ici et essayer de voir si vous pouvez déverrouiller les pouvoirs du journal pour moi. »
« Je ne suis pas sûr, » dit Peter.
« Si vous choisissez l'une des deux premières options, je détruirai le journal intime, » dit Bellatrix. « Si vous choisissez la troisième, je m'attends à une entière coopération de votre part pour accéder aux pouvoirs du journal. »
« Et si je vous aidais à déverrouiller ses pouvoirs ? » demanda Pettigrow, ayant l'air soudainement curieux. »
Bellatrix haussa des épaules. « On verra bien. »
« Très bien, » dit Pettigrow. « Je choisis la troisième option. »
« Si rapidement ? » demanda Bellatrix en se penchant pour prendre le journal.
« Le troisième choix est le seul bon choix, » dit Pettigrow, semblant s'enthousiasmer à cette idée, mais il regardait toujours nerveusement Bellatrix partir avec le journal. « Je peux même commencer à travailler sur le journal ce soir. D'ici demain matin, nous aurons fait assez de progrès. »
« Vraiment ? » demanda Bellatrix. « D'ici demain matin ? »
« Et bien, ça pourrait prendre plus de temps, » dit Peter, « mais pourquoi ne pas commencer aussi vite que possible ? »
« Je suppose que je pourrai laisser le journal avec vous ce soir, » dit lentement Bellatrix.
« Oui, s'il vous plait, et donnez moi une plume et de l'encre ? » supplia anxieusement Peter. « Je vous le promets, je vous aiderai à déverrouiller les pouvoirs du journal. »
« Très bien, » dit Bellatrix, en quittant quelques instants la cellule pour prendre une plume et de l'encre. Elle revint et plaça l'encre et la plume sur le sol à côté du journal.
« Okay, » dit Pettigrow. « Je- je vous verrai demain matin, alors ? »
« Oui, » dit lentement Bellatrix en jetant un dernier coup d'œil à Pettigrow. « Rappelez-vous de me tenir informé de tout ce que vous apprendrez. Je veux un rapport détaillé d'ici demain. »
« Bien sûr, » dit Pettigrow avec impatience, comme s'il venait de gagner un nouveau regain de vie.
Bellatrix haussa la tête silencieusement et quitta la cellule, s'assurant de bien sécuriser la cellule. Se sentant soudainement déprimée, elle s'adossa contre le mur et soupira. Harry ne serait pas content. Mais, Harry pouvait-il vraiment protester que Peter ne méritait pas ça ? Elle avait offert à Peter d'affronter la justice. Elle lui avait offert la pitié que ses amis pourraient lui donner. Elle lui avait même proposé de travailler avec elle contre le Seigneur des Ténèbres.
Mais Bellatrix savait que Peter était en ce moment en train de gribouiller dans le journal, espérant conjurer le Tom Jedusor qui s'y trouvait afin d'utiliser les pouvoirs de Jedusor et s'échapper de Privet Drive. Avec un peu de chance, le Tom Jedusor du journal ne serait pas capable de comprendre qu'une telle fuite était impossible avant qu'il ne soit trop tard et qu'il tombe dans le piège de Bellatrix.
