Disclaimer: Harry Potter appartient à JK Rowling et cette traduction que je fais de l'histoire de Lord Silvere n'est pas utilsée à des fins commerciales
Chapitre 34 : Le poulet, le Sorcier et l'Eclair de feu
Après une matinée rafraichissante et une après-midi de sommeil, Harry sortit de l'appartement qu'il partageait avec Bellatrix et se rendit au Chemin de Traverse en utilisant quelques charmes de cosmétique pour s'éclaircir les cheveux, changer de coiffure et assombrir ses yeux. Les gobelins de Gringotts donnèrent immédiatement à Harry un relevé de leurs comptes, une petite collection de cartes de crédits moldue et magiques au nom d'Harry Ashworth Black, un gros sac rempli de gallions et un chèque de vingt-cinq mille gallions pour le professeur Dumbledore.
Harry se rendit au Bureau de Poste d'où il envoya le chèque, puis se rendit au magasin de Quidditch. Après avoir passé une heure à feuilleter les magazines de Quidditch, et à regarder les derniers articles, Harry s'approcha du vendeur.
« Je prendrai un… non, attendez, deux éclairs de feu, » annonça Harry.
Le vendeur qui avait depuis longtemps abandonné l'idée de vendre quelque chose à Harry cilla de surprise. « Deux ? »
« Ma femme ne se plaindra pas si je lui en achète un aussi, n'est-ce pas ? » dit Harry en faisant un clin d'œil. Si lui en acheter un ne fonctionnait pas, Harry savait qu'il pourrait juste faire l'inventaire de toutes les babioles qu'elle avait achetées ces derniers mois – à commencer avec les baguettes professionnelles.
Son sac de gallions presque complètement vide, Harry sortit du magasin, deux éclairs de feu sous le bras. Il était sur le point de transplaner quand il aperçut le magasin de farces et attrapes des jumeaux Weasley. Se disant que ça ne ferait pas de mal d'y jeter un petit coup d'œil, Harry changea de direction et franchit les portes de la boutique, se baissant pour éviter une poule en plastique volante qui piégeait tous les visiteurs de la boutique.
« On dirait que vous avez déjà été ici, » dit Fred, ou George derrière le comptoir. « Mais je ne me souviens pas vous avoir déjà vu ici. »
Harry sentit, se sentant étrangement excité de voir les jumeaux Weasley. « La réputation de votre frère et vous vous précède. »
Le jumeau jeta un coup d'œil à Harry et remarqua les deux Eclairs de Feu flambant neufs sous le bras d'Harry. « Un amoureux du Quidditch, je suppose ? »
« Ca fait un bout de temps que je n'y ai pas joué, » admit Harry, « mais j'aime beaucoup les balais rapides –surtout ces derniers jours. »
« Ces derniers jours, la plupart des gens ne peuvent pas s'acheter des éclairs de feu, » déclara l'autre jumeau en sortant d'une pièce derrière le comptoir.
« C'est vraiment dommage, » nota Harry en s'approchant du comptoir et en décidant d'arrêter les plaisanteries. « Je cherche une boite de baguettes piégées, quelques boites de Crème Canari et plusieurs sachets de Poudre de Ténèbres instantanée du Pérou. »
« Une fête sur les animaux, alors ? » dit l'un des jumeaux.
« Ce sera une fête renversante, » déclara Harry en sortant plusieurs douzaines de gallions alors que l'un des jumeaux allait chercher sa commande.
Après cet arrêt, Harry rentra chez lui et fut soulagé de constater que Bellatrix n'était pas encore rentrée de ses courses. Harry entreposa les achats du magasin des Weasley en haut avec ses affaires qu'il aimait bien garder à portée de main, puis descendit dans leur chambre à coucher avec l'idée de cacher les éclairs de feu sous le lit jusqu'à ce que Bellatrix se calme.
Cependant, pour se faire, Harry dû sortir de sous le lit une douzaine de paires de chaussures et bottes de Bellatrix avant de pouvoir y glisser les Eclairs de feu. Puis, une fois qu'il fut satisfait de sa cachette, Harry essaya de replacer toutes les chaussures sous le lit. Malheureusement, il se retrouva avec une paire de talons aiguille, une paire de bottes d'hiver et une paire de chaussures de ville dans les mains quand il entendit la porte de l'appartement s'ouvrir. Paniqué, Harry jeta les trois paires au fond d'un placard et sortit pour accueillir Bellatrix.
« Salut Harry, » dit Bellatrix quand elle vit dans le couloir.
« Euh, salut, » dit Harry en s'adossant contre le mur et en changeant de direction pour suivre sa femme dans la chambre où elle vida son sac de beaucoup de livres. De la chambre, elle se rendit dans la salle de bain où elle claqua la porte, laissant Harry seul.
« Alors, » dit Harry, suffisamment fort pour que Bellatrix l'entende à travers la porte, « devons-nous nous préparer à voir le jeune Mr Jedusor ce soir ? »
Après plusieurs minutes gênantes, Bellatrix daigna finalement lui répondre. « Il vaut mieux que tu t'y sois préparé. »
« Je le suis toujours, » dit Harry, essayant de trouver un moyen pour recoller les morceaux. « Tu m'as juste pris par surprise ce matin. J'y ai repensé. C'était probablement a meilleure chose à faire. »
« Evidemment que c'était la meilleure chose à faire, » répliqua Bellatrix, toujours derrière la porte. « Maintenant, veux-tu bien me laisser tranquille ? »
« Très bien, » dit Harry. « Je vais préparer le diner. D'accord ? »
« Très bien. »
Harry prépara en effet le diner, tout en réfléchissant à la manière dont il pouvait apaiser les choses entre lui et Bellatrix. Finalement, il ne trouva rien et dû en conséquence manger en silence avec Bellatrix qui ne lui parlait que pour demander le sel, le poivre et pour se plaindre des bruits qui venaient du chantier dans leur rue.
Pour Harry, le diner sembla durer une éternité. En silence, lui et Bellatrix transplanèrent devant le 2, Privet Drive. En entrant, ils découvrirent Draco, paresseusement allongé sur un des canapés avec un sac de chips à la main et un sandwich dans l'autre. Les restes de son petit-déjeuner et de son déjeuner étaient aussi sur le canapé.
« Si tu vas vivre dans ma maison, tu vas la garder propre ! » s'écria Bellatrix alors que Harry regarda la scène en cachant son amusement.
Draco cilla. « On a pas des elfes de maison pour ça ? »
« Tu es l'elfe de maison ! » dit sèchement Bellatrix. « Combien de pelouses as-tu tondues aujourd'hui, »
« Suffisamment pour manger, » grogna Draco. « En parlant de ça, j'ai une plainte. »
« Oh vraiment ? » dit Bellatrix en haussant dangereusement les sourcils.
Secrètement, Harry espérait que ce serait un bon combat. Ça aiderait peut-être Bellatrix à libérer sa colère sur quelqu'un d'autre que lui.
« Ouais, » dit Draco avec colère. « Toute la propriété des Dursley est envahie de gnomes de jardin. »
« Et ? »
« Et ? Et ? » cria Draco. « Il est évident que c'est toi qui les as mis dans leur jardin pour me rendre misérable, comme si ce n'était pas suffisant que j'ai à tondre la pelouse de cet idiot de Moldu pour rien ! »
« Ne sois pas ridicule, » dit froidement Bellatrix. « Où aurais-je trouver des gnomes de jardin ? Ils ne sont pas si faciles à trouver. Tu les as sans doute ramenés d'Albanie avec toi. »
« Tu crois que je vais gober ça ? » répondit Draco, s'énervant encore plus « J'aurai eu des gnomes de jardin dans mes cheveux et je les aurai dispersés dans le jardin du voisin ? Tu l'as fait intentionnellement ! »
Bellatrix fusilla Draco du regard. « C'est ça. Tu vas nettoyer ce bazar, puis tu vas sois aller dans ta chambre à l'étage ou travailler sur ma maison à retaper. »
« Et si je ne fais ni l'un ni l'autre ? » ricana Draco, en s'allongeant sur le canapé. »
Harry voyait la fumée sortir des oreilles de Bellatrix.
Bellatrix montra Harry. « Si tu ne le fais pas, Ivan ici présent va aller chercher quelques gâteaux de sang et une boite de sel. Il les utilisera ensuite pour t'enseigner une leçon que tu n'oublieras jamais, jeune homme. »
La bouche de Draco s'ouvrit alors qu'il imaginait toutes les possibilités tout en fixant Harry. « Q-Qui est Ivan ? »
« Ivan est mon sorcier d'élite personnel, » dit sèchement Bellatrix. « Maintenant, que vas-tu faire ? »
Draco se leva, ramassa ses déchets courut vers la porte de derrière.
« Alors…, » dit Harry sur le ton de la conversation, « qu'est-ce que j'aurai fait avec le gâteau et le sel ? »
« Comment je le saurais ? » grogna Bellatrix en utilisant sa baguette pour faire apparaître la porte de la cave. « Tu devrais cependant y penser. Si le jeune Mr Jedusor est sorti du journal, nous pourrons peut-être avoir à faire ça. »
« Tu ne penses pas que le Veritaserum serait plus efficace ? » demanda Harry alors qu'ils descendaient l'escalier.
« Je plaisantais, » admit Bellatrix en sortant une fiole qui ressemblait pour Harry à du Veritaserum.
Ils se retrouvèrent ensuite devant la porte de la cellule où Bellatrix avait laissé Peter la nuit dernière. Ils se tinrent devant elle pendant quelques instants avant que Bellatrix ne brise le silence, parlant à voix basse et calmement. « Alors, tu es le seul à avoir déjà rencontré cette version du Seigneur des Ténèbres. Comment devons-nous procéder ? »
« Je pensais que tu avais déjà quelques idées, » dit Harry en toute honnêteté, mais ne voulant pas se montrer cassant.
« Je n'y ai pas vraiment réfléchi, » confessa Bellatrix.
« Je vois, » dit Harry. « Et bien, il est malin et anticipera sans doute d'envoyer des stupéfix de routine dès que la porte s'ouvrira. »
Bellatrix secoua la tête. « Cette démarche est efficace que si on ne s'y attend pas. »
« Ca ne peut pas faire de mal d'être prudent, » contra Harry. « Je pense que j'ai une idée. L'Ordre de mon futur expérimentait de potentiels sorts de combat. J'en ai un qui ne fonctionne pas dans tous les cas, mais qui sera parfait dans cette situation. »
« Très bien, » dit Bellatrix. « Je m'occupe de la porte. »
Bellatrix se positionna devant la porte tandis qu'Harry s'agenouilla devant la porte, et pointa sa baguette vers la porte pour pouvoir viser dès que la porte s'ouvrirait. Le jeune Tom Jedusor ne s'attendrait pas au sort qu'Harry avait dans la manche ni à la direction d'où il viendrait.
Une fois qu'Harry ait fait le signe qu'il était prêt, Bellatrix enleva rapidement les enchantements sur la porte et commença à l'ouvrir. Dès que Bellatrix eut ouvert la porte d'un centimètre, Harry introduit sa baguette dans la fente tout en évitant de montrer sa baguette. Un petit orbe rouge jaillit dans la pièce. Et explosa soudainement dans la pièce.
Au signal d'Harry, Bellatrix ouvrit complètement la porte et Harry fit irruption dans la pièce pour trouver le corps de Peter Pettigrow d'un côté de la pièce et un Tom Jedusor gémissant de l'autre, proche de la porte. Harry jeta un stupéfix sur Tom, puis fit signe à Bellatrix qu'elle avait le champ libre.
« Et bien, je vois pourquoi ce sort ne peut pas être utilisé dans certaines situations, » commenta Bellatrix. « Il ne pourrait même pas stupéfier un seul sorcier dans une petite pièce. »
« C'est une bonne observation, » déclara Harry en conjurant une chaise et des cordes. En peu de temps, Harry et Bellatrix déplacèrent Tom Jedusor sur la chaine et l'attachèrent avec les cordes et un grand nombre de sortilèges.
Puis, tandis que Bellatrix en profitait pour déposer une grande dose de Veritaserum sur la langue de Tom, Harry regarda la pièce et trouva le journal. Il le prit et le plaça à l'extérieur de la pièce. Quand il eut terminé, Bellatrix annonça qu'elle était prête.
Harry revint dans la cellule et regarda Bellatrix ranimer Tom Jedusor. Cela prit quelques secondes, mais finalement, Tom fut de nouveau conscient et il regardait Harry et Bellatrix qui le fixaient silencieusement.
« Bellatrix Black et l'inestimable Professeur Jedusor je suppose, » dit Tom. « Peter m'a beaucoup parlé de vous deux. »
« Je suppose que c'est relatif, » dit sèchement Harry. « Il en sait peu. »
« C'était suffisant pour m'intriguer, » dit Tom. « L'histoire d'un jeune sorcier embauché à Poudlard et qui devient un proche conseiller du Ministre de la Magie. Je suis sûr que vous voulez continué là où vous vous êtes arrêté. Je pourrais vous aider. »
Harry sourit. « Vos informations sur moi sont dépassées et vos conclusions sont incorrectes. Cependant vous pourrez nous être utile. »
« Parlez-moi de votre plan sur les horcruxes, » ordonna Bellatrix.
Tom resta silencieux pendant un instant puis fronça des sourcils. « Vous m'avez donné une potion de vérité, n'est-ce pas ? »
« Oui, maintenant, commencez à parler, » dit Bellatrix.
Tom fit un petit sourire. « Les potions de vérité ne sont pas des Impérium. »
Les yeux de Bellatrix brillèrent de colère et elle sortit la fiole de Veritaserum. « C'est vrai. Cependant, avec le bon dosage, un observateur ne verra pas la différence. Elle décapsula la fiole. Puis elle pinça le nez de Tom jusqu'à ce qu'il ouvre la bouche et elle lui mit la moitié de la fiole dans la gorge. En souriant, elle referma la fiole et recula tout en regardant les yeux de Tom devenir troubles.
« Parlez-nous de votre plan sur les horcruxes, » dit Bellatrix.
D'une voix monotone, le jeune Tom Jedusor détailla comment il avait découvert ce qu'était un horcruxe. Il conclut en racontant une discussion qu'il avait eue avec le Professeur Slughorn. « Après cette conversation, » dit Tom, « j'ai déterminé que je ferai sept horcruxes car le nombre est important en arithmancie. »
Harry soupira de dépit. « Vous connaissez combien d'horcruxes ? »
« Seulement le journal, » répondit Tom Jedusor.
« Et pour les horcruxes que vous comptiez faire ? » demanda Bellatrix. « Aviez-vous des objets en tête ? »
« Ma chevalière, » dit Tom.
« Merde, » murmura Bellatrix à Harry. « J'espérais qu'on on apprendrait davantage. Nous ce que nous avons accompli, c'est confirmer l'existence des deux horcruxes que nous avons détruits ou sous notre contrôle. Il en reste cinq autres dans la nature. »
« En fait, » admit Harry, « Rose pense qu'il y en a un dans la Salle sur Demande. »
« Alors quatre, » dit Bellatrix. « Ca ne nous avance pas beaucoup. »
« En effet, » dit Harry. « Mais j'ai une dernière question. » Il regarda Tom qui avait toujours les yeux vitreux. « Dites moi Tom, si vous aviez un horcruxe en ce moment et que vous vouliez le garder en sécurité, où le cacheriez-vous ? »
« Il y a une cave que j'ai visitée durant mon enfance… » dit lentement Tom.
Harry était dans son lit, sur le point de s'endormir quand Bellatrix le tapa du poing. Enlevant sa tête de l'oreiller, Harry regarda Bellatrix qui était assise dans leur lit, lisant un livre à l'aide d'une lampe sur la table de chevet. « Couche toi Bella, » supplia Harry. « Ca peut sûrement attendre demain matin. »
Bellatrix ignora le commentaire d'Harry et commença à lui décrire ses pensées. « La cave sera très bien protégée si le Seigneur des Ténèbres y a caché un horcruxe. »
« Je pensais qu'on en avait déjà parlé, » marmonna Harry en changeant de position dans le lit. Il ferma les yeux, pour ne pas voir la lumière de la lampe.
« Ca veut dire que nous devrons sans doute emmener Tom avec nous, » dit Bellatrix.
« Je préfèrerai qu'on évite cette partie, » dit Harry en se demandant s'il pouvait remettre son oreiller sur la tête pour ne pas voir la lumière. « C'est trop risqué. »
Gardant le livre ouvert, Bellatrix le posa sur sa poitrine et se pencha contre l'appui-tête. « Les risques d'emmener Tom avec nous seraient inexistants si tu utilisais l'Imperium sur lui. »
« Je ne sais pas jeter ce maléfice, » dit Harry. « Si tu veux le faire, je t'en prie. Mais je dois t'avertir qu'il y a des grandes chances qu'il y soit immunisé. »
Bellatrix reprit son livre et le lut pendant plusieurs minutes. Espérant qu'elle en avait fini avec lui, Harry remit l'oreiller sur sa tête et savoura le calme. Mais il ne dura pas longtemps.
« Non, Harry, » dit Bellatrix en reposant le livre. « Il faut que ce soit toi qui lances l'Impérium. Si la cave est lourdement protégée, je devrai utiliser mon expertise en magie noire pour démanteler les défenses. Il vaut mieux que tu apprennes un nouveau sort plutôt que d'essayer d'être aussi compétent que quelqu'un ayant passé sa vie à s'entrainer à la magie noire. »
« Mis à part mes doutes sur le fait que tu ais passé ta vie à t'y entrainer, » dit Harry, sa voix étouffée par l'oreiller, « il y a encore de grandes chances que Tom soit aussi immunisé au Maléfice de l'Impérium que je le suis. »
Bellatrix se pencha, enleva l'oreiller de la tête d'Harry et le jeta à l'autre bout de la pièce. « Voilà pourquoi il faut tu lances l'Impérium, » déclara Bellatrix. « Tu es bien plus puissant que moi. Et quant à sa potentielle immunité, tu oublies qu'il a divisé son âme. Est-ce vraiment si difficile d'être plus fort qu'un simple fragment ? »
« Est-ce vraiment si difficile de trouver un autre plan, » rétorqua Harry en cillant à cause de la lumière.
« C'est raisonnablement difficile, » répondit Bellatrix. « De plus, je pense que tu devrais dans tous les cas apprendre l'Impérium. Ce sera nécessaire dans mon plan pour trouver d'autres horcruxes. »
« Je n'avais pas réalisé que tu avais un plan pour les trouver, » dit Harry, toujours ennuyé de ne pas pouvoir dormir mais aussi curieux de savoir ce que Bellatrix avait préparé après avoir passé des mois à étudier les horcruxes et la Magie Noire.
Bellatrix hocha la tête. « Oui, j'ai un plan. Mais pour l'instant, il faut que tu apprennes l'Impérium. »
Harry soupira. Il savait que ça pouvait être logique – et le sort de l'Impérium pourrait être utile tant qu'il ne se faisait pas enfermer à vie à Azkaban pour l'avoir utilisé. Il attrapa ses lunettes sur la table de chevet. Roulant hors du lit, il attrapa sa baguette. « Très bien, commençons, » dit-il.
« Et sur quoi comptes-tu t'entrainer ? » demanda Bellatrix.
« Toi, bien sûr, » bailla Harry. « Maintenant, dis moi quel est le mouvement de baguette ? »
« Tu ne peux pas l'utiliser sur moi ! » dit Bellatrix, ayant l'air très surprise et presque paniquée.
« Sur qui d'autre vais-je pratiquer ? » demanda Harry « Je ne veux pas faire d'erreur en le lançant à Tom. S'il est nécessaire que j'apprenne ce maléfice, alors tu seras mon cobaye. De plus, il semblerait que l'Impérium soit le seul moyen pour que je puisse te convaincre d'aller te coucher et que je dorme enfin. »
Bellatrix le fusilla du regard un long moment, mais lui expliqua finalement comment marchait le maléfice.
Harry réussit à le lancer au quatrième essai. Il sentait Bellatrix y résister, mais malgré ses efforts, elle avait aussi peu de chances de le briser qu'en essayant de briser un mur avec une plume. Avec un grand sourire, Harry la fit sortir du lit, passer la porte de la chambre et aller dans le couloir. Une fois qu'elle arriva dans la salle de séjour, Harry la fit mettre la radio et danser sauvagement sur la musique.
Satisfait d'avoir occupé Bellatrix, Harry attrapa son livre du lit et la plaça sur la table de chevet. Puis il transforma la lampe en oreiller. Ensuite, il posa ses lunettes et s'allongea dans le lit tout en écoutant la musique dans le couloir.
Après près de vingt minutes, Harry se sentait sur le point de s'endormir et était sûr que Bellatrix aurait aussi envie de dormir. Il attrapa sa baguette et brisa le sort. Presque immédiatement, la musique s'éteignit et il y eut un grand silence. Au moment où Harry était sur le point de se demander s'il devait quelque chose pour se protéger, il sentit Bellatrix lui sauter de lui, lui faisant cracher tout l'air qu'il avait dans ses poumons.
Alors qu'Harry toussait, elle attrapa son oreiller et commença à lui taper sauvagement dessus avec.
« Tu étais pratiquement en train de me supplier de le faire, » protesta Harry, commençant à rire entre les coups d'oreillers sur son visage et son torse.
Pour une raison étrange, le rire calma Bellatrix. Harry se demanda pourquoi, mais dans le noir, il n'arrivait pas à voir son expression et ainsi à juger son attitude. Soudainement, elle l'embrassa, bien que violemment. Après avoir réalisé qu'elle n'allait pas le laisser reprendre son souffle, Harry commença à se débattre. Il roula afin de se retrouver au dessus d'elle et la chatouilla et quand elle haleta, il se libéra et reprit une bouffée d'air avant de l'embrasser de nouveau. Ca allait être une longue nuit, mais Harry supposa qu'il l'avait presque suppliée de l'avoir. »
Le soir d'après arriva avant que Bellatrix et Harry aient le sentiment d'être prêts à visiter la cave dont Tom leur avait parlé. Des essais et des erreurs avaient révélé à Harry qu'il était capable de placer Tom sous l'Impérium. Cependant, Tom était suffisamment puissant pour que si Harry ne se concentrait pas constamment sur le sort, alors Tom pouvait le briser. Ça avait amené un problème sur le mode de transport qu'Harry et Tom devaient utiliser. Le transplanage n'était pas une option.
Bellatrix avait proposé le Véritasérum mais Harry avait souligné que non seulement ils étaient bientôt à court de stock, mais que s'ils mettaient Tom sous Veritaserum pour le voyage, la jeune version de Voldemort serait incapable de les aider pour défaire les défenses qui pouvaient entourer la cave.
A la fin, Harry proposa la solution en sortant un des Rubik's Cube. L'une des destinations du cube pouvait être reprogrammée sans avoir à créer un nouveau portoloin, chose que le Ministère pouvait peut-être détecter. Il avait été facile de faire de nombreux portoloins dans les années 1970 mais maintenant, Harry suspectait que fabriquer des portoloins risquerait d'attirer l'attention sur eux. Reprogrammer un portoloin déjà existant serait suffisant et si le portoloin en question n'était pas l'un des Rubik's cube, il aurait été facile et rapide d'accomplir cette tâche. Cependant, il s'agissait d'un Rubik's cube.
« Quand tu veux, » dit Bellatrix d'un air sarcastique tout en regardant par la fenêtre du 2, Privet Drive en utilisant des multiplettes.
« Tu n'arriverais pas à le faire plus vite, » répliqua Harry, assis sur un canapé et penché sur le cube.
« C'est vrai, » admit Bellatrix, en ajustant une des roulettes de la multiplette et en se penchant, « mais je ne suis le créateur du cube. »
« Il y a une différence entre le créateur et celui qui l'altère, » répondit sèchement Harry.
« Il semble pourtant que tu en savais assez pour le faire. »
« J'ai été entrainé pour les fabriquer en masse, » répondit Harry. « Il s'agit d'une nouvelle modification qui n'avait pas été terminée avant qu'on les récupère au QG de l'Ordre. C'est bien plus compliqué parce que mon amie a intégré dans le cube d'autres charmes. Si je vais une modification, il faut la faire partout sinon le portoloin ne fonctionnera plus. »
Bellatrix commença à glousser tout en en ajustant à nouveau une roulette sur les multiplettes.
« Oui, je pensais bien que ma phrase était hilarante, » dit Harry en continuant à jeter des sorts sur le cube.
« Je ne ris pas de toi, » dit Bellatrix. « Je ris avec toi… à propos de ta tante et de ton oncle. »
« Génial. Que font-ils ? Ou devrais-je dire, que viens-tu de leur faire ? »
« Et bien, il semblerait que leur poulet rôti vient juste de sortir du four et court dans la cuisine, » commenta Bellatrix.
« Ils auraient dû le cuire davantage, » dit Harry pince-sans-rire. Bellatrix continua à regarder les Dursley avec ses multiplettes pendant qu'Harry continuait à ensorceler le Rubik's cube. Finalement, Harry ne put pas résister à la tentation. « Que se passe-t-il maintenant ? »
Les multiplettes pressées contre ses yeux, Bellatrix sourit. « Le poulet est sur la table et danse de façon provocatrice, ta tante est au téléphone et ton oncle est parti en haut en courant… oh attends, il est revenu. Il tient une de ces baguettes explosives moldues. »
Harry grimaça quand il entendit le bruit d'un coup de feu dans la maison d'à côté.
« Oh mon dieu, » dit Bellatrix en tenant ses multiplettes d'une main. Elle prit sa baguette dans l'autre. « Je pense que le poulet devrait sans doute aller dans la rue s'il veut rester en un seul morceau. »
Par chance, Harry venait de terminer le portoloin et il rejoint à temps Bellatrix à la fenêtre pour regarder le poulet traverser la route. A ce moment, un large chien noir sauta sur le poulet et l'attaqua.
« Oh vraiment ! » grommela Bellatrix, prête à faire quelque chose avec sa baguette.
« Stop ! » s'exclama Harry en écarquillant ses yeux. « C'est un animagus. »
« Quoi ? Tu es sûr ? »
« Ouais, c'est Sirius. »
« Une réunion de famille ? » grommela Bellatrix. « Au moins, j'ai réussi à placer quelques défenses sur le poulet. »
Le couple regarda en suite le poulet frapper Patmol avec ses ailes avant de faire demi tout et de courir sur la route aussi vite que possible. Patmol semblait être à la fois choqué et excité par la tournure des évènements. Aboyant, il se lança à la poursuite du poulet.
« Quelqu'un semble au moins s'amuser, » dit Harry en souriant.
« Ta maman en tout cas ne s'amuse pas, » ricana Bellatrix.
« Quoi ! »
Bellatrix leva la main. « Elle vient juste d'arriver – là sur le porche avec ton oncle et ta tante. Elle a l'air assez furieuse. »
Harry bougea la tête et regarda Lily Potter se tenir sur le porche de sa sœur. Grimaçant, il se tourna vers Bellatrix. « Tu devrais sans doute arrêter de genre de farces pendant un petit moment. »
« Ouais, au moins pendant une semaine, » accepta Bellatrix.
« Peut-être que quand leur fils reviendra pour les vacances, on pourra convaincre Draco d'y cacher quelques crèmes canari, » songea Harry à haute voix.
« Je n'ai jamais entendu parler de ces choses, » dit Bellatrix.
Harry sourit. « Un produit de la boutique de farces et attrapes des Weasley – il vaut toutes les noises qu'il coute. On y va ? Peut-on partir d'ici sans que Sirius et Lily ne détecte quelque chose ? »
Bellatrix leva les yeux au ciel. « Ce ne sera pas un problème. Les enchantements autour de la maison empêchent que l'on y détecte la magie. »
« Très bien, dans ce cas, allons-y, » dit Harry en attrapant le portoloin sur la table.
Harry, Bellatrix et Tom se tenaient à l'entrée de la cave et des vagues venaient heurter les rochers sous leurs pieds. La vue était stupéfiante, mais Harry n'osait pas se concentrer sur autre chose que sur Tom qui se tenait entre Harry et Bellatrix, le visage inexpressif.
« Donne lui une baguette et dis lui de vérifier s'il y a des alarmes de présence, » dit Bellatrix à Harry.
Harry s'exécuta en lui tendant une baguette de Wandel.
Harry et Bellatrix regardèrent Tom lancer plusieurs sorts. Tandis que Tom s'affairait, Bellatrix sortit un petit carnet et nota tous les sorts que le jeune Voldemort utilisait.
« Combien de sorts d'alarme ou de détection y-a-t-il ? » demanda Bellatrix.
A la demande d'Harry, Tom répondit. « Trois. »
« Y-a-t-il d'autres enchantements ? » demanda Bellatrix.
« Non. »
Bellatrix hocha la tête et commença à lancer les mêmes sorts que Tom tandis qu'Harry récupérait la baguette Wandel. Après une dizaine de minutes, Bellatrix sembla satisfaite et pouvait voir les trois enchantements qu'elle commença lentement à démanteler. Commençant à se sentir un peu fatigué, Harry lui demanda de se dépêcher. Après une demie heure, Bellatrix soupira de soulagement.
« C'est sûr maintenant ? » demanda Harry.
« Non, je n'ai enlevé qu'un enchantement, » dit Bellatrix.
« Est-ce vraiment si dur d'enlever un enchantement ? » demanda Harry, se sentant grognon car il devait restait debout et garder Tom sous l'Imperium.
Bellatrix leva les yeux au ciel et transforma une pierre en chaise. « Il vaut mieux ouvrir un passage à travers les enchantements tout en le laissant intact. Même si Tom Senior vient ici alors que nous sommes dans la cave, il ne détectera pas que la cave a été compromise.
« C'est une assez bonne idée, » admit Harry en s'asseyant.
« C'est mon idée, donc bien sûr qu'elle est bonne, » déclara Bellatrix en se préparant à attaquer les deux autres enchantements.
« Bien sûr, chérie. »
« N'ais pas peur Harry, les deux autres seront bien plus rapides à désactiver maintenant que j'ai compris comment faire, » dit Bellatrix.
« Attends, tu ne l'avais jamais fait avant ? » demanda Harry, se sentant tout à coup déstabilisé.
« J'avais déjà lu la théorie, » rétorqua Bellatrix.
« Et ça fait toute la différence. »
« Oui, en effet, » dit Bellatrix avec suffisance.
Fidèle à sa parole, Bellatrix réussit à démanteler les deux derniers enchantements rapidement. Harry et Tom suivirent Bellatrix dans la cave. Il s'avéra que c'était une cave creusée et ils arrivèrent à un cul de sac avant que la lumière du soleil couchant ne se soit dissipée.
« Tout ça pour ça, » grommela Harry.
« Harry, la cave était protégée, » dit Bellatrix. « Il ne faut pas en croire nos yeux. » Elle commença alors à jeter les mêmes sorts que Tom avait jeté à l'entrée, puis lança ses propres sorts.
« Au moins, nous n'avons pas perdu notre temps et notre énergie, » marmonna Harry.
Cette fois, ce fut bien plus rapide et Bellatrix réussit en quelques minutes à établir un diagnostique. « Il s'agit d'une simple protection de magie de sang, » déclara finalement Bellatrix.
Bellatrix sortit une petite dague de sa sacoche, se coupa et laissa couler quelques gouttes sur la roche. Harry sentit la magie d'ans l'air et un passage s'ouvrit aussitôt dans la caverne.
Suivant la lumière de la baguette de Bellatrix, le trio avança vers le centre de la caverne jusqu'à atteindre un large lac souterrain qui contrastait fortement par sa tranquillité avec la fureur de l'océan qu'ils venaient de quitter.
« De l'eau, » dit lentement Bellatrix.
« Alors ? » demanda Harry.
« Ce n'est pas bon. »
« Que veux-tu dire ? » demanda Harry en jetant un bref coup d'œil autour d'eux mais se concentrant aussitôt de nouveau sur le sort de l'Impérium.
« Cela signifie qu'il peut y avoir un nombre impressionnant de défenses et de pièges, » expliqua Bellatrix en utilisant sa baguette pour conjurer un orbe de lumière.
Harry la regarda diriger l'orbe lumineux au dessus de l'eau. Lentement, il s'approcha de la surface de l'eau, illuminant les alentours mais ne perçant pas la noirceur de l'eau. Finalement, l'orbe atteint une petite île loin sur le lac. Ils aperçurent vaguement une sorte de pilier sur l'île. Il était évident que Voldemort y avait caché son horcruxe. Mais Bellatrix continua à faire avancer son orbe pour révéler que le lac continuait après l'île et se terminait sur des falaises aussi impénétrables que l'entrée de la cave.
Se sentant de plus en plus épuisé, Harry regarda Bellatrix faire tourbillonner l'orbe au dessus du lac afin de vérifier qu'il n'y avait rien d'autre que l'île sur le lac. Puis, elle agrandit l'orbe de lumière et couvrit tous les recoins de la caverne. Enfin, Bellatrix donna son avis. « Le danger est sous la surface de l'eau, je pense. »
« Et bien, transforme un de ces rochers en rat et jette le dans l'eau, » suggéra Harry.
Bellatrix sourit et laissa l'orbe planer au dessus du lac, à à peu près 10 mètres de leur position. « Je pense qu'un rat ne suffirait pas à déclencher les défenses, » dit-elle en regardant autour d'elle avant de trouver un très large rocher. Elle plissa les yeux de concentration et après un grand effort, le métamorphosa en vache.
Alors que la vache beuglait de panique, Bellatrix la fit voler vers l'orbe de lumière avant de la laisser tomber dans le lac. La réaction fut immédiate – une centaine de créatures montèrent à la surface et commencèrent à attaquer la vache sans aucune pitié.
« Inféri, » commenta Harry en grimaçant tout en s'assurant qu'il contrôlait toujours Tom.
« Non, pas un inféri, » dit Bellatrix. « Des centaines d'inféris. Le Seigneur des Ténèbres ne doit pas s'accorder beaucoup de répit si c'est comme ça qu'il fonctionne normalement. Ce n'est pas comme si il était déjà simple de créer un seul inféri, alors en fait des centaines. »
« Et bien, il défend son immortalité, » dit Harry d'un ton fatigué.
« Il fait aussi un très bon travail, » déclara Bellatrix en agitant sa baguette et en annulant le sort de métamorphose. La vache se retransforma en rocher et coula aussitôt au fond du lac. Confus, les inféris le suivirent et le silence regagna aussitôt la caverne.
« Des suggestions ? » demanda Harry, se demandant s'il ne valait pas mieux retourner chez eux et y réfléchir avant de revenir, prêts à combattre les inféris.
Bellatrix soupira et ramena son orbe de lumière. « Pour être sûrs, je dirais qu'il faudrait vider le lac et brûler les inféris. Tant qu'ils sont dedans, je ne serai pas capable de détecter les autres défenses mises en place et tant qu'il y aura de l'eau, nous ne saurons pas si tous les inféris ont été tués. »
Harry grimaça. « Ca va demander beaucoup d'efforts. »
« Je dirais que nous devons retourner à la maison et recruter des gens pour nous aider dans cette tâche, » dit Bellatrix. « Par chance, je connais quelques candidats impatients. »
La BMW de Bellatrix se gara près d'un trottoir sur lequel attendait Narcissa Malfoy. Bellatrix ouvrit la fenêtre. « Entre, » dit-elle.
Maladroite, Narcissa descendit du trottoir et tâtonna la portière moldue avant de comprendre comment elle fonctionnait. Elle grimpa sur le siège passager de la voiture de Bellatrix et ferma la porte à temps avant que Bellatrix ne redémarre la voiture.
« Où est Draco ? » demanda Narcissa, essayant de d'avoir l'air dure, même si elle était sur le point de craquer, émotionnellement parlant car Bellatrix utilisait son fils pour marchander avec elle et qu'elle devait endurer cette anxiété d'être dans une voiture moldue qui accélérait dangereusement sur la route.
« Il est dans un petit pub dans lequel vous pourrez manger, » répondit Bellatrix. Elle regarda en arrière et attrapa son sac qui était sur la banquette arrière. Du sac, elle sortit un petit tas de billets moldus. « Tu pourras utiliser ça pour payer l'addition mais ne dis pas à Draco que c'est moi qui t'ai donné l'argent. »
Narcissa prit l'argent en fronçant des sourcils. « C'est quoi le piège ? »
Bellatrix eut un rictus malicieux. « Pas de pièges. J'ai promis à Severus que j'arrangerai ce rendez-vous entre toi et Draco. »
Rangeant l'argent dans son sac, Narcissa continua à froncer des sourcils. « Tu souris. Ca veut dire qu'il y a un piège. Que veux-tu ? »
« Il n'y a de piège pour ce rendez-vous avec ton fils, » confirma Bellatrix. « C'est juste que si tu le revoir une prochaine fois, il faudra que tu m'aides. »
« Que veux-tu ? » demanda Narcissa d'une voix apeurée.
Bellatrix sourit et freina simultanément à un feu tricolore. « J'ai besoin de la liste de toutes tes contacts mangemorts. »
« Mes contacts mangemorts ? »
« Et bien… tous tes contacts en somme, » dit Bellatrix, puis accéléra. « Je me disais juste que tu ne fréquentes que des imbéciles masqués. »
« Ce n'est pas par choix, » se défendit Narcissa. « Les personnes n'appartenant pas aux mangemorts n'ont pas franchement envies de me fréquenter. »
« Oui, mais qui a choisi de se marier avec un mangemort ? » demanda Bellatrix. N'attendant pas de réponse, elle continua. « Je prévoirai un autre rendez-vous avec Draco. Avant ce rendez-vous, je viendrai te chercher comme aujourd'hui. Si tu as la liste de toutes les personnes que tu connais, tu pourras voir Draco. Je paierai même tes frais de restaurant. »
« A quel point dois-je connaître les personnes que je mettrai sur la liste ? » demanda Narcissa.
Bellatrix haussa les épaules. « Assez bien pour qu'ils ne soient pas étonnés de recevoir une lettre de ta part. »
« Que vas-tu faire ? » demanda Narcissa.
« Ca ne sert à rien que tu t'en inquiètes, » dit doucement Bellatrix en stoppant soudainement la voiture devant un petit pub. « Dehors maintenant. Je vous verrai toi et ta liste la semaine prochaine. Garde juste en tête que si tu n'as pas cette liste prête d'ici la prochaine fois que je te contacterai, tu le regretteras amèrement. »
Narcissa quitta la voiture, avec maladresse une nouvelle fois. Se sentant légèrement coupable, Bellatrix utilisa sa baguette pour fermer la portière avant de s'éloigner rapidement de sa sœur qui se tenait misérablement sur le trottoir et essayait de rassembler un peu de courage pour voir son fils.
Rose et Leo étaient assis dans la salle commune de Gryffondor pour faire leurs devoirs de divination pendant que leur amie Ginny était assise confortablement dans un fauteuil pour lire un de ses manuels de sortilèges.
« Ton tour, » dit Rose à Leo.
Leo se pencha sur une petite boite sur la table d'où il sortit un petit parchemin. Il se déroula et le lut. « Je vais être piétiné à mort par une licorne rose enragée. »
« Oh, mon pauvre, » dit Rose.
« En effet, » dit gravement Leo, en collant le parchemin sur son calendrier à la date du seize août.
« Mon tour, » dit Rose en prenant un parchemin. « On va me diagnostiquer un cancer des testicules. »
« Crois-tu vraiment que Trelawney va gober ça ? » demanda Ginny derrière son manuel avec une voix exaspérée.
« Sais-tu à quel point le cancer des testicules est grave ? » dit sombrement Rose en collant le parchemin sur son propre calendrier. « Il vaut mieux être prévenu que de se reposer sur des idées préconçues. »
« La seule raison pour laquelle cette prédiction existe, c'est parce que Leo l'a écrite et mise dans cette boite ! » s'exclama Ginny.
« Je sais, » dit Rose. « Ca fait parti du jeu. Mais ne t'inquiète pas. Il a cinquante pourcents de chance de tomber prochainement sur un cancer des ovaires. »
La conversation s'arrêta quand John Potter, le jeune frère de Rose et Sidra descendit en courant de son dortoir et se précipita vers le coin où étaient assis Rose et ses amis. « As-tu fouillé dans ma valise, » demanda-t-il.
« Pas dernièrement, non, » dit Rose.
John jeta un sale regard à Rose avant de se rendre auprès de Sidra et ses amis, de l'autre côté de la salle commune.
« Je me demande quelle mouche l'a piqué, » songea Leo.
« Ron et Sidra ont probablement eu une brillante idée et l'ont testée sur lui, » dit Ginny.
Leurs hypothèses furent interrompues par un hibou qui entra par la fenêtre de la Tour de Gryffondor. Il vola vers Leo et Rose, déposa un petit morceau de parchemin et repartit par la fenêtre.
« J'adore avoir du courrier, » dit Leo en prenant la note. Il la lut silencieusement, la roula en boule et regarda furtivement autour de lui.
« De quoi s'agissait-il ? » demanda Rose alors que Ginny posait son livre.
« Harry est ici – dans les donjons, » chuchota Leo.
« Allons-y, » dit Rose en rangeant rapidement ses affaires scolaires.
Leo et Ginny l'imitèrent et après un bref arrêt dans leurs dortoirs pour déposer leurs sacs, le trio se dirigea vers les donjons. Après avoir cherché pendant plusieurs minutes, ils trouvèrent Harry Black qui les attendait dans une des salles de potions inutilisées.
« Je suppose que vous êtes physiquement là si vous avez ressenti le besoin de vous cacher dans un coin reculé du château, » remarqua Rose.
« Cet endroit n'a pas toujours été reculé » dit Harry. « J'y ai enseigné les potions. »
« Je me demande pourquoi Rogue a changé de salle de cours, » dit Ginny.
Harry haussa les épaules. « Celle qu'il utilise maintenant est sans doute plus adaptée à sa personnalité, c'est à dire froide et sinistre. »
Leo ricana. « Est-il déjà comme ça quand il était élève ? »
« Oh, je suppose, » dit Harry d'un air absent en regardant avec nostalgie la pièce.
« Donc, êtes-vous là pour chasser l'objet magique caché dans le château ? » demanda Rose, ayant l'air impatiente d'aider à localiser l'objet.
Harry secoua la tête. « Pas ce soir. Je pense qu'on fera ça un autre jour. »
« Alors pourquoi êtes-vous là ? » demanda Leo.
« Bellatrix et moi avons localisé un autre de ces objets magiques, » expliqua Harry. « Le problème c'est qu'il se trouve au milieu d'un lac souterrain infesté de centaines d'inféris. »
« Des centaines d'inféri ! » s'exclama Ginny, son visage de cendres.
« Oui, » confirma Harry. « Bella et moi pensons que le meilleur moyen est de drainer le lac et de brûler les inféris afin de vérifier si le Seigneur des Ténèbres a placé d'autres protections magiques autour de l'objet. C'est un plan assez simple mais nous avons besoin de baguettes supplémentaires. Bella a mentionné que vous étiez prêts à aider de temps en temps. Nous nous demandions si c'était toujours le cas. »
« Nous sommes définitivement partants, » déclara Leo.
« Mais, » dit Rose, « ce soir n'est pas une bonne nuit, ni la nuit d'après d'ailleurs. »
« Ce week-end alors ? » dit Harry.
« Oui, le week-end sera parfait, » confirma Leo il regarda Ginny. « Tu viens aussi, n'est-ce pas ? »
« Euh, oui, » dit Ginny même s'il était palpable qu'elle n'en avait pas envie. Elle regarda Harry « Votre femme vous-a-t-elle mentionné que je vous étais hautement reconnaissante pour ce que vous avez fait au Terrier ? »
« Ça a dû lui échapper, » dit Harry. « J'ai été content de pouvoir aider. »
« Okay, » dit Rose. « Nous devons prévoir un plan si nous le faisons vraiment. »
Harry regarda Rose avec interrogation. « Bella s'occupe du plan. »
« Je sais, » dit Rose, « mais je parlais de nous faire sortir du château. »
« Oh, » dit Harry, « c'est vrai. Je connais quelques bons passages. Leo est le seul à pouvoir transplaner, n'est-ce pas ? »
« En effet, » dit Leo.
Harry eut l'air soudainement assez ennuyé.
« Nous pouvons utiliser un de vos portoloins, » dit Rose en essayant de le rassurer.
« Je ne m'inquiète pas à cause de ça, » chuchota Harry à voix basse.
« Pourquoi chuchotez-vous, » demanda Ginny à voix basse.
« Pour l'instant, chuchotez comme moi, » ordonna Harry. « Je peux vous indiquer plusieurs chemins pour sortir du château. Le pire scénario sera de passer par la forêt interdite. Bella vous retrouvera et vous emmènera à l'endroit où nous commencerons notre petite aventure. Nous aurons des portoloins pour la plus grande partie du trajet. Ces mêmes portoloins seront notre porte de sortie si quelque chose va de travers. »
« Et la trace ? » chuchota Rose.
« J'aurai des baguettes de remplacement que vous pourrez utiliser. Elles ne sont pas très bonnes mais elle feront l'affaire pour ce que nous vous avons réservés avec Bellatrix, » expliqua Harry
« Personne ne bouge ! » cria quelqu'un.
Rose, Leo et Ginny firent volte face et découvrirent Ron, Sidra et Hermione qui venaient d'entrer dans la pièce et pointaient leurs baguettes sur le groupe. « J'ai dit, personne ne bouge, » répéta Ron quand il vit les mains de Leo et Ginny bouger, comme s'ils étaient sur le point de résister.
« Va te faire foutre ! » cracha Ginny.
Pendant que Ron se concentrait sur Rose et ses amis, Sidra s'était retournée vers Harry. « Professeur Ashworth, » dit-elle.
« Le nom correct est Harry Black, » dit Harry d'une voix posée. « Ou plus exactement, Harry Ashworth Black. Quel est votre nom ? »
« Mon nom est Sidra Potter, » dit Sidra. « Mr Black, il est temps que vous arrêtiez de trainer avec ma sœur et ses petits amis. Je pense que le Professeur Dumbledore sera intéressé de savoir que vous êtes dans le château en train de fomenter de dangereux plans avec des mineurs. »
« J'ai pourtant l'habitude de comploter avec les mineurs, » dit Harry, ayant l'air détaché. « Mais le fait est que, même si j'aimerai beaucoup voir le directeur, ça n'arrivera pas cette nuit. Et vous ne lui direz pas que j'étais là. »
« Et pourquoi ne lui dirions-nous pas ? » ricana Ron.
Un vent se leva dans la pièce et jeta Ron, Sidra et Hermione par terre, en leur arrachant en même temps les baguettes. Le vent surnaturel transporta les baguettes jusqu'à la porte où Harry apparut soudainement, une baguette dans chaque main. Il attrapa les trois baguettes et les mit, ainsi que sa baguette dans sa poche. « Vous ne direz rien à Dumbledore car vous n'avez pas le choix, » dit simplement Harry
« Comment avez-vous fait ça ? » demanda Hermione en se remettant debout tandis que Rose et ses amis montraient ouvertement leur plaisir. « Il est impossible de transplaner à Poudlard. »
« Je vous assure, Miss Granger, que je n'ai pas transplané, » dit Harry en réaffirmant la foi d'Hermione dans les enchantements anti transplanage de Poudlard.
« Qu'allez-vous faire pour nous empêcher de parler à Dumbledore ? » demanda Sidra en se levant à son tour.
« Soit vous me donner un serment magique soit je vous jette un charme de mémoire, » dit Harry.
Rose leva les yeux au ciel. « Il vaudrait mieux leur effacer la mémoire. »
« Tais-toi ! » siffla Sidra. « Nous ferons naturellement un serment magique. »
Rose et ses amis regardèrent Harry donner méthodiquement à Sidra, Hermione et Ron leurs baguettes et leur faire réciter les serments magiques qui les empêcheraient de révéler ce qu'ils savaient sur Harry. Une fois que ce fut terminé, Harry montra la porte de la main tandis que Rose, Leo et Ginny pointèrent leurs baguettes sur Sidra, Hermione et Ron.
« C'était sympa de vous rencontrer, » dit Harry. « Je n'ai cependant pas terminé mes affaires avec vos amis, donc si vous voulez bien nous excuser… »
« Mr Black, vous avez oublié que nous avons entendu certaines choses que vous avez dites, » dit Hermione.
« Ouais, on peut aussi vous aider à combattre Vous-Savez-Qui, » dit Ron.
« Ne soyez pas ridicules, » dit Rose avec dédain. « Vous ne savez rien. »
« Ah ouais ? Et que sais-tu que l'on ignore ? » demanda Sidra.
Rose hésita. « Et bien… nous savons déjà ce que nous chassons. »
« Vous êtes à la recherche d'un objet magique appartenant à Vous-Savez-Qui, » dit Hermione. « Mr Black ne vous même pas dit ce que c'était. » Elle jeta un coup d'œil à Harry qui souriait. « L'avez-vous fait ? »
Harry secoua la tête.
« Nous avons déjà travaillé avec Harry et Bellatrix avant, » rétorqua Rose. « Leo, Ginny et moi sommes plus expérimentés. »
« Expérimentés ? Vraiment ? » répliqua Sidra. « Nous avons un an de plus que vous. Vous essayez juste de vous accaparer toute la gloire. C'est comme pour la Chambre des Secrets. Ce qui t'intéresse d'abord, c'est plus obtenir des réponses que d'aider vraiment. »
« J'ai dis à tout le monde prêt à m'écouter que le monstre était mort, » répondit Rose. « Mais aucun de vous n'a voulu m'écouter. C'est votre faute si j'ai résolu cette histoire pendant que vous étiez toujours en train de gratter les murs. »
« Quoi qu'il en soit, nous sommes là, » dit Sidra d'une voix plus aigue. « Nous proposons d'aider et une nouvelle fois, tu essaies de nous en empêcher – chasseuse de gloire ! »
« Oh, tu veux jouer à ça ? » cria Rose.
« C'en est assez, » dit Harry en jetant un sort de silence à Rose et Sidra. Il sourit à Sidra, Ron et Hermione. « Je serai enchanté que vous m'accompagniez. Notre tache nécessitera beaucoup de baguettes. Et pour la gloire, vous verrez ça quand la guerre sera finie. Si je détecte que l'un de vous ne coopère pas, cette personne sera ramenée chez elle avant la fin de notre aventure. Avez-vous tous compris ? »
Tout le monde hocha la tête.
« Bien, » dit Harry. Puis il leur décrivit le passage secret qui reliait Honeydukes et le château et leur donna une heure de rendez-vous. « Vous devez venir seuls. Si ce n'est pas le cas, Bellatrix le saura. Si le passage d'Honeydukes est fermé, rendez-vous dans la forêt Interdite mais restez sur la propriété de Poudlard. Dans tous les cas, Bellatrix vous trouvera. »
« Très bien, » dit Leo en parlant pour Rose, Ginny et lui puisque Rose ne pouvait toujours pas parler. « Nous serons prêts. »
« Il y a une dernière chose, » dit Harry. « Une fois que notre escapade aura commencé, nous devrons être précis et rapides. Leo, tu seras en charge de Rose et Ginny. Hermione, je te mets en charge de Sidra et Ron. Vous répondrez tous les deux à Bellatrix. Elle est celle en charge de l'exécution du plan. »
« Très bien, Mr Black, » dit Hermione. « Devons-nous d'abord faire des recherches sur les Inféris ? »
Ron leva les yeux au ciel.
Harry sourit. « C'est une très bonne idée Hermione. Tu pourrais même commencer à t'entrainer sur certains sorts d'ici là. » Puis Harry leva sa baguette puis l'abaissa. Des flammes explosèrent et un instant plus tard, Harry et les flammes avaient quitté les donjons de Poudlard.
« Il est sacrément puissant ! » s'exclama Hermione.
« Ça, ou il est voulait crâner, » marmonna Sidra une fois que Ron lui ait retiré le charme de silence qu'Harry lui avait jetée.
