Disclaimer: Harry Potter appartient à JK Rowling et cette traduction que je fais de l'histoire de Lord Silvere n'est pas utilisée à des fins commerciales

Chapitre 38 : L'Ascension de la Maison Black

La nuit arriva et Harry et Bellatrix ne furent pas réveillés par l'alarme de Bellatrix mais par le son d'un carillon enchanté à la porte d'entrée par Bellatrix et connecté aux enchantements de protection. Les fréquentes visites d'Hermione avaient conduit Bellatrix à conclure qu'il vaudrait mieux avoir un peu plus d'avertissement qu'un coup sur la porte s'ils avaient des invités ou des intrus.

« Ton amie est une fanatique, » marmonna Bellatrix, allongée en cuillère contre Harry. « Ne réalise-t-elle pas que tu vis la nuit ? »

« C'est Hermione pour toi, » grogna Harry. « Je suis surpris que tu n'ais pas déjà refroidi ses ardeurs. »

« Nous avons besoin de son enthousiasme ou plutôt de sa coopération, » dit Bellatrix en enlevant un de ses bras d'Harry, en sortant du lit et en enfilant sa robe de chambre. « Surtout ce soir. »

« Tu vas faire une avancée ? » demanda Harry en frottant ses yeux et en s'asseyant.

« L'avancée a déjà été faite, » dit Bellatrix en quittant la pièce et en marchant dans la couloir pour faire entrer Hermione dans l'appartement.

Se demandant ce que Bellatrix avait prévu pour la nuit, Harry sortit de son lit et se dirigea dans la salle de bain pour prendre une douche. Mais il fut vite interrompu car Bellatrix entra dans la salle de bain. « Je te dérange ? » grommela Harry alors qu'elle commençait ses ablutions matinales.

« Pas du tout, » dit Bellatrix alors qu'Harry terminait sa douche.

« Ce n'était pas ce que je voulais dire, » marmonna Harry en enroulant une serviette autour de sa taille. Puis après s'être habillé, il laissa Bellatrix terminer sa routine matinale. Harry prit du jus d'orange dans le frigo et se servit un verre. Décidant qu'il n'était pas d'humeur à se faire à manger, il ouvrit le frigo et il examina les plats surgelés de Bellatrix. Optant pour un diner, même s'il s'agissait normalement du petit-déjeuner, il sortit une boite du frigo, enleva le fil plastique et plaça le plat au micro-ondes.

Pendant que son plat cuisait, Harry prit un exemplaire de la Gazette du Sorcier et le feuilleta jusqu'à ce que le micro-onde ne sonne. Bellatrix s'arrêta dans la cuisine pour prendre quelques biscuits avant de monter travailler avec Hermione.

« Dès que tu auras fini, j'ai besoin que tu montes et que tu nous assistes, » lui dit Bellatrix alors qu'elle sortait de la cuisine.

« Bien sûr, » dit Harry en jetant un coup d'œil aux résultats de Quidditch et en essayant de se souvenir si les Canons de Chudley ou une autre équipe de Quidditch avait réussi à jouer une saison entière après sa septième année. Il supposa que ça n'avait pas d'importance. Il était probable que s'ils avaient joué, ils auraient perdus et ils perdaient là aussi.

Rassasiés par les résultats de Quidditch et son premier repas de la journée, Harry nettoya la table et se rendit dans la pièce où travaillaient Bellatrix et Hermione. D'après ce qu'il avait pu voir, elles n'avaient fait que bavarder en l'attendant. Dans le coin où elles étaient, en plus du fauteuil noir de Bellatrix se trouvait maintenant un fauteuil bien similaire à ceux de la pièce commune de Gryffondor. Apparemment, Hermione avait gagné suffisamment de respect avec Bellatrix pour pouvoir avoir un siège à elle. Les deux sorcières se levèrent quand Harry s'approcha.

« J'ai inventé un moyen pour découvrir où se trouvaientt les derniers horcruxes, » dit Bellatrix à Harry. « Mais il faudra que tu fasses le sort toi-même. »

« Génial, » dit Harry en sortant sa baguette et en conjurant un fauteuil pourpre pour lui et en s'y installant.

Hermione et Bellatrix s'assirent à leur tour avant que Bellatrix ne continue son explication. « Ce soir, il faut que tu pratiques la légilimancie parce qu'il s'agira d'une partie importante du processus magique. Hermione a gentiment accepté de te laisser t'exercer sur son esprit. »

« Mais seulement si tu promets de ne pas me blesser ou de révéler quelque chose que tu pourrais apprendre. Pas même à Bellatrix, » dit Hermione. Elle rougit et regarda Bellatrix. « Désolé. C'est juste que laisser entrer Harry est nécessaire pour cette cause et il est inévitable qu'il connaisse mes pensées, mais je ne veux pas que vous le sachiez. »

« Je comprends, » dit Bellatrix, semblant accepter les sentiments d'Hermione.

Harry haussa un sourcil. « C'est nécessaire, hein ? »

« Oui, » répondit doucement Bellatrix. « Il faut que tu t'exerces sur un esprit qui n'est pas préparé à de telles invasions. Ce sera comme dans la vraie vie. »

« Je suis quasiment sûr que Tom est compétent en occlumencie, » dit Harry.

« Ses boucliers d'occlumencie seront inexistants, » dit Bellatrix.

Harry fronça les sourcils en regardant sa montre. « Je dois vraiment y aller si je veux avoir la chance de passer … une bonne nuit. »

« Tu aurais suffisamment de temps pour ce projet, » assura Bellatrix. Puis elle expliqua la légilimancie et quelques nuances plus subtiles pour lancer le sort pendant qu'Hermione les observait.

Finalement, Harry se sentit suffisamment prêt pour essayer le sort. Regardant dans les yeux un peu naïfs d'Hermione, il commença à s'entrainer. Après plusieurs tentatives, Harry sentit sa conscience glisser en elle et il commença à voir une rapide succession d'images en commençant avec l'arrivée d'Hermione à la porte de leur appartement, puis ensuite il remonta le temps. Se sentant assez mal à l'aise, Harry annula le sort qu'il arriva à la scène de son diner avec ses parents.

« Je crois que j'ai compris le principe, » dit Harry.

« Il a en tout cas très bien vu certaines choses que j'ai faites ce soir, » confirma Hermione.

« Bien, » dit Bellatrix. « Maintenant la prochaine et dernière étape de ce soir sera un exercice où tu devras chercher un souvenir spécifique d'Hermione. Durant ces dernières soirées, j'ai demandé à Hermione de cacher plusieurs objets dans cette pièce. Tu devras te concentrer pour découvrir combien d'objets il y a et où ils sont. »

« Je ne suis pas sûr de savoir comment faire, » dit Harry en essayant de réfléchir à un moyen de réaliser la mission de Bellatrix.

« Je vais te le dire, » dit Bellatrix avant de se lancer dans une explication sur plusieurs méthodes afin d'analyser les souvenirs d'une personne.

L'explication dura plus longtemps que celle sur le sort pour lire les esprits et impliqua plusieurs minutes avant qu'Harry ne comprenne ce qu'elle voulait. Plusieurs fois, elle demanda à ce qu'il répète la méthode enseignée, prétextant qu'il n'aurait qu'un seul effet parce qu'une fois qu'il aurait trouvé les souvenirs, il ne pourrait plus les retrouver.

Finalement, Harry déclara qu'il était prêt à se lancer. Cette fois, l'esprit d'Hermione lui parut différent – elle semblait résister davantage à ses tentatives alors qu'il scannait des centaines et même des milliers de souvenirs. La plupart des souvenirs étaient assez normaux, même si certaines informations les firent rougir elle et lui. Finalement, Harry trouva le bon chemin et il dut cacher un petit sourire. Bellatrix avait été intelligente. Elle avait demandé à Hermione de cacher certains objets avant de dire à Hermione pourquoi.

Harry annula le sort et conjura rapidement tous les objets, montrant qu'il savait où ils étaient, ce qu'ils étaient et combien il y en avait.

« Bien joué Harry, » dit Bellatrix en récompensant Harry avec un sourire qui atteignit ses yeux violets. « Nous devrions pouvoir nous lancer dans la prochaine étape de notre plan dès que possible. »

« Bien sûr, » accepta Harry.

« Le fait est, » dit Bellatrix en jetant un long regard à Hermione derrière ses longs cheveux noirs puis en se dirigeant vers Harry, « qu'une fois que ce sera fait, les choses vont être un peu plus tendues. Il serait bon, je pense, tu aies du succès cette nuit. »

« Je suppose que je peux être plus agressif que d'habitude, » dit Harry avec un petit sourire, se demandant pourquoi Bellatrix était si circonspecte avec Hermione. Peut-être que Bellatrix avait senti qu'Hermione cherchait à savoir certaines choses.

« J'attendrai tes nouvelles, » dit Bellatrix en faisant subtilement un signe vers sa main droite sur laquelle se trouvait l'anneau de communication des Malfoy.

« Je pensais que le Fantôme d'Ashworth attendait qu'un raid ne survienne avant de sortir des ombres, » dit Ron alors que lui, Harry et Léo survolaient une partie de Londres sur les balais d'Harry. Ils arrivèrent sur un toit qui n'était pas très droit.

« Ouais, et bien, le Fantôme d'Ashworth ne fait pas attention normalement à l'identité des mangemorts qu'il capture, » dit Harry. « Cette fois, Bellatrix a décidé qu'il valait le coup de coup d'exposer un des membres du Magenmagot comme étant un mangemort ou quelque chose d'aussi mauvais. »

« Pourquoi ? » demanda Léo.

« Clairement, la femme d'Harry espère obtenir un siège au Magenmagot, » dit Ron, toujours aussi stratège.

Leo sourit. « Je compris. Donc, qui allons-nous sacrifier pour satisfaire les ambitions de Bellatrix ? »

Harry sourit à son tour, sachant que la remarque humoristique résumait bien la situation. « J'ai une liste de candidats. Bellatrix et moi pensons que la plupart d'entre eux sont des mangemorts. »

« Alors quelle est la bonne maison ? » demanda Ron en montrant le quartier qu'Harry avait surveillé pendant que Ron et Léo s'étaient assurés que la voie était libre.

« Son nom est Ombrage, » dit Harry.

Léo haussa un sourcil. « Mon père a mentionné qu'elle travaillait au Ministère mais elle ne semblait pas être un mangemort. »

« Elle ne l'est probablement pas, » admit Harry d'une voix innocente. « Elle est pire. Avec un peu de chance, on en aura la chance cette nuit. »

« Et si ce n'est pas le cas, on choisira un vrai mangemort sur ma liste. »

« Oh, génial, » dit Léo.

Le son d'un gong magique réveilla Amélia Bones. Sans arrêter de penser, elle bondit du lit, enfila ses robes d'aurors et utilisa la cheminée de sa chambre pour apparaître dans les âtres du bureau des aurors. Elle se dirigea rapidement vers le poste de commandes. « Que se passe-t-il ? » demanda-t-elle à l'auror de service.

« Une démonstration du Fantôme d'Ashworth, Capitaine, » dit l'auror avec respect. « Le Ministre Prewett et le Directeur Croupton sont déjà sur place avec leurs gardes personnels et des fonctionnaires du Ministère. La situation est sous contrôle, mais ils ont besoin d'une fonctionnaire de haut rang pour faire un rapport et emmener les prisonniers en cellules. Les autres capitaines de nuit étaient occupés et vous avez déjà eu à faire avec le Fantôme d'Ashworth. Je suis désolé de vous avoir réveillée. »

« Tout va bien, » dit Amélia en prenant le portoloin tendu par l'Auror. « N'hésitez pas à m'appeler toutes les fois où vous aurez à faire avec le Fantôme d'Ashworth. »

« Si vous voulez à ce point faire des heures supplémentaires, je suis sûr que personne n'aura d'objections. »

Amélia hocha la tête, ses pensées tournoyant dans sa tête alors qu'elle activait le portoloin. Pourquoi le fantôme n'était-il pas venu la chercher en premier ? Comment était-il possible que le Ministre Prewett soit arrivé le premier sur les lieux, avant même que les aurors le sachent ? Ca avait sans doute un rapport avec ce dont Bellatrix Black avait discuté avec le Ministre.

Le portoloin la déposa dans une rue londonienne. Des orbes magiques éclairaient toute la rue et des fonctionnaires des autres départements du Ministère bloquaient les issues de la rue et lançaient des charmes de mémoire aux témoins moldus. D'après ce qu'Amélia avait compris, les moldus allaient maintenant croire qu'une explosion de gaz était survenue. Elle trouva le Ministre et le directeur Croupton devant la maison en question. Ils étaient entourés de leurs gardes et d'une foule composée de plusieurs reporters. Amélia joua du coude pour s'approcher des gardes au moment où Prewett et Croupton annoncèrent qu'ils allaient répondre à quelques questions.

« Est-ce un nouvel incident impliquant le Fantôme d'Ashworth, Monsieur le Ministre ? » demanda le correspondant de la Gazette du Sorcier.

Le Ministre Prewett sourit. « L'appel d'urgence initial indiquait qu'il s'agissait du Fantôme d'Ashworth. Cependant, il s'avère maintenant que la soi-disante apparition d'Ashworth n'était que le résultat d'un esprit paniqué. Le Fantôme d'Ashworth n'était en aucun cas impliqué. »

« Un esprit paniqué ? Vraiment ? » demanda le reporter. « Ce Fantôme a fait des attaques foudroyantes et maintenant vous prétendez que quelqu'un a simplement vu une illusion ? L'existence du fantôme est pratiquement un fait établi ! »

« Nous ne nions pas l'existence du fantôme, » dit le directeur Croupton. « I peu près une heure, la résidente de la maison, Dolores Ombrage est devenu la victime d'un accident domestique. Dans la confusion qui a suivi, Madame Ombrage a suspecté qu'elle était la cible des mangemorts. Ensuite, elle a été convaincue qu'elle était attaquée par Ashworth et c'est ce qu'elle a dit quand elle contacté le Ministère. Donc, vous voyez, la fréquence des Attaques du Fantôme a mené Madame Ombrage à croire, de manière incorrecte qu'il s'agissait aussi d'un événement lié à Ashworth. »

« Depuis quand le Ministre de la Magie et le Directeur de la Justice Magique se rendent-ils personnellement sur les lieux d'un accident magique en même temps que les forces de l'ordre ? » demanda un reporter de radio avec suspicion, semblant avoir accepté l'histoire de l'incident magique et trouvant ce nouveau retournement de situation un pu étrange.

« Le directeur Croupton et moi étions à ce moment au Ministère quand elle passé cet appel et puisque Madame Ombrage était la Directrice du Département de la Coopération magique Internationale, nous avons décidé d'accompagner les forces de l'ordre, » expliqua Prewett. « C'est une bonne chose que nous soyons venus. »

« Oui, » dit Croupton, intervenant soudainement, « pendant que les fonctionnaires du Ministère ont sauvé Madame Ombrage et ont ramené la situation sous contrôle, des preuves ont été trouvées dans ses affaires qui prouve que Madame Ombrage a trempé dans de sérieux… méfaits. »

« Comme, » demanda la journaliste de La Gazette du Sorcier.

« Il suffit de dire que Madame Ombre a essayé de miner les objectifs du Ministre Prewett et a été en contact avec des sympathisants des mangemorts. De plus, nous avons des raisons de croire qu'elle a utilisé son bureau pour faire avancer les intérêts de mangemorts. Nous avons aussi découvert un certain nombre d'artefacts de magie noire, » déclara le Ministre Prewett.

Un correspondant international intervint à ce moment. « Madame Ombrage n'est-elle pas aussi un membre de votre Magenmagot. »

« Plus maintenant, » dit le Ministre Prewett.

« N'est-il pas nécessaire qu'elle soit d'abord condamnée avant que vous ne la remplaciez ? » demanda un autre reporter.

« Elle a accepté de démissionner, » dit Prewett. « En échange d'une certaine clémence, Madame Ombrage va coopérer avec nous afin de réparer certaines choses qu'elle a commises. Si quelqu'un a été une des ses victimes ou qu'il est conscient d'une chose qu'elle aurait put faire pour blesser le Ministère ou d'autres personnes, je vous recommande urgemment de vous faire connaître. »

« Croyez-vous qu'il y a des victimes, » se renseigna un journaliste.

« Assurément, » dit le Directeur Croupon. « Si quelqu'un est au courant de l'un de ses méfaits, nous devons absolument le savoir. Nous comptons passer en revue tous les diplomates étrangers que Mme Ombrage a nommé ou influencé. Ce cancer doit être éradiqué sur le champ. »

« Qui va remplacer Madame Ombrage à ce poste ? » demanda le reporter international.

« Je ne peux pas vous le dire pour l'instant, » répondit le Ministre. « Il est évident que je recherche quelqu'un ayant une expérience diplomatique et n'ayant pas été… influencé par Madame Ombrage. Je devrai vous donner le nom d'ici une heure si la personne que j'ai à l'esprit accepte le poste. »

« Et pour la place au Magenmagot ? » demanda un autre reporter.

Le ministre Prewett fit une pause. « Et bien, il s'avère que j'ai passé les dernières semaines à recruter activement une sorcière dans mon administration. Cependant, ce nouveau poste disponible au Magenmagot m'a donné l'opportunité d'utiliser d'une meilleure façon les talents de cette sorcière. Etant donné sa précédente volonté de rejoindre mon administration, je ne pense qu'il soit inapproprié d'annoncer que j'ai l'intention de remplacer Madame Ombrage par Bellatrix Black au Magenmagot. Madame Black est puissante et talentueuse. Son propre père est un martyr de la guerre que nous menons. Je suis sûr qu'elle influencera en bien notre société. Et je pense que je peux d'ores et déjà vous affirmer qu'elle acceptera ce nouveau poste. »

Amélia soupira en utilisant sa fourchette pour manger son petit déjeuner. Au lieu de rentrer chez elle pour prendre son exemplaire quotidien de la Gazette, elle avait acheté un exemplaire au Chemin de Traverse avant de se rendre au Chaudron Baveur pour y commander à manger.

La Une se consacrait à l'arrestation de Madame Ombrage par le Ministère et son accusation de trahison. Un petit paragraphe au bas de la page annonçait que le Ministre Prewett avait sorti de son exil Andrew Foxe en tant qu'ambassadeur au Département américain de la Magie. Il remplacerait Ombrage.

Foxe avait été démis de son poste de Chef du Département de la Justice Magique quand le Ministre Black avait pris le pouvoir. Ça avait semblé être une tâche dans son dossier. Aujourd'hui c'était une grande recommandation et un signe d'honneur. Le Ministre Black avait fait confiance à Andrew Foxe et le Ministre Prewett qui avait remplacé Foxe au DJM pouvait dire que Foxe était une personne honnête.

Et puis bien sûr, toute la seconde page du journal était consacrée à la nomination de Bellatrix Black au Magenmagot. Ils ne disaient rien de nouveau bien sûr.

« J'aurai dû leur envoyer une bonne photo de moi, » fit la voix de Bellatrix.

Amélia baissa le journal et regarda Bellatrix s'asseoir à sa table. « Ainsi, la grande Madame Black a daigné accepter de me rencontrer. »

« Pourquoi pas ? » dit Bellatrix en se penchant dans sa chaise. « C'était vous qui avez suggéré que l'on prenne nos distances. »

« J'aurai tenu mes promesses, » dit Amélia. « Le Fantôme d'Ashworth aurait fait beaucoup de bien, j'aurais été capable de m'élever à une position d'où j'aurais pu aider à faire avancer cette guerre et vous auriez obtenu votre précieux siège au Magenmagot. »

Tom arriva pour prendre la commande de Bellatrix mais elle lui fit signe de partir. Quand il eut disparu, elle répondit à Amélia. « Prewett m'a contacté et m'a presque offert immédiatement ce siège. Le prix était relativement bas. Le Fantôme d'Ashworth doit juste éviter de miner l'autorité du Ministre Prewett. »

« C'est un bon marché.

« En effet, » confirma Bellatrix. « Et ca ne vous portera pas préjudice. Dans une semaine ou deux je vous rendrai la carte. Dessus, vous verrez que de nombreux mangemorts ont été tracés. Ainsi, vous pourrez utiliser cet avantage dès que les mangemorts organiseront un raid. Je ferai même de mon mieux pour vous aider à exploiter la carte par le Fantôme d'Ashworth ne pourra pas être trop impliqué à moins que vous soyez d'accord pour soutenir le Ministre Prewett. Finalement, vous deviendrez la star des aurors et j'attendrais que vous preniez votre envol et je vous soutiendrai quand des opportunités se présenteront. Vous ne trouverez pas de meilleure situation que celle-ci. Après tout, c'est ce que vous m'avez offert. Alors, qu'en dites vous ? »

« C'est honnête, » dit Amélia en réalisant pour la première fois de la matinée que ses ambitions étaient pour la plupart intactes.

Bellatrix arriva en même temps que la nuit à Privet Drive. Elle se tenait sur le parking du 2, Privet Drive et examinait sa BMW quand Lily Potter jaillit des buissons entre le 2 et le 4 de la rue.

« Comment allez-vous ce soir Mme White ? » dit Lily avec de l'accusation dans la voix.

« Bien, merci, » dit Bellatrix en sortant sa baguette et en réparant en utilisant quelques charmes les rayures sur sa BMW. « Je me demandais si tu allais venir me rendre visite. »

« Qui t'a dit que j'en avais après toi ? » demanda Lily.

Bellatrix haussa des épaules et regarda Lily avec un petit sourire. « Les nouvelles se répandent vite. Veux-tu entrer ? »

« Je suppose, » dit Lily.

Bellatrix fit entrer Lily dans la maison. Elle était dans un sale état. Bellatrix soupira.

« Ton neveu ne remportera pas de prix dans l'art de tenir une maison, » commenta Lily.

Bellatrix hocha la tête et jeta plusieurs sorts de nettoyage pour pouvoir s'asseoir confortablement avec Lily. « Je ne me suis jamais attendu à ce qu'il soit ordonné. En fait, je suis impressionnée qu'il ait réussi à se maintenir en vie. »

« Donc, tu ne vis pas vraiment là, » en déduisit Lily.

« Euh, non, » dit Bellatrix en s'installant sur le canapé et en faisant signe à Lily de prendre une chaise.

« Alors, pourquoi cette maison t'appartient-elle et pourquoi harcèles-tu ma sœur et sa famille ? » demanda sèchement Lily.

Bellatrix fit un sourire séducteur. « J'avais besoin d'une petite maison où garder Draco et d'éventuels détenus. Quand j'ai emménagé ta sœur est venue me voir pour me souhaiter la bienvenue dans le voisinage. »

« Et tu lui as rendu la pareille, » dit Lily.

Bellatrix leva les yeux au ciel. « Oh, je t'en prie. C'est une personne singulièrement désagréable qui mérite d'avoir un peu d'humour dans sa vie. De plus, pense à la façon dont vos relations se sont améliorées. Tu l'as sauvé de ces quelques incidents comme une vraie sœur l'aurait fait. Tu as probablement interagi plus avec elle durant ces quelques mois que durant les cinq dernières années. Je t'ai donné une opportunité Lily. Et n'oublions pas que je n'ai limité mes interactions avec les Dursley qu'avec des blagues. J'ai forcé Draco à tondre leur pelouse gratuitement pendant un mois. »

« Et bien, dit comme ça, » dit Lily, clairement avec sarcasme.

« Oui, dit comme ça, » dit Bellatrix. « Maintenant, il est heureux que tu sois là car tu m'évites d'avoir à aller voir le Professeur Dumbledore. »

« Ne change pas de sujet, » dit sèchement Lily.

« Je l'ai déjà fait, » dit Bellatrix. « Dis à Dumbledore que j'ai atteint un point où je devrais être capable de localiser les trois derniers objets magiques que nous recherchons. Quand j'aurai trouvé leur localisation, il sera essentiel d'agir immédiatement pour les récupérer. Ainsi, j'aurai besoin de l'Ordre pour organiser des équipes prêtes à récupérer les objets. Si l'Ordre ne veut pas participer, j'irai voir le Ministre Prewett et m'arrangerai pour avoir les Aurors à ma disposition. Dumbledore a le choix, soit l'Ordre s'en charge, soit ce sont les aurors. »

« De quoi parles-tu ? » demanda Lily, clairement confuse.

« Passe juste le message à Dumbledore, » dit Bellatrix. « Il comprendra. Dis lui que je vais lui envoyer un hibou avec la date, l'heure et le lieu. Puis je localiserai les objets et nous devrons aller les capturer. Je m'attends à sa confirmation d'aide. »

« T'attends-tu à ce que les mangemorts essaient de nous arrêter quand nous y irons capturer ces objets ? » demanda Lily

« J'en suis presque certaine, » répondit Bellatrix en se levant. « Maintenant, si tu veux bien m'excuser, j'ai besoin de donner une fessée à Draco pour avoir conduit ma voiture sans mon autorisation »

Lily dévisagea Bellatrix en se levant à son tour. Dans le silence qui s'ensuivit, les deux sorcières entendirent la porte de derrière s'ouvrir puis se refermer en claquant. « il semblerait que tu doives d'abord le rattraper, » dit Lily.

Un sourire féroce apparut sur le visage de Bellatrix. « Il va découvrir qu'il est difficile de se cacher de moi. »

« Et bien, je transmettrai ton message à Dumbledore, » dit Lily avec raideur. « Mais je ne veux plus que tu embêtes ma sœur. »

« Je ferai de mon mieux de me restreindre, » dit Bellatrix en montrant la porte à Lily.

« Il y a intérêt, » dit Lily en partant.

Bellatrix ferma la porte et commença à nettoyer la maison à grand renfort de sortilèges. Après quelques minutes, la porte de derrière s'ouvrit sur Harry, Hermione et un Draco inconscient qui flottait derrière eux.

« Nous l'avons vu partir en courant et avons pensé l'arrêter, » dit Harry

« C'est une bonne chose que tu l'ais fait, » dit Bellatrix. « Il en a sans doute trop entendu. Efface sa mémoire et enferme le dans sa chambre. »

Harry et Hermione s'exécutèrent, puis Bellatrix les fit descendre dans la cave cachée où se trouvait la prison de Tom. « Si ma méthode ne fonctionne pas sur lui, nous n'aurons pas besoin d'être trop inquiets, » dit Bellatrix. « Il n'est pas parfait pour ce que je veux faire. Mais si ça marche, ça sera un gain de temps et d'énergie. »

« D'accord, » dit Harry semblant avoir compris ce que Bellatrix avait prévu pour découvrir les horcruxes.

« Cette potion dans la cave a-t-elle eu des complications ? » demanda Hermione.

« Et bien, il est toujours en vie, » dit Bellatrix. « Je n'ai pas réellement vérifié. J'ai demandé à Kréature de le nourrir et de lui administrer plusieurs potions. Puisque Kréature continue son travail, Tom est probablement toujours en vie. »

« J'espère que tu as donné à l'elfe des instructions complètes et très spécifiques, » marmonna Harry devant la porte de la cellule.

A l'intérieur, ils virent que Tom était réveillé mais il était allongé sur le sol, à moitié drogué. Sa pâleur était suffisante pour faire comprendre à ses visiteurs qu'il ne réalisait pas ce qu'il se passait autour de lui.

« S'il est dans cet état, ça ne va pas être difficile de faire notre expérience ? » demanda Hermione.

Bellatrix haussa des épaules. « Découvrons-le. Harry, vérifie si tu peux réussir le charme de légilimancie sur lui et entrer dans son esprit.

« D'accord, » dit Harry. Il se leva et essaya de regarder ses yeux. Puis il jeta le sort. Curieusement ça ne marcha pas. Harry essaya à plusieurs autres reprises, mais il n'arriva pas à entrer dans l'esprit de Tom. « Rien, » dit Harry.

« Essaie-le sur Hermione, » suggéra Bellatrix.

« Je suis assez sûr de le faire correctement, » dit Harry en jetant un coup d'œil à Hermione. Il ne voulait pas continuer à se servir d'elle comme cobaye.

« Tout va bien, » dit Hermione. « Fais le juste rapidement. Il n'y a rien que tu n'ais pas déjà vu. »

Harry fit le sort sur Hermione et réussit, même s'il ne resta dans son esprit que quelques secondes. « Tu vois ? J'y arrive sur elle mais pas sur Tom, » dit Harry.

« Okay, » dit Bellatrix. Elle sortit sa baguette et essaya à son tour le sort sur Tom. « D'accord, » admit-elle. « Je ne pense pas que nous aurons à prendre des mesures pour le ranimer complètement – à moins que nous ne puissions pas entrer dans son esprit avec notre expérience. » De ses robes, elle sortit une sacoche, l'élargit et la posa. Hermione en sortit le diadème et le médaillon et Bellatrix métamorphosa la sacoche en table sur laquelle Hermione posa les horcruxes.

« J'ai décidé qu'il ne serait pas profitable d'essayer de le limiter ça à de simples sorts» dit Bellatrix en sortant un morceau de parchemin de sa poche et en le montrant à Harry. « Bien que tu ne seras pas capable de le jeter rapidement, tu pourras le jeter très facilement. Il n'y a pratiquement pas de mouvement de baguette. »

Harry prit le parchemin dans ses mains. « Donc, je suppose que ça m'aidera à passer ses boucliers d'occlumencie. Mais explique moi précisément ce que ça fait. »

« Tu touches l'horcruxe de ta baguette, » expliqua Hermione, « puis tu lances le sort. »

« Oui, » dit Bellatrix, « et tu obtiendras ainsi le contrôle de l'horcruxe. Puis, tu feras le même sort sur l'autre horcruxe et tu auras l'impression d'être les deux horcruxes à la fois. Puis, quand tu essaieras d'entrer dans la tête de Tom, tu verras qu'il sera facile de contourner ses boucliers. En fait, tu pourras entrer dans sa tête ou dans la notre sans que l'on remarque ta présence. »

« C'est brillant, Bella ! » dit Harry. « Tu t'es surpassée. »

« Attendons de voir si ça a fonctionné avant de se serrer dans les bras, » dit Bellatrix.

« Dois-je le faire maintenant ? » dit Harry

« Oui, » répondit Bellatrix en montrant la table.

Harry posa le parchemin sur la table, toucha le diadème de sa baguette et commença la longue incantation écrite par Bellatrix. Quand les derniers mots quittèrent ses lèvres, une fumée éthérée jaillit de sa baguette et plongea dans l'objet en métal. Soudainement, Harry se sentit différent. C'était comme si sa tête était séparée en deux entités différentes, même si l'une d'elle semblait être inactive. Harry décida de passer à l'autre horcruxe. Maintenant familier avec l'incantation, il le fit rapidement. La fumée éthérée fut absorbée dans le médaillon et la seconde conscience dans la tête d'Harry s'agrandit et devint plus puissante.

C''était étrange d'avoir cette sensation dans la tête mais une fois que les effets du sort sur le second horcruxe se stabilisèrent, Harry devint conscient d'une sorte de bourdonnement dans sa tête. En fait, dans sa cicatrice. Et elle commençait à le faire douloureusement souffrir. Harry se leva pour essayer de comprendre ce qu'il se passait. Au loin, Harry pensa entendre Hermione parler de ses yeux et de sa cicatrice.

Il crut aussi entendre les pensées d'une autre personne. Curieux, il permit à son esprit de s'y concentrer, mais après un moment, il s'arrêta car il réalisa qu'il s'agissait du véritable Lord Voldemort. S'écartant de ces pensées et étant plus prudent, Harry se concentra sur Tom. Avec raideur, Harry marcha à l'autre bout de la pièce, essayant d'ignorer la douleur de sa cicatrice.

Résistant à l'envie de s'aider des murs pour tenir debout, Harry plongea son regard dans celui de Tom et jeta le sort de légilimancie. Instantanément il plongea dans la tête de Tom et fouilla ses souvenirs, plusieurs d'entre eux étant horribles. Réalisant que c'était là sa chance d'en savoir plus sur Voldemort avant d'envahir son esprit, Harry se concentra et examina soigneusement l'esprit de Tom malgré la douleur lancinante de sa cicatrice qui devenait petit à petit intolérable.

Finalement, Harry ne put plus le supporter. Il annula le sort pour lire les pensées et jeta le plus puissant « Finite Incantatem » de sa vie. La douleur et les sensations bizarres disparurent mais Harry se sentait toujours aussi mal.

Harry leva la tête vers Bellatrix et Hermione dont l'inquiétude était clairement affichée sur leurs visages.

« Ca a marché ? » demanda Hermione.

« Parfaitement, » murmura Harry. « Il faut que je me repose. » Voulant marcher hors de la cellule et transplaner chez lui, Harry commença à marcher, mais soudainement il vit le sol et il entendit une exclamation de choc de Bellatrix ou peut-être de Bellatrix et tout devint noir pour lui.

Harry se réveilla dans son lit, se sentant bien mieux. C'était encourageant, mais la petite collection de potions sur la table de chevet montrait qu'il n'avait pas récupéré tout seul. Harry sortit hors du lit. Il regarda sa montre et conclut qu'il avait été inconscient pendant au moins cinq heures. Il monta l'escalier et trouva Bellatrix et Hermione dans leurs fauteuils respectifs en train de parler des Arts Noirs.

Hermione fut la première à le remarquer. « Tu as guéri ! »

« Ouais, » dit Harry en se penchant contre une des tables. « Donc, quand allons-nous essayer ça sur le Seigneur des Ténèbres ? »

« Je ne sais pas si c'est toujours une bonne idée, » dit Bellatrix, regardant prudemment Harry, même si son inquiétude n'était pas apparente.

« Pourquoi pas ? » insista Harry. « Tout s'est bien passé. J'ai récupéré rapidement. Pas de dommages permanents. »

« Je n'en suis pas sûre, » dit Bellatrix. « Je pense que ça aurait pu mieux se passer. »

« Nous sommes sûres que tu as pu entrer parfaitement dans l'esprit de Tom, » dit Hermione. « Mais quand tu as lancés ces sortilèges, tes yeux sont devenus rouges et il semblait que cette cicatrice sur ton front était en feu. »

Bellatrix soupira. « L'effet sur tes yeux n'était pas complètement inattendu, mais ta cicatrice m'inquiète. Je ne m'attendais pas à voir une telle réaction physique. »

Harry haussa les épaules en essayant de trouver une explication. « Je ne pense que nous puissions éviter les problèmes avec la cicatrice, » dit-il à Hermione et Bellatrix. « C'est grâce à elle que je ressens la présence du Seigneur des Ténèbres. »

« C'est… » dit Bellatrix, puis elle jeta un coup d'œil à Hermione, se rappelant qu'ils n'avaient pas informés Hermione du passé d'Harry. « Je veux dire, as-tu déjà ressenti ces effets avant notre… rencontre à Gringotts ? »

« Oui, » dit simplement Harry, se sentant coupable en voyant la curiosité et la suspicion qui s'affichaient sur le visage d'Hermione.

Bellatrix resta assise en silence en réfléchissant à cette information. « Ca pourrait être une sorte de résonnance. Comme un rejet. »

« Je pense que c'est ça, » dit Harry. « Il n'y a pas de raison de se retenir. »

« Et bien, si tu es complètement sûr, » dit Bellatrix.

« Oui, » dit Harry. « J'en suis sûr. Arrange-toi avec l'Ordre. »

« Il se peut qu'ils ne soient pas d'accord pour aider, » dit Bellatrix. « Mais je peux faire intervenir le Ministre Prewett si besoin. »

« Je pense que l'Ordre aura hâte d'aider, » dit Harry. Il regarda Hermione. « Je m'attends à ce que tu confirmes à Dumbledore que nous pourrons entrer dans l'esprit du Seigneur des Ténèbres. »

« Je ferai ma part, » confirma Hermione.

« Pourquoi pas ? » demanda Léo. « J'ai reçu des leçons de duel pendant des semaines de Bellatrix. Je pourrais tenir le coup. Je n'ai pas peur des mangemorts. »

Sirius grinça des dents en enfilant ses gants d'aurors. « Tu vas rester à la maison en sécurité parce que je le dis »

« Tu laisses partir maman, » rétorqua Léo. « Je parie que je suis meilleur duelliste qu'elle. »

« Je ne commande pas ta mère, » répliqua Sirius. « Ecoute Léo, tu es jeune et inexpérimenté. De plus, Bellatrix n'a jamais été une duelliste de bataille. Son entrainement est plus spécifique au un-contre-un. »

« Remets-tu en doute mes compétences de duelliste ? » fit la voix de Bellatrix.

« Non, pas vraiment, » dit Sirius, étonnée de voir que Bellatrix était arrivée chez lui par cheminette. « J'essaie juste d'expliquer à mon fils ici présent que ce n'est pas parce qu'il a pris de leçons avec toi qu'il est qualifié pour se battre en vrai dans une bataille.

« Justes mes compétences d'enseignement, » dit Bellatrix.

« Bien sûr, » dit Sirius. « Maintenant, pourquoi est-tu là ? »

« C'est moi qui dirai où tout le monde est sensé aller, » dit Bellatrix. « Je suppose que Dumbledore t'a demandé de faire passer le message à plusieurs personnes. »

« Oh oui, » dit Sirius. « Où devons-nous nous rassembler en attendant ta confirmation d'attaque ? »

« Ravenbourgh. »

« Oh, arrête, » dit Sirius. « Pourquoi n'allons-nous pas chez toi ? »

« C'est trop petit, et je ne veux pas qu'une bande d'inconnus y transite. De plus, c'est là que Mlle Granger travaillera pour m'aider à deviner la localisation de ce que nous cherchons. »

« Et ta maison n'est pas assez tape-à-l'œil ? »

« En effet. »

« Et bien, merci de m'avoir transmis l'information. Je vais la passer à qui de droit et je te verrai plus tard à Ravenbourgh, » dit Sirius.

« Juste une dernière chose, » dit Bellatrix.

« Quoi ? »

« Puisque ton cher Leo n'aura pas le droit de se rendre à Ravenbourgh, je pensais qu'il pourrait peut-être apprécier l'opportunité de rester dans mon appartement avec Hermione et superviser toute l'opération. Ca lui donnera l'impression d'être impliqué, » dit Bellatrix.

Sirius sourit. « Alors Léo, qu'en penses-tu ? Ta cousine Bella est suffisamment généreuse pour te proposer d'avoir l'impression d'être utile à quelque chose ? »

« Je me rendrai avec joie à l'appartement de Cousine Bella, » dit Leo en faisant un grand sourire à Sirius.

Sirius le regarda avec suspicion, puis il regarda Bellatrix. « Qu'y a-t-il de si spécial chez toi ? »

« J'ai beaucoup de whisky pur feu, » dit Bellatrix

Sirius fronça les sourcils. « Mais je pensais me rappeler que tu buvais toujours du vin »

« C'est le seul moyen que j'ai pour attirer de beaux jeunes hommes chez moi », dit Bellatrix, pince-sans-rire.

« Avoir une relation incestueuse avec mon fils ne serait pas approprié, » dit Sirius sur le même ton.

« C'est une pratique très connue et commune chez les sangs purs, » dit Bellatrix en faisant un clin d'œil à Léo.

« Allez-vous arrêter de parler de ça ! » s'écria Cassie Black, la femme de Sirius depuis une autre pièce. « Qu'elle prenne le gamin et qu'elle parte. »

Bellatrix secoua la tête. « J'ai d'autres choses à faire. Léo, tu peux transplaner là-bas. Tu es attendu. »

« Génial ! » dit Léo.

« Je n'aime pas les réunions en plein air comme ça, » grogna Maugrey à Dumbledore alors qu'ils se tenaient sur une plateforme créée sur l'herbe entre le cimetière ancestral des Black et les ruines de l'ancien Manoir Black. « Je n'aime pas non plus nous diviser en trois équipe, sachant que seule l'une d'entre nous saura ce que sont ces horcruxes. »

« En fait, » dit Dumbledore en faisant pétiller ses yeux en regardant les quelques membres de l'Ordre déjà arrivés, « nous aurons au moins deux si Madame Black et moi nous rendons dans des équipes séparées. Nous pourrions en avoir trois si nous pouvions convaincre Madame Black de changer d'avis et de laisser Miss Granger aller avec la dernière équipe. »

« Si vous êtes sûr que Black et Granger en savent assez, » dit Maugrey

« Oui, je le suis, » dit Dumbledore. Je pense que vais mener une équipe. Vous, je pense, vous dirigerez l'équipe qui ira avec Bellatrix. Et je pense que James et Sirius pourront diriger l'équipe allant avec Miss Granger. Si elle ne peut pas venir, je suppose que nous vous remplacerons par James et Sirius dans l'équipe de Bellatrix et je vous enverrai avec Lily dans la troisième équipe. Elle est suffisamment intelligente pour comprendre le type de magie de l'horcruxe et vous avez suffisamment d'expérience contre la Magie Noire en général. »

Les deux amis restèrent assis en silence et regardèrent les meilleurs membres de l'Ordre arriver peu à peu et discuter avec leurs amis. Maugrey et Dumbledore se souvenaient aussi ainsi des autres membres de l'Ordre qui étaient tombés ou qui étaient trop vieux pour pouvoir venir.

« Quand je pense, » dit Maugrey à voix basse, « qu'Ashworth était au courant depuis le début. Si seulement il avait pu transmettre l'information avant d'être tué. »

« Je pense que nous avons tous sous-estimé Harry Ashworth, » dit calmement Dumbledore. « Mais maintenant, il faut nous demander pourquoi sa veuve ne nous a pas informé plus tôt. Pourquoi ne recommence-t-elle la croisade de son mari que maintenant ? »

« C'est inutile de se poser la question à ce stade, » dit Maugrey d'un air grognon.

« Vous avez raison, » dit Dumbledore, « mais je pense que nous devrions être plus productifs plus tard, ne serait-ce que pour s'assurer que Madame Black ne sera pas irresponsable avec ses nouvelles influences politiques. »

Les Potter, les Weasley et les Black arrivèrent près de là où se tenaient Dumbledore et Maugrey. Dumbledore remarqua la présence de Sidra, Rose et Ron mais pas de Léo ou de Ginny. Voyant que Dumbledore avait remarqué leur composition, Lily se défendit.

« Rose a utilisé ses dons de voyance pour nous assurer qu'il ne lui arriverait rien de mal si elle nous accompagnait, » dit Lily.

« Et elle nous a assuré qu'elle jouerait très probablement un rôle qui fera la différence entre la victoire et le désastre total, » dit sèchement James.

« Mais elle a vu que Léo serait blessé ? C'est ça ? » se demanda Maugrey, en s'interrogeant du pourquoi les Potter risqueraient la vie de Rose alors que les Black avaient empêché Léo de venir.

Sirius leva les yeux au ciel. « Nous ne consultons pas Rose avant de prendre des décisions parentales. »

« Bellatrix a proposé de le laisser venir chez elle pendant la première phase de l'opération, » clarifia Cassie. « Il y sera à l'abri, mais restera impliqué à ce qu'il se passe.

Lily regarda Rose. « Léo ne vient pas chérie. Tu ne préférerais pas être avec lui en lieu sûr chez Bellatrix ? »

« Je préfère assister à la bataille, » dit Rose. « Je maintiens ce que j'ai dit, il ne m'arrivera rien »

« Ron, » demanda Mr Weasley. « Et si tu restais avec Léo chez Bellatrix ? »

« Hermione y sera, » dit Sirius pour attirer Ron.

« Je demanderai à Bellatrix ce qu'elle en pense, » dit Ron, une lueur calculatrice dans le regard.

Dumbledore regardait toujours Rose, intriguée par sa récente vision dans l'avenir. « Dites moi, Miss Potter, avez-vous simplement vu que vous ne serez pas blessée ou avez-vous qu'il y aurait une bataille de laquelle vous sortirez indemne ? »

Rose regarda dans les yeux de Dumbledore. « Oh, il y aura assurément une bataille, Monsieur le Directeur. »

« Combien de batailles ? » demanda Maugrey. « Avez-vous vu qui sera impliqué ? Il va y avoir trois équipes séparées, vous le savez. »

« Rose regarda autour d'elle pour la première fois. « J'ai seulement vu une équipe et une bataille, » déclara-t-elle.

« Et qui a gagné ? »

« Logiquement, si j'en sors indemne, nous gagnons, n'est-ce pas, » répondit Rose.

« Oui, mais à quel prix ? » se demanda Maugrey.

Harry était assis sur son lit et regardait Hermione tapoter la petite table sur laquelle elle avait posé les horcruxes. « Rien de mal n'arrivera ici chez moi, » la rassura Harry.

« Tu vas probablement ressentir beaucoup de douleur et perdre conscience si tu dois passer autant de temps dans l'esprit de Tu-Sais-Qui que dans celui de Tom, » dit Hermione.

« Je suis habitué à la douleur, » dit Harry avec entrain. « Ce sera la première fois que j'aurai le luxe de perdre conscience, confortablement installé dans mon lit. Vraiment, tout ira bien, tu sais. »

Léo entra dans la pièce. « Est-ce que ça fera l'affaire ? » demanda-t-il à Hermione en amenant une petite table.

« Oui, merci, » dit Hermione en prenant la table et en la posant juste à côté d'Harry. « Je vais chercher d'autres potions au cas où nous n'en ayons pas assez. »

« Très bien, » dit Harry, même s'il n'avait aucune raison de croire que ces potions supplémentaires seraient utiles. Mais si ça permettait de mettre Hermione à l'aise.

Hermione quitta la pièce et Léo fit un sourire à Harry. « Donc, tu peux vraiment entrer dans l'esprit de Tu-Sais-Qui ? »

« Oui, » dit Harry en souriant aussi. Dans son propre futur, Voldemort avait envahi plusieurs fois son esprit. Maintenant, il avait l'impression qu'il allait lui repayer l'ascenseur. Il était temps.

Harry et Léo entendirent la porte de l'appartement s'ouvrir et se fermer, indiquant que Bellatrix était revenue et qu'ils allaient probablement commencer. Peu de temps après, Bellatrix arriva dans la chambre avec Ron Weasley. « Ron va vous donner un coup de main si Hermione a besoin de quelque chose, » annonça Bellatrix.

Harry sourit à Ron. » Content de te voir, mon pote. »

« Ouais, » dit vaguement Harry. « Où est Hermione ? »

« Ici même, » dit Hermione en revenant du laboratoire de Bellatrix avec un sac plein de potions.

Bellatrix regarda les préparations d'Hermione. « Tu réalises, j'espère que les blessés seront envoyés à Sainte Mangouste ? »

« Ca ne fait pas de mal d'être préparé, » déclara pieusement Hermione.

« Qu'importe, » dit Bellatrix à Hermione. Elle tourna ensuite son attention vers les autres occupants de la pièce. « En ce moment, le professeur Dumbledore divise les combattants en trois équipes. Je vais partir pour les rejoindre. Quand je partirai, attendez dix minutes. Puis, Harry fera ce qu'il a à faire. Hermione, je veux que tu surveilles Harry très étroitement. Léo et Ron, vous serez ceux qui écriront ce qu'Harry dira sur la localisation des choses que nous cherchons. Je veux que vous preniez tous les deux des notes puis que vous les compariez. Puis, je veux que l'un de vous vienne à Ravenbourgh et me délivre la copie la plus précise. N'essayez pas de changer ou d'interpréter ce que dira Harry. Laissez-moi m'en charger s'il y a une ambiguïté. Est-ce clair ? »

« Oui, » dit Hermione.

« Bien, » dit Bellatrix. « Ca pourra vous intéresser de savoir que Rose Potter a prédit que nous serons victorieux. »

« S'il est possible qu'il y ait des gagnants dans une guerre, » dit tristement Harry, des souvenirs de son ancienne vie remontant à l'esprit. Même s'il avait miraculeusement vaincu Voldemort au lieu de voyager dans le passé, il doutait qu'il aurait pu avoir le sentiment d'avoir gagné la guerre.

« Ne sois pas imprudent, Harry, » dit Bellatrix avant de partir.

« Toi aussi, » dit Harry quand elle franchit la porte.

Dès que la porte se referma sur elle, Hermione sortit des calepins pour Ron et Léo. Les deux jeunes sorciers prirent les calepins et sortirent des plumes auto-encrables, puis Hermione passa les dix dernières minutes à tordre ses mains. Finalement, elle informa Harry qu'il était temps pour lui de commencer.

Harry prit sa baguette, se pencha vers la table d'Hermione et commença l'incantation.

Bellatrix se tenait sur la plateforme avec Dumbledore, Maugrey, James, Sirius et Lily. Elle était légèrement boudeuse et se demandait pourquoi Dumbledore avait insisté pour que James et Sirius soient les leaders de son équipe. Elle était celle à avoir monté tout le plan. Elle était celle qui leur dirait ce qui serait nécessaire de faire quand ils essaieraient de capturer et détruire l'horcruxe. D'un autre côté, elle admettait qu'elle n'avait pas l'expérience de batailles comme Sirius et James, qui étaient aurors.

Elle regarda la foule. Il semblait qu'il y aurait dix membres par équipe. Les membres de chaque équipe se tenaient à un bout de la plateforme près de leurs leaders. Ils étaient tous silencieux, les baguettes tirées, attendant les nouvelles de Bellatrix. Bellatrix ne les connaissait pas assez bien pour savoir comment ils se sentaient mais elle pensait pouvoir détecter leur nervosité et leur excitation à l'idée d'infliger un grand coup à Voldemort. C'était ce que Dumbledore leur avait dit. Capturer l'objet magique permettrait de lui infliger un revers cuisant.

Le son d'un transplanage retentit dans le cimetière. Ceux rassemblés virent uniquement que c'était une sorcière mais Bellatrix savait que c'était Hermione. La sorcière se précipita vers la plateforme. Bellatrix se figea en voyant courir Hermione. Elle ne tenait pas de morceau de parchemin. Qu'est-ce qui n'allait pas ? »

« Alors ? » demanda Bellatrix après s'être précipité vers Hermione. « Dis moi que ça a marché. »

« Vous ne pouvez en attaquer qu'un seul, » haleta Hermione.

« Un ? » demanda Bellatrix, se sentant furieuse que ses efforts ne lui aient pas apportés les trois horcruxes sur un plateau d'argent.

« Peut-être deux, » dit Hermione. « L'un d'eux est caché dans la statue du sorcier dans l'atrium du Ministre de la Magie.

« Et l'autre, » demanda Bellatrix.

« Son familier – un serpent, » répondit Hermione, toujours le souffle coupé. « Peut-être que s'il vient se battre, il amènera le serpent.

« Et le troisième. Y-a-t-il un troisième ? »

Hermione était sur le point de répondre mais elle s'arrêta quand Dumbledore et Maugrey arrivèrent en trottinant.

« Alors ? » demanda Maugrey.

« Il y a un horcruxe caché dans la statue du Sorcier dans l'atrium du Ministre de la Magie, » dit sèchement Bellatrix. « Combinez les équipes. Le Serpent du Seigneur des Ténèbres en est un aussi, mais ce n'est pas quelque chose que nos équipes peuvent cibler.

« Et le troisième ? » demanda Maugrey.

« Pas de troisième pour ce soir, » dit brièvement Bellatrix.

« Le Seigneur des Ténèbres sait-il que nous irons chercher ce soir l'horcruxe ? » demanda Maugrey.

« Absolument, » souffla Hermione. « Il faut vous dépêcher. »

Maugrey fit volte-face et courut vers la plateforme en criant déjà des ordres. Dumbledore resta avec Bellatrix. « Alors, » songea-t-il à haute voix, « une équipe et une bataille. »

Bellatrix avait envie que Dumbledore les laisse pour parler en privé avec Hermione mais elle n'avait pas assez de temps. « Y-ta-t-il un troisième horcruxe ? » demanda-t-elle à Hermione.

« Oui, » dit Hermione, ayant enfin récupéré son souffle. Elle regarda Dumbledore et essaya de trouver un moyen pour s'expliquer sans violer les serments qu'elle avait déjà pris pour garder le secret d'Harry. « L'horcruxe a été vu, mais apparemment il a été transformé depuis qu'il a été fait. Il y avait beaucoup de confusion. Peut-être que plus tard, nous pourrons comprendre ce qui a été vu. Mais pour l'instant, nous devons nous rendre à l'atrium. »

« Ne peux-tu pas me dire exactement ce qui a été dit ? » demanda Bellatrix en regardant par dessus son épaule et réalisa qu'elle n'avait que quelques secondes avant le départ de l'équipe.

Hermione se trémoussa en regardant Bellatrix et Dumbledore qui ne cachait pas son intérêt pour la conversation. « Je suis désolé, mais nous avons l'impression explicite que vous deviez être seulement avertie de l'horcruxe de l'atrium et de rien d'autre ce soir. »

« Dumbledore ! » cria Maugrey, « Trente secondes ! »

Finalement, Dumbledore laissa Bellatrix et Hermione.

« Harry va bien, » demanda Bellatrix à voix basse.

« Ca a duré moins longtemps mais c'était peut-être plus douloureux, » chuchota Hermione. « Il n'a pas perdu conscience mais je l'ai drogué parce qu'il était clair qu'il était en très mauvais point. « Je promets qu'il n'a dit explicitement que d'aller chercher l'horcruxe de l'atrium »

« Okay, » dit Bellatrix. « Retourne chez moi et prend soin de lui. »

« Je le ferai, » dit Hermione.

Bellatrix se tourna et courut sur la plateforme, arrivant au moment où le premier groupe de membres transplanait au Ministère.

« Vous pouvez venir avec moi, Madame Black », proposa Dumbledore, en offrant son bras à Bellatrix pour qu'elle transplane avec lui.

Avec un pop, ils apparurent dans l'atrium du Ministère. Maugrey avait déjà envoyé des membres de l'Ordre sécuriser toutes les entrées du hall, même s'il ne pouvait guère fait plus. Des centaines de fenêtres donnant sur des photos surplombaient l'atrium. Théoriquement quelqu'un pouvait transplaner dans un de ces bureaux et avoir accès à l'atrium par ce chemin. Peut-être pourraient-ils impliquer les aurors, et ils auraient assez de baguettes pour se battre. Mais le temps qu'ils avertissent les aurors et qu'ils expliquent ce qu'il se passait, il serait peut-être trop tard. Peut-être que certains aurors de garde pourraient cependant aider.

Dumbledore mena Bellatrix à la fontaine. Maugrey et d'autres membres de l'Ordre étaient déjà autour de la fontaine et jetaient des sorts de repérage sur la pierre, essayant de déterminer si l'horcruxe était protégé par certains sorts. Se sentant assez inutile, Bellatrix se tenait sur le coin de la fontaine avec Dumbledore en regardant les membres de l'Ordre travailler.

« Il ne semble pas y avoir de maléfices ou de boucliers visibles, » dit l'un des membres à Maugrey.

« Alors explosez-là, » dit Maugrey après avoir reçu un hochement de tête de Dumbledore.

« Réducto ! » cria le groupe de membres de l'Ordre simultanément.

Le large monument explosa, puis, il explosa encore mais extrêmement violemment. Un large bout de marbre frappa Bellatrix dans la poitrine et la fit voltiger dans l'atrium. La douleur était si profonde que Bellatrix sentait à peine les égratignures sur son visage et sur le reste de son corps. Avant qu'elle n'arrive à diriger sa baguette, Bellatrix s'écrasa au sol et fut consumé par les ténèbres quand la douleur explosa dans sa tête.

« Allez chercher quelqu'un au Département des Aurors ! » cria James. « Si ces idiots ne nous ont pas encore remarqués, dites leur bien que nous essayons d'empêcher des intrus d'entrer ici ! »

« Je vais y aller, » se proposa Sirius. « Au moins, ils me reconnaitront. »

« Génial, » dit James alors qu'une explosion secouait le centre de l'atrium. Il se tourna et regarda avec horreur Bellatrix et Dumbledore être propulsés dans l'atrium. La plupart des membres de l'Ordre qui avaient travaillé sur la statue étaient morts, à l'exception de Maugrey qui avait été épargné grâce à de la chance et de très bons réflexes.

« Bordel de merde ! » jura James en courant vers Dumbledore. Il vit que Maugrey s'apprêtait à aller le voir aussi mais il secoua la tête et fit un geste. « Je m'en occupe ! » cria James. « Occupez-vous de la statue. »

« Allons-y ! » cria Maugrey à un autre membre de l'Ordre. « Nous devons nous occuper de ça. Utilisez des charmes du bouclier pendant que vous bossez. Essayez de ne rien toucher avec vos mains ! »

James atteint Dumbledore qui saignait gravement. Le vieux sorcier était inconscient, pâle et respirait lentement. Par réflexe, James attrapa un portoloin pour Sainte Mangouste, le posa dans une des mains de Dumbledore et l'activa. Instantanément, Dumbledore disparut.

« C'est mauvais ? » cria Frank Londubat.

« Il ira bien, » déclara James, bougeant déjà vers Bellatrix.

« Les fonctionnaires du Ministère vont nous aider, » dit Frank en suivant James. « Je t'ai vu envoyer Sirius au bureau des aurors. »

« Bien, » dit James en atteignant Bellatrix. Il baissa les yeux vers elle. « Elle semble être en pire état. » Il s'agenouilla, mit un portoloin dans sa main et l'activa, mais rien ne se passa.

« Pas bon », remarqua Frank.

« Maugrey ! On de la compagnie ! » cria James.

Instantanément, Maugrey commença à crier des ordres aux membres de l'Ordre qui gardaient les entrées. Les ordres de Maugrey furent suivis et dans l'instant qui suivit, le silence s'abattit dans l'atrium à l'exception des membres de l'Ordre qui fouillaient les débris de la statue de l'Atrium.

« J'ai trouvé quelque chose ! » cria l'un d'eux. « Une coupe en or. »

« Donnez-la moi, » cria Maugrey en tendant la main pour l'attraper.

« Non, ne la lui donnez pas, » répéta Lord Voldemort, furieux alors que de multiples explosions marquèrent l'arrivée de douzaines de mangemorts qui déboulaient des cheminées.

Les membres de l'Ordre n'eurent pas besoin de signal pour commencer à se battre. De leurs baguettes fusèrent la première volée de sortilèges et plusieurs mangemorts tombèrent. Mais ensuite, les mangemorts commencèrent à répliquer. Marchant entre les mangemorts et les Membres de l'Ordre qui combattaient, Voldemort avançait vers Maugrey. Malgré le chaos, les deux groupes de combattants réussirent à rester en dehors du chemin de Voldemort.

« Donnez-la moi ! » cria Maugrey au membre de l'Ordre qui avait trouvé la coupe. Le membre de l'Ordre s'exécuta et lança la coupe à Maugrey qui jeta plusieurs sorts à Voldemort tout en se retournant et en commençant à éviter les combattants.

James, entretemps, avait eu la chance de ne pas être assez prêt des mangemorts qui avaient déboulé des cheminées mais il lançait quand même des stupéfix aux sorciers en robe noire.

Soudainement, Rose courut vers lui. « Papa ! Ne pouvons-nous pas partir ? Tout est bloqué ? »

« Oui, » dit James après avoir lancé une succession de sorts à des mangemorts, en touchant deux alors que les autres les évitèrent. « Nous sommes piégés pour l'instant, à moins que nous arrivions à effrayer Voldemort pour qu'il parte. »

« Il faut envoyer un patronus à Leo ! » s'exclama Rose. « Dis lui qu'on a des ennuis. »

« Il n'y a rien qu'il puisse faire, » dit James à Rose, se concentrant pleinement sur le combat. « Personne ne peut entrer, personne ne peut sortir. Ca ne sert même à rien d'alerter les Aurors en dehors du Ministère. »

« Fais le simplement ! » exigea Rose. « Fais le maintenant ! »

Un cerf argenté fit irruption dans la salle de séjour d'Harry et Bellatrix, là où Ron, Hermione et Léo étaient assis et se demandaient comment la récupération de l'horcruxe se déroulait. Léo bondit sur ses pieds quand le cerf s'approcha et qu'il prit la voix de James Potter. « Ordre piégé au Ministère et en plein combat avec Voldemort. Dumbledore et Bellatrix neutralisés. Ca ne s'annonce pas bien. »

« Par Merlin ! » s'exclama Ron en regardant Hermione qui avait l'air aussi blanche qu'une morte.

Léo était déjà en train de penser. « Harry n'est inconscient que parce qu'on lui a donné une potion, n'est-ce pas ? » demanda-t-il.

« Oui, » admit Hermione.

« Il faut le ranimer, maintenant ! » cria presque Léo. « Il saura quoi faire. »

Hermione se leva aussitôt et courut, suivie de Léo et Ron dans la chambre. Quand elle y arriva, elle commença à chercher dans les potions qu'elle avait ramenées du laboratoire de Bellatrix. Elle prit deux fioles. « Je pense que ces deux-là neutraliseront la potion qui le garde endormi. »

« Mets la de force dans sa gorge, » conseilla Ron, comprenant l'urgence de la situation ?

« Il aura sûrement très mal en se réveillant, » dit Hermione ?

« Crois moi, il préfèrera avoir mal que de se réveiller et de découvrir que sa femme et des dizaines d'autres personnes sont mortes sans qu'il ait eu l'occasion de faire quelque chose, » dit Léo en prenant une des potions et en s'avançant vers le lit.

En quelques secondes, Harry ingurgita les potions et il se mit à trembler et à tousser. Finalement, il ouvrit les yeux et les jeunes sorciers lui expliquèrent la situation.

« Très bien, je comprends, » dit Harry en sortant du lit et en s'appuyant sur une des tables d'Hermione pour s'aider. Il prit plusieurs profondes inspirations puis utilisa sa baguette pour attirer son attirail de duel.

« Que vas-tu faire ? » demanda Léo alors qu'ils le regardaient s'habiller correctement.

« Tu pourrais effrayer Tu-Sais-Qui avec le fantôme d'Ashworth, » conseilla Ron.

« J'en doute, » dit Harry. « Il a senti mon assaut mental et sait ainsi que je suis vivant. Cela signifie que le Fantôme d'Ashworth est désormais inutile. Suivez-moi. »

Ron, Léo et Hermione suivirent Harry dans le hall, puis dans une chambre vide remplie de divers choses. « Je cherche une boite pleine de baguettes bon marché et peut-être un sac avec plusieurs boites de poudre d'obscurité instantanée du Pérou. »

« Voilà la poudre, » dit Ron en se penchant et en prenant les boite.

« Et voilà les baguettes, » dit Léo quand Ron tendit la poudre d'obscurité à Harry. Harry jeta un coup d'œil aux baguettes. « Ce sont de fausses baguettes, » dit-il.

« Oh, » dit Léo en s'apprêtant à les reposer.

« En fait, passes-m'en quelques unes, » dit Harry.

Léo lui tendit une poignée de fausses baguettes qu'Harry rangea aussitôt dans ses robes. « Voilà les vraies baguettes, » dit Harry en montrant une autre boite. « Passe les moi. »

Peu après, Harry fut paré. « Très bien, » dit-il en sortant sa baguette en plume de phoénix.

« On ne peut pas venir avec toi ? » demanda Léo.

Harry prit un regard lointain. « Hum… okay, mais seulement une personne. C'est tout ce dont j'aurai besoin. »

« Moi, » dit Ron. « Je n'aurai pas d'ennuis avec mes parents. »

« Et alors ? » demanda Léo.

« Ce sera Ron, » dit rapidement Harry en lui tendant les sacs de poudre d'obscurité instantanée du Pérou. « Tu as sans doute vu cette poudre en action. Nous allons nous rendre à cette bataille. Je vais te laisser dans un bureau ministériel au dessus de l'atrium. Puis, je vais descendre et engager un combat avec le Seigneur des Ténèbres. Quand j'exploserai une des fenêtres de l'atrium, je veux que tu utilises la poudre pour obscurcir complètement l'atrium. Après, dans le noir, vois si tu peux réussir à faire du bruit sans attirer l'attention sur toi, d'accord ? »

« Okay, » dit Ron.

Harry attrapa Ron et ils disparurent tous les deux dans une explosion de flammes.

Lily serra les dents en lançant une volée de stupéfix vers des sorciers en robe noir avec son bras gauche. Le maléfice d'un mangemort l'avait touché et avait brisé son bras droit. Maintenant, elle essayait de continuer à combattre vigoureusement sans trop aggraver sa blessure.

La bataille s'annonçait mal pour l'Ordre. Les mangemorts les dépassaient en nombre et ils n'avaient pas réussi à obtenir de l'aide de l'extérieur. Apparemment, Voldemort avait trouvé un moyen d'empêcher les gens de transplaner ou d'utiliser un portoloin. Normalement, Lily savait que Voldemort aurait déjà disparu. Il avait incapacité ou tué plusieurs membres de l'Ordre mais il perdait aussi ses propres fidèles. Il était plus dur de remplacer ses mangemorts. Mais apparemment, la seule raison qui poussait Voldemort à rester, c'était l'horcruxe qu'ils étaient venus chercher.

Maugrey l'avait. Il n'avait pas réussi à quitter le Ministère mais pour l'instant il avait évité Voldemort et l'avait empêché de mettre les mains dessus. C'était ce qui gardait plusieurs membres de l'Ordre en vie pour l'instant. Voldemort était si concentré sur la coupe qu'il n'avait pas pu affronter directement l'Ordre. Lily trouvait cela ironique que c'était l'horcruxe qui maintenait le combat et qui pourtant protégeait les membres de l'Ordre.

Soudain, une onde de force traversa l'atrium et Lily fut projetée à terre ainsi que le reste des combattants. En quelques secondes, la bataille fut terminée. L'onde de force s'arrêta et la voix de Voldemort résonna dans la pièce. « Les premières personnes n'appartenant pas aux mangemorts qui bougeront seront tuées immédiatement. «

Immobiles, les membres de l'Ordre regardèrent les mangemorts se regrouper à un côté du Ministère. « Que tout le monde jette sa baguette sur le côté, » demanda Voldemort en faisant un geste de sa baguette. « Si vous coopérez, vous aurais sans doute la vie sauve. »

Plusieurs membres de l'Ordre jetèrent leur baguette, d'autres non. Voldemort sourit à ces derniers. « Ca n'importe pas si vous avez encore votre baguette. Si l'un de vous bouge d'un centimètre, vous serez tué immédiatement. » Il retourna auprès de ses mangemorts et jeta un sort d'amplification avec sa baguette. « Alastor Maugrey, vous avez cinq minutes pour m'amener ma coupe en or. Si vous ne le faites pas, je tuerai la moitié des prisonniers. »

Lily avait envie de pleurer, mais pas pour elle. A côté d'elle se trouvaient ses filles. Elles mourraient avant d'atteindre l'âge adulte, sans avoir jamais connu un monde sans Voldemort.

Une autre voix résonna dans l'atrium et sortit Lily de ses pensées.

« Penses-tu vraiment que Maugrey va répondre à une telle menace ? » fit la voix d'Harry Ashworth.

Tout le monde dans la pièce, sauf Voldemort se retourna avec choc. Ayant déjà été dans une telle situation, Lily n'avait pas été si choquée d'entendre la voix d'Harry mais elle fut surprise de voir qu'il semblait être réellement présent.

Lentement, Voldemort se tourna, souriant presque avec joie. « Professeur Ashworth, » dit-il, « que c'est gentil de votre part d'être venu. » A la vitesse de la lumière, il lança un stupéfix à Harry qui l'évita simplement. « Ton mouvement montre que tu es physiquement présent. Ca ne te ressemble pas n'est-ce pas ? »

« Et bien, je te l'ai déjà prouvé en violant ton esprit ce soir, n'est-ce pas ? » dit Harry en serrant sa baguette et en regardant Voldemort avec précaution.

« En effet, » confirma Voldemort. « Mais dis moi Ashworth, ou est-ce Black maintenant ? Pourquoi cette mascarade ? Pourquoi prétendre que tu étais mort ? »

« C'était pratique, » confessa Harry. « Les blessures que m'as infligées lors de notre dernière rencontre étaient assez graves. Je n'ai récupéré que récemment et je sentais qu'il était temps que tu saches que j'étais en vie. »

« Tu ne fais pas les choses à moitié, n'est-ce pas ? » dit Voldemort. « Tu es tombé dans le nid du serpent. Je ne pense pas que tu quitteras ce lieu en vie. Il aurait été meilleur pour toi de te cacher et d'attendre que le combat se finisse et que je sois parti. »

« Peut-être, » dit Harry en se déplaçant et en constatant que Voldemort se déplaça aussi pour rester face à Harry.

« Je le sais, » dit Voldemort en levant soudainement sa baguette et en jetant plusieurs maléfices à Harry.

Harry disparut en un clin d'œil et soudainement une puissante onde jaillit vers Voldemort depuis l'autre côté de la fontaine. L'énergie à l'état pur souleva quelques pierres et les propulsa vers Voldemort qui les repoussa d'un simple mouvement de baguette.

« Donc, » dit Voldemort en se jetant un sort du bouclier, « tu crois être un Maitre de l'Illusion. Penses-tu vraiment que je suis inexpérimenté et que je jetterai des maléfices dès que l'une de tes illusions apparaitra ? Ou que je vais jeter des sorts au hasard en espérant te toucher ? Je peux également jouer à ton jeu. »

Ron était assis sur le sol derrière un bureau. Harry lui avait conseillé de se protéger derrière un bouclier en attendant l'explosion. Cela signifiait qu'il ne pouvait pas voir ce qu'il se passait dans l'atrium. C'était assez décevant pour Ron, mais d'un autre côté, il n'avait pas entendu beaucoup de choses depuis que le duel d'Harry avec Voldemort avait commencé. Il ne semblait pas qu'il y avait beaucoup de choses à voir.

Puis, Ron entendit un long échange, suivi d'une explosion. Puis, une onde de choc explosa les fenêtres de l'atrium et envoya des éclats de verre partout.

Une fois sûr qu'il n'allait pas être touché par un projectile, Ron bondit sur ses pieds avec les sacs de poudre d'obscurité instantanée du Pérou et commença à les lancer. Avec satisfaction, il regarda les ténèbres envahir l'atrium sous ses pieds.

Les ténèbres furent accompagnées par un épais silence. Le cœur de Lily battait à toute vitesse et elle se demandait qui avait causé cette obscurité et ce qui allait se passer. Elle n'eut pas à attendre bien longtemps car des explosions retentirent au dessus d'elle. Harry et Voldemort étaient-ils en train de combattre. Ou était-ce autre chose ? Les explosions semblaient être bien plus hautes que le plafond de l'atrium.

Les explosions cessèrent après quelques minutes et le silence oppressant revint. Sans qu'elle s'y attendre, un tourbillon traversa l'atrium et instantanément, l'obscurité avait disparu, révélant Harry et Voldemort se tenant près du centre de l'atrium, proches l'un de l'autre.

Harry agita sa baguette et annula son tourbillon, souriant quand il rabaissa son bras.

« Tu as renoncé bien facilement à ton avantage, » commenta Voldemort, ayant l'air un peu surpris.

« Il ne m'était plus utile, » admit Harry. « Maintenant pourquoi ne nous ferais-tu pas une faveur à tous en partant d'ici ? »

« Le duel n'est pas fini Ashworth, » dit Voldemort. « Puisque tu ne peux pas partir, tu dois soit te battre soit mourir. »

« J'ai finis de me battre pour aujourd'hui, » dit Harry. « Vas-y et tue moi. »

Voldemort leva sa baguette et lança le sort de mort. Au lieu d'émettre l'horrible lumière verte du sort mortel cependant, la baguette fit jaillir une impressionnante fontaine d'étincelles roses. Voldemort regarda sa baguette avec horreur. « Qu'as-tu fait avec ma baguette ? » cria-t-il à Harry, ses narines se dilatant.

« Ta baguette est en lieu sûr, » dit Harry en levant sa main gauche. « Mais elle est maintenant mienne. » Avec un sourire suffisant, il rangea la baguette de Voldemort dans son étui droit.

L'expression sur le visage de Voldemort n'affichait qu'une haine pure et ses yeux rouges qui brillaient ne le rendaient que plus intimidant. « Je ferai en sorte que ta mort soit longue et douloureuse, Ashworth, » renifla Voldemort avant d'activer un portoloin et de disparaître. Les mangemorts comprirent le signal et activèrent aussi leur portoloins d'urgence ce qui fit soupirer de soulagement tous les membres de l'Ordre quand tous les mangemorts, sauf ceux inconscients disparurent.

Lily regarda son ancien professeur avec encore plus de respect et d'admiration. Il avait forcé Voldemort à partir et avec peu d'efforts. Soudainement, Harry réalisa qu'il s'était approché d'elle et qu'il lui parlait.

« Lily, Maugrey a-t-il l'horcruxe ? » demanda Harry avec ses yeux verts qui la transperçaient.

« Oui, M-maugrey l'a, » bégaya Lily, essayant toujours de comprendre la situation.

« Bien, » dit Harry. « Dites-lui de l'amener à Poudlard. Je lui enverrai mon elfe avec une fiole de venin de basilic. Ca devrait permettre de le détruire. »

« Okay, » dit Lily, essayant de trouver autre chose à dire, mais il était trop tard car Harry avait déjà fait demi-tour.

Lily regarda Harry s'approcher de Bellatrix, inconsciente sur le sol. Il soupira en s'agenouillant à côté d'elle et soudainement, Harry eut l'air épuisé et frêle. Lentement et prudemment, il souleva Bellatrix et la serra dans l'un de ses bras avant de disparaître dans une explosion de flammes.