Bonjour bonjour ! C'est moi ! Désolée, j'ai été longue à poster ce chapitre. Promis, promis, je me rattraperait ! C'est à cause du chapitre 4 qui fait référence à une scène que je dois absolument écrire avant... histoire que ce soit plus clair... je verrais bien. Merci pour vos reviews !

J'aime bien CDDLN (je raccourcis Chocolat et Dieu De La Nuit), mais c'est une fic un peu... immature, comme je l'ai écrite avant. J'ai fait des corrigés, mais il y a énormément de dialogue, et elle est peut-être un peu "à l'eau de rose" et gamine. J'essaye de ne pas faire un Mello OOC, mais faire un Mello romantique et doux, c'est un peu compliqué sans sortir un peu du personnage. En revanche, j'adore les montrer comme de vrais gosses, aussi immatures que mon histoire. XD

J'adore le couple Sayu x Mello, surtout quand on ne montre pas Sayu comme une petite minette effrayée, innocente et toute gentille. C'est une femme, elle a un peu de nerfs, que diable ! Faut bien qu'elle impressionne Mello ! On trouve peu de réels Sayu x Mello en français, en tout cas, je n'en ai lu qu'un, qui était plus un Mello x Near, très bon quand même, Bullets ou confession à l'otage, que vous retrouvez chez tout les fans de Sayu x Mello.

Je n'ai pas vraiment de musique à vous conseiller pour lire ce chapitre... pas un truc triste, en tout cas !

Bonne nouvelle, j'ai réussit mon prologue de ma fiction Matt x Yumi (j'ai pas encore trouvé de titre qui me convienne, et Dance for a cigaret, ça me plait moyen. Des idées ?), et j'ai bientôt terminé mon chapitre un. Qu'est-ce que j'ai galéré ! Ah, et les Wammy's girls sont bientôt terminées. Il me manque des chansons pour les trois dernières et à terminer le chapitre de Mistya, mais sinon, j'y suis presque ! Je mettrais des bonus, dont la scène dont je parle au début de cette intro de trois mètres que personne ne va lire.

Bonne lecture ! Vive le Sayu x Mello !


Chapitre 2 :

Confiance

La mafieuse avait indiqué à Sayu une porte sur la droite qu'elle n'avait pas vu, et où se trouvait des toilettes et une douche. Mais le tout étant blindé, elle ne pouvait pas s'échapper. Évidemment. Elle n'était plus attachée, mais elle était quand même prisonnière.

Sayu n'avait pas de lit, et elle passa une très mauvaise nuit. Le sol était dur, propre peut-être mais inconfortable, et elle avait froid. Elle aurait volontiers échangé sa robe contre une tenue plus chaude et plus pratique.

Cependant, au matin, elle eut la surprise de se réveiller avec une couverture sur elle. C'était sans doute Mello, et elle fut contente de constater qu'il n'avait finalement pas si mauvais fond.

D'ailleurs, le blond vint lui rendre visite peu après qu'elle ait déjeuné. Ils s'assirent à nouveau côte à côté, contre le mur, pour discuter. Le mafieux se montra plus loquace qu'avant.

-Bien dormi ? demanda-t-il avec un léger sourire.

-Non.

Vu les cernes de Sayu, c'était flagrant, mais la question était purement rhétorique.

-Ouais, admit le mafieux, c'est pas très confortable, ici.

-Ne m'en parle pas, soupira la jeune fille. Tu ne dors pas au sol, toi, je suppose.

Mello fit mine de réfléchir quelques secondes.

-En tant que second de la mafia et conseiller officiel… non.

-Ouais, je m'en doutais, grogna-t-elle. Chanceux.

-Ce n'est pas de la chance, rectifia-t-il, c'est du talent.

-Si tu veux.

-Bon, dans ton cas, se reprit-il tout de même, c'est juste pas de chance, mais pas pour moi.

Sayu eut une moue mécontente. Il se fichait royalement d'elle, elle n'aimait pas trop. Elle se décida toutefois à poser la question qui lui brûlait les lèvres :

-Pourquoi être entré dans la mafia ? Tu es un génie, tu ne devrais pas être ici…

Le blond haussa un sourcil ironique.

-Tu me vois dans une salle de classe, à étudier tout le temps ?

-Non, tu as raison.

-Je te taquine. Ce n'est pas tout à fait pour cette raison.

-Pourquoi ?

Le gothique hésita. Devait-il lui dire ? Il aperçut les yeux chaleureux de la jeune fille et se décida. De toute façon, il doutait que cela change beaucoup de choses.

-En fait, répondit-il, je veux la tête de Kira, entre autres, et la mafia est d'accord pour m'aider, ils y trouveront leur compte.

Il était assez content de sa réponse, ayant omis exprès quelques détails sur le fait que la mafia était d'accord. Elle avait été d'accord de son plein gré. À présent, son statut avait complétement changé sur l'échiquier, et elle n'était plus qu'un simple pion. Utile, certes, mais un pion tout de même.

-Kira… fit Sayu, songeuse

-Tu es une de ses partisanes ?

Bien qu'il connaisse la réponse, il ne pouvait s'empêcher de poser la question. Elle secoua la tête négativement.

-Non. Je ne l'aime pas. À cause de lui, je ne vois plus mon père et mon frère, et j'ai toujours l'impression que le monde à une épée de Damoclès au dessus de la tête. Pour Kira, ce qu'il fait est juste, et pour d'autre non… mais je n'émets pas de jugement. Pour moi, Kira est aussi meurtrier que ceux qu'il tue. Son monde parfait est une dictature. Je me demande toujours ce qui est juste, ou non. Mais en fait, je ne pense pas que quelque chose soit meilleur qu'une autre, tout dépend des personnes. Rien n'est bon ou mauvais, en réalité. Pour moi, ce que fait Kira n'est pas bon. Pour lui, si. Nous avons chacun notre point de vue sur la justice, et c'est ce qui nous rend si intéressants.

Mello la regarda avec un air de surprise admirative. Il ne s'attendait pas à ce qu'elle donne une réponse aussi philosophique et poussée. Son point de vue était celui de quelqu'un qui a un avis, mais qui prends aussi en compte l'avis neutre. C'était quelque chose de plutôt intéressant et rare.

-Tu m'impressionnes, commenta-t-il. Je ne te pensais pas aussi… philosophe.

-Merci. Et toi ? Pourquoi est-ce que tu détestes tant Kira ?

-Et toi ?

-Je te l'ai déjà dit. Mais je peux aller plus loin. Je dirais que je ne l'aime pas, parce qu'il ne prend pas en compte que ces gens peuvent changer, qu'ils ont une famille qui va souffrir, qu'il prétend agir pour le monde, mais qu'en fait, il n'agit que pour lui et son paradis parfait. Ce n'est pas dur à deviner : s'il agissait pour le monde, il n'aurait pas tué Lind. L. Taylor et des policiers et il se serait allié avec la justice.

-Tu exprimes bien ton point de vue. J'aime bien ça.

-Et toi, pourquoi ?

Le mafieux soupira. Détester Kira alors qu'il avait été élevé pour être le successeur de la Justice, ce n'était pas difficile. Mais la vraie raison… était beaucoup plus profonde en lui, et beaucoup plus dur à exprimer.

-Kira a tué… une personne très importante pour moi. La personne la plus importante.

-Tes parents ? Ta petite amie ? Un ami ?

-Non. Je suis orphelin, et célibataire, et mon meilleur ami est encore en vie.

-Qui, alors ?

-Tu ne le répéteras pas.

Ce n'était pas une question, mais une affirmation. Sayu répondit toutefois :

-Non, promis.

Le jeune homme se pencha pour le lui murmurer à l'oreille, la faisant rougir.

-L. Mon mentor, mon idole. La Justice, la vraie.

-Mais L est vivant ! chuchota-t-elle, étonnée.

-Non. Il est mort et c'est un membre du bureau d'enquête japonais qui a pris sa place, mais je ne sais pas qui. Et j'espère le découvrir avec ton enlèvement.

-Tu me le diras ?

-D'accord. Je te dois au moins ça.

-Merci. Pourquoi L était ton mentor, ton idole ?

-Ça aussi c'est un secret.

-Je le garderais toujours.

De toute façon, il lui en avait déjà tellement dit… il avait la sensation de lui avoir ouvert son cœur, de lui avoir montré une partie de son âme.

-Je te fais confiance. J'ai grandi et étudié jusqu'à quinze ans à la Wammy's house, le prestigieux orphelinat pour devenir le successeur de L.

-Rien que ça…

-Oui. Mais L est mort avant d'avoir pu nommer son successeur. C'était soit moi, soit un nabot albinos surnommé Near, qui…

-Était le premier ?

Le regard doux de la jeune fille l'encouragea à parler. Elle le comprenait. Il lui faisait confiance. Non pas parce qu'il pouvait la menacer, mais parce qu'il avait l'impression de parler à son égal. Elle n'était pas aussi intelligente que lui, mais elle était compréhensive, et possédait quelque chose de particulier qui la faisait rayonner.

-Oui, avoua-t-il, c'est ça. Je ne l'ai jamais dépassé… le jour de la mort de L, on nous a convoqué et on nous a proposé de travailler ensemble.

-Mais comme tu le déteste, imagina Sayu, tu t'es énervé, tu as refusé et tu es parti de la Wammy's house pour vivre ta vie seul et battre Kira par tes propres moyens.

-Comment tu le sais ? questionna Mello, incrédule.

Il avait du mal à croire qu'elle pouvait vraiment imaginer ce qu'il ressentait et ce qu'il avait vécu.

-C'est ce que j'aurais fait si j'avais été toi, expliqua la jeune fille. Tout abandonner pour repartir de zéro et vaincre par moi-même. Me faire mon propre nom, sans tricherie ni aide.

-Tu as raison…

-Je ne suis pas douée pour enlever les gens, mais pour les comprendre, moi.

-À chacun son truc.

-Tu reconnaitras que le mien est plus utile.

-Ça reste à prouver.

Ils échangèrent un regard complice. Ils s'appréciaient déjà, impressionnés par la personnalité, le charisme et l'intelligence de l'autre. Mello admirait l'audace et la compréhension de Sayu, et la jeune fille jalousait le courage et l'esprit du mafieux.

-Tu me fais vraiment penser à mon meilleur ami, soupira Mello en croquant dans sa tablette de chocolat.

-Qui est-ce ?

-Un type génial. Il a étudié à la Wammy's house aussi, et était troisième dans la succession de L. Il est courageux et téméraire, avec un sacré sens de l'humour et de l'ironie. Il a pas mal de répartie, et il adorait me provoquer. Il se fichait de ce qu'on pensait de lui, et de ce que je pouvais lui faire, il avait confiance en moi, et en ses capacités. Il n'a peur de rien, vraiment… je suppose que quand je suis parti il a dû m'en vouloir, mais ce n'est pas le genre rancunier.

-Un type génial.

Le gothique secoua la tête en souriant.

-Un geek fumeur.

-Oh.

-Je lui répète tout le temps qu'il va avoir un cancer, il n'arrête pas, et il me réplique qu'à force de manger du chocolat, je vais finir obèse.

Sayu retint un petit rire.

-Et ?

-Comme ça n'arrivera jamais, je sais aussi que ses poumons sont aussi propres que ceux d'un enfant.

-Talent caché…

-Ouais. Matt te ressemble vraiment dans le sens où vous n'avez pas peur de souffrir, du moins que vous pouvez caser une ou deux répliques narquoises.

-Pas faux. Il s'appelle Matt ?

-À la Wammy's, on a que des surnoms, on est les seuls à connaître notre vrai nom. On peut le dire à nos amis les plus proches, donc je connais le sien, et il connaît le mien.

-Mesure de sécurité ?

-Oui, c'est ça. En tout cas, tu n'es ni rousse, ni geek, et tu ne portes pas de goggles. La ressemblance s'arrête à votre caractère. Quoi que…

-Oui ?

Il lui jeta un regard rieur et un sourire de défi. Il était vraiment superbe, c'était une évidence.

-Vous plaisez tout les deux aux autres.

Sayu devint toute rouge, bafouilla quelque chose et détourna le regard, les joues roses.

Il était bien plus fort qu'elle à ce petit jeu…

-Tu rougis ?

-Crétin, marmonna-t-elle. J'ai faillit avoir un arrêt cardiaque.

-Pourquoi ?

Il avait l'air sincèrement intéressé… et sincèrement moqueur. Il était en train de se ficher d'elle. Et en plus ça l'amusait. Elle ressemblait vraiment à Matt qui rougissait pour un rien…

-Parce que… heu… je n'ai pas l'habitude… et… heu… tu me troubles.

-Au moins t'es sincère…

-Je te déteste.

-Merci, j'avais compris.

Il évita la gifle de Sayu en rigolant et lui attrapa le poignet. Elle tenta de se dégager, en vain.

-Tu es peut-être intelligente, mais la force n'est pas ta principale qualité, constata-t-il.

-Je suis loin d'être aussi forte que ma mère, admit Sayu, mais j'ai d'autres trucs !

Elle referma sa main sur le poignet de Mello, plantant bien ses ongles dans la peau du jeune homme.

-Ça ne marche pas sur moi, prévint le mafieux.

-Ah ouais ?

Elle le pinça et il lui renvoya un sourcil levé ironique. Sayu changea de tactique et poussa sur le bas de sa main se toutes ses forces pour le faire lâcher ou lui tordre le poignet. Mello lui opposa une farouche résistance et elle ne tint pas le coup.

-Tu abandonnes ?

-Nan !

Elle lui balança son autre main dans la figure, mais il la bloqua.

-J'ai deux mains aussi, tu sais, sourit-il.

-Je sais !

Elle lutta pour se libérer, mais il était bien plus fort qu'elle, et esquiva sans aucune difficulté les deux coups de pieds minables qu'elle lui lança.

-Bien essayé, commenta Mello, tu es tenace.

-Lâche moi !

-Tu n'es pas très musclée…

-Va te faire foutre.

-Plus tard.

Sayu mit toute sa force dans sa dernière attaque. Son front cogna celui de Mello avec une telle violence qu'elle en fut sonnée aussi.

-Aoutch !

-Bien fait !

-Bon, j'avoue, tes coups de têtes font mal.

-J'ai mal à la tête aussi…

Le jeune homme la lâcha en riant et lui posa une main sur le front. Ce contact, doublé du beau visage tout près du sien, la fit rougir.

-Tu n'es pas résistante, en tout cas, remarqua-t-il.

-C'est la première fois que je donne un coup de tête aussi violent, répliqua-t-elle avec moins de vigueur qu'elle ne l'aurait souhaité. C'est tout.

-Hum… je te crois. Quand tu en a envoyé en dans le nez de Melson, tu n'avais pas l'air aussi sonnée.

-En tout cas tu es très résistant… tu n'es pas resté étourdi plus longtemps.

-Tu pensais vraiment que j'étais si faible ?

-Non, mais je n'ai jamais vu quelqu'un qui s'en remettait aussi vite.

Elle avait l'air déçu, et Mello éclata de rire. Il l'aimait bien. Elle était vraiment mignonne, bien plus que toutes les filles de la mafia, et dégageait quelque chose de très différent. Une lumière qui l'attirait inexorablement. Et son intelligence ainsi que sa vivacité d'esprit et sa logique n'étaient que des excuses pour en savoir plus sur elle…

-Déçue gamine ?

Elle lui renvoya un regard noir qui trahissait sa déception de découvrir que même son arme secrète ne marcherait pas sur lui.

-Je ne suis pas une gamine. Dis moi ton âge on verra bien lequel est le plus gamin des deux.

-J'ai dix-neuf ans. Bientôt vingt.

-J'en ai vingt ! Sale gosse !

Elle lui ébouriffa les cheveux en riant. Il fit la grimace en s'esquivant mais ne put s'empêcher de rire à son tour. Il venait de se rendre compte qu'il aimait la voir rire. Son sourire sublimait son visage d'une façon magnifique, et elle avait vraiment l'air d'un ange, ainsi.

-Je dois vraiment revoir ma façon de penser sur toi, avoua-t-il. Je te prenais pour une fille banale, mais tu ne l'es pas. Tu es vraiment mignonne, en fait. Plus que je ne pensais…

Le visage de Sayu prit une belle couleur pivoine et elle le cacha dans ses mains en secouant la tête.

-Pauvre naze, murmura-t-elle d'une petite voix.

-C'est pas très gentil… je t'ai pourtant fait un compliment.

-Merci… mais je ne suis pas mignonne…

-Ben, si. Je ne fais pas de compliments en l'air, sinon, je me tais et je ne dis rien. Ou je critique, au choix.

La jeune fille était sincèrement embarrassée et son cœur battait à toute allure. Ce n'était pas souvent qu'on la complimentait en face, avec autant de naturel, sans paraître mentir ou se moquer.

-Sayu ?

-… arrête de me faire rougir toutes les deux minutes…

-Ce n'est pas de ma faute si tu es facilement embarrassée.

-Je sais.

Mello hésita à lui dire qu'elle était encore plus mignonne quand elle se mettait dans ces états là, mais il renonça. Inutile de l'embêter encore plus, elle était suffisamment gênée comme ça.

-Tu es plutôt marrante.

-Ouais, on me le dit souvent.

-Enlève tes mains de ton visage et relève la tête.

-Non.

-Pourquoi ?

-Parce que je suis encore toute rouge.

-C'est tout ?

-Comment ça c'est tout ? C'est déjà beaucoup… je ne veux pas que tu me voies comme ça, tu vas encore te moquer de moi…

Le jeune homme s'assit en face d'elle et lui prit délicatement les poignets d'une main, décollant ses mains de son visage, avant de lui relever doucement le menton. Elle était encore plus écarlate que tout à l'heure, toute gênée, le cœur battant à cent à l'heure.

Kira avait dû programmer sa mort, telle que : Sayu Yagami, crise cardiaque en voyant le visage parfait de son kidnappeur.

Elle détourna le regard. Fichu Kira.

-Arrête, je vais mourir.

-Ah bon ? Et pourquoi ?

-Je vais mourir de honte.

-Pourquoi ?

-T'es trop prèèèèès !

-Ah, oui ?

-Ouiiiiii ! Tu es vraiment trop près !

La phrase qu'elle n'aurait pas dû dire. Mello, joueur, s'approcha encore plus d'elle. Et comme elle était adossée au mur, elle ne pouvait pas plus reculer.

-Arrête !

Son ton n'avait plus aucune force. Elle était complètement déroutée, incapable de penser quelque chose correctement. La jeune fille était hypnotisée par le visage parfait du mafieux, ses lèvres fines, ses cheveux blond vénitien, sa peau lisse, ses yeux bleu profond… et son torse musclé, son corps sans défauts, élancé et mince, presque androgyne, était fascinant. Le tout formait une perfection absolue, un ange encore pur venu du ciel…

Sayu se crispa en se rendant compte que Mello était encore plus proche. Elle tenta de se plaquer du mieux qu'elle pouvait contre le mur, et dégagea rapidement ses poignets pour plaquer ses mains sur son visage pivoine. Elle ne voulait pas qu'il la voie aussi rouge et embarrassée.

-Dégage, fit-elle d'une voix étouffée.

-Je te gêne ?

-Oui !

-Je ne fais rien de mal… je ne te touche même pas.

-Dégaaage !

-Tu vas finir par me tuer avec tes ultrasons.

-Ce serait bien fait pour toi.

-Mais oui, tu ne le penses même pas. Ne croie pas que je vais m'en aller juste parce que tu sais crier fort… tu ne veux pas que je te laisse seule.

La jeune fille resta quelques secondes silencieuse. Ses doigts s'écartèrent légèrement pour qu'elle puisse jeter un regard timide et étonné à Mello.

-Comment tu as fait pour deviner ?

-Tu es plutôt familière avec moi, et tu as l'air de m'apprécier…

Gagné. Il ne se disait pas un génie pour rien. Il devinait rapidement la psychologie des gens et ce qu'ils ressentaient. Dans ce sens, il était très fort. Mais ce n'était pas sa seule qualité, bien au contraire…

-Je t'aime bien aussi, Sayu, ne t'en fais pas.

Son ton était joyeux et amusé. Il était évident que Sayu le faisait bien rire. Mais elle sentait derrière cela une véritable affection et une vraie amitié. Et puis, sa confiance était réelle, bien réelle. Et le fait qu'il croie en elle alors qu'il devait plutôt ne se fier qu'à lui était une grande preuve de confiance.

Elle tenta tout de même de se dégager sur le côté, mais il posa fermement ses mains sur le mur, la bloquant. Elle ne pouvait pas fuir, non.

-Qu'est-ce que tu veux ? demanda-t-elle en calmant péniblement son cœur. Si tu ne veux rien, dégage…

-Moi ? Ce que je veux…

Il pencha la tête sur le côté pour réfléchir. Cette expression calme et posée refit bondir le cœur de Sayu qui grimaça mentalement. Ce garçon était vraiment magnifique. Et bien trop séduisant.

La porte toqua, et Mello se retira rapidement. Il se rassit à côté d'elle pendant qu'elle posait une main sur sa poitrine pour apaiser les battements de son cœur. Il avait été beaucoup trop près… pouvait-on même dire qu'il l'avait… draguée ? Et qu'il était sur la bonne voie pour réussir à la séduire complètement ? Aaarrgghh !

Un grand maigre entra dans la pièce. Le regard froid que le blond posa sur lui l'empêcha de faire un quelconque commentaire.

-Oui ?

-Le boss veut te voir, Mello ! Ramène toi dans cinq minutes. On a à discuter d'affaires et on a besoin de toi.

-Ça marche. J'arrive.

Il se tourna vers elle pendant que le mafieux s'en allait, claquant la porte derrière lui.

-Je vais devoir y aller… je ne te manquerais pas trop ?

-Tu parles avec moi pour me soutirer des informations ? questionna la jeune fille, méfiante.

-Non, ce n'était pas mon intention. Je m'en fiche, je n'ai rien besoin de savoir de toi. Fukusha nous a dit ce qu'on avait besoin de savoir. C'est tout.

-C'est beau la violation de vie privée ! railla Sayu. J'ai l'impression que tu sais tout sur moi, et que j'ai été espionnée de partout.

-Sur le coup, tu n'as pas tort, on en sait pas mal sur toi. Enfin, surtout moi.

-Tu ne t'es pas gêné…

-On t'a enlevée, autant pas faire les choses à moitié. Tu penses vraiment que tant qu'on a une espionne de premier ordre sous la main, on n'allait pas en profiter pour en apprendre un peu sur notre victime ?

-C'est vrai…

Mello se leva d'un mouvement souple, et au moment où il allait ouvrir la porte, il se retourna et lui sourit.

-Tu me fais confiance ?

-Hein ?

Elle écarquilla les yeux, surprise pas sa question, mais il était sincère. Sa réponse aurait de l'importance pour lui.

-Alors, Sayu Yagami ? Tu me fais confiance ?

Sayu hésita. Que devait-elle dire ? Elle se méfiait encore, mais… il avait été gentil avec elle. Il l'avait aidée. Il la comprenait. Il l'appréciait. Et elle l'aimait déjà beaucoup. Il était vraiment séduisant, et elle n'était pas sûre de pouvoir tenir le temps qu'il faudrait avant de se laisser rattraper par ses sentiments. Elle baissa la tête et la releva, plus sérieuse que jamais.

-Oui.

-C'est bien. Je te fais confiance aussi, je te l'ai dis, j'aurais été déçu que ce ne soit pas réciproque.

-Ne t'en fais pas… je crois en toi.

-Merci.

Il allait sortir, mais une nouvelle fois, elle le retint. Elle voulait qu'il reste avec elle. Elle ne voulait pas se retrouver seule. Elle avait peur, sans lui, il la rassurait et sa présence la rendait heureuse. Elle aurait dû être effrayée par lui, elle ne l'était pas. Pour elle, rien n'avait en ce moment plus d'importance que les mots, les regards et les sourires qu'ils échangeaient.

-Mello !

-Oui ?

-Euh…

Sur le coup, elle n'avait pas réfléchit, et la jeune fille ne savait même plus pourquoi elle l'avait appelé. Elle avait agit instinctivement, sans trop y penser, et elle le regrettait un peu, ne sachant pas quoi dire.

-Euh, tu… tu…

-Je…

-Euh, ah… tu… tu ne vas pas… oh, et puis zut, oublie.

-Trop mignonne.

Le jeune homme esquissa un sourire et revint vers elle. Il s'accroupit devant elle et lui effleura la joue avant de se relever, la laissant encore rouge, et de poser sa main sur la poignée de la porte.

-Je ne serais pas long, ne t'en fais pas.

Il lui adressa un clin d'œil et sortit de la pièce.

Le cœur de Sayu repartit à cent à l'heure avant de se calmer plus rapidement que la dernière fois.

-Qu'est-ce qui m'arrive ? chuchota Sayu. Je deviens bizarre. Pourquoi est-ce que j'ai autant envie qu'il soit près de moi ?

Elle respira profondément et soupira. À chaque fois qu'elle le voyait, elle voulait l'enlacer. À chaque fois qu'elle voyait ses lèvres, elle avait envie de les embrasser.

Elle repensa soudain au drôle de sentiment qu'elle avait ressentit en le voyant arriver. Ce n'était pas que du soulagement…

-Merde, murmura-t-elle. Merde de merde, qu'est-ce qui m'arrive ? Qu'est-ce qu'il m'a fait, ce con ?

Foutu syndrome de Stockholm !

La jeune fille mit un temps avant de comprendre qu'elle venait de tomber amoureuse de lui.


Voili-voilou, merci d'avoir lu !

J'apprécie les scènes où Mello "drague" (s'amuse avec, en fait) Sayu. Eh, oui, je suis une Mello-fangirl, moi aussi (même si je préfère mon L et Matt), ce qui explique pourquoi je le décris comme un dieu (et aussi parce que c'est Sayu qui pense ça !). Il m'est plusieurs fois arrivé de rêver de Mello et de Matt, et dans mes rêves, je sors avec Mello. Un beau rêve... même si je préfère L ! C'est peut-être parce que j'adore le chocolat ?

Sinon, un truc que j'aurais adoré caser, c'est tout les surnoms que se récolte Near. J'ai écrit une Near x OC, mais elle est trop immature, gamine, peu travaillée et... bref, elle n'est pas assez bien pour que je la poste. Mais dedans, j'ai inventé un nombre de surnom inimaginables à Near, et je me suis marrée à l'écrire.

Exemple : crevette monochromée
albinos gâteux
nain javellisé
microbe passé à la javel

Near : Je m'en prends plein la gueule...

Chiza : Mais c'est marrant ! XD (la narratrice est une pure idiote sadique et psychopathe avec les personnages)

Near : Je vais aller détruire ce fichier...

Chiza : TU FAIS ÇA, LE NAIN PÂLICHON, ET JE JURE DE DÉTRUIRE TOUT LES JOUETS CLUB DU MONDE !

Near : (choqué) Oh !

Chiza : (sort une Mary-Sue en plastique de derrière son dos) Mouahahahahahahahahahaha ! Near ? Near ?

Near : (figé)

Chiza : (range la Mary-Sue) Euh... j'en ai trop fait ?

Near : (dead)

Chiza : Ooops... bon, ben, on se revoit au prochain chapitre et je vous dirais si il est vivant !

Des reviews (yeux de chat potté) ?