Hellooooo ! Je vous ai manqué ? Faut dire que je n'ai pas posté de chapitre depuis pas mal de temps... la faute à ce **** de bonus de Wammy's girl que je vais devoir mettre en ligne avant le chapitre 4. D'ailleurs je vous conseille d'aller voir les Wammy's girl ! Heu... j'arrête l'auto-pub. Mais comme je les évoque dans ce chap, si vous ne les connaissez pas, vous risquez de vous poser des questions.
En tout cas, je demande pardon à tout ceux qui trouvent Mello OOC. Je fais de mon mieux pour garder le Mello d'origine, mais comme il n'a jamais montré son côté romantique... bref, bref. Le style va faire un peu plus enfantin... et Mello en mode gamin, c'est une première.
Je vous laisse donc lire tranquilou sans vous retarder plus longtemps...
Bonne lecture !
Chapitre 3 :
Jeu
Les conversations entre Sayu et Mello étaient devenues quotidiennes, et ils ne se quittaient plus. Huit jours s'étaient écoulés, et la jeune fille n'aurait sans doute pas tenu sans lui. Il venait la voir chaque jour et il restait avec elle toute la journée, revenant rapidement lorsque la mafia le demandait. Et plus elle en apprenait sur lui, plus elle l'aimait. Pour elle, il était irremplaçable. Ils discutaient de tout et de rien, mais elle sentait que peu à peu, leurs échanges devenaient plus intimes, plus fermés. Rien ne comptait plus pour elle que sa présence à ses côtés. Elle l'aimait vraiment plus que tout.
-Je t'ai déjà dit que j'avais eu une copine, râlait Mello.
Ils étaient en train de discuter de leurs expériences amoureuses respectives, et Sayu le traitait de gamin parce qu'elle était certaine qu'il avait toujours été célibataire, même s'il le démentait fermement.
-Je ne te crois pas, ricana Sayu, tu me parais trop peu sincère pour ça.
-Si, je ne suis pas resté célibataire toute ma vie.
-Ah bon ? Je n'en ai pourtant pas l'impression. Récapitulons ce que je sais de toi… tu as passé toute ton enfance à la Wammy's, a essayer de battre Near. Et comme c'est un petit génie de naissance, et toi moyennement…
-Comment ça, moyennement ? s'offusqua Mello.
-Oh, c'est bon, soupira la jeune fille. Donc, comme tu es moins doué que Near…
-Comment ça, moins doué que Near ?
-Comment expliques-tu que tu sois toujours deuxième, dans ce cas ?
-Parce que…
Il ne trouvait pas quoi répliquer et se contenta de la foudroyer du regard.
-Bien, dit Sayu d'un air satisfait. Et maintenant arrête de m'interrompre. Comme tu es moins doué que ton rival, tu as dû faire des efforts pour tenter de le battre, ça n'a pas dû te laisser beaucoup de temps pour faire autre chose. Je diviserais ton temps en trois partie : une, tes efforts pour dépasser Near, deux, manger du chocolat et dormir, boire, te doucher etc… trois, t'amuser avec Matt.
-… pas faux, admit le gothique d'une petite voix.
-Bon, alors, si j'ai raison, je ne vois pas le mot petite amie apparaître quelque part.
-… si…
-Ensuite, continua-t-elle, tu es parti, et tu as décidé d'entrer dans la mafia… voyons… environ un an et demi auparavant, donc, un an et demi après ton départ. Sachant que là, tu devais te battre pour vivre, ruminer ta vengeance et te trouver un logis et un travail, à moins que tu n'es fait strip-teaser, je ne vois pas trop comment tu aurais fait pour avoir une copine.
Un sourire narquois flottait sur les lèvres de la jeune fille.
-Eh ! protesta le mafieux.
-Et dans la mafia, tu sembles avoir beaucoup de fans et de prétendantes, mais aucune ne paraît t'intéresser. Je n'ai pas raison ?
-… si.
-Donc, tu n'as jamais eu de copine.
Mello leva les yeux au ciel et croqua nerveusement dans sa tablette. Il était agacé par le visage triomphant de Sayu, et son air victorieux.
-Pourquoi cette fille s'est-elle autant enhardie ? Bénie était l'époque ou personne n'osait me contredire !
Il songea que son mensonge était flagrant, et le visage d'une rousse explosive lui apparu comme pour prouver qu'il avait tort, vite suivi de la figure d'une blonde avec un pistolet et de quelques autres visages qui démentait ses propos.
-C'est faux, rétorqua en plus Sayu, parce que 1) Near et Matt ainsi que sans doute Roger et d'autres te contredisaient 2) Je ne me suis pas enhardie, tu ne me fais juste pas peur 3) Ça devient lassant, à la longue, de n'avoir personne pour mettre un peu de piquant dans la vie, on devient presque dépendant des seules personnes qui le font.
-Ouais… reconnut-il, mais je pourrais te frapper…
-À moins que tu ne sois dépendant de Near ou de ton meilleur ami, je ne vois pas pourquoi tu me ferais du mal et pourquoi tu chercherais à me supprimer. Au moins, avec moi, tu ne passes pas pour un gay.
-Je ne suis pas gay (navrée mesdemoiselles les yaoistes, pas dans cette fiction là).
Il affichait une expression ronchonne, mécontent de devoir admettre que malheureusement, il appréciait le fait qu'elle s'opposait à lui.
-Je n'ai jamais dit que tu l'étais, le rassura Sayu d'un ton moqueur.
-J'ai toujours l'impression de voir le visage de Matt se superposer au tien quand tu me provoques… soupira Mello.
-Arrête, je n'aime pas passer pour un mec.
-Je fais de mon mieux, Sayu.
Elle apprécia la façon dont il prononça son prénom. Il le disait comme s'il s'agissait d'une tablette de chocolat, et elle aimait lorsqu'il l'appelait ainsi. C'était… dérangeant de s'emballer pour la moindre marque d'affection de sa part.
-Ça va, je ne t'en veux pas, rigola-t-elle. Tu es vraiment un gamin.
-Je ne suis pas un gamin !
-Si.
-Non.
-Si !
-Non !
Ils se confrontèrent du regard quelques instants avant d'éclater de rire. Ils ne pouvaient pas rester sérieux bien longtemps lorsque leurs échanges passaient d'une simple conversation à une joute verbale qui les amusait autant l'un que l'autre.
-Ceci dit, reprit Sayu, tu restes un gamin quand même.
-Même pas vrai, ronchonna Mello. Et je suis sûr que tu ne l'as jamais fait.
-Toi non plus ! répliqua vivement la jeune fille, gênée. Alors que tu pourrais te faire toutes les filles que tu veux. Moi, je suis surveillée de chez surveillée, j'ai déjà du mal à avoir un copain sympa sans que mes parents s'en mêlent, et je dois batailler pour avoir l'autorisation de sortir le soir, alors…
-Papa gâteau et maman poule ? fit Mello en haussant un sourcil narquois.
-Ouais, t'as tout compris, gamin ! confirma Sayu en hochant la tête.
Elle avait prit soin d'insister sur le « gamin ».
-Je ne suis pas un gamin, bordel ! Et si je le suis, toi aussi !
C'était très puéril, ça, et Sayu ne le loupa pas. Elle haussa les épaules, et prit un air détaché pour minauder :
-Moi, j'ai déjà eu un copain…
-M'en fiche, grogna le blond. Neylon n'a jamais eu de copine non plus, par exemple, et personne ne l'aime, donc je ne suis pas un cas particulier.
-Dur pour lui, dans ce cas, fit la jeune fille d'un air laconique. Mais moi, j'ai déjà embrassé un garçon sur la bouche, même quand j'étais petite, au moins pour rigoler… chose que tu n'as, je te parie tout ce que tu veux, jamais fait.
Et il n'avait pas l'air de démentir, bouillonnant de rage de la voir se mettre au dessus de lui si facilement. Elle fut très contente de son petit effet. C'était assez amusant, il fallait le reconnaître.
-Alors ? le provoqua-t-elle avec un air très fier.
Mello plissa les yeux, mécontent. S'il se faisait laminer par quelqu'un qui n'était pas Near… une fille qui n'était pas de la Wammy's house, en plus… ce serait la fin de sa dignité ! Il posa sa tablette de chocolat qu'il venait à peine de déballer, geste très rare, chez lui, et se rapprocha de Sayu, qui le regarda avec étonnement. Il lui adressa un sourire enjôleur, passa sa main derrière la nuque de la jeune fille, l'attirant à lui, et plaqua sauvagement ses lèvres sur les siennes.
C'était un baiser passionné, un baiser violent, un baiser de défi.
Un baiser au goût de chocolat.
Lorsque Sayu se rendit compte qu'elle allait se laisser faire, elle le repoussa violement et lui envoya une claque.
-T'es dingue !
-Pari perdu ! chantonna narquoisement Mello à qui la gifle n'avait rien fait du tout.
-Mais t'es malade !
La jeune fille se mordit la lèvre, embarrassée et enragée. Elle s'était fait avoir ! Il était décidemment redoutable.
-Je t'ai déjà dit que je n'aimais pas perdre ? lui glissa malicieusement le mafieux, très fier de lui.
Il savait que son acte était puéril et qu'il n'avait pas à en être fier du tout, mais il ne pouvait s'empêcher d'être satisfait de sa victoire.
-Espèce de cinglé !
-Tu n'as pas aimé ?
-Euh…
Elle ne savait pas trop quoi dire. Rouge comme une tomate, elle baissa la tête. Ses lèvres se souvenaient encore de celles du jeune homme sur les siennes, de leur arôme chocolaté, de…
-Tu m'énerves, murmura-t-elle d'une petite voix.
-Si tu veux qu'on parie autre chose, ricana Mello, je suis partant.
-Non merci !
Le mafieux se rapprocha d'elle avec un grand sourire, et reprit sa tablette de chocolat.
-Je ne suis plus un gamin, lui souffla-t-il.
En le sentant si près d'elle, Sayu tressaillit. Elle secoua la tête, et tenta de s'écarter, mais il posa une main sur son épaule et elle s'immobilisa.
-S… si… si, bien sûr… bafouilla-t-elle. Tu es encore un gamin…
-Ta voix a perdu de l'assurance, fit-il remarquer.
-Ah… ah… ah oui ?
-Tu rougis et tu bégaies. Tu te trahis !
-Non…
Mais elle avait perdu son assurance. Ce baiser l'avait complètement chamboulée, et elle ne savait plus trop où elle en était.
-Tu es bête…
-Tu es embarrassée à cause d'un imbécile ? la taquina Mello.
Elle hocha la tête avec ferveur.
-Oui. À cause d'un triple imbécile.
-Quelle gentillesse ! ironisa le mafieux.
-Tu n'arrêtes pas de m'embêter…
-Et c'est moi le gamin ?
-Oui…
Elle avait vraiment l'air d'une petite fille prise en faute. Pour le jeune homme, elle était vraiment trop mignonne. Il ne l'avait pas embrassée uniquement pour qu'elle arrête de le traiter de gamin, en réalité. Plus il la connaissait, plus il sentait qu'elle devenait comme le chocolat : il n'allait bientôt plus pouvoir se passer d'elle…
Il s'approcha encore plus d'elle, la faisant encore plus rougir.
-T'es vraiment trop mignonne…lui chuchota-t-il.
-La ferme, crétin, grommela-t-elle.
-Arrête de jouer les dures !
-Je ne joue pas les dures…
-Mais oui, c'est ça.
-…
-…
-T'es vraiment méchant.
-Non, sans blague !
Ils éclatèrent de rire. Le trouble de Sayu ne s'était pas totalement dissipé, mais elle se sentait déjà moins gênée.
-Tout de même, râla-t-elle, pour un orphelin de la Wammy's house, tu n'es pas très bien élevé !
-Je fais comme je veux, quand je veux, si je veux, mademoiselle la fille du directeur adjoint de la police… susurra-t-il.
-Ce n'est pas une raison, répliqua-t-elle vivement pour éviter de montrer le trouble que sa voix chaude lui causait. On ne t'a jamais appris qu'on ne draguait pas celle qu'on a enlevé si on ne l'a enlevée que pour avoir un fichu cahier de mes deux ?
Mello lui avait tout raconté. D'abord un peu réticente à y croire, elle avait fini par se laisser convaincre. Ce qu'il lui avait dit avait tout de même du sens, et après tout, son histoire tenait debout…
-Ce n'est pas un fichu cahier, protesta le blond. C'est une arme mortelle, le pouvoir de Kira.
-Tiens ça me fait penser, fit Sayu songeuse (et heureuse de pouvoir détourner la conversation), je me demande qui est Kira.
-Bon courage pour le savoir ! se moqua le gothique.
-Je ne parle pas de ça… comment est-il ? Est-ce qu'il culpabilise ? À quoi ressemble-t-il dans la vie ? Est-ce qu'il est marié ? Sans le cahier… quel genre de personne est-ce ?
Ces questions impressionnèrent Mello. Elle allait loin dans ses pensées.
-Je ne pense pas que ce soit une mauvaise personne à la base, reprit la jeune fille, mais je pense que le désir de pouvoir, le cahier et sa déification ont eu raison de lui. Il s'est pris pour un dieu, et il a oublié la valeur d'une vie humaine… je pense qu'avant de découvrir le cahier et sa personnalité de Kira, c'était quelqu'un de gentil…
-Sans doute. Cela doit être quelqu'un de très intelligent…
-De la même intelligence que mon frère, je pense.
-Ton frère…
-Ce n'est pas Kira !
-Qu'est-ce que tu en sais ?
Sayu allait protester, mais la phrase fit un tilt dans sa tête et elle baissa le regard, découragée.
-Rien, lâcha-t-elle. Rien du tout. Si ça se trouve, Kira, c'est lui. Je n'en sais rien. Je n'aimerais pas que ça soit lui mais… je n'ai aucune preuve. Et même si j'écoute mes sentiments pour lui… ça ne me dit rien de bon. Non, en fait, ça ne me dit rien du tout, je ne sais pas quoi dire.
Plus elle y pensait, plus elle se disait que Light lui était de plus en plus lointain, moins proche et complice, plus froid et détaché. Elle pensait au travail mais ça ne datait pas d'hier. Elle baissa la tête, dépitée d'en venir à penser que son frère adoré puisse être Kira. Mello la regarda et soupira.
-Je t'ai plombé le moral…
Elle ne répondit rien, encore déprimée par cette âpre découverte. Le jeune homme se passa la main dans les cheveux.
-Bon, ok, Sayu, je te promets que si jamais ton frère est Kira, je te le dirais.
Elle releva la tête, étonnée.
-Mais en échange, promets moi de ne jamais lui laisser voir tes soupçons. Si jamais c'est lui, alors il te tuera sans hésiter.
-Mello…
-Je ne veux pas que tu meures. Je n'aurais plus d'otage, sinon… lorsqu'ils auront accepté la transaction, peut-être qu'il réussiront à récupérer le cahier, et j'aurais encore besoin de toi…
Il était gêné. Il n'avait pas pensé qu'il avouerait si facilement qu'il tenait à elle. Sayu lui jeta un regard surpris, mais doux. Son expression s'attendrit. Son cœur battait fort, mais elle était heureuse qu'il tienne à elle.
-Promis Mello, déclara-t-elle. Je te le jure.
-Heureusement, cruchette ! soupira le mafieux en lui envoyant une petite tape sur la tête.
La jeune fille se massa le crâne en grommelant.
-Tu m'as décoiffée.
Mello éclata de rire et lui ébouriffa encore plus les cheveux, ce qui eut pour effet de la faire râler. Malgré tout, elle souriait largement.
-Je te déteste, espèce de sale petit mafieux à la manque ! s'exclama-t-elle.
-Moi aussi je t'aime, Sayu, rigola le jeune homme.
Elle tenta de le décoiffer aussi, mais ne réussit pas. Il était plus musclé et plus fort qu'elle, et il lui bloqua les poignets sans problème.
-Je ne devrais pas rire avec mon kidnappeur, fit remarquer Sayu.
-Ah bon ? Et pourquoi pas ?
-Parce que… parce que tu m'as enlevée.
-Pardon ? s'étonna Mello.
-Ben oui, continua la jeune fille, je ne devrais pas rire avec toi, tu m'as enlevée,
-C'est tout ?
-Comment ça, c'est tout ?
-Ben… c'est juste parce que je t'ai kidnappée que tu ne pourrais pas rire avec moi ? Juste pour ça ?
-Oui ! Parce que normalement, soit tu es un gros pervers dégénéré, soit tu es un gros sadique psychopathe. Bon, pour moi, tu es un gros pervers sadique dégénéré et psychopathe.
-Ben merci, hein ! grommela Mello.
-Je plai-sante ! Tu es juste sadique et pervers, presque psychopathe. C'est tout. Un peu dégénéré, peut-être, je n'ai pas encore vérifié.
Là, elle se foutait de lui, et il l'avait bien compris.
-Mouais, fit-il. Ce n'est pas tellement glorieux. Je vois que tu me tiens en haute estime, c'est réjouissant…
-Oh, c'est bon… je te taquine. Tu es mon stalker préféré.
Il la regarda, incrédule, et elle se rendit compte qu'elle venait de faire une grosse boulette.
-Oublie ! bafouilla-t-elle en s'empourprant. Je n'ai rien dit !
-Mon œil, ma petite Sayu-chan ! On a le syndrome de Stockholm, hein !
Elle fit la grimace, ce qui eut pour effet de le faire encore plus rire.
-Je pourrais aussi dire que tu as le syndrome de Lima ! répliqua-t-elle.
-Merde, je pensais que tu ne le connaissais pas, celui là !
-Ra-tééé !
Elle avait découvert le contraire du syndrome de Stockholm complètement par hasard, et était contente de ne pas l'avoir oublié. Mello faisait la moue, mécontent de s'être fait prendre à son propre piège. Mais la tête triomphante de Sayu lui redonna matière à répliquer.
-Quelle gamine ! Et après c'est moi le gosse !
-Tu es un gosse, dit-elle simplement en haussant les épaules, j'agis comme tel, pour être à ton niveau de mentalité…
-Ça a l'air d'être drôlement naturel ! répliqua-t-il.
-C'est parce que je suis douée, monsieur le génie !
-Mouais. J'ai du mal à te croire.
-Rien à répliquer, donc ?
-Petite salope !
-Tu n'aimes vraiment pas perdre, hein !
-Comme c'était difficile à deviner ! ironisa-t-il.
Elle lui tira la langue, très naturellement. Il avait peut-être raison, en fait, elle était tout aussi gamine que lui…
-Hey, Sayu ? l'interpella le jeune homme.
-Oui ?
-Non, rien.
-Quoi ? insista-t-elle.
Elle n'aimait pas son petit sourire diabolique, qu'il tentait (en vain) de dissimuler en terminant sa tablette de chocolat. Il préparait un mauvais coup. Elle devait se méfier…
-Rien du tout, dit Mello.
Mais ça signifiait qu'il manigançait vraiment quelque chose. Elle devait se tenir sur ses gardes ! La jeune fille garda le silence, le regardant froisser l'aluminium pour le balancer dans un recoin de la pièce. Il finit très, voir trop, tranquillement son chocolat et se tourna vers elle, faisant une grimace en voyant qu'elle le regardait d'un air méfiant. Mais… était-ce vraiment une grimace, ou une tentative de masquer le sourire machiavélique qu'il arborait depuis tout à l'heure ?
-Quoi ? lança-t-il.
-Je pourrais te retourner la question ! rétorqua-t-elle. C'est quoi ce sourire diabolique ?
Il eut un air angélique vraiment craquant.
-Moi ? fit-il mine de s'étonner. Faire un sourire diabolique ?
On aurait lui donner le bon dieu rien qu'en voyant son visage d'ange, mais Sayu se méfiait justement de cette adorable expression plus que louche.
-Ouais, reprit-elle en plissant les yeux. Tu prépares quelque chose.
-Faux, répliqua-t-il avec une petite lueur amusée dans ses beaux yeux. Parce que… je ne prépare rien.
Ou plutôt, il ne préparait plus rien. Sayu ne s'y trompa pas, et se tint sur ses gardes. Malheureusement, pas assez.
Sans qu'elle ne puisse comprendre ce qui s'était passé, qui avait fait quoi, ou même si seulement le mafieux avait bougé (comment était-il possible de se déplacer aussi vite ?), elle se retrouva contre le jeune homme, ses lèvres plaquées sur les siennes.
Cette fois-ci, elle fut beaucoup moins vive. Elle sentait le cœur du blond battre contre le sien, la douceur de sa peau, la tendresse de son étreinte… elle manqua de se laisser prendre par ses sentiments, et failli s'abandonner dans ses bras.
Failli.
Ce ne fut que la douloureuse pensée qu'il jouait avec elle qui lui permit de lui envoyer une gifle violente et de se rejeter en arrière le plus vite possible.
-Mais ça va pas la tête ? fulmina-t-elle, rouge de honte.
Mello était encore plus content de lui. Il passa son pouce sur ses lèvres, l'air songeur, et lui adressa un clin d'œil.
-Je devais juste vérifier quelque chose.
-Et je peux savoir quoi ? siffla Sayu, très gênée.
-Je me demandais si tu avais vraiment manqué de te laisser faire, la première fois que je t'ai embrassée. Et… c'est vérifié.
-Arrête de jouer avec moi, cracha-t-elle.
-Je ne joue pas… j'expérimente.
Elle lui jeta un regard plein de dédain. Enfin, si on pouvait appeler des yeux haineux et méprisant, mais encore apeurés et gênés un regard plein de dédain.
-Ok, je ne suis pas ton amie, juste une… expérience, pour toi, lâcha-t-elle froidement.
Elle avait la sensation qu'un étau d'acier lui broyait la poitrine, que des milliers de petites aiguilles se plantaient en elle.
Mello haussa les épaules.
-Je n'embrasse jamais mes expériences. Je les casse, ce n'est pas la même chose. Et je n'ai aucune envie de te casser.
Elle s'attendait à ce qu'il dise « pas encore », ou quelque chose dans ce genre, mais il se contenta de la regarder très profondément. Elle dut baisser la tête, prise par l'intensité des prunelles azurées.
-Ne te méprends pas, Sayu, reprit doucement le jeune homme, ce n'est pas un jeu du chat et de la souris, pas plus qu'un cache-cache, ou qu'une course-poursuite.
Elle aurait voulu lui répondre qu'il en connaissait, des jeux de gosses, ce sale manipulateur. Elle ne put pas. Ses mots se coincèrent dans sa gorge et moururent avant d'avoir traversé ses lèvres.
-Alors, demanda-t-elle timidement, quelle sorte de jeu est-ce ?
Il secoua la tête et sourit légèrement. Mais son air était toujours aussi sérieux.
-Ce que je fais n'est pas un jeu, Sayu.
Il quitta la pièce sans attendre une réponse de sa part. Il n'avait pas envie de savoir ce qu'elle répliquerait à ça.
La jeune fille osa relever la tête une fois seule.
Son cœur lui faisait un peu moins mal.
Rien qu'un peu.
Yeaaaaah, merci d'avoir lu !
Je termine le chapitre sur une note un peu tristounette, sorryyyyy ! J'espère que ça vous aura plu ! Le prochain chapitre sera dans... pas mal de temps. Je vous conseille fortement de lire Wammy's girl, Near, Mello and Matt generation avant d'attaquer le quatrième chapitre et d'aller voir sur mon profil régulièrement pour voir quand j'aurais posté le bonus À LIRE ABSOLUMENT AVANT LE CHAP 4 ! Sinon, vous comprendrez, mais ça restera vague.
Bon, ben, plus grand chose à dire, si ce n'est qu'il vous faudra être patient...
Des reviews, s'il vous plait ?
