Hello ! Oui, j'ai été longue/absente/loin pendant tout ce temps, je sais... je vous ai fait attendre pour ce chapitre ? ... en fait, je ne veux pas savoir.
Merci à PtitSaumonBleu sans qui l'auteur n'aurait pas bougé ses fesses pour venir poster le chapitre.
Bon, je tiens à préciser que j'aime moyen ce chapitre. Il est un peu chichi et j'ai repris mon ton gamin du début. Mais, bon, j'ai du mal à m'en débarrasser... et je n'arrive pas à rectifier le chapitre.
Au fait, j'y fait allusion à deux Wammy's girl. Si vous ne les connaissez pas ben... allez lire, elles sont dans une autre de mes fictions. C'est que je les aime bien (même si ma préférée c'est Eden).
Ah, et il y a la date, histoire que vous vous y repériez un peu mieux (et surtout que moi je m'y repère un peu mieux).
Allez, bonne lecture !
Chapitre 6 :
Passion
Cinq octobre
Sayu se réveilla doucement. Elle battit un peu des paupières et se lova contre le torse musclé de Mello.
Une petite seconde.
Mais qu'est-ce qu'elle faisait dans son lit… nue (et lui aussi, en plus)… dans ses bras ?
Il lui fallut une autre petite seconde pour se remémorer la nuit dernière et elle se détendit.
C'était normal.
Le blond grogna et l'attira contre lui. Visiblement, il dormait encore. La jeune fille leva les yeux pour détailler le visage parfait endormi, vulnérable, une vision rare. Elle esquissa un sourire et referma les yeux. Elle se sentait bien, en sécurité. Pour le moment, elle n'avait pas encore envie de se rendre compte de ce qu'ils avaient fait, de rougir et de culpabiliser.
Pas encore.
Pour l'instant, elle avait juste envie de revivre les instants magiques d'hier soir, comme une spectatrice non impliquée, comme une innocente encore vierge.
Les paupières closes, les bras de Mello formant une protection rassurante autour d'elle, elle se laissa aller dans ses souvenirs…
Sayu avait perdu la notion du temps. Lovée dans les bras de Mello, leurs lèvres échangeant un baiser brûlant de temps à autre, elle se sentait bien. Son cœur battait à tout rompre. C'était la première fois qu'elle ressentait ce bonheur.
Elle ne savait pas depuis combien de temps Mello et elle étaient enlacés, mais cela lui importait peu. Il lui semblait que le temps venait de s'arrêter. Qu'ils étaient dans un autre univers.
-Sayu, murmura doucement Mello.
Elle releva le visage vers lui et ils échangèrent un bref baiser. La jeune fille se perdit dans son regard glacier.
-Tu sais garder un secret ? lui glissa-t-il à l'oreille, mutin.
-Ben voyons, répliqua-t-elle. Tu me prends pour qui ?
Il esquissa un sourire enjôleur et se sépara d'elle, entrelaçant leurs doigts, pour l'attirer près du mur de gauche. Intriguée, elle s'approcha de lui. Il paraissait chercher quelque chose, effleurant la paroi, en poussant certaines parties.
Finalement, il appuya sur un endroit du mur et celui-ci pivota, révélant un passage secret.
Les yeux de Sayu s'écarquillèrent.
-Ça alors ! s'exclama-t-elle.
Mello lui retourna un regard amusé.
-Tu ne t'en serais jamais douté, n'est-ce pas ? fit-il.
-Effectivement, admit la jeune fille. Je ne pensais pas qu'un passage pourrait exister. Pourquoi me le révéler ? Je pourrais m'enfuir…
Le jeune homme ricana.
-Je ne crois pas, non. Tu voudrais vraiment t'enfuir ?
Elle dut reconnaître que non, plus vraiment.
-De toute façon, ajouta le blond, il mène à ma chambre. Tu ne pourras jamais sortir d'ici sans aide, mais l'espoir fait vivre…
-Gna gna gna, marmonna-t-elle.
Il éclata de rire et l'entraîna à sa suite dans le couloir qui se referma juste après leur passage.
-Minuterie, expliqua-t-il. Il ne reste jamais ouvert plus de six minutes.
-Astucieux, commenta-t-elle. Tu as encore d'autres choses à m'avouer ?
-Pleins d'autres choses, susurra-t-il d'une voix suggestive qui la fit rougir, mais je n'ai pas l'intention de tout te dire maintenant.
La jeune fille préféra ne rien répondre. Le connaissant, il allait tout faire pour qu'elle soit gênée.
Le couloir n'était pas si long. Elle avait cru qu'il était interminable, de sa cellule, mais en réalité, il ne devait faire qu'une vingtaine de mètres. En réalité, au fond, la porte de Mello était peinte en trompe l'œil, de façon à ce qu'une personne n'y connaissant rien pense que le couloir le prolongeait.
-Ça existait déjà avant ? demanda Sayu lorsqu'ils arrivèrent devant la porte en question.
-Effectivement, répondit le mafieux. Ce n'est pas moi qui ai fait construire tout ça. J'ai simplement voulu placer ma chambre à l'endroit le plus stratégique. Rod Ross s'en fichait royalement alors j'ai pu m'installer où je voulais. De toute façon, je dois bien être le seul à avoir tout exploré.
-C'est grand ?
-Tu récoltes des infos ?
-Non, je te permets d'étaler ton savoir, monsieur le mégalo.
-Je te vois venir : tu vas me demander où est la sortie ?
-Euh… non.
-Ben voyons. Tu ne renonces jamais. T'es consciente que même si t'arrives à sortir, tu ne pourrais pas rentrer chez toi ?
-J'en suis consciente.
-Alors à quoi ça va te servir de savoir tout ça ?
-Ça va me servir à m'échapper…
-Je t'ai déjà dit…
-Pour que tu te fasses bien chier à me récupérer ensuite.
Elle lui jeta un regard narquois. Mello poussa un long soupir et, sans prévenir, passa un bras autour de ses épaules, un autre derrière ses genoux et la souleva comme si elle avait été une plume.
-Eeeeeeeeeh ! protesta-t-elle, surprise.
-Tu es vraiment cruelle, ma petite Sayu, répliqua-t-il avec un grand sourire.
Ce fut à son tour de soupirer.
-Franchement, ce n'est pas coooooool… fit le jeune homme avec une moue adorable.
Le cœur de Sayu fit un bond dans sa poitrine. Ce n'était pas possible d'être aussi désirable, d'être tellement tentateur. Il était horrible. Il savait qu'il pouvait la faire craquer quand il le voulait et il en profitait largement.
-A… a… abruti, bafouilla-t-elle.
-Vraiment ?
Son visage, qui avait perdu toute notion d'adorable pour arborer ce masque narquois et suggestif qu'elle lui connaissait si bien, venait de se rapprocher dangereusement du sien. Sa voix était enjôleuse et caressante.
Sayu choisit de se défendre en enfouissant son visage entre ses mains. Zut, il était vraiment trop beau.
Mello, content de son effet, partit dans un grand rire, ouvrit la porte, entra, et la referma derrière lui. À clé, bien entendu.
La jeune fille, bien qu'ayant la désagréable sensation d'être prisonnière, jeta un coup d'œil à la pièce.
-Putain c'est rangé ! laissa-t-elle échapper.
Oups, c'était sortit tout seul.
Le jeune homme éclata de rire une nouvelle fois.
-J'ai vécu une bonne partie de ma vie avec quelqu'un qui ne savait pas ce que signifiait l'expression « faire le ménage », j'ai dû apprendre à avoir une rigueur militaire au niveau du rangement…
-Ah bon ? s'étonna-t-elle.
Avec un petit sourire contrit, il raconta.
Le souvenir de la chambre qu'il partageait avec Matt, bordélique au possible sans son intervention, le fit légèrement grimacer. Le geek se foutait royalement du bazar ambiant, du moins qu'il retrouvait ses jeux et pouvait passer sa journée sur sa console, l'état de sa chambre lui importait peu. Mello devait donc toujours veiller au grain, histoire de ne pas retrouver de sandwich parlant sous le lit ou de caleçons sales par terre.
Il avait la saleté en horreur juste à cause du rouquin.
Le pire était que même en menaçant Matt pour ranger sa chambre (il avait perfectionné cette technique lorsque Gun lui avait offert son premier et favori Beretta), celui-ci ne savait pas ranger. Tu lui disais : tu me mets les vêtements qui traînent dans ce sac, il revenait deux minutes plus tard en demandant est-ce qu'il devait tout mettre, cinq minutes plus tard pour savoir s'il devait regarder sous le lit pour voir s'il n'y avait pas de vêtements, sept minutes plus tard pour questionner à propos de la façon dont on attrapait les vêtements et dix minutes plus tard pour demander ce qu'il devait faire du sac une fois plein.
Et quand on revenait avec lui pour lui expliquer pour la énième fois comment fermer un sac, on se rendait compte qu'il n'y avait mis que la moitié, d'après lui parce qu'il avait « peur de tout mélanger ». Sachant qu'en plus, il était incapable de plier un pantalon correctement ou de faire son lit sans galérer pendant une bonne demi-heure, ça en devenait effrayant. Et il ne faisait même pas exprès !
Dans ces moments là, Mello se demandait toujours si Matt possédait vraiment un cerveau et si oui, qu'est-ce qu'il foutait à la Wammy's house. C'était catastrophique et affolant.
Il secoua la tête pour chasser les mauvais souvenirs, faisant rire Sayu. Ne plus y penser, ne plus y penser. C'était déjà terminé depuis longtemps. Il n'aurait PLUS JAMAIS, JAMAIS, JAMAIS à ranger la chambre de Matt.
Dans sa liste des pire souvenirs de la Wammy's, il fichait « le bordel de Matt » devant « les bagarres contre Blaze ». Mais pire que tout, c'était « la découverte d'un plat de lasagne qui parle sous mon lit » qui venait en tête des plus mauvais moments de son enfance.
Et il se doutait que la raclée qu'il avait fichu au geek pour se venger venait en tête de liste pour ce dernier.
-Ça avait à l'air particulièrement désagréable, remarqua Sayu.
-Juste des souvenirs, sourit-il.
Et heureusement.
La jeune fille avait profité du temps durant lequel il lui avait raconté ses mauvais souvenirs de colocation pour détailler l'endroit.
La pièce était plutôt sommairement meublée. Les seules décorations venaient des diverses armes accrochées au mur et du crucifix enfoncé dans la paroi de droite. Du reste, il y avait un lit double dans un coin de la pièce, deux armoires noires (une pour les munitions et l'autre pour les vêtements ?) qui encadraient la porte, un bureau avec du matériel informatique de haute qualité accompagné une chaise à roulettes neuve en face du lit, une bibliothèque à côté, une petite commode bourrée de papiers (et sans doute d'argent) et un réfrigérateur (pour le chocolat, évidemment) planqués dans le coin à gauche du lit.
La pièce était éclairée par un lustre victorien et la lampe de bureau – en forme de chandelier de la Renaissance –, sinon elle était assez sombre, ne possédant qu'une unique fenêtre aux volets fermés, qui laissaient toutefois filtrer un léger rayon lunaire.
Le tout formait un ensemble obscur et sobre, rendu un peu effrayant par les petites touches gothiques. Une chambre parfaite pour Mello, somme toute, luxueuse et austère, en accord avec ses goûts et son rang au sein de la mafia. C'était tout à fait son style, même sans savoir que c'était la sienne, Sayu l'aurait deviné. Il n'y avait que lui pour agrémenter sa chambre comme ça.
Mais pour l'heure, la décoration n'était pas vraiment ce à quoi les deux jeunes gens pensaient.
Le regard azur rivé dans les yeux noirs, ils se contemplaient, perdus dans les prunelles de l'autre.
Le cœur de Sayu battait fort. Elle regardait les milles détails des traits de Mello. Une ligne douce qui traçait sa mâchoire, qui remontait pour sculpter la forme de son visage, venait dessiner ses pommettes hautes, son nez droit et fin et finalement, esquissait son front caché par une frange en bataille qui dissimulait ses sourcils. Ses longs cils et ses lèvres de velours charnues donnaient de la douceur à son expression. Si elle suivait la courbe de son menton, elle parvenait à son cou, à ses épaules, à son corps parfait, élancé et svelte, musclé et longiligne.
Elle pouvait se plonger dans les prunelles bleues parsemées d'éclats de glace, jusqu'à l'abîme de pupille noire, sans jamais se lasser. Le regard glacier si froid et neutre d'habitude était pour une fois animé d'une émotion qu'il montrait sans gêne : le désir.
L'Amour.
Mello détaillait Sayu de la même manière. Son visage aux traits fins, ses adorables fossettes, son petit nez, les longs cheveux qui barraient son front, ses fins sourcils, ses cils qui féminisaient chacune de ses expressions, son menton volontaire, sa bouches tentatrice, sa silhouette mince et élégante au formes attirantes, et ses yeux bruns doux et charmants. Elle était vraiment ravissante.
Pas étonnant qu'elle lui ait pris son cœur aussi facilement.
Il avait vraiment envie d'elle et il était certain que ce désir transparaissait dans ses yeux, mais il ne voulait pas le cacher.
Pas besoin de parler.
Pas besoin de mots.
Elle avait compris.
Et il pouvait lire dans son regard qu'elle ressentait exactement la même passion. La même envie.
Le même amour.
Brisant leur échange silencieux, incapable de résister plus longtemps, Mello plaqua sa bouche contre celle de Sayu.
Leur baiser était bien plus enfiévré que les autres, plus violent, plus enflammé. Et surtout beaucoup moins sage. Les précédents étaient des déclarations d'amour, des retrouvailles.
Là, ils avaient envie d'être l'un à l'autre. De ne plus jamais laisser partir l'autre. Que l'autre leur appartienne.
Le jeune homme la fit basculer sous lui sur le lit, ses mains caressant la peau satinée sous le t-shirt. Sayu enroula ses jambes autour de la taille du gothique, ses doigts glissés dans les cheveux blonds.
Il était à elle.
Rien qu'à elle.
À partir de là, elle avait perdu toute notion du temps.
Partie Lemon :
... Hahahaha nan je déconne ! Bon, ahem, désolée.
Sayu bloqua instinctivement le reste de ses souvenirs. Elle commençait un peu à s'en vouloir. Pourtant, elle n'avait rien à se reprocher… si ce n'était que d'avoir couché avec son ravisseur.
Mais elle ne regrettait rien. Ça avait été une nuit fantastique. Une expérience magique. Elle ne serait revenue en arrière pour rien au monde.
C'était sa première fois et à lui aussi. Mais ils n'avaient pas hésité une seconde, ils ne s'étaient pas posés de question. Et ils avaient passé la plus belle de leurs nuits.
Sans doute parce qu'ils savaient que cela n'allait pas durer. Un jour où l'autre, Mello devrait enlever le préfet, et si l'échange se passait bien, il devrait la relâcher. Savait-il à l'avance qu'elle allait tomber amoureuse de lui, la rendant plus muette que sous la pire des menaces ? Sans doute pas. Il lui avait confié que si la mafia n'avait pas besoin d'elle, elle lui ferait un lavage de cerveau pour lui effacer la mémoire. Comme Sayu n'avait aucune envie qu'on tripatouille sa cervelle, elle avait juré de fermer sa grande bouche et de ne rien révéler.
Bizarrement, alors que sa famille lui manquait et qu'elle aspirait à retrouver sa liberté, elle n'avait pas envie de partir.
Fichu Mello. C'était tout de sa faute.
-Réveillée ? fit une voix moqueuse, la faisant sursauter.
La jeune fille ouvrit les yeux pour croiser le regard de glace qui la fascinait tant.
-Tu m'as fait peur, soupira-t-elle.
Il esquissa un sourire affreusement craquant.
-Salut Sayu, dit-il comme si leur précédente discussion n'avait jamais existée.
-Salut, répondit-elle.
Il lui releva le menton pour l'embrasser avec passion.
Décidément, elle l'aimait bien trop pour s'en aller si vite.
Habillés, de retour dans la cellule de Sayu, assis au sol, comme d'habitude, ils restaient silencieux, attendant que l'un d'entre eux se mette à parler. Le claquement sec du chocolat qui se brise était le seul bruit actuellement audible.
-Je commence à culpabiliser, dit finalement Sayu.
Le gothique se tourna vers elle pour la regarder soupirer. Elle était horriblement gênée, mal à l'aise et embarrassée.
Cela dit, elle avait du mal à comprendre pourquoi.
-Pourquoi ? demanda justement Mello.
Il avait le chic pour poser les questions auxquelles elle n'avait pas de réponse.
-Parce que… voilà quoi.
-Quoi ?
-Je ne sais pas trop non plus.
Il croqua un carré de chocolat avec un plaisir manifeste, bien décidé à la laisser se débrouiller toute seule pour trouver la réponse.
-Eh bien, reprit enfin Sayu, je crois que…
-Que ? l'encouragea-t-il.
-Disons que le hasard a voulu que la première personne avec qui je…
-Tu ?
La jeune fille lui lança un regard mauvais. Il prenait un malin plaisir à l'embêter, rien que pour se ficher d'elle, c'était flagrant.
-Je le fasse ce soit la personne qui m'ait kidnappée, acheva-t-elle.
Bizarrement, elle avait du mal à dire ce qu'ils avaient fait ensemble.
-Pas évident, en effet, reconnut le blond.
-Tu ne t'en veux pas un peu ? demanda-t-elle d'un ton hésitant.
Il lui tira un grand sourire un peu effrayant.
-Pas le moindre du monde.
Elle aurait dû s'en douter. Ce n'était pas son genre.
-Franchement, je ne sais pas ce que diraient mes parents s'ils le savaient.
-Mais ils ne le savent pas, souligna le mafieux.
Pragmatique, évidemment. Il n'était pas comme elle à se faire des films. Elle poussa un soupir, groupa ses jambes contre sa poitrine et posa son menton sur ses genoux, légèrement désespérée.
Elle sentit le bras de Mello s'enrouler autour de ses épaules pour la serrer contre lui. Elle laissa tomber sa tête contre son épaule et se lova dans ses bras. Elle était bien là où elle était, avec lui. Pour une seconde, elle se sentit mieux, hors de ses soucis et de ses problèmes.
-Sayu, fit doucement le jeune homme. Dis moi ce qui te tracasse vraiment.
Il lui caressait les cheveux avec délicatesse, ses yeux bleus fixés sur elle. Si elle n'avait pas entendu le bruit si familier du chocolat qui se brisait, elle se serait sentie encore plus mal. Elle n'aimait pas l'inquiéter.
-C'est juste que… en fait…
Les mots refusaient de sortir de sa bouche. Elle n'arrivait pas à dire ce qui la hantait. C'était énervant ! Elle fit un petit effort pour parler.
-Je ne sais pas… combien de temps nous reste-t-il ?
Le visage de Mello s'assombrit.
-Je ne sais pas, Sayu, je ne sais pas.
-Seulement aujourd'hui ?
-Je ne pense pas, la rassura-t-il. Il doit nous rester environ cinq jours… peut-être plus, peut-être moins.
Le cœur de la jeune fille se serra. C'était mieux que rien, mais…
Oh, elle devenait folle.
Qu'est-ce qui lui prenait de penser à rester plus longtemps ? Sa famille et ses amis lui manquaient. Ils ne savaient même pas qu'elle avait disparu. Elle devait rentrer chez elle, et le plus tôt serait le mieux.
Alors pourquoi se sentait-elle tellement mal à l'idée de quitter Mello ?
Il allait lui manquer. Vraiment, vraiment, vraiment beaucoup. Son regard, son sourire, ses paroles, leurs discussions quotidiennes, son intelligence… tout en lui allait lui manquer.
Quelque part, elle ne voulait pas partir. En tout cas, pas sans lui. Elle le voulait à ses côtés, près d'elle. Avec elle.
Mais elle savait aussi très bien que c'était impossible. Rien ne pourrait le retenir. Il devait battre Kira, il devait battre Near. Il ne pouvait pas vivre avec elle. Ils allaient se séparer une fois qu'il aurait le Death Note. Leur amour ne pouvait pas durer. C'était une utopie, une illusion.
Elle releva le visage et effleura la joue de Mello comme pour s'assurer qu'il était bien réel. Le jeune homme esquissa un sourire et l'embrassa.
-Je sais à quoi tu penses, murmura-t-il.
-C'était un rêve, soupira-t-elle. Un beau rêve, oui, mais pas destiné à durer longtemps. Mais tu le savais depuis le départ, non ? Tu as bien dû le deviner.
Il esquissa un sourire fatigué.
-Oui, je le savais.
Sayu écarquilla les yeux.
-Mais alors pourquoi…
-Parce que j'ai fait une promesse, Sayu.
Son regard s'était planté dans celui de Sayu, sérieux et profond.
-J'ai juré.
Là, il venait de la perdre. Elle battit des paupières devant ses paroles incompréhensibles et énigmatiques.
-Pardon ? À qui, de quoi ? Quelle promesse ?
-Pardon accordé. À une amie, de ne pas cacher mes sentiments, d'aimer et de protéger pour toujours la personne dont je tomberais amoureux. La promesse que je viens de t'expliquer.
Même s'il gardait un air sérieux, une légère moue narquoise avait relevé le coin de ses lèvres d'une façon séduisante et Sayu comprenait bien qu'il n'avait pas pu s'empêcher de se ficher d'elle. Une petite habitude assez désagréable qui allait lui manquer tout de même.
-Une amie ?
Elle regretta aussitôt ses paroles. Zut, il allait prendre ça comme de la jalousie alors qu'elle voulait juste en savoir plus.
Un vilain sourire se dessina sur le visage de Mello.
-C'est juste que tu… commença-t-elle dans une vaine tentative de s'expliquer.
-Une amie, oui, la coupa-t-il, juste une amie. Une fille de la Wammy's house. Elle aimait déjà quelqu'un, de toute façon. Ne va pas te faire des films…
Ses yeux moqueurs démentaient ses paroles. De toute évidence, il savait très bien qu'elle ne faisait que se renseigner.
-Qui ça ? demanda Sayu un peu naïvement.
Re-zut. Heureusement, le mafieux n'en profita pas. Son regard s'était fait un peu plus triste.
-L, répondit-il simplement. Elle aimait L.
-Oh…
Elle ne trouva rien à dire d'autre.
-Sa mort l'a bien plus affectée que nous, continua Mello plus pour lui même, elle en est devenue à moitié folle. Déjà que lorsqu'elle m'a fait jurer elle n'était plus vraiment elle-même, on m'a raconté qu'ensuite, elle était… elle était… dans un sale état.
Dans un très sale état, même, selon les dires de Blaze. La rousse était inquiète pour son amie.
Et Mello savait très bien qu'il ne lui restait plus beaucoup de temps. Combien d'années supporterait-elle sans L ? Pas beaucoup. Peut-être juste assez pour voir Kira tomber. Jusqu'à ce qu'il meure ou soit arrêté, en tout cas.
Car elle envisageait plus la mort du tueur que son arrestation.
Il secoua la tête. Mieux valait ne pas penser à ça, pour le moment. Il avait déjà trop à faire. Récupérer le Death Note, battre Near, échapper à Matt (oui, oui) protéger Sayu, manipuler la mafia, arrêter Kira…
Le jeune homme émit un soupir. Il en avait marre.
Parfois, il aurait voulu être un homme normal, qui vivait sa vie tranquillement, sans problèmes. Il aurait aimé que sa concurrence avec Near n'existe pas, que Kira n'ait jamais tué personne, que L soit encore vivant.
Mais il savait parfaitement que sans ça, il n'aurait jamais rencontré Sayu. C'était bien la seule chose pour laquelle il remerciait le tueur.
-Mello ? fit doucement la jeune fille.
Sans répondre, il l'attrapa par la nuque et plaqua sur ses lèvres un baiser sauvage.
-Ne me laisse pas tomber, murmura-t-il.
Un peu surprise, elle mit un temps avant de sourire tendrement.
Et ce sourire là valait mieux que mille mots pour lui dire qu'elle serait toujours là pour lui, quoi qu'il advienne.
Je m'excuse platement pour la mauvaise blague que je vous ai faite parce que je suis incapable d'écrire un lemon et que j'avais pas d'inspiration, je m'excuse platement pour l'utilisation abusive du verbe se lover, je m'excuse platement pour les fautes, je m'excuse platement pour le style, je m'excuse platement pour les OCs, je m'excuse platement pour le Mello qui doit encore être OOC...
Vraiment navrée. Vraiment, vraiment ! Mille fois pardon !
Bon, excuses mises à part, j'ai d'abord pensé à supprimer le flash back (j'espère que vous avez compris que c'était un flash back ? Parce que moi, ça pourrait m'arriver de ne pas le comprendre...) mais je tenais trop à mon passage sur les désastres de Matt pour ça. J'adore Matt, littéralement. Donc, je l'ai laissé.
Eh ben eh ben, je m'excuse encore une fois et jure d'ESSAYER de poster le chapitre suivant plus tôt que ça ou au moins de donner plus de signes de vie. Dans le prochain chapitre vous retrouverez un personnage que vous avez sans doute oublié
Des reviews ?
