Zorro :
Marijoa se profilait à l'horizon. Voilà deux semaines que nous voguions à bord d'un vaisseau de guerre de la marine. Sanji y était traité comme un véritable roi et en profitait pour mettre le bazar. Combien de fois le marine venu réveillé Sanji était sorti en hurlant la disparition du prince. La première fois, tous s'étaient mobilisés pour le chercher me mettant évidemment à contribution, pendant plus de deux heures. Mais le bougre était malin, il avait volé un uniforme pour se fondre dans la masse et s'était réfugié en cuisine. C'est moi qui l'ai trouvé, peu de gens connaissant son visage…Il était en train de critiquer la nourriture et le gaspillage. Le chef, mesurant bien deux fois sa taille, le menaçait de sa louche, de le foutre par-dessus le bord. Comble de l'ironie à l'arrivée d'Akainu qui foutu le pauvre chef, lui-même dehors. Sanji se régala de la situation. Je fixai l'horizon. Nous étions seuls. La main de Sanji était glissée dans la mienne. Je le serai avec délice. Il se tourna vers moi et posa ses lèvres si douces sur les miennes. Il était beau, il était doux, parfais quoi ! Remarque si il avait pu avoir les sourcils droits ça aurait été encore mieux mais bon…
- Nous ne pourrons en aucun cas nous afficher là-bas…marmonna-t-il. Tu serais exécuté !
- Pour avoir passé un petit moment d'amour avec celui que j'aime ?
- Tu ne comprends vraiment rien ?! Je suis un seigneur du monde ! Pour eux, tu n'es même pas digne de manger nos restes !
Je m'emparai des lèvres de blond, plus sensuellement de ardemment que je ne l'avais. Je le serrai que plus contre mon corps désireux de profiter de ce dernier moment de paix.
Sanji :
Nous rentrâmes dans la grande maison. Zoro observait autour de lui comme un enfant dans un magasin de sucrerie. Je le trouvais mignon observant les murs parés d'or et de pierres précieuses, les lustres précieux et les décorations couteuses. Je remarquai l'objet de toutes ses convoitises. Perché sur une armoire se trouvait un sabre magnifique. Un serviteur nous accueillit et nous guida à travers un dédale de jardin.
- Elle est jolie la ville…
- Ce n'est pas la ville. C'est le palais…Fait attention à ne pas te perdre, je ne voudrais pas qu'il t'arrive malheur Marimo…
- Qu'est ce t'a dit, ero-cook !
- Que t'es pas capable de te retrouver sur une putain de ligne droite !
- Tu vas voir !
Nous arrivâmes devant une grande porte d'or sculpté. Je savais ce qui se trouvait derrière. La chambre de mon père. Petit, je sautais sur leur lit pour attirer leur attention. Ils ne s'occupaient que peu de moi. Je poussais la porte d'un léger coup de pied sous le regard sidéré du serviteur qui employait habituellement quatre esclaves pour y arriver. Je m'avançai. Mon père était allongé dans son lit, le teins pâle, ne portant pas de tenue de protection comme il en était l'usage au sein du palais. Je fis une révérence qui se voulait faussement respectueuse. Après tout, quel respect j'accordais à cette famille ayant cassé mes rêves, m'ayant fait quitter mes amis, m'enfermant dans ce palais et assouvissant celui que j'aime. Dans ces cas-là, le respect a tendance à baisser. Je fis signe à Zoro s'étant avancer de rester en retrait.
- Qui est cet homme ?
- Mon serviteur, père.
Zeff se serait étouffé de rire en me voyant si respectueux et si pitoyable. En fait, si je l'avais pu je lui aurais balancé mon pied en pleine face.
- Qu'il sorte ! hurla mon père. Respirer le même air qu'un simple esclave est dégoutant !
Je fis signe à Zoro de sortir qui s'exécuta à contre cœur. Ce Kuso Marimo ne voulait pas me laisser seul. A la réflexion, moi non plus je ne voulais pas rester seul.
- Tu es de nouveau à mes côté mon fils…Sanji…
- Oui père…
- Saches que ta disparition nous a beaucoup fait souffrir ta mère et moi…
Ouai c'est ça…Et pourquoi pas dire que le Marimo est poli et agréable à vivre ! C'est n'importe quoi ! Si ça les avait inquiétés, ils auraient continué à me chercher ! Mais non…rien !
- Tu es devenu le prisonnier d'un de ces sales pirates !
Rectification, je suis devenu l'un de ces « sales » pirates.
- Ta mère et moi n'avons pas eu d'autres enfants et je sens que ma dernière heure arrive…
Ahhh ! Ça y est ! Je comprends mieux pourquoi d'un coup le fils banni est de retour à la maison. Le vieux n'a pas été foutu de faire un autre gosse et il a besoin d'un héritier ! Il ne pouvait pas le dire tout de suite ! Plus besoin de jouer le gentil petit garçon. Mais maintenant que j'y pense, cette position pourrait être avantageuse ! Je peux aider mes amis à distance et communiquer via Zoro. Remarque je ne sais pas si le rôle de pigeon voyageur lui plairait. A la remarque non…On va éviter de le faire trop voyager ! Je continuai de fixer mon père, contrit.
- Mais maintenant que mon fils est là, la succession pourra être prise.
Il me fixa longuement. Je portai encore mes vêtements habituels que j'avais refusé de troqué contre un de ces scaphandres étouffant et ces tenues bouffantes ridicules.
- Tu devrais te changer, cette tenue ne sied pas à un dragon céleste. De plus tu es très maigre, ces pirates t'ont-ils maltraité ?
- Non père…
Je ne fis aucune remarque sur le premier point sachant pertinemment que je n'avais pas le choix.
- Tu devrais aller voir ta mère, elle est dans le salon vert.
- Bien père.
Je sortis songeant qu'en premier lieu je devais retrouver l'autre idiot incapable de rester en place.
Zoro :
Et merde ! Je suis où là ? J'ai pourtant suivit le même chemin qu'à l'aller ! Et puis toute les pièces ce se ressemble ! On m'avait dit de passer par le couloir rouge et de traverser le salon Lilas. A quoi ça ressemble le lilas ? Je soupirai et m'avachis dans un grand canapé vert. Des bruits de talon sur l'escalier de verre retentirent. Je levai les yeux et vit une femme magnifique. Elle avait de longs cheveux blonds, une taille fine, de longue et gracieuses jambes découverte par une robe rouge fendue sur le côté. Ses yeux étaient clos. Un homme la tenait par le bras, l'aidant à marcher. Elle arriva en bas. Elle me rappelait vaguement quelqu'un. Elle tourna la tête vers moi et me sauta dessus.
- Sanji ! Je suis si heureuse de te revoir ! Tu m'as tellement manqué !
Voilà à qui elle me faisait penser ! A Sanji ! C'était son portrait craché.
- Je ne suis pas Sanji…Mon nom est Zoro...
Elle s'éloigna de moi, triste.
- Vous n'êtes pas mon fils Sanji ?
Je faillis m'étouffer. Cette bombe était la mère de Sanji ! C'est vrai qu'il est plutôt beau lui aussi…Je revis l'image de son père et grimaçai. Il se rapprochait plus du porc que de l'humain. Sanji semblait n'avoir pris de lui que ses sourcils en vrilles. Heureusement !
- Non, je suis son…ami…
Je ne pouvais pas mentir à cette femme paraissant si douce et ressemblant tant à ero-cook.
- Mon fils a un ami ?! dit-elle stupéfaite. Racontez-moi tout ça ? Quand vous êtes-vous rencontrez ?
- Zoro ! Ça fait une putain d'heure que je te cherche de partout !
Je me retournai et vit Love-cook, un air énervé au visage. Il remarqua la femme à mes côté et se calma, enfin temporairement en la voyant dans mes bras.
- Baka-marimo ! Depuis quand tu te permets de draguer ma mère !
- Sanji ? dit-elle avant de lui sauter dans les bras. Mon fils ! Je suis si heureuse que tu sois là !
Elle continua de le câliner avant qu'il quitte ses bras, une moue gênée sur le visage.
- Mère !
- J'oubliai que ton petit ami est là ?
- Mon quoi ?! Rougit Sanji. Mais c'est juste mon serviteur !
Sa mère lui prit les joues et les tira dans tous les sens.
- Ne viens pas me raconter n'importe quoi ! Je ne suis pas stupide.
- Sanji m'a dit que ça poserait des problèmes…
La mère d'ero-cook sourit. Elle semblait vraiment gentille.
- Je suis un peu comme Sanji. Je recherche la liberté. J'ai été mariée du fait de ma beauté. Puis quelque année après j'ai perdu la vue…Depuis, mon époux ne m'écoute plus…Il se fichait de son fils. Un fils décevant. Mais je n'ai pu avoir d'autres enfants…
- Vous savez ce que nous sommes ?
- Des pirates ? Oui… Je souhaite vous aider au sein de cette maison mais mon pouvoir est très faible. Sanji, tu dois faire tout ce que ton père souhaite.
Sanji:
Je pris ma mère dans mes bras, inquiet avant de retourner dans ma chambre avec le marimo. Il me fixait avec un sourire ironique.
- Elle est pas mal ta mère.
- Baka-marimo ! Criai-je, ma jambe le menaçant. Touche pas à ma mère !
- Elle est vraiment très jolie. Elle me rappelle une autre personne que j'ai voulu mettre dans mon lit.
- je vais te tuer bretteur de merde.
- Comment elle s'appelait déjà ? Sanji je crois ? Ça te dit quelque chose ? dit-il avant de m'embrasser.
Je passais mes bras autour de sa nuque et il me plaqua contre un mur. J'aimais son contact et ses lèvres. Je m'adonnais à ce baiser quand on toqua à ma porte. Je me retournai et m'éloignais de Zoro. Je lui fis signe d'ouvrir. Il s'exécuta malgré un signe obscène. Il fit rentrer une grande dame suivit d'un homme vouté qui inspirait la pitié. Le connaissant, il voulait surement trancher cette femme en tout petit cube. Elle effectua une gracieuse révérence.
- Mon nom est Anise, mon prince, je suis au service de votre père en tant que conseillère, descendant moi-même d'une branche secondaire d'un dragon céleste. Je souhaiterai commencer par dire que vous dégagez une classe et un charme sans égal ce soir.
Soit cette pauvre femme est bigleuse pour ne pas voir mes cheveux et mes vêtements sales, les cernes autour de mes yeux et cet air affligé que je me traine depuis presque une semaine, soit elle est encore plus stupide que l'autre sabreur ou autres possibilité et surement la plus probable, cherche à bien se faire voir par le nouveau prince du monde. Elle effectua une révérence ressemblant étrangement à celle que j'avais faite devant mon père.
- Votre éminent père m'a dit que vous avez environ 19 ans.
Eminent père…rien que ça. Pourquoi pas, Sublime Majesté ou majestueuse Majesté, j'aime bien le dernier ! C'est bien un truc qu'ils pourraient sortir ! Et puis, papa indigne qui ne connait pas l'âge de son cher fils qu'il aurait laissé crevé sans remord ! Méchant papa !
- Oui c'est ça.
- Votre père m'a demandé alors de vous donner la liste de vos rendez-vous.
- Rendez-vous ?
- Oui, rendez-vous de mariage.
Je ne sais ce qui me fait le plus peur en cet instant. Le regard de Zoro près à couper la pauvre femme en julienne, le sourire de cette même bonne femme qui semblait se ravir de cette situation ou mon reflet dans le miroir quoi semblait dire : putain dans quoi je me suis fourré !
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