Sanji :

C'est ainsi que commencèrent les rendez-vous pour mon futur mariage. Le déroulement était simple, un diner chez chacune d'entre elle. Zorro, furieux, insista pour rester avec moi. Je pense qu'il craint surtout que je saute sur l'une d'elle ! Je réussi à convaincre mon père que c'était essentiel. On tenta de me vêtir d'un de ses putains de scaphandre. Au final, suite à des négociations ardues, je parvins à éviter la boite de conserve. Enfin, à condition de porter une tenue ridiculement chargé. Zoro se moqua de moi. J'étais plutôt content au fond de le faire sourire malgré son titre d'esclave. Je me rendis à la première maison. Enfin, maison n'est pas vraiment le terme approprié…château est déjà mieux, ensemble des pires horreurs architecturales sur une sorte de cube de brique définit assez bien la demeure. Un serviteur nous fit rentrer, nous guidant jusqu'à la salle de réception et là horreur ! J'avais fait abstraction du décor chargé et hautain, puant le luxe et l'égocentrisme, mais au milieu de la pièce se trouvait une immense table couverte de mets plus luxueux les uns que les autres. Je m'approchais remarquant des poissons que je n'avais encore jamais vu ou des viandes d'animaux surement protégé. Je me serais extasié devant la découverte de tant de plat s'il n'y avait pas que deux chaise à table. Toute cette nourriture pour deux personnes ? Zoro sentant ma fureur croitre posa sa main sur mon épaule. Ce n'était pas le moment de faire un scandale. Je m'assis sur l'un des sièges. Une porte s'ouvrit et une jeune fille apparue. Elle n'était ni moche ni belle. Elle me regarda et je pus voir des cœurs l'entourer. Je comprends maintenant l'air dégouté de Nami et Robin…Je lançai un regard à Zoro. Il semblait plutôt content. Cette fille n'était visiblement pas un danger pour lui. Elle se planta devant la chaise.

- Esclave !

Un homme apparu affolé et déplaça la chaise en vitesse à côté de la mienne. Elle me sourit et s'assit.

- Vous êtes plus beau que je le pensai Monsieur Sanji, dit-elle complètement excité.

- Je vous retourne le compliment.

C'est vrai, avec un décor pareil je m'attendais à une vielle moche. Zoro se crispa et elle le remarqua enfin.

- Faites sortir cet esclave tout de suite ! ordonna-t-elle. Le prince Sanji est accommodé.

- Je ne suis en rien accommodé. C'est mon gouteur, répondis-je soignant au mieux mon expression.

- Oh ! Je ne savais pas qu'avoir un gouteur était autant à la mode pour que sa majesté le fasse !

- Euh…oui…

Zoro restai calme.

- Mais dites-moi, attendons-nous d'autres invité ?

- Bien sur que nous, pouffa la volaille. Nous sommes seuls !

Mon regard se durci.

- Et vous ne pensez pas avoir préparé trop de nourriture ?

Zoro me pressa l'épaule pour me calmer mais c'était trop tard. Le mal était déjà fait.

- Pas du tout ! Je tiens à vous servir un repas digne de votre fin palet.

- Je ne mangerai jamais tout ça !

- Loin de là mon intention ! Nous jetterons les restes.

C'était la phrase de trop. A partir de cet instant, cette greluche est mon ennemie. Je me fis plus froid et coupant.

- Quel dommage de tant gâcher alors que d'autres souffrent…

- Ils ne sont là que pour nous servir ! dit la jeune femme étonnée par mon discours.

Je me levais. Elle me regarda surprise. Je fis signe à Zoro de me suivre.

- Je vais aux toilettes…

Je sortis et me dirigeai vers la porte d'entrée. Zoro me prit le bras et me jeta un sourire vicieux.

- Je croyais qu'un homme digne de ce nom n'abandonnait pas une femme ainsi !

- Cette fille n'a aucun respect pour la vie et gaspille allègrement. J'ai beau adoré les femmes, elle me dégoute. Allons plutôt au prochain rendez-vous !

Zoro eut un foutu sourire victorieux. A tous les coups, il n'aurait jamais imaginé que je puisse ainsi laisser une femme sur le carreau.

Zoro :

Je crois que cet ero-cook ne se rend pas compte de ce que je ressens devant ces rendez-vous arrangé. Bizarrement, devant elles, il change complétement, se montrant courtois et très polis. Mon sabre me démange ! Nous revoilà dans une nouvelle maison avec la femme la plus moche que je n'ai jamais vu. Sérieusement ! Elle avait fait préparé une espèce de diner romantique mièvre pour Sanji. Bizarrement il ne semblait pas détester ça…Une idée à retenir. Je me tenais derrière lui veillant à sa santé ayant une vue dégagé sur la main se rapprochant dangereusement de celle de ero-cook. C'est dingue comme j'ai envie de lui couper la main à cette morue. Elle toucha la main de Sanji et je faillis lui sauter à la gorge. Sanji tenta de retirer sa main mais cette vipère l'agrippait.

- Prince Sanji ! Vos mains sont si douces !

- Euh…

- Vous y prenez grand soins !

- Oui. C'est…

- Les cuisiniers aussi y font très attention.

- Justement je...

- Je méprise les cuisiniers ! Ils sont dégoutants ! On m'a raconté qu'un pirate cuisinier à fait la cuisine sur une base de la marine avec les restes ! Ça m'écœure vraiment !

- Ah bon ?

- Oui ! C'est dégoutant !

Le visage de Sanji se décomposa. Si elle était un homme et n'étais pas un dragon céleste je crois que ero-cook l'aurais ruée de coup. Plus elle l'ouvre et plus elle s'enfonce. Je m'accordais un sourire ravi. Elle n'avait plus longtemps à vivre celle-là ! Paix à son âme !

- C'est grâce à eux que tu manges.

- Il faut bien des petites gens pour faire ces basses corvées !

Sanji resta à table se taisant. Je me penchai et lui marmonnai quelques mots à l'oreille.

- Je m'excuse ma dame, mon esclave fait preuve d'impertinence pour oser me parler ainsi. Je me dois de le remettre à sa place. Je m'absente quelque temps.

Le jeune homme se leva et sortit. Je le suivis. On sortit de la petite salle et choisit une petite pièce au hasard. Sans un mot il s'empara de mes lèvres les mordillant jusqu'à ce que ma bouche s'ouvre.

- Deux heures que j'attends ce foutu baiser, dit-il à bout de souffle.

Je passais mes bras autour de lui.

- Je ne peux supporter ces bonnes femmes...

- Rassures-toi moi non plus, en plus d'être laide, elle ose te toucher ! grognai-je.

- Elle a osé critiqué la cuisine !

Je vous aime ! Continuez à gaffer ! Vous êtes les meilleures !

- On passe à la prochaine ? ria Sanji en posant un autre baiser sur mes lèvres.

- Avec joie.

Nous quittâmes la maison, nous engageant vers le plus grand des malheurs.


Les deux hommes entrèrent et furent acceuillit par une femme d'une grande beauté. Elle executa une révérence devant Sanji et lui souria.

- Prince Sanji...Mon nom est Ambre.

Sanji se figea et ses yeux passèrent en mode cœur. Zoro soupira. Il n'aimait pas voir SON Sanji courir après les filles.

- Mademoiselle. Je viens voir votre maîtresse...

Elle ria d'une manière si mignonne que Zoro fut pris d'une crise de fureur.

« C'est bon, se rassura-t-il. Ce n'est qu'une servante. »

- Je suis la maitresse de ce lieu.

Sanji faillit en mourir. Cette sublime créature...un dragon céleste ? Zoro se statufia, là, il était mal.

- Mon nom est Alicia Desmarais, Dragon céleste et votre fiancée.


Prochain chapitre : Alicia Desmarais