Titre : Objects of Desire

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Auteure : Azrael Geffen

Traductrice : falyla

Correcteurs : falyla/Florent

Paring : Harry Potter/Draco Malfoy Hermione Granger/Severus Snape

Rating : M/NC-17

Etat de fic originel : terminée (20 chapitres divisés en 59 parties)

Etat de la traduction : terminée

Disclaimer: Les personnages appartiennent à l'univers de JK Rowling, l'intrigue est à Azrael Geffen, avec son aimable autorisation.

Warning : slash, scènes de sexe très graphiques, torture, viol, meurtre, tentative de suicide, drogue, abus d'alcool, langage cru.

Site : à cause des thèmes abordés, je ne sais pas si cette fic sera autorisée à rester sur FFnet, je la publie donc en parallèle sur AO3 sous le même pseudo.

Mise en ligne : sauf contretemps inattendu, le lundi, le mercredi et le vendredi.

Résumé : Après la fin de la guerre, Harry, Ron et Hermione décident de revenir à Poudlard pour obtenir leurs ASPICs. Avant la rentrée, lors d'une soirée très avinée, ils établissent et signent un pacte magique où ils s'engagent à perdre leur virginité pendant cette 8ème année.

Objects of Desire

Chapitre 1

Le Pacte

C'était un pacte vraiment stupide et ils le savaient tous. Bon, peut–être pas Ron, mais rétrospectivement, c'était lui qui y avait pensé en premier, alors il semblait naturel qu'il défende l'imbécillité qu'il avait lui–même engendrée. Hermione, qui généralement était la plus avisée du trio, fut horrifiée de découvrir qu'elle ne pouvait pas être complètement excusée de cette stupidité non plus. C'était elle, l'idiote qui avait soulevée l'idée de créer un contrat qui les obligerait à rester liés magiquement au pacte. Elle avait même été si loin qu'elle avait placé un sortilège dans leur accord s'ils ne faisaient pas exactement ce à quoi ils s'étaient engagés. Harry, qui jusque–là n'avait pas vraiment d'implication et qui aurait pu être considéré comme irréprochable, prouva sa propre idiotie en signant ce foutu truc.

À la terrible lumière du jour, c'était facile de blâmer le démon de la boisson de leur folie. Quelle autre chose aurait pu inciter trois personnes parfaitement saines d'esprit, héros du monde magique, à faire un truc aussi totalement stupide, comme créer et signer ce contrat si particulier ? Ils s'étaient enivrés avec une combinaison de divers alcools chapardés dans le meuble de l'oncle Vernon le jour où Harry avait dit à sa famille ce qu'il pensait exactement d'eux et avec le vin très puissant qu'ils avaient découvert planqué dans la cave de Grimmauld Place. Le fait qu'ils avaient vraisemblablement bu certains grands crus que la famille Black aurait pu considérer comme sacrés paraissaient au–delà du problème. Harry s'était dit en lui–même que Sirius aurait voulu qu'ils les boivent et comme Harry était l'héritier de Grimmauld Place par Sirius depuis plus de deux ans, techniquement, le vin lui appartenait de toute façon. Alors ils avaient profité de l'immense cave à vin de Harry avec beaucoup d'enthousiasme.

Harry n'avait pas envisagé d'emménager à Grimmauld Place mais l'Ordre du Phénix n'utilisait plus la maison depuis longtemps et comme il était devenu majeur bien avant l'année précédente et qu'il n'avait plus aucun endroit qu'il pouvait appeler maison, il avait décidé qu'il pouvait aussi bien faire ce qu'il voulait de la toujours déprimante maison des Black. Ron et Hermione étaient venus avec lui, c'est une chose qu'il attendait vraiment et dont il était content. Il n'était pas complètement certain d'être prêt à vivre seul. Il n'était pas complètement certain d'être prêt à vivre à Grimmauld Place. Au moins, avec ses amis présents, ils seraient capables d'insuffler un peu d'humour dans cette maison.

Malheureusement, ils avaient tous beaucoup trop bu cet été–là, et comme la saison touchait à sa fin, ils avaient commencé à devenir lyriques à propos du fait qu'ils avaient vraiment passé une très longue période à combattre les forces du mal, alors ils n'avaient pas pu réellement profiter de leur adolescence comme la plupart des sorcières et sorciers. Il semblait que le plus grand regret de Ron était d'être resté puceau durant sa 7ème année à Poudlard. C'était une situation qu'il avait personnellement planifié de rectifier dès qu'il serait humainement possible.

Et c'est ainsi qu'était apparu le noyau d'une idée et de cette idée était venu un pacte hâtivement conclu, ce qui avait naturellement conduit au contrat magique résultant. Ça avait été si simple quand on y repensait. C'était juste honteux de ne pas pouvoir briser le contrat si simplement.

Harry aurait voulu posséder une Pensine pour y revoir toute l'affaire et peut–être définir avec précision ce qu'ils avaient fait de faux. Quant à Hermione, elle aurait voulu ne pas avoir rendu son Retourneur de Temps au Professeur McGonagall et ainsi arrêter cette folie qui ressemblait à un cadeau du ciel sur le moment. Ron, malgré tout ce qu'il avait bu, se rappelait comment c'était arrivé avec une parfaite clarté.

– Pourquoi on ferait pas un pacte ? avait commencé Ron. Un pacte qui stipulerait que nous allons tous perdre notre virginité cette année ?

Ils ne l'avaient pas contredit, tant ça semblait une bonne idée sur le moment mais ensuite ils étaient devenus de plus en plus saouls et la brillante idée de Hermione à propos du contrat était entrée en jeu.

Dans la froide lumière du matin, quand les regrets et les gueules de bois furent à leur apogée, tous essayèrent désespérément de détruire le contrat mais en vain, une nouvelle clause s'inscrivait chaque fois qu'ils faisaient une tentative.

– Je dois l'admettre, 'Mione, tu sais comment écrire un contrat, fit Ron, impressionné malgré le fait qu'il y avait maintenant plus de deux cents clauses.

– Je le vois bien ! aboya–t–elle. Mais ça signifie que nous devons respecter les termes du contrat.

Sa tête lui faisait mal et elle avait envie de vomir. Elle ne voulait vraiment pas penser aux dégâts qu'elle pouvait avoir causés en créant un contrat alors qu'elle était ivre. Les conséquences étaient assez mauvaises.

– Et il se passera quoi si on ne… respecte pas les termes du contrat ? demanda Harry.

Il ne voulait pas poser cette question, il craignait trop la réponse mais quelqu'un devait s'interroger sur l'évidence et il songea que ça pouvait aussi bien être lui.

– Eh bien, d'après ce que nous avons décidé, nous serons défigurés par des furoncles pour le restant de nos jours, déclara Hermione sans prendre de gants.

– Défigurés ? répéta Harry, ayant l'air de quelqu'un à qui on avait lancé un sortilège de stupéfixion.

– Oui, confirma Hermione, par des furoncles.

– Oh.

Ron fronça les sourcils, réfléchit un instant puis, dans une tentative de les faire se sentir un peu mieux, dit :

– Et ben, c'est pas comme si respecter les termes du contrat était un truc si terrible.

Hermione lui lança un regard noir tandis que sa tête pulsait et que son estomac s'agitait puis elle se précipita dans la salle de bain pour vomir.

Le pacte était simple, mais comme toutes les choses simples, c'était grandement efficace et vraiment très au point. Ils avaient une année scolaire pour perdre leur virginité respective. Comme leur dernière année avait été interrompue par la guerre, ils n'avaient pas passé leurs ASPICs et n'avaient pas officiellement quitté Poudlard. Comme de nombreux étudiants avaient été retirés de l'école par leurs parents inquiets, l'année entière avait été invitée à la refaire. Vingt–trois avaient accepté l'offre et le trio faisait partie du nombre.

Une année scolaire pour remplir les termes du contrat. Les clauses, ajoutées en punition d'avoir essayé de le détruire, étaient nombreuses et variées, certaines plus humoristiques que d'autres mais toutes conduisaient au même dilemme. Le premier réflexe de Ron avait été de suggérer qu'ils couchent les uns avec les autres mais la clause numéro 1 gâchait l'idée. Il ne leur était pas permis d'avoir des rapports entre eux. Il leur était aussi interdit de payer pour coucher, ce qui mit un frein à la géniale solution suivante de Ron. À côté de chacun de leur nom inscrit sur le contrat, un petit rosier dénudé de fleurs était peint. Dès que chacun d'eux accomplirait sa tâche, une rose pleinement épanouie apparaîtrait.

Harry avala d'un trait la potion que Hermione avait faite dans la cuisine de Grimmauld Place et se roula en boule dans son lit, en attendant qu'elle fasse son effet et apaise le martèlement de sa tête. Sans considération pour le moment où sa gueule de bois disparaîtrait, Harry avait une forte envie de rester dans cette position pour toujours. Il se demanda si c'était possible.

Il gémit doucement et souhaita que la potion agisse plus rapidement. Peut–être que pour s'excuser, Dumbledore permettrait à Dobby et à Kreattur d'échanger leur place et ainsi Dobby pourrait venir s'occuper de lui. Il pourrait tout oublier du contrat et rester ici, roulé en boule, pour toujours et à jamais… recouvert de furoncles. Il soupira tandis que les lambeaux de sa gueule de bois commençaient à se dissiper et que son esprit s'éclaircissait.

Snape devrait être fier, pensa–t–il, vaguement amusé. Lui qui s'était tellement moqué des compétences de Hermione Granger en Potions. Si seulement elle était aussi brillante à inverser les irréversibles contrats qu'elle faisait quand elle était ivre.

Des furoncles ! Mais, bon dieu, qu'est–ce qui leur avait pris de choisir les furoncles ?

Si Harry avait été honnête avec lui–même, il aurait dû avouer que l'idée même de perdre sa virginité le terrifiait. Ce n'était pas qu'il ne voulait pas le faire bien sûr qu'il voulait, il était humain après tout. Comme Ron ne cessait de le souligner, Harry avait dix–huit ans, il aurait dû se rouler avec toutes celles qui croisaient son chemin. Le problème était qu'il n'était pas certain de savoir avec qui il voulait coucher. La sexualité. Il savait exactement ce que tout le monde pensait, il pouvait tout simplement aller vers Ginny et s'excuser de l'avoir traitée comme un enfoiré l'année précédente et ensuite coucher avec elle. Il avait entendu quelques rumeurs sur le fait qu'elle n'était pas entièrement hostile à sauter dans le lit d'un sorcier ou deux… mais Harry n'était pas tout à fait sûr de pouvoir faire ça. Leur relation, au début, avait été une période merveilleuse. Puis l'idée du sexe avait pointé le bout de son nez et Harry l'avait déçue sur toute la ligne.

Il avait eu un terrible soupçon… mais non ce n'était quand même pas ça, c'était assurément un truc affreux qui l'avait bloqué depuis deux ans et demi, et il avait utilisé le temps passé à la guerre pour ne pas y penser. Son échec avec Ginny ne se limitait pas à elle en fait, il y avait une file d'attente de sorcières si longue qu'elle traversait tout le Surrey. Elles auraient donné leur bras droit pour être sa première fois mais il n'avait absolument aucun intérêt pour elles.

Il avait été embrassé, en tout et pour tout, par trois filles dans sa vie. La première avait été Cho Chang en 5ème année et le mieux qu'on pouvait en dire était que ça avait été… mouillé… en plus d'un désastre complet. Avec Ginny, ça avait été bien, merveilleux même et pourtant, il y avait toujours eu un doute qui le harcelait, l'impression que quelque chose n'était pas juste. Ça lui avait fait de la peine de lui dire qu'ils ne pouvaient pas rester ensemble mais plus tard, il s'était demandé s'il n'aurait pas dû utiliser Voldemort comme excuse. Récemment, Parvati Patil l'avait terrifié à mort quand elle s'était agrippée à lui après une sortie sur le Chemin de Traverse puis elle avait littéralement enfoncé sa langue dans sa gorge. Il avait trouvé ça plutôt suffocant et… mouillé.

Qui sait ? Peut–être que je ne sais tout simplement pas bien embrasser ? pensa–t–il, inutilement.

Mais il savait maintenant que le vrai problème venait de la clause numéro 178 du contrat, statuant qu'ils devaient, pour autant qu'ils le sachent, s'assurer de rester vrais dans leur sexualité. Ron et Hermione avaient éclaté de rire devant l'évident besoin que le contrat avait d'ajouter cette clause. Harry avait voulu s'enfuir en douce pour cacher sa misère. Le contrat savait. Tout comme lui, profondément en lui, savait.

Il accusa Draco Malfoy de tous ses problèmes à cet égard. Bon, pour être franc, tout n'était pas tant la faute de Malfoy lui–même, il aurait été bien plus exact de dire que c'était la faute de l'estomac de Malfoy.

Lors du premier match de Quidditch de 6ème année, il pleuvait comme vache qui pisse. Voldemort était de retour, la guerre allait commencer sérieusement et la majorité de l'équipe des Serpentard avait de la famille ou des amis Mangemorts, bien que Lucius fût toujours à Azkaban. L'équipe des Serpentard cherchait clairement la bagarre et l'équipe des Gryffondor était encore en train de s'accommoder au fait qu'ils avaient plein de nouveaux joueurs inexpérimentés. Le jeu était devenu vicieux et sanglant. Les joueurs des deux côtés tombaient comme des mouches. Harry et Draco avaient vu le vif d'or en même temps et s'étaient élancés à sa poursuite en se cognant l'un dans l'autre, dans une course frénétique, tandis qu'un poing occasionnel touchait un bras, une hanche, une mâchoire ou tout autre chose que Harry ou Draco pouvait attaquer. Puis, juste au moment où ils commençaient à plonger vers le sol après la minuscule balle dorée, les repose–pieds de leur balai s'étaient crochetés ensemble et ils avaient perdu le contrôle. Ils étaient tombés à pic sur le sol et avaient atterri en un tas mouillé sur le terrain. Harry s'était redressé et avait regardé son ennemi étendu sous lui. Sa robe s'était ouverte, son pull s'était relevé et une pâle portion d'estomac plat était exposée à la pluie qui tombait. Comme s'il était en transe, Harry avait fixé cette délicieuse vision qui commençait sous les côtes de Malfoy et se terminait à la bordure de son pantalon. Son estomac était dessiné par des muscles fins et il y avait un léger duvet de poils qui cheminait de son ventre jusque sous sa ceinture. Il avait observé l'estomac se contracter à chaque inspiration que Malfoy prenait et brusquement, il était devenu inexplicablement excité, c'était la première érection qu'il avait pour une autre personne d'aussi loin qu'il s'en souvienne.

À quel point une vie entière couvert de furoncles peut–elle être moche ?

Harry haussa les épaules. Ce serait probablement assez moche.

– Tu pourrais être très jolie, chérie, dit gaiement le miroir, si seulement tu faisais un petit effort.

– Oh, la FERME !

Note mentale pour soi, acheter un miroir moldu. Et en effet, faire un effort. Est–ce que ce foutu miroir stupide avait la moindre idée de la somme d'efforts qu'elle aurait besoin de fournir pour paraître juste passable ? Au Bal de Noël, en 4ème année, Hermione avait tourné les têtes et provoqué pas mal d'admiration mais il lui avait fallu des heures de concentration pour parvenir à cet exploit, sans parler de l'incroyable collection de produits venant de Pré–au–Lard. Il était hors de question qu'elle le fasse tous les jours et il était également hors de question qu'elle devienne une esclave de la mode. Elle se contentait de tresser ses boucles brunes et touffues chaque jour afin qu'elle ne ressemble pas à une pas si mignonne créature des bois. C'était sa seule concession à sa vanité journalière. Hermione n'était pas et ne serait jamais une beauté renversante. Elle était assez jolie, dotée d'un visage qu'aucun réel défaut ne venait gâcher, d'un nez retroussé, d'une jolie bouche, d'assez bonnes dents et d'yeux chocolat. Elle savait qu'elle n'était qu'une fille ordinaire et elle n'avait aucune envie d'adoucir son visage avec du maquillage et porter des papillons ou des fleurs dans les cheveux. Chaque jour, sa routine était la même, se laver le visage, tresser ses cheveux, s'habiller et partir. Elle n'envisageait nullement de changer ça. Hermione était pratique. Elle avait bien plus d'intérêts dans les livres et dans l'acquisition de la connaissance que dans son allure… ou la quête des hommes.

La quête des hommes. Maintenant, qu'est–ce qu'elle allait faire à propos de ça ? Elle ne s'était jamais vraiment trop inquiétée du sujet perte de virginité, alors pourquoi avait–elle été d'accord avec cette idiotie ? Ce n'était tout simplement pas dans sa nature de s'étendre sur le dos et de laisser n'importe qui coucher avec elle. Hermione avait espéré tomber amoureuse avant de coucher mais maintenant elle devait trouver un partenaire et vite. Elle devrait au moins parvenir à le connaître, même si ce n'était qu'un peu. Les coups d'une nuit n'étaient assurément pas son truc. Mais qui ? Elle connaissait presque tous les garçons de Poudlard et aucun… absolument aucun ne l'intéressait le moins du monde. Elle avait besoin d'un homme qui avait un esprit similaire au sien, un homme qui placerait la connaissance et la perfection technique au–dessus du reste. L'apparence n'était pas importante, la quête de la connaissance l'était.

– Oh, allez, s'admonesta–t–elle furieusement. Tu chercheras un coup d'un soir comme ça tu ne termineras pas couverte de furoncles de la tête au pieds.

Des furoncles ! Des saloperies de furoncles et ça, pour le reste de leur vie ! Ils devaient être vraiment bourrés pour sortir un truc pareil.

Parviendrait–elle à le faire avec un coup d'un soir ? Elle en doutait sérieusement. Ce qui la rachetait, c'était qu'à dix–huit ans, Hermione pouvait aller et venir hors de Poudlard avec la plus grande liberté et peut–être, si elle avait de la chance, elle pourrait rencontrer quelqu'un à Pré–au–Lard.

Ron n'avait pas la plus petite réserve à propos du pacte qu'ils avaient conclu. En fait, il pensait que c'était une super idée. Une des plus grandes tragédies, du moins à ses yeux, était que tous les étudiants de leur année semblaient avoir baisé comme des lapins et Harry, Hermione et lui, non. C'étaient des héros, par Merlin ils auraient dû avoir plein d'occasions. Le plan d'origine de Ron avait été de simplement rectifier ça (et probablement avec Hermione) pendant les douze prochains mois. Le pacte lui donnait juste l'encouragement supplémentaire d'accomplir ce qu'il voulait faire en premier lieu. Le seul désavantage était que Hermione n'était plus une option.

Ron se disait lui–même en bonne position. À dix–huit ans, il était grand et s'était heureusement beaucoup épaissi, ce qui le rendait plus imposant que dégingandé. Il avait une bonne figure, ressemblait plus à Bill qu'à Percy et sa tignasse de cheveux roux avait été coupée avec style sur l'insistance de ses frères jumeaux qui maintenant s'imaginaient être à la pointe de la mode du monde magique. Cette allure seyait à Ron, qui avait toujours été en danger de n'être vu qu'en étant rien de plus que le second de Harry et il semblait qu'il était ami avec la mode. Harry, qui était presque plus petit que lui d'une bonne tête, n'avait pas cette grande maigreur pour porter ce qui était en vogue et qui s'affichait dans toutes les vitrines des meilleurs magasins. Ron en avait le physique, tout simplement. Il avait des pommettes assez convenables, des yeux bleu clair et un nez plutôt long qui allait bien avec son visage. Il avait belle allure et sa maladresse enfantine appartenait au passé, il le savait.

Le plus important était que Ron n'avait aucun scrupule à perdre son pucelage avec qui que ce fut, tant qu'il le faisait. Il était en bonne position. Il était sympathique, beau garçon, assez âgé pour boire dans les pubs et c'était un des héros du monde magique. D'aussi loin qu'il pouvait voir, cette année allait être géniale.

À suivre…

Voilà, merci d'avoir lu jusque-là. J'attends vos commentaires.

Bisous.

Falyla