Titre : Objects of Desire

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Auteure : Azrael Geffen

Traductrice : falyla

Correcteurs : falyla/Florent

Paring : Harry Potter/Draco Malfoy Hermione Granger/Severus Snape

Rating : M/NC-17

Etat de fic originel : terminée (20 chapitres divisés en 59 parties)

Etat de la traduction : terminée

Disclaimer: Les personnages appartiennent à l'univers de JK Rowling, l'intrigue est à Azrael Geffen, avec son aimable autorisation.

Warning : slash, scènes de sexe très graphiques, torture, viol, meurtre, tentative de suicide, drogue, abus d'alcool, langage cru.

Site : à cause des thèmes abordés, je ne sais pas si cette fic sera autorisée à rester sur FFnet, je la publie donc en parallèle sur AO3 sous le même pseudo.

Mise en ligne : sauf contretemps inattendu, le lundi, le mercredi et le vendredi.

Résumé : Après la fin de la guerre, Harry, Ron et Hermione décident de revenir à Poudlard pour obtenir leurs ASPICs. Avant la rentrée, lors d'une soirée très avinée, ils établissent et signent un pacte magique où ils s'engagent à perdre leur virginité pendant cette 8ème année.

Objects of Desire

Chapitre 2

De retour à l'école

Draco Malfoy avait passé son été à boire dans tous les bars du Chemin de Traverse. On ne lui avait pas permis de retourner au Manoir, le Ministère avait décidé que ce serait dans leur intérêt de tout passer au peigne fin et il ne serait donc pas disponible pendant quasiment quatre autres mois. Il s'était renseigné sur la façon dont il pourrait récupérer ses parents d'Azkaban et il avait été choqué de découvrir que le Ministère avait décidé de mettre tous les Mangemorts qui avaient reçu le Baiser en exposition afin de dissuader les autres. Ils seraient trimbalés lors d'une grande tournée au Royaume–Uni et en Europe et ne seraient pas disponibles pendant huit autres mois. Passé ce délai, Draco pourrait les ramener à la maison. Pour ajouter l'insulte à la blessure, on lui avait demandé de payer pour les robes blanches informes qu'ils devaient porter. Il avait livré une pile de chemises de nuit au conservateur, un certain Archibald Semeuse, mais on ne pouvait pas lui garantir qu'ils en seraient effectivement revêtus apparemment cela pouvait faire affront à certains sorciers ou sorcières pauvres qui ne pouvaient pas se permettre un tel raffinement. Draco avait éclaté de rire de dérision et était parti très vite.

C'est ainsi que la beuverie commença.

Il avait pris une chambre au Chaudron Baveur. Il aurait pu séjourner dans les établissements les plus chics, mais le Chaudron Baveur ne voyait pas de problèmes à ce qu'il boive jusqu'à l'aube et que, de temps en temps, il s'évanouisse dans un coin. En fait, quand cela arrivait, un malchanceux elfe de maison était habituellement chargé de le transporter au lit et de laisser une potion sur sa table de nuit. C'étaient ces petites choses qui faisaient toute la différence. Il passait ses jours et ses nuits dans une brume d'ivresse, il commençait généralement dans un petit bar sophistiqué et finissait au Chaudron, près de son lit et de la propre cuvée du bistrot, qui aurait brûlé le gosier d'un sorcier plus faible que lui.

Justement, il était installé sur son habituel tabouret au bar quand la dream team arriva, accompagnée de leurs habituels parasites, les Rois de la Mode (aussi connus en tant que Fred et George Weasley) avec beaucoup d'exclamations étonnées et d'applaudissements. Plusieurs spectateurs se précipitèrent au bar pour leur offrir des boissons, renversant presque Draco de son perchoir, le forçant à lever la tête de la froideur de la surface en marbre du bar pour voir quelle était toute cette agitation.

Oh, génial, juste ce dont il avait besoin, ce maudit Saint Potter, la Sang–de–Bourbe et des centaines de putain de Belettes. Il retourna sa tête sur la surface du bar et pria pour qu'ils ne le remarquent pas.

C'était un espoir vain.

– Est–ce qu'au moins, tu as été te coucher une fois, Malfoy, ou est–ce que ton postérieur a pris racine sur ce tabouret ?

Il ne voulait vraiment pas lever la tête encore une fois, le marbre était incroyablement froid et confortable, aussi il se contenta de grommeler sans même bouger.

– Va te faire foutre, Weasley.

Fred se tourna vers toute l'assemblée et déclara dans une voix aussi retentissante qu'il pouvait oser :

– Vous voyez devant vous le grand Draco Malfoy, dernier de la lignée des Malfoy et ivrogne permanent du Chemin de Traverse.

A contrecoeur, il leva la tête du bar et se tourna à moitié vers les jumeaux aux cheveux roux avec sur la figure un sourire de mépris bien exercé. Bien sûr, s'il regardait vers l'un d'eux, il ne pouvait s'empêcher de voir les autres. Potter et Granger avaient des regards qui, de façon répugnante, ressemblaient à de la pitié collée sur leurs visages, les trois belettes avaient simplement l'air satisfait et content d'eux. Il soupira presque à haute voix. Il était bien conscient de ce à quoi il ressemblait, ses cheveux, devenus plus longs maintenant, étaient sales et ébouriffés et il avait une barbe de quatre jours. Il empestait le whisky, la bière et la sueur pire, il n'avait pas pris de bain depuis presque une semaine. Pas vraiment comme ça qu'il voulait apparaître pour la première rencontre avec sa Némésis par excellence et sa fidèle bande.

La dernière fois qu'il avait vu les jumeaux Weasley, c'était dans une boîte de nuit où ils étaient en train de danser follement avec personne en particulier et, en règle générale, en se gênant eux–mêmes, il était parti avant qu'ils ne le voient, ne désirant pas particulièrement laisser les pires danseurs du monde lui faire le coup de leurs blagues pour que tous le remarquent. C'était un peu tard pour ça maintenant. Il avait la plus grande envie de vomir et tout ce qu'il voulait vraiment faire était reposer à nouveau sa tête et dormir.

– C'est assez évident que ce bon vieux Malfoy ici présent a ramolli de la cervelle, pavoisa triomphalement Fred. Il ne peut même pas imaginer une bonne réplique. Alors, c'est ça, Malfoy, tu as ramolli de la cervelle ?

– C'est bon, Weasley, nous savons tous que t'es un débile mental parce que nous t'avons tous vu danser comme si t'avais un sortilège dans le cul.

– Et nous savons tous que t'es un dur parce que nous t'avons tous vu boire vingt-quatre heures sur vingt-quatre, répliqua aisément Fred.

Il n'avait vraiment pas besoin de ça. Peut–être que s'il les ignorait, ils s'en iraient tout simplement. Il se retourna lentement et, avec un faible soupir, appuya son front de façon bienheureuse sur le bar. Les Belettes se mirent à applaudir spontanément et rirent longtemps et bruyamment, mais, Dieu merci, le bruit était en train de s'éloigner de lui et ils le laissèrent seul. Il laissa échapper un soupir de soulagement. Il se sentait comme en enfer, il avait vraiment besoin de partir ou d'aller dormir, n'importe quoi.

– J'ai entendu dire que tu revenais à Poudlard cette année.

Il tourna la tête en direction de la voix et se trouva en face de Granger.

– C'est exact, confirma–t–il d'un ton brusque, voulant juste qu'elle foute le camp.

– Est–ce que tu transplaneras à Pré–au–Lard et tu viendras à pied de là–bas ?

– C'est le plan.

Elle pinça les lèvres d'un air désapprobateur.

– Tu devrais te laver, tu empestes et tu as besoin d'un bain.

Mais pour qui se prenait–elle, sa mère ?

– Pourquoi ? Tu veux te joindre à moi, Granger ? se moqua–t–il. Eh bien, désolé, mon chou, je ne prends pas de bains de boue.

Elle s'empourpra, battit des paupières et ses lèvres firent une moue dédaigneuse dans un assez bon rendu de son propre sourire méprisant à lui.

– D'accord, c'est la dernière fois que j'essaie de te rendre service, la Fouine.

– Dieu, je détesterais penser que je t'en dois une.

Draco parlait d'une voix traînante et regardait par dessus son épaule à elle comme la Belette, l'ami toujours fidèle, arrivait en courant, la baguette prête à tirer pour sauver sa demoiselle Sang–de–Bourbe en détresse. Draco chercha maladroitement sa propre baguette et tomba très peu gracieusement du tabouret.

Il y eut un éclat de rire moqueur mais à ce moment–là, Draco s'en fichait parce qu'il vomissait béatement dans un grand jet vif sur les chaussures de la Belette.

– C'est sacrément dommage pour Malfoy, commenta Georges quelque temps plus tard alors qu'ils remontaient la rue en direction du 96, Chemin de Traverse et du Weasley, Farces pour Sorciers Facétieux. Il était amusant quand il pouvait répondre une bonne insulte.

– Je ne vois pas ce qui est dommage, grommela Ron d'un ton boudeur.

Il avait été forcé d'inonder ses chaussures d'essence de pétunia, le seul parfum que Hermione avait sur elle, afin de brider l'odeur infecte du vomi de Malfoy.

– S'il se saoule à mort, c'est la fin de ses insultes. Imaginez ça, un monde sans Malfoy.

Il souriait presque rêveusement. Puis quelque chose d'autre lui traversa l'esprit.

– Attends, de quoi est–ce que tu étais en train de parler avec ce petit con, 'Mione ?

– Je voulais savoir s'il allait revenir à Poudlard cette année, répondit–elle un peu sur la défensive.

– Qui se fout de sa venue ?

Ses yeux s'agrandirent tout à coup.

– Oh, mon dieu, Hermione, tu ne veux pas dire que tu veux essayer avec Draco Malfoy ?

– Bien sûr que non !

– Parce que si c'était le cas, laisse–moi te dire maintenant que tu peux t'en faire tout un tas et des beaucoup mieux que cette petite merde !

– Ron ! s'écria–t–elle. Non, je n'avais pas prévu de faire quelque chose avec Draco Malfoy, je me sens mal pour lui. Non, mais regarde–le !

– Ouais, je l'ai vu, grogna Ron. Il n'a rien de plus que ce qu'il mérite. C'est le roi des cons, c'est un petit branleur mauvais comme une teigne et sans doute plongé dans la magie noire jusqu'aux yeux.

– Ses parents étaient des Mangemorts, pas lui.

Ron se tourna vers Harry, il n'en croyait pas ses oreilles.

– S'il en avait eu l'occasion, Harry, il en aurait été un. Probablement qu'il brûlait de s'enrôler et qu'il était en rogne que la guerre soit terminée avant d'en avoir eu la chance !

Ils entrèrent dans la boutique Weasley, Farces pour Sorciers Facétieux en file indienne et se dirigèrent d'un pas tranquille vers les appartements qui étaient derrière la boutique pour faire du thé tandis que Fred et George ouvraient le magasin.

– Susan Bones a dit que sa tante était là–bas le jour où ses parents ont reçu le Baiser, précisa Hermione. Apparemment c'était vraiment terrible. Elle a dit que Draco pleurait comme si c'était la fin du monde.

– Oh, calme–toi, mon petit cœur brisé. Et alors ? Il a pleuré comme un bébé, il n'y a rien de tel qu'un peu de compassion pour faire venir les filles, tu en es la preuve vivante !

Hermione leva ses mains en signe de frustration.

– Oh, je t'assure, Ron, je n'ai pas prévu de faire quoi que ce soit avec Draco Malfoy. Il est mignon et tout, mais je suis bien consciente que c'est un parfait connard et je…

– TU TROUVES QU'IL EST MIGNON ?

Oh là là.

– Je… je… Eh bien, oui. Mais tout le monde le pense.

– TOUT LE MONDE TROUVE QUE MALFOY EST MIGNON ?

– Oh, oui, grimaça George comme il sortait de l'arrière. Angelina m'a assuré que Malfoy était devenu chaud comme la braise durant sa sixième année. Avant ça, il était mignon, après ça, il est devenu sexy. N'est–ce pas, 'Mione ?

Elle acquiesça, en souriant malicieusement

– Ouais, c'est vrai. Je dois dire qu'il a alimenté les rêves coquins de nombreuses filles.

– LES TIENS ?

– Ron, arrête de hurler.

– HARRY, EST–CE QUE TU LE CROIS, ÇA ?

Harry haussa les épaules, essayant désespérément de paraître nonchalant. La vue d'un Draco sale et échevelé l'avait troublé d'une manière dont il ne voulait pas vraiment être troublé en ce moment.

– Je suppose qu'on peut dire qu'il est beau, concéda–t–il.

– Oh mon dieu, vous êtes tous complètement cinglés !

Hermione et George explosèrent de rire et après un moment, Harry se força à les rejoindre. Ron, irrémédiablement surpassé en nombre, s'écroula sur une chaise et leva les yeux au ciel.

Trois jours plus tard, les bagages à la traîne, ils transplanèrent au village de Pré–au–Lard et furent accueillis par de nombreuses diligences tirées par les Sombrals. Ils étaient tous un peu attristés par le fait qu'ils pouvaient tous les voir, mais le temps n'était plus aux regrets. Ils soulevèrent avec effort leurs malles dans leur diligence et furent bientôt rejoints par Neville, Seamus et Lavande, les seuls autres Gryffondor à revenir pour redoubler l'année. Ils parlèrent principalement de l'été, évitant le sujet de la guerre, déterminés à la place à être contents de se savoir en vie et en bonne santé ils ressentaient, pour la première fois depuis longtemps, une sensation de liberté tranquille qui venait avec la paix.

Les 8ème année arrivèrent bien avant le train et déambulèrent dans les couloirs familiers vers la Grande Salle, se réjouissant de la vue de quelque chose qui avait été si près de la destruction totale, seulement quelques mois auparavant. Elle était presque vide, à l'exception des trente–trois étudiants et des professeurs à la grande table. Ils s'étaient instinctivement assis aux tables de leurs anciennes maisons. Six Gryffondor, six Poufsouffle, vingt Serdaigle et un seul Serpentard. Malfoy s'était lavé et portait simplement les robes noires d'école, comme ils le faisaient tous. On leur avait demandé de ne porter aucun symbole de leurs maisons.

Dumbledore avait l'air plus vieux qu'avant, comme tous les professeurs. Comme s'ils avaient tous vécu trop longtemps pour voir ça. Cependant, les yeux âgés du sorcier étincelaient derrière ses lunettes en demi–lune et à ce moment–là, il les regardait tous avec un sentiment d'extrême fierté. Le professeur McGonagall était en train de sourire au loin, de triste manière dans sa direction. Elle marchait en permanence avec une canne maintenant, ils le savaient parce qu'il l'avait vue durant l'été quand elle leur avait rendu une dernière visite au 12, Grimmauld Place. Snape avait l'air décharné et pâle, comme d'habitude. Hermione remarqua que son habituel sourire suffisant ou méprisant était absent comme McGonagall, il semblait distant. Ils essayèrent de ne pas se focaliser sur le fait que Hagrid était manquant. Il ne reprendrait jamais sa place à la table, il avait été enterré dans la forêt où ses créatures bien–aimées pouvaient veiller sur lui.

Dumbledore se leva, s'éclaircit la gorge et leur sourit avec douceur à tous.

– Je ne dirai pas bienvenue les enfants parce que vous n'êtes plus des enfants, vous êtes maintenant des adultes. Certains d'entre vous ont vu davantage que beaucoup espéreraient en voir dans toute une vie, vous êtes tous des survivants d'une période terrible. Vous n'avez plus besoin d'être guidés comme des enfants. Vous êtes une année très spéciale et par conséquent, nous avons décidé de faire des règles très spéciales pour vous. Premièrement, vous ne serez plus reconnus par vos maisons. Vous existerez au–delà de ces limites. En tant que tel, vous prendrez place à la table que vous voyez au devant de la salle.

Il fit une pause et une table apparut par magie juste en dessous de la table des professeurs. Il observa comment ses étudiants digéraient cette information. Ils avaient passé sept ans identifiés par leurs maisons, définis par elles. Brusquement ils n'avaient pas ce support, ce serait un poids pour beaucoup d'entre eux, de peu d'importance pour les autres.

– Deuxièmement, en tant qu'adultes, vous serez autorisés à aller et venir comme bon vous semblera. Vous pourrez consommer de l'alcool si vous le souhaitez mais nous demanderons de ne pas en transmettre aux autres membres du corps étudiant. Vous pourrez sortir la nuit et faire toutes les choses que les jeunes sorciers et sorcières adultes font, toutefois…

Il sourit par dessus ces lunettes en demi–lune.

– Nous comptons sur vous tous pour exceller dans vos leçons, nous exigeons que votre travail soit terminé à temps, que vos devoirs soient traités de manière opportune, que vous soyez présents à vos cours et que vous restiez polis envers tous les membres du corps enseignant à tout moment. Vous devez vous rappeler que vous pouvez encore recevoir une retenue et que vous pouvez encore être renvoyés.

Hermione, toujours digne de confiance pour poser la question à laquelle tout le monde était en train de penser, leva la main.

– Professeur Dumbledore, si nous n'appartenons plus à des maisons, est–ce que cela signifie que nous ne pouvons pas gagner ou perdre des points ?

– C'est exact, ma chère.

Tous les yeux lancèrent des regards joyeux dans la direction de Snape et il se renfrogna.

– Cela signifie aussi que vous ne pourrez pas participer à la compétition de Quidditch des maisons.

PAS DE QUIDDITCH !

Harry en resta bouche bée, comme la plupart des étudiants. Seule Hermione semblait bien prendre ces nouvelles.

– Pouvons–nous avoir accès à la réserve de la bibliothèque ? était–elle en train de s'enquérir d'une voix joyeuse.

Dumbledore lui révéla que, en effet, ils pouvaient, mais personne d'autre ne l'entendit. Il n'y aurait pas de Quidditch et c'était vraiment la fin de tout. Dumbledore aurait pu aussi bien dire que Voldemort était revenu plus grand et plus fort que jamais parce que rien n'allait réparer ce choc.

– Finalement, comme vous n'appartenez plus à aucune des maisons de l'école, il est approprié que l'on vous fournisse une tour séparée. J'ai fait remettre à neuf la tour sud–ouest et vous y trouverez une salle commune et des chambres semi privées on vous a donné des chambres pour deux.

– Qui est la pauvre andouille qui devra la partager avec Malfoy ? siffla Ron et Harry éclata de rire malgré lui.

– Maintenant, s'il vous plaît, le train est arrivé à la gare de Pré–au–Lard et le reste des étudiants sera ici très bientôt. Je vous invite à prendre vos places à votre nouvelle table et attendre vos camarades de classe.

Ce fut ce qu'ils firent, ils se serrèrent sur la plus petite table et se sentirent immensément heureux quand plusieurs bouteilles de vins et des verres à pied apparurent devant eux. Draco commença à boire presque immédiatement mais cela ne prit pas longtemps aux autres pour le suivre. Quand leurs camarades de classe arrivèrent, ils étaient en train de ressentir les premiers vertiges d'une ivresse agréable glisser sur eux.

Après la répartition et le festin, on leur montra la tour sud–ouest et l'agréable salle commune circulaire lambrissée de bois avec diverses portes cachées dans les panneaux. Chacun de ces panneaux avait deux noms dessus si on appuyait dessus, la porte s'ouvrait pour révéler de spacieuses chambres avec deux lits à baldaquins, une cheminée et des tables de toilette. Harry et Ron étaient ensemble, comme l'étaient Hermione et Lavande et Neville et Seamus. Aucune pauvre andouille ne devait partager avec Malfoy, celui–ci avait sa propre chambre par laquelle on accédait via un long couloir étroit et, bien que plus petite que celle de tous les autres, elle avait son propre balcon. Il était satisfait de l'arrangement, il constaterait plus tard qu'il pouvait se tenir debout dehors et regarder en contrebas la dénivellation vertigineuse, vers les rochers déchiquetés, quelques cinq cents mètres en dessous c'était une chose fabuleuse quand vous étiez complètement saoul et malade à en vomir.

Le pacte était accroché sur le mur de la chambre de Harry et Ron avec un calendrier qui comptait à rebours le nombre de jours qu'il leur restait pour réaliser la perte de toute l'innocence qu'il leur restait.

À suivre…

Voilà, merci d'avoir lu jusque-là. J'attends vos commentaires.

Bisous.

Falyla