Titre : Objects of Desire
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Auteure : Azrael Geffen
Traductrice : falyla
Correcteurs : falyla/Florent
Paring : Harry Potter/Draco Malfoy Hermione Granger/Severus Snape
Rating : M/NC-17
Etat de fic originel : terminée (20 chapitres divisés en 59 parties)
Etat de la traduction : terminée
Disclaimer: Les personnages appartiennent à l'univers de JK Rowling, l'intrigue est à Azrael Geffen, avec son aimable autorisation.
Warning : slash, scènes de sexe très graphiques, torture, viol, meurtre, tentative de suicide, drogue, abus d'alcool, langage cru.
Site : à cause des thèmes abordés, je ne sais pas si cette fic sera autorisée à rester sur FFnet, je la publie donc en parallèle sur AO3 sous le même pseudo.
Mise en ligne : sauf contretemps inattendu, le lundi, le mercredi et le vendredi.
Résumé : Après la fin de la guerre, Harry, Ron et Hermione décident de revenir à Poudlard pour obtenir leurs ASPICs. Avant la rentrée, lors d'une soirée très avinée, ils établissent et signent un pacte magique où ils s'engagent à perdre leur virginité pendant cette 8ème année.
Objects of Desire
Chapitre 3
Prélude à un baiser
Le premier cours que Harry, Ron et Hermione avaient suivi ensemble avait été la Défense contre les Forces du Mal et, après beaucoup de spéculations quant à l'identité de leur nouveau professeur, ils avaient rencontré le professeur Sabine Delancet, une séduisante sorcière de presque trente ans qu'il aurait été, pensa tristement Harry, formidable d'avoir un an auparavant. Ses spécialités étaient le Duel et la Détection de la Magie Noire. Les cours de Duel étaient les travaux pratiques, les élèves choisiraient un partenaire de duel pour l'année afin de travailler et s'entraîner en classe avec lui, pour la partie étude.
– Le duel, expliqua le professeur Delancet à son premier cours pratique, était autrefois considéré comme le dernier bastion du monde distingué. Le violent et le bambin peuvent se bagarrer, mais les sorciers ou sorcières bien élevés se battent en duel.
Elle sourit diaboliquement.
– C'est pour ça qu'on trouve que la plupart des Sang–Purs sont doués.
Draco croisa les bras et sourit d'un air supérieur.
– Bien sûr, beaucoup de Sang–Purs ne sont pas au–dessus des bagarres.
– C'est vrai, murmura Harry du coin de la bouche.
La guerre était là pour le certifier.
– Et beaucoup de Sang–Mêlés et d'enfants de Moldus sont d'admirables duellistes.
Hermione lança un regard à Malfoy et sourit de satisfaction. Il ricana et résista à l'envie de lui tirer la langue.
– Donc, mon but est de vous enseigner à vous battre en duel de manière traditionnelle, comme un sport plus que comme un combat, mais bien sûr, si besoin est, ce que vous avez appris vous maintiendra en bonne place. À présent, est–ce que quelqu'un parmi vous a vu un combat de sorciers muni d'un gourdin ?
Un sursaut collectif traversa la classe. Les gourdins étaient des objets lourds, immenses, longs et puissants. Il fut un temps où un Sang–Pur aurait désigné ces choses comme barbares mais, comme beaucoup d'entre eux l'avaient vu, les Mangemorts, tous des Sang–Purs, étaient d'excellents manieurs de bâtons. Peu d'entre eux levèrent la main en réponse à sa question et elle hocha la tête.
– Bon.
Elle disparut derrière son bureau pendant un moment et, quand elle réapparut, elle tenait un grand et long gourdin. Il était noir et orné de lettres gravées. À une extrémité, il y avait une grosse boule de cristal, à l'autre il y avait un conducteur pointu, également en cristal.
– L'avantage du gourdin est que vous pouvez tirer des deux côtés, cela demande beaucoup de contrôle mental pour le faire, c'est pourquoi seuls les maîtres peuvent les utiliser en combat réel.
– Eh bien, c'est ce qu'était ton père, Malfoy, pas un barbare du tout, hein ?
Draco foudroya Ron du regard, ce dernier affichait un large sourire.
– Merci, Mr Weasley, mais si vous pouviez garder un minimum vos remarques sur les personnes qui ne sont pas présentes dans cette salle de classe, je vous en serais reconnaissante.
– Oui, Professeur.
– En fait, je vous montre le gourdin parce que plus tard dans l'année, j'ai projeté de prendre les élèves qui se révéleront les plus compétents en duel pour leur apprendre comment s'en servir.
– Oh, c'est trop cool !
– Je suis heureuse que vous pensiez ainsi, Mr Finnigan.
Elle posa le gourdin et retourna au centre de la pièce.
– Veuillez tous choisir un partenaire, et je vous le demande, essayez, s'il vous plaît, de choisir quelqu'un d'autre que votre meilleur ami, cela rend le sport tellement plus intéressant.
– C'est emmerdant ça ! gloussa Ginny.
Elle attrapa Hermione avant que Ron ne puisse le faire, Ron se tourna alors vers Harry qui haussa les épaules. Il était sur le point de s'avancer vers lui quand Colin Crivey s'interposa et réclama la tête rousse.
– S'il te plaît, Ron, viens, insista Colin. Elle a dit d'essayer de ne pas choisir son meilleur ami.
– Harry ?
– C'est okay, Ron, je suis sûr que je trouverai quelqu'un qui voudra s'associer avec moi.
Il était un peu vexé que Colin ne l'ait pas choisi lui. Il semblait qu'il était un bon sujet photographique, mais pas un bon partenaire de duel.
Il découvrit bientôt que tous pensaient la même chose. Ils aimaient Harry, ils l'aimaient tous, exception faite de la majorité de la maison de Serpentard qui en avait, pour la plupart, une peur bleue. Seulement Harry était une légende à Poudlard et au–delà, il avait vaincu Voldemort, c'était un excellent combattant. Qui diable se serait risqué à se faire battre encore et encore ? Ils auraient pu se blesser !
– Il semble que ce soit toi et moi, Potty, déclara l'inévitable et familière voix traînante.
– Oh, t'es en train de me faire marcher, là.
– Pense ce que tu veux mais personne ne veut combattre le Sauveur du monde sorcier et personne ne veut combattre le fils d'un Mangemort, alors on dirait bien que nous devions combattre l'un contre l'autre.
– Je crois que le professeur Delancet a dit que le mot était duel pas combat. C'est censé être un sport, Malfoy.
– Combat, duel, c'est la même chose et, d'un autre côté, je pourrai te botter le cul dans les couloirs pendant un an et ça, ça me rendra heureux.
– Oh ? Et qu'est–ce qui te fait croire que tu pourras le faire si ton papa et son Maître n'ont pas pu ?
Draco, refusant de répondre à la provocation, ricana, rétorqua d'une voix teintée de douceur mielleuse :
– Parce que le bon professeur ici présent va m'apprendre comment. Qu'est–ce qui ne va pas ? On a peur, Potter ?
Harry sourit franchement à ce défi non déguisé.
– Oh, Malfoy, tu aimerais bien.
Il semblait donc qu'il avait un partenaire de duel pour la prochaine année.
oOo
Les Potions commencèrent comme chaque année depuis que Harry était arrivé à Poudlard. Hermione espérait que Snape serait différent maintenant que la guerre était finie mais ce dernier, qui ne manquait jamais de la décevoir, était aussi cruel et méchant que jamais.
– Comme je vois que la plupart d'entre vous ne sont pas parvenus à se faire tuer au cours des vacances d'été, je suppose que je devrais tenter en quelque sorte de vous souhaiter un bon retour, commença–t–il doucement. Et je vois que les dieux ont jugé bon de m'envoyer Mr Potter pour une année supplémentaire. Comme c'est merveilleux pour nous tous d'être honorés par la présence d'une telle célébrité, je ne sais pas comment je vais pouvoir me contenir.
Harry s'enfonça dans sa chaise et faillit grogner.
– Ignore–le tout simplement, tu sais qu'il fait ça chaque année.
– Était–ce un chuchotement, Miss Granger ? Comme c'est contraire à vous, en train de comploter avec votre petit camarade dans ma classe, c'est une honte que je ne puisse pas vous enlever des points ou peut–être que je devrais juste punir Gryffondor en fin de compte.
– Je suis désolée, Professeur, ça ne se reproduira plus.
– Nous verrons ça.
À son immense soulagement, il ne prit pas de points. Elle regarda Harry qui roula des yeux en retour. Il semblait qu'une autre année de Potions avait à coup sûr commencé.
Snape rôda un peu avant de s'asseoir derrière son bureau et lança des regards furibonds sur ses élèves convenablement terrifiés avant de commencer le cours.
– L'Alchimie est un des trois piliers des Sciences Hermétiques, les deux autres étant ?
La main de Hermione s'élança en l'air mais il l'ignora.
– L'Art de la Baguette et l'Astrologie, répondit Draco d'un ton suffisant.
– Correct. L'Alchimie est essentiellement l'art de… ?
La main de Hermione, encore à moitié dans les airs remonta en flèche Snape sourit d'un air narquois, regarda dans sa direction et questionna :
– Mr Potter, l'Alchimie est l'art de ?
– Je ne sais pas, Professeur.
– Vraiment ? C'est bien malheureux. Qu'est–ce que vous faites ici si vous ne savez pas ce que vous êtes en train d'étudier ?
Harry rougit.
– L'Alchimie est l'art – et s'il vous plaît, essayez de vous en rappeler avant de revenir dans ma classe, Mr Potter – de la Préparation des Potions. Comme vous avez tous décidé d'être ici, j'ose espérer que cette fois, quand cette année sera achevée, vous serez des Alchimistes modérément compétents. Vous trouverez que beaucoup trop de notre espèce comptent sur les Alchimistes pour préparer des potions pour eux et peu réalisent combien il est crucial pour la profession d'être capable de pratiquer le travail eux–mêmes. Comme c'est votre première semaine, vous allez fabriquer des Condenseurs de Fluide Planétaire, des Condenseurs de Fluide Liquide Universel, des Condenseurs de Fluide Solide et des Condenseurs de Fluide Elémentaire. Ces Condenseurs de base seront la base de travail de toutes les potions que vous fabriquerez cette année, si vous les faites incorrectement maintenant, votre base pour tous les travaux à mener cette année sera défectueuse et vous échouerez à ce cours. Les instructions sont sur le tableau.
Il agita sa baguette et elles apparurent.
– Vous pouvez commencer. Vous avez jusqu'à la fin de la semaine pour réaliser les conducteurs, les mettre en bouteilles et les étiqueter.
Harry se tourna vers Hermione et s'arrangea pour avoir l'air perdu et confus, Hermione savait ce qui était en train de se passer et elle espérait qu'elle avait tort, mais elle savait que non.
– Hermione, mais bon sang, c'est quoi un Condenseur de Fluide ?
– Ce sont les éléments de base de toutes les potions alchimiques, chuchota–t–elle en réponse.
– D'accord et c'est quoi une potion alchimique ?
Hermione dévisagea Harry et se demanda si c'était d'une façon ou d'une autre Neville qui avait bu du Polynectar pour prendre la forme de Harry.
– Tu n'as pas encore lu le texte de ton livre ?
Harry eut l'air parfaitement exaspéré. Il ramassa son livre et l'agita vers elle, en ouvrant page après page en démonstration.
– 'Mione, au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, il n'y a pas de mots !
C'était un magnifique et lourd ouvrage relié et Hermione en était tombée amoureuse dès qu'elle avait acheté son exemplaire chez Fleury et Bott. Les pages étaient faites de métal et chacune d'elle comportait une gravure compliquée.
– Le Mutus Liber [1] est un texte ancien, Harry, chacune de ces gravures représente une séquence du processus alchimique exécuté par un homme et une femme. C'est une très Haute Magie, Harry, nous avons de la chance de l'apprendre.
Harry la regarda d'un air dubitatif puis autour de la classe. Il remarqua que tout le monde avait commencé à préparer les condenseurs de fluide, tout le monde sauf Hermione et lui. Il se rappela une fois de plus pourquoi il avait choisi ce cours. Il ne s'était jamais senti plus en dehors de ses compétences de sa vie. Il n'avait simplement pas le cerveau de Hermione, ni son amour de toutes les choses complexes. En Potions Avancées, Hermione était dans son élément Harry était simplement un homme en train de se noyer, accroché à un morceau de bois flottant.
– Des problèmes, Mr Potter ? exigea de savoir la voix doucereuse de Snape depuis le devant de la salle.
– Non, Professeur, répondit–il de façon égale.
– Alors je vous suggère de commencer à travailler et d'arrêter de distraire votre partenaire. Je détesterais réellement voir Miss Granger échouer dans mon cours parce qu'elle ne peut pas se concentrer.
Harry rit brièvement, comme si c'était possible.
– Vous trouvez quelque chose d'amusant dans l'idée que votre camarade de classe échoue, Mr Potter ? ronronna Snape. Cet égoïsme est si prévisible de votre part.
– Non, Monsieur, je… Non, Monsieur, finit–il par répondre faiblement.
Snape sourit d'un air supérieur, ramassa sa plume et retourna à son travail.
oOo
Deux mois avaient passé dans un tourbillon de cours et de devoirs. Ils avaient été intégrés dans les classes des 7ème année actuelles, ce qui faisait des classes plus importantes, mais ils avaient la sensation qu'ils étaient de retour dans leurs maisons bien–aimées simplement en s'asseyant avec des gens décorés avec les couleurs des maisons. Les 7ème année, toutefois, regardaient avec envie leurs camarades de 8ème année lorsqu'ils se divertissaient avec un stupéfiant sentiment de liberté. Ils allaient à Pré–au–Lard presque tous les soirs de la semaine pour s'asseoir aux Trois Balais afin de parler, rire et boire suffisamment pour oublier qu'ils étaient, en fait, encore à l'école à cause de la guerre qui avait tué plus de leurs amis qu'ils n'osaient y penser. Cette pratique commençait à se calmer, cependant, lorsqu'ils réalisèrent rapidement que boire, terminer les tâches assignées et étudier n'étaient pas des choses qui allaient souvent ensemble. Les nuits à Pré–au–Lard se muaient peu à peu en sorties du vendredi et samedi parce qu'ils avaient les matinées pour rester au lit et cuver leur gueule de bois. Ces migraines leur ôtaient le besoin de réfléchir à ce qu'ils étaient et à ce qu'ils avaient vu. Ils avaient les après–midi pour étudier et le soir, le processus pouvait recommencer à l'infini.
Hermione trouvait difficile à comprendre comment il était possible que Harry et Ron aient oubliés combien les devoirs pouvaient vite s'accumuler à ce niveau de Poudlard. Ron était en train de peiner sur son devoir de divination, il se lamentait – pour encore toute une année – d'avoir pris ce cours par manque d'autre choix et il ne voulait vraiment pas faire Potions. Hermione, qui pensait que ce n'était qu'un ramassis d'inepties de toute façon, refusa d'aider. Harry avait été si content le jour où il avait abandonné la Divination qu'il avait laissé tout ce qu'il avait pu apprendre se retirer de sa tête comme de l'eau à travers une passoire. Harry avait ses propres difficultés, bien qu'il ait réussi, avec beaucoup d'aide de la part de Hermione, à créer tous ses Condenseurs de Fluide. Il avait également trouvé, par l'intermédiaire de la Réserve de la Bibliothèque, un livre intitulé Primus Materia [2] qui pas à pas décodait les gravures du Mutus Liber. Ainsi il comprenait au moins de quoi Snape parlait, même si ses aptitudes à concocter des potions laissaient beaucoup à désirer. Il passait beaucoup de son temps d'étude aux potions à écouter Hermione disserter sur les joies de la haute magie, une matière qu'elle avait prise comme si elle avait fait ça toute sa vie. Qu'aucun autre professeur que Snape n'ait décidé de l'enseigner la contrariait de plus en plus tandis que son intérêt grandissait. Elle avait même exprimé le désir de demander à Snape de lui donner des cours en particulier, quelque chose qui avait fait frissonner ses amis.
Les garçons n'avaient jamais été particulièrement doués pour bien organiser leur temps d'étude et leurs devoirs. Pour chacun de leurs cours, on leur avait dit d'essayer d'étudier chaque soirpendant une heure environ, en plus de faire leurs devoirs. Ce qui signifiait qu'ils avaient besoin d'environ quinze heures par nuit pour tout faire. C'était clair, il n'y avait pas assez de temps dans la journée.
– Je vais demander à McGonagall un Retourneur de Temps, déclara Ron un grand nombre de fois.
Hermione, malade d'entendre ça, leur mit par écrit un emploi du temps d'étude et de devoirs, à eux de s'y tenir. Elle le fixa sur le mur à côté du contrat et leur dit d'essayer vigoureusement de travailler avec ça. Ils l'ignorèrent de façon significative jusqu'à ce qu'ils croulent sous le travail et là, ils se plaignirent que l'emploi du temps ne marchait pas.
Ils avaient tous des entraînements de duel chaque soir et c'était une épreuve en elle–même. Il se trouvait que Malfoy était un duelliste brillant. Mais il avait été éduqué par un maître. Harry avait combattu Lucius Malfoy à de nombreuses reprises et il reconnaissait le style. Il y avait, comme Harry l'apprit en peu de temps, une réelle différence entre être dans une situation de combat de grand stress et se battre effectivement en duel à l'ancienne mode. De plus, Malfoy connaissait des mouvements que Harry n'avait même jamais envisagés. La plupart des soirs, il finissait le corps perclus de douleur et la respiration difficile mais malgré tout, c'était grisant. Il y avait quelque chose dans le frisson que provoquait le duel qui était comme une drogue et regarder Malfoy bondir ou littéralement se plier à moitié en arrière pour esquiver un sort – et il était remarquablement bon pour éviter les sorts – était certainement un spectacle à voir.
Avec l'année qui passait à toute vitesse, Halloween arriva avant qu'ils ne parviennent enfin à discuter du contrat et encore, ce ne fut que parce que Ron avait commencé à paniquer. L'année était en train de glisser derrière eux, il décida qu'il était temps de prendre ses amis à parti.
– Rien, les admonesta–t–il, nous n'avons rien fait.
Il tenait une espèce de tribunal dans la chambre qu'il partageait avec Harry et il pointa son doigt sur le contrat pour accentuer son effet.
– Ça fait des mois et rien !
– Eh bien, siffla Hermione en réponse, au cas où tu ne l'as pas remarqué, Ron, nous avons été occupés.
– Ah, ouais ? Eh bien, tu me raconteras ça quand l'école se terminera et que tu seras assise là, couverte de boursouflures remplies de pus !
Beurk !
Il se tourna vers Harry.
– Je peux la comprendre !
Il fit un geste vers Hermione qui sembla offensée.
– Les filles ont ce truc stupide à propos de tomber amoureux et tout ça, mais toi, en cet instant même, toutes les filles de l'école donneraient n'importe quoi pour coucher avec toi, Harry, tu es un homme viril, pourquoi t'as rien fait ?
– Eh bien… je…
– Est–ce que tu as des vues sur quelqu'un ?
Il se sentit rougir et il le réprima du mieux qu'il pouvait.
– Heu, non, Ron, je n'en ai pas.
– J'ai cru voir Padma te regarder l'autre jour, non ?
– J'ai pas vraiment remarqué, Ron, du reste, j'aurais pu avoir un truc collé sur le visage.
– T'es quoi, exactement ? s'écria Ron, un nourrisson ? Qu'est–ce que t'aurais bien pu avoir de collé sur le visage ?
– Rien, c'était juste une supposition.
Ron commença à arpenter la pièce, en jetant des regards désespérés au contrat avec ses rosiers horriblement dégarnis.
– Et toi ? demanda–t–il à Hermione.
– Non, Ron, désolée.
Elle se mordit la lèvre.
– Attends une seconde, tu fais un vrai travail de sape sur nous et toi, je ne vois pas ton rosier resplendir de fleurs !
– J'ai essayé de convaincre Lavande, dit–il rapidement, mais elle n'était pas très chaude pour ça.
– Eh bien, en considérant qu'elle voit Ernie MacMillan, je ne suis guère surprise.
– Il n'est pas ici, jeta Ron d'un ton cassant. D'ailleurs, ce qu'il ne sait pas ne peut pas lui faire de mal.
Hermione se mit à rire.
– Tu es vraiment immoral, Ron.
– Je veux juste en finir avec ça, dit–il avec indignation, mais il se mit à rire aussi.
– Ouais, d'accord, tu es vraiment désespéré d'en finir avec ça. Et le sexe, alors ? C'est l'heureux dénouement ?
Il riait franchement à présent.
– Bien sûr !
Soudain, ses yeux s'agrandirent et il se donna une grande claque sur le front.
– BIEN SÛR ! répéta–t–il plus fort. Je viens juste d'avoir une idée géniale.
– Attention, Ron, l'avertit Harry, la dernière fois que tu as eu une idée géniale, on a fini dans ce pétrin.
– Ouais, ouais, mais celle–ci est vraiment bonne.
– D'accord, qu'est–ce que c'est ?
Ils pouvaient au moins l'écouter même si ses idées n'avaient pas été tellement bonnes jusque–là.
– Action ou Vérité.
– Vérité, dit Hermione.
– Action, fit Harry.
– Non ! Je ne vous le demandais pas, nous devrions jouer le jeu.
– Je croyais que c'était ce que nous faisions précisément.
– Oh, mon dieu, Harry, tu as perdu des neurones à l'entraînement de duel aujourd'hui ? Nous devrions jouer à Action ou Vérité avec les autres.
– Quoi ? Nous allons faire faire comme Action à quelqu'un de coucher avec nous ?
– Harry ! C'est une super idée !
– Ron, sois sérieux.
– Okay, okay. Après le festin de ce soir, nous retournerons à la salle commune. Malfoy, en foutu petit merdeux qu'il est, a acheté tout ce vin de ce type de Pré–au–Lard.
– Attends, tu fais confiance au vin que Malfoy, en foutu petit merdeux qu'il est, a acheté à un type au village ?
– Pourquoi pas ? Malfoy le boit et il est encore en vie.
– Okay, peu importe, continue.
– Après, quand tout le monde sera détendu, je proposerai un jeu d'Action ou Vérité.
Harry soupira.
– D'accord, ça, j'ai pigé mais pourquoi ?
– Harry, Voldemort t'a frappé une fois de trop dans la tête avec le sort d'Endoloris, hein, mec ? Qu'est–ce qui se passe quand quelqu'un te défie dans un Action ou Vérité ?
Deux visages sans expression le dévisagèrent en retour.
– Allez ! 'Mione, s'il te plaît, ne me dis pas que tu as rejoint le zombie qui est là !
Les deux visages sans expression continuaient de le fixer. Il les regarda en roulant de gros yeux d'un air incrédule.
– On défie toujours d'embrasser quelqu'un. Toujours, c'est comme une convention d'Action ou Vérité, seules les personnes vraiment laides ne se font pas embrasser dans Action ou Vérité.
Oh.
– Et embrasser peut mener à d'autres choses plus intenses, pas vrai ?
Exact. Ils acquiescèrent de la tête tous les deux sans rien dire, ils avaient l'air incroyablement mal à l'aise à cette idée.
– Allez, vous deux, c'est un bon plan, nous pouvons finir avec de beaux candidats ignorants notre plan.
Harry se tortilla un peu, Hermione était en train d'étudier une fissure dans le plâtre.
– Est–ce que vous voulez finir couverts de furoncles ?
– Non.
– Alors on le fait, non ? S'il vous plaît ?
Harry et Hermione échangèrent des coups d'œil rapides et retournèrent des sourires gênés à Ron
– Bien sûr, on fera ce que tu as dis, mec.
oOo
Le Musée des Arts et Antiquités Magiques [3] était une simple construction en pierre, semblable à un bloc gris, qui s'élevait dans le centre du quartier du Soho de Londres. Il était sans prétention aucune à l'exception de deux grandes colonnes qui montaient jusqu'à un simple fronton sans ornement qui servait de seule vraie décoration à l'édifice. L'extérieur était une façade immuable depuis plusieurs centaines d'années, son intérieur, basé sur le système architectural de l'expansion de Möbius, se déployait à l'infini et rendait ainsi son volume illimité.
Le musée était à la charge d'un certain Archibald Semeuse, il était en train de cataloguer une collection rare d'os de roches quand la lettre était arrivée du Ministère elle lui demandait de s'occuper du déplacement de l'Exposition de Magie Noire qu'ils étaient en train d'organiser depuis la fin des procès de guerre. Semeuse était le conservateur du musée depuis près de cinquante–trois ans et avait été exalté par le projet. C'était un collectionneur de tout ce qui pouvait être catalogué, étiqueté et classé dans une collection.
Il avait commencé à acquérir des séries de collections sur une petite échelle, achetant des pièces particulières aux marchés aux puces et aux magasins d'antiquités et ensuite, plus tard, comme l'impulsion grandissait, il avait déambulé dans des salles de vente aux enchères achetant n'importe quel lot inventorié comme objet rare. Ses goûts étaient non spécifiques – il n'avait qu'un intérêt minime pour les articles en vogue comme les peintures ou la porcelaine – il concentrait ses efforts sur les objets de signification magique. Sa tendance favorite, sa collection d'os de roches, comportait des exemples différents d'assimilation de contiguïté, un phénomène survenant quand les minéraux, les plantes et le tissu squelettique se combinent à travers leur convergence. D'un point de vue magique, de tels objets étaient fortement prisés puisqu'ils pouvaient être broyés et liquéfiés puis utilisés comme base de travail pour les condenseurs universels et planétaires. Les Alchimistes et les Maîtres des Potions étaient avides d'une collection telle que la sienne mais il la gardait jalousement.
Sa première réaction envers la lettre du Ministère avait été de s'enfoncer dans les profonds souterrains du musée et de contrôler que toutes les pièces qu'il avait collectées qui avaient une quelconque connexion avec la magie noire, étaient encore en bon ordre et intactes. Il avait longtemps espéré pouvoir montrer de telles pièces dans une exposition comme celle–là, il en aurait enfin l'opportunité. Ensuite étaient venues les nouvelles concernant les Mangemorts. Il y aurait des gens. Des vrais spécimens humains, des spécimens humains en vie, vivant en état de morts–vivants. Ses yeux s'étaient agrandis, il avait senti son cœur s'emballer et il avait presque salivé sur la lettre, c'était comme si tous ses Noël étaient arrivés en même temps.
Quelques semaines plus tard, il avait pris livraison de quinze longues boîtes étroites, chacune contenant une de ses nouvelles possessions prisées. Lorsque les elfes de maison avaient ouvert les boîtes, il s'était agenouillé à côté de chacune d'elles et avait déballé le rembourrage en coton autour de son occupant. Sur les quinze, trois étaient morts durant le transport et il maudit l'imbécile trop zélé qui les avait emballés avec trop de rembourrage, sans trous pour laisser passer l'air. Il ne pouvait pas les exposer s'ils étaient morts, ils se détérioreraient, ils pourriraient. À moins que bien sûr qu'il ne leur injectât beaucoup d'arsenic, ce qui les préserverait à merveille, mais il savait qu'il ne pouvait pas. Il avait le devoir envers le Ministère de faire un rapport sur la perte.
Ce fut la quinzième boîte qui contenait son vrai prix. Il avait déballé le spécimen avec le même sentiment d'appréhension qu'il avait eu après avoir découvert un premier mort. Il ne pouvait pas supporter la simple idée d'un quatrième mort, il en avait besoin d'au moins douze pour faire marcher la collection. Douze était son nombre porte–bonheur, jamais il n'exposerait une collection qui n'avait pas au moins douze pièces. Il avait repoussé le rembourrage en coton et avait été enchanté lorsqu'il s'était penché et avait entendu la courte inspiration du corps. Puis il l'avait examiné. Son cœur avait presque manqué un battement lorsqu'il avait rencontré les yeux gris glacés qui lui avaient rendu son regard. Sans ciller, sans le voir, mais bien vivant.
– Doux Merlin, avait–il murmuré, il est parfait.
Ou du moins il le serait quand Semeuse l'aurait nettoyé et rasé avant de laver la cascade de cheveux blond pâle qui remplissait presque la boîte. Il avait passé un long doigt sur la peau douce de la joue de l'homme et l'avait laissé traîner vers le bas jusqu'à l'étiquette attachée autour de son cou.
« Lucius Malfoy C. 1954 »
Oh, non !
Il vérifia une des autres boîtes, une des boîtes mortes.
Merde !
Si la femme avait survécu, il aurait eu un set assorti !
oOo
Fidèle à sa parole, Ron commença le jeu d'Action ou Vérité après le festin quand tout le monde fut assis autour de la cheminée de la salle commune, se relaxant et méditant sur les cours du lendemain. Comme convenu, tous trois choisissaient Action à chaque fois que la bouteille qu'on faisait pivoter pointait vers l'un d'eux. Harry, qui était sûr que Padma avait ensorcelé la bouteille, était sans arrêt désigné et avait jusqu'ici embrassé Lavande, Padma et Susan au total d'environ sept fois chacune. Ron avait embrassé Susan deux fois, récité la table d'Astronomie à reculons et courut du haut de la tour jusqu'aux donjons et revenu vêtu d'à peine plus que son boxer en criant à tue–tête : « Les Canons de Chudley nous mènent à la victoire ». Hermione n'avait embrassé personne, elle avait poussé une cacahuète autour de la salle commune avec son nez et sucé le whisky d'un verre renversé sur la moquette et quand la bouteille pointa à nouveau vers elle elle eut une incroyable envie de vomir, elle se sentait démoralisée. Elle ne voulait qu'une chose : aller au lit. Elle regarda la bouteille pointée vers elle et ensuite Ron qui lui souriait avec encouragement et finalement vers Draco qui avait fait tourner la bouteille.
– Action, dit–elle faiblement.
Draco sourit d'un air narquois comme un démon et dit :
– Je veux que tu ailles jeter un seau d'eau froide sur le professeur Snape.
Elle ne pouvait pas avoir bien entendu.
– Pardon ? dit–elle confuse.
– Je veux que tu ailles jeter un seau d'eau froide sur le professeur Snape, répéta–t–il patiemment puis il se cura de façon délibérée les dents avec son ongle.
– Mais, je ne peux pas faire ça, protesta–t–elle, le sang se vidant de son visage. Il est deux heures du matin, il doit être au lit.
– Et alors ? Je sais où sont ses appartements, c'est une simple formalité d'aller là–bas.
– Je… je… bégaya–t–elle. Je ne peux pas !
– C'est un refus ?
Elle allait répondre par l'affirmative mais Ron l'en empêcha rapidement.
– 'Mione, ne dis pas ce que tu es sur le point de dire, dit–il hâtivement.
Puis il siffla à Malfoy :
– Putain, c'est vache, espèce de connard.
– Oh, fais–moi confiance, la Belette, je n'ai aucun désir de voir la Sang–de–Bourbe ici présente dans toute sa gloire.
Dans toute sa gloire ? Mais bon sang, de quoi il parle ?
– Ron ?
Ron se tourna vers elle et expliqua rapidement.
– C'est un Action ou Vérité sorcier, si tu choisis Action et que tu refuses le défi, tous tes vêtements disparaissent et tu es obligée de vaquer à tes occupations de toute la journée sans rien sur toi.
Sa bouche s'ouvrit en grand. Elle avait deux choix et aucun n'était meilleur que l'autre, un devait accomplir une tâche proche d'enfoncer un tison dans l'œil d'un dragon endormi, l'autre était d'avoir honte et d'être humiliée devant toute l'école. Elle jeta un regard furieux et menaçant à Ron.
– Géniale, ton idée, marmonna–t–elle d'une voix dure.
Des larmes avaient commencé à jaillir de ses yeux.
– Fantastique. Seules les personnes laides ne sont pas embrassées dans un Action ou Vérité. Ha, ha, c'est drôle, non ? Eh bien maintenant, nous savons qui est laide et qui est sur le point d'aller lancer de l'eau sur la seule personne qui peut sans nul doute faire de sa vie un enfer. Merde, merci beaucoup.
Elle se tourna vers Malfoy qui souriait largement en attendant.
– Bien, je vais le faire, quand ?
– Ne jamais remettre au lendemain ce que l'on faire le jour même.
L'excursion vers les donjons n'avait jamais semblé aussi longue ou dangereuse pour Hermione. Harry, Ron, Draco et Anthony venaient avec elle afin de s'assurer qu'elle exécutait effectivement son gage. Draco leur montra le chemin qui menait aux appartements de Snape et la carte du Maraudeur confirma qu'ils y étaient. Draco murmura le mot de passe, suffisamment bas pour que personne d'autre ne l'entende et Hermione se demanda brièvement comment il le connaissait. Ils se glissèrent à l'intérieur. Ron décida à la dernière minute d'attendre dans le couloir puisque seulement trois d'entre eux tenaient sous la cape d'invisibilité et quand ça barderait sérieusement, aucun d'entre eux ne voulaient être vus. Draco invoqua un grand seau d'eau en bois et le passa à Hermione puis les trois garçons plongèrent vivement sous la sécurité de la cape. Hermione, le seau à la main, s'approcha du lit avec la silhouette endormie de Snape.
La première chose qu'elle remarqua fut que sa baguette était sur la table de nuit alors elle la déplaça prudemment afin qu'il ne lui jette pas un sort (ou ne la tue) quand il se réveillerait. Elle l'observa ensuite pendant un moment, étendu sur le côté, la main en boule dans un poing détendu sur l'oreiller. Il respirait profondément, chaque légère exhalation de souffle aboutissant aux plus légers des ronflements. Ses cheveux se répandaient en travers du drap blanc dans une tache d'encre noire. Pendant un moment, le mot fragile lui vint soudain à l'esprit et elle sentit, avec une consternation grandissante, qu'elle ne pouvait pas le faire. C'était Snape, bien sûr. Le méchant, le mauvais, le perfide Snape. Mais il semblait si paisible quand il était endormi !
Elle souleva le seau, murmura une prière rapide afin que les dieux la protégent et lança avec force son contenu glacé sur la silhouette endormie.
La réaction fut instantanée, il poussa un cri perçant, pas un hurlement mais un honnête cri strident, comme une banshee ou un genre de créature sauvage et se redressa vivement dans le lit, trempé. Il tendit violemment la main pour attraper sa baguette mais comme il ne la trouva pas, il vola littéralement dans un accès de rage aveugle vers la fille qui se tenait au bout de son lit.
Elle découvrit que ses jambes s'étaient mises à courir sans qu'elle le leur dise et, à en juger par tout le bruit derrière elle, les garçons étaient en train de sortir en courant.
Snape était après elle. Ses jambes étaient plus longues et la colère l'avait rendu rapide, elle sentit les longs doigts pâles se refermer autour du haut de son bras et la tirer d'un coup sec pour la ramener dans la pièce. Et là, elle fit face à face avec un Maître des Potions extrêmement furieux. Il tremblait tellement de colère qu'il n'avait peut–être même pas remarqué qu'il était trempé jusqu'aux os.
– DONNEZ–MOI MA BAGUETTE ! beugla–t–il.
Elle la chercha à tâtons, elle avait oublié qu'elle la tenait toujours. Il la lui arracha de la main et la pointa vers elle. Pendant un moment, elle fut certaine qu'il allait la tuer sur le champ.
– P–p–professeur, s–s–s'il vous plaît, supplia–t–elle en sanglotant.
Les doigts de Snape étaient enfoncés douloureusement dans son bras et Hermione écarquilla ses yeux en louchant sur le bout de la baguette pointée vers sa tête. Il frémissait de rage.
– Lumos, marmonna–t–il.
La lumière jaillit de l'extrémité de sa baguette et elle faillit mouiller sa culotte sous le choc.
– Professeur Snape, je suis désolée, c'était un défi…
– Miss Granger ?
Il commençait à être pleinement réveillé et constata soudain que son assaillant n'était autre que Miss Je–sais–tout. C'était presque plus choquant que d'être trempé à deux heures du matin.
– Oui, Professeur.
– A quoi pensiez–vous donc, jeune fille ? gronda–t–il dangereusement.
– C'était un jeu d'Action ou…
– Un jeu ? Vous trouvez que déranger mon sommeil est un jeu ?
– Non, Monsieur, je…
– Retenue, grogna–t–il, en recouvrant rapidement ses esprits. Miss Granger, je vais vous faire regretter d'être née.
Il la traîna vers la porte et la jeta dehors avec une telle force qu'elle rencontra le mur opposé, cognant sa tête contre la pierre. Puis il claqua le battant.
Elle s'effondra sur le sol, tendit sa main vers sa tête, convaincue qu'elle saignait. Ses amis l'avaient manifestement abandonnée. Elle resta seule sur le sol dans les donjons. Sans quiconque pour l'observer, elle fondit en larmes.
NdA :
[1] Le Mutus Liber traduit signifie « Le Livre Muet ». C'est un livre de gravures du 15ème siècle dépeignant le processus Alchimique d'un homme et une femme.
[2] Le Primus Materia signifie littéralement « les Matières Premières » et se réfère en réalité à la fabrication de Condenseurs (oui, ils existent) qui sont les premiers pas dans le travail avec l'Alchimie.
[3] Le Musée des Arts et Antiquités Magiques est basé sur Le Musée du Purgatoire de Nick Bantock.
À suivre…
Voilà, merci d'avoir lu jusque-là. J'attends vos commentaires.
Bisous.
Falyla
