Titre : Objects of Desire

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Auteure : Azrael Geffen

Traductrice : falyla

Correcteurs : falyla/Florent

Paring : Harry Potter/Draco Malfoy Hermione Granger/Severus Snape

Rating : M/NC-17

Etat de fic originel : terminée (20 chapitres divisés en 59 parties)

Etat de la traduction : terminée

Disclaimer: Les personnages appartiennent à l'univers de JK Rowling, l'intrigue est à Azrael Geffen, avec son aimable autorisation.

Warning : slash, scènes de sexe très graphiques, torture, viol, meurtre, tentative de suicide, drogue, abus d'alcool, langage cru.

Site : à cause des thèmes abordés, je ne sais pas si cette fic sera autorisée à rester sur FFnet, je la publie donc en parallèle sur AO3 sous le même pseudo.

Mise en ligne : sauf contretemps inattendu, le lundi, le mercredi et le vendredi.

Résumé : Après la fin de la guerre, Harry, Ron et Hermione décident de revenir à Poudlard pour obtenir leurs ASPICs. Avant la rentrée, lors d'une soirée très avinée, ils établissent et signent un pacte magique où ils s'engagent à perdre leur virginité pendant cette 8ème année.

Bonne lecture.

Objects of Desire

Chapitre 9 (3ème partie)

Petite chanson sur l'amour et la haine

Pour le conservateur Semeuse, c'était devenu une habitude de quitter son lit la nuit, après avoir joui de la gloire de son amant captif et d'aller à son bureau pour organiser la planification des prochains déplacements de l'exposition et la première étape de trois mois d'une longue tournée à travers le pays. Il avait commencé à s'inquiéter pour la sécurité de ses spécimens. Il connaissait bien le musée et il savait comment garder tout ce qui était dans ses murs en sécurité. Mais, à l'extérieur, c'était une autre affaire.

Quittant sa chambre à coucher et son ange ébouriffé étendu dans son lit, il se dirigea vers son bureau. La logistique qu'impliquait le déplacement de l'exposition était tout simplement accablante et lorsqu'il pensait à son ange, il sentait sa panique augmenter. Si quelque chose lui arrivait, Semeuse deviendrait fou.

Quand l'idée d'une exposition itinérante avait été proposée au début, Semeuse avait contacté MM. Shackleford et Fowles, fabricants des meilleures tentes et chapiteaux sorciers au monde. Ils employaient le même principe Möbius de capacité d'expansion cubique que le musée et ça leur permettait de recréer le même environnement que les musées. Mais ce ne serait quand même qu'une tente et une tente n'avait pas la solidité d'un bâtiment de pierres. Semeuse s'était mis à faire les cent pas dans sa chambre, terrifié qu'un danger vienne menacer ses trésors.

Il avait été remarquablement précis quand il avait tracé avec exactitude ce qu'il voulait comme chapiteau. La salle intérieure des vitrines d'exposition devait mesurer très exactement 60 m² et être séparée par une cloison à un tiers du chemin qui menait à la salle. Deux chambres de respectivement 4 m² et 13 m² étaient nécessaires. La première servirait de chambre de préparation où les Mangemorts seraient baignés, habillés et nourris. La seconde chambre serait utilisée pour Semeuse et son ange. Il était également nécessaire de faire divers arrangements pour les elfes de maison, les salles de bains et les cuisines incorporés dans le plan. Le facteur le plus important, cependant, était que le chapiteau devait être impénétrable.

Tandis que les autres exhibés resteraient enfermés dans leurs vitrines la nuit, l'ange serait sorti et prudemment couché dans le lit de Semeuse. Cette pratique serait maintenue pendant toute la tournée. Lucius devait être accessible en tout temps. Semeuse avait envisagé de l'écarter complètement de la manifestation après la fin de la tournée, il le ferait probablement. Ainsi Lucius pouvait vivre dans la propre chambre de Semeuse.

Ce n'était plus un problème que d'espérer que le fils lui vendrait son père. Semeuse aurait bientôt les deux. Il était en train de faire les arrangements dans ce sens. Son premier ordre du jour avait été d'en découvrir autant que possible sur ce garçon pour vérifier si oui ou non, il était un spécimen convenable. Ce serait inutile si le gamin n'était qu'un Sang–Mêlé ou s'il était sans ressemblance aucune avec son aîné. Il avait des collections parfaites gâchées par des objets supposément liés mais trop dissemblables, ce qui laissait des doutes sur leur authenticité. Si le gamin convenait, Semeuse devait trouver le meilleur moyen de le prendre au piège. Une fois parvenu à ce petit exploit, ce ne serait qu'une simple formalité de lui faire donner le Baiser par un des Détraqueurs. C'était une tâche relativement facile.

Semeuse avait un statut officiel auprès du Ministère, il n'avait qu'à donner son autorisation et un Détraqueur viendrait. Les Détraqueurs ne discutaient jamais une autorisation. Ils étaient trop pressés d'aspirer les âmes et Semeuse leur en offrirait une. C'était tout ce qui était requis.

Le dossier qu'il attendait était arrivé dans la matinée, juste une semaine après que l'exposition ne soit ouverte au public et que Semeuse n'apprenne l'âge du garçon. La photographie était ancienne, elle datait d'environ cinq ans. Le garçon n'était encore qu'un gamin sur la photo, il n'avait que treize ans. Ses cheveux blond pâle étaient lissés en arrière et il avait un balai à la main. Même à cet âge, la ressemblance était évidente. Le visage commençait à devenir adulte le nez gagnait en force et la mâchoire se faisait plus solide. Le garçon de l'image quittait la délicatesse de l'enfance pour devenir l'homme que les gènes de son père lui dictaient. Oh, oui, il était sans aucun doute exactement comme il devait être.

Les notes qui étaient jointes à la photographie étaient à peine plus que des statistiques et elles étaient parfaites pour prouver son authenticité. Il y avait une copie de son certificat de naissance et une brève liste de ses attributs, à la fois physiques et mentaux, ce qui était intéressant pour n'importe quel collectionneur.

Nom : Draconis Antoine Malfoy, né à Londres le 8 avril 1980. Père : Lucius Armand Malfoy. Mère : Narcissa Magdalena Malfoy, née Black. Cheveux : Bond platine. Yeux : Gris. Traits distinctifs : Teint clair, traits pointus. Maison : Serpentard. Intérêts : Quidditch (attrapeur de Serpentard 1992–1998), vol, magie noire, lui–même. Animaux domestiques : Inconnu. Partenaires : Inconnu – voit probablement quelqu'un mais aucune information n'a pu être réunie. Amis : Inconnu. Le sujet passe son temps avec diverses personnes de l'école, cependant, son degré de proximité avec eux reste inconnu. Balai : Nimbus 2001 + Eclair de Feu. Habiletés : Duel, Potions et Métamorphose.

Le rapport était superficiel mais c'était suffisant. Semeuse était certain qu'en dépit de l'existence d'une partenaire inconnue, la petite amie du garçon ne s'avérerait nullement une menace pour ses projets. Ses amis n'étaient pas dénombrables. Ça dépendait grandement de la personnalité du garçon. S'il avait été capable d'effacer la tache d'avoir des parents Mangemorts, il pourrait se révéler populaire et ainsi avoir des amis qui se battraient pour le sauver. Donc, se saisir de lui au grand jour était impossible. Non, Semeuse était bien plus rusé que ça.

Il mit le dossier de côté et retourna au problème du chapiteau et à la question des transports. Il ne pouvait se permettre d'avoir d'autres décès à cause d'un emballage inapproprié. Il se pinça l'arrête du nez, il sentait une migraine arriver et un fort désir de dormir. Il n'avait jamais sorti une collection du musée auparavant et il commençait à se demander si cela méritait vraiment tout le stress que ça impliquait. Retournant à ses papiers, il décida que se déplacer de ville et ville en camion moldu serait probablement le plus sécurisant pour tous les concernés.

Quatre semaines plus tard, l'exposition était prête à voyager.

oOo

Harry décida que cela tenait du désir masochiste que d'aller voir le dernier match de Quidditch avant que l'école ne s'interrompe pour les vacances de Noël. Il pleuvait à verse et le charme utilisé sur les spectateurs pour leur épargner la pluie ne remplissait pas son office avec un franc succès. Le vent fouettait les gradins et le glaçait jusqu'aux os. Il resserra un peu plus ses robes autour de lui. Les sortilèges de chaleur de Harry étaient au mieux médiocres et quand il ne pouvait pas se concentrer, ils étaient tout simplement consternants.

– Alors, je vois que Serpentard botte encore une fois le cul de Gryffondor.

Harry sourit tandis que Draco se laissait tomber sur le banc à côté de lui.

– Je croyais que tu avais dit que tu ne sortirais pas sous cette putain de pluie ?

– Et bien, j'ai pas pu résister en voyant Gryffondor se faire battre à plates coutures.

Harry rit puis frissonna en serrant ses robes. Draco roula des yeux.

– Tu es vraiment un cas désespéré, tu sais ?

Il lança un sort de chaleur et observa le corps de Harry se dérouler de la position voûtée qu'il avait précédemment adoptée.

– Merci, chuchota Harry.

– Pas de problème.

Draco caressa l'os du poignet de Harry de ses doigts sensibles, sentant la chaleur du charme se répandre sur sa peau.

– T'es toujours furax ? demanda–t–il gaiement.

– J'ai jamais été furax, rétorqua Harry mais son corps se tendit quand même.

– Bien sûr que si.

Harry avait décidé d'exercer son habileté à faire de la Legilimencie sans baguette et il avait surpris un flash de mémoire chez Draco, ce matin même. C'était bien fait pour lui, il n'aurait pas dû regarder sans permission. Ce qu'il avait vu le dérangeait. Ce n'était pas un crime odieux, ce n'était rien qui pouvait être retenu contre Draco et ça n'aurait pas dû contrarier Harry – sauf que ça le contrariait quand même.

C'était un vieux souvenir, Draco faisait l'amour à une fille. Non, ils ne faisaient pas l'amour. Ils baisaient, ce n'était pas de l'amour. Draco ne devait pas avoir plus de seize ans. Il portait encore ses cheveux plaqués en arrière, même si quelques mèches lui tombaient sur le visage tandis qu'il plongeait dans la fille. C'était une fille de Serpentard mais Harry ne se rappelait pas son nom. Elle pouvait bien être morte maintenant pour ce que Harry en savait. C'était le passé et pourtant, le fait qu'elle soit partie n'allégeait en rien la peine qu'il avait ressentie en voyant ça. Draco n'avait pas encore de cicatrices dans ce souvenir. Harry était dégoûté parce que lui, qui aimait Draco au–delà de tout, devait faire avec ce qui restait des suites de la guerre tandis que cette fille, qui ne signifiait rien, avait eu Draco entier et parfait. Draco martelait le corps de la fille durement et rapidement, avec tant de passion qu'il avait crié quand il avait joui, enfoncé en elle jusqu'à la garde.

Harry avait vu cette scène, trop mortifié pour cesser de la regarder et il n'avait pu que se demander comment Draco serait jamais satisfait avec lui. Draco ne pourrait jamais faire ça avec lui. Il ne pourrait jamais entrer en lui avec une telle force, Harry en était certain. Même quand ils coucheraient enfin ensemble et ils étaient d'accord pour le faire, Draco ne serait jamais capable de faire ça, pas sans écarteler Harry durant le processus.

– On ne va pas s'étendre là–dessus, fit Draco, en tirant un sachet de bonbons de sa poche pour en offrir à Harry. En fait, c'est moi qui devrais être furax contre toi d'abord, parce que tu es venu tripoter ma tête.

Harry haussa les épaules, il devait admettre qu'il se sentait profondément honteux de lui.

– Alors, pourquoi tu l'es pas ?

– Eh bien, sourit largement Draco, tu as joliment bien appris ta leçon, tu n'es pas très heureux de ce que tu as trouvé, hein ?

Harry haussa les épaules et regarda dans le sachet, à la recherche de quelque chose qu'il aimait. Draco avait la mauvaise habitude d'aller chez Honeydukes et d'acheter les bonbons que toute personne normale aurait dédaignés. Il aimait vraiment les dragées de Bertie Crochue au goût de tripes. Finalement, Harry trouva un bâton de réglisse qui – il en était certain – n'avait été mis là que pour lui.

La voix du commentateur résonna dans le stade. Serpentard menait 210 à 90. Aucun des attrapeurs ne paraissaient avoir la moindre idée de l'endroit où se trouvait le vif d'or et la pluie n'aidait pas. Les deux équipes semblaient exténuées et le jeu pouvait encore continuer des heures. Même McGonagall avait l'air sur le point de considérer la victoire comme entérinée et d'accorder le match à Serpentard. Snape semblait vouloir étrangler le premier venu si le jeu ne se terminait pas bientôt.

– Tu fais quoi pour Noël ? demanda Draco, en piochant un nid de cafard en souriant.

– Rien, répliqua Harry. Et si tu veux m'embrasser à un moment ou à un autre ce soir, tu ne mets pas ça dans ta bouche.

Draco regarda le nid avec regret et le remit dans le sac.

– Je pensais que tu pourrais venir au Manoir.

Harry le dévisagea, alarmé.

– Tu t'en vas ?

– Je pensais que tu pourrais vouloir venir avec moi.

– Au… Au Manoir Malfoy ?

– Oui, confirma Draco en riant. La dernière fois que j'ai vérifié, c'était le seul manoir que je possédais.

Harry avait déjà vu le Manoir avant, depuis l'extérieur, du moins. Il y avait eu une bataille de sortilèges, là–bas. Il y avait eu une réunion de Mangemorts et l'Ordre était venu pour tenter d'attraper quelques uns des membres les plus importants de l'armée de Voldemort. Ils avaient été désespérément mal préparés. La seule chose qu'ils avaient obtenue avait été la mort de vingt personnes et la prise limitée de quelques Mangemorts – il s'était trouvé que l'un d'eux était la mère de Draco. À cette époque, il n'y avait pas pensé en tant que maison de Draco, c'était juste un endroit où il avait combattu, un endroit où quelque chose de terrible était arrivé, un des endroits qui hantait ses rêves. L'idée d'y revenir était terrifiante.

Pourtant, ce serait deux semaines avec Draco. Deux semaines, seul avec Draco. Personne pour les déranger, ils n'auraient plus à se glisser furtivement, il n'aurait plus à se cacher sous sa cape d'invisibilité pour se rendre à la salle de bain. Il n'aurait plus à retourner dans son propre lit !

– Hum… Bien sûr, si tu veux que je vienne, répondit calmement Harry.

– Super, s'enthousiasma Draco. Je pensais demander à Hermione aussi.

– Hermione ?

Bien, autant pour l'intimité.

Draco vit son expression sur son visage et rit.

– Maintenant, pas de panique. Il se trouve que je sais qu'elle a planifié sa grande séduction pour la veille de Noël.

Ils regardèrent tous les deux en même temps vers Snape qui essayait télépathiquement d'indiquer à chaque attrapeur où se trouvait le vif d'or. Il se disait que s'il pouvait le voir, pourquoi diable les attrapeurs n'arrivaient pas à repérer ce foutu machin ?

– Alors, elle va refuser ton offre au profit du connard graisseux au grand nez assis là–bas ?

– Oui, et, s'il te plait, garde à l'esprit que ce connard graisseux au grand nez assis là–bas est aussi mon parrain et que j'y suis plutôt attaché.

Harry haussa les épaules, le fait que quiconque puisse être attaché à Snape le dépassait.

– Mais elle va refuser ton offre, répéta–t–il.

– C'est exact, ainsi toute obligation envers elle sera remplie et nous pourrons déambuler tout nus, pendant deux semaines.

Harry lui adressa un large sourire. Ces vacances s'annonçaient bigrement bien.

oOo

L'aube de la veille de Noël se leva et la plupart des étudiants étaient prêts à partir directement après le petit–déjeuner. Hermione était assise sur son lit et observait Lavande mettre quelques objets supplémentaires sur la coiffeuse. Lavande avait fait ses bagages et elle était prête à prendre le Poudlard Express en partance pour Londres, tandis que Hermione était vêtue d'un vieux jean et d'un sweat shirt rose.

– Okay, fit Lavande en désignant la coiffeuse. Ceci est mon nouveau super sérum pour cheveux raviveur de boucles de Gilderoy Lockhart, rappelle–toi, m'en mets pas trop, il dit dans sa lettre de la semaine dernière qu'il aime tes cheveux sauvages et indomptables, alors mets–en juste un peu sur tes cheveux encore humides et ça donnera de jolies boucles brillantes. Je t'ai fabriqué des parfums, là, et ça, c'est de l'huile pour le bain qui va te faire sentir merveilleusement bon et super sexy.

Hermione hocha la tête en prenant l'huile pour la humer. Ça sentait bon, un excellent mélange.

– Si tu veux lui faire un massage, tu peux aussi t'en servir, elle est comestible alors tu peux en mettre partout où tu veux.

Hermione rougit.

– Je ne sais pas faire les massages.

– Alors garde tes caresses agréables et douces.

Lavande prit un livre et l'agita devant le visage de Hermione.

– Ceci est L'art de faire l'amour à un homme [1] écrit par Lou Paget. Bon, c'est un livre moldu mais il t'indiquera pas à pas comment tailler une pipe. Lis–le avant d'aller dans sa chambre.

Hermione rougit encore une fois.

– Fais–moi confiance, sourit Lavande d'un air narquois. Il va t'adorer pour ça.

– Très bien, acquiesça Hermione en prenant une profonde inspiration. Je fais quoi si je ne peux pas l'amener au lit ?

Lavande secoua la tête.

– Je ne vois vraiment pas ce qui poserait problème.

– Il peut se montrer joliment têtu quand il veut.

Lavande roula des yeux encore une fois.

– Écoute, vous vous êtes écrit des lettres pendant cinq semaines, non ?

– Si.

– Et tu peux, s'il te plait, me relire celle qu'il t'a envoyée ce matin ?

Hermione la sortit du paquet posé sur le tiroir du haut et sourit.

« La convoitise m'enchaîne. Lorsque tu relèves tes paupières, c'est comme si tu ôtais tes vêtements un à un et, bien que je sache que te désirer est un péché, parfois le péché est un plaisir. » [2]

– Alors, tu n'auras aucun problème.

Lavande sourit, qui eût jamais cru que le Maître des Potions pouvait écrire ça ?

– Tu as le négligé que je t'ai donné ?

– Ouais.

– Et la robe noire que tu porteras au dîner ?

– Ouais.

– Bon, tu es prête.

Lavande enroula son écharpe autour de son cou et ouvrit les bras.

– Sers–moi dans tes bras avant que je parte.

Hermione l'étreignit maladroitement et Lavande murmura un « bonne chance » à son oreille avant de diriger sa malle vers la sortie.

C'était étrange de passer Noël toute seule. Elle ne l'avait jamais fait avant. Mais elle ne serait pas seule. Elle serait avec Severus.

Elle ne souciait pas d'être la seule à rester dans la tour sud–ouest même Harry, inconditionnel résident de Poudlard à Noël, partait cette année. Bien sûr, peu de gens savaient où allait Harry. Il avait dit à Ron qu'il allait à Grimault Place. En considérant que Ron n'avait pas encore accepté le fait que Harry était poli avec Draco, il n'avait pas besoin de connaître la vérité, pas encore, de toute façon.

En vérité, Hermione sentait grandir son appréhension pour Ron. Elle avait exprimé son inquiétude à Harry mais il avait écarté ses craintes. Cependant, elle n'arrivait à les mettre de côté. La colère de Ron, son détachement grandissant envers tous ceux qui l'aimaient, ça ne lui convenait pas très bien. Ron avait toujours été loyal, presque à l'excès. Même quand elle savait que la jalousie le rongeait, même quand il jouait les seconds violons du plus célèbre garçon du monde sorcier, Ron était resté fermement aux côtés de Harry. Brusquement, il frappait dans tous les sens et semblait indifférent aux sentiments des autres, exceptés les siens.

Il avait ri de l'Exposition de Mangemorts. Cette photographie dans la Gazette du Sorcier en avait hanté plus d'un mais Ron, lui, avait acheté toutes les copies qu'il avait pu trouver et les avait collées partout dans la salle commune et sur la porte de Draco. Bien qu'il n'eût jamais apprécié Draco et que l'animosité entre les Malfoy et les Weasley fût légendaire, Hermione n'aurait pas cru qu'il pouvait se montrer si ouvertement cruel. Ses actions étaient au–delà de la simple antipathie ou de la rivalité. Il semblait plein d'une malveillance haineuse qui ne connaissait aucune frontière… et elle n'était dirigée que contre une seule personne. Il voulait blesser Draco et il le voulait même si ça lui coûtait le respect de ses amis.

Elle sourit et agita la main en signe d'au revoir à Lavande. Harry sortit de sa chambre avec sa malle. Ron et lui ne se parlaient pas vraiment et Ron faillit le percuter avec sa propre malle en dépassant. Hermione remarqua que le contrat était fourré sous son bras. Harry lui avait dit que Ron était devenu assez obsédé, il le vérifiait trois fois par jour et lui faisait mener une vie infernale au sujet de son possible manque de succès. En dépit de ses piètres résultats sur le pacte et l'abondance de roses en boutons de Harry, Ron se moquait de lui et de son apparente inaptitude à obtenir une rose pleinement épanouie comme si c'était une preuve d'échec. Tout ceci, ajouté aux constantes attaques verbales – et occasionnellement physiques – de Ron sur Draco, avait provoqué l'attitude froide de Harry et il se sentait assez peu concerné par les problèmes que Ron pouvait avoir.

Pas que Ron recherchât de la sympathie. Dans son état d'esprit actuel, Harry et Hermione pouvaient bien aller se faire voir, il s'en fichait. Il considérait toute amitié avec Draco Malfoy – ou le fait de prendre sa défense – comme un acte de trahison. Il avait décidé de couper les ponts avec eux.

– Eh !

Hermione sursauta puis rit de sa frayeur. Draco se tenait à côté d'elle, il avait l'air exquis dans son pull noir et son jean bleu elle devait bien l'admettre, Harry avait vraiment un petit ami craquant.

– Je vois que tu es prêt à partir, dit–elle à voix basse.

– Absolument, je peux à peine attendre d'être chez moi, confirma–t–il en souriant largement.

Hermione agita la main vers Ron qui ricana.

– Bonnes vacances, la Belette, dit Draco de sa voix traînante. Si t'as de la chance, peut–être que t'auras les vieilles bottes de ton frère en cadeau.

– Arrête de faire le con, Draco ! siffla Hermione.

Harry fronça les sourcils vers eux, il essayait d'encourager Hedwige à entrer dans sa cage mais elle n'était pas décidée.

– N'aie as peur, la Fouine, on ne sait jamais, peut–être qu'avec un peu de bol, ce mois–ci, ils oublieront de t'envoyer la facture pour torcher le cul de ton père.

– Va te faire foutre, petit merd…

– PUTAIN ! VOUS POURRIEZ LA FERMER TOUS LES DEUX, S'IL VOUS PLAIT ?

Tous les yeux se tournèrent vers Harry. Ron adressa un dernier ricanement à Draco et se tourna pour quitter la tour sans dire au revoir à personne. Draco croisa ses bras sur sa poitrine et se renfrogna. Harry avait réussi à pousser Hedwige dans sa cage et il verrouillait la porte.

– T'es sûre que tu ne veux pas venir ? demanda Draco à Hermione, sur un ton furieux.

Eh bien, avec cette humeur, non.

– Oh, non. Ça ne me dit rien de passer les deux prochaines semaines à jouer la cinquième roue du carrosse.

Il lui tendit une petite bouteille de cristal, toujours en colère mais il se força à lui sourire.

– C'est un Portoloin. Il a été ensorcelé pour t'amener au Manoir. Si tu t'ennuies ou si tu changes d'avis, tu n'as qu'à tenir la base immobile, tourner le haut et tu seras avec nous.

– Merci.

Elle sourit, même lorsqu'il boudait, il était mignon. Regardant autour d'elle, elle remarqua que la salle commune était vide, à part eux trois. Harry était assis sur sa malle et avait l'air un peu emmerdé et Draco boudait. Le début de leurs vacances ensemble ne s'annonçait pas sous les meilleurs auspices. Mais Harry n'avait pas ramené sa malle dans sa chambre, alors assurément, ils partaient toujours.

Hermione les embrassa tous les deux, leur souhaita un Joyeux Noël et les observa tandis qu'ils se dirigeaient vers la porte. Ils ne partaient pas en train, l'idée était d'aller à Pré–au–Lard et de transplaner. Ce qui la laissait seule pour exécuter la dernière phase de son plan de séduction.

oOo

Harry arriva au Manoir Malfoy quelques secondes après Draco. Il s'était attendu à apparaître à l'intérieur mais il se retrouva dans la cour avec une vue impressionnante sur la maison elle–même. Il découvrirait plus tard qu'il était impossible de transplaner directement dans la maison, un Portoloin était nécessaire pour le faire et Draco avait donné le seul Portoloin destiné à cet usage à Hermione si elle changeait d'avis et choisissait de les rejoindre.

Il connaissait un peu l'histoire de la maison. Elle avait été érigée sur le site d'un prieuré médiéval. Aux temps de la dissolution des religions, il avait été racheté par le Vicomte de Malfoi qui avait fui en Angleterre en 1486 pour tenter d'échapper à la Chasse aux Sorciers qui frappait l'Europe. Le Vicomte et, par la suite, ses descendants, avait vécu dans le prieuré d'origine qui avait été rasé par les Moldus en 1597. Il fallait voir là l'explication de la haine des Malfoy pour les Moldus. La famille Malfoy avait presque été décimée par la Chasse aux Sorciers, comme de nombreuses familles de Sang–Pur. Bien sûr, finalement, la plus grande partie des victimes de la chasse était constituée d'infortunés Moldus qui n'avaient aucun pouvoir du tout. La construction de la maison actuelle avait pris environ vingt ans et depuis lors, elle était le foyer de la famille. Elle avait été bâtie dans le style néo–populaire italien en vogue à l'époque. On avait employé des artisans venus d'Italie pour exécuter les décorations intérieures et l'ameublement assorti. Les jardins n'avaient été achevés qu'au 18ème siècle lorsque les jardins à la française, l'orangeraie et les terrasses avaient été aménagés. Le périmètre de sécurité de la maison était si puissant qu'il semblait scintiller comme un mirage.

Une partie entière avait presque été perdue durant la guerre, l'année précédente.

Harry devait tous ces détails sur l'endroit à Hermione qui avait fait des recherches après qu'il lui eut annoncé qu'il y allait pour les vacances.

En regardant la propriété, Harry se fichait complètement qu'elle ait été construite dans un style italien ou que les jardins soient considérables, il ne pouvait voir qu'une seule chose. Putain, c'était énorme. Il réalisa qu'il se tenait dans la cour où, une année plus tôt, une bataille avait eu lieu et où il avait accidentellement fait exploser le chien de chasse des Malfoy en mille morceaux composés de chair et d'os sanguinolents. Harry remua nerveusement sur place en se demandant si Draco savait qu'il avait tué son animal domestique. Il commençait à se dire que c'était une mauvaise idée de venir ici.

– Alors ?

Harry regarda Draco et essaya de sourire. Mais il ne réussit à produire qu'une grimace. Pas vraiment la réaction que Draco attendait.

– C'est quand même pas si mal, dit–il en haussant un sourcil irrité.

– C'est très… grand.

Draco haussa les épaules.

– Tu vas t'y habituer.

Il marcha jusqu'aux portes et tandis qu'il s'approchait, elles s'ouvrirent en signe de bienvenue. Le Maître était de retour au foyer, la maison reconnaissait son propriétaire. Harry hésita un instant et suivit Draco à l'intérieur, loin du froid de l'hiver.

La pièce dans laquelle ils pénétrèrent était un petit hall d'entrée dont la particularité était une large cheminée de marbre assez imposante pour qu'un homme puisse s'y tenir debout. C'était l'entrée, quiconque arrivait par le réseau de Cheminette ou par Portoloin atterrissait là et était accueilli par l'elfe de maison qui, maintenant, ouvrait une seconde porte. Il dévisagea Draco comme s'il voyait un fantôme.

Harry regarda autour de lui. Ce n'était le grand hall d'entrée qu'il attendait. D'ailleurs, il ne savait pas très bien à quoi il s'était attendu, mais certainement pas à ça. Peut–être qu'il pensait qu'ils étalaient leurs richesses et leur pouvoir dès l'arrivée de petits sorciers insignifiants. À la place, cette petite pièce donnait une première impression. C'était agréablement chaleureux et Harry suspecta qu'elle fut enchantée pour l'être. Le long d'un mur, en face de la cheminée, il y avait une patère pour accrocher manteaux et capes. Harry remarqua, mal à l'aise, que de nombreux manteaux y étaient déjà suspendus. Il en reconnu un. Il avait vu Lucius Malfoy porter cette lourde cape de voyage en laine, le détail des serpents enlacés lui brûlait presque le cerveau. Il frissonna. Que leurs capes soient là, suspendues comme s'ils étaient à la maison, comme si la guerre n'avait jamais eu lieu, semblait angoissant. Il y avait même des bottes Wellington alignées sur le casier à chaussures et des parapluies dans le porte–parapluies. Un banc étroit était placé contre le mur, à côté de la porte. Une paire de gants de cuir noir avait été jetée là, avec désinvolture, puis oubliée. Draco les prit et les tourna dans sa main, puis il jeta un coup d'œil vers Harry et les reposa rapidement.

Cette pièce faisait indubitablement penser que c'était le foyer de quelqu'un. Une maison familiale et Harry se sentit gêné. Il n'avait pas sa place ici.

Draco se tourna vers l'elfe qui se tenait toujours vers la porte, une expression de surprise figée sur le visage.

– Bon, je suppose que Non ne t'a pas dit que je venais, lui dit Draco, avec un certain dédain qui fit presque rire Harry.

La façon dont les Malfoy traitaient leurs elfes de maison était légendaire, il est certain que Draco se contenait à cause de lui.

– Non, Maître Draco, Monsieur, bégaya l'elfe. Mais… mais c'est un honneur de vous avoir à la maison, Monsieur.

– Monte nos malles.

Draco marcha impérieusement devant l'elfe, Harry se retourna tandis qu'il le dépassait, il sourit et murmura : « Excuse–moi » à l'elfe qui faillit s'évanouir sous le choc.

– Tu n'as pas à leur parler, tu sais, fit Draco, ils ne s'y attendent pas.

– Oui, je sais mais c'est poli.

Draco roula des yeux.

– D'accord, peu importe. Maintenant, tu veux la visite à deux Mornilles ou tu veux voir notre chambre ?

– Ce qui vient en premier.

Harry regarda autour de lui et il ne put s'empêcher d'avoir le souffle coupé. Ceci était ce à quoi il s'était attendu dans l'entrée. Une énorme antichambre semblait exploser du petit hall d'entrée. Les statues de marbre paraissaient afficher une expression de mépris dans leur coin et chuchotaient entre elles. Des douzaines de tableaux ornaient les murs. Les ancêtres Malfoy avaient baissé les yeux et fixaient Harry, tous avaient un ensemble de traits distinctifs. Yeux gris, cheveux blonds et une beauté qu'il n'arrivait pas à sonder. Harry pouvait les entendre murmurer en secouant leurs têtes et en le regardant longuement. Plus d'une fois, il entendit le mot Sang–Mêlé et il était sur le point de pivoter pour s'en aller lorsque Draco commenta plutôt bruyamment :

– T'inquiète pas à propos des portraits, ils s'y habitueront bien assez tôt.

Les tableaux se turent.

– Hum, Draco… commença Harry.

Il tenta de sourire mais échoua misérablement.

– Je ne crois pas que c'était une bonne idée. Peut–être que je devrais retourner à l'école.

Draco pivota sur ses talons.

– Pourquoi ?

– Je… Je me sens pas vraiment à l'aise ici. Je veux dire, c'est ta famille… je veux dire…

Draco fronça les sourcils.

– Écoute, c'est juste une maison. Je sais ce qui est arrivé ici, j'étais là quand ça s'est passé. Je sais que tu as tué mon chien, je sais que tu as aidé à descendre ma mère et je sais que c'est un peu intimidant mais c'est juste une maison. Tu peux bien lui donner une chance, non ? Je veux dire, en dehors des deux jours où j'ai des trucs à faire, je serai ici, avec toi, tout le temps. Il ne va rien t'arriver, tu pourrais même…

– Attends un peu, l'interrompit Harry. Quels deux jours ? Je croyais qu'on était venus ici pour passer du temps… ensemble.

– C'est le cas, confirma Draco. Mais il y a deux ou trois choses que je dois faire.

– Comme quoi ?

– Bon dieu, Harry, on dirait une poissonnière, sourit Draco tandis que Harry devenait rouge de colère. Bon, premièrement, l'Exposition des Mangemorts est à Salisbury Plain, alors, je vais y aller et…

– TU QUOI ?

La voix de Harry raisonna à travers le hall et les portraits recommencèrent à marmonner entre eux.

– Pourquoi diable tu veux aller voir ça ? Tu n'as pas besoin d'y aller. T'es maso ou quoi ?

Draco prit une profonde inspiration.

– Je veux juste voir s'il va bien, peut–être parler au conservateur, m'assurer que personne n'essaie de faire quoi que ce soit. Si c'était ton père, tu ferais la même chose.

C'était probablement vrai mais il n'allait pas le faire savoir à Draco. C'était censé être leurs vacances et maintenant, Draco devait brusquement faire un voyage d'une journée et le laisser dans cette misérable maison. Il tourna et monta l'escalier, suivant Draco, Merlin seul savait où. Le dernier seigneur du Manoir le regarda fixement depuis le cadre de son portait et se moqua de lui.

– Je ne crois pas que ta maison m'apprécie, marmonna–t–il en frôlant la toile, s'attendant à moitié à ce que Lucius tende la main pour l'attraper.

– Probablement pas, elle sait que tu as essayé de la tuer.

– Je croyais que tu avais dit que c'était seulement une maison.

Draco sourit largement.

– En effet.

Harry soupira.

– Alors, c'est quoi le second truc que tu dois faire qui t'oblige à me laisser ? demanda–t–il d'une voix boudeuse.

– Je dois aller voir Pansy.

– Pansy ?

Harry sentit la jalousie lui brûler le ventre.

– Pansy Parkinson, de l'école, tu te rappelles ?

Harry s'en souvenait très bien.

– Pansy–face–de–pékinois ? demanda–t–il en riant.

Draco, à mi–chemin dans l'escalier, se retourna, le visage mortellement sérieux.

– Ne l'appelle pas comme ça, dit–il à voix basse.

Harry sentit l'étincelle de jalousie se muer en feu d'enfer.

– Pourquoi pas ? ricana–t–il. Elle ressemble à un pékinois. Elle est quoi pour toi, une de tes ex ?

– Tu laisses tes peurs secrètes se montrer, Potter, fit Draco, mais il n'y avait aucun humour dans sa voix traînante.

– Alors, dis–moi pourquoi tu dois aller voir une des tes ex, dit Harry, amer. T'as envie de t'envoyer en l'air, en souvenir du bon vieux temps ou quelque chose comme ça ?

– Maintenant, tu parles comme la Belette, rétorqua calmement Draco. Pour ta gouverne, sache qu'elle n'a jamais été ma maîtresse. Cependant, c'est mon amie. Ses parents sont morts durant la guerre et on l'a forcée à les regarder se faire assassiner puis elle s'est fait violer par trois hommes qui avaient deux fois son âge. Elle a tenté de se suicider en se jetant dans un lac en se lançant un sort de stupéfixion. Son oncle l'a trouvée et on l'a placée à Ste–Mangouste jusqu'à maintenant. Elle est arrivée chez elle depuis trois jours et je pense que j'ai le droit d'y aller pour la voir.

Harry rougit de honte.

– Je… Je suis désolé. Je ne savais pas.

– Alors ne t'avise plus de juger les relations que j'ai avec tous ceux que je connais. Tu crois vraiment que je me serais ennuyé à t'amener ici si c'était pour me précipiter dehors tirer un petit coup vite fait ? Si jamais tu reparles mal d'un de mes amis, qu'il soit mort ou encore en vie, une seule fois, tu pourras considérer que c'est terminé entre nous.

Le visage de Harry était brûlant, il sentait des larmes dans ses yeux et se força à les refouler. Il aurait vraiment dû partir, c'était une erreur. Mais au lieu de se détourner et de s'enfuir dans l'escalier, il acquiesça instinctivement. Draco redescendit deux marches et souleva le visage de Harry vers le sien. Il l'embrassa doucement et Harry répondit avec une brusque intensité.

– Maître ?

Ils se séparèrent promptement et Harry baissa les yeux pour voir un autre elfe de maison, à côté de Draco. Il était particulièrement petit, bien plus petit que Dobby et il affichait un tel air de supériorité que Harry n'en croyait pas ses yeux. Le visage de Draco se fendit d'un large sourire.

– Non !

– Maître Draco, dit l'elfe de maison sans faire de révérence ni quoi que se soit. Vous êtes en retard. Je vous attendais hier soir.

– Nous avons été retardés.

A la référence au « nous », l'elfe se tourna et dévisagea Harry, de haut en bas.

– Qui est–ce ?

– Non, voici Harry, Harry, c'est Non.

Harry sourit à l'elfe, il n'arrivait pas à croire que Draco le présentait vraiment à un elfe.

– Salut, Non, dit–il en lui tendant sa main.

Non ne prit pas la main, à la place, il regarda à nouveau Harry de haut en bas et lui jeta indéniablement une œillade furieuse.

– Harry ? répéta l'elfe d'une voix aiguë à Draco. Harry Potter ?

– Oui, Non, Harry Potter.

Non regarda Draco et secoua la tête.

– Je ne pense pas que votre père approuverait.

– Sans doute, mais Père n'est pas là, n'est–ce pas ?

Non reporta son regard sur Harry.

– Je vais vous monter les appartements des invités.

– Non, l'interrompit Draco.

L'elfe le regarda, interrogateur.

– Harry reste avec moi.

La petite créature secoua la tête encore une fois. Le père du garçon n'approuverait assurément pas.

À suivre…

NdT :

[1] How to be a Great Lover par Linda-Lou Paget.

[2] Lord Byron, Don Juan

Voilà, merci d'avoir lu jusque-là. J'attends vos commentaires.

Bisous.

Falyla