Titre : Objects of Desire

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Auteure : Azrael Geffen

Traductrice : falyla

Correcteurs : falyla/Florent

Paring : Harry Potter/Draco Malfoy Hermione Granger/Severus Snape

Rating : M/NC-17

Etat de fic originel : terminée (20 chapitres divisés en 59 parties)

Etat de la traduction : terminée

Disclaimer: Les personnages appartiennent à l'univers de JK Rowling, l'intrigue est à Azrael Geffen, avec son aimable autorisation.

Warning : slash, scènes de sexe très graphiques, torture, viol, meurtre, tentative de suicide, drogue, abus d'alcool, langage cru.

Site : à cause des thèmes abordés, je ne sais pas si cette fic sera autorisée à rester sur FFnet, je la publie donc en parallèle sur AO3 sous le même pseudo.

Mise en ligne : sauf contretemps inattendu, le lundi, le mercredi et le vendredi.

Résumé : Après la fin de la guerre, Harry, Ron et Hermione décident de revenir à Poudlard pour obtenir leurs ASPICs. Avant la rentrée, lors d'une soirée très avinée, ils établissent et signent un pacte magique où ils s'engagent à perdre leur virginité pendant cette 8ème année.

Note de la traductrice : Je me permets de vous rappeler les avertissements qui accompagnent cette traduction. Cette 4ème partie est particulièrement violente.

Bonne lecture.

Objects of Desire

Chapitre 9 (4ème partie)

Petite chanson sur l'amour et la haine

Krum sentait une désagréable pluie froide couler sur son visage, elle éventait l'odeur douce–amère que dégageaient les fleurs fanées. Il se trouvait devant le fossé où il avait jeté tous les bouquets qu'elle avait refusés. Lentement, il ouvrit les yeux à cette distance, il pouvait voir les diligences emmener les élèves jusqu'au train mais pas elle. Il savait qu'elle ne partait pas. La pluie tombait avec constance, collant ses longues robes noires trempées contre son corps. Dans son pays, il y avait de la belle neige blanche en hiver, alors qu'ici il semblait impossible que la pluie se transforme un jour en neige fraîche. Il était pourtant sûr que la dernière fois qu'il était venu au château, il neigeait. Tant de choses avaient changé depuis.

Il avait l'impression d'avoir vécu un rêve et de s'être brusquement réveillé. Il prit conscience de l'endroit où il se trouvait et de ses environs. De ce qu'il faisait ici, à Poudlard. Sa vie chez lui avait–elle été si horrible qu'il avait préféré venir s'enterrer en Angleterre, où il pleuvait tout le temps ? Au fond de lui, il savait que ce n'était pas pour ça. Il avait essayé de se persuader qu'il n'avait jamais su qu'elle était là mais, intérieurement, il était sûr qu'elle reviendrait à Poudlard. Elle lui en avait toujours parlé, dans toutes ses lettres, qu'il avait gardées. En fait, il se sentait comme une simple pièce d'échiquier, dans une partie jouée par le destin. C'était son destin de voir la victoire de Hermione. Il n'était rien de plus qu'une mise dans ce jeu.

Krum serra ses bras autour de lui et regarda vers le château. Bien que son corps soit aussi raide que la pierre, il ne ressentait pas le froid. Ses cheveux humides se collaient sur son visage il se dirigea vers les escaliers, troublant l'apparente tranquillité des alentours.

Cet endroit n'était pas un refuge pour lui. Le château, avec ses effrayantes gargouilles en pierre qui semblaient le fixer, ressemblait à une salle de torture : le rejet de Hermione lui pesait. Lui, qui avait été champion de Bulgarie et qui pouvait le redevenir. Lui, qui était le héros de son école et qui pouvait y enseigner. Au lieu de ça, il se traînait à ses genoux, accablé par les prétentions d'une fille sans rang et de sang impur. Il mettait le monde à ses pieds et elle ne s'en rendait même pas compte. Elle aurait dû comprendre tout ce qu'il avait abandonné pour elle !

Ce choix qu'il avait fait, il y avait si longtemps déjà, de la choisir comme cavalière au Bal de Noël, lui avait coûté cher. Ses camarades en avaient fait des gorges chaudes sur son compte, sans aucun respect. Le champion de Durmstrang choisissant une Sang–de–Bourbe, quel déshonneur ! Et tout ça pour quoi ? Pour rien. Ça oui, il était champion : elle l'avait ruiné aussi simplement et sûrement que la guerre avait détruit ses parents.

Il était temps de récupérer ce qu'il avait perdu. Il était temps de se reprendre, elle allait bien voir qui il était.

oOo

C'était si étrange d'être totalement seule à Poudlard. Hermione trouva le vieux château si paisible qu'elle en vint presque à souhaiter qu'il en soit ainsi toute l'année. Très peu d'élèves étaient restés, et aucun à Gryffondor. Depuis la fin de la guerre, les familles se concentraient et se renfermaient sur leurs enfants. Hermione, elle, s'était presque fâchée avec ses parents parce qu'elle avait voulu revenir à l'école des sorciers. Qu'elle reste pour Noël les avait arrangés.

Hermione se trempa pendant deux heures dans un bain délassant, appréciant de ne pas devoir parler ou le partager. L'huile de bain concoctée par Lavande était tout bonnement incroyable, elle avait l'impression de flotter lorsqu'elle sortit de l'eau. La jeune fille se prépara lentement et soigneusement, sachant qu'elle devait être séduisante, tout ceux qui étaient restés à Poudlard mangeaient ensemble ce soir.

Comme Lavande l'avait promis, le shampooing avait ondulé ses cheveux en une longue crinière brillante. Hermione suivit encore les conseils de Lavande et n'appliqua que très peu de maquillage, juste du mascara et du brillant à lèvres. Au lieu des lourdes robes de l'école, elle s'habilla d'une simple robe noire et longue, avec un profond décolleté et de longues manches. Elle, qui avait toujours un reproche à se faire, dut reconnaître qu'elle n'était pas mal du tout.

Enfin, Hermione descendit dîner, elle semblait flotter sur un petit nuage et se sentait comme la plus grande des séductrices. Elle sourit à l'assemblée et s'assit avec élégance.

– Vous êtes très en beauté ce soir, ma chère.

– Merci, Professeur Dumbledore.

– Oui, tu es trrrès jolie ce soirrr, Herrr–mion–neuu.

– Merci, Viktor, murmura–t–elle en rougissant.

Hermione regarda autour d'elle. Il manquait quelque chose. Quelque chose de très important, de crucial pour son plan.

– Hum, Professeur Dumbledore, où sont les professeurs Snape et McGonagall ?

Dumbledore sourit et ses yeux scintillèrent lorsqu'il la regarda par–dessus ses lunettes en demi–lune :

– Ah, oui. Eh bien, voyez–vous, ils ont décidé d'aller voir du pays et de partir quelques jours en vacances loin de Poudlard.

Oh.

oOo

Elle allait le tuer. Oui, elle allait tuer Severus Snape. Elle lui avait déjà dépêché une lettre incendiaire où elle lui disait sa façon de penser et la lui avait envoyée par hibou. Cela ne mènerait à rien, sans adresse, la lettre pouvait mettre des jours à arriver en fait elle aurait voulu pouvoir le réduire en miettes dès maintenant ! Comment cette espèce de vieille chauve–souris graisseuse avait pu partir sans la prévenir et lui dire où il allait ? Elle n'était restée à Poudlard que parce qu'elle croyait qu'il y serait ! Elle s'était éloignée de sa famille pour pouvoir rester ! Il le savait, elle le lui avait dit dans une lettre, elle en était sûre.

Soudain, la lumière se fit dans son esprit : il était parti à cause d'elle, parce que précisément il savait qu'elle serait là. Comme elle n'était pas au courant de la fête de McGonagall et de leur précédent arrangement, Hermione ne pouvait concevoir d'autre raison à son départ. Cette certitude lui fit mal. Snape s'éloignait en vitesse, il n'avait jamais voulu être avec elle.

Hermione contempla le magnifique déshabillé que Lavande avait choisi pour elle. Quelle perte. Longue et élégante, la robe était d'une soie très fine, bordée de légers froncements avec de fines bretelles. Elle était trop longue pour Hermione, elle touchait le sol, mais Lavande avait insisté pour ne rien changer car ça la rendait plus romantique. La sensation du doux tissu contre sa peau était quasiment érotique, comme du plaisir liquide lui glissant sur son corps. Ce serait une honte de la gâcher en la portant cette nuit alors qu'elle était seule mais elle avait tellement voulu la mettre qu'elle la passa et s'émerveilla des sensations ressenties alors que le vêtement glissait vers le sol sur ses seins, son ventre, ses hanches.

Bien sûr, elle avait pensé aller au manoir Malfoy. Après tout, elle avait bien été invitée et son plan avait tourné court. Cependant, Harry et Draco avaient vraiment besoin de se connaître autrement que par quelques nuits volées et aussi surmonter les sept années qu'ils avaient passées à se jeter des maléfices.

En outre, être seule à Poudlard pouvait avoir de gros avantages : elle pouvait étudier, lire, sans personne pour l'arrêter ou lui dire qu'elle était d'un ennui mortel. Hermione pourrait aussi se remettre de sa douloureuse rupture avec Snape.

Décidant qu'il était trop tôt pour dormir, elle se dirigea alors vers la salle commune. Le feu ronflait dans la cheminée depuis le début de la journée et la pièce était agréablement chaude. Il n'y avait personne, donc pas besoin de remettre ses robes. Elle pourrait même se boire un bon verre devant le feu, la décadence même dans cette belle robe. Hermione remarqua un livre ouvert par terre et soupira en se penchant pour le ramasser. Elle qui avait presque une vénération pour les livres, jamais elle n'en laisserait un ouvert à l'envers, c'était prendre le risque de fendre sa couverture ! Hermione l'examina, c'était le Malleus Malifecarum[1].

Elle fronça les sourcils qui donc lisait l'infâme Marteau des Sorcières ? Elle se redressa et entendit une porte claquer derrière elle. La jeune fille se retourna et perçut le bruit de pas sur le plancher derrière elle. Avant qu'elle ne puisse réagir, un coup rudement lancé l'envoya à terre. Elle parvint à lancer ses bras devant elle avant de toucher le sol, elle ne se cassa pas de dent mais mordit sa lèvre si fort qu'elle vit l'éclaboussure du sang sur la couverture du livre qu'elle avait laissé tomber par terre. Hermione sentit la paume de ses mains râper contre le livre et le plancher, déchirant sa peau.

Elle n'arrivait pas à parler, le souffle coupé par le choc. Elle ouvrit la bouche spasmodiquement, essayant de parler, de comprendre ce qui lui arrivait, qui l'avait frappée aussi fortement.

Elle n'eut pas à attendre longtemps.

– Bonsoirrr Herrr–mion–neuu.

oOo

Le lit de Draco était à lui seul presque aussi grand que la chambre de Harry à Privet Drive. On aurait pu s'y perdre. Heureusement, Harry avait un guide. Il se reposait, à moitié sur Draco, la tête appuyée sur sa poitrine. Ils avaient longuement parlé dans l'obscurité de la chambre de Draco. Les elfes de maison leur avaient servi le dîner là. Harry avait l'impression que Non n'aimait pas beaucoup cet arrangement. Il se demanda si l'elfe lui en voulait personnellement, un peu comme Kreattur avec l'Ordre. Après tout, c'était l'elfe de Lucius Malfoy et tous les elfes n'étaient pas comme Dobby. Non, cependant, semblait particulièrement attentionné envers Draco et celui–ci traitait l'elfe avec une bonté inattendue et presque affectueuse.

Harry et Draco avaient soigneusement évité certaines pièces du manoir. Les appartements de Lucius et Narcissa avaient été laissés de côté, même si Harry savait que Draco y entrerait le lendemain. Il doutait d'y être un jour invité mais ne le désirait pas vraiment. Non avait surveillé Harry lorsqu'ils étaient entrés dans l'imposante bibliothèque, surveillance qui l'avait passablement énervé. L'elfe n'était pas méchant, pas comme Kreattur, mais il semblait excessivement protecteur envers son maître. Finalement, Harry se décida à questionner Draco sur l'elfe. Draco se moqua de lui :

– Quand j'étais petit, Non était un jouet pour moi. Je ne sais pas pourquoi, mon père aurait pu te le dire. Quoi qu'il en soit, je l'emmenais partout avec moi et Père l'a chargé de me protéger. Il semblerait qu'il pense toujours devoir le faire.

– Pourquoi devrait–il te protéger de moi ?

– Parce que tu es le Grand Harry Potter qui a éliminé le Seigneur des Ténèbres. Père avait l'habitude de me dire, quand je ne voulais pas finir mes légumes, que tu viendrais pour m'enlever.

– J'étais ton Croquemitaine personnel, quoi.

– Bah, il n'allait pas utiliser Voldemort pour me faire peur alors qu'il était quasi–mort, non ?

Harry sourit, incrédule, et Draco le tira jusqu'à lui pour l'embrasser.

– Bien sûr, je n'ai jamais fini mes légumes avec tellement d'enthousiasme.

– Il semblerait que ton père avait raison, je suis bien venu pour t'enlever.

Draco attira Harry vers lui et embrassa ses paupières fermées. Harry semblait fatigué, il avait de profonds cernes sous les yeux. Draco passa ses lèvres dessus et le sentit trembler. Il était tendu, être dans le Manoir Malfoy était trop pour lui. Draco embrassa Harry sur le front, descendit sur l'arête du nez, se posa sur sa bouche offerte. Le léger mouvement de leurs langues ressemblait à un séduisant et lent ballet, ils semblaient tous deux absorbés par cet étrange rythme ralenti. La peau de Harry frissonnait et semblait onduler sous les caresses de Draco. Il s'imagina se fondre avec lui, leurs os fusionnant en un seul squelette étrange et complexe. Comme une œuvre d'art moderne.

Draco roula sur Harry, qui se retrouva sur le dos, et fit courir sa langue le long de ses clavicules. Il laissa une traînée de salive dans son sillage, qui se refroidit rapidement sur sa peau brûlante. Il posa ses lèvres sur sa poitrine et s'arrêta dans la cavité sous la gorge. De sa vie, Draco n'avait jamais eu personne qui l'avait aimé et possédé aussi pleinement que Harry. Draco avait toujours pris son plaisir où il voulait : il était égoïste et souvent cruel avec ses conquêtes. Avec Harry, son seul désir était de le combler. Il aurait voulu pouvoir goûter et toucher la moindre parcelle de son corps, il aurait voulu pouvoir se faufiler dans ses entrailles et dormir dans la chaleur de son ventre, il aurait voulu connaître intimement chaque nerf et chaque fibre de ce corps. Il lécha le ventre de Harry et l'embrassa tendrement, l'entendant gémir doucement sous lui.

– Comme c'est bon, chuchota Harry. J'adore quand tu fais ça.

Draco sourit contre sa peau.

– Tu es salé comme l'eau de mer.

– Je n'ai jamais goûté de l'eau de mer.

– Je t'emmènerai voir l'océan cet été, nous irons nager tous les deux. On pourra aller en Espagne ou en Grèce ou alors juste se reposer sur un yacht à la Barbade.

Harry sourit, heureux, l'avenir soudain ouvert devant lui. Il n'y avait jamais songé. Draco lui massa la tête, les bras et les épaules et Harry sentit ses muscles se détendre. Depuis leur arrivée au manoir, il était crispé mais maintenant il était allongé, les mains négligemment lâches, les poignets détendus. Draco ouvrit ses poings et suivit les lignes de la paume avec sa langue, passant sur la longue ligne de vie, sa ligne de coeur avec son seul véritable amour et sa ligne de tête avec sa soif de connaissances. Draco lécha chaque bout de doigt et prit finalement un doigt en entier dans sa bouche, le suçant doucement. Le souffle d'Harry se précipita.

Draco embrassa le pli du poignet, fit courir sa langue sur la peau laiteuse de l'intérieur du bras jusqu'au creux du coude. Harry soupira et s'abandonna à la sensation d'être totalement goûté. Il gémit de bien–être. Draco s'enduisait les doigts d'huile maintenant et Harry sourit d'anticipation, connaissant la suite. Les mains soyeuses passèrent sur son bas–ventre et se pressèrent à son entrée, massant, sondant et pénétrant. Harry expira bruyamment, l'air sifflant entre ses dents serrées, son corps se souleva et se tendit de sa propre initiative, sans qu'il l'ait provoqué.

Oh, mon Dieu, mais comment sait–il où toucher exactement pour avoir un tel plaisir à chaque fois ?

Draco gloussa doucement et embrassa le genou de Harry, soulevant la jambe pour lécher et parsemer sa cuisse de baisers.

– Je te veux en moi, chuchota Harry.

Sa voix se brisa alors que Draco frottait ses doigts contre sa prostate très sensible.

– Mais je suis déjà en toi, répondit Draco sans détacher ses lèvres de son corps.

– Non…

Harry se déplaça et enroula ses deux jambes autour des minces hanches de Draco.

– Je veux que tu me fasses l'amour.

Draco se raidit.

– Oui, enfin, si… si tu veux…, geignit Harry, voulant que les caresses reprennent.

Des émotions contradictoires passèrent sur le visage de Draco. Bien sûr que oui. Par l'enfer, oui ! Mais il n'avait jamais fait ça, il était inquiet, il ne voulait pas blesser Harry. Son sexe se frottait, extrêmement dur, contre la cuisse de Harry, le priant d'accepter. Il toucha doucement les testicules et fit courir sa main le long du sexe soyeux de Harry, qui miaula comme un chaton. Draco inspira, frissonnant.

– Tu es sûr ? Je ne veux surtout pas te blesser.

– Tu ne me feras jamais mal, je le sais.

Oui, mais s'il le blessait quand même ?

Draco se déplaça légèrement, s'enduisant le sexe de lubrifiant plus qu'il n'en fallait et en ajouta encore au cas où. Sa peur de ne pas savoir comment faire refit surface. Il ne voulait pas prendre Harry par derrière, pas la première fois. Il voulait pouvoir voir son visage, pouvoir embrasser sa bouche molle et cette position familière semblait soudain être parfaite. Il n'avait qu'à simplement pousser les jambes de Harry un peu plus haut que si c'était une femme. Draco souleva les genoux de Harry, repoussa ses jambes vers le haut et entra doucement en lui.

oOo

Oh, mon dieu, oh, merde, non, je vous en prie.

Hermione réfléchissait désespérément, ses pensées s'entrechoquant dans tous les sens. Elle se tordit frénétiquement pour s'éloigner des bottes qu'elle voyait avancer vers elle mais une grande main s'enroula soudainement autour de son poignet en écrasant douloureusement les fines articulations et la tira pour la mettre sur ses pieds. Elle se retrouva à regarder dans les yeux fixes du visage passablement dérangé de Viktor Krum.

Krum devait mesurer au moins trente centimètres de plus qu'elle, il était maigre mais très musclé, avec des yeux noirs animés d'une lueur de folie qui l'effraya plus que la possibilité qu'il puisse casser son poignet à tout moment. Il n'y avait pas la moindre lueur de raison dans ces yeux–là. Elle ne pourrait rien faire, il n'écouterait même pas, il ne comprendrait rien. Le regard fixe, implacable de Krum semblait lui percer le visage, comme s'il voulait regarder dans son cerveau ou la disséquer comme un rongeur. Hermione pouvait voir ses traits horrifiés se refléter dans les insondables yeux noirs de Krum.

Hermione ne pouvait plus bouger, paralysée par la terreur. Elle réfléchissait désespérément cependant, comme elle le faisait toujours. Sa baguette était restée dans sa chambre. Et pouvoir la récupérer était impossible, Krum pesait bien vingt–cinq kilos de plus elle ne pourrait pas gagner contre lui s'ils devaient se battre. Il fallait lui parler et essayer de rallumer une étincelle de raison dans son esprit tourmenté.

– Viktor, jappa–t–elle d'une voix faible qu'elle essaya de raffermir. Q–que fais–tu ici ? Tu v–voulais p–parler ?

– Parrrler ? cracha Krum.

Hermione sentit de la salive lui éclabousser le visage.

– Maintenant tu voudrrrais parrrler ? Mais de quoi voudrrrais–tu qu'on parrrle ?

Hermione trembla et sentit que Krum resserrait son emprise sur son poignet.

– Je… Nous pouvons p–parler de ce que tu veux. Comme par exemple pourquoi tu es ici.

Elle rit de façon presque hystérique. Viktor ricana et leva son bras droit.

– Pourrrquoi je suis ici ? Mais c'est pourrr toi que je suis ici, tu es ce pourrrquoi je suis dans cet enferrr.

Hermione vit un flash blanc un instant avant que le poing ne s'écrase dans son visage. La douleur éclata dans sa tête. Elle avala une goulée d'air et de sang. Derrière ses paupières fermées, elle vit un flash d'un bleu électrique alors que son cerveau se cognait dans son crâne.

Krum la frappa encore et ses lèvres se déchirèrent contre ses dents. Cela faisait longtemps que Harry l'avait giflée et ça ressemblait à une caresse, comparé à maintenant. Elle s'inquiéta stupidement du fait qu'il puisse lui casser les dents, elle n'avait pas encore compris qu'il était sur le point de la détruire. Krum lui lâcha le bras et elle s'effondra par terre. Elle n'ouvrit pas les yeux, malgré les larmes chaudes qui les lui brûlaient, pour ne pas le regarder lui infliger tout ça. L'idée de se protéger lui traversa l'esprit et la poussa à se replier en position fœtale et à enrouler ses bras autour de sa tête. La botte de Krum la frappa à l'os de la hanche, et encore une fois, tandis qu'il lui hurlait dessus.

– ESPÈCE DE SALOPE ! T'AS TOUJOURRRS PENSÉ QUE T'ÉTAIS PLUS FUTÉE QUE MOI, HEIN !? TU CRRROIS QUE TU ES JOLIE, À TE PAVANER DANS CETTE PUTAIN D'ÉCOLE !? MAIS T'ES LAIDE ! RRREGARRRDE–TOI, T'ES QU'UNE CONNASSE DE SANG–DE–BOURRRBE ET TU TE CRRROIS TRRROP BIEN POURRR MOI ? RRREGARRRDE CE QUE TU M'AS FAIT ! RRREGARRRDE CE QUE TU M'OBLIGES À FAIRRRE !

Le pied de Krum entra en contact avec le dos de Hermione, qui ressentit un afflux de douleur dans tous ses membres.

Il va me tuer, pensa Hermione. Il va me tabasser à mort, juste ici, dans ma salle commune.

Elle se retourna et entrevit une botte s'élancer vers elle. Elle s'accrocha frénétiquement à la jambe de Krum, essayant désespérément de lui faire perdre l'équilibre. Il trébucha mais resta debout, et avec un hurlement de fureur, il balança son pied dans son épaule. Les muscles se déchirèrent, les os cassèrent et Hermione poussa un cri perçant d'agonie dont l'écho se répercuta dans les couloirs vides. Krum se pencha et la tira par le poignet. Il était évident que si elle résistait, il tirerait fort et le bras se détacherait du reste du squelette. Elle trébucha sur ses pieds.

– S–s'il te p–plaît… S'il te p–plaît, Viktor…

Elle le regarda, ses larmes coulaient librement sur son visage.

– Est–ce que tu veux de moi, Herrr–mion–neuu ?

Elle fronça les sourcils, confuse.

– Q–quoi ?

Il secoua tristement la tête, ce n'était visiblement pas la bonne réponse. Il se détourna d'elle un instant et saisit le tisonnier près de la cheminée. Hermione le regarda s'approcher avec terreur, le tisonnier se balançant au bout de son bras. Elle tenta de bouger ses jambes et de reculer mais la douleur la transperçait de partout. Elle pleura de douleur, à bout. Une goutte de sang coula de son menton sur son sein, gouttant sur sa chair pâle, souillant la soie de sa robe de nuit.

Krum tendit la main. Il toucha de la lourde poignée de fer la joue de Hermione et suivit la ligne sensible de la mâchoire jusqu'au menton. Le métal était froid et légèrement rugueux au toucher, elle trembla. Krum sourit d'un air extatique.

– V–Viktor ? sanglota Hermione. P–pourquoi t–tu fais ç–ça ?

Les yeux de Krum la vrillèrent et il sourit méchamment.

– S'il te p–plaît, V–Viktor, s–s'il te p–plaît, si tu posais ce t–tisonnier, nous p–pourrions p–parler.

– Rrregarrrde ce que tu m'obliges à fairrre. Pourrrquoi est–ce que tu me pousses à fairrre ça ? demanda–t–il souriant, la voix presque sereine.

– Je ne… Je n'ai p–pas…, trembla–t–elle. S–s'il te p–plaît, pose ce t–tisonnier.

Très lentement, Krum secoua la tête en signe de dénégation.

– Je ne peux pas. Je dois te donner une leçon.

Il souleva très haut le tisonnier au–dessus de sa tête. Hermione regarda fixement les yeux fous posés sur son visage et n'entrevit que de la convoitise et de la démence. Le tisonnier allait la tuer, se fracasser contre son crâne, lui pulvériser le cerveau. Elle s'arracha à sa prise en hurlant de douleur lorsque les os de son poignet se cassèrent net puis s'élança vers la porte. Krum la rattrapa, plus grand et plus rapide, et bloqua l'issue. Le tisonnier siffla au–dessus de sa tête et s'écrasa contre le mur, déchirant la tapisserie.

– JE T'AIME ! hurla Krum. POURRRQUOI TU FUIS ALORRRS QUE JE T'AIME ?

Hermione pivota et courut à travers la pièce, elle essaya désespérément d'ignorer ses muscles en feu. Elle devait s'enfuir, elle le devait. Elle entendit un sifflement dans l'air derrière elle et le tisonnier ricocha sur son épaule cassée son corps vibra de douleur. Krum récupéra le tisonnier elle se retourna brusquement, saisit son avant–bras et tenta de le bloquer de sa seule main valide. Elle tint son bras aussi haut possible, concentrant toute la force qu'elle ne possèderait jamais.

– Viktor, arrête, s'il te plaît, tu–tu dois t'arrêter.

Krum rit et se rapprocha d'elle, se frottant contre son corps. De sa main libre, il déchira la robe, l'arracha de sa poitrine en creusant des sillons dans sa chair, la martyrisant sous ses ongles. Hermione poussa un hurlement guttural et lança son genou aussi fort que possible vers l'entrejambe de Krum, tout en le repoussant avec force. Le coup manqua son but mais il le toucha assez pour le déséquilibrer. Elle lui tordit le poignet durement et le tisonnier tomba sur le sol.

oOo

Harry cria, ne sachant pas si c'était de douleur ou de plaisir. C'était une chose totalement étrangère pour lui. Il sentit son anus se contracter tandis que son corps essayait désespérément de se cambrer.

Mon dieu, que ça faisait mal.

Son souffle se fit précipité et haché il serra les dents pour supporter la douleur.

– Je te fais mal, haleta Draco.

Harry hocha la tête, les yeux humides. Draco se déplaça afin de se retirer.

– J'arrête.

– Non ! hoqueta Harry. Non, ne t'arrête pas.

Il chercha la bouche de Draco et lui suçota la langue, le voulant absolument en lui de chaque manière possible. Il était prêt. Il le voulait. Il l'avait désespérément voulu. Harry fit courir ses mains sur le dos de Draco et posa ses mains écartées au–dessus de ses fesses. Il sentit ses muscles se détendre et fondre autour de Draco, se prolongeant à l'intérieur de son corps.

– Ahhh, putain.

Les dents de Draco se refermèrent sur l'épaule de Harry et la mordillèrent, provoquant une minuscule et exquise douleur.

– Tu es si étroit. Merlin, tu es si étroit que ça fait presque mal.

– Tu peux me baiser plus fort. Tu peux m'ouvrir.

Draco l'embrassa profondément, explorant sa bouche de sa langue, cherchant un passage entre ses lèvres. Il se releva sur ses genoux, soulevant Harry vers la tête de lit et glissant ses genoux sous lui. Il lui frotta doucement les cuisses avant de pousser sur les jambes de Harry bien en arrière sur son torse, maintenant ses jambes appuyées sur ses épaules et s'enfonçant plus profond dans son corps. Harry cria, éperdu de passion, alors que Draco se retirait et le pénétrait encore et encore. Le visage luisant de sueur, Draco était partagé entre la douleur et l'extase.

– Tu aimes ? Tout va bien ?

La bouche de Harry s'ouvrait spasmodiquement sans pouvoir émettre un seul son, à part d'étranges miaulements qui semblaient provenir du fin fond de sa gorge. Ses yeux étaient brillants de larmes mais il inclina silencieusement la tête. Draco s'enfonça plus fort et Harry cria encore. La douleur était presque passée, son corps se détendait complètement il pouvait sentir chaque centimètre du sexe de Draco qui plongeait en lui. L'image volée à Draco, celle où il faisait l'amour avec la fille, lui vint à l'esprit inopinément, et il voulut que Draco crie aussi fort qu'elle.

– Tu peux… tu peux… plus fort.

Draco accéléra pour gagner en intensité. Il grognait durement à chaque poussée, pressant les hanches de Harry avec ses mains jusqu'à ce qu'elles se balancent au même rythme. Sans casser ce rythme, Draco se pencha entre leurs deux corps et commença à le masturber. Il le regarda s'arquer de plaisir, ses yeux roulant dans leurs orbites, tout près de l'orgasme.

Le plaisir déferla en vagues puissantes, submergeant son esprit tourbillonnant et Harry se perdit dans les sensations qui le traversaient. Il arqua ses hanches et se frotta encore plus ardemment contre Draco, le forçant ainsi à le remplir entièrement. Draco jappa, gémit et le pénétra de plus en plus intensément. Harry sentait ses testicules tendus à éclater, le bout de son sexe à vif, il ressentait le cœur de Draco comme s'il battait en lui.

Harry jouit, il accentua sa cambrure et cria dans les oreillers, contre l'épaule de Draco:

– Je t'aime, oh, mon dieu, comme je t'aime.

Draco ne répondit pas, il était incapable de parler. Il continua de chevaucher Harry à travers ses contorsions, jusqu'à son propre orgasme, grognant, criant et sanglotant, tandis qu'il éjaculait en lui.

Dans le noir, Harry ferma les yeux, tenant Draco serré contre lui alors qu'il s'effondrait, épuisé, dans ses bras. Il lui avait fait l'amour, il l'avait aimé au–delà des mots mais maintenant, il le lui avait dit… et Draco n'avait rien répondu. Harry ne pouvait qu'espérer que Draco ne prenne cette déclaration que comme un cri poussé dans le feu de l'action, par passion et excitation.

Il se demanda fiévreusement si Draco ne le rejetterait pas pour ça.

oOo

Krum ouvrit grand les yeux, comme s'il n'arrivait pas à assimiler le fait qu'elle ait pu le désarmer. Son visage se tordit alors en une grimace horrible.

Il se précipita. Hermione l'esquiva et courut, tentant de rejoindre l'une des portes de la salle commune, qui déciderait de sa libération ou de sa destruction. Si elle arrivait à prendre sa baguette, elle pourrait l'arrêter, elle serait sauvée si elle n'y arrivait pas, elle se retrouverait enfermée dans sa chambre avec Krum, et elle ne pourrait plus fuir. Krum était juste derrière elle, il attrapa une mèche de cheveux et tira fortement. Elle sentit sa nuque retenue, elle partit en arrière et tomba sur Krum. Il plaqua ses bras contre son corps, riant doucement contre son oreille.

– Tu es si maligne, chuchota–t–il. J'allais te prrroposer d'aller dans ta chambrrre.

Elle sentit contre ses fesses les os de la hanche de Krum. Il arracha la robe de son corps, enfonçant ses doigts dans la chair douce de ses fesses et de ses seins. Pendant un instant, le contact fut d'un érotisme écoeurant. Le sexe dur de Krum était pressé contre le haut de sa cuisse.

Il pencha alors la tête et mordit dans la légère membrane entre l'épaule et le cou d'Hermione.

La douleur fut immédiate, violente et intense. Sa peau se déchira et du sang frais commença à couler le long de son cou et de ses seins. Elle s'entendit crier, puis sangloter. Elle tenta désespérément de se débattre, elle lança son coude dans la tête de Krum et donna des coups dans ses jambes. Il lui coinça les bras plus fortement, lui donna un coup de pied pour la faire cesser et lui cogna le visage dans le miroir, ce qui l'assomma et lui fit presque perdre connaissance.

La douleur dans son épaule s'atténua et elle comprit que les jeux étaient faits. Sa tête ballottait en tous sens, étourdie, les sens dans le vague. Krum la frappa sous les côtes, écrasant sa cage thoracique. Elle pouvait à peine respirer. Elle allait mourir. Il allait la violer et la tuer elle allait mourir, nue, dans une pagaille sanguinolente. La douleur et cet étrange détachement allaient être les dernières sensations qu'elle sentirait, cette panique, ces pensées éphémères seraient les dernières dont elle aurait conscience.

Réfléchis, espèce d'idiote, réfléchis. Tu n'es pas encore morte, il n'a pas encore réduit en poussière ta merveilleuse cervelle. Sers–t–en.

Un doigt dérangeant, indésirable, entra rudement en elle. Elle ne pleura pas, ne laissa aucun bruit sortir de sa gorge. Elle était à moitié allongée dans l'armoire, ses pieds se balançant lâchement au–dessus du plancher, sa tête reposant sur un lit d'éclats de verre du miroir. Elle tourna la tête et s'obligea à ouvrir les yeux. L'un était rempli de sang mais de l'autre, Hermione arrivait à distinguer les objets qui se trouvaient dans l'armoire, tombés en dehors, mais à portée de main. Des bouteilles de parfum, une brosse à cheveux, la collection personnelle de rubans et chouchous pour cheveux de Lavande, la petite bouteille que Draco lui avait donnée tout à l'heure, un manuel de potions. Elle s'arrêta. La bouteille que Draco lui avait donnée. C'était un Portoloin.

Krum avait relâché sa prise après l'avoir jetée dans l'armoire, le corps mou. Ses mains étaient à présent occupées, l'une à explorer l'intérieur de son vagin, l'autre à se masturber. Elle tendit faiblement la main et tira la bouteille à elle. Krum l'ignora, sachant qu'elle ne pouvait plus se battre. Elle sentit son sexe dur se coller au sien, disposé à entrer durement et elle mit le culot de la bouteille dans sa bouche. D'une main fragile, elle tâtonna, essayant de tordre le goulot du Portoloin. Krum se prépara à la pénétrer Hermione ferma les yeux pour ne pas voir cela, puis quelque chose de chaud et de collant se répandit sur ses cuisses et sur ses fesses. Il avait joui avant même d'avoir pu entrer en elle.

Elle tordit subitement le goulot de la bouteille et entendit la voix de Dumbledore criant son nom au loin avant de ressentir la traction familière au niveau du nombril. En une seconde, elle était partie.

À suivre…

NdT :

[1] Le Malleus Maleficarum de Heinrich Kramer et Jacques Sprenger, publié en 1486, est le traité qu'utilisaient les inquisiteurs pour identifier, confondre et persécuter les sorcières, ou plus précisément les femmes qu'il leur plaisait d'appeler ainsi. La première partie du livre traite de la nature de la sorcellerie. Une bonne partie de cette section explique pourquoi les femmes, à cause de leur faiblesse et de l'infériorité de leur intelligence seraient par nature prédisposées à céder aux tentations de Satan. La seconde et dernière partie explique comment procéder à la capture, instruire le procès, organiser la détention et l'élimination des sorcières.

Voilà, merci d'avoir lu jusque-là. J'attends vos commentaires.

Bisous.

Falyla