Titre : Objects of Desire

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Auteure : Azrael Geffen

Traductrice : falyla

Correcteurs : falyla/Florent

Paring : Harry Potter/Draco Malfoy Hermione Granger/Severus Snape

Rating : M/NC-17

Etat de fic originel : terminée (20 chapitres divisés en 59 parties)

Etat de la traduction : terminée

Disclaimer: Les personnages appartiennent à l'univers de JK Rowling, l'intrigue est à Azrael Geffen, avec son aimable autorisation.

Warning : slash, scènes de sexe très graphiques, torture, viol, meurtre, tentative de suicide, drogue, abus d'alcool, langage cru.

Site : à cause des thèmes abordés, je ne sais pas si cette fic sera autorisée à rester sur FFnet, je la publie donc en parallèle sur AO3 sous le même pseudo.

Mise en ligne : sauf contretemps inattendu, le lundi, le mercredi et le vendredi.

Résumé : Après la fin de la guerre, Harry, Ron et Hermione décident de revenir à Poudlard pour obtenir leurs ASPICs. Avant la rentrée, lors d'une soirée très avinée, ils établissent et signent un pacte magique où ils s'engagent à perdre leur virginité pendant cette 8ème année.

Note de la traductrice : vendredi, lorsque j'ai effacé le chapitre tout pourri pour le remplacer par l'exemplaire re-corrigé, je pensais avoir tout bon. Mais non, ça aurait été trop simple. Ffnet a décidé que les deux resteraient en ligne, comme deux chapitres distincts alors qu'un seul est archivé. Je suis donc allé l'effacer par un autre moyen mais maintenant, il y a un trou dans la numérotation, on passe du 23 au 25. Bon, je ne vais plus rien toucher parce que ça pourrait être pire et que l'important est de savoir qu'il ne manque aucune partie du texte.

Merci beaucoup pour vos commentaires, j'apprécie vraiment.

Bonne lecture.

Objects of Desire

Chapitre 11 (3ème partie)

– Lupin !

Snape essaya désespérément de donner un ton calme à sa voix.

– Qu'est–ce que tu fais dans cette partie de la maison ?

– Je me suis perdu, qu'est–ce que tu fais à Hermione ?

– Je… je… hum… je… nous…

– Nous sommes sur le point de faire l'amour, Remus, fit Hermione d'un air brusque, en s'asseyant dans le lit. Alors si vous pouviez juste fermer la porte pour nous, nous vous en serions reconnaissants.

Lupin sentit ses yeux s'écarquiller si grand qu'ils devaient être exorbités face à ce couple invraisemblable. Snape et Hermione ? Impossible ! Certainement pas s'il pouvait y faire quelque chose.

– Severus, je peux te voir dehors un moment, s'il te plait ?

Snape soupira et regarda Hermione avec regret.

– Une minute, ma chérie, murmura–t–il avant de se tourner et de suivre Lupin dans le couloir.

Hermione retomba dans le lit, frustrée. C'en était trop. Elle était emprisonnée dans ce corset trop serré qu'il lui démangeait d'enlever. Si elle n'avait pas Severus très bientôt, elle était presque certaine que son corps allait exploser. Remus Lupin pouvait bien aller en enfer en cet instant, pour ce qu'elle en avait à foutre !

Elle s'assit et fixa la porte fermée pendant ce qui lui sembla une éternité. Elle ne pouvait rien entendre de l'extérieur et le seul son qu'elle percevait était cette douce brise autour d'elle.

Ils étaient dehors depuis longtemps. Est–ce qu'ils se disputaient ? Elle se recoucha et regarda la nuit insondable, tentant de deviner les arêtes du plafond à travers le charme puis commença à avoir froid.

La porte s'ouvrit et se referma une nouvelle fois et Hermione sentit son cœur se remettre à battre la chamade. Severus traversa la pièce, elle arrivait à peine à entendre le bruit de ses pas sur le tapis tandis qu'il contournait le lit et baissait les yeux vers elle.

Son cœur se tordit et elle sut que quelque chose n'allait pas. Elle pouvait le sentir. Il fit un pas dans l'ombre, il n'était qu'à peine plus qu'une silhouette à côté du lit mais elle connaissait l'expression qu'il avait revêtue, même si elle était incapable de voir son visage. Il la fixait comme il le faisait parfois en classe, la figure inerte, impassible. Il ne fit aucun mouvement pour la toucher ou venir à elle, il se tenait simplement là, le regard baissé sur elle.

Il avait changé d'avis. Quelque chose avait été dit au cours de sa conversation avec Lupin et il avait changé d'avis. Il ne la désirait plus, il allait la renvoyer, froide et frustrée. Elle sentit un creux se former et se répandre dans son ventre et elle se força à s'asseoir. Qu'est–ce qu'elle était censée faire maintenant ? Elle n'en avait pas la moindre idée !

– Severus ? appela–t–elle à mi–voix. Tu vas bien ?

Elle se concentra sur ses mains qu'elle pouvait voir pendre mollement sur ses flancs. Il aurait dû être dans le lit à la caresser avec ces mains, pas se tenir debout, là, comme une statue.

– Je vais bien.

Il aurait pu être aussi bien en train d'enseigner un cours, vu l'émotion qu'il y avait dans sa voix.

– Super.

Elle sourit et ôta ses chaussons de ses pieds.

– Est–ce que tu vas venir au lit ?

Elle attendit, en le cajolant mentalement pour qu'il se couche à côté d'elle. Maintenant, c'était le moment pour lui de venir à elle et de lui enseigner toutes ces choses qu'elle se languissait d'apprendre. À la place, il se détourna et se dirigea vers la cheminée. Assis sur ses talons, il se mit à jeter des bûches dans l'âtre. Il pointa sa baguette et alluma le feu d'un coup vicieux. Elle s'imagina qu'au moins ce mouvement avait quelque chose de passionné, même s'il l'utilisait à mauvais escient.

Quelque chose dérangeait son esprit, quelque chose que Lupin lui avait dit le troublait bien plus profondément qu'elle ne l'avait d'abord compris. Il fixait le feu, permettant à la lumière de trembloter sur son visage. Ce n'était pas un beau visage. Le feu créait des ombres et des creux qui reflétaient la sévérité de l'homme et le mot gargouille jaillit de son propre chef de son esprit. Il aurait pu être taillé dans la pierre, désagréable et peu aimant.

Il semblait furieux et amer. Quelque chose brûlait en lui et ce n'était pas de la passion pour elle. Rien n'allait. Ils avaient dépassé ce stade. Ils étaient censés être amoureux l'un de l'autre maintenant, pas s'enliser dans la mélancolie. Elle lutta pour sortir du lit.

– Qu'est–ce qui cloche ? exigea–t–elle de savoir. Pourquoi tu es tellement froid, tout d'un coup ?

Il donna un coup dans le feu et elle se demanda s'il l'avait entendue. Elle marcha jusqu'à la cheminée et résista au besoin de le frapper. Il ne détourna pas le regard du feu et, à ce moment, il faisait plus vieux que ses trente–huit ans. Il était en train de se battre contre quelque chose, le retournant sans cesse dans sa tête. Elle déglutit puis comprit brusquement. C'était un homme dangereux, habitué au pouvoir, à l'aise uniquement lorsqu'il avait le contrôle. Il était en train de la nourrir de ces pensées. Elles vinrent à elle avec sa voix. Elle fronça les sourcils. S'il était dangereux alors ça ne faisait que renforcer son désir pour lui.

– Je t'aime, dit–elle en lui touchant légèrement l'épaule. Tu le sais… et je sais que tu m'aimes aussi. Nous avons traversé ça, tu te rappelles ? Je sais que tu as un certain nombre de démons personnels à gérer mais l'idée qui m'amène à tout supporter est que je t'ai, toi. Que je pourrais voir à nouveau ton visage.

Elle lutta avec le devant de son corset, dégrafa les durs fermoirs de métal. Il s'ouvrit d'un coup et elle le laissa tomber sur le sol à côté de ses pieds nus. À demi nue, elle enleva les épingles qui retenaient ses cheveux et les secoua pour qu'ils tombent en boucles sauvagement enchevêtrées sur ses épaules et dans son dos. Elle se sentait libertine, ses seins semblaient voluptueux, nus dans l'air de la nuit. Ses mamelons se durcirent de désir. Dans la lumière du feu, ils prirent la couleur des roses sombres.

Il leva les yeux vers elle, ses lèvres s'entrouvrirent et il déglutit, la gorge sèche. Il s'agenouilla devant elle et entoura ses hanches de ses bras, enfouissant son visage dans la soie de sa jupe.

oOo

Angelina s'était débarrassée de son costume de danseuse du ventre et elle s'étendit sur la couverture, attirant Ron sur elle. Il semblait hésitant, un peu effrayé, quelque chose qu'elle attribua à l'idée même de la baiser. Elle était taboue, strictement interdite et ils allaient le faire.

Ron se plaça maladroitement entre ses cuisses. Il y avait eu un temps où il voulait vraiment faire ça mais ce temps paraissait si loin maintenant. Maintenant, il ressentait de la culpabilité et la honte du désir. Il n'était pas entièrement sûr de ce qu'il était censé faire et il se demandait s'il devait lui dire qu'il était encore puceau.

Elle caressa sa joue et attira son visage vers le sien pour l'embrasser. Ron répondit à l'attouchement, enroulant sa langue autour de la sienne, prenant plaisir à sentir leurs lèvres l'une contre l'autre. La main d'Angelina glissa le long de leurs corps, parvint entre eux et pressa légèrement son membre tendu, barbouillant son gland avec le liquide séminal, provoquant un halètement chez Ron. Il se demanda s'il devait la toucher, s'il devait mettre ses doigts en elle. À dire vrai, il ne le voulait pas, il était monté sur la femme de George et ça semblait mal de la caresser, en dépit du fait manifeste qu'il allait coucher avec elle. Pendant un lamentable moment, il souhaita pouvoir appeler ça de l'amour mais il savait très bien que ça n'en était pas. Elle utilisait ses doigts, sa bouche et une drogue pour provoquer une réponse universelle de son corps.

Et il le voulait. Profondément en lui, il le voulait vraiment.

Angelina entoura ses jambes autour des hanches étroites de Ron et il ferma les yeux, inclinant sa tête jusqu'à son épaule tandis qu'elle s'étendait et introduisait doucement son sexe en elle.

Ron en eut le souffle coupé, il émit un cri étranglé et poussa prudemment plus profondément en elle, provoquant un halètement chez Angelina. Ron se stoppa. La chaleur du corps de la jeune femme semblait encercler chaque fibre de son être. Le corps d'Angelina était serré mais à l'aide de ses mains, elle l'incita à bouger d'avant en arrière à un rythme lent mais constant, ainsi il retira presque l'entière longueur de son membre puis replongea, durement et profondément.

Angelina haleta. Ron était plus gros que ses autres amants et il la remplissait d'une manière qu'elle aurait trouvé satisfaisante si ça avait été un amant qu'elle cherchait. Elle ferma prudemment son esprit, repoussant le sentiment de plénitude et le fait qu'elle savait qu'ils auraient été des amants compatibles. Il était hésitant mais elle aurait pu lui apprendre tout ce qu'il avait besoin de savoir. Mais ce n'était pas l'objet du jeu.

Un sanglot échappa à Ron. Il n'aurait jamais imaginé que ce serait si chaud ou si humide en elle. Angelina arqua son corps et il prit maladroitement un mamelon dans sa bouche et le suça. Il y était presque, il pouvait le sentir, c'était trop bon en elle, son corps entier se sentait vivant comme s'il avait capté une sorte de source d'énergie cosmique et qu'il ne pouvait en profiter vivement que pour un temps limité. Son orgasme explosa en lui comme des vagues s'écrasant sur une plage. De quelque part, il entendit des gens s'écrier : « Bonne Année ! » et une explosion de lumière sembla illuminer le jardin – et il jouit, en criant tandis qu'il s'enfonçait durement dans son corps, la remplissant de son sperme, sanglotant d'un plaisir coupable.

Ils se calmèrent et il se coucha sur elle, épuisé, sa figure plongée dans le creux sous son épaule, à moitié haletant, à moitié sanglotant. Angelina remua, lutta pour se dégager de sous lui et s'assit. Elle le dévisagea avec dégoût.

– Wouah, fit–elle en plissant son nez. C'était… court.

Elle réajusta sa position et secoua la tête.

– En fait, Ronnie, c'était totalement merdique ! T'es qu'un putain de mauvais coup au lit !

Ron rougit de honte. Il tira maladroitement ses robes vers lui et les plaça contre son corps, amenant ses genoux osseux contre sa poitrine. Il la fixa de ses immenses yeux bleus. Une larme brillante glissa le long de sa joue et il l'essuya furieusement. Il serra ses robes contre lui de la même manière qu'il serrait sa couverture–doudou quand il était enfant et se balança avec elles d'avant en arrière, ses yeux ne la quittant jamais tandis qu'elle se rhabillait. Quelques minutes auparavant, elle lui avait amèrement assené combien il était affreux avant d'enfin le fixer furieusement.

– Qu'est–ce qui va pas chez toi ? Personne t'a jamais dit avant que tu valais que dalle au pieu ?

Il ne dit rien, il se contenta juste de la dévisager. Elle aurait aussi bien pu être en train de parler à un enfant, pour toute la réponse qu'elle obtint. Puis elle réalisa et couvrit sa bouche pour étouffer son rire.

– Me dis rien, fit–elle tandis qu'un lent sourire s'étalait sur sa figure. C'était ta première fois ?

Il ne dit rien mais entoura ses genoux en se balançant silencieusement.

– Putain, pas étonnant que ça méritait même pas qu'on se déshabille pour ça. Si j'avais su que t'étais qu'un minable puceau, je me serais jamais ennuyée avec toi.

Elle pivota et fila à travers le jardin pour retourner à la fête. Ron se retrancha plus encore dans l'alcôve, avec la volonté de disparaître dans l'œuvre en pierre. Lentement, il tira ses robes au–dessus de sa tête, ne voulant rien d'autre que couvrir son corps. Il ne voulait plus jamais voir sa silhouette nue. Il regarda vers la maison et les lumières plus loin qui représentaient les gens, la vie et les rires et il détourna son visage. La joue posée contre la pierre froide, il fondit en larmes.

oOo

– Bonne Année, Draco.

Draco leva sa tête.

– Bonne Année, Potter.

– Tu vas me dire ce qui s'est passé avec Maugrey ?

– Non.

Harry soupira lourdement, il semblait un peu impatient.

– Je préférerais que tu me le dises simplement.

– C'est rien, oublie ça.

– NON !

Harry sentit une colère grandir en lui.

– C'est important et je ne veux pas l'oublier. Bordel, je suis malade et fatigué de toute cette merde. Je peux même pas aller à une putain de fête et m'amuser pendant une putain de soirée sans me disputer avec toi.

– Oh, je suis désolée d'avoir gâché ta soirée, rétorqua Draco d'une voix traînante et sarcastique. Je vais m'en aller, comme ça tu pourras retourner à ta putain de fête pour y prendre un putain de plaisir.

– DIS–MOI CE QUI S'EST PASSÉ !

– Il NE S'EST RIEN PASSÉ !

Harry sortit sa baguette et la brandit. Il la pointa sur le visage de Draco. Draco parut choqué mais il afficha un rictus incertain.

– Tu vas me lancer un sort, Harry ?

– Non.

Harry essaya de sourire mais il ne produit qu'une grimace.

– Je suis vraiment désolé, Draco.

– Pourquoi ?

Legilimens.

Protego !

Draco lui lança un regard furieux.

– N'essaie pas cette merde avec moi, Potter, tu risques de pas aimer ce que tu verras.

– Alors dis–moi ce qui s'est passé. Je suis fatigué d'accourir chaque fois que tu t'effondres.

– Chaque fois que je m'effondre ? répéta Draco en le fixant durement. Tu accoures chaque fois que je m'effondre ?

Harry fronça les sourcils.

– Ce… Ce n'est pas ce que je voulais dire.

– Oh, bien sûr que si. Bordel, n'essaie pas de te couvrir maintenant que tu l'as dit. C'est exactement ce que tu penses.

– Bon, fit Harry en serrant ses mains en poings. Tout ceci est ridicule. Tu ne peux même pas être dans la même pièce que mes amis sans commencer une dispute avec l'un d'eux. Tonks a dit que Maugrey avait sorti sa baguette !

– Alors, c'est ma faute ? Tu crois que je le provoquais ?

– Et pourquoi d'autre aurait–il fait ça ?

– Parce que ce n'est qu'un putain de psychopathe qui déteste m'avoir sous ses yeux !

– Maintenant, tu deviens paranoïaque.

– Pourquoi ? Parce que Maugrey est une âme tellement noble ? Parce que Maugrey ne ferait pas de mal à une mouche ?

– Il est formidable, dit Harry sur la défensive.

– C'EST LUI QUI M'A FAIT ÇA ! TU VOULAIS SAVOIR, MAINTENANT TU SAIS. TON AMI, CET HOMME FORMIDABLE M'A LIGOTÉ SUR UNE PUTAIN DE TABLE ET M'A VERSÉ DE L'ACIDE DESSUS PARCE QU'IL VOULAIT FORCER MON PERE À LUI DIRE DES CHOSES QU'IL NE SAVAIT PAS. IL A COUPÉ LES MAINS DE VINCENT CRABBE ET L'A LAISSÉ SE VIDER DE SON SANG DEVANT SA MÈRE. IL… IL…

Draco s'interrompit, fixant Harry avec horreur, il en avait trop dit, il avait révélé à Harry des choses qu'il n'aurait jamais dû savoir. Harry avait pâli, sa bouche s'ouvrait et se refermait silencieusement.

– Ce n'est pas possible, murmura Harry. Tu… tu mens.

– Ouais, fit Draco à voix basse, défait. C'est moi qui mens.

– C'est… c'est un héros… c'est… mon ami…

– Il est encore tout ça. C'est moi qui n'ai rien de bon. Je ne voudrais pas connaître la vérité si je tombais dessus, à ta place.

– Il t'a fait du mal.

Harry regarda Draco et son cœur devint douloureux. Draco leva les yeux vers Harry.

– Retourne à la fête, Harry, je vais rentrer à la maison et garder le lit au chaud pour toi.

Harry savait qu'il ne retournerait jamais à la fête il savait qu'il ne le pourrait pas. À la place, il marcha vers Draco et l'embrassa, rampant sur le divan à côté de lui. Il lui lécha la bouche, le menton et la gorge, essayant de prendre autant qu'il pouvait du corps mince de Draco, l'écrasant, voulant retirer chaque parole, chaque peine.

– Je suis désolé… Je t'aime tant.

– Je sais.

Draco ferma les yeux et gémit tandis que Harry l'embrassait en descendant le long de son corps.

– Je t'aime aussi.

Harry glissa du divan et s'agenouilla entre les cuisses de Draco, écartant ses jambes et embrassant ses testicules à travers son pantalon de cuir. Draco ne put s'empêcher de rire.

– Qu'est–ce que tu fais, Potty ?

– Je veux sucer ta queue.

Draco y réfléchit et tendit la main pour caresser la mâchoire de Harry puis un lent sourire s'étala sur son visage. Harry pouvait s'exciter dans les situations les plus inappropriées.

– Très bien, répondit–il à voix basse. Ne me laisse pas t'arrêter.

oOo

Hermione ferma les yeux, elle dénoua le ruban qui retenait sa queue de cheval et la laissa tomber librement autour de sa tête. Elle plongea les mains dans ses cheveux et baissa les yeux sur lui, si immobile pendant qu'il l'enlaçait, là, à genoux. Il aurait pu pleurer dans sa jupe, pour ce qu'elle en savait. Elle tremblait, certaine qu'il arrivait à entendre les battements de son cœur dans sa poitrine. Une brindille éclata dans l'âtre et le bruit fut vif dans le silence. Il leva les yeux vers elle, leurs iris se rencontrèrent et tentèrent de pénétrer l'âme de l'autre. Puis il sembla remonter la longueur de son corps et l'attira durement contre lui en l'écrasant. Ses lèvres suivirent un chemin brûlant le long de sa gorge un bras aussi dur et fort que du fer s'enroula autour de sa taille, l'épinglant à un corps dur. Sa main prit en coupe son petit sein, roulant le mamelon dressé contre sa paume.

Le vide en elle se remplit de chaleur. Elle se courba contre lui, pressant sa bouche contre ses cheveux, son visage puis ses lèvres dans un baiser si violent que leurs dents s'entrechoquèrent, mordant la douce bouche de l'autre. Elle voulait se presser en lui jusqu'à ce que toutes les courbes de son corps soient absorbées par le sien, qu'aucun des deux n'existe sans toucher l'autre. Elle avait mal tant elle était impatiente d'expérimenter la multitude de sensations qu'il suscitait en elle et ne voulait plus jamais éprouver de pensées cohérentes. Il avait été son enseignant depuis tant d'années. Lui apprenant comment devenir une meilleure sorcière, comment rester en vie et maintenant, il devait lui enseigner celle–ci, la plus satisfaisante des leçons.

Elle commença à dégrafer les vêtements de Severus. Elle voulait le voir nu, brûlait de le voir. Il restait toujours si habillé que c'en était exaspérant. Son étreinte se relâcha et elle cria, pensant qu'il allait s'éloigner d'elle à la place, il arracha son manteau et sa chemise, se dénudant jusqu'à la taille, puisqu'elle se tenait nue devant lui.

– Oh, haleta–t–elle.

Oh, oui, c'était ce qu'elle voulait. Il était élancé, les muscles de ses bras et de son torse étaient minces et nerveux. Il était aussi pâle que de la porcelaine. Les creux cannelés de sa cage thoracique étaient ombrés et Hermione observa comme sa poitrine se soulevait et retombait, encore et encore.

Il l'attira à nouveau à lui, ses seins se pressaient contre sa chair nue et leurs bouches se trouvèrent. La caresse de leurs langues devint languissante et humide. Elle lécha ses lèvres et gémit tandis que ses mains descendaient dans son dos. Délaissant la bouche, elle posa des baisers sur sa mâchoire et sa gorge, trouvant son chemin jusqu'à sa poitrine. Elle darda sa langue sur la chair salée, encerclant le petit téton durci. Elle y allait à l'instinct, lui faisait ce qu'elle aurait aimé qu'il lui fasse, bien que toujours hésitante. Elle n'avait jamais touché un homme avant, jamais léché sa peau, jamais expérimenté la sueur salée du désir pas plus que l'odeur enivrante qui était en partie de la sueur, en partie des herbes et des fleurs. Sa peau était primitive pour elle, dure et pourtant douce à la fois et si chaude qu'elle aurait pu être en feu.

Elle retourna à sa bouche, pressant sa peau nue contre la sienne et un borborygme naquit dans son corps et s'échappa de lui comme un soupir explosif.

– Tu vas me rendre dingue, haleta–t–il.

– Bien.

Il plongea ses mains dans ses cheveux et suivit sa lèvre inférieure avec sa langue. Il sourit contre sa bouche.

– D'où est–ce que tu viens ? chuchota–t–il contre ses lèvres entrouvertes. Je n'arrive à penser à rien d'autre.

Il encercla son mamelon avec son index et elle vacilla un peu.

– J'ai envie de toi, murmura–t–il.

– Je te veux en moi, répondit–elle sur le même ton. Je veux que tu me touches… partout.

Il la déshabilla, prit ce qui restait de ses vêtements et les jeta de côté. Il tira sur la jupe et le jupon tomba facilement. Puis il crocheta ses doigts dans sa culotte et la fit glisser le long de ses cuisses, ne lui laissant aucune chance d'être timide. Il s'assit sur ses talons, lui permettant ainsi de reculer pour se dégager de sa culotte avant qu'il ne la jette de côté. Il pressa ses lèvres sur son pubis, sa langue pointa à travers les boucles et arracha un halètement de plaisir surpris quand il passa sur son clitoris. Il remonta sur son corps, en déposant des baisers brûlants sur ses hanches, son ventre, ses côtes, ses seins, ses épaules, sa gorge et enfin sur sa bouche. Sa main pressa doucement entre ses jambes, un long doigt glissa doucement vers son clitoris, coulissant facilement sur la chair excitée et il plongea dans son vagin humide. Hermione cria et haleta une nouvelle fois.

– Est–ce que… Est–ce que tu aimes ?

– Tu n'as pas idée à quel point.

Mon dieu, il savait ce qu'il faisait avec ses doigts. Il l'embrassait encore et deux doigts allaient et venaient en elle puis ses jambes commencèrent à trembler, consciente qu'elle était sur le point d'être emportée au loin par une vague de plaisir.

– Je veux te voir, dit–elle, pantelante. Enlève tes vêtements pour moi.

Il hésita. Ça avait déjà été assez difficile d'ôter sa chemise. Hermione le vit rougir et ne put croire qu'il était embarrassé.

– Je me retourne si tu veux, si tu as peur.

Elle se tourna, lui offrant la belle courbe de son dos et elle entendit un mouvement désordonné et un soupir. Snape sourit, appréciant la vue de la douce rondeur de ses fesses. La marque de son épaule était plus pâle et il sentit un écoeurant pincement en se voyant confronter à la preuve de l'attaque de Krum. Pourtant, elle était là, elle le désirait et elle voulait tout ceci.

Ses bottes tombèrent sur le sol et elle sentit son cœur battre la chamade dans sa poitrine tandis que le froissement se noyait dans le craquement du feu. Il s'approcha d'elle et l'embrassa depuis derrière, elle sentit son sexe dur s'appuyer contre ses fesses. Ses mains parcoururent son corps. L'une trouva sa poitrine et pressa mon mamelon dressé entre le pouce et l'index, tandis que l'autre s'égarait sur son ventre puis glissa dans la délicate chaleur humide entre ses jambes.

– Tu es en sérieux danger de te faire prendre par derrière, murmura–t–il à son oreille.

– Ohhhh.

Hermione sentit ses jambes céder sous elle et elle tomba. Il la soutint, l'amena jusqu'au lit et la posa sur les couvertures. Elle roula sur le dos, se poussa vers un endroit du lit où elle n'était pas susceptible de tomber et il fut rapidement à côté d'elle, l'attirant dans ses bras pour qu'ils soient face à face. Elle ne lui lança pas plus qu'un rapide coup d'œil sur sa longue silhouette mince – les jambes pâles recouvertes d'un duvet sombre, son ventre plat et son sexe tendu – avant qu'il ne lui soulève le menton et plonge son regard brûlant dans le sien.

– Je…

Il l'embrassa doucement, amoureusement.

– Je t'aime.

– Je t'aime aus…

Les mots de Hermione moururent et se transformèrent en profond gémissement tandis qu'il léchait ses tétons puis il en prit un dans sa bouche pour le sucer bruyamment. Il l'embrassa en descendant le long de son corps, la langue sortie, léchant la chair lisse, sondant son ventre, son abdomen et sondant plus bas.

– Ouvre tes jambes pour moi, chuchota–t–il.

Elle gémit, soudainement effrayée. Ses cuisses minces s'entrouvrirent et il abaissa sa tête, poussant son visage entre elles. Elle sentit sa langue donner un petit coup sur son clitoris. C'était une caresse fugace, pourtant elle était si intime et crue, c'était la chose la plus incroyable qu'elle avait jamais ressentie. Ses jambes se mirent à trembler lorsqu'un doigt, puis un autre, glissa dans sa moiteur et que la langue tournoyait à nouveau sur son clitoris. Ses hanches se poussèrent en avant, elle gémit et geignit en même temps. Il sourit contre son corps, l'embrassa et déplaça sa bouche afin que sa langue puisse rejoindre ses doigts en entrant en elle. Il la lapait, il la buvait.

– Tu as tellement bon goût, haleta–t–il.

Il respirait difficilement tandis que sa langue donnait à nouveau des chiquenaudes sur son bourgeon durci.

– Je veux te boire, Hermione, je veux te dévorer.

Hermione gémit, se tordit et haleta, sanglotant des mots incohérents tandis que sa langue sondait intimement son corps. Severus la suçait, léchait et buvait ses sécrétions et il lui semblait qu'elles avaient le goût du plus fin des vins. Son odeur était musquée de désir et elle suréleva ses hanches contre les doigts qui entraient et sortaient d'elle. Elle était proche du sommet, il pouvait le sentir à son corps trop tendu et il s'arrêta. Il leva la tête et se redressa en frottant son corps contre le sien. Il plongea sa langue entre ses lèvres et l'embrassa passionnément.

– Tu peux sentir ta saveur ? lui demanda–t–il d'une voix rauque. Tu aimes ?

Il ne lui donna aucune chance de faire plus que de lui retourner le baiser, il taquina sa langue contre la sienne jusqu'à ce qu'elle l'aspire profondément dans sa gorge et elle goûta sa salive mélangée à ses propres sécrétions, avec un sombre goût de désir.

oOo

Draco observa à travers ses paupières alourdies Harry déboutonner son pantalon et il souleva ses hanches pour qu'il puisse le glisser le long de ses jambes jusqu'à ses chevilles. Il étudia ses mouvements, la façon dont ses mains caressaient ses cuisses, vagabondant sur la chair lisse, ses doigts éprouvant la texture du fin duvet et les contours de ses muscles minces. Harry embrassa l'os de sa hanche, pressa ses lèvres contre le creux de son ventre et embrassa doucement l'extrémité de son pénis.

Harry lécha le dessous du membre tendu de Draco, lui arrachant une brusque inspiration entre ses dents. Draco caressa les cheveux de Harry, plongeant ses doigts dans leur désordre soyeux, humides de sueur à force d'avoir dansé toute la nuit. Harry prit le sexe de Draco dans sa bouche, faisant glisser ses lèvres sur sa longueur, le prenant entièrement dans l'arrière de son doux palais, dans la voûte de sa bouche. Draco soupira et ferma les yeux, reposant sa tête sur le canapé tandis que tout se mettait à se fondre au loin jusqu'à ce que plus rien n'ait d'importance excepté ce tunnel brûlant qu'était la bouche de Harry autour de lui et le glissement de sa salive, de ses doigts et de sa langue.

– C'est bon, bébé, murmura–t–il.

Harry marmonna quelque chose d'inintelligible en retour. Draco gloussa et haleta.

– On ne parle pas la bouche pleine.

oOo

Ron traversa furtivement la pelouse. Il se sentait malade et il voulait à tout prix éviter qu'on l'aperçoive de l'intérieur. Il avait besoin d'un endroit tranquille, d'un endroit chaleureux, loin de sa famille. Il ne pouvait pas les affronter maintenant, il ne pourrait pas se tenir là et prétendre que tout allait bien. Il avait dû faire ses preuves, montrer sa valeur – et il ne valait vraiment pas grand chose.

Il y avait une petite porte en dehors, vers le côté obscurci de la maison. Ron imaginait bien que Snape ne voulait probablement voir personne rôder autour de sa maison mais il n'envisageait pas de rester là longtemps et il n'irait pas fouiller. Il lui fallait juste un endroit pour se cacher, peut–être dormir. Il avait juste besoin d'un endroit pour être seul. Il se glissa au travers de la porte et se retrouva dans un corridor sombre et étroit. Il murmura un sortilège de lumière et avança dans le passage. Pendant un moment, il supposa que c'était sans doute un passage secret, caché derrière les murs afin de servir à une retraite rapide ou pour faire ce que lui–même était en train de faire, à savoir se cacher. Il lui sembla qu'il avait vu juste lorsqu'il atteignit la fin du passage et se retrouva du mauvais côté d'une porte. Il essaya de la pousser et il s'introduisit dans un salon par le biais d'un casier à livres qui pivota silencieusement pour lui permettre d'entrer.

La pièce dans laquelle il pénétra était calme et chaleureuse. Il pouvait distinguer les bruits de la fête mais c'était lointain. Un feu brûlait dans l'âtre et la chambre était remplie d'un profond éclat jaune. Ron réalisa immédiatement qu'il n'était pas seul et qu'en fait, la pièce était occupée. Il se sentit un peu déçu, c'était une chambre confortable et il aurait aimé pouvoir rester ici pendant un instant. Il ouvrit la bouche avec hésitation pour présenter rapidement ses excuses et partir. Mais aucun son ne vint, aucun son n'était nécessaire. Il se rendit vite compte qu'il n'avait pas été remarqué en fait, l'occupant de la chambre lui tournait le dos et Ron était masqué par les ombres et, en cet instant, même les sauvages Sombrals ne l'auraient pas délogé de l'endroit où il se trouvait.

Draco Malfoy avait la tête rejetée en arrière sur le canapé, les yeux fermés, la bouche ouverte. Son souffle était court et rapide, il émettait de petits bruits de gorge. Manifestement, quelqu'un était en train de le satisfaire, vraiment le satisfaire, parce qu'il chuchotait et gémissait de façon insensée et Ron aurait parié que cette personne était Hermione. L'occasion de la surprendre, de déjouer son mensonge persistant, était trop belle pour que Ron la laisse passer. Il se tenait là, regardant avec un mélange d'horreur et d'anticipation tandis que son ennemi gémissait de plaisir.

– Oh, c'est bon, bébé, fit Malfoy d'une voix rauque.

Il ouvrit les yeux et courba sa tête pour regarder la personne qui s'activait.

– Continue comme ça, bébé, continue comme ça.

Visiblement, elle faisait les choses correctement parce que Malfoy haleta, siffla entre ses dents et cria. Il abaissa sa main qui reposait sur le dossier du canapé, sans doute pour caresser ses cheveux, lui soulever le visage ou quelque chose comme ça.

– Putain, articula Malfoy, le souffle coupé. Oh, putain, t'es super, tu fais ça tellement bien que j'arrive pas à y croire.

Ron eut un sourire narquois, elle devait être foutument bonne. Un talent caché vraisemblablement, c'était soit ça, soit Malfoy mentait, ce qui était tout à fait possible. Pourtant Ron en doutait parce que Malfoy haletait plus fort maintenant, son orgasme le prenait visiblement par surprise. Il cria, geignit et murmura des mots tendres à son amante. Des mots que Ron ne percevait pas ou ne comprenait pas. Puis, soudainement, le coup de massue tomba, crié et clair :

– Oh, oh, ohhhhhh, OH ! Harry, Harry, Harry, Harry, HARRY ! HARR…. AHHHH !

Ron se figea, aussi raide d'une statue alors qu'il observait Malfoy se dissoudre de plaisir, son orgasme arrachant des cris à son corps. Des cris qui ne hurlaient pas le nom de Hermione, celui qu'ils étaient censés formuler, celui qui aurait donné à Ron un plaisir triomphant. Non, il ne criait pas ce prénom–là au cœur de la nuit. Malfoy criait le nom de Harry. Pendant un infime moment de stupéfaction Ron pensa : « Waouh, ça va faire chier Hermione d'entendre ça » mais ensuite le pourvoyeur de plaisir de Malfoy apparut dans son champ de vision, remontant le long de son corps, les lèvres tachées de semence et les yeux verts étincelants de désir.

– Je t'ai dit que je t'aimais, non ? demanda Malfoy, exténué.

– Oui, tu l'as dit.

Harry couvrit la bouche de Malfoy avec la sienne, l'embrassant profondément et Ron vit la langue de Malfoy pointer, léchant sa propre essence aux coins de la bouche de Harry.

– Mais tu peux me le redire, murmura Harry. Tu peux me le redire toute la nuit parce que je ne serai jamais fatigué de l'entendre.

– Je t'aime.

Harry l'embrassa à nouveau, étouffant les paroles dans la gorge de Malfoy. Harry se recula et baissa les yeux sur Malfoy, il devait être agenouillé sur le canapé parce que Malfoy était toujours assis bien droit.

– Tu veux toujours rentrer à la maison ?

– Ouais, sourit Malfoy. T'inquiète pas, je te promets de garder le lit au chaud pour toi.

– Je pense que je vais plutôt venir avec toi.

Harry souriait jusqu'aux oreilles, caressant la mâchoires de Malfoy du bout des doigts.

– Je suppose que nous pouvons y être dans cinq minutes, comme ça, je pourrais te mettre ma queue dans le cul dans dix minutes.

– Des promesses, Potter, toujours des promesses. Chaque fois que tu dis ça, tu finis sur le dos, les jambes en l'air et je te baise comme un dingue.

Harry rit.

– C'est si mal que ça ?

Malfoy embrassa doucement Harry.

– Pas du tout. J'aime que tu saches où est ta place.

– Quoi ? En dessous de toi, les pieds en l'air ?

– Exactement.

Harry rit affectueusement et ils s'embrassèrent encore, passionnément et bruyamment. Ron sentit une vague de colère brûlante déferler en lui, mélangée avec quelque chose qui ressemblait à de la jalousie. Ils les observait, observait comme il leur semblait facile d'être ensemble, comment ils étaient passionnés l'un envers l'autre – comme ils avaient l'air de s'aimer. Il sentit sa bouche de tordre de dégoût. Ils s'étaient dit des mots d'amour. Ron se sentit nauséeux à cette pensée. Harry était amoureux de Malfoy et Malfoy était celui qui avait fait apparaître les boutons de roses, c'était lui le pourvoyeur de roses, pas moins. Malfoy connaissait intimement le corps de Harry – et il le connaissait depuis des mois. Depuis la première rose en bouton. Ça n'avait jamais été Hermione. L'amant de Hermione restait un mystère.

Et Harry avait laissé Ron le croire. Il avait laissé Ron croire que Hermione avait été la traîtresse quand il avait eu la première. Harry avait sucé la queue de Malfoy une minute et écouté Ron condamner Hermione la suivante. Harry n'était rien d'autre qu'un putain de menteur.

La colère obscurcit sa vision, rendant impossible pour lui le simple fait de rester silencieux. Il sortit de l'ombre et regarda fixement Harry qui put le voir mais qui pourtant n'enregistra pas vraiment sa présence.

– Alors t'as jamais eu de petite amie ? demanda platement Ron, avec plus de calme qu'il n'en ressentait.

Il se permit un peu de satisfaction en voyant l'expression de Harry. Malfoy s'était retourné pour voir qui les avait surpris.

– Ça a toujours été Malfoy. Tu m'as laissé haïr Hermione. Tu m'as laissé détruire l'amitié que je partageais avec elle, juste pour couvrir ton propre cul.

– Ron, je…

Harry se dégagea péniblement de Malfoy et fit le tour du salon. Il sentait le musc, le pantalon qu'il avait mis masquait assez peu son érection, même si son érection avait diminué tandis qu'il tentait d'imaginer ce qu'il pouvait dire pour sa défense.

– Ron, je… je peux expliquer.

– Y a quoi à expliquer ? T'es pédé et tu laisses Malfoy te coller sa bite dans le cul. C'est joliment tout, hein ?

Harry le fixa longuement. Il était qui, lui, pour lui dire ça ? En parler comme ça rendait les choses sordides et perverses – ce qu'elles n'étaient pas. Il ne pensait pas que Ron allait l'écouter lorsqu'il expliquerait combien il aimait Draco. Il ne pensait pas que Ron resterait assis là à écouter l'histoire dans son intégralité, du premier instant à maintenant. Et il ne pensait pas non plus que Ron comprendrait le bonheur absolu qu'il avait ressenti quand il avait réalisé que Draco le désirait aussi, après deux ans à souffrir de ne pas l'avoir. Ron se foutait de ces choses–là, la haine de Ron était trop ancienne et trop profonde.

– Je suis désolé, chuchota Harry et il le pensait vraiment. J'aurais dû te le dire. J'aurais dû te le dire depuis longtemps.

Malfoy contourna le canapé. Il avait remonté son pantalon et il se glissa derrière Harry, en l'enveloppant de ses bras comme pour le défendre et posa son menton pointu sur son épaule.

– T'as un problème, Weasley ?

Ron sourit avec malveillance.

– Pas du tout. Je viens juste de réaliser quelle putain de belle paire de tapettes vous faites. Bordel, j'aurais dû le remarquer avant, hein ? Je me demande ce que tout le monde va penser quand ils découvriront que le nouveau Lord Malfoy encule leur précieux petit héros.

Harry pâlit et sentit que Draco resserrait son étreinte.

– Pourquoi tu vas pas juste te faire foutre, la Belette ? cracha Draco. C'est juste que t'arrives pas à l'avaler parce qu'il t'a pas choisi. Au mieux, tu ramasseras les poubelles et tu l'auras jamais, alors emmène avec toi ton immonde petit esprit et casse–toi.

– Oh, Malfoy, rit méchamment Ron, je ne serais pas si sûr de moi si j'étais toi, en fait, ils pourraient te castrer pour ça.

– Ron ! l'interpella Harry avec désespoir. Je t'en prie, on peut en parler, juste cinq minutes ?

Il avança de quelques pas vers Ron mais Ron recula.

– Putain, t'approche pas de moi, sale petit pédé.

Harry se stoppa net, déglutit et regarda Ron sortir par la porte.

– Je suppose que ça aurait pu se passer un petit peu mieux, dit calmement Draco.

Harry ne pouvait qu'être d'accord.

oOo

Severus était bercé entre les jambes de Hermione, son érection pressait durement contre l'estomac de la jeune femme. Hermione glissa vers le bas de son dos lisse et caressa ses petites fesses fermes. Il déplaça ses genoux, les poussa en arrière et suréleva un peu ses hanches. Elle se raidit involontairement, comme s'il allait lui faire du mal et elle garda les paupières fermées. Elle ne voulait pas qu'il arrête mais elle n'arrivait pas à contrôler cette peur soudaine.

– N'aie pas peur. Je pensais ce que j'ai dit. Je ne te blesserai jamais, murmura –t–il, en écartant doucement une mèche de son visage.

– Je n'ai pas… nia–t–elle. C'est juste que je… je…

Elle trembla sous lui.

– Chuuut, ne sois pas effrayée.

Elle pouvait à peine l'entendre parce qu'il embrassait sa gorge une nouvelle fois. Snape voulait désespérément être gentil, être un homme bon et lui dire qu'ils pouvaient attendre, qu'ils pouvaient prendre leur temps. Il le voulait mais il ne pouvait pas. Il voulait tout ça. Qu'il soit damné – il en avait besoin. Il lécha la peau juste derrière son oreille, il savait qu'elle adorait cet endroit puis lentement, il fit courir sa langue en une exaspérante traînée jusqu'à ses seins, suçant chaque mamelon tour à tour, mordillant doucement et l'amenant à la passion.

La pulsation entre ses cuisses devint si intense que le besoin en devint presque douloureux. Elle sentit son sexe dur frotter contre son clitoris gonflé et le plaisir tressauta en elle si rapidement qu'elle était certaine qu'elle l'avait imaginé. Son corps entier se tendit et ondula, prêt à jaillir et douloureux qu'on le soulage. Elle ferma les yeux, s'arqua contre lui et elle sentit son esprit se dissoudre. La seule pensée cohérente de Hermione fut qu'elle avait besoin de le sentir glisser en elle, besoin de ressentir toutes ces glorieuses sensations qu'il lui avait promises et de goûter le désir palpitant qui avait grandi implacablement.

– J'ai besoin de toi, chuchota–t–il à son oreille. Je… Je ne peux pas attendre… Je… Je suis désolé.

– Je te veux en moi, gémit–elle. Je le veux.

La pression qu'elle craignait arriva. Cela fit mal quand il poussa contre elle puis il y eut cette cuisante douleur lorsqu'elle le sentit entrer en elle. Elle était étroite, en dépit de la moiteur qu'il avait créée et, tandis qu'il avançait en elle, la faisant saigner, elle cria durement contre son épaule en se collant à lui, des larmes jaillissant de ses yeux. Il poussa en elle puis glissa à nouveau au dehors librement et elle trembla. Ce ne pouvait être tout et elle le savait. Elle se sentait stupide de le demander mais elle savait que ce ne pouvait pas être la conclusion de tout ça. Puis il fut en elle encore une fois, plus profondément qu'avant. Il grogna et plongea en elle encore et encore, dans l'espace étroit et glissant de son corps, chaque pénétration plus profonde et plus rapide que la précédente.

Elle était couchée sous lui, bouche ouverte d'émerveillement tandis que les mains de Severus obligeaient ses hanches à garder le même rythme que lui. La douleur se fondait, devenait moindre et, à sa place, la sensation vaguement cuisante avait graduellement été remplacée par la prise de conscience qu'il était en elle. Elle pouvait sentir son large pénis la remplir, pousser profondément en elle, se retirer et la remplir à nouveau en un coup rapide et dur.

– Oh, mon dieu, Severus, on dirait… On dirait…

Un frisson l'ébranla et il resserra son étreinte, attirant durement ses hanches contre lui, plongeant plus profondément encore dans son corps tandis que l'orgasme se mettait à grandir. Il glissa une main entre eux et caressa son clitoris, entrant son sexe plus vigoureusement en elle et, quand elle amena l'étroit passage de son corps près de lui, forçant ses yeux à s'ouvrir, il cria, se cramponna à elle et sanglota son nom encore et encore.

– 'Mione, 'Mione, 'Mione.

Un sanglot grandit dans sa gorge et elle l'entoura de ses bras, se tenant à lui tandis que les frissons de son propre orgasme déclinaient lentement. Son corps continuait de pulser et de fourmiller et elle enfouit son visage dans le creux de son cou. Son corps était à vif. Ils étaient tous les deux luisants de sueur, leurs cheveux humides étaient emmêlés. Il leva sa figure vers elle, échevelée sous lui et il se dit qu'il n'avait jamais rien vu d'aussi magnifique de toute sa vie. Il l'embrassa doucement, fatigué, heureux, soulagé. Il courba sa tête et retomba dans ses bras, il ne voulait pas bouger de sa position au–dessus d'elle et se sentait bien incapable de le faire.

Graduellement, Severus pensa qu'ils devaient ramper sous les couvertures pour se blottir l'un contre l'autre et s'endormir mais l'effort était trop grand alors qu'ils étaient tous les deux heureux d'être étendus là, en sueur, enchevêtrés intimement dans les membres nus de l'autre.

oOo

Harry et Draco ouvrirent la porte du salon et reculèrent d'un pas en voyant la masse de gens qui grossissait encore les rangs de la fête. Ils se serrèrent mutuellement les mains, effrayés de se trouver séparés, effrayés que quelqu'un leur dise quelque chose. Alors qu'ils pénétraient dans la salle de bal, ce fut comme si tout s'arrêta subitement. Pendant un instant, tous les yeux se tournèrent pour les dévisager et Harry sentit ses joues se colorer. Il serra la main de Draco un peu plus fort et se tint un peu plus droit puis regarda Draco. Lord Malfoy – magnifique, dangereux, complexe, c'était tout lui. Draco lui sourit et le guida à travers la piste de danse jusqu'à la porte.

La musique se remit en route, une chanson moldue, lente, un peu triste, très belle. Tellement comme Draco qu'elle fit presque pleurer Harry. Il s'arrêta brusquement, obligeant Draco à faire de même.

– Harry ?

– Danse avec moi.

– Quoi ?

– Danse avec moi, j'adore cette chanson.

Draco s'avança vers lui, enveloppa ses bras autour de sa taille et l'attira plus près. Harry posa sa joue contre son épaule et glissa un bras autour de sa nuque, respirant son odeur, ondulant et marchant en même temps que la musique, chantant doucement à son oreille. Quand il osa jeter un œil autour de lui, il vit qu'ils n'étaient pas seuls. Pour tous ceux qui étaient en train de les regarder, ils faisaient plus que danser. Minerva dansait lentement à côté d'eux, dans les bras de Dumbledore. Harry sourit, il n'avait jamais soupçonné qu'il y avait peut–être quelque chose entre eux et il était heureux de voir que c'était le cas. Il leva les yeux vers Draco et découvrit les pupilles grises qui le fixaient en retour, d'un air appuyé.

Lentement, avec hésitation, il s'étira et captura la bouche de Draco pour un tendre baiser.

– À jamais ? murmura Harry.

–À jamais et pour toujours, répondit Draco.

Et, à cet instant–là, il le pensait vraiment.

A suivre…

Voilà, merci d'avoir lu jusque-là. J'attends vos commentaires.

Bisous.

Falyla