Titre : Objects of Desire
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Auteure : Azrael Geffen
Traductrice : falyla
Correcteurs : falyla/Florent
Paring : Harry Potter/Draco Malfoy Hermione Granger/Severus Snape
Rating : M/NC-17
Etat de fic originel : terminée (20 chapitres divisés en 59 parties)
Etat de la traduction : terminée
Disclaimer: Les personnages appartiennent à l'univers de JK Rowling, l'intrigue est à Azrael Geffen, avec son aimable autorisation.
Warning : slash, scènes de sexe très graphiques, torture, viol, meurtre, tentative de suicide, drogue, abus d'alcool, langage cru.
Site : à cause des thèmes abordés, je ne sais pas si cette fic sera autorisée à rester sur FFnet, je la publie donc en parallèle sur AO3 sous le même pseudo.
Mise en ligne : sauf contretemps inattendu, le lundi, le mercredi et le vendredi.
Résumé : Après la fin de la guerre, Harry, Ron et Hermione décident de revenir à Poudlard pour obtenir leurs ASPICs. Avant la rentrée, lors d'une soirée très avinée, ils établissent et signent un pacte magique où ils s'engagent à perdre leur virginité pendant cette 8ème année.
Note de la traductrice : Merci beaucoup pour vos commentaires, j'apprécie vraiment.
Bonne lecture.
Objects of Desire
Chapitre 13 (2ème partie)
La frontière de la raison
Snape quitta le cours de DCFM juste après que Potter eut ridiculisé Draco une fois de plus en l'envoyant valser au loin et qu'il se fut assuré que le jeune homme ne souffrait pas de réels dommages. Au début, il ne remarqua pas que Hermione était derrière lui mais ensuite il comprit. Il prit plaisir à la sentir le suivre comme une ombre tandis qu'il se dirigeait silencieusement à travers l'école, le long des couloirs sombres puis en haut des escaliers désaffectés jusqu'à ce qu'il atteigne le troisième étage et la pièce poussiéreuse qui avait un jour abrité un chien à trois têtes prénommé Touffu.
Il pivota, cherchant dans l'obscurité. Il la trouva, sourit et dit :
– Tu peux sortir maintenant.
Elle émergea de l'ombre.
– Pourquoi es–tu monté jusque–là ? s'enquit–elle.
Mais son cœur martelait sa poitrine et elle sentit les premières vrilles de désir se diffuser en elle.
– Je pourrais te demander la même chose, lui retourna–t–il d'une voix soyeuse.
– Je te suivais.
– Je le savais.
Il se rapprocha et son estomac se noua.
– Je t'ai manqué ? balbutia–t–elle. Ces deux dernières semaines, je t'ai manqué ?
Il sourit sombrement.
– Beaucoup. J'ai dû me caresser tous les matins en imaginant ce que tu ressentirais si j'étais en toi.
Elle sentit sa culotte se saturer brusquement et elle dut combattre le besoin de se jeter sur sa chemise pour la déchirer.
– Ta jambe te fait mal ? murmura–t–elle sans penser une seule seconde à sa jambe mais avec une seule idée en tête : comment le convaincre de coucher avec elle.
– Non, pas du tout.
Il s'approcha encore et caressa son visage avec le dos de sa main.
– Tu étais inquiète ?
– Non, nia–t–elle, tandis que chacun de ses sens, chacune de ses terminaisons nerveuses s'éveillait sous l'attouchement.
Elle avait presque oublié combien il était grand le haut de sa tête atteignait juste le creux de sa gorge. Quand il l'attira contre lui, ses seins s'écrasèrent durement contre son torse et elle sentit son sexe dur presser le doux renflement de son ventre.
Un bras lui encercla le dos, la maintenant proche de lui, l'autre voyagea aisément sur tout son corps – sa main se faufila sous ses robes et fouilla pour trouver la fermeture de son soutien–gorge. Elle l'aida, adorant la manière dont il rit timidement quand il ne put le défaire et elle l'embrassa doucement.
Ohhhhh, oui.
C'était exactement ce qu'elle voulait. Sa langue entra profondément dans sa bouche et se mêla à la sienne avant d'explorer ses gencives, l'intérieur de ses joues et l'arrête dure de ses dents. Son pouce taquina un téton dressé puis sa paume se referma entièrement sur son sein avec urgence. Il ne s'était pas bien rasé ce matin, sa barbe la piquait mais c'était excitant et émoustillant.
Rien ne pouvait l'arrêter, ses baisers étaient époustouflants et elle pouvait sentir ses intestins se presser d'anticipation.
Sa main quitta son sein, descendit sur son corps, trouvant son chemin sous les épaisseurs de vêtements et fouilla entre ses jambes. Elle gémit, consciente qu'ils étaient debout au milieu d'une pièce dans laquelle n'importe qui pouvait entrer. Pourtant, il était en train de sonder ce qu'elle avait de plus intime et c'était ce qu'elle désirait le plus au monde, désespérant de se faire pénétrer par un doigt, prête pour ce membre qu'elle pouvait sentir presser contre son ventre avec insistance.
Il dégageait une odeur brûlante, sa sueur fraîche avait décuplé la senteur qu'il s'était appliquée sur la peau. Ses cheveux tombèrent en avant et se mêlèrent aux siens. Hermione put percevoir l'effluve du shampooing qu'il avait utilisé pour les laver. Seigneur, elle n'avait qu'une envie, le dévorer. Deux semaines, c'était bien trop long !
Elle se mit sur la pointe des pieds et suréleva son pubis, l'offrant à sa main. Il glissa son doigt entre les plis épais et plongea profondément en elle. Elle en eut le souffle coupé et émit un petit cri tandis qu'elle s'appuyait contre lui. Son pouce stimulait son clitoris et elle sentit ses jambes se mettre à trembler. Elle jeta ses bras autour de son cou et s'accrocha fermement pour ne pas tomber.
– Tu veux me montrer ce que tu as appris ? demanda Snape d'une voix rauque. J'ai réfléchi à ce que tu m'as dit et je veux que tu me montres ce que tu as fait aux doigts de Potter.
En un instant, elle fut à genoux sur le plancher sableux. Elle déboutonna son pantalon et son pénis jaillit, dur et épais, le prépuce reculé, découvrant le gland. Elle le fixa un moment, l'examina puis referma sa main autour et le caressa, laissant le pré–sperme agir comme lubrifiant pour sa paume qui bougeait sur toute sa longueur.
– C'est bon, c'est tellement bon. Je veux que tu la suces, mets–la dans ta bouche.
Sa verge palpitait avec force contre son visage comme une sorte d'arme et elle la voulut en elle, elle voulait cette hampe de chair dans sa chatte humide. Elle sentit une main courir dans ses cheveux. Il en agrippa une pleine poignée, l'utilisant comme une corde et tira son visage plus près de son sexe. Il dégageait une odeur de musc et de désir cette fragrance était enivrante.
Elle ouvrit ses lèvres et prit son pénis tout entier dans sa bouche, en reculant sa langue, stupéfaite de sa taille, de voir comme il la remplissait. Le goût était fort. Elle lapa sa longueur, insérant le bout de sa langue dans la minuscule fente qui coiffait son extrémité et savoura le pré–sperme qui s'y trouvait. Un grognement se fit entendre et il resserra son emprise sur ses cheveux, se poussa profondément dans sa gorge. Hermione eut un haut le cœur, c'était trop profond, mais elle le réprima. Harry lui avait dit qu'elle s'y habituerait, c'est juste une histoire de pratique – et elle était plus que partante pour s'y adonner.
Il se tenait là, jambes bien campées, sa tête rejetée en arrière tandis qu'elle lui prodiguait du plaisir. Elle relâcha sa prise et se recula, cherchant de l'air en levant les yeux vers lui, réalisant que ses traits étaient figés dans un grondement et qu'il était hors d'atteinte. Son sexe oscilla avec insistance, cherchant à nouveau sa bouche. Elle la referma sur lui, le suçant avec vigueur, lui soutirant graduellement son orgasme. Quand il jouit, elle paniqua, hésitant à se reculer ou à avaler et finalement, elle en prit dans l'arrière de la gorge et le reste s'écoula sur ses lèvres et son menton.
Il baissa les yeux sur elle, couverte de son sperme et il ressentit un bref instant de honte. Sortant un mouchoir de sa poche, il s'agenouilla devant elle et lui nettoya doucement le visage, pressant des baisers sur ses joues, son nez, ses yeux et finalement, sa bouche.
Ils quittèrent la pièce en silence, s'engouffrant dans le couloir en tant qu'étudiant et professeur haï. Lorsqu'ils atteignirent le palier, elle tourna en direction du Grand Hall pour le repas de midi et il pivota dans la direction opposée, jusqu'à l'infirmerie, décidant finalement d'aller montrer sa jambe.
Il l'arrêta bien vite s'assurant que personne ne pouvait l'entendre, il murmura son nom elle se retourna. Son visage avait encore une expression érotique, ses lèvres étaient gonflées de l'avoir sucé.
– Viens ce soir, dit–il à voix basse. Viens si tu le veux… Je dors mieux quand tu es là.
Elle sourit et acquiesça silencieusement puis elle l'observa tourner les talons et disparaître dans le couloir, loin d'elle.
oOo
– Tu es en retard.
Ron savait bien qu'il l'était. Il avait pris son temps, espérant secrètement que quelque chose se passerait bien avant que le 16 n'arrive. Et, comme rien n'arriva, il traîna les pieds, s'arrêtant même à Pré–au–Lard pour y boire quelques verres afin de se donner du courage.
– Ouais, dit–il en regardant nerveusement l'obscurité du ciel dans la nuit. C'était dur de s'en aller.
– Vraiment ? demanda–t–elle, sarcastique. Tu ne pouvais pas écourter ton repas ou une multitude de potes te retenait à l'école ?
Il détourna les yeux, sentant les premiers signes d'un besoin impérieux lui traverser le corps et il trembla. Ron se demanda pendant un instant si elle avait quelque chose pour le soulager, une dose de sa drogue, parce qu'il était à court et avait dû se rationner comme pour quelque chose d'extrêmement précieux.
– Je déteste attendre, aboya–t–elle. Tu le sais.
– Oui, je le sais.
– Alors, tu as dîné ?
– Oui.
– Bien, nul besoin de perdre notre temps à ça alors.
Elle se leva de sa chaise et se mit à marcher autour de lui.
– Enlève tes vêtements.
– Ange, je ne pense pas…
Elle s'arrêta devant lui et ses yeux se plissèrent.
– Tu sembles croire que c'est une requête. Ce n'en est pas une. Enlève tes vêtements.
Il déglutit.
– J–je peux pas, dit–il. Je peux pas continuer à faire ça. Je t'en prie, Ange, je peux pas… J–je suis malade.
– Oui, approuva–t–elle en souriant largement, mais je sais ce qui te fera du bien.
Elle fouilla dans ses robes et en ressortit un flacon de verre il sentit sa bouche saliver à la vue du liquide rougeâtre.
– C'est ça que tu veux, hein ? C'est inscrit sur ta figure.
Il hocha la tête, humectant ses lèvres sèches.
– Alors, comment tu te sens ? Pas bien ? Je parie que ta magie n'est plus aussi forte en ce moment non plus.
Il fronça les sourcils, confus et elle vit le premier clignotement de crainte dans ses yeux.
– Oui, c'est un des effets de la drogue. C'est un de ses mauvais côtés. Elle te rend faible quand tu n'en as pas, elle te rend malade.
Elle sourit, séductrice.
– Mais pourtant tu en veux encore, n'est–ce pas, Ronnie ?
Il hésita et acquiesça lentement. Elle rit doucement et marcha silencieusement autour de lui elle s'arrêta derrière lui et promena un doigt paresseux en travers de ses épaules. Elle aimait le sentir, elle aimait l'alignement parfait de ses épaules, la courbe avancée de son cou pâle et ses cheveux encore légèrement humides de sa douche. Elle se pencha et effleura ses lèvres contre sa nuque, se permettant le seul petit plaisir qu'elle prenait de lui. Il sentait le propre et le frais et vaguement le talc. Probablement quelque chose que sa mère lui avait donné. Peut–être quelque chose qu'il employait depuis son enfance.
Quelque chose qui ressemblait inconfortablement à de l'amour et à de la tendresse s'installa dans le creux de son estomac et Angelina le repoussa le plus loin possible. Oui, les garçons Weasley étaient doués pour ça ils étaient capables de susciter l'amour et la compassion chez une personne – et ils n'avaient plus qu'à aisément la détruire. Il n'y avait qu'à voir comment Ron traitait son meilleur ami.
Ils étaient tous pareils.
– Déshabille–toi pour moi.
Il ferma les yeux.
– Non, chuchota–t–il. Je peux pas.
Son visage se durcit et elle s'éloigna de lui.
– Déshabille–toi pour moi ou je le ferai moi–même.
– On doit arrêter ça, Angelina. On peut pas continuer.
– Fais pas chier, Ron. Tu pourrais ne pas aimer ce qui t'arriverait.
Il se détourna d'elle et elle sentit son sang se figer. Non, il n'allait certainement pas s'en aller. Elle en avait marre d'eux, marre qu'ils s'éloignent tous d'elle !
Ron sentit qu'on le tirait fermement par la taille et il se retrouva traîné par derrière jusqu'à elle, tiré par une force invisible. Il se demanda comme il se faisait qu'elle était si forte et qu'il se sentait brusquement si faible. La réponse était bien sûr encore dans sa main. Un épais liquide rouge qui nourrissait son désir.
Elle donna une chiquenaude à sa baguette et, soudainement, ses bras se retrouvèrent au–dessus de sa tête. Il paniqua et leva les yeux juste à temps pour voir une paire de menottes en métal se verrouiller autour de ses poignets.
– Qu–qu'est–ce que tu fais ?
– Je t'ai dit de pas me faire chier.
– Qu'est–ce que tu vas faire ?
Il lutta contre ses liens mais il ne réussit qu'à les resserrer encore plus, ses doigts se mirent à bleuir.
– Lutter n'aidera pas. Tu es totalement impuissant, vraiment pathétique.
– C'est stupide, Angelina, s'écria–t–il. Laisse–moi descendre !
Elle secoua tristement la tête. Puis elle pointa sa baguette sur lui et rit avant de lâcher :
– Abdo–Induviae.
Il entendit le son de ses vêtements se déchirer et ses robes lui furent retirées et jetées à travers la chambre, en un amas sale, dans un coin. Il regarda la maigre pile de laine noir et de coton blanc usagé. Maintenant, il était l'esclave de la femme de son frère aîné à qui ces habits avaient appartenu. Quelle ironie. Il faillit sourire.
L'expression dure d'Angelina ne changea pas et, d'un autre frémissement de sa baguette, la chaîne pendue au plafond s'enroula. Ron la regarda étirer ses bras et le soulever jusqu'à ce qu'il se retrouve sur la pointe des pieds. Son corps était raidi à l'extrême, chaque muscle criait et se tendait, luttait pour le stabiliser dans une position qui semblait impossible à maintenir. Il n'avait pas le choix, cependant. Angelina l'avait attaché très serré.
Elle tira brusquement le visage baissé de Ron, le tint par la mâchoire et le força à ouvrir les yeux. Il fut confronté à son propre reflet dans le grand miroir en pied et comprit qu'il n'y avait là aucune punition pour son retard ou pour l'avoir fâchée. Elle avait planifié tout ça depuis longtemps. Elle avait mis en place le miroir, ce qu'il avait fait n'importait pas et Ron savait depuis toujours que cela allait se terminer ainsi.
Il sentit son esprit s'engourdir et seules quelques parties basiques primaires semblaient fonctionner, quelques fonctions instinctives empêtrées dans un bourbier de crainte. Le dégoût et la honte le submergèrent puis la rage contre lui–même et contre sa geôlière et le fait qu'elle se permettait de faire ça avec une telle désinvolture et qu'il n'y pouvait rien. Ses bras lui faisaient mal, ses poignets étaient cisaillés par les liens métalliques qui le retenaient et, à sa grande horreur, sa vessie commençait à lui envoyer d'urgents messages, lui faisant regretter les verres qu'il avait bus pour calmer ses nerfs.
Angelina marcha autour de lui en inspectant son corps mince avant de déclarer d'une voix pensive :
– Tu sais, Ronnie, je crois que tu aimes ça. Je veux dire que ce n'est pas un prix si élevé pour ce que je te donne. Regarde les choses en face, Ronnie, tu as besoin de moi.
Il n'avait assurément pas besoin d'elle. Il haïssait même le fait de la voir. Elle s'arrêta devant lui et il ourla les lèvres. Avant même de savoir ce qu'il faisait – et peut–être en oubliant un infime instant dans quelle position il se trouvait – il cracha sur elle.
Angelina garda son calme. Elle savait qu'ils pouvaient se montrer ignobles et grossiers. Les Weasley étaient des Sangs–Purs mais personne ne soupçonnait la façon dont ils se comportaient. Elle essuya la salive de son visage et s'approcha d'un pas.
– Ce n'était pas très gentil, Ronnie, le réprimanda–t–elle doucement. Après tout, je l'ai fait pour toi. Je pense que tu as besoin d'apprendre les bonnes manières.
Elle fit glisser son doigt sur un de ses petits mamelons et le roula durement entre son pouce et son index. Il haleta et elle lui sourit avant de mordre le minuscule bouton, assez fort pour le faire crier, assez fort pour le faire saigner. Il se débattit en sentant la cuisante douleur se répandre dans sa poitrine puis une autre sensation le surprit tandis qu'elle enfonçait la seringue dans la chair tendre de son aine et qu'une soudaine chaleur déferlait en lui.
La drogue était forte, pure, différente et bonne.
– Chut, l'admonesta–t–elle en observant ses yeux rouler un peu dans leurs orbites, sachant qu'il serait de retour dans un instant, une fois que la vague initiale serait passée. Tu sais que c'est ce que tu veux. Tu le veux, hein, Ronnie ?
Sa tête se souleva légèrement dans une parodie d'acquiescement.
– Bon, je vais devoir te faire mal, tu le sais, n'est–ce pas ? Parce que tu as été très vilain encore une fois. Regarde ce que tu as fait, tu as trahi ton frère en séduisant sa femme. C'est très mal, non ?
Il hocha encore une fois la tête. Il avait l'impression qu'elle n'était plus rattachée à son cou.
– Regarde ce que tu es en train de faire. Tu es là, nu, avec moi.
Elle sourit tandis qu'il tentait de se concentrer sur son propre reflet.
– Et regarde ta bite. Elle est belle et dure maintenant.
Elle laissa descendre sa main sur sa longueur et la caressa doucement.
– Tu as une queue incroyable. Tu veux l'enfoncer en moi, je sais que c'est ce que tu veux.
Les yeux de Ron commencèrent à s'éclaircir maintenant que l'euphorie retombait un peu, il fronça les sourcils, une petite expression qui plissa quelque peu ses traits.
– Pourquoi tu fais ça ? demanda–t–il, la voix un peu étouffée.
– C'est important ? s'enquit–elle. Peut–être que je t'apprécie.
Elle le caressa plus fort.
– Tu sais que je pourrais faire tout ce que je veux avec toi, là, maintenant ?
Son timbre était bas mais il sentait le pouvoir caché derrière. Avec la drogue qui circulait en lui, sa voix l'excitait au moins autant que ses attouchements.
– Tu m'écoutes ? aboya–t–elle en le frappant durement en travers de son aine, le faisant se contracter et se reculer en un instant.
Il faillit se laisser aller, son besoin d'uriner augmentait de seconde en seconde et il reprit le contrôle de lui–même juste à temps.
Angelina marcha derrière lui en enlevant ses robes. Elle s'appuya contre lui en pressant ses seins dans son dos. Il grogna, désespéré de la toucher. Elle rit en l'entendant et abattit sa main sur une de ses fesses avec une force qui le choqua. La pièce résonna du bruit de la claque.
Elle s'éloigna de lui et prit quelque chose sur la table. Il se concentra sur ses mains et ses yeux s'agrandirent. C'était une sorte de petite raquette [1], comme un truc qu'il avait vu à Londres lorsqu'il était allé à Soho avec Harry et Hermione. Mais quelque chose lui disait que ce n'était pas une raquette moldue peu solide. Elle la ploya entre ses mains puis la relâcha. L'arrête plate reprit sa forme en vibrant.
Ron frémit en suivant sa progression tandis qu'elle reprenait ses cercles de prédatrice autour de lui. Il tendit son cou aussi loin qu'il pouvait pour observer Angelina, à demi convaincu qu'elle plaisantait en essayant, avec succès, de l'effrayer.
Elle se stoppa en face de lui, nue, mains sur les hanches, ses mamelons durcis. Il pouvait voir l'humidité qui suintait entre ses jambes. Elle se baissa, prit son pénis dans sa bouche et l'enfonça profondément dans sa gorge.
Oh, bon sang, c'est bon… C'est si bon.
– Arrête, je t'en prie, arrête, s'il te plait.
Sa bouche était partout sur lui et elle caressait ses testicules avec le bord plat de la raquette, l'amenant près de l'orgasme. Alors qu'il était sur le point de jouir, elle s'interrompit et se recula. Elle se redressa, les yeux flamboyants, la bouche gonflée.
– Tu n'es qu'un queutard en rut, ronronna–t–elle.
Elle frotta un peu de pré–sperme entre ses doigts et les poussa dans la bouche de Ron afin qu'il puisse se goûter. L'odeur du sexe d'Angelina monta à ses narines. L'odeur intoxicante du désir. Elle se replaça dans son dos et le tourna vers le miroir encore une fois.
– Regarde–toi, regarde comme tu es excité.
Son reflet était comme une vision érotique de son propre enfer personnel. Il était étiré et pâle, le corps douloureux et excité. Il pouvait voir la preuve de son addiction, les meurtrissures qui s'étalaient sur ses bras et ses jambes dans un camaïeu de rouge, violet et noir. Elle était derrière lui, un bras autour de lui et caressait son sexe. Depuis derrière, elle pressa un doigt entre ses fesses et la minuscule bouche de son anus se plissa d'anticipation à cette invasion. Il gémit.
– Détache–moi, dit–il brusquement. Détache–moi et je pourrais te faire l'amour.
Elle le secoua furieusement, s'empêchant de rire au choix de ses mots. Elle ne voulait pas qu'il l'aime – et elle ne voulait assurément pas l'aimer.
– JE T'AI AUTORISÉ À PARLER ?
– N–non, balbutia–t–il.
– Alors, tais–toi !
– Mais j'ai besoin de…
Il s'interrompit alors qu'elle lui jetait un regard d'avertissement.
– La ferme ! Tu ne parles pas !
– Mais j'ai besoin de pi…
Elle le frappa sur la poitrine, le ventre, les hanches et faillit précipiter le désastre. La douleur était atroce. Elle était hors de sa vue mais il pouvait l'entendre, la sentir et la percevoir derrière lui. La position l'étirait à l'extrême, sa peau le brûlait de son premier assaut avec la raquette, sa vessie pulsait et son pénis s'impatientait.
Soudain, elle enfonça durement son doigt en lui, Ron en eut le souffle coupé. Il cria quand elle fit des va–et–vient pour trouver sa prostate, l'encercler et la masser.
– Tu aimes ça, hein ? J'en suis certaine. Tu aimes mes doigts dans ton cul et pourtant, tu détestes ce que Harry fait avec son amant. Tu penses qu'il fait ça aussi ? Tu penses qu'il le fait avec Dra…
– Je sais pas ! la coupa Ron, le ton grinçant.
Il ne voulait pas parler de Harry, pas maintenant.
– Ils le font, tu sais. Ils font même plus que ça. Ils se tripotent mutuellement, ils se sucent mutuellement et tu détestes ça parce que maintenant tu sais comme c'est bon. Tu détestes ça parce que tu le désires, lui. Tu l'as toujours voulu.
Ron ferma les yeux et sentit une larme glisser le long de sa joue.
– Je t'en prie, laisse–moi partir.
– TA GUEULE !
Le brusque courant d'air et le sifflement derrière lui ne l'avertirent pas à temps et la souffrance mordit profondément sa chair quand la raquette s'abattit sur ses fesses nues. Il hurla puis l'instinct animal de vider son corps prouva trop bien sa véracité en cet instant alors que la cuisante douleur le submergeait, il sentit l'urine brûlante éclabousser son ventre puis couler sur sa hanche.
Oh, mon dieu, non, non, je vous en prie, non…
La raquette claqua encore une fois, plus bas cette fois, touchant le haut de sa cuisse gauche, puis son dos, ses côtes et ses jambes, encore et encore. Il hurlait, inondé de larmes – et pourtant elle ne cessait pas. Elle le battait, prise par son élan, et y prenait un plaisir total. Elle aurait dû y penser plus tôt, aurait dû faire la même chose à George, à Charlie et à toute cette foutue tribu. C'était purifiant et libérateur d'entendre Ron crier comme ça sachant que c'était elle qui infligeait la punition, tout à fait consciente que c'était elle qui faisait hurler, pleurer et supplier le petit bébé de Molly Weasley.
Et il hurlait, hurlait assez fort pour alerter quelqu'un de sa situation critique. Furieuse, elle fit une pause pour formuler un charme de silence, avant de reprendre sa tâche première. Qui aurait pu deviner qu'il pouvait hurler pareillement ? Putain, ça faisait un boucan !
Lorsqu'elle s'arrêta, il était suspendu mollement et muet elle sourit, hors d'haleine. Elle repoussa ses cheveux de son visage et essuya sa propre salive de son menton.
– Toujours avec moi, Ronnie ?
Il grogna doucement, lui confirmant que oui, il était toujours là. Elle plongea alors trois doigts en lui, les faisant pivoter autour de sa prostate jusqu'à ce qu'il jouisse, hurlant et désirant mourir de honte pour ça.
Elle abaissa la chaîne et il s'arrangea pour se stabiliser sur ses pieds. Ses bras étaient relâchés, ils étaient faibles et douloureux sur les côtés. Elle s'éloigna, ramassa les loques qui constituaient tout ce qui restait de ses robes et les lui jeta. Il tremblait en s'en enveloppant. Elle l'avait vu à son moment le plus vulnérable. Il avait hurlé, pissé et joui devant elle toute dignité l'avait quitté. Il n'y avait plus rien à sauver.
– La prochaine fois, tu seras à l'heure, n'est–ce pas, Ronnie ? déclara–t–elle, pragmatique.
Il acquiesça en silence, trop honteux pour parler.
– Parce que j'ai été très clémente avec toi. Je veux dire, je pourrais aller voir George.
Il hocha la tête encore une fois, se demandant quelle fatalité pourrait bien être pire.
oOo
Semeuse tapota sur le devant du miroir et murmura le nom de son ange. Il y avait bien longtemps qu'il n'avait pas créé de miroir magique et il avait commencé à perdre l'espoir d'y parvenir. Utiliser un bol pour regarder dans l'Edrisil aurait dû suffire, cependant un miroir avait l'avantage d'être plus large et plus facilement accessible. Finalement, il en dénicha un partiellement fabriqué dans les diverses collections du musée et il le termina en employant de la Teinture Planétaire de base desséchée et de l'Edrisil comme conducteur. Le résultat se tenait devant lui. Intégral et très orné, c'était là le portail visuel de ses obsessions.
La surface du miroir parut presque se liquéfier et se transformer puis, tout à coup, Lucius se tint en face de lui.
Le cœur du conservateur s'enfla dans sa poitrine et sembla vouloir exploser de regrets. Lucius était étendu sur le lit, il dormait profondément. Paisible et seul. Semeuse ne l'avait pas vu depuis qu'il avait transplané pour voyager avec l'exposition, cinq jours plus tôt. Il mourait d'impatience de retourner à Londres. Mais il ne pouvait pas, pas pendant la semaine, tout du moins. Il n'aurait pas dû laisser les Aurors se méfier et, par conséquent, le garder loin de lui. Il irait au musée pendant le week–end, il le devait. Il observa Lucius dormir, le cœur battant la chamade, désireux de l'extraire du miroir.
Un coup d'œil à l'horloge lui apprit que les elfes du musée étaient en retard. Il les avait chargés de s'occuper de son bien–aimé avec un soin méticuleux. Il leur avait dit que c'était le plus précieux des objets et qu'ils devaient le soigner comme s'il était là pour les superviser – ce qui était vraiment le cas – sauf que les elfes n'en étaient pas conscients.
Il attendit patiemment et finalement, ils arrivèrent. Trois d'entre eux fixaient le corps de l'ange avec anxiété comme s'ils en avaient peur puis ils se mirent rapidement au travail. Ils enlevèrent les couvertures et le linge sale avant de les changer. Semeuse les enviait, souffrant de ne pas avoir Lucius pour lui tout seul. Ils donnaient l'impression significative d'éviter de le toucher, un peu effrayés. Il pouvait comprendre pourquoi. De nombreux elfes qui travaillaient au musée avaient été libérés de leur famille – et un incident, quelques années auparavant, avait affranchi beaucoup d'entre eux du Manoir Malfoy. Ces elfes s'occupaient essentiellement de leur ancien Maître – et, manifestement, ils s'en rappelaient très bien.
Il ne peut pas vous blesser, petits elfes mais moi, je peux, alors continuez à travailler…
Les elfes déplacèrent Lucius, trouvant le courage de le mettre en position assise. Sa tête tomba en avant et un des elfes fut presque entièrement englouti par sa chevelure. Ils le changèrent promptement de position et le recouchèrent contre les oreillers. Ils le lavèrent, leurs doigts habiles travaillaient vite sur la chair pâle.
Semeuse sourit et sentit son pénis se durcir à la vue du corps nu sous ses yeux. Il lui tardait de le caresser, de faire courir ses mains sur cette peau douce. C'était toujours lui qui lavait son ange, c'était son travail et il s'en languissait. Regarder les autres le faire était une vraie torture. Se contenter d'observer d'autres que lui poser les mains sur lui, démêler ses cheveux et couper ses ongles ou comment ils massaient ses membres pour stimuler ses nerfs et ses muscles… C'était presque insupportable.
Oh, mon dieu, il est si beau.
Semeuse ne voulait qu'une chose : tendre la main et le saisir, prendre ce corps et goûter cette chair propre. Il connaissait la saveur de Lucius, il savait que la peau serait salée et quelque peu moite. Il savait que ses lèvres seraient douces et que sa salive rappellerait vaguement le miel.
Tout comme son fils.
Le fils. Maintenant, c'était un problème. Le jeune homme avait déposé une requête auprès du Ministère pour récupérer son père et cet idiot de Fudge l'avait vraiment envisagé. Semeuse l'avait vu le jour d'avant et il lui avait fallu des heures de persuasion afin de s'assurer que son ange se serait pas changé d'endroit. Semeuse avait soumis une revendication contraire, arguant que pour le bien du monde sorcier, le fils ne devait pas l'avoir. Fudge avait mentionné des problèmes récents, quelque chose dans les journaux mais Semeuse se refusait de lire la Gazette du Sorcier ou ses équivalents à potins et il était bien certain qu'il n'y avait là aucun réel intérêt.
Semeuse avait envoyé l'Edrisil à Poudlard par son hibou le plus éprouvé, ce dernier s'était débrouillé pour ne pas se faire intercepter et avait versé le liquide directement sur le rebord de la fenêtre du jeune homme. À la grande consternation du conservateur, la vue de la fenêtre donnait sur une chaise, une cheminée et une étagère de livres – le tout vu d'en haut. Quand il voyait l'occupant de la pièce, ce n'était généralement qu'un aperçu fugace et Semeuse en apprenait peu sur ses habitudes.
Une chose était pourtant évidente, Draco Malfoy partageait sa chambre avec son amant, un garçon du même âge que lui qui avait sur la tête un enchevêtrement de cheveux noirs qui semblaient partir dans toutes les directions. Il était étrangement mince, lui conférant une apparence de fragilité et de force, le tout en un seul corps. Occasionnellement, le garçon aux cheveux sombres apparaissait nu, ses hanches osseuses paraissaient trop étroites pour ses larges épaules anguleuses. Quand il surprenait parfois la peau légèrement bronzée, Semeuse sentait une vague de plaisir déferler en lui.
Le fils de son ange restait rageusement couvert. Quand il se rendait vers l'étagère de livres ou en face du feu, il était étroitement enveloppé dans ses robes, comme s'il était timide ou peut–être conscient d'être observé. L'angle de vision était tel qu'il était toujours au–dessus d'eux et Semeuse était désappointé de ne jamais voir leur visage. Il aurait aimé voir leur visage, s'assurer que le jeune homme était aussi ressemblant à son père que dans son souvenir.
Semeuse espionnait rarement la pièce, préférant se concentrer sur son ange. Sa vision de la perfection était étendue dans son lit, si loin de lui. Les elfes lui avaient passé une nouvelle chemise par–dessus la tête et ils étaient en train de la lisser sur son corps, le cachant au reste du monde. Prudemment, ils tirèrent les couvertures sur lui et ce ne fut qu'alors qu'ils réalisèrent qu'il était réveillé et qu'il fixait droit devant lui. Ils le regardèrent un moment comme s'ils s'attendaient à ce qu'il bouge et se mette à les frapper mais il resta parfaitement étendu, immobile, impuissant à les arrêter quand l'un d'eux lui balança un coup de pied parfaitement exécuté dans les côtes.
Le conservateur se leva, rugit et transplana. Manifestement, il s'était éloigné trop longtemps.
oOo
– Tu dois dire à Potter que le professeur Dumbledore a décidé de vous confiner dans l'école tous les deux.
– Quoi ?
Draco venait juste d'arriver dans les appartements de Snape en espérant entendre que son parrain avait trouvé plus dans le journal de Lucius, pas pour apprendre qu'il était officiellement coincé à l'école.
– Pourquoi ? Qu'est–ce qu'on a fait ?
– Rien. Pré–au–Lard croule sous les photographes de la Gazette du Sorcier, ils essaient tous d'obtenir une photo de vous deux ensemble et Albus tente d'éviter ça.
Snape sourit étroitement.
– Et aussi, le courrier de Potter a pris un tournant définitivement sexuel. Il semblerait qu'il y ait un certain nombre de sorciers dehors que ça ne dérangeraient pas de faire ce que tu as fait et qui veulent prouver qu'ils en sont capables… et… il apparaîtrait qu'ils ont installé un campement à Pré–au–Lard aussi.
Merde.
– Maintenant, est–ce que tu connais quelqu'un du nom de Regina Vermoral ?
Draco fronça les sourcils, y réfléchit et secoua la tête.
– C'est une Moldue, dans la petite trentaine. Les gens pourraient penser qu'elle est un peu bizarre.
– Bizarre comment ?
– Folle.
– Pourquoi je connaîtrais une Moldue cinglée ? La seule givrée que je connais est cette femme avec tous ces chats dans le village près de la maison, mais elle est vraiment vieille.
Snape connaissait assez bien la femme aux chats. Quand il était jeune, Lucius avait pris l'habitude de le payer pour y aller subrepticement, afin d'ensorceler ses plantes. Ainsi elle pensait que ces dernières lui parlaient. Il réprima une irritante vague de honte qui suggérait qu'ils pouvaient être responsables de sa folie.
– Non, pas elle. Cette femme est jeune, probablement attirante, c'est quelqu'un que ton père… connaissait.
– Quelqu'un que mon père aurait sauté ? Une Moldue ? Non, papa ne se serait pas fait une Moldue.
– Draco, ôte tes lunettes roses pour un moment. Quand ça vient de ton père, l'expression tout ce qui bouge prend un autre sens.
Draco croisa les bras et se renfrogna un peu plus.
– Il ne pouvait pas être si mauvais. Il avait ses critères.
– En effet et ils n'étaient pas très élevés.
– Pas du tout, il aimait la beauté et l'intelligence. Si une personne était stupide, il s'en fichait tant qu'ils étaient beaux et vice versa. Si quelqu'un était laid mais intelligent, il l'appréciait aussi.
Snape ricana, pas entièrement convaincu.
– Il t'a sauté toi aussi, hein ?
Les yeux de Snape s'écarquillèrent et il fut momentanément frappé de stupeur.
– Je sais des tas de choses, oncle Severus.
Manifestement. Snape s'éclaircit la gorge, décidé à ne pas poursuivre plus avant dans cette direction. Draco, de son côté, sembla réticent à lâcher le morceau.
– Tu as toujours été son point faible. Ça a dû être un vrai choc quand il a découvert que tu l'avais trahi.
Snape fronça à nouveau les sourcils, sa relation avec Lucius n'était pas quelque chose dont il voulait discuter ici.
– Je pense qu'il a plus compris que tu ne le réalises.
Il caressa le journal d'une manière protectrice.
– Maintenant, si ça ne te dérange pas, j'aimerais revenir à Regina Vermoral.
– Très bien.
Draco s'assit et dessina un motif sur la couverture poussiéreuse du livre.
– Pourquoi tu veux savoir qui elle est ?
– Parce que je crois que c'est chez elle que ton père allait quand il cherchait à faire la potion qu'il a prise. Si nous pouvons la trouver et si elle est toujours en vie, j'ai bon espoir que nous obtiendrons qu'elle nous dise comment il l'a faite.
– Pourquoi elle serait morte ?
– Il aurait pu la tuer dès qu'il aurait eu ce qu'il voulait. Ça n'aurait pas été la première fois.
Draco remua inconfortablement sur sa chaise.
– Non devrait le savoir.
– L'elfe de maison ?
Draco acquiesça.
– Papa lui disait tout parce qu'il était tenu de garder les secrets.
Un elfe de maison, entre toute autre chose. Typique de Lucius, il voulait raconter ses secrets alors il les disait au seul être qui serait plus difficile à briser que Gringotts. Même les elfes qui détestaient leur Maître étaient durs à convaincre de parler et Non était complètement différent. Non était entièrement dévoué à Lucius Malfoy et il était aussi intelligent, pas que ce soit une qualité hautement prisée chez un elfe mais certainement prisée pour Non. Il ne lui révélerait rien de bon gré et il n'allait assurément pas se laisser abuser et lui transmettre ce qu'il savait. Il serait plus facile de retirer ses amygdales au calamar géant que de faire parler l'elfe.
– Il te le dirait ?
Draco haussa les épaules.
– Peut–être, si papa lui a dit qu'il pouvait.
– Tu peux le faire venir ?
– Non. Non est rattaché à la maison. Mais je peux aller là–bas.
– Non, tu ne peux pas. Dumbledore t'a confiné dans l'école.
– Ouais alors je sortirai en cachette.
Snape soupira.
– En fait, tu ne peux pas. Dumbledore a placé des sortilèges autour de Potter et toi. Tu n'iras pas plus loin de la porte principale.
Sans blague.
Draco ouvrit la bouche pour laisser échapper un flot d'insultes et de critiques mais Snape l'arrêta avant que les mots ne s'échappent de ses lèvres.
– Et si j'y allais et le ramenais ?
– Il t'arracherait probablement les yeux en essayant de rester dans la maison.
Oh, bon sang, je trouverai bien un moyen !
NdT :
[1] a paddle en vo. Jouet utilisé en jeu SM. C'est un petit panneau qui peut être constitué de différents matériaux, spécialement conçu pour la fessée.
A suivre…
Voilà, merci d'avoir lu jusque-là. J'attends vos commentaires.
Bisous.
Falyla
