Titre : Objects of Desire

Lien vers la fic originale : dans mon profil, FFnet n'affiche pas les liens URL

Auteure : Azrael Geffen

Traductrice : falyla

Correcteurs : falyla/Florent

Paring : Harry Potter/Draco Malfoy Hermione Granger/Severus Snape

Rating : M/NC-17

Etat de fic originel : terminée (20 chapitres divisés en 59 parties)

Etat de la traduction : terminée

Disclaimer: Les personnages appartiennent à l'univers de JK Rowling, l'intrigue est à Azrael Geffen, avec son aimable autorisation.

Warning : slash, scènes de sexe très graphiques, torture, viol, meurtre, tentative de suicide, drogue, abus d'alcool, langage cru.

Site : à cause des thèmes abordés, je ne sais pas si cette fic sera autorisée à rester sur FFnet, je la publie donc en parallèle sur AO3 sous le même pseudo.

Mise en ligne : sauf contretemps inattendu, le lundi, le mercredi et le vendredi.

Résumé : Après la fin de la guerre, Harry, Ron et Hermione décident de revenir à Poudlard pour obtenir leurs ASPICs. Avant la rentrée, lors d'une soirée très avinée, ils établissent et signent un pacte magique où ils s'engagent à perdre leur virginité pendant cette 8ème année.

Note de la traductrice : Alors, c'est officiel, Ffnet ne m'aime pas et me pourrit mon texte une fois sur deux en enlevant des mots et des espaces. J'espère que tout est corrigé. Merci beaucoup pour vos commentaires, j'apprécie vraiment.

Bonne lecture.

Objects of Desire

Chapitre 13 (3ème partie)

La frontière de la raison

12 Février 1999

« Chère Miss Granger,

Vous trouverez, ci–joint, une convocation afin de comparaître au procès de Mr Viktor Krum, planifié pour le vendredi 26 mars 1999. Les charges retenues contre lui sont : tentative d'assassinat, tentative d'agression et tentative de viol sur votre personne. Merci de bien vouloir prendre note que si vous ne répondiez pas à cette convocation ou si vous ne vous présentiez pas au Ministère de la Magie à la date susmentionnée, Mr Krum bénéficierait d'un non–lieu et serait autorisé à retourner dans son pays en tant qu'homme libre.

Si vous avez la moindre question concernant cette convocation, n'hésitez pas à contacter notre bureau.

Cordialement.

Anya Zohar

Secrétaire

Ministère de la Magie. »

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12 Février 1999

Concerne : votre requête n°

« Cher Mr Malfoy,

Après un examen attentif de la situation, le Ministère de la Magie a arrêté sa décision concernant le transfert et le placement sous votre tutelle du prisonnier Mr Lucius Malfoy n° XX∆∂.

À ce jour, le Ministère pense que nous ne pouvons pas placer Mr Malfoy sous votre tutelle. Vos engagements scolaires, vos problèmes de santé et les récentes révélations de la presse ont conduit le Ministère à croire que vous n'êtes pas en mesure de créer un environnement approprié au prisonnier. Par conséquent, la garde temporaire a été accordée à Mr Archibald Semeuse, conservateur du Musée des Arts et Antiquités magiques.

Vous avez 30 jours pour faire appel de cette décision.

Cordialement.

Anya Zohar

Secrétaire

Ministère de la Magie. »

oOo

Ron revint de Pré–au–Lard, avec pour la première fois depuis un mois, un sentiment d'espoir ancré au corps. Elle partait. Le lendemain matin, elle serait partie et il n'aurait plus jamais à la voir. Pas avant cet été et, avant que ça n'arrive, il pouvait raisonnablement espérer avoir trouvé un job décent et se retrouver aussi loin d'elle que possible.

Un jour, il avait espéré travailler avec ses frères mais maintenant l'idée lui paraissait absurde. Il doutait qu'il pourrait un jour regarder George dans les yeux ou qu'il serait un jour capable de s'asseoir à la table familiale sans se sentir coupable de ce qu'il avait fait.

Il se demandait si elle était aussi cruelle et dure avec George ou si c'était une punition qui lui était réservée rien qu'à lui. Une punition pour sa propre duplicité. En y repensant, il ne se souvenait même pas pourquoi il l'avait désirée, ni même ce qu'il l'avait fait penser à elle en tant qu'amante, mais ça avait dû lui traverser l'esprit à un moment ou un autre, puisqu'il l'avait séduite. Il devait l'avoir séduite – elle le lui avait affirmé – et depuis, elle n'arrêtait pas de lui assener que tout était de sa faute à lui.

– C'est toi qui m'as séduite, lui avait–elle dit.

Il avait été d'accord, donc ça devait être vrai.

Ce soir, elle avait été gentille avec lui. Aimante même. Il grimaça à ce souvenir puis il ne put s'empêcher de se moquer de lui–même. D'une certaine manière, il la haïssait quand elle était tendre, il la haïssait bien plus que quand elle lui faisait mal. Quand elle était affectueuse, il était obligé de se confronter, de se faire face et au fait qu'il aimait ça. Quand elle était aimante, il la désirait. Il voulait l'embrasser, la caresser, et se sentir dans les confins de son corps. Quand elle était aimante, il cherchait son contact et en retirait du réconfort. Il pouvait presque prétendre qu'elle l'aimait peut être et qu'elle n'était pas la femme de son frère, mais une toute autre femme, quelqu'un qui n'appartenait qu'à lui.

Et l'idée même d'être comme ça avec elle le rendait physiquement malade.

Il pouvait la sentir sur tout son corps, sentir son sexe dans sa bouche. Elle l'avait pris à même le sol et son corps était couvert d'une fine pellicule de sueur et de poussière. Il se sentait sale. Sous sa robe de sorcier, son épaule pulsait de douleur et il savait que l'entaille fraîche de la piqûre suintait le sang et le pus le long de son bras. Il avait besoin d'une douche.

Quand il atteignit enfin le château, il était tard, bien après deux heures du matin même les fantômes semblaient se reposer. Ses pas produisaient un bruit sourd tandis qu'il parcourait les escaliers en dalles de pierres jusqu'à la tour. Les escaliers ne lui avaient jamais paru aussi longs. Il l'avait remarqué ces dernières semaines, qu'ils étaient devenus plus durs à monter et ce soir, il se surprit à s'arrêter pour reprendre son souffle, levant les yeux vers la spirale sans fin des marches, il aurait aimé avoir son balai avec lui. Quand il finit par atteindre le portrait de la salle commune, il suait et sa sueur avait un relent sauvage, comme si quelque chose de sombre rôdait sous sa peau.

Il s'engouffra dans les douches, son esprit si soudainement consumé par le besoin impérieux de se débarrasser de cette odeur qu'il ne s'arrêta pas un instant pour se déshabiller. Il arracha ses vêtements humides à son corps avant de les jeter dans une marre d'eau et de laine au sol. Il laissa l'eau courir sur son corps, ouvrant l'eau chaude au maximum jusqu'à ce qu'une épaisse buée envahisse la pièce et que sa peau tourne au rouge vif. Mais il pouvait toujours la sentir. Un sanglot traversa son corps alors qu'il frottait, enfonçant ses doigts dans sa peau pour tenter désespérément de l'arracher hors de ses veines.

Ça ne sortait pas. Il pouvait la sentir le traversant aussi sûrement que la drogue elle–même, puis ses veines s'ouvrirent, les trous dans ses bras lâchèrent et ses bras se zébrèrent de rouge sous l'eau.

Ron sourit. Ça sortait, la drogue s'en allait. C'était bien, c'était une bonne chose.

Mais ce n'était pas la drogue, c'était du sang… et Charlie n'était pas là pour tout aille ferma le robinet de la douche et resta planté là, laissant son corps se calmer. Il regarda, comme en transe, le sang se tarir et il ne resta bientôt plus que des hématomes. Comme si le sang n'avait jamais été là.

Oh, bon Dieu, dans quel état je suis.

Il se mit à trembler quand l'air froid s'engouffra à travers le brouillard, puis, il perdit ses sensations et il se laissa tomber au sol.

oOo

Semeuse passa ses doigts dans les cheveux de son ange et le ramena vers lui. Son corps était chaud et docile et, grâce à leurs récents exercices de natation, il reprenait quelques muscles qui avaient commencé à fondre puisque inutiles. Il était toujours trop maigre mais il n'y avait pas grand–chose que le conservateur puisse y faire. Forcer de la nourriture dans son œsophage n'était pas une option.

Néanmoins, il avait amené des présents et, comme la date de la St–Valentin s'approchait, il avait choisi le chocolat pour essayer de faire manger Lucius. Il trempa un doigt dans le pot de masse fondue et en étala une fine couche sur l'intérieur des lèvres de son ange. La langue rose et râpeuse de Lucius sortit instinctivement pour y goûter et Semeuse sourit.

– Oui, c'est bien, c'est du chocolat, tu te souviens du chocolat ?

Lucius ne répondit pas et, passé un moment, une fine trace de salive chocolatée descendit le long de son menton. Semeuse lui adressa un sourire indulgent et le lécha.

– Tu voudrais voir ce qu'est en train de faire Draco ?

Il avait pris le miroir avec lui, un cadeau de St–Valentin qu'il voulait offrir en avance. Après avoir minutieusement observé la pièce, Semeuse avait découvert que le jeune homme prenait place chaque soir devant le feu et lisait pendant des heures. Il était réglé comme du papier à musique. Il s'asseyait, tard le soir, absorbé par le livre qui avait retenu son attention et il restait là jusqu'à ce que son amant revienne et l'oblige à se coucher.

C'était une vision qui, Semeuse l'espérait, exciterait Lucius. La vision de son fils lisant calmement, ses genoux ramenés sous lui. Quelque chose qui lui apporterait du réconfort, jusqu'à ce qu'il puisse amener le garçon ici et là, la paire serait complète.

– Il lit, expliqua Semeuse en prenant le miroir. Et il est si adorable, j'ai pensé que tu aimerais le voir.

Il tapota la surface du miroir et attendit que la glace change et révèle les contours familiers de la chambre du jeune homme.

Mais ce n'était pas comme d'habitude, pas du tout ! Quand la vision fut claire, au lieu d'un Draco lisant tranquillement comme s'y attendait Semeuse, ils furent confrontés à la vue des deux garçons qui baisaient contre une bibliothèque.

Un sourire s'étala sur le visage du conservateur et il rejoignit Lucius, sans ôter ses yeux du miroir. Le garçon aux cheveux sombres, l'amant, étalé contre la bibliothèque, le bord de ses fesses sur une des étagères, ses jambes ancrées au niveau des coudes de Draco. Il se soutenait comme il pouvait, agrippant les bords du meuble pour se supporter alors que Draco pilonnait durement son corps. Assez fort pour déranger tout ce que contenait la bibliothèque, des livres, des photographies et autres babioles pleuvaient sur eux.

Draco était à moitié nu, les vêtements débraillés et Semeuse ne put s'empêcher de se demander s'il était jamais nu. L'amant était délicieusement nu, l'accueillant loin en lui.

– Regarde–les, Lucius.

Semeuse inspira. À ce qu'il pouvait voir de leurs visages, le couple semblait osciller entre extase et torture.

– Regarde comme ils en veulent, regarde comme ils aiment ça.

Lucius avait le regard fixe et Semeuse pensa un instant qu'il avait pu discerner un changement dans son expression. Il regardait, conscient de ce qu'il voyait.

– Est–ce qu'il est chaud à l'intérieur, Lucius ? Aussi chaud que toi ? Regarde–le, fort et dominateur;on dirait qu'il ne peut pas entrer assez profondément en ce garçon. Est–ce qu'il est comme toi pour ça; est–ce que c'est quelque chose que tu lui as appris ?

Il glissa une main sur la cuisse de l'ange et commença gentiment à caresser son doux pénis jusqu'à ce qu'il se durcisse lentement.

– Tu aimes ça ? Est–ce que tu aimes regarder ton fils pendant que je te touche ?

Il caressa Lucius un peu plus fort.

– On peut le regarder ensemble. Et quand il sera là, tu pourras me regarder bouger en lui. Tu aimerais ça ?

Semeuse reporta son regard sur le miroir et la scène intime qui se jouait là et commença doucement à masturber Lucius de ses mains expertes. Les jeunes hommes dans le miroir arrivaient à leur fin, il pouvait voir l'urgence avec laquelle ils mouvaient leurs hanches. Ils allaient bientôt atteindre l'orgasme et Semeuse attendait ce moment, espérant que, peut–être, ils relèveraient leurs visages, pour lui montrer à quel point ils étaient beaux.

– Est–ce que tu crois qu'on va le voir, Lucius, l'amant de Draco ? Peut être que nous pourrons le voir ce soir, voir si son visage est assez mignon pour notre garçon… Ou est–ce que tu sais déjà qui c'est ? Est–ce que tu sais s'il est assez beau ?

Draco jouit, s'enfonçant profondément dans son amant et le jeune homme brun cria en s'agrippant aux épaules de releva son visage et Semeuse se rapprocha d'anticipation tandis que ses yeux s'ouvraient et il y eu un flash d'un vert brillant… et le miroir explosa.

Semeuse se retourna vers son ange dont le visage était dur, comme s'il s'était concentré pendant un long moment.

– Lucius !

Il grogna férocement, envahit par la colère qui l'étreignait.

– Tu es vraiment un très vilain garçon.

oOo

Harry bailla puis se gratta, il regrettait le verre d'eau qu'il avait bu avant d'aller se coucher. Son corps souffrait un peu. C'était une souffrance plaisante, une souffrance qui lui disait qu'il venait d'être profondément baisé et qu'il devait retourner se blottir contre Draco. Il ne savait vraiment pas comment Draco faisait pour boire autant d'eau avant d'aller au lit et réussir à dormir toute la nuit – non pas qu'ils aient réellement dormi pendant l'heure qui venait de s'écouler. Draco lui conseillait de boire tout autant et Harry s'en serait pas mal fichu si ce n'était que présentement, il était deux heures du matin et qu'il avait désespérément besoin de pisser.

Il fut surpris d'entendre le son de l'eau qui coulait en entrant dans la salle de bain. Apparemment, quelqu'un prenait une douche un peu tard. Le son de l'eau réussit à augmenter son besoin de se soulager et il rata presque l'urinoir. L'eau s'arrêta peu après et Harry fut soulagé quand la salle de bain redevint silencieuse.

Il se tenait devant l'urinoir et résista à l'envie de se frotter les yeux pour évacuer les derniers restes de sommeil. Il ne voulait pas se réveiller entièrement; il voulait juste retourner au lit et baigner dans l'univers de chaleur que Draco créait entre les couvertures. Il sourit béatement, pensant à Draco lui marmonnant quelque chose d'inintelligible quand il s'était levé et se retournant pour continuer tranquillement à ronfler doucement. Il devait l'admettre, le fait que Ron le foute à la porte de leur chambre avait été un cadeau du ciel dissimulé dans un emballage de méchanceté. Harry adorait le fait d'avoir un accès illimité à son corps et il se retrouvait quelque fois assis sur le lit, la nuit, à le regarder dormir, à caresser tendrement ses cheveux, pleurant presque de bonheur.

Ses pensées furent interrompues par un bruit provenant des douches et Harry se prépara à la confrontation, qui que ce fut. Il espérait qu'ils ne diraient rien, il était de bonne humeur et il ne voulait vraiment pas se battre ce soir.

Mais personne ne sortit. Harry fronça les sourcils et écouta. Il y avait définitivement quelqu'un; il avait entendu l'eau couler et la seule sortie à la salle de bains était de passer par les toilettes, donc personne n'était sorti. Il écouta attentivement, se forçant pour entendre puis il identifia enfin le bruit. Comme un sanglot. Comme si quelqu'un pleurait.

Il eut une vague vision d'un pauvre hère qui serait tombé dans les douches, couché là de douleur jusqu'au matin parce que Harry s'était montré réticent à enquêter. Il soupira, se lava les mains et s'avança doucement vers les douches, espérant que, qui que ce fut, il ne prendrait pas mal le fait qu'il soit là.

– Ron ?

C'était Ron, bien sûr que c'était lui, Harry pouvait difficilement se tromper. Il était assis sur le sol de la cabine de douche, les genoux ramenés sur son torse, complètement trempé, se balançant d'avant en arrière. Il trembla de froid en levant les yeux vers Harry, ils semblaient absents, comme s'il ne le voyait pas.

Harry attrapa rapidement une serviette et, s'agenouillant devant lui, l'enroula autour de la forme tremblante de son ami. Il ne pouvait pas manquer de remarquer les hématomes livides qui lui abîmaient les bras et les jambes. Elles ressemblaient à des piqûres. Certaines étaient anciennes, d'autres atrocement fraîches.

– Ça ne va pas ? Qu'est–ce qui t'arrive ?

Ron ne répondit pas, il ne semblait pas réaliser que Harry était là. Harry l'entoura d'une deuxième serviette et essaya de le tirer vers l'avant, de le sortir de l'eau froide stagnant sur le sol carrelé. Il tomba en avant, s'effondrant presque dans les bras de Harry. Sa joue humide s'écrasa sur son épaule, il resta appuyé de cette façon pendant un long moment, semblant heureux de frissonner là, tirant quelque chose de la force de Harry et calmant sa respiration pour adopter un rythme plus mesuré.

Harry ne parla pas. Il changea de position et se mit à genoux sur le sol trempé, tout en serrant fort Ron, le sentant trembler dans ses bras, en se demandant ce qui avait pu provoquer ça. Pourquoi était–il là, que s'était–il passé ? Au moins, il devait briser le silence, il avait besoin de savoir ce qui n'allait pas, il avait besoin de savoir comment il pouvait réparer ça.

– Qu'est–il arrivé, Ron ? murmura Harry.

Son estomac se tordit quand il sentit Ron se raidir au son de sa voix, comme s'il l'entendait pour la première fois et qu'il réalisait enfin ce qu'il faisait. Ron s'éloigna, s'arracha presque des bras de Harry.

– Ron…

Harry savait que c'était sans espoir, il pouvait le voir à son expression.

– S'il te plait, dis–moi juste ce qui t'es arrivé.

– Barre–toi, siffla Ron. Ôte tes sales pattes de moi !

– Ron.

Harry secoua la tête, consterné, mais décida qu'il devait quand même le presser un peu.

– On est inquiets pour toi, Hermione et moi…

– Épargne–moi ta pitié, j'en ai pas besoin.

– Quelque chose ne va pas avec toi. Si tu voulais juste me dire ce qui t'arrive, je pourrais t'aider !

– Toujours prêt à jouer les héros, hein, Harry ? renifla Ron. La seule aide que tu pourrais m'apporter, c'est de me foutre la paix. Pourquoi tu ne retournes pas voir la Fouine en courant ? Il voudra peut être te l'enfoncer dans le cul dans pas longtemps.

Harry se releva et commença à s'éloigner mais il s'obligea à s'arrêter et se tourna pour faire face à Ron qui était toujours au sol comme un animal blessé.

– Pourquoi est–ce que tu es si déterminé à rejeter les gens qui s'inquiètent vraiment pour toi ?

– Si tu te préoccupais de moi, t'aurais pas baisé ce fils de pute.

Et voilà. On y était. Draco. Pas le fait qu'il était gay, mais juste le fait que c'était Draco.

– Qu'est–ce que c'est, ces bleus sur tes bras et tes jambes?

– Putain, c'est pas tes oignons, casse–toi.

– Je peux te dire à quoi tu ressembles.

– MAIS BORDEL, CASSE–TOI !

– Tu ressembles à un putain de junkie, Ron.

Ron se redressa rapidement et s'avança vers Harry, le prenant totalement au dépourvu. Il n'avait pas pensé que Ron pouvait bouger si foutrement vite, alors qu'un instant auparavant, il ne semblait pas capable de faire quoi que ce soit. Le visage de Ron n'était qu'un masque de haine pure et inaltérable.

– Écoute-moi bien, espèce de sale petit pédé…

Ron crachait ces paroles, le visage si près de celui de Harry que sa salive atterrit sur sa joue.

– … si je voulais de ta putain de pitié ou de tes conseils à la con, je te sonnerais. Maintenant, barre–toi et retourne voir la petite merde avec qui tu t'envoies en l'air et bordel, fous–moi la paix !

Les yeux de Harry se rétrécirent et il recula. Ce fut comme un éclair ; à cet instant précis, il réalisa qu'il se fichait complètement de savoir si Ron allait vivre ou mourir. Il tourna les talons et sortit des douches.

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Semeuse se recula d'un pas du lit et ses mains se placèrent involontairement sur son visage. Il n'arrivait pas croire à ce qu'il avait fait ; il ne pouvait pas croire qu'il avait abîmé un spécimen si précieux !Il retourna vers le lit et fit doucement courir ses doigts tremblants sur le visage déjà violacé, il savait que c'était vrai.

Sa colère l'avait pris par surprise. Ce sentiment soudain que Lucius n'était jamais content et qu'il avait consciemment détruit quelque chose qu'il avait fabriqué avec un soin amoureux. Le seul portail qui pouvait le garder sain d'esprit quand il n'était pas là avec Lucius. Il avait juste explosé. C'était une réaction tellement primaire, quelque chose qu'Archibald Semeuse n'aurait jamais cru qu'est–ce que son ange lui faisait subir ? Comment avait–il pu ressentir une telle rage ?

Sa pommette était cassée; il pouvait le voir clairement sans même palper l'os. Ils allaient avoir besoin d'un médicomage, et vite. Un qui ne poserait pas de questions.

Il caressa tendrement les cheveux de Lucius pour dégager son visage il se demanda s'il devait lui jeter l'Enervate ou le laisser inconscient jusqu'à ce que l'aide arrive. Il connaissait un médicomage,quelqu'un des bas–fonds de l'allée des Embrumes qui viendrait et réparerait ça – un prix pour son silence à la clé.

Semeuse appela un elfe, un de ceux en qui il avait confiance, qui lui était lié, pour l'envoyer en mission. Puis son attention revint sur Lucius, il caressa son épaule, sa gorge et sa joue abîmée.

– Je suis désolé, mon chéri.

Il embrassa l'os dur de son épaule.

– Je suis désolé de t'avoir blessé. Je n'aurais pas dû te frapper. Ça n'arrivera plus, je le promets.

Il reporta son regard sur le miroir brisé et sentit monter sa colère. Lucius allait avoir besoin d'un peu de dressage, surtout si Semeuse amenait le garçon ici. Alors qu'il aimait le fait que Lucius soit capable de penser et d'être conscient, le fait qu'il puisse utiliser la magie, même si c'était très difficile pour lui, allait créer un problème.

Il allait devoir faire des recherches sur les sorts d'entrave.

oOo

Angelina avait été tentée de rester une nuit supplémentaire à Pré–au–Lard. C'était une tentation qu'elle considérait comme une faiblesse de sa part mais elle ne pouvait pas se le permettre, pas maintenant qu'elle était si près du but. Elle avait trouvé le corps de Ron bien plus plaisant que ce qu'elle avait pu espérer et, pour leur dernière nuit ensemble, elle n'avait pas pu s'empêcher d'être douce et aimante. Elle voulait l'embrasser, voulait que ce soit comme avec Charlie – avant que sa famille ne se mette en travers de leur désir de l'aimer n'était qu'un conflit créé par elle–même et, quand tout sera fait et dit, elle savait que ce serait une tentation qu'elle devrait oublier.

Elle avait toujours su que ce moment viendrait un jour et continuer de voir Ron pour son plaisir personnel ne faisait pas partie du plan. Le temps était venu et elle devait simplement trouver le courage de mettre fin à tout ça.

Mais le fait de savoir qu'elle devait en finir ne l'aidait pas à se sentir mieux à propos de ce qu'elle lui avait fait. Elle n'avait pas prévu de se sentir triste quand elle regardait son corps pâle, couverte d'hématomes, sa peau déchirée et gâtée par une addiction qu'elle avait elle–même provoquée. Malgré tout, elle savait que c'était sa famille qui était à blâmer. Les Weasley avait causé tout ça. S'ils ne s'étaient pas montrés aussi étouffants et si leur salope de mère n'avait pas éloigné Charlie d'elle, comme si Angelina n'était rien... Qui étaient–ils pour se croire si nobles et haut placés ?Qui étaient–ils pour la juger ? Elle l'avait aimé la nuit dernière et ça devait être assez. C'était son excuse ou du moins la meilleure qu'il obtiendrait d'elle. Au–delà de ça, elle ne ressentait rien.

Ron était à elle et elle en faisait ce qu'elle voulait. Elle l'avait connu amant maladroit et en avait fait un amant plein de ressources ; ce serait son cadeau d'adieu. Si tout le reste échouait, il pourrait devenir prostitué. En fait, c'était une destinée qu'elle trouvait presque satisfaisante – une honte constante pour la famille et une épine purulente sous leurs pieds. Elle était prête à passer à la phase suivante de son plan et Ron était prêt à ça. Son addiction l'avait rendu paranoïaque et malléable à sa volonté. Elle l'avait facilement convaincu qu'il était l'instigateur de la tromperie, que c'était de sa faute et qu'il était le seul à blâmer. Le traître. Si quelqu'un lui posait des questions là dessus, il s'accorderait avec sa version des faits.

Elle sourit alors qu'elle considérait le fait que tout son travail allait enfin aboutir. Les Weasley, qui étaient les destructeurs de son bonheur, allaient recevoir une leçon sur les loyautés familiales. Elle les détruirait pour l'avoir humilié déchirerait la trame même de ce qui les rendaient fort, et elle prendrait une immense plaisir à le faire.

Elle avait souvent passé en revue dans sa tête les réactions possibles de la petite famille. Au final, elle avait décidé que Ginny pourrait très bien rester du côté de Ron, parce qu'elle l'avait toujours admiré et qu'ils étaient proches en âge. Fred se tiendrait évidemment du côté de George, tandis que Bill s'assiérait à la frontière, Arthur se plongerait la tête dans le sable et prétendrait qu'il ne se passait rien et Molly… Le sourire d'Angelina s'agrandit. Molly répondrait par la colère, comme elle le faisait exploserait sans réfléchir et, avec un peu de chance, causerait une faille irréparable dans la famille.

Puis la nouvelle du scandale familial parviendrait aux oreilles de la presse–sans aucun doute avec un coup de pouce de sa part. Arthur perdrait les prochaines élections du Ministère et serait enterré pour le restant de ses jours dans le bureau du détournement de l'artisanat famille serait anéantie – et tout ça à cause de l'un de leurs stupides petits garçons.

C'était parfait.

Le plan s'était mis en place assez facilement. Elle en avait eu l'idée une nuit après un autre dîner de famille où Fred et George avaient encore échangés leurs identités pour confondre leur mère. Cette femme était facilement bernée. Puisque Angelina pouvait les différencier, comment leur propre mère n'y arrivait–elle pas ? Molly n'avait pas arrêté de lui jeter des regards noirs, sans doute trouvant une multitude de défauts à critiquer et Angelina avait su soudainement quoi faire. Elle avait regardé Ron, qui riait comme un imbécile, puis était revenue aux jumeaux. Ensuite, elle avait lentement laissé son visage changer, devenir plus triste, puis, elle avait soupiré. Plus tard, elle avait été retrouver Ron et lui avait confessé dans un torrent de larmes qu'elle suspectait son frère d'avoir une liaison. Est–ce qu'ils pouvaient se parler, peut–être boire un verre un soir ? Elle avait vraiment besoin d'une oreille amie.

Et elle avait alors pris le réconfort de Ron, l'avait tordu pour qu'il puisse servir à ses propres besoins. Le séduire avait été simple, une simple affaire de potion dans son verre afin d'être sûre qu'il pense que ça venait de lui. Elle avait joué à la gentille épouse, la première fois. Elle avait pleuré et elle était partie, puis elle était passée au cran supérieur. Ils avaient partagé un secret, un secret qu'il était terrifié qu'elle dévoile. Lui faire passer la drogue avait été une autre étape facile et une fois qu'elle l'avait introduite, ça n'avait pas pris beaucoup de temps. L'addiction était garantie. La drogue l'avait rendu faible parce qu'elle y avait aussi mélangé l'antigène d'une maladie ancienne, de quoi fatiguer son système immunitaire pour ensuite accélérer la drogue avec un stéroïde qui le garderait capable de fonctionner. La maladie ne le tuerait pas, elle le rendrait juste malade et incapable de combattre la drogue dans son organisme.

Angelina avait maintenant son pion en était coupable d'avoir couché avec la femme de son frère et ce serait bien assez pour que sa famille le rejette et que sa petite manipulation prenne vie. Elle connaissait assez bien Molly Weasley pour savoir qu'elle ne l'admettrait plus jamais au sein du foyer.

Elle les laisserait s'étouffer sous le poids de la perte d'un fils qui n'était pas mort réellement mais qui n'existerait plus pour eux. Elle pourrait ne jamais manquer à George mais son frère lui espérait que George ne retrouverait jamais la confiance qu'il leur avait accordée.

Elle était de retour à l'endroit qu'elle avait appelé sa maison pendant trois ans elle remballa vite son sourire, adoptant sa meilleure expression d'épouse blessée pour retrouver son époux.

– Est–ce que je t'ai manqué ?

Il sursauta,ne s'attendant apparemment pas à la voir rentrer si tôt. Il lui sourit largement.

– Ange ! Je pensais que tu ne revenais pas avant le week–end prochain.

– Je parie que ça met un bémol à tes plans, surtout que la St–Valentin, c'est demain.

George ne put s'empêcher de avait ce ton de voix agaçant et cette expression sur son visage.

– Comment était Pré–au–Lard ? demanda–t–il avec prudence en poussant son travail sur le côté avant qu'il ne se trouve au milieu de la dispute qu'il pouvait voir bouillir en elle.

– Bien, très plaisant.

Il fronça légèrement les sourcils mais eut un sourire optimiste.

– Bien, je suis content que tout se soit bien passé.Tu aurais dû rester une semaine de plus, prendre un peu de vacances.

– Tu aurais aimé ça, n'est–ce pas ?

– Non, bien sûr que non.

George résista à l'envie de lever les yeux au elle était de cette humeur–là, inutile de chercher à la raisonner.

– Tout ce que je voulais dire, c'est que tu devrais prendre une pause, tu travailles très dur et tu as besoin de repos.

– Oh oui, bien sûr, tu ne t'intéresses qu'à mon bien–être ?

– Bien sûr, je…

– Et ça n'avait rien à voir avec Marbella Ronda de Londres ?

– Marbella Ronda ?

Il leva finalement les yeux au ciel, incapable de croire qu'elle ressassait cette histoire encore une fois.

– Putain, Ange, pas encore ça.

Pas encore ça ? Peut–être que si tu arrêtais de la voir,je n'aurais plus à y penser mais il a fallu que tu continues, hein ?

George se pinça l'arrête du nez,essayant d'empêcher la migraine qui le guettait de s'installer. Il ne comprenait pas d'où lui venait cette histoire. Ça avait débuté des mois auparavant, juste après qu'elle ait commencé à travailler avec les drogues moldues pour Ste– cette femme, cette Marbella Ronda était apparue et il avait été soupçonné d'entretenir une liaison avec elle. Au début, il avait pensé qu'elle l'avait peut être confondu avec Fred et que cette fille était une de ses fréquentations… ce qui aurait été super, sauf qu'il savait très bien que Fred était gay comme un pinson… et que Marbella Ronda était définitivement une femme, pas une quelconque drag–queen que Fred aurait pu ramener à la maison.

– Angelina,on en a déjà beaucoup parlé, je ne connais personne du nom de Marbella Ronda, tu es la seule personne avec qui j'ai été.

– Est–ce que tu penses que je suis complètement idiote ? Je suis au courant de ce qui se passe !

– Et qu'est ce que tu crois qu'il s'est passé exactement ?

George l'attrapa presque pour la secouer, elle le fusillait du regard, le visage figé.

– Très bien, dis–moi si ça te rappelle quelque chose. Ta mère, qui exècre ma simple vue, t'a présenté Marbella Ronda l'année dernière et depuis tu as une aventure avec elle.

– Je n'ai aucune idée de ce dont tu parles ! Ma mère ne m'a jamais présenté qui que ce soit !

– Ta mère veut que tu me quittes et que tu te maries avec cette garce !

– Ma mère veut que tu sois enceinte et que tu aies des enfants ; elle ne veut pas se débarrasser de toi !

George se mit à faire les cent pas, essayant de trouver un moyen de raisonner sa femme qui, ces derniers mois, paraissait avoir perdu le peu de sens commun qu'elle avait dû posséder un jour.

– Comment je pourrais avoir une liaison ? Je suis toujours à la maison avec toi.

– ENFOIRÉ DE MENTEUR ! Tu t'es débrouillé pour que Fred reste ici avec moi, tu t'es débrouillé pour qu'il se fasse passer pour toi ! Tu ne pensais pas que je le remarquerais ? Tu pensais que je ne saurais pas que ce n'était pas toi ?

George la regarda d'un air médusé, la bouche tour à tour ouverte puis fermée.

– T'es cinglée, putain, t'es complètement givrée !

– Ah oui ?

Elle eut un sourire bizarre, comme un enfant qui avait un secret qu'il était impatient de révéler.

– Ce n'est pas ce que pense Ron.

– Qu'est–ce que Ron a à voir là–dedans ?

– Il sait pour Marbella Ronda, il sait tout de tes sales petits jeux. Il m'a tout raconté.

– Ron ? Ron t'a dit que j'avais une aventure avec Marbella Ronda ?

George ne pouvait pas le croire. C'était impossible.

– Pourquoi il ferait ça ?

– Parce qu'il me comprend et qu'il ne va pas me mentir juste parce que tu es son frère.

– Mais…

George fronça les sourcils, ça n'avait aucun sens.

– Mais il ment. Je ne connais pas cette femme et je n'ai aucune idée de ce dont tu parles.

– Ron pense que si.

– Alors Ron dit des conneries ! Depuis quand est–ce que tu écoutes tout ce que dit Ron ?

– Depuis qu'il a commencé à faire pour moi ce que tu n'as pas réussi à faire depuis quelques temps.

George sentit brusquement son cœur se glacer dans sa poitrine tandis qu'il fixait sa femme qui le dévisageait à son tour d'un air de défi triomphant. Quand il retrouva sa voix, il réussit à articuler, à peine plus qu'un chuchotement :

– Que… qu'est ce que tu as fait avec Ron ?

– Rien que je n'ai déjà fait avec toi, même si je dois dire qu'il a une bite absolument fabuleuse, je pourrais la sucer toute la journée. Il aime ça, il aime ma bouche sur lui. Il me fait mettre à genoux et il la met directement entre mes lè…

– Toi… Toi et… Ron ?

Non, c'était impossible. Ron ne ferait jamais ça. Ron ne lui mentirait pas, Ron ne la convaincrait pas qu'il avait une aventure juste pour coucher avec elle. Ron était son frère; il ne pouvait tout simplement pas faire ça.

– Pourquoi tu pensais que je voulais aller à Pré–au–Lard ? demanda–t–elle durement. Ron savait que nous pourrions y être ensemble sans avoir à nous inquiéter de te voir débarquer. Noël était un vrai cauchemar, toutes ces cachotteries.

– Noël ? Tu étais avec lui à Noël ? DANS LA MAISON DE MES PARENTS ?

– Et dans sa chambre d'enfant, en plus. Il aime que je sois au–dessus pour que je le chevauche. Sa queue est si grosse, je peux la sentir toute entière quand on fait l'amour comme ça.

George sentit ses forces le quitter et il s'appuya fortement sur la cheminée.

– Tu as couché avec mon frère.

Il n'était pas sûr de savoir s'il lui parlait à elle ou juste pour qu'il puisse lui–même entendre les mots.

– Alors maintenant, tu sais comment ça fait. Maintenant, tu sais comment ça fait d'être l'imbécile assis à la maison, à attendre quelqu'un qui baise à droite et à gauche. Maintenant, tu sais comment ça fait d'être celui qu'on laisse dans le noir !

– Je n'ai jamais eu de liaison, répéta–t–il, défait. Je ne t'ai jamais trompée.

– Ce n'est pas ce que dit Ron.

– PUTAIN, MAIS JE L'EMMERDE, RON ! [1]

Il l'inspecta des pieds à la tête avec dégoût et dit sur un ton sarcastique et dur :

– Oh, mais attends une minute, tu l'as déjà fait ! [1 bis]

– Il m'a dit de ne pas te le dire… que tu ne comprendrais avait pourtant raison. Il y a une règle pour toi et une autre pour tout le reste. Tu peux baiser ailleurs autant que tu veux mais tu voudrais que je…

– PUTAIN ! JE NE T'AI JAMAIS TROMPÉE ! SI RON T'A DIT ÇA, IL T'A MENTI !

– Pourquoi est–ce que Ron me mentirait ?

– POUR TE FOUTRE DANS SON PIEU, CONNASSE !

George s'interrompit et s'enfonça la tête dans les mains. Il avait commencé à pleurer de frustration mais il ne pouvait se rappeler du début des larmes. Comment Ron avait–il pu faire ça, comment Ron avait–il pu le trahir de cette manière ? Il essaya de se calmer, de la raisonner.

– Ange, je ne t'ai pas trompée, il n'y a pas d'autre femme. Ron t'a menti.

– Non…

Elle secoua la tête.

– T'es qu'un menteur ; tu l'as toujours été.

George sentit son corps s'anesthésier. Il se sentait, d'une manière ou d'une autre, vide et s'était retournée et s'éloignait de lui, de la vie qu'ils avaient construite. Il la regarda partir comme s'il était en train de regarder une immense catastrophe, sans être capable de la stopper. Il ne voulait pas la perdre – il l'aimait. Comment allait–il faire sans elle? Penser qu'elle avait été avec son frère le torturait, il l'imaginait enroulée autour de Ron, l'embrassant, le léchant, le suçant… Son frère !

Il lui semblait qu'il avait toujours été porté par sa clarté et cette conviction l'avait maintenu sur avait eu peur de s'adapter à son monde, peut–être pensait–il que ça lui ferait perdre ses repères, et au lieu de ça, ça avait causé sa perte. Leur relation avait toujours été volatile.

Mais son frère ? Son traître de frère.

Il ne lui courut pas après. Non, bien qu'il envisagea un instant de l'implorer de rester. Il voulait l'appeler, mais au lieu de ça, il la laissa partir, il ne voulait plus revoir son visage. Son esprit se tourna vers le seul homme avec lequel il la pensait en sécurité.

Ron.

Il la lui avait livrée sur un plateau !

Ron avait rempli sa tête de mensonges et il était le seul à blâmer pour la faillite de son mois de disputes étaient à mettre sur le compte de Ron. De fausses accusations sur une femme qu'il n'avait même jamais rencontrée– tout était à mettre sur le compte de Ron.

George glissa au sol, ferma les yeux et écouta la porte d'entrée claquer tandis que sa femme sortait de sa vie.

NdT :

[1] et [1 bis] WELL FUCK RON ! en vo. Jeu de mot avec fuck difficilement traduisible en français. Dans le contexte, on traduit par : « Putain, mais je l'emmerde, Ron ! » ou par « Eh bien, qu'il aille se faire foutre, Ron ! » mais George dirait la même chose pour : « Eh bien, va baiser Ron ! ». D'où son sarcasme : « Oh, mais attends une minute, tu l'as déjà fait ! ».

A suivre…

Voilà, merci d'avoir lu jusque-là. J'attends vos commentaires.

Bisous.

Falyla