Titre : Objects of Desire

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Auteure : Azrael Geffen

Traductrice : falyla

Correcteurs : falyla/Florent

Paring : Harry Potter/Draco Malfoy Hermione Granger/Severus Snape

Rating : M/NC-17

Etat de fic originel : terminée (20 chapitres divisés en 59 parties)

Etat de la traduction : terminée

Disclaimer: Les personnages appartiennent à l'univers de JK Rowling, l'intrigue est à Azrael Geffen, avec son aimable autorisation.

Warning : slash, scènes de sexe très graphiques, torture, viol, meurtre, tentative de suicide, drogue, abus d'alcool, langage cru.

Site : à cause des thèmes abordés, je ne sais pas si cette fic sera autorisée à rester sur FFnet, je la publie donc en parallèle sur AO3 sous le même pseudo.

Mise en ligne : sauf contretemps inattendu, le lundi, le mercredi et le vendredi.

Résumé : Après la fin de la guerre, Harry, Ron et Hermione décident de revenir à Poudlard pour obtenir leurs ASPICs. Avant la rentrée, lors d'une soirée très avinée, ils établissent et signent un pacte magique où ils s'engagent à perdre leur virginité pendant cette 8ème année.

Note de la traductrice : Merci beaucoup pour vos commentaires, j'apprécie vraiment.

Bonne lecture.

Objects of Desire

Chapitre 17 (5ème partie)

Un monde insensé

Draco referma soigneusement la porte de sa chambre avant de s'appuyer contre le battant. Il se sentait fatigué. Mais il ne se souvenait pas non plus avoir autant ri depuis longtemps. Peut–être que traîner avec ses camarades de classe n'était pas une si mauvaise idée après tout. Malgré tout, il était content d'être rentré, se trouver si près de son lit détendait automatiquement tous les muscles de son corps.

Bon, tous sauf un. Harry passait déjà ses robes au–dessus de sa tête tout en tirant sur le pull Weasley qu'il portait en dessous le regarder provoquait une sensation familière au niveau de son entrejambe.

– C'était plus marrant que je ne m'y attendais, fit Harry tandis qu'il se débattait dans ses vêtements. Neville peut être sacrément drôle quand il s'en donne la peine.

– Oh, ouais, répondit Draco d'une voix traînante, observant la peau lisse qui apparaissait lentement. Putain, il est absolument hilarant.

– Tu n'as pas aimé ?

Harry se retourna vers Draco, il était torse nu, son pantalon tombait, sans une ceinture pour le retenir et exposait le début des poils sombres qui couvrait son bas–ventre. Les yeux de Draco s'allumèrent comme si c'était Noël.

– J'ai passé un très bon moment, répliqua Draco, ses yeux se baladant sur le torse exposé de Harry. C'est juste que je pense à pas mal d'autres choses que je préférerais faire.

– Ahh.

Harry hocha la tête, un sourire fendant son visage, il retira ses chaussures d'une manière innocemment lascive.

– D'autres choses, hein ?

Draco se tortilla, essayant de mettre son érection plus à son aise dans son pantalon, la robe de velours fin qu'il avait portée au village le démangeait soudain furieusement et il la détacha.

– Ouais, des choses, soupira–t–il.

Harry s'allongea sur le lit, s'étirant délibérément, arquant le dos légèrement et, de ce fait, s'exposa sciemment.

– Quel genre de choses ?

Draco hésitait entre sauter sur Harry ou déchirer ses vêtements et sauter sur Harry. Dans tous les cas, sauter sur Harry faisait définitivement partie de son plan. Il humecta ses lèvres d'anticipation et retira précipitamment sa robe, se fichant pas mal que les boutons de soie soient arrachés dans le feu de l'action. Il grimpa sur un Harry encore à moitié habillé, écartant ses jambes, repoussant ses genoux en arrière pour mieux venir cogner ses hanches contre les siennes. Il emprisonna les poignets de Harry contre le matelas en dévorant son amant des yeux.

– Quelque chose comme ça, grogna–t–il et il mordit durement la mâchoire de Harry.

Un frisson déferla sur Harry. Un frisson teinté de douleur et il tremblait en espérant qu'il ne se lasserait jamais de tout ça. Du plaisir entremêlé de douleur, aussi addictif qu'une drogue. Le réveil d'une excitation impétueuse, le chemin vers l'extase. Il commença à rire, un rire de gorge séducteur.

– Tu espères prendre ce que tu veux, Malfoy ? souffla Harry, tendu par le désir.

– Tu devrais le savoir maintenant, je prends toujours ce que je veux, Potter, répondit Draco d'une voix traînante, frottant ses hanches plus durement contre celles de Harry.

– Peut être que je devrais te décevoir, haleta Harry.

– Tu n'oserais pas.

Draco était pantelant, il bougeait comme s'ils faisaient l'amour, espérant qu'ils soient nus et qu'il puisse se mouvoir à l'intérieur de Harry.

– Tu le veux tellement.

La bouche de Harry retrouva la dureté de la mâchoire de Draco, il savoura la texture de la peau douce et du duvet naissant qui deviendrait une barbe blonde si on le laissait faire. Ses mains parcoururent le dos de Draco avant de se poser sur ses fesses. Il promena son doigt sur la ceinture de son pantalon, spéculant oisivement sur la matière du tissu et décida que ça devait être de la laine. Ça semblait une pensée tellement incongrue dans un tel moment qu'il en rit presque tout haut.

Il voulait se débarrasser de ce qui restait de leurs vêtements, il s'approcha tout près pour mieux soupirer dans l'oreille de Draco.

– Je te veux en moi.

– Je sais, gémit Draco, je vais… Je…

Mais Draco, excité au de–là de ses espérances, commençait déjà à partir, perdu dans les sensations qui le submergeait.

Et brutalement, spontanées et indésirables pour chacun des deux, les visions s'imposèrent. Il sembla à Harry qu'une fenêtre venait de s'ouvrir dans la tête de Draco et, sans prévenir, il fut aspiré dans ce monde privé.

Les images vinrent vite, souvent si rapides et passagères que Harry n'eut pas le temps de comprendre ce qu'elles étaient, d'autres bougeaient plus lentement et s'attardaient, des souvenirs qui devaient être particulièrement vifs et, pour une raison ou une autre, surpassaient les autres. Draco enfant, souriant d'un sourire édenté en direction d'un visage invisible. Lucius Malfoy qui courait sous la pluie en riant, le paquet remuant de son jeune fils calé en sécurité sous sa cape. Draco se faisant mesurer pour ses premières robes scolaires et Harry entrant dans sa vie. Draco assis dans un fauteuil ornemental, l'air fâché et indigné pendant que son père tendait à une femme rousse un sac rempli d'or avec les mots « Protège–le ». Draco observant le visage familier de Maugrey. Harry et Draco qui s'embrassaient, leur premier baiser, maladroit et innocent. Ils faisaient l'amour et Harry hurlait : « Je t'aime ». Un homme s'avançant vers lui, amoureux mais bourré de mauvaises intentions. Une femme allongée sous lui, nue, belle et bizarrement ignoble en même temps. Elle haletait sur une note qui pouvait être de l'extase ou de l'agonie. Elle arquait son dos et criait et il était sur elle. Draco était sur elle. Il la faisait crier.

Non, pas le Draco du passé, non, ce souvenir était frais et nouveau. C'était le Draco de Harry; le Draco de Harry et il était sur cette femme.

– Oh, bon sang, mais qui c'est ? s'écria Harry quand la vision s'estompa.

Il ne restait que les traits de Draco qui le scrutaient, noyé de sueur, une expression de terreur étalée sur son visage.

– Oh… Oh, Harry… Ce n'est pas… ce n'est pas ce que tu penses.

Harry se débattit en dessous de Draco, démêlant douloureusement ses jambes de sa taille. Il fixait son amant, il ne voulait pas accepter ce qu'il venait de voir, il voulait se mettre des œillères et prétendre que rien n'était arrivé. Mais il ne le pouvait pas. Il ne le pouvait pas parce que Draco le regardait, le visage figé dans un masque de culpabilité horrifiée.

– Mais qui c'est ? répéta Harry avant de se remettre debout pour faire les cent pas dans la chambre, en s'éloignant progressivement du lit. Qui est–ce ?

– Personne.

La voix de Draco était laborieuse, comme s'il essayait de parler plus vite qu'il pouvait penser.

– Ce n'est personne, Harry, je le jure, elle n'est rien.

– Que… Qu'est ce que tu faisais ?

Le dos de Harry rencontra le mur et il réalisa qu'il ne pouvait pas aller plus loin. Il pouvait sentir sa tête se secouer, essayant de se forcer à nier, ne voulant pas accepter que tout puisse capoter.

Parce que rien ne pouvait tourner mal, pas maintenant, pas quand tout allait enfin si bien. Il était heureux. Il était enfin heureux, il était aimé et tout était parfait.

Mais tout était faux parce qu'il y avait cette femme et Draco était sur elle et elle criait et elle gémissait et Harry ne savait pas pourquoi !

– Harry, plaida Draco, Oh, mon dieu, Harry, s'il te plaît… elle n'est rien…

– Elle est… quoi alors ?

Harry se mit à trembler.

– Tu étais sur elle… P–pourquoi ? Pourquoi tu étais sur elle ?

– Je n'ai rien fait.

Draco secouait la tête désespérément.

– Je te jure que je n'ai pas fait l'amour avec elle, je te le jure, bébé, je n'ai pas couché avec elle, je te le promets.

Une larme coula, chaude et lisse sur la joue de Harry. Il voulait y croire, il voulait comprendre.

– Mais qui c'est ?

– C'est une Moldue, répondit Draco avec urgence, quelqu'un que mon père connaissait, à qui il a dit des choses… et je devais savoir, tu comprends, n'est–ce pas, que je devais savoir ? Dis–moi que tu comprends, s'il te plaît… Harry, je t'en prie.

– Que…

Harry inspira douloureusement.

– Qu'est–ce tu as fait ?

– Je lui ai posé des questions.

Draco se redressa sur le lit, l'espoir explosant dans sa voix, au moins Harry écoutait, au moins il n'était pas hystérique.

– Je lui ai posé des questions sur ce qu'elle savait.

– Mais elle criait.

– Eh bien, elle ne voulait rien me dire…

Draco s'interrompit et il sut soudainement avec certitude que tout ça n'allait pas bien finir, parce que la suspicion avait envahi les traits de Harry et le mur entre eux qui s'était écroulé venait de se redresser aussi sûrement que si des briques et du mortier s'étaient matérialisés entre eux. Le visage de Harry se durcit, sa mâchoire se figea.

– Qu'est ce que tu as fait pour qu'elle crie ? exigea de savoir Harry.

Sa voix ne tremblait plus. Il y avait là une dureté palpable et Draco sut qu'il était temps de dire la vérité. S'il ne le faisait pas, Harry se contenterait d'excaver son cerveau et y prendrait la réponse.

– Elle ne voulait rien me dire… répéta Draco en s'avançant vers Harry – et s'arrêta quand Harry leva la main pour le stopper.

– Et qu'est–ce que tu as fait ? demanda Harry encore une fois.

Il y avait maintenant une note dangereuse dans sa voix.

– Je n'ai pas… Je n'ai pas couché avec elle…

– Qu'est–ce que tu as fait ?

Draco trembla en promenant son regard sur le sol. Il déglutit difficilement avant de se forcer à regarder Harry dans les yeux.

– Je l'ai torturée.

Et une fois encore Harry n'arrivait pas à croire ce qu'il entendait, il ne voulait pas y croire, ce n'était pas possible. C'était une Moldue et il était, Draco était… Draco était son amant ! Il lui faisait confiance, il ne voulait pas… Il ne pouvait pas avoir fait ça.

– Tu as fait quoi ?

– Je n'avais pas le choix.

Draco l'observait, ses yeux implorant Harry de comprendre.

– Je devais trouver ce qu'elle savait et elle ne voulait rien dire. Elle a dit qu'elle ne dirait rien à moins que… Elle ne m'a pas laissé le choix. Je ne pouvais pas… J'ai essayé de la persuader mais elle continuait de rire… Alors j'ai lancé un Doloris… et c'est ce qui l'a fait crier.

– Tu as utilisé le Doloris sur une Moldue ? demanda lentement Harry, l'incrédulité laissant vite la place au dégoût.

Il scrutait son amant comme si c'était un étranger. Draco tressaillit en espérant qu'il existait un moyen pour que tout rentre à nouveau dans l'ordre, mais les dégâts étaient bel et bien là. Il pouvait presque sentir les pensées dans la tête de Harry ; torturer une Moldue sans défense, comment avait–il pu tomber si bas ?

Et sur les talons de cette pensée en arrivait une autre ; que Draco était un Malfoy, alors comment pouvait–il espérer mieux ? Oh oui, Draco était fidèle à sa lignée. Aussi pernicieux et cruel que ses ancêtres, aussi dépravé et indifférent que son père. Lucius lui avait bien appris. Il n'était guère plus qu'un meurtrier de sang froid.

Alors pourquoi se retrouvait–il à terre, pourquoi était–il tremblant et rampant vers Harry, le suppliant de comprendre ?

– S'il te plaît, Harry, je t'en prie… Ce n'est pas si grave… Tu ne l'a pas rencontrée, elle… Tu ne comprends pas.

– ALORS FAIS–MOI COMPRENDRE ! hurla soudainement Harry, glissant sur le mur pour s'éloigner de la main tendue de Draco. Dis–moi la vérité et fais–moi comprendre !

– Elle sait des choses sur mon père, elle ne voulait pas me le dire et je devais savoir, pour l'aider…

– Alors tu as torturé cette femme pour avoir des informations ? Ça ne te rend pas meilleur qu'un Mangemort !

– Tu aurais fait la même chose ! hurla à son tour Draco.

– BIEN SÛR QUE NON !

Harry ramassa son pull par terre et retrouva sa robe.

– Je n'aurais jamais fait ça, je ne le ferais pas parce que je connais la putain de différence entre le bien et le mal ! C'est une putain de Moldue, pour l'amour de Dieu. Qu'est–ce qu'elle pouvait faire ?

– Mais elle aimait ça !

La voix de Draco tremblait, il paraissait disparaître dans le plancher.

– Je t'en prie, Harry…

– Elle aimait ça ? le coupa Harry.

Il était habillé maintenant, il avait remis son pull si vite qu'il s'était presque tordu le cou.

– Tu es en train de me dire qu'elle a aimé le sort de Doloris ?

Il adressa un rire moqueur à Draco avec un dégoût exponentiel.

– Tu aimerais ça ?

Il sortit sa baguette pour la pointer sur Draco.

– Est–ce que tu voudrais y goûter pour voir à quel point c'est agréable ?

La bouche de Draco s'ouvrit en grand et toute son attention se reporta sur la baguette pointée sur son visage.

– Harry ?

Il prononça le nom mais sa voix paraissait dramatiquement faible, il semblait terriblement petit ; parce qu'il était à moitié nu et à genoux pendant que Harry le menaçait.

– Il me semble que si elle trouvait ça sympathique, cracha Harry, ce serait aussi ton cas. C'est pas vrai ?

L'esprit de Draco marchait à cent à l'heure, le suppliant de dire quelque chose, de crier non, qu'il ne voulait pas, ou de révéler des choses sur Regina qui montreraient la vérité à Harry. Mais il n'arrivait pas à penser, c'était comme si son cerveau avait décidé de se mettre en pause.

– Elle ne voulait rien dire… répétait–il encore.

Mais il ne parlait pas vraiment à Harry maintenant, il essayait de rationaliser son propre esprit.

– J'ai essayé, mais elle ne voulait pas me le dire… elle voulait…

– Elle le voulait ? finit Harry. Parce que c'est le cas de tout le monde, n'est–ce pas ?

– Non… Elle voulait que je… Elle voulait du sexe, mais je ne pouvais pas.

Il plongea dans les yeux verts du brun et pensa y voir quelque chose, une étincelle d'émotion.

– Je ne pouvais pas te faire ça… Je n'avais pas le choix.

Mais ce n'était pas ce que Harry voulait entendre, sa bouche se tordit sous l'incrédulité.

– Tu me blâmes, moi ? Tu penses vraiment que tu l'as torturée pour moi ?

– Non ! Non, j'ai juste… Elle voulait… et je ne pouvais pas… et je devais savoir…

Il s'interrompit pour se frotter le torse, sous sa poitrine, son cœur avait démarré une course douloureusement rapide. Ses yeux s'arrimèrent automatiquement sur son tiroir à pharmacie, remplie de Navitas, remplie de quelque chose qui empêcherait son cœur de s'emballer. Ce n'était pas le moment d'avoir une attaque, il n'avait pas le temps, il devait expliquer des choses – ou du moins essayer.

Il n'avait encore jamais eu de vraie attaque mais là toutes les conditions étaient vraiment réunies ; la peur, le stress, le traumatisme. Une petite partie de lui se demandait ce qui allait se passer, l'acceptant presque. Ou peut–être que c'était la part qui voulait que Harry voit ça pour qu'il le prenne en pitié et l'aime parce qu'il était pathétique et malade et qu'il rampait sur le sol.

– Elle…

Il s'interrompit encore une fois et essaya de reprendre son souffle. Sa gorge se serrait et sa respiration était de plus en plus difficile. Il pouvait sentir la chaleur monter dans son dos, là où les blessures avaient un jour été fraîches. Cette chaleur était horriblement familière, c'était l'effet que produisait l'Acide de Madragora au début, comme un liquide chaud qui finissait par brûler comme un feu vif. Le visage de Draco se tordit, il ne voulait pas que ça continue, il ne voulait pas que ça arrive maintenant quand Harry était là pour le voir. Il se contorsionna vers le tiroir et essaya de l'ouvrir, mais la douleur s'abattit sur lui et ses yeux s'ouvrirent brusquement, plus grand que ce qu'il aurait pu imaginer. Il essaya de crier mais il n'avait plus assez d'air pour y parvenir.

Harry l'observa, d'abord impassible, comme si son amant était un insecte vaguement intéressant, il lui fallut du temps pour comprendre ce qui se passait, et quand ça arriva, il se contenta d'abord de regarder. Il se contenta d'observer Draco, comme si lui aussi se demandait ce qu'il allait se passer.

Enfin il ouvrit le tiroir et en sortit une fiole. Il ne s'embarrassa de mesurer une dose, il l'ouvrit simplement, attrapa la mâchoire de Draco pour verser le contenu dans sa bouche. L'effet fut instantané, Draco retomba en avant, la respiration difficile, le visage rempli de larmes, mais soulagé que la douleur ait disparu. Harry remarqua que des centaines de gouttelettes de sang étaient apparus sur son dos et il supposa que s'il avait attend plus longtemps les cicatrices se seraient complètement rouvertes.

Il se releva, s'écarta et fixa Draco, au sol. Quand Draco relèverait les yeux, il savait ce qu'il verrait. Le soldat Harry, l'instrument de Dumbledore, l'arme du côté de la lumière. Le visage dénué d'émotions qui pourraient le faire flancher. C'était comme ça qu'il avait survécu à la guerre, c'était comme ça qu'il avait réussi à tuer des gens, il s'était simplement éteint, aussi facilement qu'un Moldu qui appuierait sur un interrupteur.

Et il devait le faire maintenant, parce qu'il ne pouvait pas rester avec un homme qui arrivait à torturer une femme uniquement pour obtenir des réponses.

– Je reviendrai prendre mes affaires plus tard, dit Harry à Draco qui tressaillit à ces mots.

– S'il te plaît, ne me quitte pas, Harry, s'il te plaît…

Draco allait se traîner vers lui mais Harry l'arrêta rapidement.

– Non, ne m'approche pas, je ne te connais plus.

Draco se stoppa net, sachant que ça allait finir comme il l'avait toujours prévu, il l'avait perdu et il n'y avait rien à faire.

– Harry, implora–t–il, s'il te plaît… Je t'en prie, ne pars pas…

– Je viendrai vers quatre heures, ce serait bien que tu ne sois pas là.

– Harry…

Harry se retourna pour s'éloigner, chaque parcelle de contrôle qu'il possédait le gardait debout et en marche. Derrière lui, Draco craqua finalement et sanglota le nom de Harry encore et encore dans un orage de larmes. Harry faillit flancher, revint presque sur ses pas, mais alors que la porte se refermait derrière lui et que les sons provenant de l'intérieur se transformaient en cris étouffés, il continua de marcher jusqu'à ce qu'ils ne soient plus qu'un écho dans son esprit.

A suivre…

Voilà, merci d'avoir lu jusque-là. J'attends vos commentaires.

Bisous.

Falyla