Mot de l'auteur : Voici donc le chapitre 1 ! Bien sûr, il parle surtout d'Alphard et de Léa, mais il faut bien que je mette l'histoire en route ! Ne vous en faites pas, Sirius et les Maraudeurs vont bientôt arriver !
Je vous souhaite une bonne lecture ! :3
Elle dormait à poings fermés, et il la regardait dormir avec un sourire. Comme à chaque fois depuis qu'ils dormaient ensemble.
Au bout d'un instant, Alphard se leva en silence et traversa l'appartement pour aller sur le balcon du salon, où il s'alluma l'une de ces cigarettes moldues dont il raffolait. Accoudé à la rambarde, il regardait le Paris de 59 s'éveiller paresseusement en savourant sa clope du matin, et qui était aussi sa clope d'après l'amour.
Travaillant depuis quelques années chez Gringotts, il avait prétendu avoir affaire en France avec une banque sorcière associée pour cacher la véritable raison de son voyage. Et au bruit de la porte-fenêtre qui s'ouvrait derrière lui, Alphard sut que sa Raison venait de se réveiller pour le rejoindre sur ce balcon. Heureusement, l'été rendait l'air clément, et ils pouvaient sans problème sortir à moitié dénudés comme ils l'étaient. Lui en simple caleçon, et elle avait sa chemise de la veille qui lui tombait à mi-cuisse. Le jeune homme la regarda d'un air amusé alors qu'elle venait se blottir contre son torse en lui piquant sa cigarette pour tirer dessus. Ils fumèrent ainsi ensemble, ne s'étant toujours pas échangé un mot, appréciant juste ce petit instant. Puisque l'un comme l'autre, ils savaient que ça ne durerais pas. Ca ne pouvait jamais durer plus d'une semaine. Et cette semaine-là touchait douloureusement à sa fin.
- Ça passe toujours trop vite… bougonna Léa en trempant sa tartine dans son bol de café.
Alphard leva les yeux de son propre bol, adressant pour toute réponse à la jeune femme un petit sourire d'excuse. Un ange passa. Puis deux. Et tout un troupeau d'anges, pendant que l'homme ne pouvait détacher son regard de la jeune femme en face de lui. Léa Robert, vingt-et-un. Elle vivait en France depuis ses cinq ans, ses parents ayant déménagés, mais parlait couramment l'anglais, pour le plus grand plaisir d'Alphard. Léa était légèrement plus petite que lui, très menue, très fine, avec une coupe à la garçonne d'un blond très doux et chaud, et deux grands yeux bleus cobalt. Dès qu'Alphard avait vu ce brin de femme lors d'un voyage d'affaire (un vrai, celui-là) il en était tombé fou amoureux. Et c'était réciproque. Le seul problème, c'est que c'était une moldue. Oh, bien sur lui s'en fichait éperdument. Mais quand on s'appelle Black, se marier avec une moldue est inconcevable.
Il lui avait dit, dès le début de leur relation. Qu'il était un sorcier, mais aussi qu'il ne pouvait s'afficher ouvertement avec elle. Longtemps elle avait protesté, et elle lui avait reproché de ne pas tenir à elle, puis elle s'était calmée. Il venait la voir presque tous les mois, plus ou moins longtemps, et elle savait que si il ne disait rien, c'était pour la protéger, et garder ce petit bout de fortune qui leur permettrait, une fois ses parents morts, de s'enfuir quelque part tous les deux. Alors Léa avait accepté. Elle aurait tout accepté pour cet homme, son regard d'opale, et son sourire doux.
Longtemps, Léa s'était cru lesbienne, tant elle n'était attirée par aucun garçon. Mais elle s'était rendue compte que les filles non plus ça ne l'intéressait pas. Alors elle avait pensé qu'elle était frigide. Puis elle avait rencontré Alphard. Alphard pas très grand, Alphard assez gauche et maladroit. Alphard si tendre, Alphard si prévenant. Et elle avait sût qu'elle avait rencontré celui avec qui elle voulait vivre.
Au bout de quelques mois, quand Alphard osa lui avouer qu'il était un sorcier, Léa avait d'abord cru à une blague, mais devant son air sérieux elle avait tout de suite mis cette hypothèse de côté, et avait largement accepté la différence de son amant. Elle trouvait cela même terriblement amusant et excitant. Puis il lui avait expliqué, pour sa famille et leur… Comment ils disaient ? Ah oui, leur Sang-Pur. Alors Léa n'avait pas vraiment compris. Elle trouvait cela trop injuste, trop horrible, et la façon dont agissaient certains sorciers lui rappelait avec effroi l'horreur Nazie que le monde Moldu était en train de vivre à l'époque où ils se connurent. Bien sûr maintenant, la guerre était finie, mais il y avait toujours des séquelles. C'était grâce à Alphard que Léa avait pu échapper aux Allemands alors qu'elle se battait bec et ongle dans la résistance après l'assassinat de ses parents qui eux aussi, étaient résistants. Alphard, son Prince pas si Charmant, avec sa mâchoire un peu trop carrée pour son allure fine, sans muscle, et à la fâcheuse manie de dévorer comme un porc dès qu'il se trouvait à table. Mais Ciel, qu'est-ce qu'elle l'aimait.
- Je reviens te voir bientôt, d'accord ?
- Je t'attendrais.
La journée était passée trop rapidement au goût des deux amoureux, et déjà venait l'heure des aux revoir. Ils s'embrassèrent longuement, comme tout couple qui se sépare pour un bon moment, puis Alphard transplana. « Bientôt » avait-il dit. Mais il savait qu'il ne pourrait pas revenir avant la mi-août. Chacun pris donc son mal en patience pendant presque un mois et demi.
Léa n'avait aucun moyen de contacter Alphard, c'était trop risqué. Alors elle n'avait rien d'autre à faire qu'attendre, tout en continuant son DUT Métier des Livres en parallèle. Seulement l'été, elle n'avait pas vraiment cours. Elle s'était trouvé un stage dans une librairie du 10ème arrondissement qui ré ouvrait tout juste après la guerre. C'était une activité qu'elle aimait beaucoup, et elle pensait déjà aux livres qu'elle pourrait conseiller à Alphard, qui aimait particulièrement la littérature moldue.
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La mi-août arriva trop lentement au goût d'Alphard, mais elle finit par arriver. Aux alentours de vingt-heures, le 17, il transplana chez Léa qui lisait, avachie dans son fauteuil. En entendant le « pop » du transplanage, Léa s'était redressée avec un grand sourire avant de laisser tomber son livre au sol pour sauter au cou d'Alphard, l'embrassant amoureusement. Heureux, ce dernier répondit au baiser en l'enlaçant par la taille, savourant ses lèvres qui lui avaient tant manqué. Cependant, Léa se recula un peu, un immense sourire illuminant son visage.
- Devine quoi ! lança-t-elle à l'attention d'Alphard, réveillant sa curiosité.
- Euh. Tu as eu une promotion ? hasarda ce dernier.
- Non !
- Euh…
Visiblement, il ne trouvait pas. Léa le regardait avec une joie immense, se mordillant la lèvre d'un geste légèrement nerveux. Elle finit par prendre la main d'Alphard pour la poser paume contre son ventre légèrement gonflé.
- Tu es malade ? s'inquiéta le jeune homme, dans sa naïveté innocente, ce qui fit rire Léa et le vexa quelque peu.
- Non, imbécile ! Je suis enceinte Alph' ! annonça-t-elle, trépignant presque sur place.
Cependant, la réaction d'Alphard ne fut pas celle que Léa avait espérée. Il retira vivement sa main de son ventre, comme si il s'était brulé, et lui fit volte-face brusquement. Inquiète, toute sa joie étant retombée d'un coup, lui donnant presque le vertige, Léa contourna son amant pour venir face à lui, et retint un hoquet de stupeur en le voyant pleurer. Il pleurait, et avait l'air en colère aussi.
- A-alphard… bafouilla-t-elle avant qu'il ne plaque sa main contre sa bouche pour la faire taire.
- Tais-toi, lui ordonna-t-il plus durement qu'il n'avait jamais parlé à qui que ce soit. Tu te rends compte… De ce que tu viens de me dire ? Tu es enceinte… D'abord nous ne sommes même pas mariés, ce qui fait de cet enfant un bâtard, et ensuite… Tu… Je suis un Black bon sang Léa. Je ne peux pas av…
Il s'interrompit en voyant que de grosses perles salées s'échapper abondamment de la femme qu'il aimait à l'abri de tous, et ôta sa main de sa bouche pour essuyer ses larmes alors qu'elle redoublait en pleurs. Alphard commença à sentir le remord l'envahir et alors qu'il se répandait en excuse pour avoir été si brutal, Léa lui dit entre deux hoquets.
- Eh bi-bien puisque… Puisque c'est c-comme ça… Ep-épouse moi !
- Mais, Léa chérie…
- Je veux être ta femme ! finit par hurler Léa, au bord de l'hystérie, le début de grossesse affolant ses hormones et l'émotion étant terriblement forte. Je veux être une Black ! Je veux être Madame Alphard Black ! Je veux que notre enfant porte ce nom ! Je veux que…
L'air manqua soudainement à Léa qui se mit à suffoquer et Alphard la prit dans ses bras pour l'allonger sur le canapé, la suppliant de se calmer, lui murmurant des paroles réconfortantes.
- D'accord ma Léa, d'accord. On va le faire. On va se marier. Mais par pitié respire, calme-toi, et arrête de pleurer… Je t'aime, alors reprend ton calme s'il te plait…
La petite crise de nerf laissa Léa très fatiguée, et alors qu'elle fermait les yeux en reprenant son souffle, écoutant la voix de son homme, elle finit par s'assoupir. Elle se réveilla quelques heures plus tard, et rougit en voyant qu'Alphard n'avait pas bougé, et tenait doucement ses mains entre les siennes. Alors qu'elle ouvrait la bouche pour s'excuser, il lui fit un doux sourire en l'interrompant.
- C'est moi qui m'excuse ma Léa, je me suis laissé emporter en ne pensant qu'à ma famille. Mais j'ai bien réfléchis. Et ma famille désormais, ce sera toi. Et notre enfant. Tu comprends cependant qu'on ne peut pas se marier ouvertement, et que cela ne changera rien à notre situation… Il faudra continuer comme prévu, jusqu'au décès de mes parents. Pour ton bien et maintenant, le bien de notre enfant.
Léa acquiesça en souriant à son tour. Bien sûr qu'elle comprenait. Et elle l'acceptait. Elle aurait tout accepté pour lui. Sauf renoncer à la vie qui se développer dans son ventre chaud.
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Ils se marièrent en à l'automne de cette année même. Alphard avait organisé un mariage magique secret, bien entendu. Il n'y avait qu'eux deux, et le Lieur. Ce dernier avait fait un serment inviolable avec Alphard, comme quoi il ne révèlerait jamais cette union sans l'accord des principaux concernés. Mais, parce qu'il était trop prudent, une fois que Léa portait officiellement le nom de Black, il lança un léger sort d'oubliettes au Lieur. Ainsi, personne en dehors de lui-même et de sa femme, ne savait qu'ils étaient mariés.
Et puis la routine repris ses droits. Alphard continuait de venir chez Léa régulièrement, et à chaque fois il s'émerveillait un peu plus devant le tour de taille de cette dernière. Ils avaient tous deux convenus que si l'enfant se révélait être doté de pouvoirs tels que ceux de son père, il serait inscrit dans une Académie de Sorcellerie Française, pour sa sécurité, où le nom de Black n'était pas connu. Car les Black avaient beau être célèbres, cela ne dépassait pas le Royaume-Uni, bien entendu. D'ailleurs, du côté Black, Cygnus et Druella eurent leur première enfant en décembre. Une fille, qu'ils appelèrent Bellatrix. « Quel prénom… Etrange ! » avait trouvé Léa, et à partir de ce moment-là, un petit combat s'était engagé entre elle et Alphard concernant le prénom de leur propre enfant. Au bout de quelques semaines, ils s'étaient mis d'accord. Si c'était un garçon, il porterait le nom de Cassius, et si c'était une fille, elle porterait le nom de Céleste.
L'année 1960 fut l'année des naissances pour tout le monde. En février, Walburga accoucha de son premier enfant, un garçon qui s'appela Sirius. En mars, la seconde fille de Cygnus vit le jour, et ils l'appelèrent Andromeda. Quant à Léa, elle aurait dut accoucher fin Avril mais l'enfant décida de se montrer le premier jour du mois de mai. C'était une petite fille, qui fut donc doté du prénom Céleste.
Deux ans plus tard, Walburga eut son second fils, Regulus, et Cygnus sa troisième fille, Narcissa.
De son côté, Céleste devenait une fillette pleine de vie. Elle avait hérité de la chevelure dorée de sa mère, et des yeux de lune de son père. Les deux ayant une peau pâle, c'est avec évidence qu'elle se retrouva avec un teint de poupée de porcelaine. Elle s'épanouit joyeusement avec sa mère, voyant son père assez régulièrement pour qu'il ne lui manque pas trop pendant ses absences. A trois ans, Léa la fit entrer dans une école maternelle moldue, puis en primaire, tout en lui apprenant l'anglais tout les jours et guettant le moindre signe de magie chez elle. Et le miracle se fit à Pâques, alors que Céleste avait sept ans.
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- Non Céleste, tu sais très bien que tu es allergique au chocolat ! sermonna Léa en refermant le frigo, une bouteille de lait dans la main.
- Mais maman ! Toutes mes copines font la chasse aux œufs ! Moi aussi j'en veux ! Sinon c'est pas du juste ! répliqua la fillette du haut de sa chaise en croisant les bras d'un air boudeur, faisant rire sa mère.
- Peu importe, je ne veux pas que tu tombes malade ! Tu auras des pâtes de fruits, comme chaque année ! Tu adores ça en plus ! sourit la jeune femme en remplissant le verre de lait de sa princesse capricieuse.
- C'est pas du juste !
Jugeant la discussion close, la petite Céleste, toujours boudeuse, partit dans sa chambre avec son verre de lait frais. Le lendemain elle trouva, comme à son habitude, les petites pâtes de fruits que sa mère lui offrait pour Pâques devant sa porte. Elle prit le sachet avant de le poser sur son lit, s'y asseyant en tailleur, recommençant à bouder toute seule.
- Je m'en fiche si je suis malade, bougonna-t-elle, je veux du chocolat moi aussi !
Alors qu'elle s'apprêtait à se lever pour jeter ses pâtes de fruits, Céleste poussa un cri de surprise. Les friandises venaient de prendre une teinte marron, semblable à du chocolat ! Prenant le sachet dans ses petites mains, elle s'engouffra dans la chambre de sa mère en hurlant.
- Maman ! MAMAN !
- Céleste… Maman dort !
- Maman je suis une magicienne !
- Oui oui, c'est bien ma chérie… marmonna Léa, encore endormie.
- Mais regarde c'est du chocolat !
Au mot « chocolat » Léa se redressa avec la ferme intention de gronder sa fille, mais s'arrêta brusquement devant les mains tendues de cette dernière. Elle reconnaissait parfaitement le petit sachet transparent, orné d'un ruban bleu marine et blanc, puisqu'elle l'avait confectionné elle-même. Et à l'intérieur…
- Du chocolat… Tu… Tu as transformé les pâtes en chocolat !
- Ouiii ! affirma Céleste en riant alors que sa mère la prenait dans ses bras, pleurant presque de joie et pensant « Ton père va être si fier de toi ! »
Et il le fut ! Alphard crut mourir de fierté devant le petit exploit de sa progéniture, et il entreprit immédiatement de l'inscrire dans la meilleure école du pays. Le choix fut rapide, et Céleste fut donc inscrite sur la liste de l'académie de magie Beauxbâtons pour la rentrée 1971. L'école était située dans le sud de la France, mais cela ne dérangeait pas Léa de laisser sa fille aller si loin tant qu'elle allait dans la meilleure école du pays.
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Céleste Black se révéla très vite être une sorcière très douée. Grâce à sa mère et son père, elle devint rapidement bilingue. De plus elle avait toujours de bonnes notes en cours et aux examens, passant sans problème en année supérieure à chaque fois. Le seul petit hic, c'était son fichu caractère. Certes, c'était une jeune fille très gentille, le cœur sur la main, comme son père, mais elle tenait aussi une certaine force de son côté Black. Forte tête, elle n'aimait pas trop recevoir des ordres, et elle avait hérité du goût de sa mère pour la rigolade et les farces. Alors il lui arrivait souvent d'avoir des retenues, mais étant donné ses bons résultats scolaires, ses parents ne lui en tenaient pas trop rigueur.
Au fur et à mesure qu'elle grandissait, Céleste se posait de plus en plus de question sur sa famille. Elle savait que du côté de sa mère, ses grands-parents étaient morts, et que Léa était fille unique. En revanche, elle ne savait rien du côté de son père. Alphard restait souvent évasif ou évitait le sujet. Mais comme dit précédemment, Céleste avait son caractère bien trempé, et l'été de ses quinze ans, elle finit par mettre son père au pied du mur. Alors, Alphard, tout comme il l'avait fait avec Léa, raconta sa famille à Céleste. Il lui explique pour le Sang-Pur, et pourquoi est-ce qu'ils devaient se cacher. Céleste fut moins compréhensive que sa mère, et face à ses propos et de par la fougue de sa jeunesse, elle traita son père de lâche et de soumis. Cela jeta un léger froid entre eux, qui cependant vite oublié, l'un comme l'autre s'aimant trop, et ils se réconcilièrent sous l'œil bienveillant de Léa.
Céleste entama sa sixième année à Beauxbâtons. Léa travaillait dans une librairie comme depuis des années. Et Alphard continuait de venir les voir. La routine reprenait son cours. Mais ce qui est inévitable quand on parle de routine, c'est qu'elle finit toujours par se briser.
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C'était les vacances de Noël. Noël 1975. Léa et Céleste, qui était revenue pour les vacances, s'étaient fait leur petite soirée de Noël à deux. Bien évidemment, Alphard était obligé de passer cette fête avec ses parents et le reste des Black, mais ce n'était pas pour autant que Léa et Céleste n'en profitaient pas ! Elles avaient pris l'habitude de faire la cuisine ensemble pendant la journée pour le repas du soir. Léa s'occupait du plat principal, à savoir un sublime gratin de légumes et aux fritons de canard pour cette année, tandis que Céleste s'occupait du désert, en l'occurrence une véritable armée de cookies au caramel. Pas de chocolat bien sûr ! Ensuite elles allaient se balader un peu en ville, appréciant les rues enneigées vers Montmartre ainsi que le Parc des Butes Chaumont. Elles revenaient frigorifiées, mais heureuses, et se faisaient un bon thé bien chaud avant de passer à table tout en écoutant la radio, les histoires, ainsi que les chants de Noël. Puis la radio toujours en marche, elles échangeaient leurs cadeaux respectifs, gardant de côté ceux pour Alphard.
Cette année, Céleste avait offrit à sa mère une parure de bijoux magique qu'elle avait acheté non loin de l'école. Les petites pierres ornant le collier ainsi que les boucles d'oreilles changeaient de couleur suivant l'humeur de la porteuse. Quand à Léa, qui voyait sa fille grandir et devenir une belle jeune femme, avait offert à cette dernière sa première robe de soirée. Dans un tissus qui semblait être fait en poussière de Luna, la robe qui s'arrêtait juste ce qu'il faut au-dessus des genoux avait des manches longues qui moulaient les bras jusqu'au poignet et se terminait par une pointe tout en dénudant les épaules, le col horizontal se faisait au-dessus de la poitrine dans le prolongement des manches, empêchant ainsi un décolleté qui était compensait derrière par un dos nus en pointe lui aussi. Céleste faillit pleurer de joie tellement elle la trouvait belle, et sauta au cou de sa mère pour la remercier alors qu'un « pop » se fit entendre derrière elle.
- Papa !
- Alphard !
La mère et la fille avaient crié d'une même voix en voyant leur homme préféré se tenir dans le salon, et d'un mouvement commun elles lui sautèrent au cou avec fougue, le faisant tomber au sol en riant.
- Doucement mes chéries ! Vous allez me briser la nuque !
- Mais qu'est-ce que tu fais là papa ? demanda Céleste en se relevant, de même que Léa, afin de libérer Alphard qui fit de même.
Il avait un sourire éclatant, les joues roses, et ses mains tremblaient quelque peu. Alphard était nerveux oui, mais il était en cet instant le plus heureux des hommes.
- Je vous apporte votre « cadeau » de Noël, annonça-t-il à Léa et Céleste qui frétillèrent sur place de joie.
- C'est un chien ? demanda Céleste en regardant derrière son père au cas où.
- Non.
- Un chat ? demanda alors Léa avec une petite moue adorable.
- Non plus !
- Alors qu'est-ce que c'est ?! s'impatientèrent-elles d'une même voix.
Alphard prit une grande inspiration, et finit par dire, les yeux remplis de larmes de joie, et de soulagement.
- Nous sommes libres. J'ai tout avoué à ma famille. Je leur ai tout dit.
Mot de l'auteur : Voilà… Vos avis en reviews, s'il vous plait !
NOTE IMPORTANTE : En faisant les recherches pour les dates je me suis rendue compte d'une certaine chose… C'est que Cygnus est né en 1938 et que sa première fille, Bellatrix donc, est née en 1951. Il l'aurait eu à l'âge de 13 ans. LOL. Merci JK. XD Cependant, je ne veux pas de ça dans ma fanfic, parce que… Parce que la raison me paraît évidente ! Donc j'ai pris la liberté de modifier quelques dates.
Pour récapituler : Bellatrix nait en 1959. Sirius, Andromeda naissent en 1960. Regulus et Narcissa naissent en 1962. (Pour Sirius ça ne change pas en fait.)
Ce qui fait que Bella est à Poudlard de 1970 à 1977.
Sirius et Andromeda sont à Poudlard de 1971 à 1978.
Regulus et Narcissa sont à Poudlard de 1973 à 1980.
Et puisqu'il est dit que Narcissa rencontre Lucius à Poudlard, je le fait naître lui aussi en 1959 et donc il est à Poudlard en même temps que Bella (ça colle côté mangemort en plus) de 70 à 77, et ça laisse donc 4 ans à Narcissa et lui pour se rencontrer.
VOILA. Je vous mets ces petites dates pour ne pas vous perdre (et pour ne pas me perdre moi-même). Elle ne m'arrange pas la tâche notre Reine Rowling !
