Titre : DILF
Auteur : twentysomething
Disclaimer : Les personnages appartiennent aux créateurs de la série Teen Wolf, l'histoire appartient à twentysomething.
Note de la traductrice : Avec un peu de retard sur mon planning (maudits partiels !), voici le chapitre 3. Encore merci pour toutes vos reviews, elles me motivent encore plus à finir cette traduction.
Au programme d'aujourd'hui : visite à la réserve, et un Derek dans tous ses états !
Bonne lecture.
Chapitre 3
A l'aube, Derek est réveillé par les garçons qui sautent dans son lit en hurlant « HE REVEILLE-TOI, C'EST LE MATIN, C'EST L'HEURE DE DEJEUNER ET D'ALLER VOIR LAURA ! » Il se prend un coup de coude dans la poitrine : il est définitivement et douloureusement réveillé. Les garçons ne le lâchent pas pendant sa douche. Derek se demande pourquoi ce genre de situation ne se produit que le week-end, et pas pendant la semaine, où ce serait beaucoup plus utile et moins cruel pour lui.
Derek commande le premier des nombreux cafés dont il aura besoin, pendant que Scott et Jackson se disputent pour savoir ce qui et meilleur entre les gaufres et les pancakes. C'est alors qu'il voit Stiles rentrer avec… avec son père, le shérif.
« Papa, regarde ! » dit Scott. « Salut, M. S ! » dit-il en secouant la main, comme s'il n'avait pas crié assez fort pour que Stiles le remarque. Stiles lui fait un signe de la main et Derek pense que la situation s'arrêtera là, mais non, puisque Stiles s'approche, le shérif sur ses talons.
« Salut, Scott, Jackson, Derek, » dit Stiles. « Vous êtes matinaux ! Voici mon père, le shérif Stilinski. Papa, je t'ai parlé des Hales. »
« Derek nous emmène voir Laura, » explique Jackson, tandis que Derek sent un étrange sentiment l'envahir à la pensée de Stiles parlant d'eux à son père.
« Mais, d'abord, petit-déjeuner ! » s'écrie Scott joyeusement. « Hé, M.S, vous devriez prendre votre petit-déjeuner avec nous ! Je veux demander à votre papa ce que c'est d'être le shérif ! »
« Vous ne devez pas… » commence à dire Derek, mais Stiles regarde son père et hausse les épaules.
« Bien sur, » dit-il.
« Vous pouvez vous assoir à côté de moi, shérif Stilinski, » dit Scott d'un ton solennel, comme s'il lui faisait un honneur suprême. Amusé par toute cette situation, le shérif s'assoit à côté de Scott. Ce qui veut dire que Stiles doit s'assoir à côté de Derek.
Jackson se serre contre le mur pour faire de l'espace, mais le peu d'espace libéré signifie quand même que Derek est coude à coude avec Stiles, cuisse contre cuisse. C'est beaucoup demander à Derek, un samedi matin.
« Désolé, nous avons un peu envahi votre petit-déjeuner, ça ne vous dérange pas ? » demande calmement Stiles, alors que Scott commence à inonder le shérif de questions.
« C'est bon, » dit Derek. « Je ne veux pas que vous vous sentiez obligé de traîner avec nous parce que vous êtes le professeur de Scott. C'est votre temps libre. »
Stiles cligne des yeux. « Evidemment que je ne traîne pas avec vous parce que je suis le professeur de Scott, je le fais parce que j'aime passer du temps avec vous. » explique Stiles.
Derek se fige.
« Scott et Jackson sont de bons garçons, » continue Stiles, insouciant. « Mais ce n'est pas à vous que je vais l'apprendre. »
« Je les aime énormément, » dit Derek. Son cœur se remet à battre.
Stiles rit. « Et merci encore d'être venu l'autre jour. Tout va bien avec Laura ? »
« Elle va bien, même si certains ne me croient pas quand je leur dis, » dit Derek, en jetant un coup d'œil à Jackson.
« Tu es censé avoir une seconde opinion d'un docteur ! » insiste Jackson.
Stiles a l'air de se retenir de rire. « Et tu en as eu un ? » demande-t-il.
« Il m'a fait appeler le Dr. Deaton, une fois à la maison, » explique Derek.
« Derek, » soupire Jackson, comme si ce dernier l'embarrassait.
« Non, non, c'est très sensé, » dit Stiles à Jackson, en faisant un clin d'œil à Derek.
Heureusement, Derek est sauvé par la serveuse qui arrive avec son café et leur demande s'ils sont prêts à commander. Il peut enfin détourner son attention de Stiles. Quand tous les changements d'aliment sont faits –bananes à la place de fraies, œufs brouillés au dessus des blancs d'œufs dur – le shérif s'adosse au siège et commence avec, « C'est bon de vous revoir, Derek. Tout va bien à la réserve ? »
« En fait, Derek a eu un problème l'autre jour : un des loups étaient manquants, et il a du aller la secourir. Et il est quand même venu au Jour des métiers, après ça, » dit rapidement Stiles, avant même que Derek puisse ouvrir la bouche.
Le shérif lance un regard amusé à Stiles. « J'ai posé la question à Derek, fiston, » dit-il, gentiment.
Stiles cligne des yeux avant de rire. « Ah, c'est vrai, désolé ! Je viens de me rendre compte que j'avais oublié de te le dire. A toi, Derek, » s'excuse Stiles.
Derek hausse les épaules, un peu embarrassé que cette histoire soit encore à la une c'est juste son boulot, après tout. « C'est à peu près tout. Elle s'est cassé une patte, mais le Dr. Deaton dit qu'elle va guérir. »
« A l'école, les enfants sont obsédés par les loups, maintenant, » ajoute Stiles. « La cour d'école résonne de hurlements. »
« Ils ne sont pas aussi bons que toi, papa, » dit Scott, comme s'il venait d'essuyer une profonde déception. « Mais je ne suis pas bon non plus, alors peut-être que c'est un truc de vieux. »
« C'est un truc de Derek. Tous les adultes ne peuvent pas le faire, » fait remarquer Jackson.
Derek n'arrive pas à croire qu'ils sont en train de parler de ses capacités à hurler, au petit-déjeuner, avec des invités.
« Vous êtes doué ? » s'empresse Stiles, fasciné, et Derek ne s'en sort vraiment pas avec cette matinée.
« C'est passable, » reconnait Derek. « C'est utile pour savoir où est la meute parfois, c'est tout. »
« Papa est doué pour beaucoup de choses, » dit Scott loyalement. « Il est vraiment grand, alors il peut attraper des trucs sur les étagères sans monter sur une échelle. Et c'est le meilleur à cache-cache. »
Jackson lève les yeux au ciel. « Et plus important, parfois il nous laisse rester en pyjamas tout le samedi, et nous laisse regarder des dessins animés. » Jackson dit ça comme si Derek était capable de guérir le cancer. Il aimerait vraiment trouver un moyen de mourir poliment à table.
« Oh, et il fait du super beurre de cacahuètes et, des confitures. Et des hamburgers, » ajoute Scott.
« Oh pour ça, je me porte garant, papa, ils étaient super. » confirme Stiles en souriant. « Qu'est-ce qui est génial chez Derek encore, les garçons ? »
C'est vraiment le petit-déjeuner le plus embarrassant de toute sa vie.
« Hum, il ne lit pas les histoires aussi bien que vous, M. S, mais il est plutôt bon. » dit Scott.
« Ah, ça ne compte pas. Je suis allé à l'école pour apprendre ça. Je suis sur que je ne serais pas bon pour m'occuper de loups. Je suis un conteur professionnel, ce n'est pas comparable. Continuez, » dit Stiles.
« Il peut soulever des trucs vraiment lourds, il soulève des poids dans la cave, » suggère Jackson.
Il faudrait que la nourriture arrive, maintenant, pour arrêter cette conversation.
« Oh, oh ! Il fait trop, trop bien la voix de Optimus Prime. Dans Transformers. » propose Scott.
« Et pourquoi on ne parlerait pas de M. S et des choses pour lesquelles il est doué ? » suggère Derek en essayant de ne pas avoir l'air trop désespéré.
« Papa, tout ce que fait M. S est génial, » dit Scott, en rejetant complètement l'idée. Le shérif a vraiment du mal à se retenir de ne pas rire.
« Vous savez que je vais vous forcer à faire cette voix de Optimus Prime, un jour, hein ? » lui demande Stiles.
Derek secoue la tête. « Non. » Il est déjà suffisamment gêné quand Stiles est dans les alentours, il n'a pas en plus besoin de Optimus Prime.
Stiles lui sourit, et il est juste vraiment trop près… « Ça arrivera. » dit Stiles, et Derek est tellement distrait par la manière dont son nez se fronce qu'il manque la plupart des choses embarrassantes que Jackson continue à dire.
« Scott, tu n'avais pas plein de questions à poser au shérif sur la police ? » essaye Derek dans un essai désespéré pour détourner la conversation.
Scott a l'air d'hésiter pendant un moment, mais il laisse tomber et demande au shérif s'il a des menottes sur lui.
« Jolie diversion, » lui dit Stiles lorsque Jackson et Scott sont tous deux en transe devant l'histoire d'un voleur qui pouvait désarticuler ses pouces pour se débarrasser des menottes.
« Merci de les avoir encouragés, » dit Derek, mais il ne peut pas prétendre être embêté par Stiles.
Stiles rigole. « Allez, vous êtes un homme plein de mystères. C'est bien de savoir que vous comprenez l'importance du samedi en pyjamas devant les dessins animés. C'est une philosophie que d'autres pères pourraient appliquer. » Il hausse le ton de sa voix pour que le shérif entende.
« Bien essayé. Mais tu vas quand même m'aider à réparer le porche, » dit le shérif, avant de revenir à son histoire.
« Foutu, » soupire Stiles, mais il sourit quand même, et Derek voudrait tendre le bras et jouer avec les cheveux sur la nuque de Stiles.
La nourriture finit par arriver, ce qui empêche Derek de faire quelque chose de stupide. Il y a un nombre absurde d'assiettes et ils passent au moins une bonne minute à essayer de faire tenir la nourriture de tout le monde sur la table.
« Papa, » Scott fait des gestes vers sa gaufre intacte, et alors que Derek essaye de penser à un moyen poli d'atteindre son assiette pour la couper, le shérif prend les devants et le fait.
« Message reçu, » dit-il à Scott, qui a l'air enchanté.
« Vous êtes sur ? » demande Derek.
Le shérif lève les yeux au ciel. « Je peux m'en occuper, allez, commencez à manger. »
C'est ce que fait Derek, avant de s'arrêter lorsqu'il remarque que Jackson ne se jette pas sur ses pancakes comme d'habitude. « Tout va bien ? »
Jackson commence d'un air coupable. « Je voulais juste… euh… manger mon bacon en premier, » essaye-t-il.
Derek lève un sourcil.
« Oh, désolé, Jackson, j'ai juste continué à couper… tu veux mes pancakes à la place ? » Shérif Stilinski a coupé les pancake de Jackson en parts égales.
« Non, ceux-ci sont bien, merci, » dit Jackson, comme si parvenir à ce que le shérif coupe ses pancakes n'était pas son but depuis le début. Il prend un morceau, extrêmement satisfait.
Derek rit doucement et commence à manger ses œufs. Jackson et Scott ne supportent pas d'avoir un 'traitement particulier'. Une fois, Scott avait même insisté pour être également puni.
La conversation finit par s'éteindre, et Derek s'en réjouit. D'abord, parce que cela veut dire que personne ne va essayer de l'embarrasser, et ensuite, parce que les petits déjeuners sont des moments fait pour manger et pas pour parler. Il oublie toujours qu'il ne mange pas plus de deux bouchées de ses galettes de pomme de terre, et il devrait vraiment commander autre chose. Scott a englouti sa gaufre et a recommencé à embêter le shérif, qui répond de bonne grâce entre deux bouchées d'omelette.
Derek regarde son assiette plus de la moitié de ses galettes de pomme de terre ont disparu. Il fronce les sourcils, avant de remarquer la fourchette de Stiles qui pioche dans son assiette, sans s'en rendre compte, alors qu'il écoute son père.
« Stiles, » dit Derek et celui-ci cligne des yeux.
« Oh mon Dieu, désolé, désolé, je n'étais pas rendu compte ! Euh, j'ai mangé les miens, mais vous… » commence Stiles.
« Je ne mange pas vraiment de pommes de terre, vous pouvez les avoir. » dit Derek, en plantant sa fourchette dans le bacon canadien de Stiles.
Stiles le regarde. « Vous mangez ça ? » demande-t-il.
Derek hausse les épaules. « C'est de la viande pour petit-déjeuner. »
« Très bien, c'est vous qui perdez au change, » dit Stiles, en se penchant et en attrapant un autre morceau de pomme de terre.
Derek croise le regarde du shérif, sourcils levés, et ilcomprendt que le shérif doit savoir ce qu'il ressent pour Stiles.
Lui qui pensait que ce petit-déjeuner ne pourrait pas être plus gênant.
C'est là que Scott renverse son jus d'orange, dont la grande majorité se déverse sur ses genoux, tandis que le reste traverse la table pour atteindre le haut de Derek.
« Désolé, désolé ! » hurle Scott, en se reculant le plus vite possible de la table.
« C'est bon, Scott, » dit Derek, en épongeant avec sa serviette. « Je garde toujours des vêtements de rechange dans la voiture. » Il se tourne, en attendant que Stiles sorte pour le laisser passer, mais Stiles cligne des yeux et pose une main sur l'épaule de Derek pour le garder assis.
« Non, non, laissez-moi faire. C'est de notre faute si la table est remplie, de toute façon. Je vais aller chercher votre chemise. » dit Stiles et il tend la main. Derek met un petit moment avant de réaliser que Stiles demande ses clés de voiture.
« Non, je peux… » essaye Derek.
« Les clés, » insiste Stiles.
« Il n'abandonnera pas, alors vous devriez les lui donner, » suggère le shérif.
Derek a le sentiment de s'être fait écrasé, mais il donne ses clés à Stiles.
« Viens, Scott, » dit Stiles, en l'emmenant vers le parking.
Le shérif tousse poliment. « Alors, Stiles parle beaucoup de vous tous. Il a vraiment apprécié cette invitation à diner. Vos burgers doivent être exceptionnels. »
Derek essaye d'avoir une expression qui pourrait suggérer qu'il n'a jamais pensé au fils du shérif dans un contexte sexuel. « Eh bien Scott est en admiration devant lui. Tu en penses quoi, Jackson ? » demande-t-il, parce qu'il suppose que Jackson ne pourra pas dire quelque chose de plus dommageable que lui.
« M. S est plutôt cool, et Derek l'aime beaucoup, alors ça me va. » dit-il, en étalant le reste de son sirop sur les pancakes. « Et puis, vous êtes son père, ce qui est vraiment cool. »
« Merci, Jackson, » dit le shérif, et Derek se demande ce qu'il a fait pour mériter tout ça. « Vous savez, nous avons perdu quelqu'un d'important, nous aussi. Et Stiles a beaucoup plus pris soin de moi que moi de lui, quand c'est arrivé. Il aime prendre soin des gens, se sentir utile. Je pense qu'il cherche quelqu'un, ou quelques personnes qui pourraient avoir besoin de ça, aussi. »
Jackson a l'air confus, et Derek pense qu'il doit paraitre tout aussi confus.
« La famille est vraiment important pour lui, c'est tout ce que je dis. » Shérif Stilinski prend une longue gorgée de son café.
« Evidemment, » dit Derek, en se demandant s'il interprète bien cette conversation parce que si c'est le cas… si c'est le cas… « Pour nous aussi. »
« Bien, » acquiesce le shérif.
« Hé, » dit Stiles, en tendant les clés à Derek, alors que Scott s'installe à nouveau à côté du shérif. « Vous avez l'air sérieux. »
« Votre père donnait des conseils à Derek, » dit Jackson, avant de froncer le nez. « Enfin, je crois. »
Les sourcils de Stiles semblent s'envoler. « Oh ? » demande-t-il. Derek attrape la chemise, en échangeant de place avec Stiles.
« On papote, » dit le shérif.
Derek est un peu inquiet à propos des histoires embarrassantes qui pourraient sortir quand il sera dans les toilettes, mais sa chemise est trempée, et il serait bizarre de ne pas enfiler celle que Stiles vient de lui ramener.
Il se change aussi rapidement que possible, mais au moment où il sort, ils éclatent de rire et le shérif a déjà demandé l'addition.
« Alors, apparemment, vous pouvez swinguer avec quelqu'un si rapidement, que vous les faites presque vomir, » dit Stiles, vraiment amusé. « On vient de manger, mais sinon je vous aurais fait prouver ça. Juste après la voix de Optimus Prime. »
« Jamais, » Derek aimerait faire beaucoup de chose à Stiles, mais aucune d'entre elles n'implique de vomir.
« Eh bien, que dites-vous de ça à la place : j'ai essayé de trouver une autre idée de sortie pour les enfants, vous pensez que ce serait possible d'amener la classe à la réserve ? » demande Stiles alors que Derek s'assoit à côté de lui, l'encadrant avec Jackson.
« Je ne vois pas pourquoi ça ne pourrait pas se faire. Nous l'avons déjà fait, j'en parlerai à mon patron. » dit Derek en haussant les épaules.
Stiles sourit, heureux, et il est encore trop tôt pour que Derek arrive à supporter ça à quelques centimètres de son visage. « Super, tenez-moi au courant lundi alors ? »
« Bien sur, » accepte Derek.
« Oh, vous avez mon numéro de portable ? C'es plus simple pour me joindre, » explique Stiles, en sortant son téléphone. « Dites-moi le votre, et je vous envoie un message. »
Et maintenant, vous avez mon numéro :) apparait sur son téléphone.
« Bien, » dit Derek, en un réflexe. Le sourire de Stiles fait battre son cœur plus fort.
L'addition arrive et ils finissent par se séparer, surtout parce que les garçons sont anxieux d'aller à la réserve et d'aller vérifier que Laura va bien.
« On se voit à l'école, les garçons, » dit Stiles, joyeusement.
« Ravi de vous avoir rencontrés, les enfants, » dit solennellement le shérif.
Les garçons sortent des merci et des au revoir joyeux, avant de monter dans la camionnette.
« Merci pour le petit-déjeuner, monsieur, » répète Derek, en secouant la main du shérif.
« Quand vous voulez, Derek, » dit le shérif, en lui faisant un signe de tête, avant de monter dans sa voiture de patrouille, laissant Derek et Stiles seuls.
« Merci encore de nous avoir laissé nous incruster dans votre petit-déjeuner familial, » dit Stiles, en plissant les yeux à cause du soleil. Il fronce le nez, et sa bouche est légèrement tordue, mais cela donne envie à Derek de lui avaler le visage.
« C'était bien, » réplique Derek lorsqu'il se souvient qu'il est censé répondre et qu'embrasser Stiles n'est pas une option appropriée.
« Oui, » dit Stiles, en souriant, et Derek est sur le point de perdre le contrôle de soi lorsqu'il entend coup de klaxon de sa voiture il entend déjà les enfants se disputer.
« Désolé, je dois… » commence Derek, soulagé.
« Non, non, allez-y. On se parle demain ? » demande Stiles.
« Comptez-là-dessus, » dit Derek, en se retournant pour aller séparer Jackson et Scott.
o0o
Les garçons passent plusieurs heures à prendre soin de Laura, et à la câliner, toujours sous sédatif pour qu'elle n'utilise pas sa patte cassée pour se déplacer. Ils quittent la réserve dans l'après-midi, les deux enfants rassurés et bizarrement surexcités. Derek choisit d'utiliser ce déchainement d'énergie en les laissant se battre pour leurs costumes d'Halloween. Il a essayé de leur expliquer qu'ils ne sont pas obligés d'être déguisés sur le même thème, mais ils insistent, chaque année. Ils passent en général une semaine à se disputer à ce sujet.
A l'arrière de la voiture, un tournoi de pierre-papier-ciseaux se déroule, ce qui met fin au combat avec une décision prise très tôt, à sa grande surprise. Ils hésitaient sans cesse entre cinq possibilités. Derek est soulagé parce que Batman et Robin est un choix plutôt simple, en comparaison à l'année où ils voulaient être Bunnicula. Tous les deux. Il ira faire un tour au magasin de costumes – sans eux, il le fait toujours depuis le merdier de 2010 – et choisira les costumes, pas de problèmes.
Enfin, sa théorie fonctionne jusqu'au soir d'Halloween, où Scott et Jackson insistent tous les deux pour que Derek se déguise aussi.
« Tu dois faire Alfred, Derek. Batman a besoin d'Alfred ! » insiste Jackson, en croisant ses bras de chauve-souris.
« Je n'ai pas de déguisement, » proteste Derek.
« Si, tu en as, » gémit Scott. « Alfred porte un costume, tu as un costume ! »
« Il a cette serviette sur le bras, on peut en prendre une de la cuisine, » ajoute Jackson, sur de lui.
Et c'est ainsi que Derek finit par porter son seul costume décent, un torchon sur le bras, en suivant ses enfants dans le voisinage. Ils réclament des bonbons qui rendront la vie impossible à Derek tant qu'ils ne seront pas mangés.
Et c'est pourquoi ils frappent à la porte d'une porte des plus classiques et que Stiles répond.
« M. S ! » hurle Scott, complètement excité.
« Hé, Robin ! Qu'est-ce que tu fais dehors, avec Batman ? Encore des crimes dans les rues de Gotham ? » demande Stiles, en s'agenouillant pour être à leur niveau. Il jette un coup d'œil à Derek et sourit. « Et vous aviez besoin d'Alfred, aussi ? Eh bien, tout le monde sur le pont ! »
« Personne ne l'a reconnu, » souffle Jackson, impressionné. Derek n'est pas sur de savoir s'il est enchanté ou embarrassé. « Toutes les mamans n'arrêtaient pas de dire James Bond, mais, James Bond n'a pas de torchon. »
« Bon, il est un petit peu jeune pour être Alfred, » explique Stiles. « Et maintenant, revenons-en aux affaires sérieuses. »
Les deux garçons sautent de joie.
« Qu'est-ce que vous voulez dans ce bol géant de bonbon ? » Stiles le sort de nulle part, et, mince, il va surement les laisser en prendre des pleines poignées.
Scott et Jackson échangent des regards joyeux, mais Stiles soulève le bol à la dernière seconde.
« J'ai un prix, cependant : photo de groupe, » dit-il solennellement. « Pour tous mes élèves. »
Derek commence à faire un pas en arrière pour sortir du cadre et Stiles lève les sourcils.
« Pardon mais, photo de groupe. » Stiles sort son téléphone de sa poche. « Très bien dites 'crime fighting'. »
« Crime fighting ! » répète les garçons, et Derek lève involontairement un sourcil. Le flash sort de l'appareil et Derek est encore un peu ébloui par la lumière lorsque les garçons commencent à choisir les meilleures friandises et à les mettre dans leur sac.
« Alors le butin de cette année ? » demande Stiles.
Derek lève les yeux au ciel. « Considérablement augmenté maintenant, » dit-il, tandis que Scott choisit tous les bonbons à l'amande. Mince, un garçon étrange. « C'est ici que vous vivez ? »
« Oh non, c'est la maison de mon père. Il n'est jamais là pour Halloween, vous savez, en train d'attraper des vauriens qui se livrent à des petits délits. Mais il se sent mal que personne ne réponde pour donner des bonbons, alors, me voilà. »
« Ok, stop, il ne restera de bonbons pour personne à ce rythme, » dit Derek aux enfants. Ils ont vidé la moitié du bol.
« Merci pour les bonbons, M. S, » dit gaiement Scott, avec le ton de quelqu'un qui va engouffrer tout le sucre qu'il peut avant de s'effondrer dans trente minutes.
« Ouais, merci, » dit également Jackson, en regardant son sac beaucoup plus rempli à présent.
« Vous êtes toujours les bienvenus, Dark Knight, Boy Wonder, » dit Stiles. Il regarde à nouveau Derek et sourit de manière étrange avant de glisser quelque chose dans sa poche de costume. « Ne soyez pas si dépité, Pennyworth. »
« Salut, à lundi, » dit Scott en se précipitant avec Jackson vers leur prochaine victime.
Derek parvient à dire « A plus tard, Stiles, » avant de suivre les enfants. Il cherche dans la poche pour trouver un paquet de bonbons acidulés. Derek sourit.
Les garçons font encore un pâté de maison avant de commencer à s'effondrer. Au moment où ils rejoignent leur rue, Derek porte Scott sur son épaule comme un pompier, exténué, et il porte également les deux sacs de bonbons. Il tient Jackson par la main, et Derek est presque sur qu'il marche les yeux fermés. En temps normal, il ne peut plus tenir la main de Jackson quand celui-ci est parfaitement réveillé – ça lui manque un peu. Mais Jackson a huit ans maintenant et il est 'trop grand' pour se faire tenir la main.
Il doit devenir sentimental, parce qu'il secoue un peu la main de Jackson et les mène vers la maison. Il doit les porter tous les deux dans l'escalier, mais se trouve chanceux car ils sont tous les deux trop fatigués pour s'empiffrer de bonbons.
Halloween est tombée pendant un soir d'école, alors ils sont levés tôt le lendemain matin. Scott et Jackson baillent pendant toute la durée du petit-déjeuner. Derek ne leur accorde que cinq bonbons différents, en dépit de toutes leurs protestations.
Quand il arrive au bureau – en ayant emporté cinq bonbons dans son sillage, dont ceux de Stiles – son patron le prend à part.
« Derek, est-ce que tu sais pourquoi j'ai reçu au moins 20 requêtes de parents qui voudraient venir, depuis la semaine dernière ? Et qui ont mentionné ton nom, spécifiquement ? » demande Anna.
« Oh, » dit Derek, un peu embarrassé. « J'ai fait le Jour des Métiers dans la classe de Scott. Je suppose que les enfants ont été intéressés. En fait, le professeur de Scott voulait que je vous demande s'ils peuvent faire une excursion. »
Anna l'évalue du regard pendant un moment. « J'imagine. Bon, c'est bon pour moi, mets-le sur le calendrier un jour où Deaton n'est pas là, » dit-elle.
Parlé à mon parton, ok pour l'excursion. Quel jour ? envoie Derek à Stiles. Une demi-heure plus tard, son téléphone vibre sur son bureau.
Vraiment ?! C'est génial ! Dans deux semaines ? renvoie Stiles. Derek jette un regard au calendrier des groupes.
Ok. Assurez-vous que les enfants portent des habits non salissants.
Oh mon Dieu, ils vont devenir fous, vous êtes mon héro
Diana dit à Derek que son sourire lui fait peur.
0o
A la fin de la semaine, Scott revient à la maison avec une permission de sortie à remplir et un lapin.
« Scott ? » dit Derek, en essayant de comprendre ce que Scott fait avec le lapin de la classe.
« Oui, papa ? » demande Scott.
« Une raison particulière pour que tu gardes le lapin ? » Derek croise les bras sur sa poitrine.
« Oh, oups, » dit Scott. « J'étais censé te demander la permission. »
« Oui, ça aurait été bien, » soupire Derek. « Enfin, comment est-on censés s'en occuper ? »
Scott regarde la cage. « Euh, » dit-il.
Derek lève les sourcils, attend.
« Hum, je pense que j'ai perdu les instructions. » dit lentement Scott.
Derek prend une longue inspiration.
Ils essayent de trouver des informations sur Google, mais elles se contredisent, et ce qu'ils lisent sur les excréments ne peut pas être vrai. Scott ne se souvient de rien hormis du fait qu'il n'est pas censé laisser Bunny sortir de la cage si toutes les portes ne sont pas fermées.
Une heure après, Derek abandonne et appelle Stiles.
« Hé, Derek, qu'est-ce qui se passe ? » demande Stiles, et son ton ressemble plus à quelqu'un d'heureux qu'à celui de quelqu'un qui est dérangé par un de ses parents d'élèves un vendredi soir.
« Eh bien, Scott a ramené le lapin à la maison, » commence Derek.
Stiles grogne. « Et il ne vous a pas prévenu, c'est ça. Ok, désolé, je peux venir le chercher… »
« Non, non, c'est bon, c'est juste qu'il a perdu les instructions. J'ai de la fléole des prés et des pellets mais je ne sais pas quoi en faire. Tout ce que je sais sur les lapins, c'est que les loups aiment les manger. » explique Derek.
« Ok, je vais chez mon père pour récupérer quelques trucs de toute façon, je peux passer vous donner les instructions ? » lui propose Stiles.
« Merci, » dit Derek.
« Pas de problème. On se voit dans 30 minutes à peu près ? »
« Bien sur, » accepte Derek.
« M. S va venir ? » demande Jackson, la tête dans le frigo.
« Oui, et toi, » dit-il en donnant un léger coup dans le ventre de Scott, « Tu vas t'excuser d'avoir perdu les instructions et de l'avoir fait venir jusqu'ici. »
« Oui, papa, » dit Scott, obéissant.
Les garçons veulent jouer dehors avec le lapin, alors Derek doit sortir le petit espace grillagé qu'ils avaient acheté pour Laura quand elle était bébé. Ce qui veut dire qu'il est couvert de poussière et de toiles d'araignées, comme le grillage. Ce n'est qu'un petit octogone en fer, solide mais un peu idéalisé par les enfants, pourtant Derek le lave au jet d'eau et le pose à terre. Les garçons se précipitent à l'intérieur avec le lapin.
Derek passe un peu d'eau sur ses bras – il a encore l'impression que des araignées grimpent sur ses bras – quand il voit la tête de Stiles.
« Hé-hééé, » dit Stiles. « Désolé, j'ai sonné, mais personne n'a répondu, alors j'ai suivi le son des enfants. »
« Oui, ils voulaient sortir le lapin et je ne voulais pas qu'il fasse ses besoins à l'intérieur. Compromis. » Derek éteint le jet d'eau.
« Et un engrais naturel, » dit Stiles en souriant. « Ce sont les instructions, mais, euh, vous êtes un peu mouillé, alors je vais les garder pour l'instant ? »
Derek hausse les épaules. « Ils vont être occupés par le lapin. Un café ? »
Le sourire de Stiles se transforme, plus fin et content, et Derek veut savoir ce que ça fait d'être contre cette bouche. « Oui, super. »
« On rentre, n'allez nulle part et ne laissez pas sortir le lapin, » dit Derek aux enfants.
« Bonjour, M. S ! Salut, M. S ! » hurle Scott et Jackson lui fait un geste de la main.
« Lait et sucre, c'est ça ? » dit Derek, en repensant au petit-déjeuner de samedi.
« Ouaip, merci. Sauf si c'est un fort, » explique Stiles.
Derek sourit, mais il fait comme on lui dit.
« Merci encore d'avoir arrangé la visite. Les enfants sont impatients. Je n'arrive pas à croire que ça ne sera pas le cas, mais j'espère qu'on ne vous dérangera pas trop. » dit Stiles, en buvant son café. Il fait un bruit satisfait et surpris qui est… distrayant. « Le café est parfait. »
« Bien. Et ne vous inquiétez. Je veux que vous veniez. A la réserve. » ajoute Derek, un peu en retard.
« Bon, si vous êtes sur, » dit Stiles, un peu amusé.
« Je suis sur, » Derek se sert un café.
Stiles ouvre la bouche pour dire quelque chose, mais un cri leur parvient du jardin et Derek n'arrive pas à détermine si c'est un cri de joie ou de douleur, alors il se précipite, Stiles sur ses talons.
« Papa ! Des vers ! Dégoutant ! Cool ! » hurlent Scott et Jackson en même temps.
« Mon Dieu, » murmure Derek, en reprenant son souffle. Son rythme cardiaque ralentit pour revenir à la normale.
« Ils aéroèrent le sol ! » hurle Scott.
« Aèrent, » le corrige Jackson, en levant les yeux au ciel.
« Super, » rétorque Derek, en se passant une main sur le visage. Un jour, il va faire une crise cardiaque.
« Oh, hé, merci pour le café, mais je ferais mieux d'y aller, mon père m'attend, » dit Stiles précipitamment, son visage rouge. « Les instructions sont sur la table ! A la semaine prochaine ! »
Stiles s'en va avant même que Derek puisse lui dire au revoir : il est confus et abasourdi.
« Ok, » se murmure-t-il.
o0o
Le jeudi suivant, il ne sait toujours pas pourquoi Stiles s'est enfui comme ça. Et c'est le jour de la visite à la réserve. Derek ne croit pas avoir dit quelque chose de bizarre, ou fait quelque chose de bizarre.
Il a essayé une centaine de fois de ne plus y penser, mais il finit toujours par penser qu'il ne devrait pas penser à ça. Ce qui est surement la même chose que d'y penser au final.
Il n'est pas vraiment aidé par Diana et Anna qui éclatent de rire en le voyant, lorsqu'il arrive au travail.
« Quoi ? » demande-t-il.
Anna rit tellement fort qu'elle ne peut plus parler, mais Diana parvient à former une phrase. « Tu ressembles à un homme Marlboro. »
Derek se regarde. Il porte un de ses plus beaux jeans, et ses bottes étant donné qu'ils vont aller dans les écuries, et que quelqu'un va vraiment lui demander de monter à cheval, à coup sur. Rien d'extraordinaire.
« Sérieux ? » Anna a du mal à respirer entre deux rires. « Je te connais depuis presque dix ans, je le saurai si tu me dis des conneries : qui est-ce que tu essayes d'impressionner aujourd'hui ? »
« Tu ressembles à la couverture d'un livre érotique. Reboutonne ta chemise ! » dit Diana en faisant de grands gestes. « Toutes les mamans vont devoir aller se confesser, sinon. »
« Vous êtes folles toutes les deux, » murmure Derek, en se dirigeant vers son bureau, où il sera à l'abri.
Son téléphone vibre.
On se voit dans quelques heures ! Les enfants MEURENT d'impatience !
Derek se prépare mentalement à l'arrivée d'enfants surexcités qui voudront toucher, et lécher, tout et n'importe quoi.
Il n'est pas prêt.
Il entend le bus descendre dans l'allée – des hurlements bizarres, beaucoup trop aigues s'échappent des fenêtres ouvertes. Derek peut presque entendre les enfants vibrer d'excitation, avant même que les portes du bus s'ouvrent. Cela annonce des mesures désespérées.
Au moment où les portes du bu s'ouvrent et les enfants sortent, hurlant de toute leur force, Derek siffle aussi fort qu'il le peut. Les enfants se taisent, choqués.
« Est-ce que tout le monde se souvient de moi ? M. Hale, le papa de Scott ? » demande-t-il, autoritaire, mais suffisamment gentil. Les enfants acquiescent. « Ok, bienvenue dans la réserve naturelle de Beacon Hills. Nous allons voir et faire beaucoup de choses aujourd'hui, alors je veux que vous soyez comme une grande meute de loups. Et, toutes les meutes ont un loup alpha, qui s'occupe de tout le monde. Je suis votre alpha. Sti… M. S est votre autre alpha. Suivre les règles est très important dans une meute. La première règle, c'est que vous devez écoutez l'alpha. Compris, la meute ? »
Les enfants acquiescent à nouveau, fascinés.
« Vous pouvez me poser des question », dit Derek.
« Mais un à la fois, et en levant la main, comme en classe, » ajoute Stiles, derrière le groupe.
« Oui, » dit Derek. « Est-ce que vous vous souvenez de ce que j'ai dit sur une réserve naturelle ? »
Une jolie petite fille aux cheveux blonds lève la main.
« Oui ? » demande Derek, en s'agenouillant devant elle.
« C'est un endroit où on garde les plantes et les animaux en sécurité, » récite-t-elle avec soin.
« Absolument, » convient Derek. « Je vais vous montrer comment nous faisons, et aussi quelques animaux dont nous prenons soin. »
Après ça, tout se déroule sans encombre. Il leur montre les maquettes de la réserve, leur présente Anna et Diana qui montrent aux enfants les outils de traçage et la grande carte lumineuse qui ne fonctionne pas vraiment mais qui fait penser aux gens qu'ils voient où sont les loups. Il n'a pas vraiment de temps pour lui jusqu'à ce qu'il les emmène dans les écuries, et leur montre comment garder la paume de la main bien ouverte pour que les chevaux attrapent le sucre sans leur faire mal. Il utilise Scott comme volontaire, ébouriffe ses cheveux alors qu'un grand étalon engouffre parfaitement le sucre. Les enfants passent un très bon moment, regardent les chevaux avec des yeux émerveillés, et Derek croit même voir quelques parents nourrir les cheveux en douce.
« Vous savez, vous êtes plutôt bon pour ce genre d'exercice, » dit Stiles. Derek ne sait pas quand il s'est faufilé à ses côtés, mais Stiles est juste à côté de lui. « Pourquoi vous n'en faites pas un programme permanent ? Je suis sur que ça pourrait aussi être adapté aux classes supérieures avec de l'écologie et d'autres choses. »
« Il nous faudrait surement un nouveau membre pour faire ça et nous n'avons pas les fonds, » admet Derek. « C'est bien de voir les enfants avec les animaux. Beaucoup d'entre eux n'ont pas de contact avec des animaux, sauf des chiens ou des chats. »
« Oui, merci de nous laisser venir et de rencontrer les animaux, » dit Stiles en lui souriant. Il y a un peu de poussière sur son nez et, à vrai dire, il est soulagé lorsqu'un des enfants lui demande s'il peut leur montrer comment on monte à cheval.
Derek selle un des chevaux les plus vieux et lents, et demande à Stiles de sortir les enfants de l'écurie pour les emmener dans l'éclos. Il sort, exécute quelques mouvements simples, comme se tenir droit ou diriger le cheval avec les cuisses et pas avec les rennes.
« Une question ici, » prévient Stiles, en pointant un petit garçon.
« Vas-y, » dit Derek, en faisant changer le cheval de direction.
« Est-ce que c'est le cheval que vous montiez pour aller sauver le loup ? » demande-t-il.
« Non. Bumble est vieux, il est un peu lent. J'ai monté Thor, qui est le plus rapide. » explique Derek, en mettant pied à terre. Il ramène ensuite Bumble à l'écurie.
« Une autre question, » prévient Stiles.
« Ce chat est sur un cheval. Les chats peuvent monter à cheval ? » demande un autre petit garçon.
Derek s'arrête pendant une seconde. « Non, mais les chats sont parfois amis avec les chevaux. » Une fois que Derek a fini de remettre Bumble dans son box, Stiles apparait de nouveau à ses côtés.
« Et maintenant ? » demande Stiles.
Derek hausse les épaules. « C'est à peu près fini, je leur ai montré tout ce qui est sans danger. »
« Papa, papa, » dit Scott, en tirant sur sa chemise. « Papa, tu dois leur montrer le hurlement ! »
Oh, merde.
Stiles sourit. En fait, c'est le meilleur moment pour le faire : le soleil va bientôt se coucher, et les loups hurleront en retour.
« Ok, » soupire Derek. Il siffle et rassemble la meute, en les ramenant dans l'enclos.
« Meute, je vais hurler, et si nous écoutons attentivement, nous pourrons entendre les loups répondre, » explique Derek. Aussi horriblement embarrassant que cela puisse paraitre, Derek penche la tête en arrière et hurle aussi fort qu'il peut.
Un long silence suit mais on entend très faiblement une réponse venant du nord.
Quand les enfants l'entendent, ils explosent de joie et commencent à hurler à leur tour.
« Ok, je ne m'attendais pas à ça, » dit Stiles, qui n'arrête pas de regarder Derek. « Vous avez d'autres compétences cachées dont vous ne m'avez pas parlé ? En dehors de la voix d'Optimus Prime ? »
« Scott vous a dit pour le hurlement, ce n'était pas un secret, » lui fait remarquer Derek.
« Oui, mais il n'avait pas dit que vous pouviez faire ça, » dit Stiles en secouant la main.
« Eh bien, je suppose que vous devrez attendre, » dit Derek.
Anna intervient, tapote sa montre – c'est l'heure. Derek leur donne un livre d'activités pour la maison : des puzzles et des dessins à colorier, puis il les raccompagne jusqu'au bus.
« A plus tard, la meute, » dit Derek.
« Qu'est-ce qu'on dit les enfants ? » demande Stiles.
Ils hurlent un remerciement.
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A bientôt.
