Chapitre 5 :
La matinée au commissariat passa à grande vitesse, le jeune pour qui il s'était déplacé était un délinquant récidiviste qu'il avait cru aider il y a quelques semaines mais qui n'avait pas tenu sa parole et après avoir dit qu'il avait agit parce qu'il était possédé, la drogue faisait vraiment de serieux ravages, avait finalement conssentit à se confesser. Ce matin passa tellement vite qu'il s'aperçut qu'il était bientôt midi et qu'il n'avait pas encore croisé Ricardo, ce dont il fût reconnaissant il devait bien l'admettre. Jusqu'à ce que Ruiz lui demande comment son frère se remettait de sa blessure, il comprit alors que Ricardo n'avait pas encore reprit son service. C'était dommage que ça soit le jour off de Gabi sinon ils auraient pu se croiser avant l'heure. Ce qui lui rappellait qu'il devait partir s'il ne voulait pas être en retard pour déjeuner avec elle.
Quand il arriva elle était déjà attablée et regardait distraitement le menu jusqu'à ce qu'elle l'aperçoive, ses yeux s'illuminèrent alors et sa bouche se fendit d'un sourire des plus accueillant. Il aurait tant aimé pouvoir l'embrasser ici et maintenant mais c'était trop tôt et il ne pouvait pas, pas alors que la salle était remplie de gens qu'ils connaissaient tous les deux. Il aurait vraiment du lui donner rendez-vous autre part.
-Hey !
-Comment c'est passée ta matinée ? J'ai entendu dire que tu étais allé au commisssariat ?
-Oui pour un des jeunes que j'ai aidé, enfin disons que je n'ai pas si bien réussi que ça.
-Je suis désolée, mais ce n'est pas de ta faute Antonio.
-Je sais. Au moins j'aurai essayé.
-Oui. Au fait que voulait ta mère ce matin ?
-Rien de bien spécial.
-Mouais. Elle t'a encore mis en garde contre moi c'est ça ?!
-Entre autre oui. Elle est venue parce qu'en tirant ses cartes elle a découvert que tu avais un amant.
-Bien maintenant je ne dirai plus que ce sont des foutaises. On fait quoi alors ?
-J'allais te demander la même chose. J'étais à deux doigts de tout lui révéler mais j'ai préféré attendre de voir avec toi et de toute façon ce matin c'était vraiment pas le bon moment.
-Oui, en parlant de ça je suis désolée pour…… enfin je suis désolée de t'avoir fuit et de m'être réfugiée dans ta salle de bain.
-C'est rien, c'est à moi de m'excuser je n'aurais pas du me conduire de la sorte. C'est juste qu'après notre…. notre réveil, enfin qu'en on nous a dérangé, l'ambiance a changé et je ne savais pas comment…..
-C'est pas grave, je comprends. Mais c'est la dernière fois que tu me fais ça hein !?
-Oui. Tu sais j'ai promis à ma mère de passer la voir en fin de journée, ça te dirais de venir avec moi ?
-C'est pas comme si j'avais le choix….
-Gabi si tu ne veux pas…..
-Je plaisante, enfin à peu près, mais on doit le faire et tout les deux, ensemble, alors j'irai avec toi.
-Bien. Et toi tu as fais quoi ce matin ?
-Déjà j'ai évité de me faire repérer à l'église avant de venir te voir et ça pas été facile j'ai failli me faire surprendre par une de tes nouvelles recrues !
-Une novice Gabi, pas nouvelle recrue.
-Comme tu veux. En tout cas j'ai eu de la chance comme elle ne me connaissait pas j'ai inventé cette histoire comme quoi j'étais venue me confesser mais que je m'étais perdue en cours de route.
-Comme tu dis tu as eu de la chance.
-Et après t'avoir quitté je suis retournée au loft…..
-Gabi ! Pourquoi tu ne m'as pas attendu ? Qu'est-ce qu'il a dit ? Il ne t'as pas fait mal au moins ?
-Il n'était pas là.
-Comment ça pas là ? Il était où ? Il n'a pas reprit son poste en tout cas.
-Je ne sais pas où il est allé mais tu aurais du voir l'état du loft on aurait dit qu'un combat de boxe avait eu lieu, j'ai un petit peu rangé.
-Ca ne m'étonne pas de toi ça ! Pourquoi tu y es retournée ?
-Pour récupérer mes affaires. Et aussi pour voir comment il allait, d'après ce que j'ai pu constater ça ne va pas bien du tout.
-Tu t'attendais à quoi Gabi ?
-J'en sais rien.
-En tout cas moi je suis content qu'il n'est pas été là. Franchement tu pensais à quoi ?! Après la petite scène d'hier tu aurais pu m'attendre ou au moins ne pas y aller seule.
-Je voulais juste vérifier qu'il allait bien c'est tout et puis de toute manière il fallait que je prenne mes affaires !
-Désolé c'est juste que rien que de t'imaginer seule avec lui, maintenant qu'il est au courant, ça m'inquiète.
-Pas grave. Tu es très mignon quand tu es inquiet !
Et elle lui fit un clin d'œil, ce qui ne manqua pas de faire rougir Antonio.
-Et si…… et si on commandait ?
-Très bonne idée !
Gabi éclata de rire devant son air géné alors qu'une serveuse s'approchait d'eux pour prendre leur commande.
-Alors on va prendre………..
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En plein milieu de l'après-midi, alors qu'elle n'avait pas grand-chose à faire, Carmen se remit à penser au comportement curieux d'Antonio ce matin même. Il avait eu l'air d'être dérangé par sa présence, d'ailleurs il avait mit un temps considérable à sortir de sa chambre, un comble pour lui qui d'habitude était debout aux aurores, et puis il avait eu l'air d'être prit en faute, de quoi elle ne saurait le dire mais ses yeux brillaient de culpabilité. C'est alors qu'elle se souvenu d'Antonio paniqué à l'idée qu'elle avait parlé à Ricardo avant de venir le voir. En y repensant bien c'était très étrange, ils s'étaient toujours très bien entendus depuis qu'ils étaient enfants, mais ces derniers temps Antonio se montrait distant, et pas qu'avec son frère mais avec elle aussi, les seules autres personnes de qui il était très proche était Maria et….. et Gabi. Elle eu un sentiment bizarre, evidemment que ça avait un rapport avec Gabi ! Elle avait sûrement du lui avouer quelque chose et maintenant il ne savait pas comment agir avec Ricardo alors il l'évitait. Cette femme n'apportait vraiment que des complications ! …….. Mais il y avait eu leur échange de ce matin, c'était comme si………… non elle n'irait pas dans cette direction c'était vraiment impensable. Antonio ne ferait jamais ça ! Pourtant…… Non ! Elle devait aller voir Ricardo, c'est ça vérifier comment son bébé allait après s'être fait tirer dessus. Elle n'aimait vraiment pas cet aspect du métier de policier, mais bon quelle mère digne de ce nom aimait ce coté la ?!
Arrivé au loft, une chose la frappa : un certain chaos y régnait, comme si on avait tout rangé pour tout mettre à sac par la suite. Quelque chose n'allait pas, pas du tout. Dieu mais où était Ricardo !?
-Oh tient salut mama !
Elle sursauta, et le regarda de la tête au pied : pantalon ouvert, chemise froissé et mal reboutonné et cheveux en bataille. Il avait bu. Et il continuait à en juger par la bouteille de bière qu'il avait en main.
-Ricardo ! Mi hijo ! C'est toi qui à mis la maison dans cet état là ?!
-Euh ouais.
-Mais pourquoi ? Que se passe-t-il ? Et pourquoi tu bois ? Tu as bu combien de bières !?
-Assez. Assez pour oublier en tout cas.
-De quoi tu parles Ricardo ? No entiendo. Tu souffres ? Ta blessure, Mon Dieu ne me dis pas que ta blessure s'est rouverte ?!
-Non. C'est bien pire ! Cette sale petite garce est revenue ici ! Non mais comment elle a pu remettre les pieds ICI !!! Elle est revenue prendre ses affaires !! Trainée ! Et lui, je suis sur qu'il s'est fait un plaisir de l'accompagner ! Ils doivent chercher un petit nid douillet à l'heure qu'il est !! Connard ! Je les hait ! Je les maudit ! Tous les deux !!
-Tu….. tu parles de Gabi ?
-Ouais c'est de cette trainée la dont je parle !
-Ah. Elle t'a donc avoué qu'elle avait un amant.
-Tu le savait ?!
-Ca fait des semaines que je te le dis Ricardo !
-Donc tu ne sais pas ?
-Savoir quoi ?
-Oh tu vas être ravie mama ! Gabi reste dans la famille !
-De quoi tu parles ? Explique-toi Ricardo !?
-Oh mais je veux parler de Gabi et d'Antonio mama. De qui d'autre bien sur !
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