Chapitre 14 :

Antonio fila dans son bureau aussitôt arrivé à la mission, c'était là que le message de son bipper disait d'aller. Il entra et tomba nez à nez avec sa mère.

-Mama !

-Antonio mi hijo ne t'en vas pas !

-Je n'en avais pas l'intention.

-Il faut que je te parle. Seule à seul.

-Je sais déjà ce que tu vas me dire mama et je ne veux pas l'entendre.

-Pourtant tu vas m'écouter et jusqu'au bout ! Gabi était une erreur pour ton frère et…..

-Non ! Mama je t'ai déjà dit que je ne voulais pas que tu parles de Gabi en ces termes et que de toute manière ma décision était prise et qu'elle était irrévocable !

- Laisse-moi parler Antonio ! J'ai tiré mes cartes, oui je sais ce que tu vas dire, encore une fois, mais cette fois ci c'était différend alors j'ai recommencé encore une fois, avec toujours le même résultat et j'ai fini par comprendre que je m'étais trompée, sur elle, sur tout, depuis le début. Alors je voulais m'excuser auprès de toi.

-Merci mama, je ne sais pas trop ce que tu veux dire mais je sais que ça ne doit pas être facile pour toi alors je te remercie et j'accepte tes excuses.

-Tu ne me demandes pas en quoi je me suis trompée ?

-Si si alors ?

-J'ai enfin compris que c'est ce qui devait être, toi et elle ensemble. Que si elle était infidèle à Ricardo, dans ses actes et dans son cœur, c'était parce qu'elle t'était destinée à toi mon fils ! Elle t'aime, d'un amour pur et sincère et j'ai finalement réalisé que tu l'aimais aussi et que pour que tu sois heureux, pour que vous soyez heureux tous les deux, il fallait que tu abandonnes l'église. Alors je te donne ma bénédiction. Sois heureux Antonio, c'est tout ce que je souhaite.

Submergé par l'émotion d'entendre sa mère lui donner enfin son approbation, il la serra fort dans ses bras.

-Merci mama. Tu n'as pas idée à quel point c'est important pour moi de t'entendre dire ça.

-Si je le sais et c'est pourquoi je te le dis, parce que c'est important. Te quiero mi hijo.

-Je t'aime aussi mama.

-Finalement Gabi n'est pas aussi mauvaise que je le pensais.

-Ca fait des années que je te le dis ! Tu sais elle n'a jamais voulu intentionnellement faire du mal à Ricardo, pas plus que moi d'ailleurs.

-Je sais Antonio, maintenant je le sais et je m'excuse encore.

- Cette fois ci ce n'est pas à moi que tu devrais présenter tes excuses.

-J'irai la voir, promis. Alors……. Quand seras-tu un homme libre ?

Il sourit, sa mère pouvait s'exprimer d'une drôle de façon parfois.

-A la fin de la semaine je pense. J'ai un rendez-vous avec l'archidiocèse demain après-midi et ça devrait être bon normalement. D'ici la semaine prochaine tout sera réglé et ce sera officiel.

-Ah. Et tu te sens comment ?

-Bien, soulagé et incroyablement heureux, comme si on m'accordait une seconde chance et que l'on m'insufflait une sérénité que je n'ai jamais encore eue. Ca me fait étrange de quitter cette vie que j'avais choisi après que…………. Mais c'est la bonne chose à faire, je le sais. Je n'ai jamais été aussi heureux ! Je l'aime mama !

-Je sais mi hijo, je sais. Donc pas de regrets ?

-Non aucun mama, aucun.

-Bien. Si tu n'as pas de regrets, que tu es sur et qu'en plus tu es heureux, je ne vois pas quoi demander de plus. J'aurai juste besoin d'un temps d'adaptation je crois.

-Tu l'auras ne t'inquiètes pas ! …… Et pour Ricardo ?

-Il est fort, il passera à autre chose, on l'y aidera.

-Je ne suis pas sur que de nous voir Gabi et moi ensemble, lui fera du bien.

-Ca ira, ne te contrarie pas trop, Maria et moi nous allons nous en occupé.

Antonio sourit, c'était l'une des dernières choses dont il avait besoin pour aller de l'avant, que Carmen soit en paix avec son choix, ses choix, celui de quitter l'église et celui d'être avec Gabi.

Toc. Toc.

-Antonio excuse-moi de te déranger mais….. Oh Carmen !

Gabi se senti toute petite en cet instant, comme si elle n'avait pas suffisamment croisé cette femme ces dernières heures ! Mais elle n'avait pas pu s'empêcher de vouloir revoir Antonio, d'où sa présence ici. Ils étaient libres de se voir sans que cela ne devienne suspect, elle pouvait faire tout ce qu'elle voulait, enfin pratiquement tout pour l'instant, mais c'était tout nouveau pour elle alors quand elle avait quitté Vanessa, elle était venue ici, parce que même si elle l'avait vu il y a à peine une heure il lui manquait déjà donc c'était tout naturellement qu'elle se retrouva à la mission, non pas que ça changeait de d'habitude en fait.

-Je suis désolée je vais m'en aller.

-Non non, entrez Gabi, je dois….. j'ai quelque chose à vous dire.

Gabi craignait le pire mais elle avança tout de même.

-Je tenais à vous présenter mes excuses.

Ca y'est c'était la fin du monde ! Les quatre cavaliers de l'apocalypse allaient débarqués !! Ou alors Carmen était tombée sur la tête, c'était l'explication la plus rationnelle.

-Pourquoi ça ?!

-Je vous ai traité avec condescendance et mépris, et je ne suis pas fière de moi. Je me suis trompée sur vous, vous êtes quelqu'un de bien, vous n'étiez juste pas la femme idéale pour mon Ricardo voilà tout.

-Mais je le suis pour Antonio ?!

Elle tâtait le terrain pour voir si Carmen était vraiment sincère et surtout pour voir à quel point elle pouvait se fier à ce qu'elle disait. Parce que si c'était bien réel, faire la paix avec sa future belle-mère était une perspective des plus réjouissantes ! Une minute !!?? Future belle-mère !!!!!??? Elle sortait ça d'où ????!!!! Antonio avait à peine quitté les ordres, qu'elle lui passait déjà la corde au cou !? Et elle, elle venait tout juste de rompre ses fiançailles d'avec le frère de son petit-ami actuel ! Non mais elle divaguait là. Humm Antonio et petit-ami dans la même phrase c'était un truc dont elle rêvait depuis longtemps. Elle divaguait encore !! Faudrait quand même qu'elle en parle à Antonio, sait-on jamais !?

-Oui vous l'êtes. J'ai tiré mes cartes et elles m'ont montré que vous étiez….. le bon choix.

-Alors merci Carmen, réellement. Il faudra que je remercie vos cartes un de ces jour ! J'accepte vos excuses, le passé est passé. Merci du fond du cœur.

-Rendez le moi heureux Gabi. Je vous confie mon bébé, prenez en soin.

-Je le ferai, je vous en fais la promesse.

-Merci.

-Bon vous êtes très touchantes toutes les deux à parler de moi comme ça mais y'en a qui travaille je vous rappel !

-Antonio !! Tu ne mettrais pas ta propre mère et ta…. et moi dehors par hasard !?

-Si.

-Tu devrais être rongé par les remords !!

-Je le suis !

-Ouais tu en as l'air !

Carmen les regarda se lancer dans une joute verbale et sourit, elle eu un pincement au cœur mais bon c'est la vie comme on dit hein !?

-Bon je vais vous laissez.

-Au revoir mama.

-A bientôt Carmen.

-Adios.

Une fois Carmen partie, Gabi se précipita dans les bras d'Antonio et l'embrassa.

-Waouh !

-Désolé mais ta mère vient tout juste de nous donner sa bénédiction !! Et en plus elle m'a fait des excuses ! Je sais pas si tu sais ce que ça veux dire….

-Si, si je sais. Elle m'en a présenté aussi.

-C'est génial ! Tout simplement génial. Maintenant on a une vraie identité de couple, comme si on avait vraiment le droit d'en être un. Je me sens plus légère !

-Moi aussi je t'avouerai.

-Je sais que l'avis de ta mère est très important.

-Ouais, je serai parti même si elle avait désapprouvé mais ça me rassure qu'elle ne nous condamne pas à la damnation éternelle.

-Je vois ce que tu veux dire !

-Maintenant il reste Ricardo.

-Chaque chose en son temps et pour le moment on ne doit pas se préoccuper de lui.

-D'accord. Tout ce que tu voudras.

-Antonio !?

-Oui ?

-Je suis heureuse. Tu me rends heureuse.

-Je t'aime.

Et cette fois ci c'est lui qui initia le baiser et tant pis si quelqu'un entrait dans son bureau à ce moment là !