J'ai pas le coeur à vous faire patienter !! alors voila la suite !!!


Les heures passaient et je ne me lassai pas d'observer ma magnifique femme endormie, au milieu de toute ces plumes, elle avait l'air d'un ange.

Mon sourire ne m'avait pas quitté depuis la fin de nos ébats et je remerciais grandement la mémoire infaillible des vampires de me permettre de savourer encore et encore, seconde par seconde notre nuit aussi clairement qu'un film. Elle avait été si belle, comme toujours certes, mais c'était une beauté différente de la voir gémir de plaisir.

Je fus légèrement déçu de ne pas l'entendre parler, j'aimai tellement quand elle parlait en dormant, je savais que cette partie d'elle allait me manquer après sa transformation. Tout comme les battements de son cœur, qui étaient pour moi la plus belle des mélodies, ses rougeurs lorsqu'elle était embarrassée, toutes ses petites choses qui m'avait fait l'aimer en premier lieu et surtout que j'avais désiré épargner dès le début, car elles signifiaient la vie et pas l'existence.

Bien sûr une part de moi - une énorme part pour être franc et je m'en voulais énormément pour ça, mais n'avais-je pas prévenu que j'étais égoïste ? - bref une part de moi voulait plus que tout la transformer, pour qu'elle soit auprès de moi à jamais, ainsi je ne serais plus seul, qu'elle soit moins fragile, ainsi je n'aurai plus à me restreindre en la prenant dans mes bras … égoïste … je l'avais dis.

Le soleil de midi traversait les vitres et éclairait le corps nu et endormi de ma femme où progressivement des taches apparaissaient sur sa peau. Je les scrutai attentivement et constatai avec horreur que les contusions se multipliaient avec une vitesse alarmante.

Bien que les ayant écoutés toute la nuit, je me concentrai à nouveau sur ses battements de cœur ainsi que sur le rythme de son souffle, essayant de trouver une quelconque trace de douleur pour Bella.

Minutieusement - et doucement pour ne pas la réveiller – je l'auscultai, la pensée de lui avoir cassé un os m'effrayait et ne me quittait plus, je savais qu'elle n'avait aucune coupure, je n'aurai pas pu passer à côté de l'odeur de son sang. Bien que j'étais depuis quelques mois immunisé contre le parfum de son sang, je pouvais toujours le sentir et dans ce cas précis je n'en sentais aucune goutte en dehors de son corps.

Une fois mon inspection terminée, j'eu un bref soulagement de voir qu'aucun de ses os n'était brisé, cependant il s'estompa rapidement à mesure que les nouvelles contusions apparaissaient.

Bella resta endormie pendant encore quelques heures et je ne pu m'empêcher de m'en vouloir durant le reste de son sommeil. Après tout, qui pouvait bien accepter le fait de blesser son amour ? Un monstre, j'étais et resterai à jamais un monstre. Bella avait beau faire ressurgir les côtés humains de mon être, je n'en restai pas moins qu'un monstre.

J'avais accepté sa requête, pire encore, j'avais apprécié que nous fassions l'amour, j'avais même passé plusieurs heures à y repenser - totalement comblé - et à attendre avec impatience de pouvoir recommencer. Un monstre, j'étais bel et bien le monstre que je pensais être.

A quel point Bella allait-elle avoir mal ? A quel point elle allait m'en vouloir ? Allait-elle essayer, comme à son habitude, de minimiser les dégâts ? Pourrait-elle un jour me pardonner ? Oui bien sur, c'était Bella, mais je ne méritai pas son pardon. Je ne pourrais jamais me pardonner moi-même, et pendant un instant cette idée me fit sourire, ma rancœur sera assez forte pour le reste de l'éternité, je la méritais.

Le rythme cardiaque de ma femme – non je n'étais plus digne de l'appeler ma femme, ça me donnait trop de plaisir – le rythme cardiaque de Bella accéléra progressivement, bien qu'elle n'ouvrait pas les yeux, je savais qu'elle était réveillée. Pour l'aider en douceur, je la caressai du bout des doigts – ne voulant pas rajouter de nouveaux bleus – le long de l'épine dorsale, vérifiant une nouvelle fois chacune de ses vertèbres.

Elle resta contre moi pendant quelques minutes sans bouger, on aurait pu la croire endormie jusqu'à ce qu'elle se mette à rire.

‟Qu'est-ce qu'il y a de drôle ?" Murmurai-je d'une voix plus dure que je n'aurai voulue. Caressant toujours son dos, je la vis rougir, puis son ventre grogna.

‟Tu ne peux simplement pas échapper à la nature humaine pendant très longtemps."

Ah, la nature humaine, seule Bella ne pouvait pas y échapper, moi j'avais bien démontré cette nuit que j'en étais capable. Monstre ! Je levai les yeux vers le voilage du lit à baldaquin.

Alarmée par mon manque de réponse, Bella ouvrit les yeux et se redressa sur les coudes pour voir mon visage, je restai figé, trop honteux, j'étais incapable de la regarder dans les yeux.

‟Edward ! Qu'est-ce qu'il y a ?" Demanda-t-elle toujours alarmée. ‟Qu'est-ce qui ne va pas ?"

‟T'as besoin de demander ?" Répondis-je instantanément.

Elle osait me demander ce qui n'allait pas, comme si ses douleurs ne lui étaient pas suffisantes.

Bella parut soudain soucieuse, une ligne se forma sur son front et de mes doigts je les lissais. A quoi pensait-elle ? Certainement au fait que je l'avais blessée, il fallait que j'en ai le cœur net, la peine serait peut être plus grande quand je saurais à quel point elle m'en voulait, cependant je la méritai. ‟Tu penses à quoi ?" Chuchotai-je.

‟T'es contrarié. Je ne comprends pas. Est-ce que j'ai … ?"

Mes yeux se rétrécirent et elle s'arrêta net. ‟A quel point tu as mal, Bella ?" Il fallait qu'elle me dise. ‟La vérité – n'essaye pas de minimiser."

Surprise, sa voix se fit haute, ‟Mal ?"

J'attendis, levant un sourcil, le temps qu'elle découvre ses contusions, elle contractait et décontractait ses muscles, la surprise se lisait facilement sur son visage maintenant, ou était-ce à cause de la douleur ?

Elle s'énerva, ‟Pourquoi sautes-tu sur ces conclusions ? Je n'ai jamais été mieux que maintenant."

‟Arrêtes ça." Dis-je en refermant les yeux.

‟Arrêter quoi ?" Son ton était soudain plus léger, comme si elle ne comprenait vraiment pas ce qui se passait. Mais c'était improbable, c'était donc pour me rassurer qu'elle agissait ainsi.

‟Arrêtes d'agir comme si je n'étais pas un monstre pour avoir accepté ça."

‟Edward ! Ne dis jamais ça." Dit-elle, mais son intonation vexée n'en fit qu'un murmure.

Je n'ouvris pas les yeux, voir Bella meurtrie était plus que je ne pouvais le supporter, bien que j'avais en mémoire son image avec tous ces bleus.

‟Regardes toi, Bella ! Et dis moi que je ne suis pas un monstre."

Je la sentis se remuer à côté de moi puis elle haleta.

Oh mon dieu, à quel point allait-elle m'en vouloir, allait-elle me pardonner un jour ? Comment le pourrait-elle ? Depuis le premier jour je n'avais cessé de la blesser.

Tout à coup elle s'écria, ‟Pourquoi suis-je recouverte de plumes ?"

Rrrrrh, elle n'allait donc jamais voir ses bleus ? J'expirai d'impatience, et dis d'une traite ‟J'ai mordu un ou deux oreillers." Ma voix se fit plus grave et plus lente pour qu'elle entende bien la suite. ‟C'est pas de ça dont je parle !"

‟Tu as mordu un oreiller ? Pourquoi ?"

Au diable les plumes, regardes toi un peu Bella ! Tu es entièrement recouverte de bleus !

J'attrapai le plus délicatement possible sa main et la souleva des plumes. ‟Regardes, Bella !" Grognai-je. ‟Regarde ça."

Bella se tordit pour voir les dégâts, elle toucha de sa main droite le bras que je tenais, les bleus disparaissaient et réapparaissaient. Je relâchai son poignet pour effleurer à mon tour les contusions.

‟Oh" Dit-elle, son regard fixé sur les bleus, je dois la dégoûter.

‟Je suis tellement désolé, Bella. Je le savais, je n'aurai pas du - " les souvenirs de notre nuit revenaient, c'était insupportable, un grognement plaintif sorti de ma gorge. ‟Je suis plus désolé que je ne peux te le dire."

La honte et la colère me submergeaient. Je mis mon bras sur mes yeux et devins immobile. Si j'avais été humain, j'aurai pleuré, pfff, si j'avais été humain, je n'aurai pas blessé Bella, je n'aurai pas eut à pleurer. Comment avais-je pu lui infliger ça ? Moi qui n'aspirait qu'à la protéger, depuis le début, je prenais les mauvaises décisions, je n'aurai jamais du revenir de Denali, elle aurait eut un avenir en ce moment et pas ces contusions.

Je sentis Bella s'assoir à mes côtés, elle toucha mon bras et ses petits doigts fragiles s'enroulèrent autour de mon poignet, elle essaya de le tirer. En vain, je n'étais pas prêt à lui faire face.

‟Edward … Edward ?" Elle hésita une seconde, surement pour chercher ses mots, ‟Je ne suis pas désolée, Edward. Je suis … je peux même pas te dire. Je suis si heureuse. Ca n'en vaut pas la peine, ne soit pas en colère. Arrête. Je vais b –"

‟Ne dis pas le mot bien." La coupai-je d'une voix froide. ‟Si tu attaches une importance à ma santé mentale, ne dis pas que tu vas bien."

‟Mais c'est le cas" Murmura-t-elle.

‟Bella" J'avais presque gémit en disant son nom. ‟Arrête."

‟Non. Toi arrête, Edward." J'enlevai mon bras pour la regarder, je sentais mon visage crispé sous l'inquiétude. ‟Ne gâche pas tout." Reprit-elle. ‟Je. Suis. Heureuse." Ajouta-t-elle en détachant chaque mot comme si ça leur donnait plus d'importance.

‟J'ai déjà tout gâché." Murmurai-je.

‟Ca suffit !" Cassa-t-elle. Pour réponse ma mâchoire claqua.

‟Pah !" Eclata-t-elle. ‟Pourquoi ne peux tu pas simplement lire dans mon esprit ?" Ca c'est marrant, pensais-je ironiquement. ‟C'est un tel inconvénient d'être muette mentalement."

Mes yeux s'élargirent légèrement, l'ironie m'avait malgré moi distrait. ‟C'est une nouveauté. Tu adores que je ne puisse pas lire ton esprit."

‟Pas aujourd'hui." Déclara-t-elle.

‟Pourquoi ?" Je ne la suivais plus du tout, certes Bella avait toujours été surprenante et elle l'était encore aujourd'hui.

Elle lança ses bras, frustrée. Sa paume claqua contre mon torse dur comme la pierre.

‟Parce que toute cette angoisse serait totalement inutile, si tu pouvais voir ce que je ressens en ce moment !" Dit-elle, toujours frustrée. ‟Ou il y a 5 minutes, plutôt. J'étais parfaitement heureuse. Totalement comblée. Maintenant, et bien, je suis en quelque sorte agacée."

‟Tu devrais être furieuse contre moi."

‟Et bien, je le suis. Est-ce tu te sens mieux ?"

Je pourrais mais non, je soupirai. ‟Non. Je ne pense pas que quoi que soit pourrait me faire me sentir mieux, en ce moment."

‟Ca !" Cracha-t-elle. ‟C'est justement pourquoi je suis furieuse." Ajouta-t-elle. ‟Tu es en train de tout gâcher, Edward"

Je roulai des yeux et secouai la tête, vous pouvez compter sur Bella pour accorder de l'importance aux détails insignifiants, comme mon humeur alors qu'elle devait souffrir le martyr.

Elle respira profondément et déglutit. ‟Nous savions que ça allait être délicat. Je pensais que c'était entendu. Mais, eh bien, c'était mille fois plus facile que ce que je pensais." Un sourire timide naquit sur ses lèvres. ‟Et ça, c'est vraiment rien." Ajouta-t-elle en caressant son bras. ‟Je pense que pour une première fois, ne sachant pas à quoi nous attendre, on a été incroyable. Avec un peu d'entrainement –"

Mon expression horrifiée l'arrêta net. Elle s'attendait réellement à ce qu'on renouvelle cette expérience après ce que je lui avais fait ? J'allais exploser.

‟Entendu ? T'étais-tu attendu à ça, Bella ?" J'avais explosé, je n'en croyais pas mes oreilles, avait-elle réellement prévu que je la blesserai ? ‟Anticipais-tu que je puisse te blesser ?" Comment pouvait-elle accepter que je la blesse ? ‟Pensais-tu que ça pouvais être pire ? Considères-tu l'expérience comme un succès parce que tu peux encore marcher ? Aucun os brisé – ça équivaut à une victoire ?" Elle veut une hola ?

Elle ne m'interrompit pas, attendant que je me calme, puis prit une voix sereine. ‟Je ne savais pas à quoi m'attendre, mais c'est certain je ne m'étais pas attendu à ce que ce soit … aussi … aussi magnifique et parfait que ça l'a été." La fin de sa phrase sortie en murmure ; gênée, elle dériva ses yeux vers ses mains, évitant mon regard. ‟Je veux dire, je ne sais pas comment c'était pour toi, mais ça l'était pour moi."

Incroyable, alors que j'avais peur de l'avoir blessée, elle avait peur que je n'ai pas eut de plaisir. Je relevai doucement son menton avec un doigt. ‟C'est à propos de ça que tu es inquiète ? Que je n'ai pas eut de plaisir." Demandai-je, les dents serrées.

Ses yeux regardaient toujours ses mains, ‟Je sais que ce n'est pas la même chose, tu n'es pas humain. J'essayai juste d'expliquer que, pour une humaine, et bien, je ne peux rien imaginer de meilleur que ça.

Elle ne faisait pas semblant, elle accordait vraiment de l'importance à ce que j'avais ressentis, cela me relaxa légèrement, elle leva les yeux pour déchiffrer l'expression de mon visage.

‟Il semblerait que j'ai plusieurs excuses à te présenter." Je n'avais pas pensé devoir m'excuser pour autre chose, aujourd'hui, apparemment je faisais fautes sur fautes. ‟Je n'aurai jamais osé imaginer que tu puisses interpréter mon bouleversement, après ce que je t'ai infligé hier, comme … eh bien, comme si ça n'avait pas été la meilleure nuit de mon existence. Mais je m'interdis d'y penser de cette façon, pas quand tu es …" je ne pu terminer ma phrase.

Alors que les bleus me sautaient aux yeux et que je recommençai à me renfermer, un sourire se dessina lentement sur les lèvres de Bella et d'une petite voix, elle parla. ‟Vraiment ? La meilleure de toutes ?"

Encore soucieux de lui faire plus de mal, je pris son visage délicatement dans mes mains. ‟J'ai parlé à Carlisle, après que toi et moi ayons fait le marché, espérant qu'il pourrait m'aider. Bien sur, il m'a averti que ce serait très dangereux pour toi." Ses mots exacts avaient été, 'Il faudra que tu sois plus qu'extrêmement prudent, Edward. Tu sais qu'en un seul mouvement tu pourrais la tuer. Cependant, tu as déjà prouvé à mainte et mainte reprise que tu étais capable de bien plus que tous les autres vampires. J'ai confiance en toi, Edward, je sais que si quelqu'un peu le faire, c'est bien toi.' ‟Il avait foi en moi, cependant – une foi que je ne mérite pas." Quand on voit dans quel état tu es, je mis deux doigts sur les lèvres entaillées de Bella avant qu'elle ne proteste.

‟Je lui ai aussi demandé ce à quoi je devais m'attendre. Je ne savais pas ce qu'il en serait pour moi … le fait que je sois un vampire." Je souris en me souvenant de la réponse Carlisle ainsi que son regard qui exprimait une telle sérénité – j'avais bien pris garde de ne pas lire ses pensées à ce moment là, j'en voyais déjà trop à mon goût ‟Carlisle m'a dit que c'était une chose très puissante, comme rien d'autre. Il m'a dit que l'acte amoureux était quelque chose que je ne devais pas traiter à la légère. Avec nos rares changements d'humeur (1), les émotions fortes peuvent nous altérer, d'une façon permanente. Mais il a dit que je ne devais pas m'inquiéter sur ce sujet – tu m'avais déjà altérer complètement." Je souris largement et sincèrement, elle était la lumière dans mon existence de nuit.

‟J'ai parlé à mes frères, aussi. Ils m'ont dit que c'était un grand plaisir." Entre autres choses, je vais lui épargner les pensées salaces qu'Emmett voulait partager pour, soi-disant, m'aider. ‟Seulement en deuxième position, après boire du sang humain." Mon visage du se renfrogner alors que je me souvenais des pensées meurtrières de mes frères ‟Mais j'ai goûté ton sang et il ne peut avoir aucun sang plus puissant que ça … Je ne pense pas qu'ils aient torts, vraiment. Juste que c'est différent pour nous. Il y a quelque chose en plus."

‟Il y a plus. Il y a absolument tout." M'assura-t-elle.

‟Ca ne change rien au fait qu'on avait tort Même si c'est possible que tu penses vraiment de cette manière." Je m'écartais d'elle, relâchant son visage.

‟Qu'est ce que tu veux dire ? Tu penses que je surévalue ? Pourquoi ?"

‟Pour atténuer ma culpabilité. Je ne peux pas ignorer les preuves, Bella. Ou ton habitude d'essayer de m'épargner quand je fais des erreurs."

Bella attrapa mon menton et se pencha pour n'être qu'à quelques centimètres de mon visage. Mon regard se perdit dans ses grands yeux chocolat. ‟Ecoutes moi, Edward Cullen. Je ne prétends rien pour ton bien être, d'accord ? Je ne savais pas qu'il y avait une raison pour te faire sentir mieux avant que tu ne commences à être pitoyable." Pitoyable ? J'étais vraiment pitoyable ? ‟Je n'ai jamais été aussi heureuse de toute ma vie – je n'étais pas aussi heureuse quand tu as décidé que tu m'aimais plus que tu ne voulais me tuer, ou le premier jour où je me suis réveillée et que tu étais là à m'attendre … Ni quand j'ai entendu ta voix dans le studio de danse." Le souvenir de son corps tout aussi tuméfié qu'aujourd'hui me fit fléchir, mais elle ne s'arrêta pas, certainement pour que je ne m'attarde pas non plus sur le souvenir. ‟Ou quand tu as dis 'je le veux' et que j'ai réalisé que d'une façon ou d'une autre, je te garderais pour toujours. Ce sont les moments les plus heureux que j'ai, et ça c'est meilleur que tout le reste. Donc, tu dois juste d'y faire."

Le triangle marqué entre ses sourcils ne l'avait pas quitté pendant qu'elle avait parlé, je mis un doigt dessus pour le lisser. ‟Je te rends malheureuse là. Je ne veux pas faire ça."

‟Eh bien, ne sois pas malheureux. C'est la seule chose mal, ici."

Bon, si je voulais rendre le sourire à Bella, il suffisait que je … je ne pouvais pas oublier l'état dans lequel elle était, je ne pouvais donc pas cesser d'être en colère contre moi, mais je pouvais mettre ça de côté, c'était le seul moyen de la rendre heureuse. ‟T'as raison. Le passé c'est le passé et je ne peux rien changer. Il n'y a aucune raison de laisser ma mauvaise humeur ruiner ce moment pour toi. Je ferais n'importe quoi pour te faire plaisir maintenant."

Décidé à faire de mon mieux je souris sincèrement pendant que Bella examinait mon visage, incrédule. ‟Tout ce qui me ferais plaisir ?" Son estomac gargouilla avant même qu'elle ne finisse sa phrase.

‟T'as faim." Dis-je rapidement, je sortis vite du lit, pris un pantalon kaki de la valise et le mis sans attendre.

‟Alors, pourquoi exactement tu as massacré les oreillers d'Esme ?" M'interpela Bella alors que je franchissais la porte, je devais en avoir dans les cheveux, ce qui avait du lui rappeler sa question sans réponse.

J'ébouriffais mes cheveux avant de lui répondre, ‟Je ne sais pas si j'ai décidé quoi que ce soit la nuit dernière. Nous sommes juste chanceux que ce soit les oreillers et pas toi." Marmonnai-je, j'inhalai profondément, me concentrant pour chasser cette mauvaise pensée en secouant la tête.

Bella se déplaça lentement sur le côté du lit et s'étira une nouvelle fois, plus précautionneusement, certainement sous la douleur. Sous cet angle, je voyais à peine la couleur naturelle de la peau de Bella, elle se retourna quand j'haletai. Je fermis les yeux et serra les points. A ce moment là, un ou deux oreillers n'auraient pas été suffisant pour me calmer.

‟Suis-je à ce point hideuse ?" Me demanda Bella en essayant de garder son ton ordinaire.

Je repris une respiration normale pour la rassurer mais ne me retournai pas, je savais pertinemment que je n'aurai réussi qu'à la stresser d'avantage. N'ayant pas de réponse elle courra vers la salle de bains.

Essayer d'oublier son état était impossible, elle avait tous ces bleus par ma faute, et comme à son habitude, elle ne s'occupait que de moi et minimisait ce que j'avais fait. Je ne méritai pas une femme comme Bella, elle était belle et elle s'était donnée corps et âmes, j'avais toujours refusé de la transformer à cause de son âme, j'avais refusé en premier lieu qu'on fasse l'amour de peur pour son corps et au final, j'avais accepté les deux, quel genre de personne cela faisait-il de moi ?

Soudain, Bella cria, en moins d'une seconde je me retrouvai derrière elle ‟Bella ?", elle se tenait devant le miroir.

‟Je n'arriverai jamais à enlever tout ça de mes cheveux !" Dit-elle en pointant son doigt vers ses cheveux plein de plumes blanches, elle commença à les enlever une à une avec sa lenteur humaine.

Avec ma rapidité vampirique, je partis à la chasse aux plumes en marmonnant ‟Nom d'un chien ! C'est ça qui te préoccupe le plus !"

‟Comment peux tu t'empêcher de rire ? J'ai l'air ridicule." Je ne répondis pas, rien ne pourrais me soulager pour le moment. Tant que les contusions seraient visibles, non c'était faux, longtemps encore après que les contusions se seraient effacées, une part de moi continuerait à m'en vouloir.

Après une minute, elle soupira ‟Ca ne marchera pas, c'est complètement incrusté. Je vais devoir essayer de les laver." Elle se retourna et enroula ses bras autour de ma taille, ‟Tu veux m'aider ?"

Je me délogeai de son étreinte gentiment et dis à voix basse, ‟Je devrais plutôt trouver un peu de nourriture pour toi." puis partis très vite pour qu'elle ne me rattrape pas. Je l'entendis soupirer.

Notre lune de miel n'est pas finie pour autant, pas vrai ? Il y a plein d'autres choses à faire sur cette ile. Il faudra que je l'occupe pour qu'elle n'ait pas l'impression d'être délaissée.

Arrivé dans la cuisine, je vérifiai que Gustavo avait rempli le frigo comme je l'avais demandé. Je vis en premier les œufs et le bacon, ne cherchant pas plus loin – je savais que c'était ce que Bella préférai – je les sortis et me mis à les cuisiner.

Voulant faire une surprise à Bella, et ayant quelques heures libres la nuit, j'avais fais quelques recherches pour cuisiner, je voulais faire plaisir à Bella et la cuisine était un des moyens que j'avais trouvé. Certes ça me dégoûtai, ces textures, ces odeurs … rien ne valait un puma pour moi, mais rien n'était une contrainte quand le bonheur de Bella était en jeux.

J'entendis le ventre de Bella grogner en même temps que le son de ses pieds nus sur le sol. Je mis l'omelette dans l'assiette et me retourna, elle était vêtue d'une robe blanche qui faisait ressortir ses contusions, je les ignorai pour ne pas attrister ma Bella.

‟Voilà". Une fois son petit déjeuner sur la table, elle s'assit sur l'une des deux chaises et commença à manger avec un appétit inégalable. Je m'assis à mon tour autour de la table, en face d'elle, ‟Je ne te nourris pas assez souvent."

Elle avala. ‟J'étais endormie. C'est vraiment bon, au fait. Impressionnant pour quelqu'un qui ne mange pas."

Avec un grand sourire, heureux de ma surprise je lui révélais mon 'secret' ‟La chaine cuisine." Une lueur de joie parcourra les yeux de Bella. Etait-elle heureuse que je cuisine ?

‟D'où viennent les œufs ?" Demanda-t-elle.

‟J'ai demandé à l'équipe de nettoyage de remplir la cuisine, une première pour cet endroit. Je vais devoir leur demander de s'occuper des plumes …" Sans le vouloir, le souvenir des contusions me revint, chaque bleu grossissant comme un bouton de fleur qui s'ouvrait.

Me sortant de ce cauchemar éveillé, Bella me remercia et se pencha au dessus de la table pour m'embrasser, je lui rendis son baiser furtivement puis me reculai.

Elle serra des dents et me dit d'un ton accusateur, ‟Tu ne me toucheras plus pendant qu'on sera là, n'est ce pas ?"

J'hésitai, comment lui répondre sans la vexer ? Je souris légèrement et lui caressa la joue tendrement, je savais pertinemment ce qu'elle voulait dire mais je ne pouvais me résoudre à lui répondre, cela me faisait trop mal de devoir lui dire non.

Elle se pencha pour prolonger ma caresse ‟Tu sais ce que je veux dire."

Je soupirai enlevant ma main de sa joue, je lui répondis ‟Je sais. Et tu as raison." Je m'arrêtai, prenant mon courage à deux mains, leva légèrement la tête et lui dis avec conviction ‟Je ne te ferais plus l'amour jusqu'à ce que tu sois transformée."

‟Je ne te blesserai jamais de nouveau."


(1) je sais la version française dit tout a fait le contraire, mais je préfère garder l'esprit de la version originale !!

Mais c'est que j'avais oublié de remercier Lapda pour sa précieuse aide !! Merci pour ton soutien et tes critiques TRES constructives !!

C'est mon premier lemon ... dites moi ce que vous en avez pensé !!!

Merci ;)


Venez voir notre forum consacré aux créations en tout genre sur Twilight (fics-montage vidéo-montage photo-dessins ...)

http : // creatwilight . forumactif . com (sans espace)