Merci pour rewiews !

Voici le new chapitre ! J'espère qu'il vous plaira TToTT
Bonne lecture !


Une famille comme les autres

Chapitre 4

Kurogane frappa fortement la porte de sa propre chambre vraisemblablement bloquée. Il semblait furieux. Pas contre Fye mais contre les stupides pensées qui lui ont sans doute traversé l'esprit.
De son coté, le blond retenait la porte avec son dos ne voulant pas le laisser entrer, entre angoisse et colère.
— Fye ! Laisse-moi entrer tout de suite !
— Fiche-moi la paix... ; lâcha le magicien avec mépris ne désirant pas lui obéir.
— Ah, tu crois ça ?!; répliqua le ninja.
Malgré les énormes problèmes financiers qu'ils avaient, cela n'empêcha pas le brun qui n'avait pas d'autres solutions, à enfoncer la porte de toute sa puissance. Ce qui projeta le blond en arrière, laissant l'entrée libre au ninja.
Kurogane attrapa rapidement son poignet pour qu'il ne puisse pas s'échapper alors que Fye se débattait. Ensuite, le brun le plaqua contre le mur le plus proche, obligeant Fye à se laisser faire. Le magicien l'évita du regard, s'intéressant au sol qui se faisait de plus en plus flou par la faute des larmes tant versées.
— Tu penses réellement que je pourrais te faire une chose pareille ?; dit-il doucement dans un murmure pour ne pas l'effrayer.
— Alors pourquoi tu me caches des choses ?...
La voix brisante de son compagnon empoigna le cœur du ninja. Malgré cela, il ne pouvait rien lui dire, pas encore... si seulement Fye avait attendu que deux petits jours... rien de ça ne serait arrivé. Et le fait que le blond ne faisait pas confiance en ses sentiments était vraiment blessant.
— Parce qu'il y a une bonne raison, imbécile !; s'enfonça-t-il encore plus.
Cependant, Kurogane ne s'attendait pas à ce que le magicien dise de tels mots, des mots qu'il n'aurait jamais voulu entendre de sa seule bouche :
— Je te déteste...
Encore plus blessant. Des mots durs dits avec froideur. Il en resta figé, ne sachant plus quoi dire ni penser, hormis l'envie de le gifler pour le réveiller... mais il ne lèvera jamais la main sur lui. Alors que Fye, lui, ne bougea pas d'un pouce, même quand le brun le lâcha sous l'appréhension.
Le ninja aurait-il peur ? Oui...
Des tas et des tas de questions se mêlèrent unes aux autres dans sa tête. Qu'allait-il faire à présent ? Lui expliquer ? Le croirait-il ? Avouer le secret ? Mais ça serait tout gâcher, non ? S'il ne le faisait pas, allait-il le perdre ? Cela pourrait-il vraiment arriver ?
Il grimaça de douleur et ce décida à tout lui révéler, avec un peu d'espoir... où lorsque:
— Je vais lui expliquer.
Une jeune femme d'un peu prêt leur âge rentra dans la pièce. Elle n'était pas très grande, brune aux yeux noisette. Elle se nommait Yumi.
Kurogane, après avoir poursuivit Fye, n'avait pas bien fermé la porte de la demeure à cause de la frayeur.
— Tu fais quoi ici ?; dit le ninja surpris tandis que le magicien ne les regardait pas.
— Je ne pouvais pas rentrer chez moi en sachant ce qui s'était passé.
Effectivement, en voyant le brun courir derrière le blond, elle n'avait pas pu s'empêcher de les suivre tellement elle se sentait responsable.
Elle affichait un petit air triste en voyant le blond ne pas réagir à ce qu'elle venait de dire, elle se sentait haïe.
— Allez voir votre fille ; dit-elle toujours à l'intention du brun.
Par contre, à cette annonce, les deux hommes avaient sursauté.
Ah oui Tomoe ! Pensèrent en même temps les parents adoptifs de la petite. Ils étaient soudainement inquiets pour elle. Elle devait être pétrifiée ou même en larmes entre ses couvertures d'avoir entendu les hurlements échangés entre sa seule famille dès leur arrivée à la maison. Ils se maudirent de n'avoir pas été plus discret en ce qui la concernait.
— Et merde... ; murmura le brun en claquant la porte, ronchonnant un « Ce n'est pas ma fille...», pour rejoindre rapidement la chambre de la gamine tout en ne sachant vraiment pas comment se comporter.
Et il avait la peur au ventre, il espérait que cette femme mette les choses au clair...

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Fye s'assit doucement sur le lit en n'adressant toujours aucun regard à cette femme, ses larmes s'étaient évaporées. Il attendait seulement que la jeune femme confesse ce qu'elle avait à lui dire, même s'il appréhendait ses paroles.
— Kurogane-san m'a beaucoup parlé de vous ; essaya-t-elle de le calmer. J'ai sentis à quel point il vous aimait...
Ce n'était pas ce qu'il voulait entendre, et il réagit par la colère.
— Qu'est-ce que vous faisiez ensemble ?!; lâcha-t-il avec mépris.
Un Fye en colère, c'est clair, ça pouvait faire peur. Et ce fut ce qu'elle comprit quand il lui montra son œil emplit de fureur. On aurait dit qu'un ange avait été transformé en démon.
La jeune femme sentit une énorme peine envers lui et elle le comprenait abondamment. Qui ne serait pas dans son état en imaginant de telles choses ?
Elle ouvrit son sac qu'elle portait à son épaule pour en retirer quelque chose de son porte-monnaie. Le blond la regarda sans rien dire.
—Avant de vous le dire, laissez-moi d'abord vous montrer ceci.
Elle s'approcha doucement pour lui tendre l'image qu'elle avait en main. Fye pouvait s'apercevoir, en le saisissent, qu'il s'agissait d'une photo... dedans se tenait la jeune femme, un homme à ces cotés et deux petites filles. Ils semblaient heureux.
Ce pouvait-il que se soient son mari et ses enfants ? Il n'eut pas le temps de lui en poser la question.
—Jamais je ne songerais leur faire du mal, ils comptent beaucoup pour moi.
Fye ne savait plus comment il devait se sentir, mais un peu de soulagement était bien là.
—Et j'en suis certaine qu'il est de même pour votre amant en ce qui vous concerne.

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Kurogane entra dans la chambre de la petite Tomoe, redoutant la réaction de celle-ci. Il renferma la porte derrière lui et laissa échapper un petit soupir lorsqu'il l'a vit. L'enfant était à genoux sur son lit, tenant sa couverture contre elle, en larmes.
Que devait-il faire ? Il n'était pas doué pour la parole et encore moins dans l'apaisement, surtout quand lui aussi avait besoin de se faire réconforter. Et c'était bien la première fois qu'il devait rassurer la petite seul, c'était toujours Fye qui le faisait... il se sentit presque mal à l'aise. Malgré cela, voir la petite dans cet état à cause de lui était insupportable et il sentit l'envie d'être protecteur... elle était sa famille elle aussi, non?
Kurogane s'approcha doucement de la petite et s'assit sur le lit à ses cotés, cherchant quoi dire. Il l'entendit renifler... elle avait vraiment besoin de se faire consoler. Le brun ne réfléchit pas et se décida d'agir... c'est alors que la brunette fut entre les deux bras fort du ninja.
—Tout va bien, ça va rapidement s'arranger ; murmura-t-il doucement pour la rassurer.
C'était ce qu'il avait de mieux à dire... Et au fond il se dit que c'était vrai, donc qu'il ne fallait surtout pas s'inquiéter.
—Je ne veux pas que vous vous sépariez... ; répondit la petite entre ses larmes en se serrant à lui.
Le brun fut surpris par ses paroles, même bien trop surpris. Comment pouvait-elle penser une chose pareille ?

Il était normal pour un enfant d'avoir peur de ce genre de chose et en plus elle avait fini par beaucoup s'attacher au deux adultes. C'était sans doute la première question qu'elle s'était posée à leur dispute.
Elle le regarda avec un air attristé ce qui fractura le cœur de l'homme.
—Mais non voyons, ça n'arrivera pas. Ça ne nous a jamais traversé l'esprit... tu t'inquiètes vraiment pour rien ; dit-il avec un petit sourire.

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Les yeux qui étaient emplis de colère se firent plus vagues. Etait-ce alors qu'un problème de sa part ? Fye aurait-il pensé directement à ce qui lui faisait peur ? Il refusait l'idée qu'on lui tire la personne qui lui était le plus précieux et ça le terrorisait. Une panique trop précipitée ?
— Alors pourquoi ?; souffla-t-il dans un murmure cherchant à comprendre ce qui c'était alors réellement passé.
Yumi se permit un petit sourire, heureuse que le magicien semble s'être un peu adoucit. Et elle répondit vivement à la question qu'il venait de lui poser.
— Il m'a dit un jour que...
— Vous vous voyez souvent ?; demanda-t-il septique.
— Laissez-moi finir, je vais vous expliquer ; dit-elle poliment. Un jour votre amant m'a dit que vous étiez souvent seul et que ça l'attristait... donc il a ajouté que ça serait bien que vous trouvez un travail qui vous plaira ! Il a rajouté que vous étiez un très bon cuisinier, surtout pour ce qui concernait les pâtisseries ! Ai-je tors ?
— Il... il a dit ça ?!
Fye semblait dorénavant surpris. Alors comme ça... Kurogane s'inquiétait des journées qu'il vivait seul alors que le brun travaillait pour les aider à vivre dans ce pays. Il trouvait cela si mignon de la part du ninja.
Mais pourquoi ne pas lui avoir dit plus tôt ? Ils en avaient parlé bien sûr, puisque le blond lui-même cherchait un travail... cependant le ninja ne lui avait pas dit qu'il le faisait lui-même de son coté...
A moins que se soit de ça... qu'il discutait avec cette fille lorsqu'il les avait aperçu.
Qui était cette femme pour lui ? Une amie ? Fye se sentait très possessif, mais n'était-il pas normal d'avoir peur de perdre ce qu'on aime ? Et puis, il avait tant perdu...

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—C'est tout ? C'est la vérité n'est-ce pas ? Demanda Tomoe avec un ton suppliant, voulant absolument une réponse positive.
Kurogane la regarda avec un petit sourire, se décidant à expliquer la réaction de Fye. Le brun était dorénavant calme, il s'était remit à penser justement, clairvoyant.
—Fye... a beaucoup souffert dans le passé et l'idée de perdre ce qu'il a aujourd'hui... le terrifie.
Pour n'importe qui cela serait effrayant mais Fye, lui, avait vraiment tout perdu... il ne lui restait que son amant et la petite fille. Et il pouvait facilement se mettre à sa place, puisqu'il était de même pour lui.
—Tout va rentrer dans l'ordre ce soir, crois-moi.
Tomoe sourit sans même s'en rendre compte, elle semblait convaincue, mais triste tout de même sur ce qu'elle venait d'apprendre sur sa nouvelle maman... elle se promit de lui dire qu'elle l'aimait dès qu'elle sera avec lui. Cependant une chose l'échappait...

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Yumi replongea à nouveau dans le sac qu'elle portait, cherchant un autre document. Tandis que le magicien paraissait un peu perdu dans ses pensées, tout en la fixant du regard.
Elle y sortit une petite carte.
—Voici !; dit-il en la lui donnant. Je ne faisais que lui donner des informations sur cette pâtisserie pour qu'il puisse vous en parler.
Effectivement, sur la carte y était écrit « Chilolu » ainsi que l'adresse et le numéro de téléphone.
Fye se sentait terriblement ridicule. De une, car il s'était imaginer des choses fausses mais surtout parce qu'il avait douté de son brun, et il se rendit compte des mots qu'il lui avait dit tout à l'heure. Il l'avait sans doute blessé et il le regrettait profondément. Il ne détacha pas du regard le petit papier cartonné.
—Mon mari vient de l'ouvrir et il cherche désespéramment quelqu'un pour venir l'aider.
—C'était donc ça... mais...
Mais finalement il ne savait toujours pas ce que son Kuro-aï faisait chaque soir...

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Kurogane murmurait des mots à l'oreille de l'enfant très attentive. Quand il finit, Tomoe semblait illuminée, toute radieuse ! Tandis que le brun semblait être très mal à l'aise...
—Je vous promets de garder le secret Kurogane-san !
L'homme lui frotta la tête en lui disant un « T'as intérêt ! » qui fit bouder la petite, ce qui rassura le brun.
—Je pourrais venir avec vous ? Demanda-t-elle toute timide.
Tiens, depuis quand elle voulait sortir avec lui ? Aurait-elle finir par l'accepter ? Il sentit comme un étrange rapprochement depuis ces derniers jours. Il était autre chose que le jouet de ses sautes d'humeur.
—Seulement si tu es sage ! Rétorqua-t-il mesquinement.
—Mais je suis tout le temps sage ! C'est vous qui m'embêtez ! S'énerva-t-elle.
Kurogane lui donna un coup sur la tête tout en la traitant de « gamine » qui enragea encore plus l'enfant. Leurs disputes habituelles... tellement ils aimaient s'embêter l'un à l'autre.
L'ancien ninja de Nihon se leva brusquement, il voulait voir où ça en était avec son Fye, voir si tout était arrangé pour pouvoir enfin se réconcilier. Il s'avança doucement vers la porte mais Tomoe finit par le retenir par le bras, paraissant toute gênée. Le brun se retourne pour l'écouter où lorsque...
—Je peux vous appeler « papa » ? Dit-elle en cachant ses joues roses sous les mèches de ses cheveux.
—HEIN ?!
Elle s'attendait à ce genre de remarque.

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— Vous vous demandez qui je suis, pas vrai ?; demanda Yumi avant de voir Fye hocher la tête. Je suis une collègue de son travail. Quand je l'ai vu regarder les petites annonces j'ai été curieuse, alors j'ai finalement su qu'il vous cherchait quelque chose ; dit-elle mal à l'aise.
Hum ? Une collègue de travail ? Rien que ça... néanmoins quelque chose clochait... ils sont donc sortit ensemble pour parler de ce job, mais il était tard le soir. Kurogane travaille donc le soir ? Pourquoi le lui cachait-il ? Grosse confusion pour Fye.
—Il travaille le soir et vous... une collègue de travail ? Il travaille où au juste ?
—Il ne vous a rien dit ?!; Yumi était surprise. Je comprends mieux pourquoi vous sembliez être si en colère !
Colère qui n'était plu.
—Non... ; dit doucement Fye pensif pour en finir avec un soupir. Ne me dites rien... je vais attendre qu'il me le dise par lui-même. Je dois lui faire confiance...
Oui, il devait lui faire confiance. Leur amour était bien trop fort et il ne pouvait pas en douter, ça serait injuste. Et pour finir, il comprit que Kurogane ne le trahirait jamais de la sorte. Il s'en voulait vraiment de l'avoir pensé. Pour une fois le brun aura le droit de le traiter d'idiot. Allait-il lui pardonner d'avoir ainsi douté de lui ? Il en avait peur...
—Ouf !; dit la brunette réjouissante. J'ai eu si peur pour vous deux ! Je suis si rassurée !
—Je suis désolé... ; murmura tristement le blond comme s'il avait fait une bêtise.
—Ne vous en faites pas, je comprends ; rassura Yumi avec le sourire.
—Il ne faudrait pas que votre famille s'inquiète... ; tilta le magicien en se rappelant des visages qu'il avait vu sur la photo.
—Oui !; elle s'approcha de la porte mais s'arrêta brusquement. Venez faire goûter l'un de vos gâteaux à la pâtisserie !
—Avec plaisir, je n'y manquerais pas !
Justement, c'était le nom de ce travail du soir... « Avec plaisir ». (2)

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—Vous ne voulez pas ? Vous savez je n'ai jamais connu mon vrai père... il est mort quelques jours après ma naissance...
Le ninja ne semblait plus tant étonné mais attristé par la confession de la petite. Il se rendit enfin compte qu'il ne la connaissait pas tant que ça et ça le dérangeait.
A vrai dire, il attendait vivement que Tomoe le lui demande car il fut un tantinet blessé que ce ne soit que Fye qui avait le droit d'avoir se privilège. Et là, elle lui avait demandé à son tour...
Kurogane sourit et frotta à nouveau la tête de l'enfant. C'était sans doute un honneur d'être son soi disons premier père... il n'avait pas le droit de refuser.
Il ne pouvait pas laisser Tomoe pleurer à nouveau.
—Seulement si tu dors de suite, petite peste ! Dit-il avec un ton provocateur.
Et il eut la réaction souhaitée.

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Après avoir accompagné la jeune femme à la sortie, Fye retrouva Kurogane assit sur le canapé du salon... qui l'attendait. Le blond s'approcha avec la peur au ventre et s'assit à coté de lui.
Un silence pesant s'installa dans la pièce, les deux cherchant quoi dire à l'autre pour commencer la conversation.
Fye se lança, assez gêné.
—Elle est gentille cette femme... ; il l'évita du regard, honteux. Alors comme ça tu m'as trouvé du travail... merci...
—Tu me détestes toujours ?; trancha le ninja.
Pas qu'il cherchait à le rendre plus mal à l'aise qu'il ne l'était déjà, mais Kurogane était du genre direct et à ne pas tourner autour du pot bien longtemps.
Fye se rappela du moment où il a dit ces mots... les larmes lui montèrent à nouveau aux yeux, tel il fut scandalisé de ce qu'il avait osé dire à l'homme qu'il aimait...
—Kurogane, je... : commença-t-il avec une voix brisée en se serrant les poings. Je ne sais pas ce qui m'a pris, je...
Le ninja qui le regarda avec une petite mine triste ne put s'empêcher de le poser contre son torse afin de le serrer et lui montrer qu'il était là. Et son amant craqua dans ses bras, alors que le brun lui faisait des caresses réconfortantes derrière son dos pour après mêler sa main aux longs cheveux blonds. Il lui fit un bisou sur le front.
—Je sais, c'est à moi de m'excuser... je t'ai fais peur... ; murmura-t-il en séchant les larmes lorsque leurs yeux se croisèrent.
—Tu n'as pas à le faire Kuro-chan... ; répondit le magicien en se serrant contre lui. Mais pour te faire pardonner...
—Tu viens de dire que je n'avais pas à le faire ! En quoi dois-je me faire pardonner ?! Idiot ! S'enragea le Kuro-chan.
Fye éclata de rire. Il adorait le voir prendre la mouche aussi rapidement. Et ça le rassurait d'un autre coté... Et il voulut continuer.
—Faut bien que je me venge de la peur que tu m'as faite ! Demain, tu goutteras le gâteau que je présenterais chez ce monsieur ! Tu ne pourras pas m'échapper !
Oh non, grande misère pour le brun... car il savait pertinemment qu'il ne pourrait pas y échapper... il n'allait pas le lâcher, il le forcerait même. Maudit de chez maudit !
—Dans tes rêves ! Tes trucs sucrées tu te les mets où je pense !; dit-il boudeur.
—Alors, pas de câlins !; fit Fye avec une mine sévère qui énerva encore plus son brun qui adorait les câlins... point faible touché.
—Ah non ! Pas ce chantage !
—Mais il y a que ça qui marche !
Le regard vif qui semblait lui lancer des éclairs le fit rire encore plus. Kurogane, lui, paraissait réellement bouder... alors le blond finit par le calmer à sa manière... il posa ses lèvres contre les siennes... pour un baiser. Et ils se laissaient aller à cet instant...
Où lorsque...
—Supperrrrrr !! ; crie une voix perçante à leurs oreilles.
C'était la petite Tomoe qui venait de sauter sur les deux adultes, heureuse de les voir réconciliés.


(1)là vous vous dites... pourquoi ai-je écrit une chose pareille?! Bhouuuu, ça été dure en tout cas TToTT.
(2)Ça y est ? Vous avez deviné ? lol


A suivre ! Rewiew ? TToTT